Monday, October 16, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Leatherface : Ils en auront mis du temps pour enfin nous servir un film américain. Le duo français Alexandre  Bustillo/Julien Maury qui avaient connu un bon succès avec À L’intérieur auront été prisonnier des limbes hollywoodiens. Après un remake de Hellraiser abandonner par les Weinstein, une suite au Halloween de Rob Zombie abandonner par les Weinstein, l’abandont du remake de Nightmare On Elm Street à cause d’un mauvais scénario et l’abandon par les Weinstein encore de leur scénario pour Livide (qu’ils feront plus tard en France) le duo à finalement mis la main sur une sorte de prequel de Texas Chainsaw Massacre. Le film, un espèce de road movie, ce concentre sur la cavale de Leatherface, enfuit de l’asile après une émeute durant son adolescence, un peu avant de devenir le tueur sanguinaire qu’on connaît. Autrement dit un autre film dans la série dont on se contrecrisse carrément. Si mon compte est bon, il s’agit du 9e film dans une série qui n’en demandait aucunement autant. C’est que à mon humble avis Leatherface n’est pas un personnage intéressant, n’est pas un personnage digne d’avoir son propre film, ni un personnage qui mérite d’être autant décortiqué de film en film. Il n’est qu’un seul personnage parmis dans d’autres dans une famille de fous. Tobe Hooper n’est pas un bon réalisateur et n’a jamais fait un bon film (Poltergeist, c’est Spielberg qui l’a fait) et la force de Texas Chainsaw Massacre sont ses faiblesses et l’amateurisme de Hooper. Tout ce que Hooper maitrise mal dans son film devient les éléments qui miraculeusement rendent Chainsaw Massacre un film d’épouvante efficace, la mauvaise maitrise technique donne un côté cru et horrible au film. Je suis convaincu que 97% du résultat final n’est pas ce que Hooper avait en tête et c’est la raison pour laquelle il n’a jamais pu faire un autre film qui soit un tant soit peu efficace par la suite. Ce qui m’amène à dire que Chainsaw Massacre n’a jamais mérité les suites qu’il a eu parce que c’est l’ambiance glauque et l’amateurisme du film qui le rend efficace et non pas Leatherface et sa famille (un peu comme Hellraiser qui va chercher son côté horrifique ailleurs que dans le personnage de Pinhead mais dont on en a fait la tête d’affiche de la série). Bref, voyant le résultat du film de Bustillo et Maury on comprend encore une fois que de nous relater les mésaventures de Leatherface jr. n’a rien de particulièrement intéressant. Le seul intérêt est que le film est extrêmement violent, un peu trop même pour un film de studio. C’est à se demander comment le film à pu passer la censure. Mais au-delà de la violence le film n’a rien de très particulier sinon un rythme rapide et un style léché mais on peut en dire autant de The Island de Michael Bay  faque… La plupart des films de la série et celui ci est encore moins un exception, perdent leur temps à nous expliquer la genèse de Leatherface alors qu’on s’en bat les testicules d’autant plus qu’ici il n’est jamais en mode Leatherface sauf pour les 3 dernières minutes du film où il est vraiment trop tard parce que notre attention s’est depuis longtemps porté ailleurs : sur un mot croisé, sur une pile de lavage à plié, sur de la vaisselles à nettoyer ou tout simplement sur une petite branlette sans âme, aussitôt terminé, aussitôt oublié, comme le film d’ailleurs.


Blade Runner 2049 : Blade Runner 2049 est effectivement une suite au Blade Runner 2019 de Ridley Scott réalisé il y 35 ans. Il y a donc 5 années en suspend, quelque part qu’on ne rattrappera jamais. 


1941 : 1941 est la seule comédie dans la filmographie de Steven Spielberg et on comprend pourquoi : le mec n’a aucun sens de l’humour, aucun timing comique, aucune idée de ce qui fait rire. Mais il est quand même bon dans autre chose ce Spielberg alors on va lui pardonner ce moment où il s’est cru comique, cette ineptie au budget colossal (même pour l’époque). 1941 est une énorme farce coûteuse avec une brochette d’acteurs et d’actrices qui pour la plupart ne font que passer dans ce film où tout explose et où chaque monuenent de la ville de Los Angeles fini détruit ou en feu ou écrasé ou inondé ou etc… Après Frankie And The Bean, une partie d’Hollywood croyait que la nouvelle comédie résidait dans la destruction et le chaos, 1941 fut l’exception à ce sous-genre délirant (The Blues Brothers sa consécration et son chant du cygne). On peut faire une liste des qualités de ce film mais son plus grand défaut est de n’être pas drôle et de n'avoir aucune ligne directrice. 


Dog Bites Man : En principe, quand on fait un sitcom où le style visuel est un « faux documentaire », 98% du temps ce style ne sera jamais utiliser de façon intelligente, convaincante ou efficace. Avec Dog Bites Man non seulement le style faux documentaire est utilisé pour raconter l’histoire d’un groupe de journalistes d’une station locale de télévision mais il ne sert à rien d’autre que d’être un « style » visuel. Jamais le côté du documentaire entre en collision avec ses sujets ou donne l’impression de s’immiscer dans leur travail, le style est juste là, comme ça, pourquoi pas. Ce qui n’aide pas c’est à quel point le tout n’est pas très drôle. Le fait que ce soit une équipe d’une station locale fait en sorte que les libertés scénaristiques prisent ne rendent jamais drôle les situations. Ce serait tout le contraire s’il s’agissait d’une équipe locale qui se retrouve dans un environnement plus gros, dans une métropole (comme si l’équipe de journalistes de TV Fermont se retrouvait tout à coup à LCN Montréal)là les situations rendraient mal à l’aise, les sujets feraient grincer des dents. Mais étant donné le manque d’effort, ce sitcom est tout simplement anti-drôle.


She’s Gotta Have It : Avant ses ambitions de dominer le monde, de vouloir être le premier afro-américain à faire le film ultime sur les afro-américains, de vouloir battre Wim Wenders avec une batte de baseball, de vouloir battre Quentin Tarantino pour son appropriation culturelle, de vouloir se battre contre Clint Eastwood pour le manque d’afro-américains dans Flags Of Our Father, de vouloir faire perdre la job de centaine de milliers d’afro-américains pour qu’ils prennent congé de leur travail pour aller voir Malcom X, un film important, au cinéma et avant finalement de tomber à la merci des studios remplis d’hommes blanc en cravates voulant le déposséder de son âme, Spike Lee à fait ce film. C’est non seulement une très bonne  première œuvre mais le film a bien vieillie et comporte tout les effets visuels propres à son oeuvre et qu’il réutilisera avec plaisir sur la plupart des ses longs métrages suivant. She’ Gotta Have It malgré son sujet très « black » à une portée universelle et c’est souvent la marque d’un grand auteur : être capable de faire une synthèse de son peuple  ancré dans une époque et qui finit par toucher droit dans le mille peu importe la race, le pays d’origine, l’âge et l’époque. Un film intemporel donc qui nous laisse croire très tôt que Lee aura une voix et saura s’en servir (pas assez souvent dans son cinéma du moins)


Final Girls : Finals Girls est une comédie d’horreur dont on ne comprend jamais vraiment les règles et qui semble avoir été réalisé par 3 gars différents tant les ruptures stylistiques sont difficiles à comprendre. Ou peut-être que non aussi, il se peut que je sois un gros idiot qui n’apprécie pas un enième film de slasher méta avec des références tellement clichés qu’on n’a jamais l’impression que ces films sont fait par des fans du genre mais par des gens qui en ont vaguement entendu parler (il y un tueur masqué, right?). Les acteurs jouent bien mais l’enjeux est inexistant. Il n’y a rien d’intéressant dans Final Girls et ce même si on il n’y aucun temps mort. Le film est divertissant mais tellement quelconque qu’on se demande ce qu’il aurait pu être entre les mains de d’un meilleur scénariste et d’un réalisateur qui apprécie mieux le genre.


The Girl with All the Gifts : Possiblement le film de zombie le plus intéressant et le plus différent (sans jamais vraiment l’être) depuis . Le but ici n’est pas de réinventer quoique ce soit ou d’être cool à tout prix mais bien de vouloir raconter une histoire d’enfants infectés par un virus sans jamais chercher le gore gratuit ou la scène d’action pour divertir. Peut-être normal que Paddy Considine, Gemma Arterton et Glenn Close y jouent les rôles principaux. Ils y ont sans doute vu une sensibilité dans la manière dont le réalisateur traite son récit qu’a rarement ce genre de production. Il y a plus de choses intéressantes et de divertissement dans The Girl With All The Gifts que dans 6 saisons de The Walking Dead.


Last Shift : Il y a rien de pire que d’écouter ce genre de film pas trop bon (mais pas si moche non plus, par chance) et de s’apercevoir qu’on l’a déjà vu mais s’en apercevoir que dans les 3 dernières minutes. Heureusement ça ne m’arrive pas si souvent mais les fois où ça m’arrive c’est généralement dans les 3 dernières minutes que je m’en aperçoit. Il y a quelque chose avec les 3 dernières minutes d’un film moche qui me fait rapeller toute la haine que j’ai pour les gens qui font ce genre de film. Toujours est-il que Last Shift aurait pu être meilleur si la réalisation avait été plus stylisé ou dumoins moins paresseuse et un montage plus serré aurait également aidé. Mais pris tel quel, le film manque de punch.


Vampyres : Remake d’un film qui ressemble étrangement à quelque chose que Jess Franco aurait pu faire dans les années 1970, Vampyres est encore plus mauvais qu’un film que Jess Franco aurait pu faire dans les années 1970. Je n’ai vu aucun intérêt à 1)faire un remake de ce film et 2)le faire de façon aussi peu convaincante. Je veux dire, rarement un film fait après 2012 aurait semblé aussi amateur à tout point de vue. J’avais parfois l’impression d’un film de Jess Franco que l’on aurait seulement remasterisé. Je comprends l’ironie, je comprends les mauvais films, je comprends les films qui ne se prennent pas au sérieux peu importe leur qualité mais ce Vampyres n’a ni ambition de faire 1)rire 2)peur 3)divertir 4)érotisicer les gens dans leur pantalons et 5)faire réfléchir les gens sur des débats d’actualités. Le film n’a pas non plus l’ambition de faire une passe d’argent ou de faire du film la carte de visite du réalisateur. On croirait qu’il a été fait par le neveu de 17 ans d’un moyennement riche homme d’affaires qui a une business de tapis rugueux quelque part au Minnesota et que pour une question de retour d’impôt et pour faire plaisir à son neveu et pour les dernières volontés de son frère à décidé d’investir dans la lubie du fils de ce dernier en lui donnant 10 000$ pour tourner un film et que les deux (le producteur et le neveu) on mis toute leur énergie sur le casting de jeunes filles nues qu’on va de toute façon filmer tout croche sous de mauvais éclairages. C’est l’impression que j’avais en tout cas.


Monday, September 25, 2017

Réflexions sur de la cinématographication



Gimme Danger : Gimmer Danger est un documentaire sur The Stooges qui s’intéresse beaucoup trop au point de vue de Iggy Pop. Il faut dire que Ron Asheton est décédé et que Iggy est un ami personnel du réalisateur. Ceci explique peut-être un peu trop celà. Ceci étant dit on a droit à de rares images d’archives personnelles qu’un excellent travail de montage réussie à rendre dynamique et intéressant. Parce qu’au-delà du fait que l’histoire des Stooges est plate et peu intéressante, on s’y intéresse juste parce qu’on croit qu’on aime Iggy Pop et qu’on pourra le crier haut et fort sur les réseaux sociaux lorsqu’il mourra, le film réussie grace à son montage et ses images à nous faire croire qu’on y apprend quelque chose digne d’intérêt.


Supersonic : Supersonic est la chanson qui m’a fait aimé Definitely, Maybe, le premier album d’Oasis dans ma tendre jeunesse, l’album juste avant What’s the Story (Morning Glory). Supersonic est donc un documentaire sur la creation du groupe britannique, de leur début très très modeste jusqu’au succès intergalactique de What’s the story…  Un documentaire bien fait et pas inintéressant sur le groupe même si certains sujets ne sont qu’effleurés (la rivalité entre Oasis et Blur, les chicanes entre frères, l’ascension hyper rapide du groupe). Tout aurait demandé à être exponentiellement traité. D’autant plus que le contexte musical de l’époque n’est pas tellement mis en lumière pour peut-être mieux comprendre cet si soudaine popularité.


War On Everyone : War On Everyone est un film irrévérencieux comme je les aime. Mais le problème ici c’est que bien qu’il soit jouer dans le bon ton très baveux par ses deux acteurs principaux, il n’en demeure pas moins qu’il prêche par excès. Ou, le réalisateur n’a pas l’étoffe de pousser son film encore plus dans l’irrévérence. Je sais que les deux dernières phrases se contredisent, c’est juste que le film au-delà de son irresponsabilité semble manqué de focus par endroit. Alors on se demande si le film aurait dû aller plus loin dans son humour ou si le réalisateur a tout simplement donné tout ce qu’il a pu, rendant le film un peu mou, lui enlevant un peu de tonus. Comme si on ne savait pas trop où aller avec ce scenario. Ceci étant dit, j’ai trouvé War On Everyone très très divertissant et amusant, un film pas pour tout les goûts, mais le goût des autres, moi…


Mother ! : Mother ! est un film bien maitrisé mais pas autant qu’il le croit et il est un film prétentieux pour rien. Parce qu’au-delà de la maitrise formelle, le film est assez vide, peut-être dû au fait qu’il se prend énormément au sérieux même s’il s’agit d’une grosse farce grand guignolesque. Je crois que Darren Aronofsky n’a pas une once d’humour alors le côté farce sort difficilement de son film et on n’y voit que la prétention. Prétention de nous faire croire que le film est plus intelligent que le spectateur à coup de métaphores digne d'un cégepien en manque d'attention. Comme si Aronofsky riait de nous en nous disant : essayez d’y trouver un sens. Le problème est là, c’est qu’une métaphore se doit d’être subtile pour que le récit ne s’en trouve pas affecté, pour que le spectateur qui n’y voit pas la métaphore puisse seulement se laisser bercer par l’histoire. Dans Mother ! on a l’impression qu’Aronofsky se tourne la moustache en riant de nous et en se disant : cherchez un sens à tout ça si vous en être capable mouhahahaha. Et c’est là que l’expérience devient moins intéressante puisque pris comme tel Mother ! ne fonctionne pas, on doit absolument y trouver un sens et lorsqu’on force une métaphore, on ne peut que trouver un sens cheap au film, puisque peu importe notre compréhension, peu importe le sens que l’on lui donne bon ou mauvais, avec ou sans arguments, la métaphore forcée est toujours, toujours cheap. Alors lorsqu’un monsieur qui se frotte la moustache en riant et en se croyant plus brillant que nous n’a pas suffisamment l’intelligence pour défendre sa prétention, on ne peut que rire de lui en retour pour nous avoir servit quelque chose d’aussi cheap.


It : J’ai lu le 1er tome de It il y a 25 ans environ, j’en ai gardé de bons souvenirs mais j’en ai surtout oublié une bonne partie. Les bouts que je me remémore ne sont pas dans le film, hélas. Le film fait un bon travail de rassembler les choses qui fonctionne du roman et les mettre ensemble dans un film qui se tient mais qui est loin d’être bon ou génial. Je peux comprendre que si on compare It à Lights Out ou Annabelle ou autre Ouija, It à l,'air d'un grand film d’horreur complètement flippant. Mais il en est loin puisque la partie horreur du film est celle qui fonctionne le moins ou dumoins celle qui est la plus forcée, la moins amalgamée de façon convaincante au récit pour faire un tout cohérent. On crée l'illusion que c'est ce à quoi doit ressembler un bon film d'horreur moderne, alors qu'on en oublie tout ses faux pas. Les acteurs sont très bons mais les acteurs qui jouent les parents sont beaucoup trop creepy. Si on fait un coming of age story où les enfant sont aux prises avec des problèmes familliaux, je crois que d’avoir des parents creepy aident le récit mais si en plus on a affaire à un clown meurtrier, les parents creepy sont de trop, ça brouille les cartes, ça donne beaucoup trop d’éléments d’horreurs qui ne vont pas ensemble. Ou bien It est un coming of age story avec des touches d’horreur (genre Ginger Snaps ou Carrie) ou il est un film d’horreur pur, mais de faire un mélange des deux on fini par tourner les coins ronds et It ne fait que ça. Il devient épisodique au point où dans le milieu du film les scènes se suivent sans véritablement avoir de lien entre elles, comme s’il en manquait de gros bout. Les apparitions de Pennywise sont éparpillés sans vraiment de lien entre elle au point ou on se demande pourquoi il apparait là alors qu’il n’est pas ici et vice versa. La partie horreur est soigné, l’atmosphère, les décors mais la rupture entre les deux genre se fait difficilement d’autant plus que Pennywise est un clown assez épeurant. Pourquoi prendrait-il l’apparence d’un clown hideux qui fait peur pour attirer les enfants? Je comprends qu’on veut le rendre épouvantable, pour faire peur, pour le style mais pourquoi le faire aussi épeurant? Comme si le style faisait fi de la logique. Parce que ce qui fait peur c’est un clown normal qui se transforme tout à coup en patente pleine de dents et non pas un clown épeurant qui semble vouloir à tout moment arracher des bras et des jambes. L’effet de surprise disparait. Bref, It aurait pu être mieux, possiblement en 6 épisodes d’une heure pour la télé. Le film est loin d’être bon, mais  il n’en demeure pas moins qu’il est divertissant, n’a pas de temps mort et que par moment il est imprévisible, ce qui est rare pour un film d’horreur de studio.


Le Problème d’infitration : Robert Morin nous a habitué à une inventivité et une créativité avec ses films aux budgets souvent risibles. Lorsqu’il avait de plus grands moyens, il surprenait moins (Le nèg’, Que Dieu bénisse l'Amérique). Le problème d’infiltration est un peu un entre deux au niveau moyen financier mais Morin surprend. Il surprend par son oeil, sa composition, sa mise en scène extrêmement précise et ses plans séquences. Je n’ai jamais sous-estimé le cinema de Morin mais je ne l’aurais jamais cru aussi précis techniquement. Ses plans-séquences sont non seulement bien maîtrisés mais servent tous une fonction, aident tous le récit et sa compréhension, ne sont jamais une manière d’attirer l’attention ou de faire son show off, bref, tout ce que King Dave n’était pas. Podz devrait prendre des notes pour voir à quoi servent les plans sequences. Le cinema est un langage et le plan séquence est comme un gros paragraphe visuel qui explique quelque chose. Morin l’utilise à merveille ici alors que Podz ne s’en sert que pour se flatter l’égo et se dire qu’il a réussi techniquement quelque chose de difficile. Ce n’est pas faux, King Dave est une réussite technique mais le film est complètement vide puisqu’on mets l’emphase sur la technicalité et qu’on ne raconte rien, Podz n’a rien à dire. Morin n’attire jamais l’attention sur lui, sur la technique, il laisse parler sa camera et il laisse aller Christian Bégin qui supporte tout le film sur ses épaules avec facilité. Bégin et la camera de Morin nous rendent le tout facile alors qu’il est evident que Bégin à dû en chier pour jouer ce personage détestable et que Morin à du en chier tout autant pour filmer le tout. Mais leur talent, à l’écran n’attire jamais l’attention sur la technique, tout est au service de l’histoire, au service du cinéma. Morin offre une leçon de cinema et Bégin fait un fuck you au gens qui ne le crois capable que de rigoler en buvant du vino. Possiblement le meilleur film québécois de l’année sinon des 3 dernières années.


Mutant Vampire Zombies From the Hood : Un truc que je déteste ce sont les films qui nous mentent. Une bande-annonce trompeuse c’est chiant mais jamais autant qu’un titre trompeur. Parce que Mutant Vampire Zombies From The Hood, n’a ni vampire, ni mutant et se passe au pire dans un parc industriel mais pas dans le hood. Ça fait beaucoup de fausses informations dans un seul titre. C’est sûr que juste le titre Zombies devient plus véridique mais tellement éculé. C Thomas Howell continue à se contrecrisser de sa carrière (Stay gold, Ponyboy!) en jouant un flic dont le partenaire se fait détruire la vie par un zombie. Il se réunie avec des méchants blacks qui ne sont pas si méchants que ça finalement et ils vont en groupe détruire des zombie à coup de fusil dont les balles ont été ajouté en post-prod. Donc, ils donnent des coups vraiment trop fort avec leur fusil pour créer le mouvement du pistolet qui tire, on peut presque voir leurs lèvres faire pow pow. Un peu comme si le réalisateur leur avait menti en disant ça va être cool en post prod, ça paraîtra pas. Il n’est pas à un mensonge près ce réalisateur.


Slime City Massacre : Slime City Massacre est une suite au super pas trop connu Slime City, un film de série Z dans la lignée de Street Trash mais sans aucune des compétences du film de Muro. Toujours est-il qu’on a decide 20 ans plus tard de faire une suite à ce pas trop charmant film gore. Dans Slime City Massacre, on a droit à de mauvais acteurs (beaucoup) qui se promène dans un (seul) building désaffecté où vivent des gens qui ont survécu à un explosion nucléaire en CGI un peu cheap. Ils ne se barricadent pas vraiment des radiations, ils font juste habiter là parce que, j’imagine, que c’est le seul endroit que la production pouvait se permette. Alors tout le film se situe dans ce building ou devant mais jamais trop loin et ce même si on change la caméra de côté pour nous faire croire qu’on est dans un autre building. Un moment donné les personnages deviennent visqueux et de couleur orangé ou verdâtre mais jamais trop opaque ce qui nous fait douter de la radiation qu’ils prétendent avoir contacté. Bref, ils se mettent à tuer des gens, surtout les méchants agents immobiliers qui veulent vendre le building pour en faire autre chose. Parce que voyez-vous Slime City Massacre est un film qui dénonce la gentrification ou peut-être pas mais toujours est-il que ces meurtres ont surtout lieu hors champs, plate pour un film qui se veut gore, non?


The Smell Of Us : The Smell Of Us est une version française de Kids un peu plus dégueulasse. Larry Clark nous refait le même film mais cette fois avec des ados mâles qui se prostituent. Tout est trop cru pour être tout à fait crédible. Mais je crois que Clark s’en fout de la crédibilité, tant qu’il peut filmer des corps pubères qui simulent (ou non) du sexe d’ados boutonneux. Évidemment, les corps pré-bubères d’ados rebelles ont toujours été le thème préféré de Clark autant dans son cinéma que dans ses expositions de photos c’est juste qu’à un moment donné quand on a 74 ans, on peut peut-être passer à autre chose qui donne un peu moins l’impression d’être un vieux pedophile fini (d’autant plus qu’il avait une relation avec son actrice de Ken Park, elle avait 19 ans, lui 59 ans, à l’époque). Je comprends le cheminement artistique de Clark mais il est difficile de le défendre tant tout ce qu’il filme sont des ados nus qui baisent. Son obsession est plus au niveau de la pornographie et son influence sur les jeunes d’aujourd’hui (ou de l’époque où il fait un film sur le sujet que ce soit Ken Park, Kids, ou son segment dans Restricted (un film porno déguisé en film d’art)). Je n'ai pas besoin de voir un pénis d'un quinquagénaire pénétrer l'anus d'un ado pour comprendre que les jeunes aujourd'hui "sont fucked up". Mais c'est ça qu'on fait quand on est ami avec Gaspar Noé, on met de la pornographie dans nos films. Peut-être que tout le côté dépressif des films de Clark fait ressortir le mauvais en moi et c’est peut-être ça le but de son cinema : faire ressortir le mauvais en moi, comme si Clark était mon cinéaste atittré pour me faire réagir. C’est toujours cool d’avoir ce sentiment qu’un cinéaste nous dédie ses films, nous fait réagir, nous fait voir le monde différemment, dommage que dans mon cas ce sois Larry Clark.



SIREN : Siren est une adaptation en long métrage du court métrage vu dans l'anthologie d'horreur V/H/S. L'intensité du court métrage fait place à quelque chose de plus développé, une prémisse plus intéressante dans un film assez générique mais suffisamment adéquat pour être juste correct un samedi soir après une défaite du Canadiens aux mains des Hurricanes de la Caroline du Nord. L'équipe est situé à Raleigh mais on les associe tout de même à l'État de la Caroline, allez savoir pourquoi.


WRONG TURN 6 : J'ai vu le premier Wrong Turn au cinéma et tout ce que je me souviens ce sont les seins de Emmanuelle Chriqui et le fait que Jeremy Sisto (un acteur que j'aime) et Eliza Dushku jouent dedans (ou peut-être pas, je ne me souviens plus). J'ai aussi vu le 2e film, les deux ont du gore réussis mais c'est à peu près tout ce que j'ai à en dire. J'ai donc fait comme si j'avais vu les 3 autres suites et je me suis garroché sur le 6e tel un fan fini de la série alors qu'en réalité j'ai lu que le film allait être retiré du marché pour une histoire de poursuite judiciaire. J'ai donc voulu le voir avant sa disparition. Laissez moi vous dire que cette petite anecdote est plus amusante que le film lui-même.



Saturday, August 12, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Passengers : Passengers n’est pas le film avec Wesley Snipes, ça c’est Passenger 57, un genre de Die Hard dans un avion, un classique des années 1990 et possiblement le meilleur film avec Wesley Snipes pré-Blade. Pas que Rising Sun n’est pas bon mais bon…Passengers est plutôt le film où Chris Pratt joue un prédateur sexuel sans que ce soit explicite dans le film, comme si personne ne s’était aperçu de cette faille dans le scénario. Ce qui est quand même assez flagrant comme faille lorsqu’on essaie de nous servir ce film comme une romance dans l’espace. Pratt essaie de jouer un homme du peuple envoyé dans un voyage de 100 ans pour aller peupler une autre planète. Je dis « essaie de jouer » parce qu’il est très mauvais. Je ne crois pas que Pratt puisse jouer autre chose que la comédie. Il semble mal à l’aise et très stuck up dans ce rôle où il n’a aucune chimie avec sa partenaire (et ce n’est pas parce qu’on les voit dans un montage où ils jogguent, jouent au basket et mange des Rice Krispies en souriant que ça signifie qu’ils ont une chimie). Pratt se fait réveillé de son sommeil cryogénique par une malfonction du système environ 12 ans après le début de son voyage de 100 ans. Il passe donc une année complète à se promener seul dans un immensse vaisseau spatiale et à épier Jennifer Lawrence jusqu’au jour où il en a assez de se masturber en la regardant et décide de la réveiller commettant par le fait selon les dires de Lawrence, un meurtre puisqu’il lui vole le reste de sa vie (elle ne se rendra jamais à destination puisqu’il reste 88 ans au voyage, donc…) Mais le crime est bien pire que ça, il la réveille pour pouvoir avoir du sexe intergalactique avec elle, il est donc un prédateur sexuel. Bien sûr, ils tombent en amour et etc… on nous vend ce film comme une romance mais sérieusement s’il n’y avait qu’un seul homme sur Terre et une seule femme, tomberaient-ils en amour? Par défaut, oui, surtout si l'homme à espionné la femme pour apprendre ses goûts, ses passions etc... Seulement Bill Murray peut faire ce genre de truc sans être perçu comme un salopard. Alors ce mauvais film déguisé en romance est tout simplement dégueulasse de croire se qu’il essaie de nous faire croire : que Chris Pratt et Jennifer Lawrence ont une chimie incroyable pouvant nous faire bouffer n’importe quel film comme une oeuvre d’art.
 

Atomic Blonde : Atomic Blonde est un film où les aspects techniques sont plus impressionnants que le scénario. Pas qu’il faut s’attendre à de la haute voltige avec cette série B mais on aurait pu améliorer les dialogues très bédéesques. Comme le film est une adaptation d’un roman graphique, c’est normal mais on a l’impression que les dialogues ont été copier tel quel du roman nous servant des répliques parsemés de phrases pas plus longues que 3 ou 4 mots. Dans une BD ce genre de dialogues est naturel puisqu’un phylactère ne peut prendre toute la place, alors on se retrouve souvent avec des phrases très courtes qui servent également à développer les personnages. Dans Atomic Blonde c’est exactement comme ça qu’on s’y est pris mais tout ça devient vraiment lassant rapidement. D’autant plus que l’intrigue est beaucoup trop complexe pour rien et trop complexe pour être expliquée à coup de petites phrases. Au final, on se retrouve tout de même avec un film qui divertit malgré tout avec entre autre une bande sonore très dansante, des images très néonnées, des acteurs très bons et une scène d’action en un plan séquence assez incroyable. Ne vous fiez par contre aucunement à la bande-annonce, il n’y a pas tant d’action dans le film, on est loin d’un Joan Wick.


Valerian and The City of a Thousand Planets : Les critiques ont tué le film pour une raison qui m‘est difficile à comprendre. Je ne crois pas que Luc Besson réinvente quoi que ce soit mais est-ce que ça vaut tout ce mal? Valerian souffre de Bessonisme que parce qu’il insuffle son film d’humour bon enfant, ce qui, selon moi, avait tué The Fifth Element (je ne l’ai vu qu’une fois au cinéma et j’ai détesté me faire prendre pour un enfant), mais le film à un univers complètement excitant et remplie de merveilles. Tout n’est pas compréhensible au début car Besson préfère ne rien expliquer et laisser les spectateurs se perdre dans l’univers du film et c’est possiblement sa plus grande qualité mais possiblement son défaut aussi parce qu’en tant que spectateur on est habitué à avoir tout cuit dans le bec et c’est peut-être la raison pour laquelle les gens n’ont pas apprécié le film. Malgré tout les défauts scénaristiques et l’humour bonenfant j’ai beaucoup apprécié Valerian. On a critiqué le manque de chimie entre les deux protagonistes mais je crois au contraire qu’ils ont une chimie, Cara Delevingne qui s’en sort mieux qu’on nous le laisse croire, joue en subtilité son attirance pour Valerian mais comme tout est subtil justement, le spectateur à l’impression qu’ils ne sont pas bon. Comme quoi parfois il faut sortir de nos vieilles pantoufles lorsqu’on veut apprécier une œuvre.


Don’t Fuck In The Woods : J’imagine que l’on essaie de recréer les films des années 1970-1980 du genre Don’t go In The Basement, Don’t go In The House,  Dont Go In The Woods, Don’t Bring The Lasagna It’s Too hot For My Belly, etc… Mais parfois pour recréer quelque chose il faut 1)avoir vu ce que l’on veut recréer 2)avoir une idée de comment on peut recréer quelque chose et 3)avoir un minimum de talent. Du talent il y en a très peu dans ce Don’t Fuck In The Woods. Ce qui est le plus désolant c’est qu’on n'essaie même pas un peu d’avoir l’air professionnel. On se dit qu’en filmant des filles nues, du gore bas de gamme, un monstre portant dégueulassement un costume du Dollorama et plein d’humour que les jeunes aiment du genre un gars qui pense faire un trip à trois avec un couple de lesbiennes mais se fait virer de bord, tsé, la grosse hilarité., ça devraient être assez, et non, ça prend plein d’autres choses pour faire un film engageant ou du moins divertissant. Filmé par quelqu’un qui ne sait pas cadrer, monter par le neveu du producteur sur son nouveau G4, rempli de dialogues écrit par quelqu’un qui vient tout juste d’apprendre à parler anglais et rempli de nudité anti-érotique avec ses fesses pleines de boutons et ses vulves filmées au passage sans faire exprès, Don’t Fuck In The Woods est loin d’être un bon temps. Il faut voir le costume du monstre en caoutchouc puis ensuite se demander comment les producteurs pouvaient être sérieux dans leurs démarches. Le monstre arrache des pénis (il tue les gens qui forniquent dans le bois) et arrache des cœur directement de la cage thoracique mais les vêtements ont été ultra bien découpés. C’est donc un monstre ultra minutieux qui a le soucis des vêtements propres. Peut-être les revend-t-il ensuite dans une friperie? Peut-être a-t-il acheté son costume dans une friperie? Comme on dirait qu’il s’agit d’un chandail, un genre de pull bien travaillé où on y a ajouté de la cuirette, je ne serais pas surpris qu’il adore la mode.


Nerve : Nerve c’est un peu une version moderne yolo de 13 : Game of Death. L’idée est bien sûr amusante mais il semblerait qu’on sait sweet fuck all quoi faire avec. On finit ça de façon vulgaire et moralisatrice en nous disant que c’est pas beau, non, de faire des trucs pas amusants sur les réseaux sociaux, ok là! En fait, si on a vu la bande-annonce on a vu tout le film, sans exception, tout le film est là de façon condensée. Sauf pour la finale moralisatrice où on nous traite de meurtrier parce qu’on est tous des bullys dans le fond. Les deux réalisateurs si connaissent en terme de morale douteuse et de réseaux sociaux puisqu'ils nous avaient déjà offert le non moins mauvais Catfish.


Hotel Inferno : Hotel Inferno est une tentative avant Hardcore Henry de faire un film en POV rempli d’action en un plan séquence. Pour le plan séquence on repassera puisqu’il est évident qu’il y a plusieurs coupures cachées par du CGI bien exploité (sauf vers la fin où les changements d’arrières-plans à même la scène tel un jump cut). De toute façon après une introduction assez horrible en terme de mise en place des éléments, on s’aperçoit assez rapidement que le but n’est pas tant de prouver qu’il s’agit d’un plan séquence mais bien de divertir avec le plus de gore et de tueries sauvages possibles. Parce que le film est vraiment vraiment violent. On ne s’arrête pas à une balle dans la tête, non on en profite aussi pour ouvrir le crâne et y sortir se qu’il y reste, question d’être bien sûr que la personne est morte. Ce genre de violence. Les dialogues sont complètements dégueulasses non pas parce qu’ils sont mauvais et remplie d’explications en fait, oui, mais surtout parce qu’ils ont été écrit par quelqu’un dont l’anglais n’est pas la langue maternelle et ils ont été mixé dans la film par quelqu’un dont ce n’est pas le métier de mixer du son et ce n’est pas non plus son hobby d’écouter des films pour comprendre comment post-synchroniser une piste audio qui a du sens. Je ne crois pas avoir entendu quelque chose d’aussi faux au point de vue sonore et même par rapport au voix choisi. Puisqu’il s‘agit d’un film en POV on ne voit jamais l’acteur principal donc on ne le voit jamais parler ni les gens avec qui il parle au téléphone, dans ce sens, les voix choisis ne fonctionnent pas du tout. En fait on dirait une traduction d’un film étranger et je ne serais pas surpris puisqu’il s’agit d’un film de Giulio De Santi celui qui nous à donné le très gore Adam Chaplin. Au final le film s’avère plus divertissant qu’Hardcore Henry et beaucoup moins redondant mais paraît beaucoup plus cheap.


Paul à Québec : Paul à Québec est un film pour les gens qui sont tannés d’entendre la grande gueule à Patrice Robitaille, lui qui joue toujours le même personnage dans tout les films et les séries québécoises depuis Québec-Montréal de Ricardo Trogi. Ils se voit offrir une ou 2 lignes de dialogues ici. Pourtant il est présent pendant au moins la moitié du film. Sinon ça raconte l’histoire de Paul joué par François Létourneau qui fait souvent l’aller-retour entre Montréal et Québec, lui qui l’avait fait une fois dans Québec-Montréal de Ricardo Trogi avec des conséquences désastreuses. Il est en couple avec Julie Lebreton, il faut croire qu’il est tombé sur elle par hasard après que Tony Conte lui soit tombé dessus dans Québec-Montréal de Ricardo Trogi. J’imagine que ce n’est pas toujours les mêmes acteurs que l’on voit de films en films, sinon je les mélangerais tous...




Wednesday, July 26, 2017

Réflexions sur de la cinématographication


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De père en flic 2 : Après De Père en flic et son remake français Père Fils Thérapie!, il n’est pas étonnant qu’Émile Gaudreault à fini par réussir sa comédie. La 3e fois c’est la bonne! Parce qu’on ne se cachera pas, il s’agit du 3 film avec un scénario complètement identique. Mais pour une raison que j’ignore, cette fois, ça fonctionne. C’est sympathique. Évidemment ça joue encore gros (il va falloir que quelqu’un avertisse les agents de castings que Mariana Mazza n’est pas une actrice), ça caricature de façon éhontée (le couple Mathieu Quesnel-Sylvie Potvin est assez ricicule)mais au-delà de ça, c’est sympathique. Côté et Houde n’essaient plus de se voler la vedette et Karine Vanasse à un bon timing comique pas que je sois surpris, mais je suis surtout surpris qu’elle ait osé l’utiliser. Patrice Robitaille continue de s’humilier, Julie Lebreton continue de croire qu’elle est un objet de désir incroyable mais au-delà de tout ça, c’est sympathique. Est-ce que c’est bon? Non, mais c’est sympathique. C’est quand même un très beau compliment, je trouve. Gaudreault est encore nul pour mettre en scène des fusillades mais cette fois c’est un peu mieux, Je ne m’attends pas à du John Woo ou du Johnni To mais un semblant d’effort parfois c’est cool.  J’ai aimé le personnage de Kev mais j’aurais aimé que ses dialogues soient meilleurs, comme si on s'était dit que juste l'idée de créer ce personnage était assez, pas besoin de l'étoffer. Comme quoi on ne peut pas tout avoir même quand c’est sympathique.


Dunkirk : Un peu comme Blue Lagoon, y a des avions, des bateaux, du sable et les critiques ont capotés! 


Point Break : the unnecessary remake : Si un jour, il y a un festival James Legros, j'irais tout voir. De Phantasm 2 à Near Dark et Drugstore Cowboys, de The Myth of Fingerprints en passant par Pronto et évidemment Point Break, mais pas celui-ci, l'autre. Quel remake inutile. On recycle des dialogues pour les intégrer de façon inopportunes. La musique est dégueulasse (du sous- Black keys, du rock cheap bas de gamme, du R&B probablement payé à peu de frais sur un site de streaming genre APM) mais pas aussi dégueulasses que tout les faux tattoos. Je ne crois pas avoir jamais vu autant de tattoos aussi laids en si peu de temps. Même Diesel dans XXX à des tattoos de grandes qualités. Possiblement le pire film à gros budget (100 millions)depuis The Adventures of Pluto Nash. Au moins Delroy Lindo et Edgar Ramirez font leur possible, c'est déjà ça.

The Beguiled : C’est pas que j’ai trouvé ça plate mais crisse que c’était plate. J’avais bien aimé l’adaptation du couple Siegel-Eastwood en 1971 que j’ai dû voir quelque part en 1998 durant mes années de commis de club vidéo. Donc presque 20 ans et j’en ai encore un bon souvenir. La nouvelle version de Sofia Coppola est belle, de belles images. Mais on sait tous que quand la seule qualité d’un film ce sont les belles images c’est parce que tsé… En fait, la mise en scène est très sobre et il y a très peu, très très peu de gros plans dans le film, même un plan cadré épaule est plutôt rare. Même que le premier plan épaule m’a surpris et j’avais l’impression qu’il était hors foyer. Mais peut-être aussi que c’est la face à Kirsten Dunst qui devient flou avec les année. Bref, j’ai trouvé que le film était inutile car Coppola criait à tout vent que son film est beaucoup plus féministe que celui de Siegel et c’est là que j’ai le goût de lui demander : comment? En donnant un plus gros salaire aux actrices qu’à Colin Farrell? Sérieusement j’ai toujours trouvé qu’Eastwood méritait ce qui lui arrivait dans le film de Siegel alors qu’ici, je ne sais pas trop quoi en penser. Il est évident que Farrell profite de sa situation mais pas au point de mourir empoisonné et handicapé. D’autant plus qu’on a l’impression que ce sont les hormones féminines qui agissent plus que le machisme de Farrell. Je ne sais pas trop. Je ne pense pas que le fait de mettre des actrices dans des robes d’époques en leur demandant de jouer les femmes fortes fait automatiquement un film à saveur féministe. Sinon, Le Poil de la bête serait un film féministe...


Need for Speed : En écoutant Need For Speed j’ai eu l’impression d’être vraiment un idiot. Je ne suis pas le crayon le plus aiguisé de la boite j’en conviens mais même avec un scénario inexistant, je ne suis pas venu à bout de comprendre le film. Il y avait comme une espèce de complexité inutile tout en étant beaucoup trop simple au point où les enjeux me sont passés au dessus de la tête et je n’ai pu comprendre pourquoi les gens faisaient ce qu’il faisaient dans le film. J’ai envoyé un courriel à Aaron Paul pour savoir si lui avait compris quelque chose, j’attends toujours sa réponse. J’imagine qu’il prie patiemment que quelqu’un décide de produire une suite à Breaking Bad question de relancer sa carrière ou juste pour qu’il puisse se payer des Hamburger Helper. Je n’ai jamais vu Breaking Bad mais après Need For Speed, je crois bien que je n’ai pas le goût de voir Aaron Paul dans rien d’autre. J’aime mieux l’imaginer en junkie pas bon comme dans Triple 9 que de croire qu’il a jouer dans une série télévisé adorée de tout le monde qui existe sur la terre qui l’a vu (ça m’exclut). Bref, Need for Speed c’est comme on dit dans le milieu : une vue de chars. Un peu comme Fast and Furious mais sans les plotes en mini-jupes, sans The Rock, sans Paul Walker (RIP, bro!) et sans Shea Whigham. Parce que Shea Whigham aurait rendu Need For Speed excellent. Mais Whigham c’est le genre de gars qui comprend que Need For Speed c’est de la merde. Alors il préfère jouer dans autre chose. Dominic Cooper est un gars qui semble avoir une tête sur les épaules, jamais je croirais qu’il a besoin à ce point de se rabaisser en jouant les méchants de service dans une vue de chars. Quoique il avait jouer dans Mamma Mia! Il va falloir que quelqu’un m’explique les règlements de la course dans le film parce que même quand Michael Keaton crie des expositions et des explications je n’ai pas pu comprendre le gagnant gagnait quoi. Parce que qu’il y a 8 participants avec des voitures de 2-3 millions de patates chaque, à quoi ça sert de les détruire si le but est de gagner la course pour gagner les voitures. Une fois détruites elles doivent valoir entre 180 et 280$ beaucoup moins que ce qu’elles valaient au départ, alors je comprends pas trop ce que le gagnant gagne : de la tôle? Des débris de voitures tordus? Si Aaron Paul a fait de la prison pour homicide involontaire en quoi 6 voitures complètement détruites ainsi que leur pilotes morts font en sorte qu’il ne fera pas de prison? Est-ce que c’est ça le prix, de la prison à vie? Si oui, en quoi c’est cool? Est-ce que Shea Whigham ferait de la prison? Fuck non! 


London Has Fallen : Crisse que c’est cheap!! J’ai dû dire ça à haute voix environ 37 fois pendant le film. Quand t’as un budget de 60 millions et qu’on a l’impression que tu as investit que 18,75$  dans le visuel de ton film, crisse que c’est cheap! Peut-être que l'argent est allé dans les poches des 5 scénaristes. Quand tu n’as pas les moyens de te payer 2 hélicoptères et que tu les recrées en 2D cheap comme si tu étais dans un jeu de Xbox, svp, ne met pas de ralentit lorsqu’elles explosent, tu détruis le peu de crédibilité que ton film avait de passer incognito comme un document audio-visuel bas de gammes. Maintenant on sait que ton film est juste crissement cheap. Même les mauvais raccords et le sang en CGI ne font rien pour élever la qualité première et la seule qualité de ton film : celui  d’exister. Par contre, tes jokes poches et déplacées d’homosexuels tu aurais pu en mettre plus, ça va avec le reste du film, cheap.


From Dusk ‘till Dawn : The télésérie based on a film : From Dusk Till Dawn est le seul film où j’ai demandé à un monsieur de m’acheter un billet de cinéma car je n’avais pas l’âge pour aller le voir sans être accompagné d’un adulte. Le monsieur à refusé mais possiblement qu’il s’est rappelé la fois où il avait demandé à un monsieur dans sa tendre enfance de lui acheté un billet pour Dirty Harry ou Deep Throat et que le monsieur avait refusé créant par le fait même un enfant qui allait devenir aigri et hargneux pour le reste de ses jours. Ne voulant surtout pas que je devienne un être aigri à mon tour et pour que je puisse grandir en profitant des belles choses de la vie ou tout simplement parce qu’il voulait que je le trouve cool, le monsieur s’est ravisé et m’a acheté un billet pour le film. C’est devenu un classique de mon adolescence, George Clooney prouvait enfin après une succession de films plus ou moins bons (The Peacemaker, One Good Day) qu’il était cool. Bref, presque 20 ans plus tard Robert Rodriguez décide d’adapter son film (basé sur un scénario de Tarantino et d’une idée scénaristique de Robert Kurtzman (le « K » de KNB (l’équipe qui fait les effets spéciaux de votre série préféré, Walking Dead). Il prend donc le scénario original et l’étire sur 13 longs épisodes. Il y ajoute ici et là de nouveaux personnages dont on s’en bat les couilles mais le reste n’est qu’étirement de scènes déjà vu en format plus courtes et meilleures dans le film. On se retrouve donc à s’ennuyer non pas parce que tout est long mais parce que les acteurs sont assez terribles. Mis à part Robert Patrick dans le rôle d’Harvey Keitel tout les reste n’est qu’un casting de mauvais soap opériens sans talent et sans charismes. On se dit que Quentin Tarantino quoique pas si terrible dans le film est une sommité comparé à celui qui le remplace ici, un certain Zane Holtz. Les répliques de Clooney ont perdu de leur cool lorsqu’elles sortent de la bouche du gars qui joue le rôle principal, un dénommé DJ Catrona. On se croirait dans un porno mexicain, avec des décors en carton, c’est un peu ça l’ambiance. Je vais même être très franc avec vous, pour une raison que seul mon lecteur DVD pourrait vous expliquez, je n’ai pas écouté les épisodes dans l’ordre (le DVD est passé de l’épisode 1, 2 à 12 et 13 avant de revenir à 3, 4, 5 etc…)  J’ai donc écouté une version courte de la série mais une version longue du film avant de m’apercevoir que c’était en réalité une version très longue du film (J’ai eu espoir qu’après le 4e épisode (le 13e) que la série allait passer à autre chose, inventer le suite, partir de la finale du film pour faire une continuité originale. Et bien non!) J’espère que la 2e et 3e saison ne sont pas des adaptations du 2e et 3e film…


Orgazmo : J’ai toujours trouvé qu’Orgazmo était un film terrible. Je le revois pour la 1ere fois en 20 ans et mon opinion n’a pas tellement changé. Évidemment le film ne se prend pas au sérieux et il est normal que tout soit un peu tout croche mais je ne crois pas que ce soit tellement le cas. J’ai l’impression que le côté amateur du film est tout simplement dû à l’amateurisme de Trey Parker. C’est une chose de parodier et de se moquer mais s’en est une autre que de ne pas être capable de bien cadrer ou bien monter un film sous prétexte que c’est une parodie alors que l’objet de la parodie est quelque chose de mieux cadré, de mieux monté et de mieux filmé.

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