Tuesday, June 14, 2011

Jimmy Hunt aux Francos

L’ambiance faisait plus 5@7-meets-Mange-ta-ville à l’Astral plutôt que Francopholies de Montréal. Il faut dire que Jimmy Hunt est plus près des lecteurs de Nightlife que des festivaliers qui trippent sur Alfa Rococo. Serait-ce que Jimmy Hunt est encore un secret bien gardé de la métropole? Tout ça est bientôt près de changer puisqu’il est en lice pour le récipiendaire du prix Félix-Leclerc et ce que les festivaliers aiment encore plus qu’Alfa Rococo, ce sont les récipiendaires de prestigieux prix.

C’est donc dans une ambiance décontractée que Jimmy Hunt et ses musiciens sont montés sur scène pour entammer « Sois Belle ». Le genre d’ambiance décontractée où tout le monde semblent se foutre de se qui se passent sur la scène, préférant péter de la broue entre collègues de travail ou amis.

Jimmy Hunt a donc parcouru les chansons de son excellent album éponyme paru l’année dernière où la musique folk-rock du disque s’éfforcait d’être un peu plus rock-folk sur scène.

« Ça va de soi » et Pont de glace » ont suivi sous le silence de la foule probablement occupée à regarder les projections forts sympathiques qui convenaient parfaitement à l’univers de l’auteur-compositeur-interprète. Le projectionniste improvisait des dessins par dessus des photos de couleurs unies et éclatantes.

Puis est venu le temps de « Motocross » avec de légers applaudissements de la foule qui semblait jusque là éteinte ou ailleurs ou obssédée par les projections.

Jimmy Hunt en a profité pour jouer une pièce un peu plus vieille, « Les Bonbons » et dont il disait lui-même que très peu de gens la connait. Mais juste avant, Hunt et ses musiciens y sont allé d’une version plus rock de «Si j’avais su », question de réveiller la foule mais aussi parce que’après « Les Bonbons », ils ont poursuivi avec « Erzulie Freda », pièce instrumentale qui a redonné au spectacle son rythme saccadé.

S’il n’y a qu’une chose à reprocher au spectacle c’est bien son manque de rythme. Mais sinon tout le reste fonctionnait à merveille et ce même si Jimmy Hunt est un homme peu bavard. « La prochaine je l’ai écrite pour quelqu’un que j’aime. » a-t-il dit avant de chanter « Mathilde », moment le plus fort du spectacle. Il a ensuite terminé sa prestation avec une version rock de« Les Tontons macoutes » où les projections sont devenus pour l’occasion, psychédéliques.

À ma grande surprise, moi qui croyais que les rappels n’étaient que pour les spectacles de Kings Of Leon et Collective Soul mais surtout parce que je croyais la foule trop amorphe pour en redemander, voilà que les gens se mettent à crier haut et fort qu’ils en veulent encore. Jimmy Hunt est donc revenu sur scène avec ses musiciens pour faire plaisir aux spectateurs en jouant « Tes yeux » et « Everything Crash ».

Je suis prêt a parier qu’il a été surpris, lui aussi, au réveil de la foule.

Sunday, June 12, 2011

Réflexions sur de la cinématographication

Grosse semaine où certains films m'ont laissé avec beaucoup de réflexions...

Road Games : Ne sachant pas trop où on veut en venir, ce thriller routier s’apparente plus à The Hitcher que Duel ou Breakdown. Film australien mettant en vedette un acteur américain (Stacy « je-passe-de-la-coke-aux-douanes » Keach) jouant un camionneur américain camionnant en Australie et une actrice américaine (Jamie Lee « je-suis-peut-être-hermaphrodite » Curtis) jouant une voyageuse américaine voyageant en Australie. Keach est sympathique dans un rôle ingrat où il doit parler à son chien pendant 90 minutes. Son personnage devient obssédé par un tueur en série sans qu’on ne sache jamais vraiment pourquoi et sans qu’on ne sache non plus si le réalisateur essaie de multiplier les pistes en rendant Keach comme un suspect. Il ne se passe pas grand chose dans ce thriller et certaines scènes dont la finale sont incompréhensible visuellement. On nous montre des choses mais sans trop comprendre si c’est bien ou mal, si c’est important ou non, si c’est thrillant ou non. Reste que ce petit film australien est écoutable si on le compare à Joyride 2 par exemple. En fait, je n’ai pas vu Joyride 2, je le mets imédiatement sur ma liste de films à voir…

The Quest : Aussi connu sous le titre de Frog Dreaming ou The Go-kids ou E.T. 2. Après le retour de E.T. sur sa planète, Elliott déménage en Australie. Il se promène en BMX un peu après que Nicole Kidman en ait fait un mode de vie (voir BMX Bandits du même réalisateur). The Quest (ne pas confondre avec le film de Jean-Claude Van Damme ou Roger « James Bond » Moore essaie de voler un dragon en or (une statue, pas un véritable dragon puisqu’ils sont difficiles à voler (ils bougent beaucoup paraît-il)) alors que JCVD se bat à coup de savates pour, lui aussi, mettre la main sur le fameux dragon en or. Malheureusement je dois admettre que The Quest version Van Damme est de loin supérieur à The Quest version australienne). The Goonies n’a pas été une réussite financière à sa sortie et The Quest non plus. Les deux films sont similaires mais il y en a seulement un des deux qui a du sens : celui avec une chanson de Cyndi Lauper. Film pour enfants fait par quelqu’un qui les déteste, The Quest est le genre de film dont on a un vague souvenir de l’avoir vu étant jeune mais dont on ne devrait pas essayer de revoir. Autant pour sa santé mentale que pour ne pas décevoir l’enfant en nous qui croyait avoir du goût.

Love & Other Catastrophes : Film australien mettant en vedette Radha Mitchell pre-Pitch Black, Matt Day pre-Kiss Or Kill et Frances O’Connor pre-Mansfield Park. Comédie romantique à petit budget comme il s’en faisait tant dans les années 1990 sur le circuit des films indépendants, Love and Other… ressemble à Reality Bites. Des acteurs sympas jouent des personnages sympas qui se cherchent et qui se trouvent. Rien de très transcendant ou intéressant mais pas détestable. Dans le même genre que Walking and Talking ou Shooting Fish mais supérieur à The Size Of Watermelons ou The Pompatous Of Love.

Black Eliminator : La pochette DVD dit Black Eliminator, le menu du DVD dit Death Dimension, ça commence plutôt bien. On l’appellera donc Black Dimension. Après le succès surprise de Black Belt Jones (suite au succès de Enter The Dragon) Jim Kelly est vite devenue une star du films d’arts martiaux. Black Dimension est un des derniers films dans lequel il a joué. Probablement qu’il a vu les rushes du film et il s’est dit : Ça y est! Ma carrière est terminé! Le film est remplie de moments hilarants tant il est mal foutu, mal filmé, mal joué. L’histoire n’a aucun sens (un scientifique invente une bombe qu’il ne veut pas se faire voler par un méchant japonais alors il cache les plans de la bombe dans le sourcil de sa secrétaire). Jim Kelly forme équipe avec Myron Bruce Lee et à deux ils se battent à coup de savates et de tapes sur la gueule de l’ennemi qui n’est jamais menaçant. Il faut dire que les dialogues ont l’air d’une complexité désarmantes puisque les acteurs ne peuvent les dires avec conviction. Les scènes de combats sont filmé avec le strict minimum de plan de caméra comme si on voulait la déplacer le moins souvent possible. Ce qui a pour effet d’avoir des scènes d’actions molles qui souvent d’un plan à l’autre n’ont pas la même luminosité comme si le soleil s’était couché entre deux plans pour ensuite revenir. Comme par exemple dans cette scène où une poursuite en voiture un peu mollasse se termine pour aucune raison dans l’orée d’une forêt où Jim Kelly sort de sa voiture, court très vite dans la forêt pour ensuite s’arrêter puisque des méchants, cachés dans la forêt (WTF?) sortent de derrière les arbres pour se battre. C’est un guet-apen!! Qu’à cela ne tienne puisque Jim Kelly sort des nunchakus de son pantalon et les tabasse sans décoiffer son afro. Puis, il court à nouveau vers sa voiture, démarre et quitte la forêt pour retourner sur la route. Le plan final du film vaut 5 millions de dollars (peut importe la devise). Le méchant s’enfuit dans un hélicoptère qui s’éloigne alors Jim Kelly sort un pistolet, tire sur l’hélicoptère qui explose d’un coup, Jim Kelly se retourne tellement fier de lui, il saute et donne un coup de pied dans les airs, freeze frame! Générique. Tout simplement magique!

Patrick : Thriller soporiphique où l’on suit les tribulations de Patrick, homme dans le coma, pendant 90 minutes. Jamais Patrick ne bouge ou ne parle ou ne cligne des yeux pendant 1 heure 30 minutes. Il reste couché dans son lit d’hopital et les infirmières s’engueulent de façon soap opera-esque quant à savoir si Patrick est réelement dans le coma où s’il est le fils du diable ou s’il peut déplacer des objets télépathiquement ou s’il peut etc… Je vais gâcher immédiatement votre plaisir en vous disant que Patrick à un soubresaut à la toute fin et saute hors du lit lorsque le spectateur ne s’y attend le moins. Il faut d’abord endurer 90 minutes de platitudes pour espèrer une finale grandiose alors que le médecin explique qu’il ne s’agit en réalité que des nerfs de Patrick qui l’ont fait se projeter à 4 mètres devant lui. Whatever.

The Taint : Film d’horreur extrêmement trash qui raconte de façon malhabile une histoire d’eau contaminé qui rend les hommes mysogines (les scénaristes ont visiblement mal compris la définition du mot), assassinant les femmes de façon grotesque : coup de roche sur la tête, démembrement, défacialisation à l’aide d’un pénis, etc… Des pénis il y en a beaucoup dans The Taint. En fait, le film ressemble plus à une blague de pénis ou un sketch de 5 minutes allongé sur 85 minutes. Quand on fait un film d’horreur avec 300$, il semblerait que la voie à prendre est celle de la comédie gore, ce qui n’est pas un problème en soi, il devient un problème lorsque l’humour sert à cacher l’amateurisme ou les erreurs de la production. Des jokes de pénis, ça devient lassant, surtout quand ce n’est pas drôle ou lorsqu’on a l’impression qu’elles sont écrites par un homosexuel non avoué qui essaie de démontrer son côté male Alpha en criant haut et fort : No homo! Après chaque blague. The Taint peut se vanter d’avoir de très bons effets spéciaux et un montage efficace, mais le scénario est ridiculement mauvais et les acteurs, honteux. Drew Bolduc qui a écrit, réalisé, monté, produit, musiqué, cinématographié entre autre le film, s’est également donné le rôle principal et il est de loin le plus mauvais des acteurs du lot. Multipliant les gros plans de son visage dégouté, Bolduc n’arrive jamais à faire oublier qu’il veut avoir l’air cool sans trop savoir comment s’y prendre.

The Brotherhood Of War : Gros film de guerre Coréen qui ne semble avoir aucune autre raison d’être que de montrer des soldats se tirer dessus et exploser sous l’impact de balles, missiles, bombes et autres aubus. 150 minutes de scènes répétitives qui essaie de déclasser Saving Private Ryan en réalisme mais ne parvient qu’à ressembler à We Are Soldiers, le patriotisme en moins (et Mel Gibson). Des liens se crées entre certains personnages, de la tension aussi existe entre cetains d’entre eux mais on s’en bat les couilles et le réalisateur aussi puisque son film ne raconte rien. Il n’est qu’une suite de scènes d’action sans âme où le sang coule à flot. Si j’avais encore 15 ans je tripperais sur la violence du film mais aujourd’hui, j’aime bien que ma violence soit accompagné d’une histoire, de drame, de suspense ou quelque chose comme ça.

Les 10 ans de C4 aux Francos

C’est dans un Métropolis au tier remplie que Band de Garage est monté sur scène pour célébrer les 10 ans de C4. Après une demi-chanson Les Dales Hawerchuk sont également monté sur scène pour la partager avec Band de Garage mais aussi pour créer un super groupe rock (Band Hawerchuk? Les Dales de garage?) et faire monter les décibels pour un public qui en redemandait. Ils ont pu ainsi puiser dans la discographie de l’un (Corpo-Trash-Vidange et Cassette II) comme de l’autre (Les Dales Hawerchuk et Les Dales Hawerchuks 2).

Ils ont livré un court condensé de rock garage intense. Tellement condensé que les 30 minutes en ont paru 22 de moins. De « Mais où est donc Carnior? » à « Le Reel du pt’tit minou » en passant par « Chasseur à l’affût », le super groupe à profité de chaque seconde à sa disposition pour nous montrer que le gros rock sale n’existe pas seulement à Detroit. Les Dales en ont profité pour nous jouer une nouvelle composition qui donne un avant-goût du prochain album qui sera encore plus puissant tout en ayant l’air d’être plus étoffé.

Ensuite est arrivé Gatineau avec son hip hop pseudo-engagé et pas très dansant. C’est que après une dose de rock, les cris et la prose de Gatineau gachaient un peu le plaisir que Les Dales Hawerchuk et Band de garage avaient sû créer. Seba, le chanteur avait beau s’époumonner et la musique avait beau être forte, le rythme était absent, les « grooves », inexistantes. Gatineau faisait touriste dans cette soirée consacré à C4, le label de Gatineau, certe, mais consacré surtout au rock. Même sa choriste n’assumait pas son rôle et avait l’air éffacé. Il faut dire que Seba faisait tout pour lui voler la vedette, même jusqu’à enlever son chandail comme s’il était le frère jumeau de Ryan Reynolds.

Gatineau n’avait pas sa place dans cette soirée, d’autant plus que Galaxie est venu tout de suite après pour donner un leçon de rock à coups de gros « riffs » gras et sales.

En ouvrant avec « Entre la lumière et le bruit » à plein volume, Olivier Langevin et ses comparses ont pratiquement détruient les murs du Métropolis en crachant une décharge de décibels. Ils ont défoncer le décors comme le chante si bien Langevin sur « Piste 01 » premier extrait du nouveal album Tigre et diesel. Bien qu’il soit la tête dirigeante du projet, Langevin ne prend pas toute la place, on avait l’impression de voir un groupe rock homogène où chaque musicien a son mot à dire. Pierre Fortin martelais sa batteire de façon magistrale et Langevin avait le charisme d’un jeune Jon Spencer. Ses « riffs » de guitares pesants n’ont rien à envier aux Queens Of The Stone Age de ce monde. D’autant plus que Langevin donne l’impression que jouer de la guitare est facile.

Les deux choristes ont aussi pris d’assaut la scène avec autant de présence et de charisme que leur collègues.

Galaxie ont joué des chansons de tout leurs albums mais surtout du plus récent. Même « jusqu’à la fin », chanson plus lente, nous a été servit avec distortion et intensité.

Un grand Spectacle!

Mara Tremblay aux Francos!

Il y a de ces artistes qui sur scène, parlent trop entre les chansons, on aimerait bien qu’ils se taisent. Il y a ceux qui ne parlent pas assez et qui nous donne l’impression que ce qu’ils veulent par dessus tout c’est de terminer le spectacle et quitter la salle. Et il y a Mara Tremblay…

On a souvent l’impression qu’elle se livre trop en chanson, qu’elle n’a aucune pudeur, que ses paroles en disent beaucoup trop sur ses tourments, ses états d’âmes, que sa vie privée et sentimentale est étalée dans un lyrisme imagé et sensible. C’est ce qui fait sa force. Aucune autre auteure-compositrice-interprète actuelle n’est capable de mettre des mots aussi forts sur ses sentiments. Elle a une plume sensible qui donne une fragilité à ses chansons. D’entendre « Les Bois d’amours », on peut en comprendre le sens immédiatement mais ce qui est encore mieux avec Mara Tremblay c’est qu’en spectacle elle se livre encore plus que dans ses chansons. Alors on a droit à la genèse, en détails de « Les Bois d’amours » ou encore l’anecdote qui l’a amené à composer « Tu n’es pas libre » par exemple. Elle entre dans les détails sans discrétion, sans trop de pudeur, donnant un autre dimension à son œuvre.

L’appréhension de départ se dissipe assez rapidement lorsqu’on s’aperçoit que cette franchise fait partie du charme et de l’hyper sensibilité de la chanteuse et que finalement, elle ne parle pas trop, ne se livre pas trop, elle partage. Elle partage ses anecdotes pas toujours joyeuses mais de façons humoristiques. Probablement pour continuer l’exorcisme déclencher par l’écriture de la chanson. Comme si la chanson et l’anecdote relevaient du catharsis. En s’ouvrant de la sorte, elle devient intime avec son auditoire et ses chansons prennent une intensité palpable. Jamais « Tout nue avec toi » ou « Les Aurores » n’auront autant émuent. Jamais « Le Chihuahua » ou « Les Vieux sentiers » n’auront eu autant de sens que lorsque partagés de façon aussi intime par Mara Tremblay.

Écouter Mara Tremblay et avoir une larme à l’oeil : check!

La chanteuse est tout simplement désarmante par sa simplicité et nous emmène avec elle dans son univers de cœurs écorchés et d’histoires d’amours éphémères. Elle s’ouvre sans pudeur et le spectateur à l’impression d’être seul avec elle. Ce qui rend le spectacle encore plus émouvant et incontournable.

Le seul bémol est au niveau des éclairages qui n’étaient pas toujours : sur la coche!, comme le disent si bien les participant d’Occupation Double. Cela n’affecte en rien le spectacle puisque de toute façon, la représentation est une question d’émotions et de l’émotion il y en a!

Il y ade ces artistes sur scène qui livrent la marchandise de façon honnête, il y a ceux qui sont plus amorphe et donne le minimum et il y a Mara Tremblay…

Monday, May 30, 2011

Réflexions sur de la cinématographication

2 semaines assez décevantes au niveau de la cinématographication.


Love & Other Drugs : Nayant jamais été un fan d’Edward Zwick, en fait il me laisse indifférent, je dois admettre que je ne comprends pas son Love & Other Drugs. Pas que le film soit d’une complexité incroyable ô non, loin de là, mais plutôt les raisons d’être du film sont confusantes. Habitué aux films à gros budget (The Siege, The Last Samouraï, The Glory, The Legends Of The Fall, The Blood Diamond, The etc…), Zwick revient à la comédie romantique dramatique, sa première depuis About Last Night dans le temps où Rob Lowe était un jeune premier (et James Belushi). Love & Other Drugs ne va jamais en profondeur dans son récit, toujours en surface, tellement en surface que les ruptures de ton détonnent du reste du film trop dramatique. Une blague de pénis en érection entre frères suivi d’une visite à l’hôpital avant un meeting un peu lourd de gens atteint de parkinson complique un peu ma compréhension du ton voulu. D’autant plus que le film se veut une dramatisation en 24 images secondes de l’arrivé du Viagra sur le marché phamaceutique alors que 5 minutes du film y est conssacré et les 95 autres minutes sont consacré à l’histoire d’amour entre Donnie Darko et la femme du moustachu de Brokeback Mountain (interprété par Donnie Darko). Anne Hathaway toute nue n’est pas un gage de qualité d’un film et ce même si elle possède de très jolies seins qu’elle dénude un peu trop souvent depuis un certain temps. Zwick avait tout pour faire du film quelque chose d’intéressant mais il passe à côté de son sujet pour nous donner une inième histoire d’amour entre deux acteurs cutes mais dont on se contrecrisse un peu.

Last Stop 174: C’est un peu un mélange de City Of God et Totsi. Un peu comme Sortie 67 mais basé sur une histoire vrai. Pas mauvais, pas original, pas nécéssaire mais un bon complément au 2 films mentionné plus haut.

The Wig : C’est un autre film de fantôme japonais avec une fille aux cheveux long et noir (en fait c’est une perruque parce qu’elle n’a pas de cheveux). La perruque qu’elle porte est hantée ou méchante ou possédée ou etc… en tout cas une chose est sure, elle n’est pas gentille. Pour les amateurs de Ju-on part 8 (s’il y en a).

The Devil’s Rain : Un film qui ressemble étrangement à Omega Man même si l’histoire est très différente. Ernest Borgnine est le shaman d’une secte satanique dans un village perdu où il a sous son tutelage un jeune John Travolta dans un rôle muet. On est à la recherche d’un livre satanique protégé par William Shatner et son frère Tom Skerrit. Le sang est de couleur orange et ressemble à de la peinture, les visages fondent sous la pluis acide et Borgnine/Satan est risible dans son déguisement de mouton. Un film tellement mauvais qu’il est drôle. À voir entre copains!

The Tortured : Faire un remake non avoué des 7 jours du talion de Podz, je n’ai pas de problème avec ça, par contre quand on s’y prend aussi mal pour nous faire la morale et qu’en plus on nous donne un twist final complètement à chier en plus de le mettre en scène comme si on nous dévoilait Keyser Soze jr. alors que cette finale vient à l’encontre des thèmes abordés dans le film, c’est inacceptable. Surjoué par Swimfan et John Tucker, en fait ils jouent les parents en furie dont le fils à été tué et ils jouent exactement comme il ne faut pas, de façon caricaturale. Là où Podz parvenait à dégoûter tout en nous faisant comprendre son point de vue en en montrant le moins possible, tout en retenu, ici, on s’éternise à en montrer le plus possible(ongles arrachés, pied coupé, etc tranché…) pour nous faire la morale de façon odieuse du genre : la vengeance c’est pas bô! Et puis arrive le coup de théâtre (correct) mais mis en scène de façon prétentieuse comme si on nous dévoilait la recette secrète d’une formule anti-chute de cheveux alors même qu’on a l’impression d’entendre le réalisateur crier : Ah-ha! La vengeance c’est pas bô! Maintenant vous cromprenez pourquoi parce que je vous le montre, regarder comme je suis intelligent, etc…On ne sait pas si on doit en rire ou simplement se taper la tête sur un mur de brique.

A Stranger Is Watching : Adapté d’un roman de Mary Higgins Clark, ce thriller mis en scène par Sean S Cunningham juste après le succès de son Friday The 13th est un très mauvais film. Compétement mis en scène et joué, ce film est tout simplement mortellement ennuyant. Cunningham semble plus intéressé par les meurtres redondants fait à l’arme blanche que par un semblant de rythme ou a servir des personnages attachants. 90 minutes qui semblent beaucoup plus longues.

Freeway : Ayant détesté le film à sa sortie, je le réécoute pour lui donner une 2e chance. Non, cette fois c’est pire. Freeway est une relecture trash du petit chaperon rouge avec Reese Weetherspoon en chaperon et Kiefer Sutherland en méchant loup. Le chaperon rouge est une petite trainée white-trash qui va en prison pour tentative de meurtre sur le méchant loup qui voulait la violer et qui est en réalité un tueur en série recherché par la police. Réalisation molle, dialogues pas aussi choquants que le scénario se vante de l’être, acteur mal dirigé. Dan Hedaya perd son temps (ce n’est pas la première fois), Bookem Woodbine n’aura jamais été aussi mauvais, Weetherspoon, aussi énervante avec son menton et sa petite face. Dire qu’on en a fait une suite intitulée avec originalité : Freeway 2.

Les Aventures tumultueuses de Jack Carter : Croyant que cette série télé avait eu un succès jadis et étant sûr que j’allais détester, voilà qu’à ma grande surprise Jack Carter est encore pire que j’aurais pu l’imaginer. L’idée est amusante (un détective privé montréalais aux accents James Bond-esque), mais tout tombe à plat à commencer par le scénario qui en plus d’être sur-explicatif, n’est jamais drôle ou amusant. Les intrigues ne sont jamais prenantes sinon peut-être au 6e épisode (sur 8) mais quand on y voit Nicolas Canuel et son gage de qualité en tant qu’acteur de soutien, on perd vite intérêts. Tout ressemble à de bonnes idées mal exploitées ou misent entre les mains d’une bande d’abrutits. À commencer par les jeux de mot avec les noms des personnages qui ne va jamais plus loin que le côté humoristique maternelle-B et que dire des personnages, pour la plupart inintéressants (le cuisinier il vient faire quoi là dedans?) défendues par des acteurs qui ont tous été meilleurs et de loin, ailleurs, au moins une fois dans leur vie (sauf pour Sophie Prégent qui nous rejoue Sophie Prégent). Mention spéciale à Christian Bégin qui est de loin le meilleur acteur du lot mais qui doit défendre un personnage tellement chiant et détestable qu’on ne comprends jamais quels étaient les intentions des auteurs et du réalisateurs. D'autant plus qu'au niveau crédibilité, c'est pas loin de -15 sur 10. Anick Lemay est radieuse dans un des épisodes et Patrick Hivon dans un mini-simili-rôle est bien. La mise en scène se veut baba-cool-bédéesque-machin mais ne parvient jamais à cacher le manque de budget et/ou l’amateurisme et/ou manque d’expérience et/ou de vision du metteur en scène (Louis Choquette dans sa 1ere série lourde après le très navrant Secret de Banlieu (que j’ai vu au cinéma et dont j’attends toujours le remboursement de mon billet de la part des producteurs)). La musique est amusante et est ce qui se rapproche de plus des intentions des auteurs. La série devient de mieux en mieux comme si Choquette commencait a comprendre où il veut aller mais comme il n'y a que 8 épisodes, il manque de temps et nous d'intérêts.


Razorback : Ayant toujours mélangé Razorback et RawHead Rex (allez savoir pourquoi), j’ai ré-écouté Razorback un dimanche pluvieux et à ma grande surprise… il est de loin supérieur à RawHead Rex. L’histoire est bidon, certes, et l’acteur Gregory Harrison (qu’on a pu voir dans une annonce de shampoing il y a quelques années) est assez mauvais. Par contre, les images et la direction photo sont incroyables. Même si Russell Mulcahy (dans son premier grand film) abuse un peu trop de la machine à fumée, ses images donnent au film sa valeur. Il est facile de voir que Razorback à influencé Richard Stanley pour Hardware et Michael Bay (qui a réussi à faire du Mulcahy sur le speed autant dans ses vidéos que ses films). Razorback est loin d’être un bon film mais il est très très loin de la mauvaise réputation qu’il traine depuis longtemps.

Death Note : Après les 28 épisodes mangas de Death Note je me suis dit pourquoi pas les 3 films live. À ma grande surprise les films sont fidèles aux mangas. En fait, les 2 premier films. La mise en scène et les scénarios sont parfaits, l’intrigue, intriguante et les acteurs quoiqu’inégauxs, jouent dans le bon ton. Le seul bémol et il est énorme, les effets spéciaux pour créer Kira sont un peu décevants au point où on a parfois du mal à y croire puisqu’il apparaît clairement comme un personnage animé. Le 3e film n'a rien à voir avec le manga si ce n'est que l'on reprend un des personnages pour lui faire faire de sconneries dans un film assez merdique, Je m'explique mal aussi la musique de Red Hot Chili Peppers. Comme tout le monde j'adore Blood Sugar Sex Magic mais Stadium Arcadium? Vraiment? Reste que les 2 premiers films sont intéressants et donne le goût de relire Lullaby de Chuck Palahniuk.

A Better Tomorrow 2 : Visionnant le film pour la première fois depuis la première édition de Fantasia en 1996, je dois admettre qu’il était beaucoup supérieur dans mes souvenirs. Il faut dire que la traduction anglaise plutôt que les sous-titres m’a déstabilisé par sa simplicité. Préférant de loin les sous-titres qui ne laisse pas de confusion quant aux intentions du réalisateurs, la traduction à fait en sorte que les scènes de loyautés amicales ressemblent à des scènes érotico-homosexuo-placardo-sexuels. Tout un contraste!! Comme si John Woo voulait compétitionner avec la tension sexuelle palpable d’un film comme Top Gun. La fusillade finale est toujours aussi absurde mais tellement jouissive et l’image finale, trois dudes ensanglantés sur un sofa qui attendent patiement la police, tellement cool. L’histoire ne tient pas la route mais pour une fois qu’il n’y a pas de colombes dans un film de John Woo, on va pas s’en plaindre.

Dale & Tucker VS Evil : Ayant visionné une copie de travail sans les effets spéciaux, il me sera donc impossible de commenter ceux-ci et c’est vraiment bien dommage, moi qui me spécialise dans ce genre de chose. D&TVE est une comédie d’horreur white trash qui fonctionne dumoins la partie comédie grâce aux acteurs mais aussi grâce à l’humour. Sans être de la trempe de Brain Dead (AKA Dead Alive) ou autres Re-Animator, D&TVE réussie là où beaucoup ont mordu la poussière.


En espèrant que mes 2 prochaines semaines soient melleures.

Sunday, May 8, 2011

Réflexions de bon goûts sur de la cinématographication

Scream 4 : Scre4m est la suite inutile de Scr3am qui était le film de trop dans la trilogie Scream où 2cream avait tué la franchise. Scream est le film d’horreur qui a remis les films d’horreurs sur la map, mais il est également un film surestimé. Oui, j’adore le premier film mais il n’est en rien une comédie d’horreur méta-physico-philosophico-onirico-mise-en-abimo-intelligento-machin que les gens semble s’éfforcé à croire qu’il est. Ceci est dû en partie à Kevin Williamson, scénariste surestimé qui a eu l’idée du premier film, et c’est tant mieux, mais n’a jamais réussi quoi que ce soit d’autre dans le genre (Teaching Mrs Tingle?? Come on!!) Je ne dis pas que Williamson n’est pas bon, je dis simplement qu’il n’est pas un amateur du genre et cela paraît dans toutes les suites de la série et dans Cursed son terrible film de loups-garous. L’homme ni connaît que dalle en films d’horreur, il en a vue quelques uns et à pu apprécié certains aspects qu’il s’est permit d’utiliser dans Scream mais ensuite tout tombe à plat. Alors Scre4m ne devient qu’une suite inutile où l’on utilise le name-dropping à outrance pour n’arriver qu’avec du vent. Faire des parallèlles de parallèlles sur des parallèlles de mise en abime ne rend pas un film captivant, surtout si c’est pour un effet comique et que la mise en abime est maladroitement expliquée, scénarisé ou mise en scène. C’est un peu comme si le scénario se croyait malin dans son écriture alors qu’il avait été écrit par un analphabète. Il y a trop d’illogismes et d’incohérences pour que le scénario soit béton et il y a trop de thématiques qui visiblement échappent à la logique du scénariste. Le name-dropping rend les gens cultivé mais un personnage qui se dit amateur de films d’horreurs en citant Argento et Cannibal Holocaust n’aurait aucun plaisir à écouter un marathon de Stab( le film basé sur les évènements de Scream dans Scream). Les deux personnages de geeks faisant du name-dropping paraissent plus intélligent lorsqu’ils décrivent les lois du remake ou des suites que les films d’horreur qu’ils écoutent. De plus, Mononcle Williamson et Oncle Wes se permettent de faire la morale sur la gloire instantanée et la jeunesse avide de célébrité. Ils le font à la manière d’un vieil oncle qui utiliserait les mots twitter et facebook pour essayer d’être cool tout en n’ayant aucune idée de ce dont ils avancent. Comme si le film était écrit par Denys Arcand. Scre4m nous apparaît donc comme une suite inutile où les personnages originaux reviennent tout en ne faisant pas grand chose pour laisser la place à un whodunnit à demi-efficace. Craven n’a pas à se sentir vieux, ou démodé, sa mise en scène reste dans le ton de la trilogie mais Williamson devrait peut-être commencer à écrire sur des sujets qu’il connait.

Raging Phoenix : Raging Phoenix est un autre film d’arts martiaux thailandais mettant en vedette la fille de Chocolate (pas Juliette Binoche, Chocolate le film-d’arts-martiaux-avec-la-petite-fille-aveugle). Tout comme Chocolate, Raging Phoenix est assez mauvais : une histoire de vengeance bidon, des cascades ridicules mais surtout et c’est là que le bât blesse, des chorégraphies de combats tellement chorégraphiés qu’on peut voir les acteurs compter sur leur lèvres pour se souvenir de chaque mouvement. Les cascades sont filmées mollements les rendants anti-excitantes alors on ne craind jamais vraiment pour la vie des protagonistes puisque qu’on ne sent jamais le danger dans lequel ils sont supposé baigner.

La Casa Muda : Il est inévitable lorsque l’on fait un film en un seul plan-séquence de s’autoproclamer comme étant le premier film à réussir ce tour de force. The Russian Ark, The Rope, The Circle viennent à l’esprit ainsi que toutes les ouvertures des films de De Palma depuis Blow Out. La différence avec La Casa Muda c’est que le réalisateur ne se cache pas de dire que le film à été monté pour cacher les transitions et donner l’impression d’un seul plan-séquence. Bravo réalisateur anonyme d’être aussi franc!! (Hitchcock l’avait été aussi à l’époque). Il ne reste donc que The Russian Ark et The Circle dans la catégorie : J’ai réussi l’exploit!! (peut-être y en a-t-il d’autres, qu’est-ce que je connais au cinéma). La Casa Muda est le seul film du lot où on ne comprend pas les raisons d’un pareil exercice. D’autant plus que la caméra semble être portée par quelqu’un qui suit la protagoniste alors qu’il ne s’agit que de l’œil de Dieu. La caméra est beaucoup trop impliquée dans les déplacements (elle filme par terre avant de sauter une clôture et ensuite, à l’aterrissage, elle s’enfonce dans l’herbe, comme s’il s’agissait du POV d’un personnage X). Le film est surprenement divertissant et un peu épeurant (c’est un film d’horreur après tout). Il est de plus, bien maitrisé étant donné la risibilité du budget. Le réalisateur fait ce qu’il peut avec les moyens qu’il a pour surprendre, suspenser et intriguer, il utilise parfois des effets de mise en scène un peu cheap ou déjà vu mais efficaces. Bravo réalisateur anonyme!

Bedevilled : Grand Gagnant à Gerardmer, Bedevilled est, selon moi, pas super intéressant. Surtout à cause de sa finale ridicule et son premier 90 minutes lent et pénible. Bedevilled est un slasher Thailandais qui met environ 90 minutes avant de démarrer. Dans les premières 90 minutes on a droit à l’humiliation d’une femme par des habitants de l’île sur laquelle ils vivents tous et après le décès accidentelle de son fils, décide de tuer les habitants un à un en leur coupant la gorge. Donc 90 minutes de rien un peu long, puis 20 minutes de coupages de gorges non-justifié (oui, elle à été persécuté par les habitants du villages mais pas au point de « going postal »). Et ensuite arrive les 10 dernières minutes du film où l’ami de la « méchante tueuse qui coupe des gorges d‘habitants de l’île » trouve refuge dans un poste de police sur la terre ferme pour ensuite être pourchassé Slasher-style dans ledit poste de polices où chacun des officiers (les deux en service à ce moment) sont mort. Course folle entre deux pièces et bagarre à coups de pied finissent de terminer ce film beaucoup trop long, mal filmé et joué par des non-acteurs la plupart ayant 90 ans et pas de dents.

Hollywood Chainsaw Hookers : Comme son titre l’indique ce film, se déroule à Hollywood où des prostiputes tuent des hommes avec une tronçonneuse. Gunnar Hansen fait un apparation en tant que chef de la secte des prostiputes tueuses d’hommes. C’est mal foutu, un peu mal joué mais acceptable, peu sanglant et pas très sexy. On essaie de titiller le spectateur mais près de 25 ans plus tard, les déshabillés et autres sous-vêtements sexy féminin de l’époque ont beaucoup évolué. Ce qui était sexy en 1985 paraît bien horrible aujourd’hui.

Video Nasties : Documentaire de Jake West à propos des 72 films ayant été banni en Angleterre dans les années 1980. Le problème du documentaire, outre le fait que sa durée finale est de 8h30 (sans compter les 90 minutes de vieux-logos de compagnies de distributions), c’est que connaissant West et son amour pour les films trash et gore, il est bien évident que la raison de son documentaire est d’honnorer les 72 films et de rire des politiciens les ayant banni. Les premières 90 minutes servent à expliquer la situation, le comment du pourquoi faisant intervenir critiques et politiciens. On se moque du gouvernement britannique et on glorifie Fulci, Argento, Deodato (un film de Jean-Claude Lord se retrouve sur la liste) et les autres. Les 7 heures de métrage suivant servent à faire une description et une appréciation de chaque film par des critiques aussi varié que Kim Newman et Alan Jones. Étant un homme généreux de mon temps, je passerai les prochains mois à visionner les films que je n’ai pas vu sur la liste pour ensuite en parler ouvertement.

Bullet Ballet : En visionnant Tetsuo, Tetsuo 2, Tokyo Fist et maintenant Bullet Ballet, l’impression qui m’envahie est que tous les films de Shinya Tsukamoto sont pareils. Ce n’est pas péjoratif, mais Bullet Ballet est exactement la même chose que Tokyo Fist. La mise en scène est exactement la même : caméra épaulé, travellings accélérés, images en noir et blanc, montage saccadé, personnages introvertie qui s’extrovertie, ici, par un fusil, dans Tokyo Fist, avec la boxe, etc…

Detective Dee : Gros succès dans son Hong Kong natal cet orgie d’images et d’effets spéciaux est une grâcieuseté de Tsui Hark qui revient à ses amours. Film à gros budget, cet Indiana Jones fantastique n’est pas aussi captivant que le film de Spielberg mais est tout de même divertissant.

The Joneses : The Joneses est l’occasion de voir que Demi Moore n’a pas vieillie depuis About Last Night ce qui est un plaisir pour les yeux mais étrange et malalaisant pour le cerveau. C’est pas normal! Même sa fille qui joue dans Sorority Row a des rides et de la cellulites. The Joneses est une idée amusante que l’on a déconstruit et sous-dévelloppée pour donner au film un air de dramédie touchante peu touchante avec des thèmes famillio-americano-moralisato-soporifiques. Les acteurs sont tous très beaux (Amber Heard nue quand même) mais le film s’égare pour rien et notre niveau d’attention n’est tout simplement plus là après la 30e minutes.

Grotesque : Grotesque est un mélange non-curieux et non-intéressant entre Hostel et Human Centipede. Donc un homme et une femme se font séquestrés dans le sous-sol d’un fou-meurtrier-malade-mentale-dégénéré-etc et se font tronçonner par une tronçonneuse qui tronçonne. Le film a de belles qualités visuelles mais à quoi bon puisqu’elles servent à embellir un film qui ne raconte rien.

Over The Edge : Film de révolte adolescente mettant en vedette un Matt Dillon assez jeune jouant un simili-Spicoli sans le talent de Sean Penn. Le film à un peu mal vieilli mais il est d’un réalisme surprenant. Une version moins trash de Bully ou Mean Creek, Over The Edge est un film qui tient toujours la route et qui évite la plupart des clichés des films du genre.

Starcrash : Starcrash est un des nombreux dérivés/wannabes de Star Wars. Les effets spéciaux sont ridicule au point d’être d’une drôlerie pathétique (les rayons lasers sont visiblement dessinés sur la pellicule, le stop motion n’est pas tout à fait au point). L’histoire est inexistante, les costumes sont drôles, le montage est amateur. Starcrash se rapproche plus du fiasco que de la série B amusante. Jamais Joe Spinnel n'aura été aussi beau.

Fast Five : Fast Five est aussi connu sous le titre de Fast Ocean and The Too Furious’ Eleven Five : Brazil Drift, Baby!. The Fast And The Furious A Film By Rob Cohen et sa suite Too Fast Too Furious sont des merdes cinématographiques d’un ridicule abyssimale. L’arrivé de Justin Lin sur Tokyo Drift, le 3e film de la série est venu donné un vent d’air frais. Lin qui avait démontré des signes de promesses cinématographiques avec Better Luck Tomorrow s’était fait ramasser avec Annapolis. Mais voilà que de film en film sur la série des Furious, il se montre non seulement compétant mais indispenssable. Il a fait de cette série la sienne. Il est assez rare pour une série de films de s’améliorer de film en film, Fast Five est l’exception. Sous ses airs de gros films machos, Lin a réussi à inssufler une dose d’humour et de rendre les personnages plus attachants au point où, dans Fast Five, on reprend environ tout les personnages des films précédents avec un gros sourire en coin. Un affrontement The Rock/Vincent Diesel ne peut qu’être ridicule. Fast Five le sait et c’est tant mieux. Dwayne Johnson joue une caricature de The Rock réussissant à être plus imposant, plus musclé, plus veiné, plus grand et plus suant que Diesel. Fast Five est loin d’être un bon film mais il est un divertissement amusant et bien foutu. Il est probablement le meilleur film de la série et nous donne le goût de voir sa suite. Avant on allait voir de Fast And The Furious pour s’en moquer maintenant on les écoute par ce qu’on sait que sous leur masque de produit hollywoodien, ils sont devenue des divertissements solides, de qualité, amusant qui ne se prennent pas au sérieux. Dire le contraire tient de la mauvaise fois.

Outrage : Film désavoué par son réalisateur, Outrage a l’avantage d’avoir une mise en scène béton (c’est Kitano qui réalise quand même) et des acteurs d’un charisme fou. L’histoire est complexe et certains acteurs occidentaux sont mal dirigés, mais là où Kitano à honte c’est dans la violence extrême (c’est Kitano qui réalise quand même) et les scènes de tortures dans lequel baigne le film. Takeshi Kitano grandi comme auteur de film en film alors Outrage n’est pas nécéssairement un accident de parcours mais plutôt un excès de zèle. Outrage n’est pas Election mais il peut servir d’accompagnement aux deux films de Johnnie To.

A Midnight Clear : Nayant pas vu le film depuis longtemps, je dois avouer que A Midnight Clear est un très bon film d’anti-guerre. Il ressemble à Joyeux Noël de Christian Carion mais il est beaucoup plus prenant puisqu’il n’essait jamais d’être cute. Ethan Hawke, Peter Berg, Gary Sinise, Aryan Gross, Kevin Dillon et Frank Whalley se partage la vedette et offre de solides performances. Keith Gordon n’a jamais eu la reconnaissance qu’il devrait en tant que réalisateur. On peut voir dans A Midnight Clear toute la sensibilité de sa mise en scène qu’il appliquera avec autant d’aplomb par la suite dans Waking The Dead et Mother Night, le réalisateur de Chocolate War traite de thèmes qui lui sont chers. Il m’apparaît comme étant un cinéaste qui a su créer une œuvre personnelle sans jamais avoir de succès public et c’est bien dommage.

Bumrush : 3e film de sa trilogie sur le crime organisé de Montréal, Michel Jeté n’aura jamais été aussi réaliste que dans Bumrush. Malheureusmenet il n’aura jamais été aussi à côté de la track quant à son récit et ses personnages. Jeté avait fait des miracles avec le budget de Hochelaga et avait eu beaucoup plus d’argent pour Histoire de Pen, cependant il semblerait que Bumrush n’ait bénéficier que d’un budget minime, le film look mal. Filmé en numérique, certaines scènes, surtout les bagarres et les fusillades sont tellement mal foutu qu’on a l’impression que Jeté n’avait que 4$ pour tourner son film. Pas que cela change quoi que ce soit mais comme Jeté nous a habitué à mieux (la caméra qui passe par l’œil magique dans Histoire de Pen) sa mise en scène en souffre beaucoup et il perd en réalisme dans les moments importants. Les acteurs, la plupart des non-professionnels ont tous la gueule de l’emploi et se débrouillent tous bien et ce même si Jeté est le seul au Québec à croire qu’Emmanuel Auger peut porter un film sur ses épaules (Auger est beaucoup mieux que Dominic Darceuil dans un premier rôle). Les lacunes du film se retrouvent surtout au niveau du scénario qui se veut réaliste et recheché alors qu’il est souvent surexplicatif (merci narrateur inutile!!). Jeté esaie de développer des personnages pour les rendre attachant mais y parvient difficilement. De plus, il utilise des procédés clichés alors qu’il est évident que tout ça ne l’intéresse pas. Son film perd en émotivité puisque certains personnages meurt dans l’indifférence totale du spectateur. De toute façon ce qui intéresse réélement Jeté ce n’est pas le fonctionnement et les rouages du crime organisé mais l’homme dans un environnement de bande, de groupe, de meute. Les intéractions et la prise de pouvoir de l’homme face à un autre groupuscule, face à un adversaire qui lui ressemble, la loyauté et l’honneur, etc... En ce sens, le gros problème de Bumrush est d’avoir comme principaux protagonistes d’anciens soldats, cela ne sert en rien l’intrigue, pas plus que cette idée aide au dévellopement des personnages (une balle dans l’œil? Vraiment?). Bumrush est loin d’être parfait et Jeté essaie du mieux qu’il peut, mais il devrait s’entourer de scénaristes la prochaine fois.

Friday, April 8, 2011

Réflexions sur de la cinématographication

Clash : « Les meilleures scènes d’action de l’année » peut-on lire sur la pochette de ce film d’action coréen. Le problème c’est qu’il ne mentionne pas de quelle année il s’agit. Celui qui a écrit cette remarque n’a visiblement vu aucun autre film cette année ou Clash est le premier qu’il a vu depuis Rumble In The Bronx. Film pas trop divertissant, trop bavard pour rien, peu prenant, Clash est presque d’un ennuie mortel avec une photographie pseudo-cool pour masquer le manque de budget Les acteurs nous laissent complètement indifférent tant qu’au sort de leur personnage et tant qu’à la suite de leur carrière cinématographique.

Amer : Amer n’est pas un film, c’est une expérience à vivre. Il s’agit d’une expérience sensorielle extrêmement érotique et sensuelle, mêlant le sexe et la mort mais sans jamais y voir de scènes de sexe. Amer est un hommage aux giallos italiens particulièrement aux films de Bava et d’Argento (Suspiria, Profondo Rosso et Tenebrae en particulier). Je ne crois pas que des mots rendent justice à Amer au point de vue de l’implication émotionnel. Par contre, le film aurait pu être 75 minutes plus court. C’est qu’après 5 minutes, on comprend et étiré le tout sur 90 minutes devient (un peu) lourd. Le problème c’est qu’il n’y a pas d’histoire, seulement 3 vignettes de la vie d’une femme qui découvrent sa sexualité et en plus chaque image, chaque plan du film porte une signification quelconque. Le tout peut paraître lourd et prétentieux. Les images sont d’une beauté incroyable et la direction photo est plus qu’impéccable. On croirait vraiment qu’il fut tourné dans les années 1970. Pour donner un commentaire superflu mais qui donne une idée de ce qu’est Amer : « C’est comme si les images faisaient l’amour avec le montage ». La musique est envoutante et la dernière vignette du film est tout simplement G-É-N-I-A-L-E. Si on embarque pour l’expérience, on en ressort éblouie devant ce tour de force formel.

Cornered : Cornered se veut un slasher à l’ancienne mais il prend environ 40 minutes avant d’arriver avec un premier meurtre pas si ingénieux. Avant ce meurtre on a l’impression d‘écouter un mauvais drame où plusieurs soi-disant amis (une afro-américaine qui a une ligne téléphonique érotique, un junkie en pleine crise, un petit gros qui mange des beignes, une prostitué et le proprio du dépanneur. Qui se ressemblent s’assemblent) prennent part à une partie de poker. Tout ça ressemble à Intruder mais en beaucoup plus con. Le meurtrier d’Intruder avait une raison (bidon, certes) de tuer les gens tandis qu’ici c’est un espèce de whodunit assez risible puisqu’on sait depuis les 5 premières minutes qui est le meurtrier (Ok, on a peut-être pas vu Steve Gutttenberg dans un film depuis Zeus Et Roxanne ou Airborne mais de l’avoir dans les 5 premières minutes du film met la puce à l’oreille. Je dis ça comme ça). Pour une raison que j’ignore et je suis sur qu’il l’ignore aussi, le meurtrier porte un masque. Tout est tellement con. Comme par exemple, puisqu’ils jouent au poker dans le backstore du magasin, lorsqu’un personnage se rend à l’avant pour aller se chercher un cornet et qu’il meurt, les autres se demandent où peut-il bien être puisqu’il y a un bail qu’il est allé chercher un cornet. Alors, un autre personnage sort du backstore, va voir et meurt et ainsi de suite. Comme s’ils n’avaient pas le droit de sortir du backstore plus d’un à la fois.

Death Tube : Film sanglant (c’est du Kool Aid, les enfants, n’ayez crainte)qui utilise comme histoire un genre de Youtube(dans le film ils ont changé le nom pour Death Tube(clever!)) où des meurtres ont lieu sur Internet. Un genre de torture porn comme on en faisait tant dans le passé vers les années 2008-2009. Il y a un gros ourson jaune en peluche (je ne sais pas quoi dire de positif sur le film).

Mirrors 2 : Mirrors 2 se contente de recycler le premier en y ajoutant une tonne de gore et des seins. C’est cool des seins. J’aime bien les seins. Mais il y a quelque chose de malalaisant dans ceux du film Mirrors 2. Bien qu'ils soient les plus beaux seins d’Hollywood que j’ai vu depuis longtemps, ils appartiennent à Christy Carlson Romano qui travaille pour Disney depuis des années. Elle a choisi Mirrors 2 pour montrer au reste du monde qu’elle est une femme et qu’elle est sexy. Un bien mauvais choix si vous voulez mon avis. De plus, la scène de la douche, bien qu’elle y meure de façon grotesque, est un peu longue pour rien. Elle ne sert qu’à nous montrer de la poitrine et on aurait très bien pu s’en passer. Je ne suis pas prude, ô que non! Mais la scène est étrange, on a l’impression qu’elle à elle-même demandé plus de temps sous la douche pour être sur que de jeunes ados boutonneux puissent peser sur « pause » et s’astiquer le salami. Nick Stahl en est rendu à jouer dans des films de cet acabit pour payer le loyer. Il devrait peut-être se concentrer sur des films comme In The Bedroom 2 par exemple. Je me suis demandé pourquoi le film se déroulait au même endroit que le premier alors que ce n’est pas tant l’endroit qui est hanté puiqu’il s’agit d’une histoire de fantômes revanchards. Mais bon comme il y a des seins…

Cradle Of Fear : C’est, à ma grande surprise, un pseudo film à sketchs qui implique un espèce de simili-vampiro-gothico-metalleux comme dénominateur commun. Un film extrêmement gore qui a pour public cible les fans de Twisted Sisters et autre Anonymus. Le genre de groupes métal qui chantent des chansons comme « Satan est mon ami », « Regarde ma grosse bague et ma redingote de cuir» ou « J’ai les cheveux long mais je m’assume ». Le film est tourné en vidéo, alors Cradle Of Fear n’est pas un film, il est un vidéo. Les éclairages et la direction photo font leur possible pour élevé la qualité du film mais les acteurs nous empêchent d’y croire. Le film s’améliore au fur et à mesure qu’il avance, comme si le réalisateur avait mis plusieurs années à terminer son film et qu’il avait ramassé un peu d’expérience, ailleurs, en cours de route. Il y a beaucoup de sang qui coule dans Cradle Of Fear, mais comme il s’agit d’un vidéo, je dirais plutôt, il y a beaucoup de Kool Aid qui coule dans Cradle Of Fear.

Djinns : Après 45 minutes, j’ai compris que le film se déroulait dans les années 1940. Bonjour le talent de raconteur! Djinns est un film fantastique français, beaucoup plus français que fantastique. Il y a des effets spéciaux, des gitanes, Said Tagmahoui, de la magie (un peu) et des militaires, autant dire que Renaud aurait détesté.

Hierro : Hierro est l’histoire de… on s’en fout. Elena Anaya en est l’actrice principale. On essaie de l’enlaidir pour la rendre plus crédible, plus humaine mais comme elle est la plus belle femme du monde, le résultat ne fonctionne pas vraiment. Elle rayonne même si elle est mal habillée. C’est l’histoire d’une mère qui perd son fils sur un bateau (perdre dans le sens de mourir) et qui croit le voir sur l’île de Hierro sur laquelle elle est confinée puisque la police enquête. Les décors naturels et la direction photo sont incroyables, presque oniriques mais pas aussi incroyable que Madame Anaya.

Life As We Know It : Josh Duhamel est beau! J’en suis jaloux. Il se démène pas mal au niveau du jeu d’acteur. Bien sûr il est limité mais il se démène, il n’est pas irritant. Katerine Heigl, elle, bof. Elle a une grande bouche. Les réunir tous les deux dans le même film n’est donc visiblement pas un rêve de cinéphile. L’idée laisse préssager une comédie-romantique terne où Heigl nous tombera sur les nerfs. À ma grande surprise, Life As We Know It n’est pas….. une comédie. Mais Heigl nous tombe sur les nerfs. On assiste donc à une dramédie-romandramatique où deux personnages essaient d’élever un bébé qui n’est pas le leur (longue histoire. C’est pas intéressant) et qui finissent par trouver la tâche vraiment trop ardu puisque tout les séparent. Alors 3 mois plus tard, l’homme, quitte pour une autre ville mais la distance lui rappelle qu’il forme une famille avec Heigl et le chérubin. Il revient donc, 3 jours plus tard, tout amoureux, comme ça, pour rien, mais sincère et tout. J’en suis sortie grandi. Vraiment! (pas vraiment).

Hatchet 2 : Hatchet 2 est, vous l’aurez deviné (en fait, j’espère), la suite de Hatchet. On reprend exactement à la seconde près là où la finale de Hatchet s’était terminé Halloween 2-style. On y a changé l’actrice principale mais bon, Danielle Harris est toujours aussi sympathique du haut de ses 4 pieds 9 pouces. Hatchet est un hommage aux slashers des années 1980. Il est mieux écrit, plus sympathique et plus sanglant que le plupart des films auxquels il rend hommage. Hatchet 2 est meilleur et plus gore que n’importe quelle suite de films d’horreur auxquel il rend hommage également. Autant dire que Hatchet 2 c’est beaucoup comme Hatchet. Si on écoutait les 2 films l’un après l’autre on aurait l’impression d’en écouter un seul. Adam Green (ne pas confondre avec le chanteur) connaît sa matière mais il nous avait donné quelque chose d’un peu plus mature et aboutit avec Frozen. En espèrant qu’il continue dans cette veine puisque le genre « Hommage » est terminé pour lui.

Détour : Par où commencer? Il y a un gros débat en ce moment au Québec pour ce qui est des films de genre, les vrais, ceux qui n’utilise pas l’humour bidon grand public. C’est que le Québec se doit d’avoir de l’humour dans tout, sinon, il perd son public. Alors quand arrive un film comme Caboose ou L’Oreille d’un sourd ou Liste noire ou dernièrement Angle mort, on a tendance à détester alors qu’en réalité ces films ont le désavantage d’être un peu trop américain mais ne sont pas entièrement mauvais pour autant. Détour, par contre, est l’exception. Jamais un film de genre (thriller pseudo-sexuel, film pseudo-noir) québécois n’aura été aussi embarassant. C’est à se demander ce que Luc Picard à bien pu avoir vu de valable dans le scénario de Sylvain Guy tellement le film est une peinture à numéro qui reprend exactement le canevas de base d’un film comme Body Heat mais sans aucune originalité ou surprise. Tout se déroule comme si on assistait à une parodie. Chaque ligne de dialogue est embarassante, sur-explicative tout en essayant fort, fort, fort de créer un doute ou du suspense alors que 123% du temps tout est télégraphié de façon plus que risible. Absolument rien de fonctionne dans se film. Mais Sylvain Guy croit tellement détenir les clés d’un grand thriller que tout devient encore plus embarassant à chaque pivots scénaristiques (qu’on voit venir environ 70-75 minutes d’avance, chaque fois) et que si on y pense un peu, les pivots sont ridicules et ne fonctionnent pas. La performance de Guillaume Lemay-Thivierge est probablement ce que j’ai vu de pire dans un film sérieux, on parle Sofia-Coppola-dans-Godfather-part-III-mauvais. Le comédien est laissé à lui-même et nous donne une caricature de ce qu’un homme de cro-magnon devait avoir l’air à l’ère des mammouths. Syvain Guy semble nous dire que tous les gens qui habitent les régions sont des rednecks, surtout Guillaume Lemay-Thivierge et que Le Bic est un parc national remplie de touristes sauf quand on doit tuer Guillaume Lemay-Thivierge.

Notre jour viendra : Difficile à dire où veut en venir Romain Gavras avec son premier film. Il veut choquer mais il apparaît plus comme un rebelle sans cause. Le film est beaucoup trop gentil tout en se croyant méchant. Bien que j’ai aimé l’énergie de sa mise en scène (surtout au 3e acte), la performance de Cassel et la plupart des dialogues force est d’admettre que Notre Jour Viendra n’est pas la claque au visage qu’il croit être. Une des faiblesses du film est bien sûr le fait que Cassel et Bathélémy ne sont nullement roux. Notre Jour Viendra se veut une version Fight Club-esque des Valseuses de Blier mais sans en avoir la critique sociale, l’humour et le sarcasme. Le film se tire dans le pied en ayant aucune cible particulière dans sa pseudo parabole sur l’intolérence. Il reste que Gavras à du talent et son film est loin d’être détestable (à mes yeux). S’il voulait choquer à tout prix, il aurait dû pousser un peu plus son récit au point d’y ajouter quelque chose de socio-politico-machin s’il voulait qu’on embarque dans son érrence rouquine-trash.

Hobo With A Shotgun : Hobo With a Shotgun est tout ce que Machete crois, pense, espère, estime, se persuade, paraît, présume, suppose, s’imagine être mais n’arrivant jamais à la cheville de ses ambitions trash-hommage-80’s-esque. Machete est une merde cinématographique qui demande la collaboration du spectateur à chaque blague pour être bien sûr que celui-ci comprenne qu’il ne se prend pas au sérieux même s’il mêle une intrigue politico-minable pour ne pas paraître futile. Hobo With a Shotgun, lui, n’en a rien à foutre de rien, peu importe si le spectateur s’amuse, peu importe s’il trouve le film divertissant et drôle ou mauvais et cheap. Hobo With A Shotgun existe et il en est fier! Il te rentre dans la face et si le spectateur n’est pas préparé, et bien tant pis pour lui car Hobo ne ralentira pas la cadence pour autant. Du grand cinéma trash qui rappelle le Street Trash de Jim Muro (influence pricipale).

I Spit On Your Grave : J’ai très peu de souvenirs de I Spit On Your Grave, l’original (une VHS traine chez moi, quelque part), mis à part que le film est assez pauvre visuellement, assez violent aussi. L’original fut incomprie à sa sortie et le film n’est nullement complaisant, il veut dire quelque chose, dénoncer quelque chose et y arrive maladroitement. Le remake se vante d’avoir upgradé l’original, je ne vois pas trop comment. On préfère donner plus de temps d’écran aux violeurs/malfrats qu’à la victime et sa vengeance sur les hommes qui l’ont violé est loin d’être satisfaisante. Pas que j’approuve les geste du personnages féminins et pas que je sois déçu de l’originalité de sa vengeance mais c’est plutôt dans l’exécution de celle-ci qui rend le tout insatisfaisant. Elle est une victime et non pas une meurtrière (l’original avait l’avantage de donner un côté socio-symbolique aux actions de la protagoniste). Ici, elle agit de façon détachée en plus de s’arranger pour que se soit les violeurs/bandits qui se retournent contre eux. Comme si le réalisateur avait le culot d’excuser les gestes de son personnage féminin en condamnant ses personnages masculins à une sorte de vengeance inactive. Qui ne s’y frotte pas, ne s’y pique pas, alors elle est politicaly-correct et guilt-free. Je ne vois pas en quoi le remake est une amélioration de l’original pas plus que je ne vois l’utilité de faire un remake du film de Meir Zarchi. I Spit On Your Grave version 2010 n’est rien d’autre qu’un inième film de torture porn grand public pour les fans de tuerie sanglante. Le film à le culot de se penser prétentieusement utile de façon post-féministe alors qu’il met en scène des personnages masculins nullement complexes et qui agissent de façon brutale et animale que parce qu’il sont des rednecks. Il est difficile de croire que les violeurs/salauds agissent de la sorte car ils sont de quelconques victimes d’une sur-sexualisation de la femme moderne (c’est ce que le film semble dire). En voyant le film, on a plutôt l’impression qu’ils violent et tuent des femmes chaque samedi. Peut-être que je parle à travers mon chapeau car je n’ai jamais violé de femmes et qu’en réalité c’est vraiment une partie de plaisir entre copains mais je trouve abbérant de voir 4 amis violer une femme les uns après les autres sans que personne ne se pose de question sur la direction que prend notre amitié, je dis ça comme ça. Ce n’est pas par pudeur, mais il me semble que si « je m’enfilais une femme avec force » et que mon membre se faisait chatouiller par le sperme d’un copain je ne verrai plus jamais mon amitié, ma vie, ma virilité de la même façon. Je ne sais pas pour vous, mais quand le sherrif de mon patelin se mêle de la partie pour violer une femme avec des habitants du villages, même pas des copains, il me semble qu’il y a quelque chose de pourrie en Amérique. Il faudrait que les corps policiers choisissent un peu mieux qui peut ou ne peut faire partie des forces policières. De toute façon, à quoi bon argumenter puisque tout film qui se sert de l’humiliation d’une femme pour divertir est une merde cinématographique dont les auteurs n’ont et n’auront jamais assez d’arguments pour me convaincre de l’utilité de leur « démarche artistique » minable.

Fragile : Fragile est un film d’horreur espagnol à l'atmosphère soigné. Il est, en plus, un peu épeurant, ce qui est bien. Les dialogues sont parfois un peu explicatifs mais l’ambiance et le jeu d’acteurs des enfants est au-dessus de la moyenne et rendent le film divertissant. De plus, il met en scène Elena Anaya dans un rôle secondaire. Vous ai-je déjà parlé de Madame Anaya?

Mutant Girls Squad : Mutant Girls Squad est remplie de filles avec des tentacules ou une main de fer qui fait des ravages ou des seins d’où sortent des épées ou etc… Le sang coule à flot, des têtes explosent pour aucune raison des visages se font tronçonner, des entrailles se font expulser par la bouche, des membres se font arracher, couper, disséquer, etc… Pour les fans de Tokyo Gore Police et autres Meatball Machine.

High Voltage : Il n’est pas question d’électricité dans High Voltage, alors je ne comprends pas le titre du film. C’est une grosse série B avec Donnie Yen et réalisé par Donnie Yen. Il a probablement réalisé le film dans sa cours ou pas trop loin du chalet familial. Le look est vraiment cheap et le montage en plus des angles de caméras impossibles, s’arrangent pour donner un look beaucoup plus dispendieux au film. Ça ne fonctinne pas tout à fait, il faut dire que le look vestimentaire de Yen trahie tout. Même lorsqu’il se bat à coup de savates contre un adversaire coriace et qu’on peut voir ses caleçons. Des Fruit Of The Loom en cotton blanc. Si le réalisateur/acteur du film ne peut se payer du luxe côté sous-vêtement, imaginez l’allure du film. Le tout est une grosse imitation du John Woo pré-hollywood (on va même jusqu’à plagier la poursuite en voiture de A Bullet In The Head) mais sans colombe et avec Donnie Yen dans le rôle principal. Il y a beaucoup d’action mais rien de très haut calibre (mouhahaha).