Friday, July 14, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Rock N Roll : Guillaume Canet revient à la comédie-noir sur fond de vedétariat avec Rock N Roll. Jouant son propre rôle, Canet se fait dire sur un plateau de tournage par une actrice beaucoup plus jeune, qu'il est un vieux fini et qu'il n'est pas "Rock". Y a évidement rien de pire que les français pour utiliser le mot rock en tant qu'adjectif, eux qui considèrent Johnny Hallyday comme une sommité du rock. (Hallyday joue d'ailleurs dans le film, Canet va le voir pour lui demander comment être plus "rock"). Rock N Roll est un film difficile à aimé tant il est ringuard et tant la 1ere partie du film n'est pas si drôle mais plutôt cliché. Par contre la 2e partie du film, est presque jouissive quand on voit où Canet est prêt à aller pour rire de lui-même. Il nous surprend et on a d'autre choix que d'embarquer pour savoir où tout ça nous (le) mènera. L'accent québécois de Marion Cottillard est dégueulasse mais encore une fois, on finit par se bidonner puisque le but n'est pas tant d'imiter l'accent mais de nous irriter avec l'accent. Certain préfèreront la 1ere partie du film alors que d'autres comme moi, se bidonneront avec la 2e partie. 
PS : les moments musicaux, c'est non!

Train to Busan : Les Coréens ont eu la brillante idée de faire une suite au film de Chéreau, Ceux qui m'aiment, prendront le train. On y suit des gens qui prennent un train en direction de Busan. On ne découvre jamais vraiment la raison des personnages de se rendre à Busan, c'est un peu le seul bémol du film. On ne comprend jamais non plus la raison pour laquelle, ils prennent le train en cette journée particulière. On ne nous explique rien parce qu'en fait, ILS SONT ATTAQUÉS PAR UNE HORDE DE ZOMBIES. Déjà réputé pour être le meilleur film de zombies depuis 15 ans, Train to Busan est effectivement un très bon film du genre, possiblement le meilleur depuis 15ans (avec The Battery). Pas le temps d'y inclure de l'humour bidon ou une histoire d'amour ou d'inceste ou de percolateur défectueux, Train to Busan est en mode survie et ce dès les 20 premières minutes du film. Un film sans temps mort qui utilise son environnement (un train) au maximum. 

XXX : The Return of Xander Cage : Samuel L. Jackson nous revient pour un 3e épisode d’une série qui n’en a jamais mérité autant. Vin Diesel refait surface après un 2e volet piloté par Ice Cube dans ce qui se veut une sorte de James Bond des sports extrêmes si par sports extrêmes on veut dire faire du long board dans une rue du Chili ou faire du ski alpin entre 3 arbres. Pour plaire à un public international on y a ajouté une sud-américaine qui parle phonétiquement, une lesbienne australienne et Donnie Yen en plus de Toni Colette (une 2e australienne) et une scientifique très gaffeuse servant de comic relief si par scientifique on veut dire une hot babe aucunement crédible comme scientifique et comme gaffeuse. L’intrigue est moins que secondaire tant qu’on y voit Donnie Yen faire des pirouettes, Ruby Rose faire du Ruby Rose et Vin Diesel essayer de nous faire croire qu’il joue autre chose que sa personna. C’est qu’il n’a pas le physique crédible pour nous faire croire qu’il fait de la moto sur une vague ou qu’il fait des flips en apesanteur en gardant son cool. On ne croit tellement pas qu’il peut se tirer d’affaire qu’on nous résuscite son manteau en poil de mouton du 1er film tant son manque de charisme à besoin d’un boost laineux et frisé. Ice Cube fait une apparition pour nous laisser rêver à une suite où lui et Diesel s’en prendront à d’autres malfrats voulant dominer le monde. Comme si dans nos rêves les plus fous on se disait : Mais c’est pour quand un film avec Diesel et Cube?? C'est pour quand un film où deux bedonnant dans la quarantaine font des sports extrêmes en CGI? Un genre de Heat des pauvres. 


Legend of Tarzan : Samuel L. Jackson nous revient dans un film où on n’avait pas besoin de lui mais j’imagine qu’il a un quotas à respecter (genre 13 films par année) c’est qu’il peut tout jouer le Jackson. D’ailleurs il est le plus crédible d’un film où des acteurs jouent devant des écrans verts à essayer de combattre des macaques. Il faut dire que Jackson s’y connaît en animaux de la jungle, lui qui a déjà affronté des serpents dans un avion et dernièrement, un gros singe sur l’île de Skull. Toujours est-il que je ne crois pas avoir jamais vu un film aussi inutile que ce Legend of Tarzan. Je ne sait pas où l’on veut en venir. Chaque fois qu’il est à l’écran dans le rôle de Tarzan Alexander Skarsgard nous rappelle à quel point Christophe Lambert à déjà été bon. Les abdos en moins. Je ne sais pas trop l’histoire qu’on essaie de nous raconter mais je pensais à Australia tout au long du film en me disant que Baz Lurhman avait peut-être raté son coup mais au moins il racontait quelque chose. C’est un peu ce qui arrive à Hollywwod quand on croit que Christoph Waltz et Margot Robbie peuvent trouver du succès dans n’importe quel film. En fait, ça aide de donner les rênes d’un tel film (un budget de 175 millions de patates) à quelqu’un qui sait moindrement ce qu’il fait. Ici, tout n'est que singes en CGI et ballades dans la jungle mauvaisement intégrées à l'action. La rétine explose presque de son orbite et on s'ennuie de Phil Collins, le Tarzan de Disney n'était pas terrible, mes les tounes de Collins nous aidaient à passer à travers.   


Underworld : Blood War : Je crois bien qu’on est rendu au cinquième film. Samuel L. Jackson n’est malheureusement pas là (Lycans on a Plane aurait été un bon titre). Il est loin le temps où on nous faisait croire que Scott Speedman pouvait être un jeune premier. Underworld raconte la même chose que dans les films précédent, juste lire le titre (Blood War) pour s'en donner raison mais maintenant on étire vraiment au maximum les 3 lignes de l’intrigue du premier film. Le grand dadais de la série Divergent vient y faire sont tour comme remplaçant de Scott Speedman (qui avait déjà été remplacé je crois) et comme son charisme est presque nul, on ne sait pas trop si on doit être content quand les bons gagnent ou si on doit pleurer parce que sa insinue qu’une autre suite sera en chantier prochainement. C’est le genre de film qui te joue un peu avec la tête parce qu’on ne sait pas si on l’a déjà vu avant ou si c’est un nouveau film dans la saga alors on se surprend à googler « les symptômes de l’alzheimer » pendant le visionnement et ça c’est jamais bon signe.


Snatched : Bien que le film n’ai pas été scénarisé par Amy Schumer, Snatched à possiblement été ré-écrit pendant le tournage pour accommoder le genre d’humour de son actrice. Ce qui ne change pas grand chose puisqu’au final Snatched n’est pas particulièrement mémorable.


Sleepless : Remake du film français Nuit Blanche que j’avais trouver excellent est ici américanisé pour un résultat vraiment moche. En ancrant l’intrigue à Las Vegas et en suivant le scénario original le réalisateur avait en main toutes les clés d’un excellent polar d’autant plus qu’il avait Jamie Foxx, Michelle Monaghan, Scoot McNairy et David Harbour en sa possession. Que s’est-il passé? I don’t know! Visuellement le film est bien mais il ne raconte rien.  Bien que je connaissais l’intrigue, je ne comprenais rien de ce qui se passait devant ma rétine. Comme quoi il faut plus qu’un bon scénario pour faire un bon film, il faut aussi savoir raconter alors qu'ici on n'a que fait un copier/coller en se disant que ça ne pourrait pas donner autre chose que la même chose mais en anglais. Erreur.



Friday, June 23, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Transformers 5 : The Last Knight of the Arthurian Mythology : Suite du King Arthur de Guy Ritchie (que je n’ai toujours pas vu) et du Transformers 4 A Micheal Bay Movie with Explosions, Transformers 5 est possiblement le pire truc que j’ai vu depuis 10 ans. Et j’ai vu Jesus The Total Douchebag et Don’t Fuck in the Woods. Si ça peut donner une idée du désastre qu’est ce film. Je ne pensais pas qu’on pouvait faire pire que Transformers 2 et 3. Je ne comprends pas l’humour de Michael Bay. Je ne sais pas ce qui fait rire ce mec tant l’humour dans ses films tombe toujours à plat. Mais ce que je trouve pire c’est de penser que des millions de gens rient aux simili-blagues. Chaque fois qu’un personnages surjouent pour un effet comique où qu’une ligne de dialogue est sensée faire rire à un moment inoportun, je me dit : Mon Dieu! Mais ce n’est pas le moment! Dans Transformers 5 il y a environ 8 personnages qui servent de comic relief et chacun est non seulement plus embarrassant les uns que les autres mais ils ont un sens du comique différent ce qui laisse croire que Bay essaie de faire rire à tout prix. Comme s’il essayait d’utiliser chaque catégorie d’humour pour y faire rire chaque catégorie de fans associés à un genre d’humour. Au final, on a l’impression qu’il ne comprend rien ni au catégorie d’humour, ni aux blagues, ni aux gens ce qui fait beaucoup de méconnaissances pour un seul homme. Par contre, il a réussi à me faire rire avec ses dialogues explicatifs complètement loufoques.  Comme Par exemple :

-You’re my creator! (Optimus Prime qui se retrouve devant le personnage qui l’a crée)

ou bien

-You have to protect the key. One day someone will do anything to find it. (Merlin se fait dire ceci lorsqu’on lui remet un cadeau. Oui, oui, Merlin! Si ce n'est pas de l'exposition gratuite!)

ou bien

-Hello Optimus, it’s me Bumblebee, I’m your best friend! (tel un Teddy Ruxpin en manque de calin)

J’ai vu tout les films de la série au cinéma et c’est la 1ere fois où je trouvais pathétique de voir 2 ou 3 robots s’échanger des répliques vides. Je me disais, Michael Bay a filmé un terrain vague, et à ajouter en post-prod des robots et des dialogues. Ça m’a un peu découragé de penser qu’on dépense 200 millions de dollars pour filmer des terrains vagues.
Josh Duhamel apparaît dans le film comme si on s’était ennuyé de lui alors qu’on ne sait pas s’il joue le même personnage que dans les premiers films de la série.
Je ne pense pas avoir jamais vu autant de n’importe quoi dans un film. C’est un peu un fourre-tout qui ne va jamais nul part avec ses idées. On a l’impression qu’il y a 4 films mal intégrer en un seul ce qui accentue le fait que le film semble faire n’importe quoi, n’importe comment. Comme si on essayait d'utiliser le plus de trucs possible qui a fonctionné dernièrement (des enfants comme dans Stranger Things, un sous-marin comme dans Fate of the Furious, une historienne de l'art habillé beaucoup trop sexy pour ce que le travail lui demande comme dans un film de Michael Bay, un robot qui rapelle C-3PO)  Micheal Bay n’a aucune idée comment crée une œuvre cinématographique scotchant ça et là des bouts d’idées, des demi-personnages où rien ne fonctionne jamais. Non seulement visuellement, notre rétine s’adapte mal aux images mais aussi au niveau de l’intrigue où on nous explique beaucoup trop certains détails et pratiquement aucunement certains autres ce qui laisse un grand vide visuel et sonore. J’ai vu le film seul au cinéma et on était 2 dans la salle. L’autre gars se parlait seul à voix haute j’ai donc eu droit à une version Dolby digital surround de Transformers 5 ce qui ne la pas rendu meilleur. Mais je me demandais bien ce que l’autre spectateur avait tant à se dire. Peut-être faisait-il sa liste d’épicerie, car Transformers 5 est un bon moment pour se faire des listes d’épicerie ou se demander comment faire une cabane d’oiseaux car à 149 minutes, on a beaucoup de temps libre pendant le visionnement. Moi j’en ai profiter pour essayer de nouveaux chapeaux et pour faire une série de push ups à une main.   


The Purge : Election Year : La série The Purge est loin de faire partie de mon Top 1000 des meilleures séries du monde. Par contre, avec le second volet et celui-là, James DeMonaco à su crée une imagerie qui sied bien à l’univers qu’il dépeint (contrairement au 1er film où tout se passait dans une maison). Il a su crée un univers chaotique et anarchique surtout dans ce 3e volet où les masque d’anciens Présidents viennent hanter les rues de la ville. C’est juste dommage que son concept est complètement con. Dumoins sur l’écran car sur papier, ça semble fonctionner. Probablement que le concept est foireux car DeMonaco n’est jamais en mesure de bien l’exprimer et qu’il laisse tellement de questions autant au niveau du fonctionnement de cette purge qu'au niveau des actions des personnages. Autant les méchants sont toujours des minables qui au niveau acting surjouent comme c’est pas permis (il faut voir la petite ado dans le film, elle est tellement caricaturale que ça fait mal aux yeux d’être aussi off) autant que les bons sont complètement stupides dans leur réaction. Comme s’ils ne comprenaient jamais comment réagir à un événement annuel qui existe depuis 20 ans. C’est un peu comme si le 23 juin vous vous retrouviez chaque année depuis 20 ans au Plaines d’Abraham pour pique-niquer en famille avec grand-maman et que tout à coup surgit des milliers de fêtards qui viennent écouter Garou et Julie Daraîche et que vous ne savez pas comment réagir. Après 20 ans. Le 23 juin. Plaines D’Abraham. 1+1 = 2. Bref, les personnages sont toujours prisonniers d’un manque flagrant d’organisation et le film découle de leur mauvaises actions. Après 3 films, ça devient embêtant, d’autant plus que ce l’était la 1ere fois. Je crois que DeMonaco à beaucoup d’idée mais à de la difficulté à bien les exprimer. Qu’il prenne une tournure très politique avec ce 3e volet est tout en son honneur mais encore une fois, il mélange les chose sans que l’on ne sache trop où il veut en venir. On se retrouve devant un mélange politico-religieux où on aurait préféré qu’il nous épargne le religieux de la patente et qu’il se concentre sur une intrigue plus solide et qui s’éparpille moins. Cela étant dit The Purge : Election Year est loin d’être un désastre même que si on met son cerveau à off et que l’on essaie pas trop de comprendre (et il est là le problème du concept), on peut en sortir divertit. Un peu. 


The Mind’s Eye : La ligne est mince entre hommage, parodie et plagiat éhonté. The Mind's Eye n'a de l'hommage que la musique synthé 1980 et une lumière néonée bleu et rouge sinon.... C'est que on a l'impression que soit le réalisateur n'a jamais vu le film Scanners de Cronenberg (ou The Fury de De Palma) ou soit il l'a vu n'a retenu que les grandes lignes et en a fait un film identique. Je ne veux vraiment pas chier sur ce film car le (jeune) réalisateur s'est forcé pour donner un style au film mais il dirige ses acteurs comme s'il faisait un film étudiant et parfois c'est le seul élément positif que l'on peut trouver au film, le fait qu'il ressemble à un film étudiant! Les acteurs sont à la limite du mauvais ce qui est dérangeant surtout quand 90 % du film se concentre entre 2 personnages qui se regardent avec force comme s'ils étaient constipés jusqu'à ce qu'un des deux explose. Les effets gore sont efficaces, il y a plus d'explosion corporelle que dans Scanners mais le scénario est désastreux. Comme par exemple, le protagoniste s'enfuit avec sa copine et décide d'aller se cacher chez son père (comme si les poursuivants n'allaient pas fouiller là à la première occasion)s'en suit une scène vraiment très longue où l'on l'un des poursuivant est pris en grippe environ 17 fois avant de finalement mourir. La scène est tellement longue (il tient le père en otage, mange une volée, tient le père en otage, mange une volée, tue le père, mange une volée, se bat un peu, mange une volée, se bat encore, mange une volée, mange une volée, puis il meurt enfin) et mal amené que les 2 poursuivant auraient pu mourir dans la 1ere minute mais on étire de façon illogique au point où s'en n'est plus drôle. De plus, le protagoniste aurait pu sauver son père. Mais bon, fuck la logique!  On passe environ les 25 dernière minute à se regarder de façon intense et c'est un peu long mais on a droit à des haches tellement affûtés qu'elles coupent des têtes comme si elles étaient fait en beurre. 


The Last Witch Hunter : Sérieusement, Hollywood, arrête de faire des films comme ça! Tout le monde s'en bat les couilles. Hollywood, si Vin Diesel ne joue pas dans un Fast & Furious, personne ne va voir ses films. Il y a des mystères comme ça, Vin pas de voiture = on s'en torche!


The Curse of Doctor Wolfenstein : Les allemands aiment bien faire des films ultra-gore mais la plupart du temps c’est très merdique (Burning Moon, Barricade, etc…) Avec The Curse… on se retrouve avec une moitié merdique et une moitié bien gore presqu’amusante tant ça fait du bien de voir quelque chose de pas trop propre mais pas trop explicite non plus (comme des crucifix dans des vulves, ou des filles qui s’auto-vomissent dessus). Alors on est devant un film beaucoup trop long (115 minutes) où la moitié merdique aurait pu être écourtée (des jeunes qui cherchent un rave! UN RAVE? Sommes nous en 1996, bordel?) et qui tombent sur le Docteur Wolfenstein qui passe son temps à fendre des crânes avec une machettes. Des effets old school et beaucoup d’hémoglobine  font de The Curse… un film juste assez correct pour être recommandable. Bravo les allemands (Don’t mention the war)!


Unfriended : Unfriended c’est un film qui se passe entièrement sur Skype avec du Facebook, du MSN et du Google parsemé ça et là. Alors on observe tel des voyeurs en manque de vivre, une conversation entre 5 amis qui ne nous intéresse pas à propos de l’anniversaire du suicide d’une de leur soi-disant amie. Est-ce elle qui vient les hanter sur les réseaux sociaux les croyant responsables de son suicide? Est-ce un jeune farceur qui s’amuse à les manipuler en leur faisant jouer à un jeu de vérité ou consequences sans réelle tension dramatique?  Est-ce une bonne façon de perdre 90 minutes de sa vie? Leur histoire, on s’en fout mais derrière Unfriended y a un message anti-bullying sur les réseaux sociaux et c’est déjà ça. Dommage qu’on n’y croit pas vraiment. On ne comprend jamais comment les personnages finissent par croire que c’est une question de vie ou de mort, en fait oui, on comprend c’est que le scenario n’est pas aussi astucieux qu’il ne le croit.
 

Zombeavers : Le problème avec des films comme Zombeavers c’est qu’ils mélangent ne pas se prendre au sérieux et ne pas faire le film avec sérieux.  En ne voulant pas se prendre au sérieux le film veut à tout pris faire rire, mais il y a moyen de faire rire sans cabotiner ou sans utiliser des clichés pour s’amuser et non pas les utiliser pour ne rien aire d’autre que les utiliser. Parce qu’il y a une façon de rire des clichés du genre mais lorsqu’on ne fais que les accumuler en croyant que ce sera drôle, ça donne l’effet contraire.  Évidemment je ne m’attendais pas à voir un grand film mais ça ne veut pas dire qu’il faut absolument que je l’apprécie ce Zombeavers. C’est que, voyez-vous, il y a des attentes pour ce genre de films et ce n’est pas parce qu’il y a des filles nues un peu cutes mais pas très bonnes qui jouent mal, de l’humour télégraphié, des douches bags qui jouent des douchebags et des castors zombies mal fait que le film est nécessairement réussi ou qu’il est amusant. Au contraire, quand on a tout ses elements à porté de mains il faut travailler encore plus fort pour que le tout soit réussie et non pas y aller paresseusement en se disant que c’est pas grave puisque ce n’est pas sérieux…


The Shallow : Il y a pire que de regarder Blake Lively en bikini pendant 90 minutes mais y a aussi le fait que je pourrais écouter autre chose de plus excitant ou amusant pendant ce 90 minutes.


Wyrmwood : Road of the Dead : Voici un très bon exemple d’un film de genre qui ne se prend pas au sérieux mais qui est fait avec beaucoup de sérieux. Le film de zombies est devenu une parodie de lui-même mais Wyrmwood, nous redone confiance dans le genre, chose que les 308 derniers films de zombies n’ont pas réussi (sauf The Battery que je considère l'un des 15 meilleurs films du genre).  Le film est loin d’être parfait mais le très petit budget est utilisé au maximum donnant une direction photo pas toujours incroyable mais extrêmement vivante, un montage fluide qui donne un ton rapide et efficace au film. Dommage que les acteurs ne sont pas toujours à la hauteur, mais les costumes et  les maquillages sont très efficaces. La 2e partie du film est moins convaincante au niveau du scenario mais l’on comprend que les frères Roach-Turner (scénariste, producteur et réalisateur) ont tenté quelque chose de different qui laisse la porte ouverte à plusieurs suites (ou non) donc c’est pardonable.  Je dirais que si on cherche un film de zombies avec des personnages profonds et plein de sentiments humains et toute la patente comme The Walking Dead, vous allez être déçu, par contre un divertissement amusant et gore, Wyrmwood est un bon choix.




Tuesday, June 13, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

King Arthur : The Legend of the Sword Stuck in Some Stone : Je l’ai pas vu, désolé Jim.


Alien : Covenant : Bon, par où commencer…Ça va être compliqué… Avec Prometheus, Ridley Scott à voulu nous donner un film sur l’Origine de l’homme, du Paradis et de l’Enfer. Une sorte de Paradise’s Lost de Milton mais en film. Et dans  un contexte futuriste. Le 1er problème c’est qu’il a fait appel à Damon Lindelof pour scénariser le film (l’un des 5 scénaristes). Lindelof est considéré comme un dieu de la sci-fi fucked-up depuis qu’il a mis ses mains dans la série Lost. Rien de bon n’est sortie de son imagination depuis mais il n’en demeure pas moins que dès qu’une grosse production a besoin d’un concept ou d’un script doctor pour de la sci-fi, c’est Lindelof que l’on va chercher.
            Le 2e problème c’est que Ridley Scott à voulu faire un film qui traitait des sujets mentionnés plus haut mais dans l’environnement de son chef-d’œuvre Alien. Ce qui n’était pas une bonne idée parce qu’il jongle avec beaucoup trop d’éléments incohérents, qu’il essaie de répondre à des questions qui n’ont nul besoin d’être répondu et parce qu’en revisitant son film antérieur, on n’a d’autre choix que de jouer à la comparaison et s’apercevoir que 1)Scott fait n’importe quoi et 2)il n’a pas compris ce qui faisait le succès de son Alien. Évidemment le but n’est pas de refaire le même film mais il faut tout de même des cohérences ou du moins un semblant de compréhension de ce qui avait fonctionné la 1ere fois.
            Le 3e problème c’est qu’il ne faut jamais faire de prequel surtout 30 ans plus tard car elles ne fonctionnent jamais surtout d’un point de vue du suspense, l’élément de danger n’en ai pas un si l’on sait que les personages vont mourir et que la bestiole va survivre. Si Scott s’était contenté de faire un prequel, je crois que Prometheus aurait pu être supérieur surtout qu’il essaie de réinventer complètement son univers mais jamais de façon intéressante. Mais comme il a tenté de traiter de sujet plus ambitieux dans un contexte d’une prequel, Prometheus est un ratage assez extrême. Scott aurait pu faire un prequel à Gladiator ou White Squall que ça aurait donné le même résultat. 
            Revenons à Alien : Convenant après cet intro tarabiscoté mais essentiel. Cette fois, Ridley Scott a compris que les gens n’en n’ont rien à foutre de l’origine de l’homme alors il se concentre à essayer de donner des réponses à des questions que personnes ne se posent (d’où viennet les xenomorphes) tout en essayant de nous faire oublier Prometheus. Il efface tout bonnement ce qu’il avait tenter de créer pour ce concentrer uniquement sur ce qu’il croit être ce que le public demande : des aliens. Mais au lien de le faire dans une histoire crédible ou bien même dans un simili-remake d’Alien , il prend les éléments de la saga et les intègre comme s’il faisait un film pour Roger Corman, une copie plus moche avec des dialogues sur-explicatifs et des personnages qui multiplient les faux pas. C’est comme une régression. Comme si Scott s’était dit qu’il pouvait faire mieux que Alien : Resurrection alors qu’il fait pire qu’Aliens VS Predators (pas au niveau visuel, la direction photo et artistique sont impeccables).
            Si on se concentre uniquement sur le film, la stupidité des personnages est encore ce qui fait le plus rouler des yeux. Parce qu’autant que l’on peut trouver qu’il y a un flagrant manque d’imagination dans la prémisse puisqu’elle est identique à Prometheus et Alien, autant que l’accumulation de stupidités est difficile à accepter puisque la plupart d’entre elles ne sont qu’excuses pour faire avancer la trame narrative de façon artificielle alors que l’autre partie des stupidités sont mal mises en contextes. Toute l’idée de la création (création de l’homme, création des robots, création des xenomorphes) est la partie centrale du film mais n’a rien à voir dans un film de la saga. Elle en devient la partie centrale que parce qu’on veut éviter de nous parler des Ingénieurs alors on les tue en 12 secondes sans vraiment d’explication (Est-ce que David est sur une autre planète? Où a-t-il pris le vaisseau? Pourquoi? Avec qui? Pourquoi pas?). Alors on s’acharne à nous expliquer que David (l’androide #1) est celui qui crée les xenomorphes pour une raison aussi bidon que : Je déteste les humains et mon papa. Il faut dire que Guy Pearce (le papa) lui donne des ordres comme de lui verser du thé et l’instruit en lui demandant d’écouter du Wagner (parce qu’on sait que dans 150 ans Wagner est celui qui va défier la loi du temps en terme de culture). J’ai l’impression que Ridley Scott nous fait du Denys Arcand en étant condescendant avec ses goûts et sa musique classique. On a droit à du slapstick ce qui n’est pas bienvenue mais 2 fois plutôt qu’une dans la même scène où deux personnages glissent sur une flaque de sang, on peut se poser des questions sur l'amour de Scott pour Jacques Tati. On a aussi droit à de la comédie quand on s’aperçoit que le chef de la mission est joué par James Franco. Ce qui dès le début nous empêche de croire au film. D’autant plus qu’une photo de lui et l’équipe est pratiquement identique à la fameuse peinture « Le Dernier repas » où Jésus est au centre d’une table entouré de ses apôtres. On roule donc des yeux une fois de plus parce que Scott essaie de nous enfoncer dans le crâne le coté symbolico-chrétien de toute la patente. Il serait trop long énumérer toutes les stupidités des personnages mais ça va de ne pas porter de casque d’oxygène sur une planète inconnu à regarder dans un œuf d’alien pour se faire attaquer. Bien sûr Micheal Fassbender jour de la flûte mais quand même.
            Le film essaie tellement d’effacer les traces de Prometheus qu’il fait du révisionnisme involontaire de sa saga et contredit tout ce qui vient après. Car c’est ce qui est difficile lorsqu’on s’attaque à une prequel, on risque de se contredire et Alien : Covenant ne fait que ça.
           Premièrement, on nous explique d'où viennent les oeufs ce qui n'est pas une question que les gens se demandent mais on répond que David les crée alors que dans Aliens de James Cameron, on expliquait qu'ils étaient pondu par une reine. Pas de reine ici, juste les mains de David et de la potté noir. L'idée qu'une équipe réponde à un signal de détresse sur une planète éloignée dans Alien fonctionne qu'elle arrive de nouveau dans Alien  : Covenant est un manque flagrant d'imagination. Le fait que les évènements d'Alien : Covenant arrivent font en sorte que les évènements d'Alien et Aliens ne peuvent avoir lieu. Parce que 1)il y aurait eu un rapport où 2000 couples en cryogénisation ont disparu 2)voyant cette mission ratée, il y aurait un rapport quelque part qui explique cette disparition 3)qui explique de ne pas aller sur cette planète ce qui 1)empêche les évènements d'Alien d'arriver puisqu'ils n'iraient pas sur la planète et 2)empêche les évènements d'Aliens d'arriver puisque la compagnie n'essaierait pas de peupler une planète qui a déjà fait disparaitre 2000 colonialistes en essayant d'être peuplé. 
            Deuxièmement, plus on recule dans la temporalité de la série et plus les androides frôlent la perfection. Qui fonctionne comme ça?? Qui crée un prototype tellement parfait qu'il décide de les rendent moins bons? De plus, la technologie est supérieur dans les prequels que dans les films qui suivent que ce soit les ordinateurs ou les navettes spatiales, tout est technologiquement supérieur et rapide que 200 ans plus tard. 
On essaie donc de nous faire croire que les scientifiques idiots, barbus et tattoué de Prometheus sont la crème de la crème pour ce genre de mission alors qu'ils sont tous stupides et que 200 ans plus tard, on nous montre que Harry Dean Stanton et Veronica Cartwright sont plus futés que des scientifiques alors qu'ils ne sont que de vulgaires prolétaires. Au-delà du fait que Stanton est un meilleur acteur que tout les scientifiques de Prometheus, comment ce fait-il que j'y croit à Stanton, que j'y croit à Tom Skerrit alors qu'Idris Elba et Guy Pearce et Danny McBride n'ont rien de crédible autant dans leur action que dans leur réaction.
Je sais que tout ça peut sembler n'avoir aucun sens ou être difficile à suivre ou même être extrêmement irritant mais c'est exactement comme ça que je me sentais en écoutant Alien : Covenant : Plein d'idées mal rassemblées.


The Mummy :  The Mummy est une tentative ratée d'essayer de crée un genre de Marvel Universe ou DC comics machin mais avec les monstres de la Universal. Un genre de Van Helsing mais en mieux alors qu'en réalité on se met à  s'ennuyer de Stephen Sommers. Il faut dire que la façon de s'y prendre n'est pas super invitante : on nous montre un Docteur Jekyll pas tout à fait capable de contrôler ses pulsions, ce qui nous le rend antipathique et nous permet de douter de sa capacité à gérer une équipe qui sera composé de monstres tout aussi antipathiques que lui. Les 30 premières minutes donne une bonne idée de la direction que la série de films veut prendre : une sorte de comédie d'aventure excitante, un Indiana Jones comique et rempli d'action. Tout est très approximatif dans ses 30 minutes, l'humour ne fonctionne pas car Tom Cruise n'est pas un comédien, la chimie est inexistante entre Cruise et Annabelle Wallis, on sur explique par la voix hors champs de Russell Crowe en se demandant mais à qui donc explique-t-il ceci puisqu"il regarde un mur quand la voix hors champs commence. Bref, les 30 premières minutes donnent un ton, une idée, une approximation, bref, un bon brouillon. Puis arrive la momie. Et le Docteur Jekyll. Et Jake Johnson en comic relief qui se la joue Griffin Dunne dans An American Werewolf in London.  Le film prend une tournure très conventionnelle et oublie d'expliquer certains détails pour se concentrer sur les grandes lignes (une momie attaque un gars joué par Tom Cruise). Tout devient répétitif, agressant, interminable. Je ne pense pas que les suites seront mise en chantier et c'est mieux comme ça.


Baywatch : La bande-annonce donne l’impression qu’on aura à faire à un remake de la série télé, mais qui ne se prend pas au sérieux et qui n’a pas peur d’utiliser un langage vulgaire et des blagues de pénis. En voyant le film on a justement à faire à une bande-annonce étirée sur 120 minutes avec un langage grossier et des blagues de pénis. Il est là le problème, quand on a seulement les 3 bonnes blagues de la bande-annonce dans notre film et que ce sont les seuls 3 blagues que les 5 scénaristes ont réussi à insérer on a pas le choix de se taper 117 minutes de remplissage entre ces blagues parsemées ça et là. C’est un peu long. On croyait tous à tord que le film allait prendre le même chemin que 21 Jump Street, mais c’est comme si les scénaristes croyaient qu’ils devaient absolument ancrer le film dans une certaine réalité qui n’intéresse pas du tout le public cible plutôt que d’y aller avec le plus de cabotinage, d’immaturité, de vulgarité et d’humour possible. On a décidé de donner un arc narratif aux personnages mais de façon simili-sérieuse. C’est qu’on s’en fout si Zac Efron va retrouver le droit chemin et arrêter sa vie de débauche qui le rend si égocentrique. Du moins, on s’en fout car ce n’est pas fait avec humour mais avec le sérieux le plus cliché. Pourquoi ne pas avoir amené le film automatiquement dans le sens de la comédie où Efron et Johnson deviennent amis et n’ont rien à se prouver. Évidemment ça ouvre la porte à un film beaucoup plus conventionnel mais ça ouvre également la porte à des situations cocasses ou des scènes comiques qui ne se retrouvent pas du tout dans le film tant on force une histoire sérieuse de méchants et de gardes du corps qui terrorisent le développement immobilier d’une baie californienne. Il n’y a pratiquement pas d’humour dans le film mais en plus les quelques scènes humoristiques sont insérer dans des scènes dangereuses ce qui leur enlève beaucoup de leur côté comique. La faute va évidemment au 5 scénaristes (Lennon et Ben Garant sont loin d’être mes script doctors préférés(j’ai lu leur livre, ça me les a rendu encore moins sympathiques)) qui n’ont pas été en mesure d’être inventifs (en copiant leurs blagues sur les comédies à succès des 8 ou 9 dernières années) ou au moins un peu drôles. Mais je crois que la faute va surtout au réalisateur qui s’est contenté de filmer platement sans trop diriger ses acteurs. The Rock à un bon sens du timing, Efron un peu moins sauf s’il est bien dirigé et ici sans être le maillon faible du film, n’est pas aidé par une réalisation molle et que dire du reste de la distribution qui ne font que dire leur texte comme s’ils étaient en répétition. On cache beaucoup la poitrine d’Alexandra Daddario parce que le but n’est pas tant de voir de la poitrine en bikini mais surtout car elle à une plus grosse poitrine que Kelly Rohrbach qui joue la Pamela Andersson du film. Je ne parlerai pas des effets spéciaux car je crois que la version projetée au cinéma près de chez moi était une version non terminée tant les effets étaient de mardes.

Mike And Dave Need Wedding Dates : On aura beau autant comme autant me faire croire qu’Anna Kendricks est incroyablement bonne, et ça se peut, mais pas en comédie, elle n’a aucun talent comique sauf celle de voir sa p’tite face toujours surprise des conneries qui sortent de sa bouche. Elle n’a jamais d'expression, en fait je crois que c’est ça son jeu d’actrice : être la fille qui n’a pas d’expression. Mais bon tant qu’elle est capable de vendre des chansons sur Itunes (le truc avec la tasse, là? The Cup Song ou quelque chose comme ça)elle va continuer de faire des Pitch Perfect. Mais justement Pitch Perfect a l’avantage d’avoir plusieurs personnages ce qui fait que Kendricks est moins le centre d’attention. Ici, sans être le personnage central, elle est très mal accompagnée ou dumoins elle n’a aucune chimie avec Aubrey Plaza qui surjoue la fille de Verdun un peu trash. Kendricks souffre du même symptôme, celui de surjouer la white trash. On y croit aucunement tant tout est forcé mais en plus elles doivent jouer les white trash qui joue des filles bien élevées alors c’est normal qu’avec tout ses niveau de jeu, il y ait surjeu. Efron et Adam Devine sont les Mike and Dave du titre et Efron est assez drôle mais Devine surjoue son personnage de Workaholics ce qui fini par irriter surtout au dénouement où il termine évidemment avec la fille sans qu'on ne comprenne réellement pourquoi. Et tout ça se passe tellement rapidement qu’on n’a pas d’autre choix que de s’en crisser. Les blagues ne sont pas assez vulgaires pour être vulgaires et pas assez drôles pour être drôles alors on est devant un film qui essaie beaucoup d’être comique  en en faisant des tonnes sans qu’on ne comprenne jamais les enjeux et les motivations de tout le monde. Au final, on ne rit pas vraiment mais on sait qu'on a perdu notre temps ce qui est la chose positive à dire sur ce film.


Neighbors 2 : Un autre film avec Zac Efron ou bien j’ai l’air d’un fan fini de High School Musical ou bien j’ai passé la dernière semaine à garder mes nièces pendant que ma sœurs était en vacances. Neighors 2 est drôle sans jamais forcer la note. On a l’impression que moins Efron n’est musclé plus il est drôle. Il est dans Neighbors 2 le moins musclé des 3 films que j’ai vu donc le plus drôle. La chimie entre les acteurs est excellente et tout le monde jouent dans le ton voulu. On est devant une comédie vulgaire certes mais pas sans intérêt et qui dans ces moments fausements touchants, nous touchent.


Pootie Tang : Avant d’être un grand de l’humour, Louis CK a réalisé ce film que j’ai toujours trouvé très mauvais. On dirait un sketch de SNL étiré sur 80 minutes. Le revoir 15 ans plus tard ne change rien à l’expérience. Pas aussi mauvais que Cabin Boy mais presque.


It Comes At Night : It Comes At Night semble être critiqué par les fans de Walking Dead qui croyaient y voir des zombies ou je ne sais trop mais surtout parce que le film n’explique jamais la provenance de l’épidémie qui tue la population. Ces mêmes fans ne se plaignent jamais de la même chose lorsque l’on dissèque leur série télé préféré. J’avoue que It Comes At Night est frustrant puisque le climax n’arrive jamais. Ce n’est pas tant le but du film de conclure sur un revirement incroyable ou sur une explication  mais le problème vient d’ailleurs, comme si les multiples séquences de rêves devaient nous expliquer quelque chose alors qu’elles n’en font rien. Alors on est un peu confusionné lorsque la porte de la maison dans laquelle se passe le 2/3 du film qui doit en tout temps être fermée se retrouve ouverte à la fin. On se dit que le film est possiblement un rêve éveillé du début à la fin mais pourquoi? Ou on se dit que la porte est une métaphore pour quelque chose mais quoi? Ou on se dit que le film est une métaphore mais on ne comprend jamais trop s’il s’agit d’un film sur la peur de l’autre ou la peur de la peur de l’autre ou la peur de l'autre qui nous fait faire des trucs idiot, etc… Peut-être aussi que It Comes At Night est une adaptation caché de The Masque of Red Death de Poe. Le film est loin d’être détestable c’est seulement au niveau du climax que le film à de grosses lacunes. Au contraire, le film a plusieurs qualités (interprétations, direction photo, climat de terreur et de paranoia).







Tuesday, May 23, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Bon Cop Bad Cop 2 : J’ai très peu de souvenir de Bon Cop Bad Cop parce que ce n’est pas un film que j’ai apprécié. Erik Canuel a essayé de nous donner le 1er film québécois à-la-Lethal-Weapon avec plus ou moins de succès. Son style visuel allait dans tout les sens pour rien et le peu d’action qu’il y avait était inséré de façon artificiel dans une finale complètement oubliable. Le scénario misait surtout sur les clichés des buddy cop movies et sur l’humour en donnant au passage à Patrick Huard le rôle du tombeur de ses dames tel le Mel Gibson qu’il est. Moi je pense que si l’on est pour imiter les américains aussi bien le faire de façon compétente plutôt que de le faire de la même façon qu’eux : en nous servant un film de série B de bas étage. Je n’ai rien contre la série B mais toujours est-il qu’il faut un semblant d’originalité pour que ce soit amusant. Comme j’expliquais récemment au remarquable Jim Chartrand, je préfère une série B où l’affiche du film est trompeuse et où le film est incompétent plutôt qu’une copie de ce qui se fait de pas bon avec du talent mal utilisé. 
Alain Desrochers semble n’avoir jamais le talent de ses ambitions tant ses mises en scène sont toujours approximatives. Je comprends toujours ce qu’il veut faire lorsqu’il utilise une grue ou un travelling mais la mécanique est toujours visible comme s’il n’arrivait pas à réaliser ce qu’il avait en tête, surtout dans ses scènes d’action. La scène de la voiture explosive dans le film en est un bon exemple tout comme la scène de simili-sniper. Desrocher utilise une grue et son mouvement de caméra qui se veut vertigineux et excitant m’apparaît artificiel et mal mis en image. Bien que le non-style employé par Canuel dans le premier volet était n’importe quoi, il donnait tout de même une facture et un ton au film alors qu’ici tout est filmé de façon impersonnelle. Les images sont fades et ressemblent à du DTV sur le pilote automatique sans aucun âme. 
On me souffle à l’oreille que le film à coûté 12 millions de patates ce qui est choquant puisqu’on aurait pu faire 4 films moyens à 3 millions de patates ou 12 très bons petits films pour le même budget. Avoir 12 millions en sa possession et ne pas être en mesure de bien l’utiliser est complètement insultant. D’autant plus que j’avais l’impression que le film n’avait pas coûté plus de 2 milllions. En espèrant que ce n’est pas la salaire d’Anik Jean qui à engendrer le gros de la production puisque ses petites chansonnettes sont à l’image du film : une copie pallote et sans âme de ce qui se fait de mieux ailleurs. 
L’intrigue du film est meilleure dans cette suite même si au final tout n’a ni queue ni tête et que l’on abuse beaucoup trop de lieux communs qui n’apportent rien au film si ce n’est que de lui donner un semblant d’humanité (Ward qui souffre d’une maladie, Bouchard qui trouve son travail d’undercover très difficile pour garder une vie de famille saine). Les sous-intrigues sont à se péter la tête sur une bloc de glace tant on n’en a rien à foutre que la fille du personnage de Patrick Huard réussise son cours à Nicolet. D’autant plus que Sarah Jeanne-Labrosse joue un personnage qui doit avoir 17 ans mais elle le joue comme si elle avait 8 ans et demi ou comme si elle avait reçu un gros coup de marteau sur la tête et qu’il en avait résulté qu’elle est éperduement amoureuse de son père. Lucie Laurier est réduite à une poitrine dans un baby doll ou une poitrine dans une robe de chambre et que dire de Marianna Mazza qui est possiblement le truc le plus irritant depuis Chris Tucker dans The Fifth Element. Mazza joue comme si ce n’était jamais assez gros de caricaturer un personnage alors elle devient une anti-caricature, une caricature tellement énorme, imbécile et intolérable qu’on a l‘impression que tout les acteurs sous-jouent. On a l’impression que personne sur le plateau n’a osé lui dire qu’elle n’avait pas de crédibilité ou peut-être même qu’à chaque fois qu’on lui a dit, elle s’est mise à caricaturer encore plus fort. C’est presque de l’anti-humour, une performance digne d’Andy Kaufman. Que l’intrigue soit bâclé ou que l’humour fonctionne peu c’est une chose mais qu’on essaie de nous faire croire que Mazza joue un génie de l’informatique qui travaille pour la police de façon aussi dégueulasse est assez insultant, mais bon, Desrochers s’y connais en génie informatique puisqu’Antoine-Olivier Pilon portait fièrement le perruque émo dans Nitro Rush. Ce qui est plus insultant encore c'est la façon non-drôle que le film se paie la tête des policiers américains (je suis convaincu que les policiers du Maine ou du Vermont sont au courant qu’au Québec on parle français). Je rêve du jour où les scénaristes de films d’action vont cesser d’utiliser des pivots scénaristiques inutiles dans leur film(le chef du FBI qui est dans le coup par exemple) et commencer à faire confiance à leur scénario. L’intrigue ne change absolument pas si le chef du FBI est dans le coup ou non d’autant plus que la scène où Huard et Feore s’en rendent compte est tout à fait artificielle et inutile. Il faut arrêter de vouloir balancer des pivots inutiles et faire confiance aux spectateurs : si le film est bien ficelé, même si l’intrigue est mince, ils ne s’ennuiront pas. J’espère que Bon Cop Bad Cop 3 réuniera Feore, Huard et Labrosse fraichement sortie de Nicolet. Le chef de police pourra être jouer par Anthony Kavanagh ou Rachid Badouri tant qu’a faire caricatural.


Scream : The série pour la télé : J’ai vu Scream au cinéma en 1996 et le fan d’horreur en moi avait vraiment apprécié au point où je suis retourné le voir. Le film a réssuscité les films d’horreurs qui étaient devenus depuis longtemps le genre mal aimé, remplacé par des thrillers moyens pour adultes consentants du genre : Consenting Adults et autres Sleeping With The Enemy. Scream à redonné un souffle au genre au point qu’il s’est très vite saturé à nouveau. Mais ce court moment de décembre 1996 où Wes Craven nous offrait ce qui nous semblait à l’époque, un regard frais sur le genre est assez inoubliable puisque depuis le regain du genre s’est fait dans le found footage ou les remakes. Craven à réalisé les 4 films de la série dont la mise en scène demeure efficace mais dont l’intrigue varie au niveau de la qualité et de l'intérêt du spectateur. Le scénariste s’était toujours vanté d’avoir écrit une trilogie alors qu’il semblait évident au visionnement de chaque film que les scénarios avaient plus ou moins été réfléchis (surtout que le 3e film est scénarisé par quelqu’un d’autre). L'idée d'en faire une série télé est plutôt curieuse puisqu'en réalité on utilise que la prémisse du film de façon très très libre. Autant dire que Scream The série pour la télé n'a pas grand chose en commun si ce n'est que le titre ainsi que 2 ou 3 idées. Une chose est sûre c'est que le premier truc qui frappe avec la série est à quel point tout le mondes est fucking beau! Je n'ai jamais vu autant de gens crissements beaux se côtoyer. Même les professeurs sont incroyablement trop jeunes pour être prof mais physiquement trop beaux pour être crédibles comme professeur. Même les acteurs qui jouent les parents sont des gens qui ont très bien vieillis. On sait tous que beau n'égale pas nécessairement bon, alors les acteurs sont surtout fonctionnels dans leur livraison de dialogues mais complètement inaptes à faire passer une émotion et agir en conséquence de la situation dans laquelle ils se trouvent. Parce que quand un tueur assassine tes amis il est évident que de faire un party pour l'Halloween, coucher avec son prof ou se rendre dans des édifices abandonnés la nuit sont les premiers trucs qui te passent pas la tête. Mais j'imagine que ça c'est la faute du scénariste parce qu'étirer un film de 90 minutes sur 12 épisodes, on fini par oublier les détails du genre qu'un party costumé en pleine tuerie où un tueur masqué rôde c'est très brillant. L'identité du tueur est assez évidente mais surtout très décevante parce que ce n'est pas aussi clever que le film et parce que l'actrice (oops spoiler) sur-joue la psychopathe de façon caricaturale. Mais bon, comme elle est belle, on va l'excuser.  Aucun acteur n'a le physique de l'emploi et les coups de théâtres sentent le réchauffé.   On dirait un croisement entre Beverly Hills 90201 et Santa Barbara.  


The F Word : La comédie romantique n’est plus ce qu’elle était, il faut dire que la romance moderne n’est plus ce qu’elle était non plus. Alors un film comme The F Word (What if dans sa version américaine prude) est presqu’à la limite de l’anachronisme. Un peu comme l’un des dernier films romantiques avant l’ère des Tinder et compagnie, avant l’ère où la romance passe par une photo sur un un téléphone plutôt que par des rencontres où l’on apprend à connaître l’autre à travers des soirées, des activités ou je ne sais trop. Bref, l’idée n’est pas de critiquer la romance moderne mais de s’apercevoir que la comédie romantique est encore ancrée dans une autre époque, pas si lointaine certes, mais une autre époque quand même. Parce que The F Word s’adresse aux jeunes adultes et bien que les personnages soient attachants, force est de constater qu’il s’agit d’une version romantique des jeunes adultes, puisque je n’ai pas l’impression qu’ils agissent comme ça aujourd’hui. Et c’est un peu dommage, on essaie de leur donner des valeurs d’une autre époque en espèrant qu’ils s’y retrouveront alors qu’on a l’impression que tout est chimère que l’avenir de la jeunesse au niveau de la romance s’en va directement au y’able. De toute façon, The F Word n’a absolument rien à voir avec ce que je déblatère. C’est seulement des réflexions qui passaient par là durant mon écoute du film qui est fort sympathique malgré la lourdeur de mon propos.


Sexandroide : Sexandroide est un objet audio visuel où l’audio est pratiquement absent et où le visuel est loin d’être convaincant. Autant la rétine espère y voir une image bien éclairée autant elle préfère voir autre chose que ce soit disant film. Sexandroide, vous l’aurez deviné, est un film où il y a du sexe et aucun androide. Vous aurez devinez aussi que c’est français car seuls les français peuvent nous servir des merdes aussi inutiles, mal filmés, mal cadrés et mal éclairés et prétendre que c’est du cinéma sous prétexte que les Frères Lumière étaient français. Les frères Lumières ont expérimenté, certes, avec la pellicule mais en ayant toujours en tête que le film qu’ils faisaient allait plaire au public. Sexandroide est plutôt une expérimentation qui selon moi ne plait pas du tout aux actrices semi-nues qui s’y sont dévêtues pour simuler des orgasmes avec des moustachus déguisés en Dracula. Au contraire, je crois que ces actrices en ont tenu leur rôle secret et avec raison. Ce n’est pas tout le monde qui peut être fier de se voir filmer en 16mm granuleuse dans un sous-sol mal éclairé et danser en se déshabillant sur ce qui est audiblement, zéro musique. Possiblement a-t-on fait miroiter aux yeux de ces demoiselles un avenir dans le 7e Art des plus prometteurs du genre : Tu pourras ensuite grâce à ce film tourner avec Patrick Dewaere ou Michel Picolli. Ces jeunes femmes ce sont vite apercu dans quoi elles s’étaient embarquées lorsqu’elles n’ont pas été en mesure de voir ni éclairagiste ni perchiste sur le plateau, seulement un monsieur qui selon les cadrages approximatifs, devait loucher d’un œil sinon des 2 yeux.


The Program : The Program est une version romancé de la chute de Lance Armstrong (chute dans le sens de scandale pour dopage et non pas dans le sens qu’il a tombé en-bas de son vélo comme un retardé mental). Comme le sujet est vaste, les anecdotes nombreuses, les témoins/joueurs aussi nombreux et une temporalité qui s’échelonne sur plusieurs années, il est évident qu’un film de 100 minutes ne rend aucunement justice au sujet. On tourne les coins ronds par manque de temps mais cela n’en demeure pas moins intéressant. Je recommanderais un documentaire sur le sujet (comme The Armstrong Lie par exemple) ou un livre (comme 7 Deadly Sins de David Walsh par exemple) pour avoir de plus amples connaissances, pour mieux se faire à l’idée plutôt que d’avoir une version biaisée mais surtout pour vous éviter de voir Guillaume Canet caricaturer un être humain. L’idée de choisir Canet, un acteur français, pour jouer Michel Ferrari, un docteur Italien et de le faire jouer en anglais (pas sa langue maternelle) avec un accent italien hideux plutôt que de choisir un acteur italien m’a laissé très très perplexe. Je ne crois pas qu’un personnage de docteur italien doit nécéssairement être jouer par un acteur italien qui a étudié en médecine mais à talent égal, je préfère voir un acteur italien qui baragouine son anglais avec son propre accent qu’un acteur français qui baragouine un accent italien en baragouinant son anglais. De plus, la moumoutte et la gestuelle de Canet le rend risible comme si l’on dévaluait et ridiculisait le Docteur Ferrari. C’est désolant de voir Ben Forster se voué corps et âme pour y jouer Armstrong alors que Canet m’a tout l’air de croire qu’il est dans un sketch de SNL en rediffusion.