Thursday, January 29, 2009

Wednesday, January 21, 2009

Jour de l’an part 2 ; Boston ou Damonville

Philipe ou Docteur Phil était de passage à Montréal pour le temps des fêtes question de voir sa famille et ses amis qu’il n’a pas vu depuis qu’il travaille à Albany, NY. Il devait donc revenir dans son condo loué mais luxueux de la banlieue d’Albany et quoi de mieux que d’avoir de la compagnie pour le chemin du retour. Des suédoises en bikinis ou de jeunes demoiselles de Copanhagen légèrement vêtues me direz vous. Et bien, Phil n’avait pas ce genre d’amies à portée de main, il s’est donc contenté de deux barbues fort sympathiques, moi et Pascal. Albany est la capitale de l’état de New York et a en juger par ce que j’ai pu en voir on dirait un croisement entre Brossard et Magog. Un Dunkin’ Donuts ou deux à chaque coin de rue et le plus gros centre d’achat de la côte Est (« Plus grand que le West Edmonton Mall » me dit Philippe. Mais Edmonton n’est pas sur la côte Est, me dis-je) font d’Albany un must. Pour fêter la banalité de la ville, quoi de mieux que d’aller manger dans un buffet chinois appelé : Chinese Buffet. À ma grande surprise, c’est le meilleur buffet chinois où j’ai mangé de toute ma vie. Une multitude de légumes, des sushis frais, du poisson frais mais bien entendu des désserts minables comme du jell-o et des petits gâteaus mous mouillés. On se retrouve dans la partie « vieux port » de la ville (trois coins de rues plus loin) ou les boutiques modernes (Dunkin’ Donuts) côtoient les vieilles Brasseries et autres Nettoyeurs (Un par coin de rue à Albany). On se retrouve dans une taverne où le menu des bières à 5 pages et où il faut boire debout, au comptoir, pas de tables ou de chaises, pas beaucoup de clientèles féminines non plus. Le genre d’endroit pour parler de moteur, de football collégial ou de Lynyrd Skynyrd. Les deux barmans, probablement les proprios, ont l’air de deux « drinking buddies » qui ne sortent jamais de derrière le comptoir sauf pour les voyages occasionels à la salle de bain. Ils portent tout deux la plus bizarre bedaine de bière jamais vu par la rétine humaine. Où les gens ont en principe une belle bedaine ronde, nos deux amis ont décidé que carrés leur allaient mieux. Bizarre et surréel. Est-ce qui attend tous grands buveurs de hublons?
Pour être cool, puisqu’on ne la pas été le 31 décembre, nous décidons d’aller sur la rue Larks, là où ça se passe. Là où les gens qui fréquentent les cafés, dansent toutes la nuits en écoutant DJ Fucko faire « spinner » la musique de l’heure, et mangent de la nourriture exotique passsent la plupart de leur vie. La rue a un certain cachet avec sa vieille architecture mais le Dunkin’ Donuts gâche tout. On se retrouve devant un bar où le doorman nous demande 5$ parce qu’il y a « Some shitty rock band » à l’intérieur. Le gentil monsieur nous dis d’aller plutôt quelques coins de rues plus loin, dans un bar où la musique, semble-t-il, est beaucoup plus mieux (a lot more best). Rendu à destination, Philippe se rappelle avoir vu The Sadies 3 semaines plus tôt. Ce sera de la bonne musique me dis-je. Encerclé par une bande de post ados/pré-adultes je me dirige devant la scène pour mieux voir le groupe qui embarque sur scène. 3 jeunes hommes dont un avec beaucoup d’attitude et d’assurance s’approprie le micro devant une foule vendu d’avance. Le spectacle commence! Jamais je n’ai vu quelque chose d’aussi amateur et de minable. Le bassiste, gêné, jouait ses notes comme s’il ne voulait pas réveiller personne, le guitariste enchaînait ses accords de façon maladroite et partait sur des solos improvisés qui faisait de la chanson un ratage complet. Il faut dire que le batteur n’aidait pas la cause, jamais une note au bon endroit, jamais un tempo qui se tient plus de deux portées. Il faisait de grand gestes en l’air avec ses bras pour montrer qu’il avait le talent pour jouer de façon désarticulé tout en étant maître de la situation alors qu’il n’arrivait jamais à taper sur sa batterie au bon moment et imposer un rythme adéquat. Un peu plus tard, une amie les a rejoint sur scène pour se mettre à crier dans le micro ce qui semblait être une chanson. Dérourager, nous avons quitter.
Le lendemain nous arrêtons manger sur le chemin du Massachussett. Quoi de mieux que Dunkin’ Donuts. Un muffin à la citrouille qui avait des allures de petit gâteaux sans goût et un œuf-avec-énorme-saucisse-dans-croissant-trop-cuit serviront de déjeuner pour la route. Le type au comptoir voulair me faire goûter un « Dunkacinno » m’expliquant que « it’s the rage ». J’ai eu droit à un échantillon qui s’est avéré être pas loin du pire truc que j’ai pu boire dans ma vie. Un croisement entre le goût d’un chocolat chaud extrêment dilué et des copeaux de bois extra crémeux. Je vais me contenter de l’eau brune qu’ils appellent Café.
Ce qui est chouette quand on fait un « road trip » aux US of A ce sont les arrêts au dépanneur. Ils sont remplie de cochoneries tellements dégueulasses que j’ai toujours le goût de tout essayer tellement je ne crois pas ce que je vois. Les « Combos » ont quelque chose d’exotique. Comme un croisement de pizza et de pretzel aux saveurs aussi variées que « Tacos », il remportent la palme de l’amuse-gueule qui n’amuse pas. Une variété incroyable de beef jerky, des saveurs de chips aussi intenses que « BBQ ribs and back bones ». Les boissons énergétiques « Monster » ont des saveurs aussi incroyables que « Irish Brew », saveur artificielle de café avec un soupçon de Bailey’s. Quelque part il doit y avoir des irlandais vraiment déçus.
C’est sur le chemin de Boston que j’ai pu m’instruire en lisant sur le site Web de la ville, que les bostonnais disent « Dunk » pour café. Alors tout est clair maintenant pour moi : Dunkin’ Donuts = Dunk and Donoughts = Café et beignes = Wow, c’est bô!
Après s’être perdu sur l’autoroute et avoir fait 25 détours pour trouver la sortie, nous sommes finalement arrivé au centre-ville de Boston, la ville de Matt Damon et l’autre, son petit chien de poche, Ben Affleck. Nous sommes arrêté dans un Boston Pizza qui finalment s’avérait être un Bostone Pizza (prononcez Baus-to-nez Pi-dza). La pizza y est excellente. En sortant j’ai cru aperçevoir Mélina Schoenborn, une femme aux cheveux noir mi-long, un manteau rouge et une casquette gavroche promenait son chien. Un petit pincement au cœur.
Nous avons décidé de faire le trajet des Pioniers ou quelque chose comme ça qui nous amenait du centre de Boston jusqu’à une tour de 294 marches d’où, il paraît, la vue sur la ville est superbe. Cette promenade traverse tout les endroits stratégiques de la ville. On a même pu apercevoir l’espèce d’Église du film The Departed de Scorcese. On s’est alors mis à la recherche de l’appartement de Matt Damon. MAAAAAATT DAAAAAAAMON.
Nous nous sommes ensuite dirigeé vers le MIT. Comme notre recherche pour trouver Mr. Damon fut nulle, nous nous sommes mis à la recherche de Kevin Spacey. Nous avons fait le tour du MIT mais nous sommes également aller visiter à l’intérieur, prenant l’ascenseur et visitant certaines salles. À notre grande surprise, le cours « Lesbians and gay litterature » est donné au MIT. Question de mode je suppose.
Avant notre retour vers Albany, un petit voyage vers le campus d’Harvard était de mise. Beaucoup plus petit qu’on ne le croyait mais beaucoup plus beau, notre visite fut courte car nos estomacs nous expliquaient qu’il fallait les nourrir. Restaurant indien et puis nous reprenons la route.
Le lendemain, moi et Pascal faisons nos adieux à Philippe et prenons l’autobus local pour le centre-ville d’Albany pour se diriger au terminus d’autobus. Croyant que le terminus se situait dans le centre-ville, nous arrêtons sur la rue Larks et décidons de continuer à pied. Les trottoirs étaient verglacés, ce qui rendait la marche difficile. Le terminus et beaucoup plus loin qu’on ne l’aurait cru. Il fallait marcher à travers le « Business District » pour ensuite, deux coins de rues plus loin, passer à travers le ghetto pauvre, devant les crackheads et autres mendiants. Nos billets de retour achetés, le plan était d’aller déjeuner. En plein « business district » d’albany, il n’y avait aucun restaurant aux alentours. Rien. Ah oui, un Dunkin’ Donuts et un Starbucks. Une marche de 45 minutes pour trouver le restaurant le plus près nous laissait avec plein de questions : Où mangent-ils ses New Yorkais? Que mangent-ils? Ils mangent du beurre, voilà ce qu’ils mangent. Un omelette au beurre ainsi que des roties au beurre m’ont prouvé que ces Albaniens n’aiment pas la margarine.
Arrivé aux douanes canadiennes, notre chauffeur d’autobus nous plante tous là. Il devait retourner à Plattsburgh car un passager avait oublié ses valises dans l’autobus et on ne pouvait passer la frontière avec des bagages non-réclamés. 1 heure dans un poste douanier n’est pas synonyme de bon temps. Mais tout est rentré dans l’ordre quand notre chauffeur est revenu tel un sauveur et notre retour à Montréal fut grandement apprécié. L’apocalypse était enfin terminé.

Saturday, January 17, 2009

Jour de l'an part 1


Le 31 décembre est la dernière journée de l’année, celle où l’on fait le bilan des 365 jours qui viennent de passer. La journée où on se trouve de nouveaux défis, où on se fait croire que cette fois on va les tenir nos résolutions. C’est aussi la soirée où on se défonce à l’alcool et où on est plus ouvert à l’étranger, à l’inconnu. Comme si c’était la veille de l’apocalypse et que demain ne viendrais jamais.
Cette année, pour la veille de l’apocalypse, un souper était prévu. Une soirée poutine pour être exact. Pascal achetait le fromage, je m’occupais des frites, Marmen et sa copine apportaient les saucisses et Nancy préparait la sauce. Une poutine pour 5 personnes. Comme je travailais jusqu’à 18h, en me rendant au 1136, lieu de rencontre, je me suis aperçu que tout était fermé. Sauf le Mcdo. Super, une poutine pas de frite! Pascal et moi avont passé au plan B : Attendre l’arrivée de Marmen et partir en voiture à la recherche de frite! On arrête donc dans un restaurant italien au coin de Marquette et St-Zotique. La porte est barrée. Continuons donc notre chemin là où l’on sait qu’il y a Une Belle Province. Arrivé au coin d’Iberville, Marmen est tout excité et on roule à vive allure dans le stationement du restaurant. Je cours à l’intérieur, il ferme dans 5 minutes. Sauvé! Je prends la frite familliale ayant peur qu’il en manque. 12 dollars. 12 DOLLARS DE FRITES!!
De retour au 1136 où Nancy prépare la sauce et les saucisses. On enfile gin-tonic, rhum-and-coke ou autres breuvages alcoolisés. La cuisine est remplie du bruit que font nos estomacs. Il est temps de manger et la poutine est délicieuse. Heureusement il en reste une portion pour Josiane qui vient nous rejoindre. Josiane, tel une éffrontée, mange la poutine et nous quitte 5 minutes plus tard pour aller s’amuser dans une autre party, un endroit où il y a musique, boissons, ambiance et garçons. Le 1136 n’est pas assez cool. Le 1136 est devenu un lieu pour les has-been. Même Larry, le coloc à Pascal décide de quitter et de laisser ses amis planté-là, pour qu’on s’occupe d’eux. Larry est tellement plus cool que nous qu’il peut se permette se genre d’action, quitter pour un endroit meilleur. Laisser la racaille derrière lui. Lui aussi mérite de passer la veille de l’apocalypse en bonne compagnie.
Tanné de passer pour des ploucs, Marmen et sa copine quitte le 1136 pour aller se réfugier dans les bras l’un de l’autre, loin de nous. Il est minuit après tout. On décide, nous aussi, qu’être indésirable ne nous va pas bien, alors on part rejoindre Josiane et son party de gens riches et célèbres. On doit malgré tout apporter avec nous les rebuts de Larry. Le jeune Wolf est fort sympathique mais l’autre est dans un état avancé d’alcoolimie qui le rend des plus désagréable, d’autant plus qu’à jeun il est loin d’être un garçon sympathique.
On arrive donc quelque part sur la rue de Normanville(moins de 2 minutes à pieds). Josiane avait raison, tout les monde est gentil, un peu hippie mais gentil. Moi et Nancy on s’amusent comme des fous. On rencontre des gens, on parle écologie, météo, hockey, guitare. Pascal revoie un ami de l’université. C’est la joie! Voilà que le garçon antipathique se met à briser des verres et des assiettes, il se met à voler de l’alcool. Comme nous sommes responsable de ce jeune homme irresponsable, on décide de quitter le party avant d’être mis à la porte. Peut-être que finalement nous sommes des ploucs pas cool et fétides. On décide de se rendre, comme à chaque année dans un bar miteux où certains de nos amis travaillent.
L’irresponsable et Wolf prennent un taxi, Nancy, Pascal et moi en prenont un autre. Ils partent avant nous mais nous arrivons 30 minutes avant eux. C’est que l’antipathique à perdu sa carte de guichet et son argent tellement il est saoûl (il a bu 2 bières et un verre de mousseux après tout). Il danse et titube sur des airs de reggae et lance de gros « Fuck you » aux filles qui passent à côté de lui. J’ai un peu honte mais comme il n’est ni mon ami, ni mon invité et que je ne suis pas venu avec lui, je suis sauf.
Après avoir découvert 30$ dans ses poches qu’il nous a lancé au visage à deux reprises ainsi qu’un sac qui semblait contenir une substance poudreuse blanche, notre ami décide de quitter à notre plus grand bonheur. Je reste en compagnie de Pascal, Nancy à quitter depuis longtemps, et nous retrouvons de vieux amis avec qui nous partageons bières, gin-tonics et shooters. Ma soirée se termine quand quelqu’un de vraiment plus spécial que tout au monde décide de s’allumer un cigare qui sent les excréments de porcs. J’ai le cœur qui me lève et quittel'établissement laissant Pascal en bonne compagnie, déchiré entre deux filles qui portent le même prénom et qui aimeraient bien le ramené à la maison. Je pars donc me coucher et reprendre des forces pour notre voyage à Boston.

Wednesday, January 14, 2009

Sunday, January 11, 2009

Partys de Noël

Les partys de Noël peuvent être une grande réussite comme un grand flop. Revoir la famille, fêter avec les collègues du bureau parfois un ou l’autre peut nous donner des ulcères alors que souvent les deux nous font friser les orteilles dans nos souliers juste à l’idée d’y penser. 2008 fut l’année où je ne m’attendais à rien. Tout peut arriver en de pareilles circonstances me suis-je dit. Et bien non seulement rien n’est vraiment arrivé mais j’ai survécu en mode « Smooth sailing » de façon magistrale et suis revenu à la maison avec non seulement des anecdotes souvent dignent d’un épisode de Benny Hill mais en plus avec la conviction que je ne ne suis pas le raté que je croyais être et que ce n’est pas tellement impossible de ne pas ressembler aux restes de ma famille. Pas que je n’aime pas ma famille mais plutôt parce que je suis différent d’eux et que parfois j’ai l’impression que c’est en les voyant et en parlant avec eux qui fait ressortir tout ce que j’ai de bien en moi. On se console comme on peut j’imagine mais c’est en 2008 que j’aurais appris à me défaire de mes peurs pour enfin embrasser pleinement qui je suis et enfin faire la paix avec ma dite-famille qui n’a jamais été l’ombre de ce que je m’attendais d’eux. Voilà!

Party de Deluxe Digital :
Ne connaissant personne ou presque à mon nouveau travail je me suis dit que je parlerai à n’importe qui, tout le monde et personne à la fois. Il fallait être bien habillé, ça commence mal! Où son mes pantalons propres? Évidemment je les trouve, les enfile et me dirige sans tarder au super bar pour m’apercevoir là-bas qu’on pouvait porter des jeans. Je rencontre un collègue et me dit que je passe le reste de ma soirée avec lui. Rendu au bar je me rend compte que 1) les gens pouvaient apporter leur conjoint(e) et de se fait 2) je connais encore moins de gens d’autant plus que ne sachant pas qui travaille dans les bureaux je ne peux les différencié de leur conjoint(e), 3)je dis bonjour à un asiatique que j’ai vu souvent au bureau mais lui semble n’avoir jamais mis ses yeux sur autre chose que son écran d’ordinateur alors il ne me répond pas, There goes my soirée où je voulais parler au gens me dis-je, 4) un de mes patrons, celui qui ne parle à personne, ose me saluer ainsi que mon partenaire pour finalement apprendre que lorsqu’il est saoul, il est drôle, sociable et surtout il veut se ramener n’importe quelle fille du bureau et 5) je m’apperçoit également que mon partenaire aussi est prêt à se ramener n’importe quelle fille du bureau, dumoins c’est ce que j’en comprends chaque fois qu’il regarde une fille pour me dire son nom, son statut civil et s’il a des chance avec elle juste avant de lui regarder le popotin lorsqu’elle s’éloigne. Ce sera ce genre de soirée me dis-je.
Un peu plus tard, d’autres collègues se joingnent à nous. Comme la danse n’est pas notre fort, nous nous isolons quelque peu moi et mes amis techniciens dumoins les techniciens francophones car il semblerait que nous soyons les seuls de notre département à nous être présenté sauf Martin et Bob, avec leur copine, qui sont aussi à part en plus d’être à part de nous. C’est une question de linguistique me dis-je pour finalement m’apercevoir que la linguistique n’a rien à y voir mais plutôt le savoir vivre. Mes collègues anglophones sont avec leur copine alors que les francophones, sauf Dara, le petit irlandais charmant à souhait, font partie du groupe des célibataires ou dumoins c’est ce qui est écrit en gros marqueur gras sur le front de trois de mes collègues qui ne peuvent s’empêcher de dire le nom de toute les filles qui passent à côté de nous tout en leur regardant les seins et le popotin sans aucune subtitlité. Ç’en est gênant! On doit passer pour des ploucs! Mes trois collègues ne se gênent pas pour crier à plein poumon le nom des filles du bureau qu’ils trouvent jolies, « jolies » ne fait pas partie de leur vocabulaire, « hot ». Je quitte le groupe pour aller me chercher un verre de vin où je rencontre Pasha, avec un « P », fille un peu androgyne et peut-être lesbienne qui daigne converser avec moi avant de s’excuser car elle a quelque chose d’important à faire. Elle a dû me reconnaître comme étant un des ploucs. Je prends donc un verre de vin au bar, retourne voir mes collègues qui discutent avec Roxanne, ma patronne. La soirée aura donc servi à ça, m’apercevoir que derrière, le ton froid et distant de ma patronne, se cache une femme qui aime rire et s’amuser. Je suis heureux de l’apprendre et cela facilitera mes rapports avec elle à l’avenir. Mon premier collègue, trop saoûl, doit quitter et mes amis les ploucs commencent à crier le nom de Karen, la réceptionniste, en loop. Karen fini par craquer et comme le party tire à sa fin et qu’elle a faim, justement, elle décide de venir manger une pointe de pizza avec nous. Pas si plouc me dis-je, à moins qu’elle les aimes un peu colon et poilu. La soirée se termine donc autour d’une pointe de pizza où mes collègue regarde Karen se délecter avant que tout le monde quitte chacun de son côté pour rentrer à la maison. Un premier party « low profile » me dis-je, et c’est tant mieux.

Dell Arte :
Un party chez Dell arte est quelque chose d’un peu plus délicat car non seulement la liste d’invitées est inférieur à 30 mais en plus les 5/6 n’ont rien à dire. Je m’acharne donc sur le menu, gracieuseté de Motta, c’est vous dire à quel point on s’est cassé la tête, avant d’aller parler avec Émilie, la française, celle qui travaille à la billeterie. Elle me parle de son autre boulot où elle assiste son patron dans une compagnie de distribution de DVD. Chouette métier! Elle en pense la même chose. N’ayant plus très faim je vais donc m’asseoir avec Jenny et sa copine Sasheli. Elles s’enguelent(un peu) sur le fait que Sacheli en a marre de travvailler dans un bar de danseuses à St-Jérôme. C’est simple, quitte, lui dis-je. Elle y avait déjà pensé. La soirée va être courte! On ouvre la salle pour laisser place au Karaoké. Le genre de chose qui peut complètement détruire une soirée. À partir de la première chanson de Johnny Hollyday, gueulé par un Rick Allison au sommet de sa forme jusqu’à la dernière chanson chanté par une Isabel en tout aussi grande forme, le karaoké n’a jamais arrêté. Il n’y a jamais eu de temps mort, aucun temps d’arrêt de 22h à 4h. Six heures de chansons en continue où certains avaient quelque chose à prouver et où d’autres voulaient simplement s’amuser. Difficile à croire mais la soirée fut amusante. J’enfilais mes double Gin-Tonic à la vitesse de l’éclair et juste avant mon départ pour la maison, j’ai eu la surprise de ma vie. On m’a volé mon Ipod. Merci Espace Dell Arte! Je n’oublierais jamais à quel point mes collègues m’ont aidé dans mes recherches pour retrouver mon petit joujou et la vitesse à laquelle ils m’ont dit que c’était impossible qu’un vol se produise. Ils sont si adorables. Ils ont aussi la mémoire courte puisque la baraque compte pas moins de trois vols de laptop en pus d’une fraude de 500 000$ dans les 10 derniers mois.

Party de famille :
Le party de famille a eu lieu le 23 cette année. On a fêté, mon frère, mon père, ma mère et son amie Louise dans l’immeuble de retraités où mes parents habitent depuis 5 mois. Ma mère ne s’y habitue toujours pas alors que mon père est heureux comme un poisson dans l’eau. Le souper à lieu au 2e étage de l’immeuble où une cinquante d’octogénaires sont assie et attendent qu’on leur servent de la dinde, des légumes et des patates. Sur le lot, mes parents son les plus jeunes de l’immeuble, mon frère, moi et une jeune fille sommes les seuls invitées externes de ce réveillon qui s’annoncent merveilleusement oubliable. Arrivé à notre table, la table numéro 12, on a assis 3 dames, 3 étrangères qui n’avaient pas de numéro de table alors moi et mon frère les acceuillont gentiment, tout en nous occupant d’elles pour une expérience ultime et pour ne pas qu’elles se sentent négligées ou encore plus étrangères qu’elles ne l’étaient. Le souper fut agréablement et surprenement délicieux. Nos trois nouvelles amies n’ont pas tout mangé, jugeant les portions énormes alors que mon père au bout de la table aurait bien voulu une 2e ou bien même une 3e portion. Si mon père m’a appris une chose c’est bien de manger comme un porc. Tout ça vient de son père qui sous-nourissait ses enfants, j’imagine que mon père s’est dit que lui ne ferait jamais la même chose à sa progéniture, au point de mettre l’embonpoint de ses enfants en jeux en plus du péril du cholestérol ou du diabète qui sont légion dans la famille. Alors voilà, en voulant éviter les erreurs de son père, mon père en a créé d’autre chez moi et mon frère en plus de lacunes incroyables, mais comme nous sommes tous un peu maitre de notre destin et qu’on a le pouvoir de se remettre en question, il ne faut pas se laisser abattre par ce genre de détails, après tous je suis dans un party de noël incroyable. Étant assis à côté de mon frère je me suis dis : Tiens essayons de créer des liens! Je lui ai poser une multitude de questions sur sa vie, sa maison (il a acheté la maison de papa et maman après y avoir habité pendant 28 ans), son travail, ses amis, sa jolie et sympathique copine des 5 dernières années, Josée. Mon frère m’a raconté de long en large tout les détails de sa vie n’épargnant jamais d’égratigner quelques amis au passage ou bien même sa copine avec laquelle la communication semble existante mais où tout le reste est sur le pilote automatique, sur la loi de la faillite sans que personne n’y fasse quoi que ce soit. Ce fut donc une joie d’entendre mon frère me répondre. Jamais lui ne m’a posé de question ou n’a voulu savoir quoi que ce soit sur ma vie. C’est un peu comme ça dans ma famille, tout le monde pète plus haut que le trou, tout le monde veut dire aux autres ce qu’ils ont, ce qu’ils sont, alors qu’ils en n’ont rien à foutre des autres. Voilà un autre trait famillial que j’essaie de me débarasser, de me dissocier. Après le souper j’ai visité la bibliothèque de l’immeuble où les livres de Danielle Steel, Robert Ludlum et autre John Grisham s’empillent et s’entassent dans un décors kitsch. Fascinant! Mon frère m’a finalement ramené à la maison où j’ai pu lui exposer mes inquiétudes à propos de mon père qui semble perdre un peu la carte. Des inquiétudes qui semblent fondées puisque mon frère et ma mère partagent les mêmes inquiétudes. Joyeux Noël!

Chez mon oncle :
Il semblerait que mon oncle fait un party de noël chaque années depuis 3 ou 4 ans et c’est la première fois que l on m’invite. Revoir mes oncles et mes tantes et mes cousins après 5 ans est quelque chose que j’appréhende avec beaucoup de pessimisme. Je suis le seul de la famille qui habite Montréal, mis à part un oncle dont tout le monde se fout. Je suis donc le « fucké », le « weird », le seul qui a su bravé le pont Jacques-Cartier pour aller habiter dans un endroit où se côtoient, pour utiliser les termes de ma famille, « les nègres, les putes, les tapettes et les osties d’arabes ». « Je connaissais un gars qui est tapette, y sont ben fin » me dit mon cousin après avoir enfiler sa 14e bière et avoir traité sa copine «d’innocente » comme si elle était un porte-manteau. J’ai pu recréer des liens avec mon oncle Daniel qui a gardé son cynisme légendaire, un trait de famille je suppose, de loin le plus gentil de mes oncles d’autant plus que tout le monde avait pratiquement quitté vers minuit après s’être époumoné au karaoké où ma mère essayait de voler la vedette et où mon oncle Noël (devinez quel est sa date d’anniverssaire) est arrivé près de la détrôner. Un autre party karaoké! Super! En famille en plus! 15 personnes dans le salon qui chantent du Beattles ou du Elvis alors que 6 personnes dans le sous-sol écoutaient le match de hockey. L’esprit familliale à son apogée! Après le karaoké quoi de mieux que Rock band! Wow, on a plus les partys d’antant! Après le départ de presque tout le monde, on a pu échanger des banalités mon frère, mes cousins Kevin et Danny et sa copine, mon oncle Daniel pendant que Tina, ma tante et Josée, la copine à mon frère s’emmerdaient solide sur le sofa et pendant que moi j’écoutais les autres s’engueuler sur la puissance du moteur de leur voiture. Mon cousin Danny qui enfilait sa 16e bière racontait , avec fierté, le fait qu’il ne boit plus de bière la semaine, seulement du vendredi soir au dimanche soir. Trois caisses de 24. « Ça à l’air beaucoup comme ça mais je commence à boire à midi, et j’arrête à minuit alors… » me dit-il. C’est quand même une bière au trente minutes mais ça j’imagine qu’il a pas dû compter, il était trop occupé à raconté la fois ou les fois où il conduit saoûl. J’ai déjà hâte à l’année prochaine.

Party annuel du 25 décembre
Cette année le « Party annuel du 25 décembre » a eu lieu le 28 décembre. Tout mes amis sont en couple alors ils ont une belle-famille à visiter maintenant. Un « Potluck » à eu lieu sur la rue Addington à NDG. Philipe à fait une apparition, Tony est venu nous raconter ses histoires plates et Nancy à voulu se donner un semblant d’importance en arrivant en retard avec son copain Olivier. Tout le monde était réuni autour d’un bon repas, Pascal et Medz ainsi qu’un certain Denis, personnage impoli et malotru se sont régalé de salades de pâtes et de verdures, de riz épicé et de soupe maison. Marmen et sa copine Nadia ont eu la gentilesse de venir me chercher et me ramener à la maison. Parties d’échec, histoires sans punch (gracieuseté de Tony), conversations choquantes et coonversations loufoques furent au menu du reste de la soirée, une soirée pas aussi sympa qu’on l’aurait bien voulu mais une soirée entre nous. C'est quand même ça!

Saturday, January 10, 2009

History of Violence


À sa sortie, le film History of Violence de David Cronenberg fut acclamé par la critique se méritant presque la Palme d'or à Cannes.

Étant un grand fan de Cronenberg, j'avais été quelque peu déçu du film trouvant l'histoire risible surtout le dernier acte et trouvais que Cronenberg se détachait de ses thèmes plus personnels. J'avais d'ailleurs fait une critique un peu moche ici
(super, je peux m'auto-référencer!). Cronenberg a gardé cette même tangente par la suite avec Eastern Promises. J'ai revu le film par la suite et en ai gardé la même opinion, me demandant même comment et pourquoi ce film fut aussi apprécié à sa sortie alors qu'aujourd'hui on n'en parle presque plus.

Je crois avoir trouvé la raison pour laquelle les gens ont tant adoré le film à sa sortie et c'est en lisant le "graphic novel" sur lequel le film est basé que j'y ai trouvé ma réponse. Le livre est tout simplement INCROYABLEMENT MAUVAIS. L'histoire est encore plus moche que dans le film. L'histoire du frère pégreux du film m'avait fait rire tellement l'idée était mauvaise mais voilà que je m'aperçoit que Cronenberg à donné, avec cette idée, une autre dimension au film : la violence est une histoire de famille, quelque chose qui se transmet de père en fils, de frère à frère. Le livre est complètement risible, encore plus lorsqu'on lit sa préface où l'auteur nous explique ses intentions qui n'ont rien de valable. Le livre est tout simplement une perte de temps. Il est alors évident que les gens ont crié au génie à la sortie du film puisque Cronenberg à réussi le tour-de-force de créer quelque chose de bien avec une base merdique.

Voilà que je me réconcilie avec l'oeuvre du grand David!

My Name is Earl


My Name is Earl est une des séries télé américaines qui sans être super bonne, est extrêmement divertissante et très drôle grâce entre autre à la prestation de Jason Lee dans le rôle de Earl Hickey. Earl est un petit criminel un peu white trash qui décide de faire le bien autour de lui en aidant tous les gens qu'il a méprisé, volé, arnaqué, fraudé et humilié pour ainsi les rayé de sa "to do list" et faire la paix avec le mauvais karma qui l'afflige. La morale sympathique de cette série qui l'est tout autant est , vous l'aurez deviné, un genre de "payez au suivant".

Bien que Jason Lee joue Earl de façon extrêmement convaincante, les personnages secondaires peuvent tomber sur les nerfs, entre autre Randy, le frère autiste de Earl joué par le sous-talentueux Ethan Supplee. Le tour de force est sans l'ombre d'un doute, Jaime presley qui joue Joy, l'ex-femme de Earl. Elle ne s'est pas mérité un Emmy pour rien dans son rôle de reine du white trash.

Mais voilà, toute bonne chose à une fin. La première saison qui était fort sympathique s'est fait éclipsé par la seconde à la conclusion parfaite qui laissait préssagé une troisième saison hilarante. La première moitié de la troisième saison livre la marchandise et est très éfficace mais voilà que la seconde moitié, lorsque Earl retrouve la liberté (oups!) est toute sauf drôle, créative et divertissante. C'est comme si plus rien ne fonctionnait, comme si les idées manquaient. On reprend tout depuis le début mais en faisant le contraire. On prend la morale qui jusqu'ici était suggérée et on l'écrit sur l'écran en gros crayon feutre pour que les gens comprennent bien ce dont il s'agit. On accumule les retour en arrières et on fait du remplissage.

Jamais une série télé ne s'est perdue aussi rapidement dans les méandres du médiocre.