Thursday, October 26, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Innocent : On ne peut commencer une réflexion sur le cinéma de Marc-André Lavoie en disant que son nouveau film est meilleur que Hot Dog le film parce que tous les films, toutes la cinématographie mondiale, tous le cinéma étudiant sont meilleurs que Hot Dog le film.  Alors cela va de soit. Dire que Innocent ressemble plus à un film n'est pas non plus quelque chose qui vient à l'esprit lors de l'écoute. C'est que le nouveau délire audio-visuel de Lavoie ressemble à une suite de sketches mal intégrés pour donner le feeling qu'il s'agit du même film. On dirait un best of d'un sitcom quelconque. Il y a quelque chose d'anti cinématographique dans ses films qui donne l'impression que Lavoie se trouve hilarant, que ça le fait rire, lui, mais pas les autres. Mais ses lacunes sont dans la technique (des mauvais champs/contrechamps), jamais dans les idées, elles sont dans l'écriture (un film raconté au "JE" mais dont on peut voir les actions de certains personnages alors que le JE n'est pas là), jamais dans les intentions. Parce qu'il est évident que Lavoie veut faire rire et ce de façon non prétentieuse mais le résultat final donne l'impression de quelqu'un qui à rassemblé ses notes ça et là et les aurait mis dans un seul film en tentant de trouver un fil conducteur. C'est ce fil conducteur qui est toujours déficient dans ses films. Encore plus déficient est l'idée de toujours mettre un pivot scénaristique qui n'a rien à voir avec le film mais qui n'a rien à voir avec la réalité non plus (du moins dans sa réalité diégétique). Lavoie devrait prendre ses notes et les donner à un vrai scénariste et il devrait prendre le scénario qui en résulte et le donner à un vrai réalisateur. Lavoie devrait se contenter de produire tout en mettant a patte dans la création de ses films pour devenir une sorte de Judd Appatow québécois. Mais là, comme ça, laissé à lui même, ce type n'est pas très bon. 


King Arthur : Legend of the Sword : Il est très important de ne pas mélanger le film King Arthur avec King Arthur : Legend of the Sword: car il y en a un des 2 qui est terriblement horrible. Il y en a un des deux qu'on a donner à Antoine Fuqua en croyant qu'il était invinsible après un Training Day nominé aux Oscar parce qu'on avait oublié qu'il avait fait Bait et Replacement Killers juste avant... L'Autre film est fait par Guy Ritchie, l'Ex de Madonna. Après un Man From U.N.C.L.E et 2 Sherlock Holmes force est d'admettre que Ritchie est devenue le Micheal Bay du divertissement honnête. Son King Arthur est possiblement une honte à la légende mais Doux Petit Jésus de Porcelaine, ce film est divertissant. Il n'y a pas un temps mort, tout est fluide même les combats (contrairement à ses bons vieux Transformers où l'on voit que dalle) et l'humour fonctionne (contrairement à ses bons vieux Transformers où l'on rit que dalle)tout comme les moments plus dramatiques. Par moment surtout la fin, on se croirait en plein délire psychotronique en CGI à la Avengers et Marvel mais Ritchie a réussie à me garder en haleine contrairement à ce Batman VS Superman ou cette finale de Wonder Woman.  Chaque scènes de combats est filmée et montée différemment donnant l'impression qu'on veut éviter le copier/coller et donnant surtout l'impression que le film à plus d'un tour dans son sac. Au final ça semble un peu absurde mais la sincérité transparait dans tout les pores de ce film aucunement prétentieux. 


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Les Affâmés : Je ne me venterai pas d'avoir vu environ 6472 films de zombies dont environ 12 sont bons ou potables mais je vous dirai par contre que Les Affâmés est un des 12 qui sont le plus efficaces que j'ai vu. Alors peu importe si vous aimez le cinéma québécois, c'est presqu'une obligation de votre part d'aller voir ce film. Pour notre culture, pour notre cinéma, pour un cinéma de genre de qualité mais surtout parce que vous irez voir quoi? Geostorm? Saw 9? The Fuckin' Snowman?



She Woke Up Pregnant : Je dois avouer que le titre du film m’a intrigué et a attiré mon attention. Un titre un peu trash qui me servira d’exemple pour les années à venir à savoir qu’il ne faut jamais surestimé le titre d’un film. Téléfilm mochement filmé mais encore plus mal joué où une femme se réveille enceinte alors que son mari à eu une vasectomie. Il n’en faut pas plus pour qu’elle accuse son dentiste de l’avoir drogué et violé à son insu. Celui-ci avec l’aide de son avocate jouée par Wonder Woman (Pas Gal Gadot, l’autre) essaie de prouver tel un Gilbert Rozon, qu’il n’a jamais eu à forcer qui que ce soit pour insérer son pénis vieillissant dans un orifice féminin et qu’en fait il a eu une aventure consentante avec la femme mais que celle-ci est folle comme toutes les femmes et essaie de le détruire, lui, un grand dentiste qui porte une redingote. Toujours est-il qu’il est piégé par la vigilance de la police locale qui le prend la main dans le sac, ou devrais-je dire la mains sur une enveloppe de condom, prêt à être enfilé sur son pénis de dentiste pendant qu’il a anesthésié une patiente qu’il a dénudé. Parce que c’est sûr que lorsque tu violes tes patientes et que tu passes en cours pour t’en défendre, le premier truc que tu fais arrivé au bureau est de violer une patiente…


She Hate Me : She Hate Me n’a qu’un but : nous démontrer que les hommes sont sexistes et machos et que si l’on renverse la situation, l’homme peut se sentir petit dans ses shorts (dans le sens de petit pénis). Dommage que le film prenne 45 minutes de détour avec une intrigue qui parle de fraude et de mise à pied dans une compagnie pharmaceutique pour arriver à se constat. Alors que l’intrigue ne nous intéresse aucunement, on multiplie la portion « homme objet » ad-nauseam pour terminer tout ça en un drame judiciaire.  Beaucoup trop de thèmes escamotés maladroitement ou étirés inutilement dans ce film où Anthony Mackie nous montre tout le talent qu’on lui trouvait jadis avant qu’il ne transforme sa carrière avec des rôles oubliables ou des rôles de superhéros qui n’intéressent personne (un film sur Falcon c’est pour quand déjà?). Il y a un bon film quelque part dans ce foutoir un peu comme dans Bamboozled fait un peu avant comme si Spike Lee faisait des fourre-tout sans trop réfléchir.


The Inkwell :  The Inkwell est une sorte de comédie black d’ados je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une comédie à la Tyler Perry mais plutôt une sorte de comédie à la Free Ride ou Barbershop. Quelque chose de très générique mais qui se veut profond et extrêmement original. D’ailleurs le réalisateur avait fait une sortie à l’époque comme quoi sont film se rapprochait plus d’un véritable cinéma afro-américain écorchant au passage le cinéma de Spike Lee. C’est beaucoup de prétention pour si peu, bien que les acteurs sont tous très bons, le ton ressemble plus à une version adulte de Good Burgers qu’une version sérieuse de Jungle Fever. 


Don’t Breathe : Don’t Breathe fut auréolé de succès et de critiques dithyrambiques à sa sortie par les fans du genre. J’avais un peu hâte de le voir ayant trouvé le remake d’Evil Dead beau mais sans plus, je me disais que Fede Alvarez avait peut-être une autre carte dans sa manche. Quelque chose de mieux. Mais au visionnement du film ma constatation n’avais rien à voir avec le film mais avec le goût des gens. Le goût des fans de cinéma d’horreur moderne. Ou devrais-je dire leur pas de goût. Quand on se gave de Paranormal Activity, de Lights Out et autres Ouija on ne peut qu’avoir des goûts de marde et par le fait même trouver Don’t Breathe complètement génial. Parce que c’est vrai que comparé à Paranormal Activity, Don’t Breathe est génial. Mais comparé à un film de cinéma, c’est une bouse. Sans vouloir dire que Don’t Breathe est un remake inavoué de The People Under the Stairs, le film d’Alvarez en est une version moderne sans subtilité et sans la charge sociale du film de Craven et ce, même si Alvarez croit que son film est socialement engagé. Il n’y a rien d’intense dans Dont Breathe, tout est une peinture à numéro qui s’amuse à déjouer ça et là les clichés mais en sachant très bien qu’il le fait sans s'apercevoir que c'est au dépend du film. Au lieu d’être honnête dans son récit, Alvarez essaie constamment de surprendre le spectateur et fait fi du réalisme qu’il croit avoir mis en place. Il faut dire qu’on se fout éperdument des personnages et de leur sort ce qui n’aide pas vraiment. Je veux dire, un pseudo-mexicain appelé Money  qui porte des cornrows qui a un tattoo dans le cou et qui veut voler 1 millions de dollars d’un aveugle dans une quartier complètement désaffecté de Detroit n’est pas tant le personnage pour qui je vais m’en faire s’il mange une balle de fusil à bout portant dans la gueule. Je vous ferai remarquer que j’ai bien écrit : 1 million de dollar, 1 aveugle, quartier désaffecté et Detroit, tous des mots qui mis ensemble sonne comme le synopsis d’un film avec Ed Elm et Zach Galafianakis. On a droit à un coup de théâtre qui n’en ai pas un en milieu de parcours car on doit absolument rendre le personnage de l’aveugle plus débile que les jeunes qui cherchent à le voler sinon ils auraient l’air de voleurs tandis que là ils auront l’air, s’il survivent, de gens qui se défendent. Ce coup de théâtre n’est rien d’autre qu’un coup de théâtre car le plan machiavélique de l’aveugle n’a jamais été très bien réfléchi jusqu’au bout, il sert uniquement à le rendre méchant et a rendre le tout inconfortable. Alvarez s’est contenté de trouvé une justification aux actions sans jamais penser à la crédibilité de tout ça. Ou il n’a pas pensé plus loin que l’idée qu’une poire à jus rempli de sperme dans une bouche, c’est dégueulasse et que le fait de dire : I’m not a rapist, déresponsabilise son personnage et par le fait même son film de façon malhonnête. Au final, on nous laisse croire que les personnages ont une morale alors qu’ils sont tous des merdes qui mérite ce qu’ils ont reçu.


Stake Land 2 : Stake Land était une belle surprise. Un film de vampires différents, un road movie post apocalyptique différent aussi. Filmé avec les moyens du bord de façon efficace Stake Land ne laissait présagé aucunement une suite. Encore moins une suite, sans être aussi bonne que son prédécésseur, aussi regardable. Mis à part la beauté plastique du personnage principal, Stake Land 2 est la preuve que l’on peut faire des suites, très mineures,  de qualités quand on y met du cœur.


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Monday, October 16, 2017

Réflexions sur de la cinématographication

Leatherface : Ils en auront mis du temps pour enfin nous servir un film américain. Le duo français Alexandre Bustillo/Julien Maury qui avaient connu un bon succès avec À L’intérieur auront été prisonnier des limbes hollywoodiens. Après un remake de Hellraiser abandonné par les Weinstein, une suite au Halloween de Rob Zombie abandonné par les Weinstein, l’abandon du remake de Nightmare On Elm Street à cause d’un mauvais scénario et l’abandon par les Weinstein encore de leur scénario pour Livide (qu’ils feront plus tard en France) le duo à finalement mis la main sur une sorte de prequel de Texas Chainsaw Massacre. Le film, un espèce de road movie, ce concentre sur la cavale de Leatherface, enfuie de l’asile après un émeute durant son adolescence, un peu avant de devenir le tueur sanguinaire qu’on connaît. Autrement dit un autre film dans la série dont on se contrecrisse carrément. Si mon compte est bon, il s’agit du 9e film dans une série qui n’en demandait aucunement autant. C’est qu'à mon humble avis Leatherface n’est pas un personnage intéressant, n’est pas un personnage digne d’avoir son propre film, ni un personnage qui mérite d’être autant décortiqué de film en film. Il n’est qu’un seul personnage parmis dans d’autres dans une famille de fous. Tobe Hooper n’est pas un bon réalisateur et n’a jamais fait un bon film (Poltergeist, c’est Spielberg qui l’a fait) et la force de Texas Chainsaw Massacre sont ses faiblesses et l’amateurisme de Hooper. Tout ce que Hooper maitrise mal dans son film devient les éléments qui miraculeusement rendent Chainsaw Massacre un film d’épouvante efficace, la mauvaise maitrise technique donne un côté cru et horrible au film. Je suis convaincu que 97% du résultat final n’est pas ce que Hooper avait en tête et c’est la raison pour laquelle il n’a jamais pu faire un autre film qui soit un tant soit peu efficace par la suite. Ce qui m’amène à dire que Chainsaw Massacre n’a jamais mérité les suites qu’il a eu parce que c’est l’ambiance glauque et l’amateurisme du film qui le rend efficace et non pas Leatherface et sa famille (un peu comme Hellraiser qui va chercher son côté horrifique ailleurs que dans le personnage de Pinhead mais dont on en a fait la tête d’affiche de la série). Bref, voyant le résultat du film de Bustillo et Maury on comprend encore une fois que de nous relater les mésaventures de Leatherface Jr. n’a rien de particulièrement intéressant. Le seul intérêt est que le film est extrêmement violent, un peu trop même pour un film de studio. C’est à se demander comment le film à pu passer la censure. Mais au-delà de la violence le film n’a rien de très particulier sinon un rythme rapide et un style léché mais on peut en dire autant de The Island de Michael Bay  faque… La plupart des films de la série et celui-ci est encore moins un exception, perdent leur temps à nous expliquer la genèse de Leatherface alors qu’on s’en bat les testicules d’autant plus qu’ici il n’est jamais en mode Leatherface sauf pour les 3 dernières minutes du film où il est vraiment trop tard parce que notre attention s’est depuis longtemps porté ailleurs : sur un mot croisé, sur une pile de lavage à plier, sur de la vaisselles à nettoyer ou tout simplement sur une petite branlette sans âme, aussitôt terminé, aussitôt oublié, comme le film d’ailleurs.


Blade Runner 2049 : Blade Runner 2049 est effectivement une suite au Blade Runner 2019 de Ridley Scott réalisé il y 35 ans. Il y a donc 5 années en suspend, quelque part qu’on ne rattrappera jamais. 


1941 : 1941 est la seule comédie dans la filmographie de Steven Spielberg et on comprend pourquoi : le mec n’a aucun sens de l’humour, aucun timing comique, aucune idée de ce qui fait rire. Mais il est quand même bon dans autre chose ce Spielberg alors on va lui pardonner ce moment où il s’est cru comique, cette ineptie au budget colossal (même pour l’époque). 1941 est une énorme farce coûteuse avec une brochette d’acteurs et d’actrices qui pour la plupart ne font que passer dans ce film où tout explose et où chaque monument de la ville de Los Angeles fini détruit ou en feu ou écrasé ou inondé ou etc… Après Frankie And The Bean, une partie d’Hollywood croyait que la nouvelle comédie résidait dans la destruction et le chaos, 1941 fut l’exception à ce sous-genre délirant (The Blues Brothers sa consécration et son chant du cygne). On peut faire une liste des qualités de ce film mais son plus grand défaut est de n’être pas drôle et de n'avoir aucune ligne directrice. 


Dog Bites Man : En principe, quand on fait un sitcom où le style visuel est un « faux documentaire », 98% du temps ce style ne sera jamais utilisé de façon intelligente, convaincante ou efficace. Avec Dog Bites Man non seulement le style faux documentaire est utilisé pour raconter l’histoire d’un groupe de journalistes d’une station locale de télévision mais il ne sert à rien d’autre que d’être un « style » visuel. Jamais le côté du documentaire entre en collision avec ses sujets ou donne l’impression de s’immiscer dans leur travail, le style est juste là, comme ça, pourquoi pas. Ce qui n’aide pas c’est à quel point le tout n’est pas très drôle. Le fait que ce soit une équipe d’une station locale fait en sorte que les libertés scénaristiques prisent ne rendent jamais drôle les situations. Ce serait tout le contraire s’il s’agissait d’une équipe locale qui se retrouve dans un environnement plus gros, dans une métropole (comme si l’équipe de journalistes de TV Fermont se retrouvait tout à coup à LCN Montréal)là les situations rendraient mal à l’aise, les sujets feraient grincer des dents. Mais étant donné le manque d’effort, ce sitcom est tout simplement anti-drôle.


She’s Gotta Have It : Avant ses ambitions de dominer le monde, de vouloir être le premier afro-américain à faire le film ultime sur les afro-américains, de vouloir battre Wim Wenders avec une batte de baseball, de vouloir battre Quentin Tarantino pour son appropriation culturelle, de vouloir se battre contre Clint Eastwood pour le manque d’afro-américains dans Flags Of Our Father, de vouloir faire perdre la job de centaine de milliers d’afro-américains pour qu’ils prennent congé de leur travail pour aller voir Malcom X, un film important, au cinéma et avant finalement de tomber à la merci des studios remplis d’hommes blanc en cravates voulant le déposséder de son âme, Spike Lee à fait ce film. C’est non seulement une très bonne  première œuvre mais le film a bien vieillie et comporte tout les effets visuels propres à son oeuvre et qu’il réutilisera avec plaisir sur la plupart des ses longs métrages suivant. She’ Gotta Have It malgré son sujet très « black » à une portée universelle et c’est souvent la marque d’un grand auteur : être capable de faire une synthèse de son peuple  ancré dans une époque et qui finit par toucher droit dans le mille peu importe la race, le pays d’origine, l’âge et l’époque. Un film intemporel donc qui nous laisse croire très tôt que Lee aura une voix et saura s’en servir (pas assez souvent dans son cinéma du moins)


Final Girls : Finals Girls est une comédie d’horreur dont on ne comprend jamais vraiment les règles et qui semble avoir été réalisé par 3 gars différents tant les ruptures stylistiques sont difficiles à comprendre. Ou peut-être que non aussi, il se peut que je sois un gros idiot qui n’apprécie pas un enième film de slasher méta avec des références tellement clichés qu’on n’a jamais l’impression que ces films sont fait par des fans du genre mais par des gens qui en ont vaguement entendu parler (il y un tueur masqué, right?). Les acteurs jouent bien mais l’enjeux est inexistant. Il n’y a rien d’intéressant dans Final Girls et ce même si on il n’y aucun temps mort. Le film est divertissant mais tellement quelconque qu’on se demande ce qu’il aurait pu être entre les mains de d’un meilleur scénariste et d’un réalisateur qui apprécie mieux le genre.


The Girl with All the Gifts : Possiblement le film de zombie le plus intéressant et le plus différent (sans jamais vraiment l’être) depuis 28 Days Later. Le but ici n’est pas de réinventer quoique ce soit ou d’être cool à tout prix mais bien de vouloir raconter une histoire d’enfants infectés par un virus sans jamais chercher le gore gratuit ou la scène d’action pour divertir. Peut-être normal que Paddy Considine, Gemma Arterton et Glenn Close y jouent les rôles principaux. Ils y ont sans doute vu une sensibilité dans la manière dont le réalisateur traite son récit qu’a rarement ce genre de production. Il y a plus de choses intéressantes et de divertissement dans The Girl With All The Gifts que dans 6 saisons de The Walking Dead.


Last Shift : Il y a rien de pire que d’écouter ce genre de film pas trop bon (mais pas si moche non plus, par chance) et de s’apercevoir qu’on l’a déjà vu mais s’en apercevoir que dans les 3 dernières minutes. Heureusement ça ne m’arrive pas si souvent mais les fois où ça m’arrive c’est généralement dans les 3 dernières minutes que je m’en aperçoit. Il y a quelque chose avec les 3 dernières minutes d’un film moche qui me fait rapeller toute la haine que j’ai pour les gens qui font ce genre de film. Toujours est-il que Last Shift aurait pu être meilleur si la réalisation avait été plus stylisé ou dumoins moins paresseuse et un montage plus serré aurait également aidé. Mais pris tel quel, le film manque de punch.


Vampyres : Remake d’un film qui ressemble étrangement à quelque chose que Jess Franco aurait pu faire dans les années 1970, Vampyres est encore plus mauvais qu’un film que Jess Franco aurait pu faire dans les années 1970. Je n’ai vu aucun intérêt à 1)faire un remake de ce film et 2)le faire de façon aussi peu convaincante. Je veux dire, rarement un film fait après 2012 aurait semblé aussi amateur à tout point de vue. J’avais parfois l’impression d’un film de Jess Franco que l’on aurait seulement remasterisé. Je comprends l’ironie, je comprends les mauvais films, je comprends les films qui ne se prennent pas au sérieux peu importe leur qualité mais ce Vampyres n’a ni ambition de faire 1)rire 2)peur 3)divertir 4)érotisicer les gens dans leur pantalons et 5)faire réfléchir les gens sur des débats d’actualités. Le film n’a pas non plus l’ambition de faire une passe d’argent ou de faire du film la carte de visite du réalisateur. On croirait qu’il a été fait par le neveu de 17 ans d’un moyennement riche homme d’affaires qui a une business de tapis rugueux quelque part au Minnesota et que pour une question de retour d’impôt et pour faire plaisir à son neveu et pour les dernières volontés de son frère à décidé d’investir dans la lubie du fils de ce dernier en lui donnant 10 000$ pour tourner un film et que les deux (le producteur et le neveu) on mis toute leur énergie sur le casting de jeunes filles nues qu’on va de toute façon filmer tout croche sous de mauvais éclairages. C’est l’impression que j’avais en tout cas.

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Monday, September 25, 2017

Réflexions sur de la cinématographication



Gimme Danger : Gimmer Danger est un documentaire sur The Stooges qui s’intéresse beaucoup trop au point de vue de Iggy Pop. Il faut dire que Ron Asheton est décédé et que Iggy est un ami personnel du réalisateur. Ceci explique peut-être un peu trop celà. Ceci étant dit on a droit à de rares images d’archives personnelles qu’un excellent travail de montage réussie à rendre dynamique et intéressant. Parce qu’au-delà du fait que l’histoire des Stooges est plate et peu intéressante, on s’y intéresse juste parce qu’on croit qu’on aime Iggy Pop et qu’on pourra le crier haut et fort sur les réseaux sociaux lorsqu’il mourra, le film réussie grace à son montage et ses images à nous faire croire qu’on y apprend quelque chose digne d’intérêt.


Supersonic : Supersonic est la chanson qui m’a fait aimé Definitely, Maybe, le premier album d’Oasis dans ma tendre jeunesse, l’album juste avant What’s the Story (Morning Glory). Supersonic est donc un documentaire sur la creation du groupe britannique, de leur début très très modeste jusqu’au succès intergalactique de What’s the story…  Un documentaire bien fait et pas inintéressant sur le groupe même si certains sujets ne sont qu’effleurés (la rivalité entre Oasis et Blur, les chicanes entre frères, l’ascension hyper rapide du groupe). Tout aurait demandé à être exponentiellement traité. D’autant plus que le contexte musical de l’époque n’est pas tellement mis en lumière pour peut-être mieux comprendre cet si soudaine popularité.


War On Everyone : War On Everyone est un film irrévérencieux comme je les aime. Mais le problème ici c’est que bien qu’il soit jouer dans le bon ton très baveux par ses deux acteurs principaux, il n’en demeure pas moins qu’il prêche par excès. Ou, le réalisateur n’a pas l’étoffe de pousser son film encore plus dans l’irrévérence. Je sais que les deux dernières phrases se contredisent, c’est juste que le film au-delà de son irresponsabilité semble manqué de focus par endroit. Alors on se demande si le film aurait dû aller plus loin dans son humour ou si le réalisateur a tout simplement donné tout ce qu’il a pu, rendant le film un peu mou, lui enlevant un peu de tonus. Comme si on ne savait pas trop où aller avec ce scenario. Ceci étant dit, j’ai trouvé War On Everyone très très divertissant et amusant, un film pas pour tout les goûts, mais le goût des autres, moi…


Mother ! : Mother ! est un film bien maitrisé mais pas autant qu’il le croit et il est un film prétentieux pour rien. Parce qu’au-delà de la maitrise formelle, le film est assez vide, peut-être dû au fait qu’il se prend énormément au sérieux même s’il s’agit d’une grosse farce grand guignolesque. Je crois que Darren Aronofsky n’a pas une once d’humour alors le côté farce sort difficilement de son film et on n’y voit que la prétention. Prétention de nous faire croire que le film est plus intelligent que le spectateur à coup de métaphores digne d'un cégepien en manque d'attention. Comme si Aronofsky riait de nous en nous disant : essayez d’y trouver un sens. Le problème est là, c’est qu’une métaphore se doit d’être subtile pour que le récit ne s’en trouve pas affecté, pour que le spectateur qui n’y voit pas la métaphore puisse seulement se laisser bercer par l’histoire. Dans Mother ! on a l’impression qu’Aronofsky se tourne la moustache en riant de nous et en se disant : cherchez un sens à tout ça si vous en être capable mouhahahaha. Et c’est là que l’expérience devient moins intéressante puisque pris comme tel Mother ! ne fonctionne pas, on doit absolument y trouver un sens et lorsqu’on force une métaphore, on ne peut que trouver un sens cheap au film, puisque peu importe notre compréhension, peu importe le sens que l’on lui donne bon ou mauvais, avec ou sans arguments, la métaphore forcée est toujours, toujours cheap. Alors lorsqu’un monsieur qui se frotte la moustache en riant et en se croyant plus brillant que nous n’a pas suffisamment l’intelligence pour défendre sa prétention, on ne peut que rire de lui en retour pour nous avoir servit quelque chose d’aussi cheap.


It : J’ai lu le 1er tome de It il y a 25 ans environ, j’en ai gardé de bons souvenirs mais j’en ai surtout oublié une bonne partie. Les bouts que je me remémore ne sont pas dans le film, hélas. Le film fait un bon travail de rassembler les choses qui fonctionne du roman et les mettre ensemble dans un film qui se tient mais qui est loin d’être bon ou génial. Je peux comprendre que si on compare It à Lights Out ou Annabelle ou autre Ouija, It à l,'air d'un grand film d’horreur complètement flippant. Mais il en est loin puisque la partie horreur du film est celle qui fonctionne le moins ou dumoins celle qui est la plus forcée, la moins amalgamée de façon convaincante au récit pour faire un tout cohérent. On crée l'illusion que c'est ce à quoi doit ressembler un bon film d'horreur moderne, alors qu'on en oublie tout ses faux pas. Les acteurs sont très bons mais les acteurs qui jouent les parents sont beaucoup trop creepy. Si on fait un coming of age story où les enfant sont aux prises avec des problèmes familliaux, je crois que d’avoir des parents creepy aident le récit mais si en plus on a affaire à un clown meurtrier, les parents creepy sont de trop, ça brouille les cartes, ça donne beaucoup trop d’éléments d’horreurs qui ne vont pas ensemble. Ou bien It est un coming of age story avec des touches d’horreur (genre Ginger Snaps ou Carrie) ou il est un film d’horreur pur, mais de faire un mélange des deux on fini par tourner les coins ronds et It ne fait que ça. Il devient épisodique au point où dans le milieu du film les scènes se suivent sans véritablement avoir de lien entre elles, comme s’il en manquait de gros bout. Les apparitions de Pennywise sont éparpillés sans vraiment de lien entre elle au point ou on se demande pourquoi il apparait là alors qu’il n’est pas ici et vice versa. La partie horreur est soigné, l’atmosphère, les décors mais la rupture entre les deux genre se fait difficilement d’autant plus que Pennywise est un clown assez épeurant. Pourquoi prendrait-il l’apparence d’un clown hideux qui fait peur pour attirer les enfants? Je comprends qu’on veut le rendre épouvantable, pour faire peur, pour le style mais pourquoi le faire aussi épeurant? Comme si le style faisait fi de la logique. Parce que ce qui fait peur c’est un clown normal qui se transforme tout à coup en patente pleine de dents et non pas un clown épeurant qui semble vouloir à tout moment arracher des bras et des jambes. L’effet de surprise disparait. Bref, It aurait pu être mieux, possiblement en 6 épisodes d’une heure pour la télé. Le film est loin d’être bon, mais  il n’en demeure pas moins qu’il est divertissant, n’a pas de temps mort et que par moment il est imprévisible, ce qui est rare pour un film d’horreur de studio.


Le Problème d’infitration : Robert Morin nous a habitué à une inventivité et une créativité avec ses films aux budgets souvent risibles. Lorsqu’il avait de plus grands moyens, il surprenait moins (Le nèg’, Que Dieu bénisse l'Amérique). Le problème d’infiltration est un peu un entre deux au niveau moyen financier mais Morin surprend. Il surprend par son oeil, sa composition, sa mise en scène extrêmement précise et ses plans séquences. Je n’ai jamais sous-estimé le cinema de Morin mais je ne l’aurais jamais cru aussi précis techniquement. Ses plans-séquences sont non seulement bien maîtrisés mais servent tous une fonction, aident tous le récit et sa compréhension, ne sont jamais une manière d’attirer l’attention ou de faire son show off, bref, tout ce que King Dave n’était pas. Podz devrait prendre des notes pour voir à quoi servent les plans sequences. Le cinema est un langage et le plan séquence est comme un gros paragraphe visuel qui explique quelque chose. Morin l’utilise à merveille ici alors que Podz ne s’en sert que pour se flatter l’égo et se dire qu’il a réussi techniquement quelque chose de difficile. Ce n’est pas faux, King Dave est une réussite technique mais le film est complètement vide puisqu’on mets l’emphase sur la technicalité et qu’on ne raconte rien, Podz n’a rien à dire. Morin n’attire jamais l’attention sur lui, sur la technique, il laisse parler sa camera et il laisse aller Christian Bégin qui supporte tout le film sur ses épaules avec facilité. Bégin et la camera de Morin nous rendent le tout facile alors qu’il est evident que Bégin à dû en chier pour jouer ce personage détestable et que Morin à du en chier tout autant pour filmer le tout. Mais leur talent, à l’écran n’attire jamais l’attention sur la technique, tout est au service de l’histoire, au service du cinéma. Morin offre une leçon de cinema et Bégin fait un fuck you au gens qui ne le crois capable que de rigoler en buvant du vino. Possiblement le meilleur film québécois de l’année sinon des 3 dernières années.


Mutant Vampire Zombies From the Hood : Un truc que je déteste ce sont les films qui nous mentent. Une bande-annonce trompeuse c’est chiant mais jamais autant qu’un titre trompeur. Parce que Mutant Vampire Zombies From The Hood, n’a ni vampire, ni mutant et se passe au pire dans un parc industriel mais pas dans le hood. Ça fait beaucoup de fausses informations dans un seul titre. C’est sûr que juste le titre Zombies devient plus véridique mais tellement éculé. C Thomas Howell continue à se contrecrisser de sa carrière (Stay gold, Ponyboy!) en jouant un flic dont le partenaire se fait détruire la vie par un zombie. Il se réunie avec des méchants blacks qui ne sont pas si méchants que ça finalement et ils vont en groupe détruire des zombie à coup de fusil dont les balles ont été ajouté en post-prod. Donc, ils donnent des coups vraiment trop fort avec leur fusil pour créer le mouvement du pistolet qui tire, on peut presque voir leurs lèvres faire pow pow. Un peu comme si le réalisateur leur avait menti en disant ça va être cool en post prod, ça paraîtra pas. Il n’est pas à un mensonge près ce réalisateur.


Slime City Massacre : Slime City Massacre est une suite au super pas trop connu Slime City, un film de série Z dans la lignée de Street Trash mais sans aucune des compétences du film de Muro. Toujours est-il qu’on a decide 20 ans plus tard de faire une suite à ce pas trop charmant film gore. Dans Slime City Massacre, on a droit à de mauvais acteurs (beaucoup) qui se promène dans un (seul) building désaffecté où vivent des gens qui ont survécu à un explosion nucléaire en CGI un peu cheap. Ils ne se barricadent pas vraiment des radiations, ils font juste habiter là parce que, j’imagine, que c’est le seul endroit que la production pouvait se permette. Alors tout le film se situe dans ce building ou devant mais jamais trop loin et ce même si on change la caméra de côté pour nous faire croire qu’on est dans un autre building. Un moment donné les personnages deviennent visqueux et de couleur orangé ou verdâtre mais jamais trop opaque ce qui nous fait douter de la radiation qu’ils prétendent avoir contacté. Bref, ils se mettent à tuer des gens, surtout les méchants agents immobiliers qui veulent vendre le building pour en faire autre chose. Parce que voyez-vous Slime City Massacre est un film qui dénonce la gentrification ou peut-être pas mais toujours est-il que ces meurtres ont surtout lieu hors champs, plate pour un film qui se veut gore, non?


The Smell Of Us : The Smell Of Us est une version française de Kids un peu plus dégueulasse. Larry Clark nous refait le même film mais cette fois avec des ados mâles qui se prostituent. Tout est trop cru pour être tout à fait crédible. Mais je crois que Clark s’en fout de la crédibilité, tant qu’il peut filmer des corps pubères qui simulent (ou non) du sexe d’ados boutonneux. Évidemment, les corps pré-bubères d’ados rebelles ont toujours été le thème préféré de Clark autant dans son cinéma que dans ses expositions de photos c’est juste qu’à un moment donné quand on a 74 ans, on peut peut-être passer à autre chose qui donne un peu moins l’impression d’être un vieux pedophile fini (d’autant plus qu’il avait une relation avec son actrice de Ken Park, elle avait 19 ans, lui 59 ans, à l’époque). Je comprends le cheminement artistique de Clark mais il est difficile de le défendre tant tout ce qu’il filme sont des ados nus qui baisent. Son obsession est plus au niveau de la pornographie et son influence sur les jeunes d’aujourd’hui (ou de l’époque où il fait un film sur le sujet que ce soit Ken Park, Kids, ou son segment dans Restricted (un film porno déguisé en film d’art)). Je n'ai pas besoin de voir un pénis d'un quinquagénaire pénétrer l'anus d'un ado pour comprendre que les jeunes aujourd'hui "sont fucked up". Mais c'est ça qu'on fait quand on est ami avec Gaspar Noé, on met de la pornographie dans nos films. Peut-être que tout le côté dépressif des films de Clark fait ressortir le mauvais en moi et c’est peut-être ça le but de son cinema : faire ressortir le mauvais en moi, comme si Clark était mon cinéaste atittré pour me faire réagir. C’est toujours cool d’avoir ce sentiment qu’un cinéaste nous dédie ses films, nous fait réagir, nous fait voir le monde différemment, dommage que dans mon cas ce sois Larry Clark.



SIREN : Siren est une adaptation en long métrage du court métrage vu dans l'anthologie d'horreur V/H/S. L'intensité du court métrage fait place à quelque chose de plus développé, une prémisse plus intéressante dans un film assez générique mais suffisamment adéquat pour être juste correct un samedi soir après une défaite du Canadiens aux mains des Hurricanes de la Caroline du Nord. L'équipe est situé à Raleigh mais on les associe tout de même à l'État de la Caroline, allez savoir pourquoi.


WRONG TURN 6 : J'ai vu le premier Wrong Turn au cinéma et tout ce que je me souviens ce sont les seins de Emmanuelle Chriqui et le fait que Jeremy Sisto (un acteur que j'aime) et Eliza Dushku jouent dedans (ou peut-être pas, je ne me souviens plus). J'ai aussi vu le 2e film, les deux ont du gore réussis mais c'est à peu près tout ce que j'ai à en dire. J'ai donc fait comme si j'avais vu les 3 autres suites et je me suis garroché sur le 6e tel un fan fini de la série alors qu'en réalité j'ai lu que le film allait être retiré du marché pour une histoire de poursuite judiciaire. J'ai donc voulu le voir avant sa disparition. Laissez moi vous dire que cette petite anecdote est plus amusante que le film lui-même.