Saturday, August 12, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Passengers : Passengers n’est pas le film avec Wesley Snipes, ça c’est Passenger 57, un genre de Die Hard dans un avion, un classique des années 1990 et possiblement le meilleur film avec Wesley Snipes pré-Blade. Pas que Rising Sun n’est pas bon mais bon…Passengers est plutôt le film où Chris Pratt joue un prédateur sexuel sans que ce soit explicite dans le film, comme si personne ne s’était aperçu de cette faille dans le scénario. Ce qui est quand même assez flagrant comme faille lorsqu’on essaie de nous servir ce film comme une romance dans l’espace. Pratt essaie de jouer un homme du peuple envoyé dans un voyage de 100 ans pour aller peupler une autre planète. Je dis « essaie de jouer » parce qu’il est très mauvais. Je ne crois pas que Pratt puisse jouer autre chose que la comédie. Il semble mal à l’aise et très stuck up dans ce rôle où il n’a aucune chimie avec sa partenaire (et ce n’est pas parce qu’on les voit dans un montage où ils jogguent, jouent au basket et mange des Rice Krispies en souriant que ça signifie qu’ils ont une chimie). Pratt se fait réveillé de son sommeil cryogénique par une malfonction du système environ 12 ans après le début de son voyage de 100 ans. Il passe donc une année complète à se promener seul dans un immensse vaisseau spatiale et à épier Jennifer Lawrence jusqu’au jour où il en a assez de se masturber en la regardant et décide de la réveiller commettant par le fait selon les dires de Lawrence, un meurtre puisqu’il lui vole le reste de sa vie (elle ne se rendra jamais à destination puisqu’il reste 88 ans au voyage, donc…) Mais le crime est bien pire que ça, il la réveille pour pouvoir avoir du sexe intergalactique avec elle, il est donc un prédateur sexuel. Bien sûr, ils tombent en amour et etc… on nous vend ce film comme une romance mais sérieusement s’il n’y avait qu’un seul homme sur Terre et une seule femme, tomberaient-ils en amour? Par défaut, oui, surtout si l'homme à espionné la femme pour apprendre ses goûts, ses passions etc... Seulement Bill Murray peut faire ce genre de truc sans être perçu comme un salopard. Alors ce mauvais film déguisé en romance est tout simplement dégueulasse de croire se qu’il essaie de nous faire croire : que Chris Pratt et Jennifer Lawrence ont une chimie incroyable pouvant nous faire bouffer n’importe quel film comme une oeuvre d’art.
 

Atomic Blonde : Atomic Blonde est un film où les aspects techniques sont plus impressionnants que le scénario. Pas qu’il faut s’attendre à de la haute voltige avec cette série B mais on aurait pu améliorer les dialogues très bédéesques. Comme le film est une adaptation d’un roman graphique, c’est normal mais on a l’impression que les dialogues ont été copier tel quel du roman nous servant des répliques parsemés de phrases pas plus longues que 3 ou 4 mots. Dans une BD ce genre de dialogues est naturel puisqu’un phylactère ne peut prendre toute la place, alors on se retrouve souvent avec des phrases très courtes qui servent également à développer les personnages. Dans Atomic Blonde c’est exactement comme ça qu’on s’y est pris mais tout ça devient vraiment lassant rapidement. D’autant plus que l’intrigue est beaucoup trop complexe pour rien et trop complexe pour être expliquée à coup de petites phrases. Au final, on se retrouve tout de même avec un film qui divertit malgré tout avec entre autre une bande sonore très dansante, des images très néonnées, des acteurs très bons et une scène d’action en un plan séquence assez incroyable. Ne vous fiez par contre aucunement à la bande-annonce, il n’y a pas tant d’action dans le film, on est loin d’un Joan Wick.


Valerian and The City of a Thousand Planets : Les critiques ont tué le film pour une raison qui m‘est difficile à comprendre. Je ne crois pas que Luc Besson réinvente quoi que ce soit mais est-ce que ça vaut tout ce mal? Valerian souffre de Bessonisme que parce qu’il insuffle son film d’humour bon enfant, ce qui, selon moi, avait tué The Fifth Element (je ne l’ai vu qu’une fois au cinéma et j’ai détesté me faire prendre pour un enfant), mais le film à un univers complètement excitant et remplie de merveilles. Tout n’est pas compréhensible au début car Besson préfère ne rien expliquer et laisser les spectateurs se perdre dans l’univers du film et c’est possiblement sa plus grande qualité mais possiblement son défaut aussi parce qu’en tant que spectateur on est habitué à avoir tout cuit dans le bec et c’est peut-être la raison pour laquelle les gens n’ont pas apprécié le film. Malgré tout les défauts scénaristiques et l’humour bonenfant j’ai beaucoup apprécié Valerian. On a critiqué le manque de chimie entre les deux protagonistes mais je crois au contraire qu’ils ont une chimie, Cara Delevingne qui s’en sort mieux qu’on nous le laisse croire, joue en subtilité son attirance pour Valerian mais comme tout est subtil justement, le spectateur à l’impression qu’ils ne sont pas bon. Comme quoi parfois il faut sortir de nos vieilles pantoufles lorsqu’on veut apprécier une œuvre.


Don’t Fuck In The Woods : J’imagine que l’on essaie de recréer les films des années 1970-1980 du genre Don’t go In The Basement, Don’t go In The House,  Dont Go In The Woods, Don’t Bring The Lasagna It’s Too hot For My Belly, etc… Mais parfois pour recréer quelque chose il faut 1)avoir vu ce que l’on veut recréer 2)avoir une idée de comment on peut recréer quelque chose et 3)avoir un minimum de talent. Du talent il y en a très peu dans ce Don’t Fuck In The Woods. Ce qui est le plus désolant c’est qu’on n'essaie même pas un peu d’avoir l’air professionnel. On se dit qu’en filmant des filles nues, du gore bas de gamme, un monstre portant dégueulassement un costume du Dollorama et plein d’humour que les jeunes aiment du genre un gars qui pense faire un trip à trois avec un couple de lesbiennes mais se fait virer de bord, tsé, la grosse hilarité., ça devraient être assez, et non, ça prend plein d’autres choses pour faire un film engageant ou du moins divertissant. Filmé par quelqu’un qui ne sait pas cadrer, monter par le neveu du producteur sur son nouveau G4, rempli de dialogues écrit par quelqu’un qui vient tout juste d’apprendre à parler anglais et rempli de nudité anti-érotique avec ses fesses pleines de boutons et ses vulves filmées au passage sans faire exprès, Don’t Fuck In The Woods est loin d’être un bon temps. Il faut voir le costume du monstre en caoutchouc puis ensuite se demander comment les producteurs pouvaient être sérieux dans leurs démarches. Le monstre arrache des pénis (il tue les gens qui forniquent dans le bois) et arrache des cœur directement de la cage thoracique mais les vêtements ont été ultra bien découpés. C’est donc un monstre ultra minutieux qui a le soucis des vêtements propres. Peut-être les revend-t-il ensuite dans une friperie? Peut-être a-t-il acheté son costume dans une friperie? Comme on dirait qu’il s’agit d’un chandail, un genre de pull bien travaillé où on y a ajouté de la cuirette, je ne serais pas surpris qu’il adore la mode.


Nerve : Nerve c’est un peu une version moderne yolo de 13 : Game of Death. L’idée est bien sûr amusante mais il semblerait qu’on sait sweet fuck all quoi faire avec. On finit ça de façon vulgaire et moralisatrice en nous disant que c’est pas beau, non, de faire des trucs pas amusants sur les réseaux sociaux, ok là! En fait, si on a vu la bande-annonce on a vu tout le film, sans exception, tout le film est là de façon condensée. Sauf pour la finale moralisatrice où on nous traite de meurtrier parce qu’on est tous des bullys dans le fond. Les deux réalisateurs si connaissent en terme de morale douteuse et de réseaux sociaux puisqu'ils nous avaient déjà offert le non moins mauvais Catfish.


Hotel Inferno : Hotel Inferno est une tentative avant Hardcore Henry de faire un film en POV rempli d’action en un plan séquence. Pour le plan séquence on repassera puisqu’il est évident qu’il y a plusieurs coupures cachées par du CGI bien exploité (sauf vers la fin où les changements d’arrières-plans à même la scène tel un jump cut). De toute façon après une introduction assez horrible en terme de mise en place des éléments, on s’aperçoit assez rapidement que le but n’est pas tant de prouver qu’il s’agit d’un plan séquence mais bien de divertir avec le plus de gore et de tueries sauvages possibles. Parce que le film est vraiment vraiment violent. On ne s’arrête pas à une balle dans la tête, non on en profite aussi pour ouvrir le crâne et y sortir se qu’il y reste, question d’être bien sûr que la personne est morte. Ce genre de violence. Les dialogues sont complètements dégueulasses non pas parce qu’ils sont mauvais et remplie d’explications en fait, oui, mais surtout parce qu’ils ont été écrit par quelqu’un dont l’anglais n’est pas la langue maternelle et ils ont été mixé dans la film par quelqu’un dont ce n’est pas le métier de mixer du son et ce n’est pas non plus son hobby d’écouter des films pour comprendre comment post-synchroniser une piste audio qui a du sens. Je ne crois pas avoir entendu quelque chose d’aussi faux au point de vue sonore et même par rapport au voix choisi. Puisqu’il s‘agit d’un film en POV on ne voit jamais l’acteur principal donc on ne le voit jamais parler ni les gens avec qui il parle au téléphone, dans ce sens, les voix choisis ne fonctionnent pas du tout. En fait on dirait une traduction d’un film étranger et je ne serais pas surpris puisqu’il s’agit d’un film de Giulio De Santi celui qui nous à donné le très gore Adam Chaplin. Au final le film s’avère plus divertissant qu’Hardcore Henry et beaucoup moins redondant mais paraît beaucoup plus cheap.


Paul à Québec : Paul à Québec est un film pour les gens qui sont tannés d’entendre la grande gueule à Patrice Robitaille, lui qui joue toujours le même personnage dans tout les films et les séries québécoises depuis Québec-Montréal de Ricardo Trogi. Ils se voit offrir une ou 2 lignes de dialogues ici. Pourtant il est présent pendant au moins la moitié du film. Sinon ça raconte l’histoire de Paul joué par François Létourneau qui fait souvent l’aller-retour entre Montréal et Québec, lui qui l’avait fait une fois dans Québec-Montréal de Ricardo Trogi avec des conséquences désastreuses. Il est en couple avec Julie Lebreton, il faut croire qu’il est tombé sur elle par hasard après que Tony Conte lui soit tombé dessus dans Québec-Montréal de Ricardo Trogi. J’imagine que ce n’est pas toujours les mêmes acteurs que l’on voit de films en films, sinon je les mélangerais tous...




Wednesday, July 26, 2017

Réflexions sur de la cinématographication


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De père en flic 2 : Après De Père en flic et son remake français Père Fils Thérapie!, il n’est pas étonnant qu’Émile Gaudreault à fini par réussir sa comédie. La 3e fois c’est la bonne! Parce qu’on ne se cachera pas, il s’agit du 3 film avec un scénario complètement identique. Mais pour une raison que j’ignore, cette fois, ça fonctionne. C’est sympathique. Évidemment ça joue encore gros (il va falloir que quelqu’un avertisse les agents de castings que Mariana Mazza n’est pas une actrice), ça caricature de façon éhontée (le couple Mathieu Quesnel-Sylvie Potvin est assez ricicule)mais au-delà de ça, c’est sympathique. Côté et Houde n’essaient plus de se voler la vedette et Karine Vanasse à un bon timing comique pas que je sois surpris, mais je suis surtout surpris qu’elle ait osé l’utiliser. Patrice Robitaille continue de s’humilier, Julie Lebreton continue de croire qu’elle est un objet de désir incroyable mais au-delà de tout ça, c’est sympathique. Est-ce que c’est bon? Non, mais c’est sympathique. C’est quand même un très beau compliment, je trouve. Gaudreault est encore nul pour mettre en scène des fusillades mais cette fois c’est un peu mieux, Je ne m’attends pas à du John Woo ou du Johnni To mais un semblant d’effort parfois c’est cool.  J’ai aimé le personnage de Kev mais j’aurais aimé que ses dialogues soient meilleurs, comme si on s'était dit que juste l'idée de créer ce personnage était assez, pas besoin de l'étoffer. Comme quoi on ne peut pas tout avoir même quand c’est sympathique.


Dunkirk : Un peu comme Blue Lagoon, y a des avions, des bateaux, du sable et les critiques ont capotés! 


Point Break : the unnecessary remake : Si un jour, il y a un festival James Legros, j'irais tout voir. De Phantasm 2 à Near Dark et Drugstore Cowboys, de The Myth of Fingerprints en passant par Pronto et évidemment Point Break, mais pas celui-ci, l'autre. Quel remake inutile. On recycle des dialogues pour les intégrer de façon inopportunes. La musique est dégueulasse (du sous- Black keys, du rock cheap bas de gamme, du R&B probablement payé à peu de frais sur un site de streaming genre APM) mais pas aussi dégueulasses que tout les faux tattoos. Je ne crois pas avoir jamais vu autant de tattoos aussi laids en si peu de temps. Même Diesel dans XXX à des tattoos de grandes qualités. Possiblement le pire film à gros budget (100 millions)depuis The Adventures of Pluto Nash. Au moins Delroy Lindo et Edgar Ramirez font leur possible, c'est déjà ça.

The Beguiled : C’est pas que j’ai trouvé ça plate mais crisse que c’était plate. J’avais bien aimé l’adaptation du couple Siegel-Eastwood en 1971 que j’ai dû voir quelque part en 1998 durant mes années de commis de club vidéo. Donc presque 20 ans et j’en ai encore un bon souvenir. La nouvelle version de Sofia Coppola est belle, de belles images. Mais on sait tous que quand la seule qualité d’un film ce sont les belles images c’est parce que tsé… En fait, la mise en scène est très sobre et il y a très peu, très très peu de gros plans dans le film, même un plan cadré épaule est plutôt rare. Même que le premier plan épaule m’a surpris et j’avais l’impression qu’il était hors foyer. Mais peut-être aussi que c’est la face à Kirsten Dunst qui devient flou avec les année. Bref, j’ai trouvé que le film était inutile car Coppola criait à tout vent que son film est beaucoup plus féministe que celui de Siegel et c’est là que j’ai le goût de lui demander : comment? En donnant un plus gros salaire aux actrices qu’à Colin Farrell? Sérieusement j’ai toujours trouvé qu’Eastwood méritait ce qui lui arrivait dans le film de Siegel alors qu’ici, je ne sais pas trop quoi en penser. Il est évident que Farrell profite de sa situation mais pas au point de mourir empoisonné et handicapé. D’autant plus qu’on a l’impression que ce sont les hormones féminines qui agissent plus que le machisme de Farrell. Je ne sais pas trop. Je ne pense pas que le fait de mettre des actrices dans des robes d’époques en leur demandant de jouer les femmes fortes fait automatiquement un film à saveur féministe. Sinon, Le Poil de la bête serait un film féministe...


Need for Speed : En écoutant Need For Speed j’ai eu l’impression d’être vraiment un idiot. Je ne suis pas le crayon le plus aiguisé de la boite j’en conviens mais même avec un scénario inexistant, je ne suis pas venu à bout de comprendre le film. Il y avait comme une espèce de complexité inutile tout en étant beaucoup trop simple au point où les enjeux me sont passés au dessus de la tête et je n’ai pu comprendre pourquoi les gens faisaient ce qu’il faisaient dans le film. J’ai envoyé un courriel à Aaron Paul pour savoir si lui avait compris quelque chose, j’attends toujours sa réponse. J’imagine qu’il prie patiemment que quelqu’un décide de produire une suite à Breaking Bad question de relancer sa carrière ou juste pour qu’il puisse se payer des Hamburger Helper. Je n’ai jamais vu Breaking Bad mais après Need For Speed, je crois bien que je n’ai pas le goût de voir Aaron Paul dans rien d’autre. J’aime mieux l’imaginer en junkie pas bon comme dans Triple 9 que de croire qu’il a jouer dans une série télévisé adorée de tout le monde qui existe sur la terre qui l’a vu (ça m’exclut). Bref, Need for Speed c’est comme on dit dans le milieu : une vue de chars. Un peu comme Fast and Furious mais sans les plotes en mini-jupes, sans The Rock, sans Paul Walker (RIP, bro!) et sans Shea Whigham. Parce que Shea Whigham aurait rendu Need For Speed excellent. Mais Whigham c’est le genre de gars qui comprend que Need For Speed c’est de la merde. Alors il préfère jouer dans autre chose. Dominic Cooper est un gars qui semble avoir une tête sur les épaules, jamais je croirais qu’il a besoin à ce point de se rabaisser en jouant les méchants de service dans une vue de chars. Quoique il avait jouer dans Mamma Mia! Il va falloir que quelqu’un m’explique les règlements de la course dans le film parce que même quand Michael Keaton crie des expositions et des explications je n’ai pas pu comprendre le gagnant gagnait quoi. Parce que qu’il y a 8 participants avec des voitures de 2-3 millions de patates chaque, à quoi ça sert de les détruire si le but est de gagner la course pour gagner les voitures. Une fois détruites elles doivent valoir entre 180 et 280$ beaucoup moins que ce qu’elles valaient au départ, alors je comprends pas trop ce que le gagnant gagne : de la tôle? Des débris de voitures tordus? Si Aaron Paul a fait de la prison pour homicide involontaire en quoi 6 voitures complètement détruites ainsi que leur pilotes morts font en sorte qu’il ne fera pas de prison? Est-ce que c’est ça le prix, de la prison à vie? Si oui, en quoi c’est cool? Est-ce que Shea Whigham ferait de la prison? Fuck non! 


London Has Fallen : Crisse que c’est cheap!! J’ai dû dire ça à haute voix environ 37 fois pendant le film. Quand t’as un budget de 60 millions et qu’on a l’impression que tu as investit que 18,75$  dans le visuel de ton film, crisse que c’est cheap! Peut-être que l'argent est allé dans les poches des 5 scénaristes. Quand tu n’as pas les moyens de te payer 2 hélicoptères et que tu les recrées en 2D cheap comme si tu étais dans un jeu de Xbox, svp, ne met pas de ralentit lorsqu’elles explosent, tu détruis le peu de crédibilité que ton film avait de passer incognito comme un document audio-visuel bas de gammes. Maintenant on sait que ton film est juste crissement cheap. Même les mauvais raccords et le sang en CGI ne font rien pour élever la qualité première et la seule qualité de ton film : celui  d’exister. Par contre, tes jokes poches et déplacées d’homosexuels tu aurais pu en mettre plus, ça va avec le reste du film, cheap.


From Dusk ‘till Dawn : The télésérie based on a film : From Dusk Till Dawn est le seul film où j’ai demandé à un monsieur de m’acheter un billet de cinéma car je n’avais pas l’âge pour aller le voir sans être accompagné d’un adulte. Le monsieur à refusé mais possiblement qu’il s’est rappelé la fois où il avait demandé à un monsieur dans sa tendre enfance de lui acheté un billet pour Dirty Harry ou Deep Throat et que le monsieur avait refusé créant par le fait même un enfant qui allait devenir aigri et hargneux pour le reste de ses jours. Ne voulant surtout pas que je devienne un être aigri à mon tour et pour que je puisse grandir en profitant des belles choses de la vie ou tout simplement parce qu’il voulait que je le trouve cool, le monsieur s’est ravisé et m’a acheté un billet pour le film. C’est devenu un classique de mon adolescence, George Clooney prouvait enfin après une succession de films plus ou moins bons (The Peacemaker, One Good Day) qu’il était cool. Bref, presque 20 ans plus tard Robert Rodriguez décide d’adapter son film (basé sur un scénario de Tarantino et d’une idée scénaristique de Robert Kurtzman (le « K » de KNB (l’équipe qui fait les effets spéciaux de votre série préféré, Walking Dead). Il prend donc le scénario original et l’étire sur 13 longs épisodes. Il y ajoute ici et là de nouveaux personnages dont on s’en bat les couilles mais le reste n’est qu’étirement de scènes déjà vu en format plus courtes et meilleures dans le film. On se retrouve donc à s’ennuyer non pas parce que tout est long mais parce que les acteurs sont assez terribles. Mis à part Robert Patrick dans le rôle d’Harvey Keitel tout les reste n’est qu’un casting de mauvais soap opériens sans talent et sans charismes. On se dit que Quentin Tarantino quoique pas si terrible dans le film est une sommité comparé à celui qui le remplace ici, un certain Zane Holtz. Les répliques de Clooney ont perdu de leur cool lorsqu’elles sortent de la bouche du gars qui joue le rôle principal, un dénommé DJ Catrona. On se croirait dans un porno mexicain, avec des décors en carton, c’est un peu ça l’ambiance. Je vais même être très franc avec vous, pour une raison que seul mon lecteur DVD pourrait vous expliquez, je n’ai pas écouté les épisodes dans l’ordre (le DVD est passé de l’épisode 1, 2 à 12 et 13 avant de revenir à 3, 4, 5 etc…)  J’ai donc écouté une version courte de la série mais une version longue du film avant de m’apercevoir que c’était en réalité une version très longue du film (J’ai eu espoir qu’après le 4e épisode (le 13e) que la série allait passer à autre chose, inventer le suite, partir de la finale du film pour faire une continuité originale. Et bien non!) J’espère que la 2e et 3e saison ne sont pas des adaptations du 2e et 3e film…


Orgazmo : J’ai toujours trouvé qu’Orgazmo était un film terrible. Je le revois pour la 1ere fois en 20 ans et mon opinion n’a pas tellement changé. Évidemment le film ne se prend pas au sérieux et il est normal que tout soit un peu tout croche mais je ne crois pas que ce soit tellement le cas. J’ai l’impression que le côté amateur du film est tout simplement dû à l’amateurisme de Trey Parker. C’est une chose de parodier et de se moquer mais s’en est une autre que de ne pas être capable de bien cadrer ou bien monter un film sous prétexte que c’est une parodie alors que l’objet de la parodie est quelque chose de mieux cadré, de mieux monté et de mieux filmé.

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Friday, July 14, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Rock N Roll : Guillaume Canet revient à la comédie-noir sur fond de vedétariat avec Rock N Roll. Jouant son propre rôle, Canet se fait dire sur un plateau de tournage par une actrice beaucoup plus jeune, qu'il est un vieux fini et qu'il n'est pas "Rock". Y a évidement rien de pire que les français pour utiliser le mot rock en tant qu'adjectif, eux qui considèrent Johnny Hallyday comme une sommité du rock. (Hallyday joue d'ailleurs dans le film, Canet va le voir pour lui demander comment être plus "rock"). Rock N Roll est un film difficile à aimé tant il est ringuard et tant la 1ere partie du film n'est pas si drôle mais plutôt cliché. Par contre la 2e partie du film, est presque jouissive quand on voit où Canet est prêt à aller pour rire de lui-même. Il nous surprend et on a d'autre choix que d'embarquer pour savoir où tout ça nous (le) mènera. L'accent québécois de Marion Cottillard est dégueulasse mais encore une fois, on finit par se bidonner puisque le but n'est pas tant d'imiter l'accent mais de nous irriter avec l'accent. Certain préfèreront la 1ere partie du film alors que d'autres comme moi, se bidonneront avec la 2e partie. 
PS : les moments musicaux, c'est non!

Train to Busan : Les Coréens ont eu la brillante idée de faire une suite au film de Chéreau, Ceux qui m'aiment, prendront le train. On y suit des gens qui prennent un train en direction de Busan. On ne découvre jamais vraiment la raison des personnages de se rendre à Busan, c'est un peu le seul bémol du film. On ne comprend jamais non plus la raison pour laquelle, ils prennent le train en cette journée particulière. On ne nous explique rien parce qu'en fait, ILS SONT ATTAQUÉS PAR UNE HORDE DE ZOMBIES. Déjà réputé pour être le meilleur film de zombies depuis 15 ans, Train to Busan est effectivement un très bon film du genre, possiblement le meilleur depuis 15ans (avec The Battery). Pas le temps d'y inclure de l'humour bidon ou une histoire d'amour ou d'inceste ou de percolateur défectueux, Train to Busan est en mode survie et ce dès les 20 premières minutes du film. Un film sans temps mort qui utilise son environnement (un train) au maximum. 

XXX : The Return of Xander Cage : Samuel L. Jackson nous revient pour un 3e épisode d’une série qui n’en a jamais mérité autant. Vin Diesel refait surface après un 2e volet piloté par Ice Cube dans ce qui se veut une sorte de James Bond des sports extrêmes si par sports extrêmes on veut dire faire du long board dans une rue du Chili ou faire du ski alpin entre 3 arbres. Pour plaire à un public international on y a ajouté une sud-américaine qui parle phonétiquement, une lesbienne australienne et Donnie Yen en plus de Toni Colette (une 2e australienne) et une scientifique très gaffeuse servant de comic relief si par scientifique on veut dire une hot babe aucunement crédible comme scientifique et comme gaffeuse. L’intrigue est moins que secondaire tant qu’on y voit Donnie Yen faire des pirouettes, Ruby Rose faire du Ruby Rose et Vin Diesel essayer de nous faire croire qu’il joue autre chose que sa personna. C’est qu’il n’a pas le physique crédible pour nous faire croire qu’il fait de la moto sur une vague ou qu’il fait des flips en apesanteur en gardant son cool. On ne croit tellement pas qu’il peut se tirer d’affaire qu’on nous résuscite son manteau en poil de mouton du 1er film tant son manque de charisme à besoin d’un boost laineux et frisé. Ice Cube fait une apparition pour nous laisser rêver à une suite où lui et Diesel s’en prendront à d’autres malfrats voulant dominer le monde. Comme si dans nos rêves les plus fous on se disait : Mais c’est pour quand un film avec Diesel et Cube?? C'est pour quand un film où deux bedonnant dans la quarantaine font des sports extrêmes en CGI? Un genre de Heat des pauvres. 


Legend of Tarzan : Samuel L. Jackson nous revient dans un film où on n’avait pas besoin de lui mais j’imagine qu’il a un quotas à respecter (genre 13 films par année) c’est qu’il peut tout jouer le Jackson. D’ailleurs il est le plus crédible d’un film où des acteurs jouent devant des écrans verts à essayer de combattre des macaques. Il faut dire que Jackson s’y connaît en animaux de la jungle, lui qui a déjà affronté des serpents dans un avion et dernièrement, un gros singe sur l’île de Skull. Toujours est-il que je ne crois pas avoir jamais vu un film aussi inutile que ce Legend of Tarzan. Je ne sait pas où l’on veut en venir. Chaque fois qu’il est à l’écran dans le rôle de Tarzan Alexander Skarsgard nous rappelle à quel point Christophe Lambert à déjà été bon. Les abdos en moins. Je ne sais pas trop l’histoire qu’on essaie de nous raconter mais je pensais à Australia tout au long du film en me disant que Baz Lurhman avait peut-être raté son coup mais au moins il racontait quelque chose. C’est un peu ce qui arrive à Hollywwod quand on croit que Christoph Waltz et Margot Robbie peuvent trouver du succès dans n’importe quel film. En fait, ça aide de donner les rênes d’un tel film (un budget de 175 millions de patates) à quelqu’un qui sait moindrement ce qu’il fait. Ici, tout n'est que singes en CGI et ballades dans la jungle mauvaisement intégrées à l'action. La rétine explose presque de son orbite et on s'ennuie de Phil Collins, le Tarzan de Disney n'était pas terrible, mes les tounes de Collins nous aidaient à passer à travers.   


Underworld : Blood War : Je crois bien qu’on est rendu au cinquième film. Samuel L. Jackson n’est malheureusement pas là (Lycans on a Plane aurait été un bon titre). Il est loin le temps où on nous faisait croire que Scott Speedman pouvait être un jeune premier. Underworld raconte la même chose que dans les films précédent, juste lire le titre (Blood War) pour s'en donner raison mais maintenant on étire vraiment au maximum les 3 lignes de l’intrigue du premier film. Le grand dadais de la série Divergent vient y faire sont tour comme remplaçant de Scott Speedman (qui avait déjà été remplacé je crois) et comme son charisme est presque nul, on ne sait pas trop si on doit être content quand les bons gagnent ou si on doit pleurer parce que sa insinue qu’une autre suite sera en chantier prochainement. C’est le genre de film qui te joue un peu avec la tête parce qu’on ne sait pas si on l’a déjà vu avant ou si c’est un nouveau film dans la saga alors on se surprend à googler « les symptômes de l’alzheimer » pendant le visionnement et ça c’est jamais bon signe.


Snatched : Bien que le film n’ai pas été scénarisé par Amy Schumer, Snatched à possiblement été ré-écrit pendant le tournage pour accommoder le genre d’humour de son actrice. Ce qui ne change pas grand chose puisqu’au final Snatched n’est pas particulièrement mémorable.


Sleepless : Remake du film français Nuit Blanche que j’avais trouver excellent est ici américanisé pour un résultat vraiment moche. En ancrant l’intrigue à Las Vegas et en suivant le scénario original le réalisateur avait en main toutes les clés d’un excellent polar d’autant plus qu’il avait Jamie Foxx, Michelle Monaghan, Scoot McNairy et David Harbour en sa possession. Que s’est-il passé? I don’t know! Visuellement le film est bien mais il ne raconte rien.  Bien que je connaissais l’intrigue, je ne comprenais rien de ce qui se passait devant ma rétine. Comme quoi il faut plus qu’un bon scénario pour faire un bon film, il faut aussi savoir raconter alors qu'ici on n'a que fait un copier/coller en se disant que ça ne pourrait pas donner autre chose que la même chose mais en anglais. Erreur.