Monday, August 24, 2009

Les Pieds dans le vide


Les Pieds dans le vide est le premier film tant attendu de Mariloup Wolfe derrière la caméra, c’est aussi une bande-annonce qui laisse préssager un film qui ne s’élèvera pas très haut au niveau du scénario et de l’originalité. On voudrait tant que mademoiselle Wolfe puisse sauver le cinéma québécois de sa constante recherche à plaire au public le plus large possible, à faire rire à tout prix quitte à ne pas se prendre au sérieux. Comme si, à cause de son jeune âge, on voudrait avoir un nouveau regard sur la jeunesses d’aujourd’hui, thème du film, une nouvelle voix pour le cinéma d’ici, sans nécéssairement vouloir y voir un cinéma trop intellectuel ou trop auteurisant (Denis Côté, Raphael Ouellet). On voudrait tant que la sympathique Mariloup Wolfe nous serve quelque chose de personnelle tout en étant grand public (La Bouteille d’Alain Desrochers, Un 32 août sur terre de Denis Villeneuve)

Mais voilà, Les Pieds dans le vide ne sera qu’un film, plutôt, un téléfilm extrêmement gênant tellement le scénario est insipide et embarassant et tellement Mariloup Wolfe n’a rien à dire.

Les images sont superbes et les plans aériens sont excitant mais voilà Wolfe, vient de ce monde où les images sont soignées mais n’ont aucune signification, aucun symbolisme, aucune métaphore, que des images qui d’une beauté plastique finissent par lasser, que de belles images vides qui accentuent le manque de maîtrise cinématographique de la réalisatrice. De plus, après 20 minutes, on se lasse de voir des sauts en parachutes. Point Break ni même Drop Zone n’étaient des films sur le parachutismes, mais le parachutismes y était une partie intégrante de l’histoire. Ici, non plus, ce n’est pas de parachutisme que le film traite, pourtant il ne s’y passe rien d’autre dans les 30 premières minutes au point où tout est redondant et n’apporte aucune compréhension des motivations du protagoniste joué par Éric Bruneau. D’autant plus, que les dialogues maladroitements explicatifs nous laisse perplexe quant à la raison d’être du film. Jusqu’à ce que la 2e partie du film s’installe…

Dans la seconde moitiè, les personnages avancent lentement vers ce qui semble être un triangle amoureux peu crédible et plus d’une sous-intrigue relatant les premières aventures homosexuels d’un personnage ultra secondaire. Au défilement de la 2e partie, le sentiment de gêne qui nous envahi depuis le début de la projection laisse place à un malaise intense où la ligne devient de plus en plus mince entre le ridicule et le médiocre. C’est qu’en voulant donner un aura de « film d’une génération », le scénario de Vincent Bolduc, son premier, condence 4 saisons de Watatatow en 40 minutes de métrage où les dialogues souvent explicatif et jamais convaincant force la note. Au lieu de laisser agir ses personnages, Bolduc leur donne des dialogues qui surexpliquent leur état d’âme et Wolfe les dirige de façon à renchérir ces explications au point où on n’en éfface leur motivation laissant les personnages devenir des représentants d’une figure stéréotypé (Lemay-Thivierge = figure paternel, Bruneau = fils égaré, etc…). Les personnages ne deviennent convaincant que dans la mesure où on accepte qu’ils représentent un symbole, trop évident et risible d’un représentant de cette génération.

Difficile de garder son sérieux à la fin du film où on croirait y voir une version ados raté de T’es belle, Jeanne! En plus d’avoir l’impression de se faire faire la morale mais en ne sachant pas trop à propos de quoi et pourquoi.

Thursday, August 13, 2009

(500) Days Of Summer


(500) Days Of Summer est une comédie romantique ou plutôt un drame romantique avec une touche d’humour. Premier film de Mark Webb, aussi connu comme acteur ayant notament joué dans le film familial Snow Day où l’on pouvait voir de façon TOTALEMENT GRATUITE, les mammelons d’Emmanuelle Chriqui à travers son chandail blanc moulant (chose qui se répètera avec la même Chriqui dans le moins familial Wrong Turn) pour le plaisir des papas qui ont vu le film avec leur progéniture. Webb est également réalisateur de vidéoclips, ce qui expliquerait la musique qui tapisse le film de bout en bout : Regina Spektor (pour qu il réalisa certains vidéos), The Smiths, Pixies, Black Lips, Feist, Hall & Oates, etc… La différene entre ce film et d’autres film réalisé par des clippeurs c’est que Webb n’utilise pas d’effet tape à l’œil, de montage épileptique dans le but de donné un style à son film. Il utilise des procédés techniques (flash back, split screen, etc) au profit de sa narration, appuyant ainsi son récit et les tribulation et tourments intérieurs de Tom Hansen, joué par Joseph Gordon-Levitt.

La musique, sujet important du film, est ce qui permet à Tom de s’intérésser d’avantage à Summer Finn joué par Zooey Deschanel. Bien que cela puisse paraître superficiel, le sujet de la musique et des goûts musicaux est aujourd’hui un point commun entre les gens, une façon d’ouvrir le dialogue, de découvrir les autres et c’est de cette façon que le sujet est traité dans le film. En superficie, avec subtitlité mais avec une grande importance. Le choix des chansons sans être nécéssairement en harmonie avec le film, s’avère néanmoins intéressante et mature dans son choix de musiqe plus adulte. Exit les chansons populaires académiques tout droit sortie d’un moule, ici, la musique est quelque chose qu’un mélomane peut apprécier et donne par le fait même un ton au film, une maturité aux personnages, leur donnant des qualités et du caractères plutôt que de camper des stéréotypes.

Les acteurs jouent de jeunes adultes bien de leur époque avec ce que cela implique de complications, de tourments, de forces et de faiblesses, sans jamais tomber dans la caricature, sans jamais être trop ados-immatures attardés dont on nous bombarde depuis quelques années (Les Invincibles par exemples ou toutes ses rom-com avec Matthew McConaughey). Joseph Gordon-Levitt y va d’une autre excellente prestation, d’ailleurs le film repose sur ses épaules puisqu’il s’agit de son point de vue, de sa version de cette rupture avec Summer, cette histoire qui s’échelonne sur 500 jours où l’on passe du passé au présent, du jour 200 au jour 3 au jour 496… Zooey Deschanel joue encore cette femme cute au grand yeux hypnotisants couleur de ciel. Son personnage est peu deévelloppé, mystérieux, parfois imcompréhensible dans ses actions, parfois frustrant mais il en est ainsi pour l’importance de l’histoire et non par lacune des scénaristes ou du réalisateur. On ne l’a saisit qu’à la toute fin et il nous paraît évident que Tom ne la connaissait pas ou dumoins la connaissait moins qu’il ne le croyait, ce qui fait que du même coup, le spectateur ne la sasit pas non plus puisque le film est raconté du point de vue de Tom.

On a aussi droit dans ce genre de film, au amis du protagoniste qui en temps normal devrait être des garçons stupides et immatures qui n’on rien compris à la vie, qui habitent avec leur copine de façon soumise ou qui flirtent sans grand succès ou bien qui finissent par coucher avec la meilleure amie du personnage principale féminin malgré leur différents (comme dans Cashback par exemple, autre film qui traitait de la rupture amoureuse de façon poétique). Ici, les deux amis qui ont la tâche d’apporter une touche humoristique ne sont jamais stupide et immature comme on pourrait le penser. Il faut féliciter Webb pour nous avoir servie des personnages qui ne tombent pas dans la facilité et qui ne créent pas de rupture de ton.

Le film se termine de façon déchirante mais avec une note d’espoir. Il apporte de plus, une dimension qui n’est pas souvent traité dans ce genre de film détruisant ainsi le mythe hollywoodien du « happy ending ».

Là où le film est moins réussi, c’est au niveau du scénario. Pas qu’il soit mal écrit mais malgré le nombre de trouvailles, le film film est rempli de lieux communs : Tom qui travaille dans un boulot merdique, saute sa coche et termine ses études, etc…On a droit à une suite de scènes déjà vu qui côtoient des moments plus originaux et on aurait voulu que le film en soit ainsi, pas de clichés que de l’originalité. C’est que plusieurs idées du scénario ne sont pas aboutis ou peu développés au point où ils semblent qu’apparaître comme un flash pour ensuite disparaître sans qu’on en fasse quoi que ce soit de satisfaisant. Par exemple, la scène où des images de Summer défilent à l’écran avec Tom en voix off qui se rappelle ces doux moments, ces images finissent par revenir à la fin avec Tom en voix off toujours, qui ne se les remémore pas de la même façon. Cette scène existe mais ne fait que passé on aurait voulu une meilleure explication de certaines images, de certains souvenir, si on joue avec la mémoires et les souvenirs de cette façon, il faut pouvoir assumer jusqu’au bout nos idées. Le problème est là, les scémaristes n’ont pas assumer leur idées jusqu’au bout. La scène du party où, à l’aide d’un split screen, on peut apercevoir à la gauche les attentes de Tom et à la droite la réalité, est une excellente idée, mais il n’y a rien qui se produit de marquant dans cette scène, en fait oui mais comme tout est mal agencé et qu’il n’y a pas d’assez grosse différence entre les deux réalités, on finit par perdre intérêt et par le fait même on oublie sa fonction. Le film est rempli de scènes non achevées dans ce genre. Webb a su gardé un ton réaliste à ces scènes mais c’est au niveau du scénario qu’elles ont été mal construite ou non assumée jusqu’au bout. Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, le dernier grand film d’amour, n’avait pas ce problème, il assumait ses trouvailles et les poussaient au bout pour mieux comprendre les états d’âmes des protagonistes, les enjeux, la vision du réalisateur et du scénariste et se permettait même de philosopher sur les relations hommes-femmes. D’accord Webb n’est pas Gondry et Neustatder et Weber ne sont pas Kaufman mais (500) Days Of Summer n’est pas à la hauteur des attentes à cause de son manque d’intégrité et sa phobie de se prendre trop au sérieux et c’est dommage car le film à quelque chose à dire.

Autre point faible c’est cette narration Amélie-Poulain-esque inutile, sauf peut-être à la toute fin où on aurait dû s’en passer et trouver une autre façon d’expliquer les actions et le changement de comportement de Tom suite à sa réalisation de son échec amoureux.

(500) Days Of Summer n’est pas un mauvais film, il est sympathiques et touchant il n’est tout simplement pas le Love Story du 21e siècle (Aussi minable que soit Love Story, il fut important à son époque). Donc, le film de Marc Webb n’est pas le film d’amour de cette nouvelle génération de jeunes adultes mais sa fraîcheur, sa franchise et son honnêteté dans sa façon de concevoir le couple de la jeunesse d’aujourd’hui, en font un bon candidat pour devenir la référence du futur chef-d’œuvre du genre. Son obsession à vouloir être différent et franc dans un genre saturé de films interchangeables et peu intéressant, lui donne la force d’ouvrir une nouvelle voie à la comédie romantique hollywoodienne et ça c’est un exploit. On attendra avec impatience le prochain film de Marc Webb derrière la caméra en espèrant qu’il traite des mêmes thèmes avec autant de fraîcheur.

Sunday, August 2, 2009

Future of the Left


Il est de plus en plus rare d’être excité à la venue d’une sortie d’album. À moins que l’on soit un fan finit de Hannah Montana ou de Jonas, il est plutôt rare d’attendre une sortie avec impatience mais il est encore plus rare que nos attentes soient satisfaites.

Rien depuis la sortie de l’album éponyme de The New Year en septembre dernier ne m’avait rendu si impatient au point de téléphoner dans toutes les succursales d’Archambault et autre HMV pour être sûr de mettre ma main sur une copie du nouveau Future of The Left.


Il faut dire que je fais partie des gens qui ont pleuré lorsque McLusky s’est dissout en 2004. Shooting At Unarmed Man, le nouveau/ancien projet de Jonathan Chapple n’a jamais été aussi excitant, rentre dedans et jouissif que McLucky Do Dallas, par exemple. C’est du côté d’Andrew Falkous, chanteur, tête pensente de la défunte formation et sosie de Scott Lucas quand il a les cheveux long ou de Robbie Williams quand il porte les cheveux court qu’il fallait élever nos attentes si celui-ci osait se remontrer le bout du nez avec un nouveau groupe.

En 2007, Future of the Left, formé de Falkous de Jack Egglestone et Kelson Mathias de Jarcrew, sort Curses! Un bon album rock où Falkous troque parfois la guitare pour le clavier donnant des résultants intéressants mais un peu brouillon pas aussi éfficace que lorsqu’il joue de sa guitare et qu’il use de sa voix, que dis-je, son cri pour nous rocker les tympans comme sur le classique Small Bones, Small Body ou Manchasm. Falkous n’a pas perdu son penchant pour l’ironie.

Voilà, Future of the Left nous arrive avec Travels with Myself and Another et ils nous assoment avec une brique sur la gueule. Il s’agit sans aucun doute du meilleur album de l’année dont les gens ne parleront pas. 12 chansons drôles, ironiques, décapentes qui torchent. L’ensemble est beaucup plus cohérent que sur l’album précédent et le groupe semble avoir trouvé sa voie et réussi à nous faire oublier les comparaisons inévitables avec McLusky. On peut désormais prendre Future of the Left pour se qu’ils sont, une continuation dans la carrière de Falkous et compagnie



Sunday, July 5, 2009

Transformers


Michael Bay est la tête de turc des critiques depuis Bad Boys mais encore plus depuis Armageddon et avec raison. Avec le temps on s’aperçoit qu’il est inutile de jeter son fiel sur le réalisateur de Pearl Harbor que ce soit pour ses réalisations testostéronées ou pour ses productions de remakes de classiques de l’horreur puisque ses films remportent un énorme succès internationnal malgré tout.

Rien ne l’arrête, même pas son manque de culture (aucune idée de ce qu’est Transformers mais il le réalise quand même à sa façon) ni même son manque de connaissance historique (Pearl Harbour est remplis d’anachronismes, de révisionismes crétinissants) ni même son manque de connaisance en physique (Armageddon est remplis d’invraissemblance et de bris des lois de la physique). Son but est de faire de gros films où explosions et pétarades prédominent sur le contenue et la vraisemblances du récit, son but est de glorifier ses héros à coup de contre-plongées tournoyantes sous un ciel bleue. Les acteurs sont du bétails et n’apportent rien au film à moins qu’une fois mort, ils peuvent servir de valise à cocaine (Bad Boys 2) ou tout simplement exploser sous une ondes de choc (tous ses films). Donc, Transformers 2 n’existe que pour le simple fait que Bay doit y faire exploser des buildings, des portes-avions, un quartier de Shanghai ou Hong Kong, ce n’est pas super important et une des pyramides d’Égypte.

Bay en profite pour filmer des couchers de soleil, des filles aux dimensions plus que parfaites et des chiens qui zignent. Les acteurs sont sous-utilisé et c’est tant mieux car Ramon Rodriguez tombe sur les nerfs en paranoiaque de service, Megan Fox sert de eyes candy et au lieu de kicker des culs comme dans le premier film, est reléguée au rôle de nunuche sexy, seul John Turturro semble s’amuser.

Bay, qui n’a pas lu le scénario de 4 pages filme avec énergie un film qui n’en demandait pas autant et où toute logique prend le bord pour une suite de scènes sentimentales, sirupeuses et dégoulinantes d’incohérences pour un plaisir famillial des plus nièvre.

On étire tout inutilement sur 147 minutes où Optimus Prime meurt deux fois plutôt qu’une. Le suspense est inexistant, l’humour aussi. Certaines scènes n’ont aucune logiques, comme le fait que les Decepticons sont sur la terre depuis 17000 années (en quoi se transformaient-ils? En arbres? En charrues?) ou bien la scènes de la jeune fille sexy qui est en réalité un robot (sans commentaire) ou encore cette scènes qui sert a expliquer d’où vient les robots (un mélange de The Matrix et de la reine dans Aliens pour un résultat dès plus navrant et stupide).

On assiste donc à un désastre bien filmé, avec de bons effets visuels mais aucunement divertissant, amusant ou logique. Après tout à quoi servirait-il de critiquer un film de Michael Bay.

The Hangover est la comédie surprise de l’année, tout comme l’avait été, 40-Year-Old Virgin, Knocked Up et Wedding Crashers dans les années passées. The Hangover est une version »intélligente » de Dude, Where’s My Car?, « intélligente » dans le sens de réaliste et non-stupide dans les limites du possible. C’est ce qui en fait sa plus grande qualité et son plus grand défaut.

Le film de Todd Phillips reste du début à la fin ancré dans la réalité, bien sûr que tout ce qui arrivent à nos sympathiques personnages est loin de paraître vraissemblable mais jamais les personnages ou les situations ne dépassent les limites du plausible. Ce qui fait qu’après la mise en situation du film, tout ce qui leur arrivent de péripéties ne peut être vraiment drôle puisqu’on y pousse jamais les limites du possible et du vraisemblables. Mis à part cette histoire de mafieux asiatique moins drôle et plus prévisible que prévue rien dans le film ne dépasse la stupidité que l’on pouvait s’attendre à voir. L’avantage c’est que les personnages deviennent de plus en plus attachant dans leur recherche de l’ami qu’ils ont perdu un soir de beuverie. Le désavantage c’est que rien n’est particulièrement très drôle. On applaudit le choix d’avoir ancré toute cette histoire dans un réalisme, choix surprenant pour une comédie américaine mais on aurait voulu que tout ça soit un peu plus vulgaire ou chaotique tellement tout est gentil. De plus, la conclusion est tellement abrupte que le film y perd son rythme en fin de parcours et on ne peut qu’être décue devant une finale si faible. Que dire de ce chanteur vulgaire dans la scène finale qui bien que drôle, demeure hors contexte du reste du film. En guise de générique, on nous laisse avec un album photos de la nuit mémorable qu’ils ont passés mais oubliés et encore là, rien n’est vraiment aussi drôle qu’on ne l’aurait cru ou voulu.

Alors voilà, on félicite le réalisateur d’avoir donné au film un ton qui détonne de la comédie américaine scatophile des 10 dernières années, on félicite également le trio d’acteurs qui jouent à merveilles et qui ont une véritable chimie quoique Zach Galifianakis, qui n'a jamais été drôle jadis, reste l'élément faible du trio. On aurait voulu le film plus hilarant, plus cocasse, plus mémorable alors qu’après la mise en situation qui est excellente pour un film du genre, tout devient assez prévisible et pas assez rigolo. Les idées sont excellentes mais les scénaristes n’ont pas assez joué avec pour les rendre encore plus exagérés, caricaturales ou drôlatiques.

Tuesday, June 9, 2009

Termonator : Salvation


Terminator : Salvation est, à ce qu’il paraît, le premier film d’une nouvelle trilogie. Comme si les trois films précédents faisaient partie d’une autre trilogie, d’une histoire à part entière alors que la série c’est terminée avec Terminator 2 : Judgement Day où, le puissant T-800 joué par Schwarzenegger, tuait le T-1000 et du même coup, faisait disparaître toute pièce à conviction pouvant mener Skynet vers la mutinerie cybernétique. Terminator 3, bien que mis en scène de façon compétente mais écrit comme une mauvaise série B est non seulement inutile mais une pale imitation des 2 permiers films, donc un film répétitif qui n’apporte rien et qui se contente de recycler la même histoire de façon moins intéréssante. De plus, James Cameron, un réalisateur qui a toujours su se débrouiller avec des films au budget collossaux, a créer le monde de Terminator et c’est ce qui fait de ces deux films des œuvres plus que majeur dans le  genre de la science-fiction, car Cameron sait créer un univers, un style, un ton. Presque toujours scénariste sur ses films, Cameron, sait développer des personnages et utilise assez rarement les clichés du genre.

           Terminator : Salvation, réalisé avec testosterone par McG, le clippeur de Sugar Ray et The Offsprings, rien de moins, est un film qui est tout le contraire de ce que James Cameron avait créé et que Jonathan Mostow avait tenté de poursuivre sur Terminator 3, un film au scénario stupide mais sans être insultant, des personnages sans développement pour qui on se fout éperdument, une histoire abracadabrante, incohérente et sans queue ni tête, une intrigue qui se résume en 10 minutes mais dont on étire inutilement, si on en croit les producteurs, sur 2 autres films, des acteurs aucunement convaicants ou convaincus.

Terminator : Salvation est une mauvaise suite, un mauvais film, un film inutile mais tout de même supérieur à Wolverine au département du divertissement. Ce qui faisait la force des premiers films était la présence de Schwarzenegger, un mauvais acteur qui y a trouvé son meilleur rôle avec ces films puisqu’il y jouait un robot sans émotion. La carrure et la présence Hulkienne de l’ancien Mr. Univers, jusqu’alors assez inconnu du public aura été un énorme coup de marketing pour vendre Terminator et sa machine à tuer venu du futur. Le reste de la distribution des films de Cameron jouait avec conviction et sérieux. McG, lui, rempli son film d’acteurs qui ne semble pas tous jouer dans le même film ou qui semble avoir été dirigé de façon différente créant un écart énorme entre ce qu’ils jouent et ce qu’ils pensent jouer, de toute façon McG ne s’intéresse pas à eux et le spectateur encore moins. C’est que les personnages n’ont aucun développement parce que le réalisateur semble dire que de toute façon, le spectateur apprendra à les connaître au cours des autres films de la trilogie. Le problème c’est que si on se fout du personnage et qu’on y comprend pas sa fonction, sa symbolique, son association, sa valeur, son rôle, la première ou la deuxième fois qu’on le voit, il est bien évident que notre curiosité prend le bord et que lorsqu’on comprendra dans Terminator 7 ce que Bryce Dallas Howard et Common viennent faire dans ce film on ne pourra que dire : C’est tout! Christian Bale se promène dans ce film tel un zombie et McG préfère se concentrer sur un personnage secondaire joué par Sam Worthington pour ensuite le laissé mourir de façon bidon. On essaie de créer de l’empathie pour ce personnage pour ensuite le laisser à lui-même une fois que l’on a expliquer de façon soporiphique son rôle dans tout ce merdier. Seul Anton Yelchin tire son épingle du jeu en y jouant Kyle Reese, le père de John Connor, déjà vu sous les traits de Michael Biehn dans les films de Cameron. Michael Ironside vient donc se perdre dans ce film en y donnant une prestation risible d’un commandant quelconque qui de toute façon finit par mourir de façon hyper télégraphié par un scénario qui oublie un bon nombre de détails pour se concentrer sur des clins d’œil aux premiers films de la série.

Il est tendance à Hollywood d’utiliser en guise de scénariste des geeks ou fanboys pour parsemé le film d’analogies et de clins d’œil. Hollywood se dit qu’ils doivent savoir se qu’ils écrivent puisqu’ils sont des fans. Il y a de grosses différences entre un scénariste et un fan, 1)le scénariste sait écrire, 2)si le scénariste croit bon d’utiliser certains clins d’œil, il le fait de façon à faire avancer son récit, avancer l’intrigue et non pour faire rire les spectateurs qui pourront, une fois avoir compris ledit clin d’œil, sourire en se sentant un brin intélligent 3)un scénariste créer un intrigue efficace avec des dialogues solides.

Oui, on y voit Arnold, mais pourquoi? On y fait jouer « You Could Be Mine » de Guns N’ Roses, mais pourquoi? Pourquoi John Connor mettrait-il cette chanson dans son radio? Dans son radio cassette, en plus, comme si l’apocalypse dans le film avait eu lieu en 1984 alors qu’elle a lieu en 2007 ou je ne sait trop, une année ou la cassette avaient été remplacé par le CD depuis fort longtemps.

Le plus gros problème est l’histoire, une intrigue bien mince mais complètement incohérente. John Connor (Christian Bale) tente de sauver son futur père avant que les machines ne lui fasse….on ne sait trop quoi mais il est prisonnier en tout cas. Premièrement, si la guerre à été éviter à la fin de Terminator 2, pourquoi, diantre, avons-nous droit à ce film? Deuxièment, il y a quelque chose d’assez incompréhensible dans le fait que John Connor, tout au long du film, se réfère à lui-même en parlant de « sauveur » comme si Jésus s’était auto-proclamé « Le sauveur de l’humanité » chaque fois qu’il parlait de lui devant les gens, ses apôtres ou des mendiants. John Connor explique donc qu’il faut sauver son futur père (encore adolescent) qu’il n’a jamais rencontrer car le futur de l’humanité en dépend. Pourquoi John Connor n’a jamais cherché à trouver son père avant? Dès sa naissance par exemple. Pourquoi, tout à coup, il entend à travers les branches que son futur père à été emprisonné? Si ce personnage est important pour sa naissance et pour le futur de l’humanité, et le sachant, pourquoi John Connor n’a jamais voulu le protéger avant? De toute façon, même si Kyle Reese meurt, John Connor ne peut-il pas envoyer un autre soldat dans le passé pour enfanter sa mère puisque de toute évidence Kyle Reese n’est  pas le père orginal de Connor? Ou peu-être l’est-il ce qui rendrait ce film encore plus inutile puisque le sort de l’humanité aurait été joué d’avance. Mais à quoi bon essayer de comprendre, puisque le film est rempli de question du genre.

           Tout dans le film est un prétexte pour une ultime conclusion à la fin de cette soi-disant nouvelle trilogie. Tous, donc, n’est que crescendo pour nous amener au point final où John Connor sera, peut-être un sauveur. Mais tout est malhonnete dans ce procédé. On doit croire dès le début que John Connor est important, pourquoi? S’ils ont réussi à changer le passé peut-être que le futur n’est plus le même, peut-être que John Connor est devenu inutile au futur de l’humanité. Pourquoi de si simple question, ce qui faisait de Termiantor et Terminator 2 son sujet, sont elle relégué aux oubliette aux dépends d’une intrigue poisseuse, une construction chaotique, stupide (John Connor qui part, seul chez Skynet en se cachant derrière un poteau pour ne pas être vu) et des dialogues creux, surexplicatifs et inintéréssants.

McG, réalise tout ça de façon chaotique, créant des scènes d’actions explosives mais incohérentes(la scène de l'hélicoptère pseudo-cool en plan séquence) ou des scènes dignent d’une série B mais le rythme en moins (la trop longue finale dans Skynet). Le genre de film où les robots tirent 400 cartouches de mitraillettes pour ne jamais atteindre un seul humains alors qu’eux visent en plein dans le mille sauf bien sur au moment où ça compte. 

Saturday, May 16, 2009

Wolverine


Les producteurs de ce Wolverine, (Ralph Winter et Lauren Shuler Donner, la femme de l'autre)les même qui ont produit la trilogie X-Men, n’en sont pas à leut premières erreurs. Avoir remplacé Bryan Singer par nul autre que l’infâme Brett Ratner n’était pas assez, ils ont également changé le scénario que Singer devait à la base réaliser pour le convenir au besoin de Ratner, un opportuniste et un tâcheron ayant la grosse tête et n’ayant aucune connaissance de l’univers Marvel. « C’est un excellent film » déclarent-ils sur les suppléments du DVD de X-Men : The Last Stand. À croire qu’ils n’ont toujours pas compris ce qui faisait la réussite d’un film du point de vue artistique ou même d'un divertissement réussi.

Alors avec leur sens aigus de la réussite monétaire, ils décident de produire un spin off de X-Men en ce basant sur les origines du personnages de Wolverine (le film sur Magneto suivra). Évidemment pourquoi tuer une franchise qui les ont rendu si riche. Faisons donc un film sur les origines de notre carcajou poilu préféré puisque les aventures du groupe, X-Men, s’est bel et bien terminé avec la chiasse que Ratner nous a pondu. Toujours avec leur flair inimitable pour dénicher un réalisateur talentueux ainsi que leur yeux de lynx pour approuver la version finale d’un scénario nos deux producteurs préférés nous ont donné un des pires navet sortie des studios de la 20th Century Fox. Difficile à croire qu’ils ont vu dans ce film quelque chose qui ressemble aux films de Singer ou même à celui de Ratner.
Le film ressemble étrangement à une série B comme il s’en faisait tant dans les années 1990 avec Eric Roberts ou autre Lorenzo Lamas mais avec un budget de 150 millions de $$. Mis à part quelques effet spéciaux pas vraiment spectaculaires mais dispendieux rien ne diférencie ce Wolverine d’un film comme Best of The Best 2 ou The Perfect Weapon ou autre films d’arts martiaux avec comme toile de fond une vengeance quelconque.

Réalisé par Gavin Hood, réalisateur africain dont le film Tsotis avait été nominé aux Oscars, Wolverine est une trop grande production pour lui. Tout est tellement énorme qu’il ne sait pas comment si prendre pour mettre en image cette histoire au scénario ne dépassant pas les 8 pages, dialogues inclus. Jamais un film d’une telle envergure n’aura semblé si fade, si mal écrit et si mal mis en scène. Hood réalise le film comme s’il s’agissait d’une parodie, télégraphiant non seulement tous les soi-disant pivots scénaristiques mais en les mettant en scène comme s’il s’en moquait rendant le tout non seulement d’un crétinisme insultant mais en donnant l’aspect que le film est une sous-merde ou pire encore démontrant que Hood est un réalisateur qui n’a aucun talent. Le moins talentueux à avoir réalisé un blockbuster depuis Roger Christian avec son Battlefield Earth. Que le film accumule les clichés, on peut y survivre mais qu’ils soient mis en scène de façon encore plus cliché que le cliché lui-même (il faut voir Hugh Jackman crié au ciel toute sa rage après le meurtre de sa femme, la caméra le filmant de haut) on doit se demander si Gavin hood sait ce qu’il fait ou même s’il a déjà vu certains films américains ou si tout est nouveau pour lui.

Jamais des dialogues n’auront paru aussi stupide et vide, c’est a s’en rentrer une fourchette dans l’occiput tellement c’est insultant et joué de façon tout aussi insultante par une panoplie d’acteur laissé à eux-mêmes et n’ayant pour la plupart aucun charisme. Jackman, Liev Schreiber, Danny Huston s’en sortent bien, Ryan Reynolds nous rejoue du Ryan Reynolds, Kevin Durand reste encore le Vin Diesel des pauvres et le reste de la distribution est triste à voir surtout Daniel Henney dans le rôle d’un agent, Agent Zero, ayant le charisme d’une boite de biscuit Ritz, débitant des dialogues non convaincants ou simplement stupides et jouant comme s’il était une version asiatique de James Bond ou un Chow Yun-Fat période John Woo sous speed. Pourquoi encore faut-il aller chercher une star du hip hop pour jouer de façon non convaincante le rôle de l’ami du héro? Et on ne parle pas d’une brute épaisse comme Ice Cube ou d’un gentleman comme Common on parle d’un moins que rien (Will.I.Am, du groupe pseudo-pop-R&B-rap, Black Eyed Peas) qui n’a que l’avantage d’avoir une belle chemise.

On y introduit plein de nouveaux personnages pour les faire mourir 18 secondes plus tard, on introduit Gambit pour le plaisir des fans pour ne lui donner qu’un rôle de faire valoir, de tâcheron mal joué par un simili-acteur de la trempe d’un Barry Watson ou autre supposé-beau-mec sans talent.

Les effets spéciaux sont pour la plupart nul, avec 150 millions de dollars de budget il semblerait qu’il soit impossible de filmer un avion, qu’il faut le faire en CGI. Une bataille soit disant spectaculaire sur une tour donne l’impression de regarder quelqu’un jouer à Mortal Kombat 3, cette même scène se terminant de façon incohérente veut jouer la carte du spectaculaire alors qu’elle est risible. Que dire de cette poursuite en Jeep qui se termine avec l’explosion d’un hélicoptère, mis en scène de façon tellement chaotique que le tout est imcompréhensible tout en ayant un aura de n’importe quoi filmé de n’importe quel façon. De plus le suspense est quasi inexistant puisqu’on connaît la suite des choses pour Wolverine, vu dans les films de la série X-Men. Alors du coup l’intérêt du film prend le bord et Gavin en profite pour essayer de boucler son film avec le plus d’analogies possibles à la trilogie X-Men multipliant les clins d’œil de façon maladroite ou quelconque à la manière d’un Georges Lucas faisant fi de la probabilité ou en y faisant du révisionnisme de bas étage.
Les mots me manquent pour dire à quel point ce film est l’un des pire à avoir vu le jour depuis fort longtemps.