Sunday, August 7, 2011

Des films de chez nous!

Starbuck et Le Sens de l’humour sont à l’oposé du spectrum du film commercial québécois. Le Sens de l’humour représente le film d’été de façon paresseuse, un genre de blockbuster québecois avec tout les ingrédients nécéssaires pour en faire un succès public mais sans jamais bien appréter ses ingrédients comme si on se disait que ceux-ci allaient suffire alors pourquoi changer une recette gagnante, tandis que Starbuck se tient du côté du divertissement sympathique rempli de bons sentiments mais jamais suffisant, ne prenant pas son public pour des idiots, un film qui travaille fort une intrigue farfelue pour la rendre crédible tout en apportant un constat sur la famille et les enfants alors que le film de Gaudreault ne nous dit absoluement rien en racontant une intrigue tout aussi fafelue mais dont on se contrecrisse.

La mise en scène de Gaudreault est beaucoup plus solide que ce qu’il nous a offert auparavant. Adieu le côté mauvais théâtre-filmé de Mambo Italiano ou le côté téléfilm de Nuit de noces. Le réalisateur de De Père en flic à pris de l’assurance et c’est tant mieux. Autant au niveau des images avec ses plans aériens qu’au niveau de la direction artistique. Gaudreault donne un côté (un peu) bédéesque à son film ce qui permet de mieux avaler la pillule puisque cette histoire d’un tueur qui kidnappe deux humoristes est invraissamblable.

Évidemment il s’agit d’une comédie, mais on rit rarement dans Le Sens de l’humour. Michel côté à beau avoir kidnappé deux humoristes mais jamais leur blagues ne fait rire en fait, la plupart du temps leur répartie est plutôt embarassante. Même les engueulades entre Benoit Brière et Louis-José Houde tombent à plat. L’humour du film a été écrit de façon paresseuse, comme si on s’était dit qu’avec le casting, les gens allaient rire peu importe. C’est ce qui déçoit dans Le Sens de l’humour, on veut encore une fois plaire au plus grand dénominateur commun alors on ne se force pas beaucoup, sachant d’avance que le pari est réussi.

Le film gagne des points en nous montrant un peu l’envers du décors, soit de voir la vie d’un humoriste en tournée, la mécanique d’un spectacle ou de l’écriture d’un spectacle mais il nous montre également qu’un humoriste hors de sa scène, hors de son élément, est rarement comique.

Ce sont les acteurs qui permettent au film de garder le peu de vraisemblance ou d’intérêt. Michel Côté réussi à rendre crédible et attachant ce tueur soumie par un père presque sadique. Benoit Brière étonne dans son personnage d’humoriste chiant, Houde quant à lui se permet de jouer Houde mais avec des répliques moins drôles qu’à son habitude, c’est ce qu’on appelle jouer un personnage à contre-courant. Sonia Vachon vole la vedette alors qu’Evelyne Gélinas perd son temps en jouant un personnage stéréotypé qui donne droit à des blagues ou des revirements télégraphiés tellement son personnage est mince et redondant.

Pour un film avec un titre aussi évocateur, on aurait aimé qu’il y ait au moins une blague, mais non…

Starbuck, lui, est loin d’être parfait mais prend le temps de développer ses personnages avant de les lancer dans une aventure rocambolesque. L’écriture de Ken Scott aidé de Martin Petit est beaucoup plus fine beaucoup moins porté sur la grosse blague. En fait, les moments les moins réussie de Starbuck sont les moments où le film essaie d’être drôle. Les réparties entre Huard et Bertrand sont ce qui fonctionnent le moins car elles essaient beaucoup trop fort à arracher un sourire et le film n’a pas tant besoin de l’humour pour être aimé. Il réussie très bien sans cette note forcée.

Le film prend son temps mais réussi à venir nous chercher.

Ken Scott à lui aussi pris énormément confiance derrière la caméra et sa mise en scène est solide surtout comparé aux Doigts croches. Son film est touchant et « sweet » un peu comme sa Grande séduction. Scott ne prend pas le spectateur pour aquis et le récompense. Dommage que le film prend une tournure un peu inutile dans son dernier acte, en fait c’est surtout que tout arrive un peu abruptement, sans jamais vraiment être dévelloppé alors on a l’impression que la tournure scénaristique ne sert que de remplissage ou est une façon maladroite pour arriver à une conclusion satisfaisante.

Au delà de cet aspect mal chié du scénario, le film est franc, sympathique, touchant et humain et on ne peut demander mieux, surtout pour un film d’été.

Monday, August 1, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

Two Guys And A Girl And A Pizza Place : La 2e saison de ce sitcom qui nous aura donné Ryan Reynolds, nous donne également Nathan Fillion dans un petit rôle certes, mais un rôle récurent. La seconde saison se concentre un peu plus sur des histoires d’amour où nos 3 protagonistes en voient de toute les couleurs. Toujours aussi drôle, ce sitcom est un bon divertissement. À la 3e saison, Fillion est devenu un personnage pricipal et plus rien ne se passe dans le restaurant de pizza. Ils auraient pu changer le titre pour Three Guys And a Girl and An Appartment.

The Man From Hong Kong : Classique australien, ce film policier à vraiment mal vieilli au point de vue des scènes d’action mais il peut se vanter d’avoir inspiré Die Hard pour la scène où John Maclane se lance en bas du Nakatomi Plaza attaché à un boyau d’incendie. Comme son titre l’indique, ce film traite d’un homme qui vient de Hong Kong, un policier, qui vient enquêter sur un réseau de drogue chinois à Sidney dirigé par un jeune Sammo Hung portant fièrement la coupe de cheveux de René Simard. C’est vous dire si l’impact du jeune Simard à vraiment touché toute la planète. Tout ça ressemble bien sûr à Beverly Hills Cop mais 10 ans plus tôt et beaucoup moins drôle. Un policier hirsute ressemble à Jack Black, Georges Lazenby (James Bond) semble tout doit sortie d’un film porno 70’s avec sa moustache et ses sofas en cuir orange, une poursuite à pied dans les rues de Sidney Point-Break-style, de mauvais explosions, bref, un bon divertissement.

The Giant Claw : The Giant Claw est un film de série-B où un aigle géant mutant s’attaque aux humains. Un peu comme Q – The Winged Serpent mais en beaucoup moins bon. L’aigle mutant géant est en caoutchouc et ses ailes sont attachés à des ficelles mais comme il est géant ce sont de longues et grandes ficelles... je pense.

Megaforce : Hal Needham est une légende à Hollywood en tant que cascadeur. Smokey and The Bandit ou Cannonball Run mettent en scène des poursuites de voitures et des accidents, ce à quoi Needham excellait. Needham, entouré de 4 autres scénaristes à décidé de faire un gros film d’action futuriste dans le désert, sans voiture. Wrong! Un protagoniste sans charisme ressemblant à un membre des Bee Gees, une histoire incompréhensible, une cinématographie déficiente (tout est un peu rouge) des costumes embarrassants, une actrice choisi pour sa beauté et non pour son habileté à parler anglais, etc...

Les Petits mouchoirs : Les Petits mouchoirs c’est 140 minutes d’acteurs français au sommet de leur forme. C’est un plan-séquence d’ouverture pour montrer que Canet est sérieux et c’est une chanson après l’autre du Top 40 pour montrer que Canet est mélomane et ne croit pas en ses acteurs ou son auditoire. Canet se permet donc d’expliquer à l’aide de chansons, comment le spectateur doit se sentir tout en pensant que ses acteurs ne peuvent jouer les émotions qu’il veut démontrer. Les Petits mouchoirs fonctionne grâce aux acteurs qui jouent des personnages vivant et non des stéréotypes. De plus, Canet ne sent pas le besoin de vouloir nous faire la morale ou de faire un film qui décrit « sa génération ». Bien que la plupart des dénouements soit très cinématographiques enlevant un peu le côté réaliste et que la finale semble plaquer là comme si elle venait d’un autre film moins bon, le film se laisse regarder et n’est pas trop chiant

Just Go With It : Bien que le film soit une comédie, il y a quelque chose dans la prémisse qui ne fonctionne absolument pas. Il faut suspendre son incrédulité pour croire qu’Adam Sandler peut coucher avec plein de jolies filles. Même s’il utilise un stratagème pour les amener dans son lit, Sandler n’a tout simplement ni le corps, ni le charme ni le visage de l’emploi. Autrement dit, Sandler est loin d’être un beau gosse, alors de croire qu’il peut se farcir autant de poulettes, puisqu’il choisi toujours de très jolies femmes, est d’un ridiculisme ridicule. De croire que Brooklyn Decker peut tomber en amour avec Sandler en l’espace d’une nuit est aussi très tiré par les cheveux. Il est aussi ridicule de croire que Jennifer Aniston qui est très belle en bikini, soit plus canon que Brooklyn Decker et ce n’est pas une question de craque de seins. Même Nick Swardson n’est pas drôle c’est vous dire à quel point ce film est une perte de temps sauf bien sûr si vous aimez les hanches de Nicole Kidman qu’elle bougent de façon sexy dans une scène de danse soporifique.

Midgets vs Mascots : Oui ce film existe et je l’ai écouté pour vous, question que vous puissiez passer 90 minutes à faire autre chose de plus constructif comme éplucher des patates ou coller des timbres. Faux documentaire, ce qui n’est jamais un problème si on s’appele Christopher Guest et que nos acteurs peuvent jouer, Midgets vs Mascots n’a rien de tout ça. Il s’agit d’un faux documentaire white trash très vulgaire du genre inceste-pipi-caca avec des blagues idiotes ou mal dévelloppés. Les acteurs sont de très bas niveau et avoir Gary Coleman ou Ron Jeremy ou bien même le nain qui ressemble à Peter Dinklage n’est pas un gage de qualité mais plutôt de la paresse humoristique. C’est un peu comme si on avait voulu faire un croisement entre Chris Guest et John Waters avec l’humour « couilles-poilus » de Danny McBride mais en n’ayant ni le talent, ni la vision de comment on fait rire et/ou de comment on fait un film et/ou un docuentaire et/ou un faux-documentaire.

Chained Heat : Film de femmes en prison, Chained Heat est donc remplie de poitrines dénudées, de scènes de sexe et/ou viol et de la violence inutile.

Death Before Dishonnor : Film de guerre très violent à-la-Rambo mais avec des acteurs bidons. Le film ressemble vraiment à quelque chose que Chuck Norris ou Sylvester Stallone auraient refusé. Les producteurs ont décidé d’aller de l’avant en faisant le film quand même soit en se disant que Fred Dwyer deviendrait le prochain Gary Daniels ou le prochain Thomas Ian Griffith ou que le racisme et le patriotisme qui se dégagent du film allait en faire, pour sûr, un succès. C’est un peu comme Commando mais en beaucoup plus sérieux.

Dracula vs Frankenstein : Ils ne se battent pas vraiment ensemble. C’est un peu comme s’ils existaient dans la même réalité mais qu’ils vivaient leurs aventures chacun de leur côté, assez platement d’ailleurs.

Pranks : Film d’horreur à petit budget extrêmement mal filmé et beaucoup trop sombre.Ce qui n’est pas tout à fait un problème mais comme le film est mauvais, on a pas le goût de plisser les yeux pour voir ce qu’il s’y passe. Filmé mollement dans la cave d’une école, ce simili-classique est un pur ennuie pelliculé. La finale est prévisible et mal mise en scène pour être prenante d’autant plus qu’on y voit pas grand chose parce qu’il fait assez noir. Les acteurs sont à la limite du sans talent et les meurtres n’ont aucune éfficacité cinématographique tellement le montage n’est pas au point.

Vampirella : Vampirella est une honte cinématographique. Probablement la pire adaptation d’un comic book (oui, pire que le Captain America d’Albert Pyun ou le Punisher de Mark Goldblatt…ou Jonathan Hensleigh…ou Lexi Alexander ou le Man-thing de Brett Leonard). Le costume de Vampirella est en plastique et est loin d’être sexy. Talissa Soto est terrible dans le rôle titre mais pas autant que Roger « chanteur de The Who » Daltrey dans le rôle du méchant. Les effets spéciaux sont dignes de Martin Gamal et le récit ne va nul part vraiment rapidement. Pour les fans de Twilight seulement, puisqu’ils aiment les merdes vampiriques bidons.

Mordum : Un autre film qui fait partit des August Underground, cette merde cinématographique n’est vraiment pas pour les cœurs sensibles. En fait, ce film n’est pour personne. Je ne veux pas connaître quelqu’un qui apprécie ce genre de films. Je ne veux pas connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un qui apprécie ce genre de films. Tout comme les autres films de la série, le film est un POV tourné en vidéo d’un dude et ses amis qui s’amusent à tuer des gens dans leur sous-sol pour ensuite vomir, uriner ou chier sur les cadavres avant, bien sûr, de les sodomiser. Seins coupés, gorges tranchées, excréments sur les murs et enguelades n’auront jamais été aussi pénible à regarder, sauf bien sûr la scène où un gars sodomise le corps d’un enfant mort depuis plusieurs jours de façon réaliste.

Don’t Go In The House : Film d’horreur assez malaisant qui met en scène un homme troublé qui invite des filles à la maison pour les séquestrer et les passer au lance-flamme. Métaphore sur la vie, ce beau film de… non je blague. C’est un peu comme un remake de Psycho puisque l’homme troublé garde le cadavre de sa maman à la maison et celle-ci lui parle télépathiquement. En fait, il fait de la projection puisque sa mère, jadis, aimait bien lui brûler les bras sur les ronds du poèle. Si Aurore, n’était pas morte au bout de ses blessures, elle aurait probablement tourné comme l’homme troublé de ce film.

Chaos : Chaos est un remake non avoué de The Last House On The Left mais ne le dite jamais au réalisateur de ce film puisqu’il voudra se battre avec vous. C’est dumoins ce qui est arrivé avec Vern et Roger Ebert. Ebert à détesté le film alors David Defalco l’a insulté pour ensuite s’expliquer devant la caméra (un des suppléments du DVD) pour réfuté les commentaires de Ebert. Peine perdu puisque Defalco et son producteur passent pour deux idiots qui n’ont aucun argument solide. Defalco s’en est pris ensuite à Vern en lui demandant de se battre avec lui sur le ring (Defalco est un lutteur lorsqu’il ne tourne pas des films bidons). Devant le refus de Vern et sous sa pluie d’insultes subtiles, Defalco a fini par avouer que Chaos est bel et bien un remake non-avoué du film de Craven… mais en crissement moins bon. Pas que le film de Craven soit un chef-d’œuvre mais il y a une urgence, un message quelque chose de choquant dans sa dégueulasserie alors que Chaos ne veut que choquer sans jamais y parvenir.

Sunday, July 24, 2011

Friends With Benefits


Les 109 minutes que durent Friends With Benefits en paraissent 218. Il donne l’impression que Transformers Dark Of The Moon est un court métrage. Il faut dire qu’une succession ininterrompu de clichés et de chansons n’aide pas sa cause. Il donne plutôt l’envie de se rentrer une fourchette rouillée dans l’iris gauche tout en attendant patiement que l’iris droit s’infecte à distance (scientifiquement parlant, c’est impossible). Il y a plusieurs choses qui ne fonctionnent pas dans Friends With Benefits à commencer par une (fausse)mise en abîme où les tourtereaux (Justin Timberlake (NSYNC) et Milas Kunis (American Psycho 2)) critiquent les comédies romantiques hollywoodiennes alors que tout ce qui leur arrivent est digne d’une rom-com 101. Je n’ai rien contre la prévisibilité d’une comédie-romantique mais il y a des limites à être aussi prévisible. C’est un énorme problème lorsqu’on sait non seulement ce qui va se passer mais en plus, ce qui va être dit. Les chansons dans un film servent à dirent aux spectateurs comment se sentir peut on entendre de la bouche de Timberlake alors qu’une chanson n’attend pas l’autre dans Friends With Benefits. Si on veut se moquer des artifices d’un film hollywoodien, il faut savoir s’y prendre ou ne pas tomber dans son propre panneau. Personne ne pourra me faire croire que ces faux pas sont voulu puisque Will Gluck, le réalisateur, n’a pas l’intélligence de mener cette mise en abîme jusqu’au bout que ce soit de façon ironique ou sérieuse.

La répartie entre Kunis et Timberlake est efficace. Ce qui en fait son meilleur atout tout comme son désavantage. Le ton utilisé est parfait mais on n'y croit jamais vraiment puisque le but premier est de faire rire plutôt que de faire vrai. La mise en scène ainsi que le montage champs/contre-champs sont faible et ne sied absolument pas au film. Comme si le réalisateur essayait de montrer quelque chose mais en filmant autre chose tout en utilisant le montage pour désaccentuer ce qu’il ne veut pas montrer. Il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas. Et puis tout s’étire en longeur. On nous montre des « soi-disant amis » qui pour les besoins d’un scénario stéréotypé, finissent par typiquement s’engueuler pour ensuite partir chacun de leur côté. Ce qu’on nous montre c’est qu’ils ne sont absolument pas capable de communiquer ensemble alors que les 90 premières minutes nous montraient tout le contraire. C’est ce qui arrive quand 4 scénaristes se partagent le même scénario, on ne se relie pas et on finit par être incohérent.

Les acteurs n’ont absolument rien à se reprocher Timberlake est le plus faible du lot mais il est charmant et à une chimie palpable avec Kunis qui joue un fantasme masculin plutôt qu’un vrai personnage (un peu comme Diaz dans There’s something About Mary).Richard Jenkins en fait un peu trop, Jenna Elfman qu’on ne voit plus défend un rôle inutile, Patricia Clarkson et Woody Harrelson donnent vie à des personnages caricaturaux tandis qu’Andy Samberg et Emma Stone font une apparition éclair. Il faudrait expliquer à Hollywood qu’utiliser des athlètes dans des rôles secondaires n’est jamais gagnant puisqu’ils font de terribles acteurs (Shaun White, ici, Cam Neely dans Dumb And Dumber, Mike Modano dans Mighty Ducks, Dan Marino dans Ace Ventura, Brett Favre dans There’s something About Mary, etc…)

Même si la chimie entre Kunis et Timberlake existe, ce qu’on ne peut dire de Portman/Kutcher dans No Strings Attached, je dois admettre que le film de Reitman est meilleur que Friends With Benefits. Ne serait-ce que parce que No Strings Attached n’essaie pas d’être plus que ce qu’il est, n'essaie pas d'être plus intelligent que ce qu'il n'est pas et parce que l’accumulation de clichés ne tombe pas sur les nerfs.

Monday, July 11, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

À bout portant : Ce thriller français est bien filmé, extrêmement bien monté et le rythme est halletant. On voit souvent des films de ce genre mais mal foutu alors que celui-ci est orchestré à un rythme d’enfer. Dommage que l’intrigue soit abracadabrante à la limite du ridicule (une finale dans un poste de police où le protagoniste, un homme recherché, sang au visage, passe inaperçu). Corruption policière évidente( ce qui gâche une partie des surprises), aucun dévellopement des personnages, finale un peu abrupte en plus du traditionnel happy ending, mettent le film au même stade qu’un mauvais Besson. Mais l’énergie de la mise en scène rachète à peu près tout les défauts au point de transformer le film en un « divertissement honnête ». Elena Anaya y tien un petit rôle se qui rend le film encore meilleur.

Meat Grinder : Sorte de pseudo-remake de The Untold Story avec une une femme dans le rôle d’Anthony Wong, ce film brutal et sanglant est recommandé pour les amateurs de gore. La direction photo est superbe et les images sont d’une dégueulasserie palpable. Les scènes de carnages sont horribles mais d’une beauté glauque. Meat Grinder n’a rien d’un grand film mais il raconte une histoire et son récit est préconisé au dépent de son goût pour le sang et les démembrements.

The Burning : N’ayant pas vu le film depuis au moins 15 ans, je me rappellais l’avoir apprécié à l’époque. Surtout connu pour être le premier film produit par Miramax, The Burning est un slasher pas super excitant, pas super bien écrit et sans rythme. Les acteurs se débrouillent bien et le gore est efficace mais la mise en scène manque de mordant. D’autant plus que la révélation finale arrive de nulle part et qu’elle resemble à un anti-climax plutôt qu’à un affrontement final. On a voulu en faire une franchise en imitant Friday The 13th, mais on ne semble pas trop comprendre ce qu’est une franchise.

Savage Streets : Savage Streets est une défaite mise sur pellicule pour voir les seins de Linda Blair autant nus que dans un chandail moulant sans soutien-gorge. Comme son titre l’indique, le film se déroule dans les rues d’une métropole quelconque habitées par des punks, des violeurs post-apocalyptiques (c’est à dire qu’ils portent des redinguotes de cuir) et des pervers armés. Linda qui a vieilli depuis le temps où elle a été possédée, venge la mort de sa sœur en tuant à coup de flèches d’arbalète les responsables. Jake, le chef de la bande de villains, ressemble étrangement à Michael Shannon, ce qui rend le film encore plus délectable puisqu’on passe la moitié de sa durée à plisser des yeux en se disant : »mais j’ai déjà vu ce type quelque part ».

Dragon Ball : Avant que Chow Yun-Fat se ridicule dans une adaptation moderne de la manga, une foule de pseudo-acteurs ont fait pire 20 ans avant lui dans une autre adaptation qui peut se comparer au Transformers de Michel Bay. Dans le sens où le réalisateur n’a aucune idée du matériel d’origine qu’il porte à l’écran et essaye seulement de rendre tout ça crédible et fou. On dirait que le film à été tourné dans les Philippines en 3 jours avec 25 $ de budget et 4 poches de sable (il y a beaucoup d’explosion de sable, allez savoir pourquoi). Les costumes sont en caoutchouc, les armes aussi puisqu’ils plient dans le vent et les effets spéciaux sont dignes de Martin Gamal.

Naked Blood : Naked Blood est un film foutrement mal filmé et mal foutu pour ses 40 premières minutes. Une histoire existe (un garçon invente un serum qui transforme la douleur en plaisir)mais elle est filmé par 38 sortes de caméras et de pellicules et de looks différents alors on n’y comprend rien et on s’en fout. Puis, une femme se coupe le clitoris avec un couteau à beurre et le mange (le clitoris, pas le couteau). Même chose avec son mammelon gauche. Des gorges se font trancher, il y a du sang partout, etc…

Dark Country : Réalisé par Thomas Jane qui s’aime beaucoup alors il s’est en plus donné le rôle pricipal, ce film noir est intéressant pour son atmosphère et son intrigue et ce pour les 10 premières minutes. C’est que, ensuite, le film se passe uniquement à l’intérieur d’une voiture devant un green screen. Je n’ai rien contre les green screen, je ne suis pas raciste, mais si on veut faire Sin City avec le budget d’un épisode des télétubbies, il est évident que le résultat va ressembler à Teletubbies in the Dark Country a Movie Directed by Thomas Jane. Les effets sont ratés (on peut voir un peu de vert dans les cheveux de l’actrice, on voit les contours des acteurs devant les écrans verts, etc…) et on ne peut plus écouter le film sans décrocher. Aussi intiguante que soit la finale (pas tant mais quand même) on ne peut river notre attention ailleurs que sur les écrans verts tout en se demandant sans cesse : « Était-ce RÉÉLEMENT le look qu’il voulait avoir pour son film??? »

Julia’s Eyes : Thriller espagnole présenté par Guillermo Del Toro (le gars qui a réalisé entre autres Hellboy et Mimic). L’ambiance est soignée, le suspense fonctionne, les acteurs sont éfficaces. Qui dire de plus? Ah oui, c’est meilleur que Blink.

Drive Angry : Drive Angry c’est une idée ridicule qui avec Nicolas Cage dans le rôle principal prend tout son sens, comme si on s’était dit : « ridicule + ridicule = crédibilité divertissante ». Si Nicolas Cage lisait un peu plus ses scénarios il se serait aperçut que Drive Angry est la même chose que Ghost Rider mais sans crâne en feu. On remplace Sam Elliot par David Morse, Wes Bentley par le papa de Bella (dans un rôle de villain tout aussi fade que celui de Ghost Rider) et Eva Mendes par Amber Heard. Peut-être que Cage à voulu joué dans un film au côté de Heard, je le comprends, mais je le soupçonne d’avoir voulu se voir la face en 3D.

Due Date : Due Date est un peu comme The Hangover, un film pas super drôle qui force un peu la note en donnant à Zach Galifianakis un autre rôle de tata un peu weird. Tout comme The Hangover, l’idée de départ est bonne mais le film n’est jamais vraiment comique. D’autant plus que Downey Jr. y joue un être antipathique ce qui enlève de la force humoristique au film puisqu’on ne peut jamais vraiment s’identifier à celui-ci pour trouver Galifianakis dérangeant et troublant et etc… La meilleure blague du film est celle où Downey Jr. frappe un enfant en plein ventre. Ce qui vous donne un idée du genre de film ou de mon genre d’humour. Jamie Foxx y fait une apparition pour 1) créer la magie qu’il l’avait uni à Downey Jr. dans The Soloist, 2) pour nous rappeller qu’il a déjà été drôle et 3)pour télégraphier une blague d’hopital innévitable. Juliette Lewis fait aussi une apparition en pothead whitetrash (rôle qu’elle multiplie de film en film au point de se demander si elle joue vraiment un rôle) et Danny McBride cabotine dans une scène un peu trop caricaturale pour être drôle.

Vanishing on 7th Street : Brad Andersson à toujours réussi à travailler avec des budgets minimes pour nous donner des thrillers solidement mis en scène mais pas toujours parfait (The Machinist, Transsiberian, Session 9). Cette fois, il met en scène une histoire toute moche avec des effets spéciaux encore plus moches sans vraiment parvenir à créer quelque chose de respectable. Sa réalisation est supérieur au scénario qu’il adapte. Un autre bémol est l’utilisation de Hayden Christenssen comme personnage principal. Anakin n’a et n’aura jamais du charisme ou du talent pour soutenir un film sur ses petites épaules frêles et ce même s’il utilise la Force.

RED : Adapté d’un comic (c’est dans l’air du temps), cette comédie d’action est divertissante grâce à son bon dosage entre humour pince-sans-rire et son ton bédéesque réussi. Les interprètes s’amusent même si il y a longtemps qu’on a cessé de croire en John Malkovich. Un divertissement sympathique qui n’a pas rencontreé le succès voulu et c’est dommage.

Takers : Film étrange que ce Takers. Pas étrange dans le sens de Lynch-meets-La Belle Captive mais plutôt dans ce qu’il met en scène. Film de vol de banque qui se concentre sur les voleurs tout en essayant de se concentrer également sur les 2 policiers chargés de les arrêter. Le problème c’est qu’il est malaisant pour le spectateur de sympathiser avec des voleurs mais en plus ils ne sont jamais vraiment bien développé, ils ne font qu’exister dans une diégèse X alors qu’on se contrecrisse bien d’eux. D’autant plus que Paul Walker, Chris Brown, T.I. et Hayden Christensen font partie de la liste d’acteurs dont on en a rien à chier. Alors on passe 90 minutes à suivre des hommes dont leur enjeux nous laisse indifférent tout en voyant l’enquête policière qui n’en ai jamais vraiment une puisque Matt Dillon trouve toujours des indices hors champs. Le film est solidement mis en scène mais les 4 scénaristes (les QUATRE scénaristes) ont dû écrire chacun une scènes de leur côté sans jamais vraiment se consulter sur qui est le principal protagoniste. Un gros bravo à celui des quatre qui à écrit la poursuite dans le centre-ville ainsi que la scène du vol de camion.

A Boy and His Dog : Don Johnson est le « boy » du titre de ce film post-apocalypstique. Johnson avait 26 ans lorsqu’il a joué dans le film alors j’ai l’impression qu’on étire un peu la définition du mot « boy ». Ou peut-être que dans le futur les garçons seront les hommes entre 2 et 32 ans. Pas un grand film mais intéressant surtout dans sa 2e partie où Johnson/boy/garçon/adulte/whatever et son chien entre en contact avec une troupe de théâtre un peu weirdo.

Guest House Paradiso : Rik Mayall à gâcher ma jeunesse avec Drop Dead Fred mais ça, c’est une autre histoire… Comédien adulé en Angleterre, je n’ai jamais bien compris pourquoi d’ailleurs, Guest House Paradiso est son ultime chef-d’œuvre. Comédie pas drôle mais complètement déjanté au point où on fini par flanché et trouvé le film comique. On parle ici de slapstick-meets-Bugs-Bunny étiré jusqu’à plus soif. Coups de poing, de poêlon, d’extincteur, au visage, coup de fouchette dans les testicules, crayon dans l’anus toutes les facettes de la comédie physique y passe. L’intrigue est inexistante mais les scènes se suivent à un rythme rapide. Les 15 dernières minutes implique 8 ou 9 personnages qui vomient du vert sans arrêt parce qu’ils ont mangé des poissons radioactifs. Simon Pegg et Vincent Cassel dans des rôle secondaire sont amusant. Comme une version trash d’un film de Stephen Chow.

Sunday, June 26, 2011

Réflexions sur de la cinématographication

My Soul To Take : Après 45 minutes je n’avais toujours aucune où Wes Craven veut en venir avec ce film. Une scène d’ouverture trop longue nous laisse croire à un film de tueur en série ou de fantôme ou de fantôme de tueur en série pour ensuite laisser de mauvais acteurs de 25 ans jouer des adolescents troublés ou non se faire harceler et tuer ou non par un fantôme de tueur en série ou par un tueur en série ou par quelqu’un qui imite le tueur en série qui en réalité n’est pas vraiment un tueur en série. Tout ça en 3D avec des lunettes pis toute.

Guerreros : Une troupe de soldats espagnoles prie dans une ambuscade au Kosovo sert d’histoire à ce solide film de guerre. Solide du point de vue de la direction d’acteur (un Edouardo Noriega dans un rôle anti-sex-appeal) et de la mise en scène. Les scènes d’actions sont efficaces, le suspense fonctionne et le côté patriotico-machin est très effacé pour notre plus grand bonheur.

Cold Turkey : Comédie fort sympathique où le pasteur d’une petite ville sur le bord de la faillite essaie de faire gagner un concours à son patelin. Le village en entier doit arrêter de fumer la cigarette pendant 1 mois pour se mériter 25 millions de dollars. Les compagnies de tabac font tout pour faire échouer le plan du pasteur…

I’m Still Here : Je crois qu’Affleck et Phoenix avaient un but en faisant ce faux documentaire. Ils passent à côté de la track. Le film n’a pas eu l’impact qu’ils ont espèré. Ne sachant pas trop si le documentaire porte sur la carrière de chanteur de Phoenix (qu’on ne voit que vers la fin sans trop de conviction), sur son temps d’arrêt en temps qu’acteur (qu’on n’a jamais vraiment cru) sur la célébrité (où Phoenix en fait des tonnes) ou tout simplement sur l’avancement de la technologie cinématographique (n’importe qui peut s’improviser cinéaste et créer son propre hype sur internet). Heureusement personne ne sort de l’expérience trop écorché.

Oneechanbara : Au Japon, des zombies se font trucider par une jeune guerrière sabrée (dans le sens qu’elle a un sabre). Basé sur un jeu vidéo dont je n’ai jamais jouer ou entendu parler, Oneechanbara est remplie de CGI un peu cheap et est très épisodique. Les sous-intrigues sont nulles et les scènes d’actions un peu molles. Le tout devient redondant assez rapidement. Pas assez délirant à mon goût.

A Better Tomorrow : Aussi connu sous le titre de A Better Tomorrow : The Korean Remake, est comme son nom l’indique un simili-remake du film de John Woo. Avec très peu d’action, cet hommage aux films de John Woo est assez minimaliste si ce n’est que dans sa fusillade finale rallongée et beaucoup trop longue ainsi que dans son sens de la fraternité un peu trop poussé à bout (spoiler : le frère policier se suicide après avoir vengé son frère, pègreux. De plus, s’ils pensent en faire une suite, il faudra écarté la possibilité d’utiliser la technique du frère jumeau puisque le « trenchcoat » de Mark est inutilisable). Les acteurs ont du charisme, l’histoire prend son temps si bien que les similitudes commencent à se faire sentir qu'après 60 minutes. Un remake pas nécéssaire mais pas désagréable qui n’essaie pas « d’améliorer » l’original.

Altitude : Probablement le pire film jamais fait. Pas dans le sens Birdemic-meets-The-Room-meets-Plan-9-From-Outer-Space puisque le réalisateur est compétent et les actrices, jolies. Pire film dans le sens où je ne sais pas s’ils ont vraiment réfléchit avant de s’embarquer dans ce film où l’histoire en plus d’être minable et stupide, est tout simplement une pure connerie. Il n’y a rien qui a du sens dans ce simili-thriller qui se passe dans un avion. Non, pas comme Passenger 57. 5 amis partent on ne sais où en avion, piloté par l’un d’eux. Il n’y a aucune raison pour laquelle ses gens devraient être amis. L’histoire implique des parents décédés dans un accident d’avion, une grosse pieuvre géante dans un nuage, un comic book qui explique tout, une ligne mince entre présent et passé, de la testostérone, des personnages détestables, des gens qui meurent sans que cela n’affecte le récit ou la vie des protagonistes qui s’en torchent, des engueulades sur des sujets bidons à des moments inoportunts et une pieuvre géante dans un nuage (ça vaut la peine d’être répété).

Girls Just Want To Have Fun : Un genre de Footloose féminin beaucoup plus amusant et moins moralisato-chrétienno-patelinesque. Mettant en vedette une jeune Sarah Jessica Parker et une Helen Hunt pré-oscar (duh!) qui n’ont absolument pas changé physiquement, ce petit film sympathique est la version ados de Dirty Dancing. Librement inspiré d’une chanson archi-connue (mais avec un titre pareil j’aurais ajouté des scènes de sexe, des dildos, des hommes se faisant larguer, des martinis, des chaussures, etc…)

Bathory : Croyant que j’allais visionner le film de Julie Delpy, je me retrouve avec ce truc de 140 minutes sur la Comtesse du même nom et qui est d’un ennui mortel (le film est d’un ennui mortel, pas la Comtesse. Je ne la connais pas, elle est peut-être super gentille).

Harpon Whale Massacre : Bof…

Bang Rajan 2 : Les producteurs ont décidé de faire une suite presque 10 années plus tard 300-style. Le film sent la testostérone et à 150 minutes, il devient très épisodique. Ultra-sanglant, le film frustre par sa bataille finale vraiment trop courte, ses inombrables discours patriotiques criés haut et fort par de vieux shamans et une utilisation de CGI bas de gammes et inutiles dans une bataille qui essaie de nous en mettre plein la vue alors qu’elle perd toute crédibilité. Il reste que pour les fans du premier film ou de Gladiator ou d'hommes musclés en slip, Bang Rajan 2 en donne pour son argent.

The Invisible : Lorsque David Goyer a écrit et réalisé le remake de ce film suédois, j’avais été surpris non pas par le film mais par ce que la bande-annonce ne montrait pas. Voilà qu’en voyant la version originale (basé sur un roman), le peu qui m’avais surpris du film de Goyer est la trame narrative principale du film de Simon Sandquist. Ce qui rend l’original encore plus intéressant que son remake est que les thèmes abordés (adolescence, taxage scolaire, euthanasie, pardon) sont traités en profondeur et le réalisateur n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de son récit de façon crédible. Le film de Goyer devenait une course à la montre artificielle, insatisfaisante et un peu inutile alors que le film de Sandquist aussi violent et réaliste soit-il ne se cache jamais derrière les artifices d’un thriller gentil pour raconter son récit.

Blood Night : L’intro de ce film laisse présager quelque chose de bien. On parle ici d’un film d’horreur, pas de Citizen Kane 2. L’introduction est bien réalisé, gore, beaucoup d’effets tape-à-l’œil dans la réalisation mais une exécution compétente qui promet une suite pas trop désagréable. Des acteurs de 30 ans jouant des ados de façon convaincante, etc… puis… tout s’écroule. Comme si plus rien ne fonctionnait. Les acteurs deviennent mauvais et débitent des dialogues débiles, ils agissent de façons encore plus stupides. Le suspense est inexistant, les scènes sanglantes deviennent redondantes, l’humour ne fonctionnent jamais, la réalisation devient un peu n’importe quoi et le montage pseudo-frénétique tombe sur les nerfs.

Schizo : Schizo est un slasher britannique assez lent. On met en garde la population contre la schizophrénie, cette maladie qui rend fou et du coup rend les gens meurtier. Les meurtres sont assez sanglant et la surprise finale (le meurtrier/schizophrène n’est pas celui que l’on croit) n’est surprenement pas surprenante.

Critical Condition : Grosse comédie raté. Richard Pryor se fait passer pour un médecin dans l’institut psychiatrique où il doit être interné (il se fait passer pour un fou pour éviter la prison, voyez-vous). Des sous-intrigues inutiles (histoire d’amour, inondation dans le sous-sol de l’hôpital) servent de remplissage puisque l’intrigue principale est trop mince et les blagues, inexistantes. De plus, le film souffre de l’usage d’un langage vulguaire tout à fait innaproprié.

Monday, June 20, 2011

Les Breastfeeders aux Francos

Les Francofolies de Montréal ne sont pas les Francofolies sans un spectacle des Breastfeeders et ce peu importe s’il s’agit d’un show gratuit en après-midi, un dimanche à 19h, avec ou sans Dyonisos ou Les Wampas ou bien même un mercredi à 23h à L’Astral pendant la finale de la coupe Stanley. Ne pas inviter Les Breasfeeders est impenssable. Les Francos ont besoin de leur grosse dose d’énergie.

Dès leur entrée sur scène, Les Breastfeeders ont réussi à faire danser les gens au parterre grace à leur énergie qui ne s’est jamais dissipé jusqu’à la toute fin du spectacle. Les riffs de guitares rapides et les déhanchements de la bande à Luc Brien (Johnny Maldoror, tambouriniste par excellence, en tête de ploton) ont donné une solide râclé aux festivaliers. Du rock en plein visage! Et ils en redemandaient!

Les Breastfeeders ont bien sûr parcouru les pièces de leur nouvel album « Dans la gueule des jours », en ouvrant avec « La Lune à blâmer » . Ils ont pratiquement jouer toutes les pièces de cet album (« Danser sur ma tombe », « Le Monde tourne autour de toi », la bombe « 400 miles », « Ne perd pas la tête (Marie Antoinette) ») et certaines pièces avec quelques surprises : trompette et trombonne sur « Ce ne sera pas un jour comme les autres » et violons sur « Si je retiens la nuit » et « Betty Lou ».

Suzie McLelove à pu briller puisqu’on lui a laissé beaucoup de place, sur les deux pièces mentionnées plus-haut ainsi que sur « Manteau de froid », La Fille dans la vitrine » et « Amoureux solitaires », pièce tiré du premier album. Elle a donné une autre dimension au spectacle tout en y gardant le rythme.

Les pièces du premier album Déjeuner sur l’herbe et du deuxième Les Matins de grands soirs, n’ont pas été ignorées puisqu’elles ont été pour la plupart les moments fort de la soirée. « Mini-jupe et watusi » et « Ostrogoth-à-gogo » en particulier, ont mis le feu aux poudres et le public, toujours dansant et souriant, en redemandait.

Les Breasfeeders ont quitté la scène, ont bu 48 canettes de Red Bull (ou peu importe la marque de boisson énergétique qu’affectionnent les rockstars) et sont revenu pour un rappel avec encore plus d’énergie qu’ils en avaient à la fin du spectacle. Luc Brien en a profiter pour parler encore de ses talents d’écritures mais cette fois avec humour. « La prochaine chanson nous a permis d’entrer à L’Académie de la Langue Française » a-t-il dit avant d’entammer « En dassant le Yah! », pièce instrumentale. Ont suivi « Pas sans saveur » et pour terminer « J’pourrais pas vivre avec toi », pièce classique du premier album. Les Breasfeeders ont livrer tout un spectacle, chose pour laquelle ils sont reconnu.

Luc De Larochelière aux Francos

C’est dans un Astral en mode « cabaret » et bien rempli que Luc De Larochelière nous donnait rendez-vous en ce jeudi soir. Dès son arrivée sur scène le public était déjà conquis. Comme s’il retrouvait un vieux copain. Il faut dire que De Larochelière est très à l’aise avec l’auditoire, leur parlant calmement et avec humour. Luc De Larochelière? Drôle? Oui, pourquoi pas. Touchant aussi!

En formule solo, on ne savait trop à quoi s’attendre mis à part qu’il serait seul sur scène. Voilà qu’armé d’un ukulele (c’est dans l’air du temps) il a commencé le spectacle avec « Cash City » pour ensuite nous donner « Six pieds sur terre ». Les versions ukulele étaient amusante. Le chanteur s’amusait tout autant que le public à écouter ses classiques de façon plus chaleureuse.

De Larochelière avait de la difficulté à tenir le petit instrument, il s’est donc assied, a ramassé une « plus grosse guitare » et a joué l’album « Un toi dans ma tête » dans son intégralité. « À la base, je voulais que l’album soit enregistré exactement de cette façon, une guitare, une voix » a-t-il dit avant d’expliquer que la vie n’est pas aussi simple. Il a donc utilisé la case que Les Francos lui ont donné pour qu’il essaie l’expérience « Un-toit-dans-ma-tête-tout-seul-avec-une-guitare ». Pour le spectateur qui n’en demandait pas tant, on venait de lui donner la chance d eparticiper à quelque chose d’unique.

« Beauté perdue », « Rage dedans » et « Tu m’as eu », les trois premières chansons, ont été des moments forts de la soirée. Le temps s’est arrêté durant le reste de la prestation. De Larochelière à continué a nous servir le reste de son excellent album tout en en profitant pour réciter quelques anecdotes pas toujours joyeuses, mais toujours dites sur un ton humoristique. Les gens ont ri, ils ont applaudit haut et fort après la chanson « Un toi dans ma tête ». Les applaudissemtns les plus fort que j’ai attendu durant Les Francos. Le récipiendaire du trophée ADISQ 2010 n’a pas perdu de son mordant, de sa sensibilité. Il n’a surtout pas perdu l’amour du public.

Après l’intégrale de l’album, Luc De Larochelière à servi quelques autres chansons pour un public qui en redemandait.

« Sauvez mon âme » à été le point faible de la soirée, la chanson n’était pas raté, seulement elle ne semble pas faite pour une version guitare+voix. Ou peut-être n’avait-elle pas été aussi étoffée que les autres. La soirée s’est terminé avec « Amer, America » chaudement applaudit ainsi que « Si fragile », touchante et triste à souhait.

Luc De Larochelière a surpris son public d’une agréable façon Il a été d’une générosité exemplaire et c’est peut-être la raison qui fait qu’il soit encore là après plus de 25 années d’une carrière bien remplie.