Tuesday, November 18, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


John Wick : John Wick est une version simpliste ou moins métaphorico-machin que Birdman. Les deux films mettent en scène un personnage qui a jadis été une sorte de héros et qui tente tant bien que mal de se prouver qu’il est meilleur que ça. Mais le passé n’est jamais très loin derrière et malgré les efforts déployés pour nous persuader du contraire, les deux personnages doivent se rendre à l’évidence, le passé fait partie d’eux. Dans le cas de John Wick c’est à coup d’atémis et de balles de fusils qu’il souhaite nous démontrer que sa carrière de tueurs glorieux est loin derrière et qu’il s’est rangé quand il a trouvé l’amour auprès d’une barmaid qui danse sur le bar du Coyote Ugly. Sans être aussi incroyable que le disent les critiques, John Wick est un film cool et divertissant. Dumoins jusqu’aux 10 dernières minutes où la finale est plutôt décevante. Mais elle n’est décevante que parce que les 90 premières minutes sont amusantes. La mise en place du personnage joué par Keanu Reeves ainsi que les dialogues sont presques jouissifs. Les scènes d’action sont mise en scène et montées avec doigté et sont la raison d’être du film. Une sorte de croisement entre John Woo et Johnni To. Sans rien réinventer les scènes d’action sont les plus inspirées dans un film américain depuis Equilibrium. Évidemment on termine le film en se disant tout ça pour ça (John Wick veut venger la mort de son chien (un cadeau de sa femme avant de mourir)) mais le récit de The Rover est identique et personne ne s’en est plaint. 


Highlander 2 : The Quickening : Un bordel lors du tournage, les artisans de Highlander 2 ne se sont jamais caché qu’ils avaient travaillé sur un film de marde. Christophe Lambert trouvait le tournage tellement foireux qu’il a demandé qu’on fasse revivre le personnage de Sean Connery mort dans le film précédent. Les réécritures du scénario se sont donc multipliées au point où le film est devenu n’importe quoi changeant les règles du film précédent et nous servant du révisionnisme bidon tout en y ajoutant la fameuse scène du métro complètement inutile. Possiblement le film qui a tué la carrière cinématographique de Russel Mulcahy qui s’est fait mettre dehors de la salle de post-prod, il a du survivre en faisant des direct-to-DVD. Mulcahy n’a jamais été un grand réalisateur plutôt un clippeur/faiseur d’images beaucoup plus sympathique que Michael Bay. Le talent de Mulcahy n’est pas en cause, lui qui a donner du prestige à des films avec Dolph Lundgren ou Marc Dacascos et Highlander 2 le prouve puisqu'il a plusieurs qualités visuelles et techniques mais il est flagrant que c’est un film remplis de problèmes lors du tournage. Les changements de tons et les accents des personnages qui changent d’une scène à l’autre sont assez évident pour que le spectateur se gratte la tête en se demandnt en quoi ce film est relié au précédent.


Nightbreed Director’s Cut : Dans mes souvenirs Nightbreed est un film correct où David Cronenberg y joue un rare rôle au cinema de façon éfficace. Le film est loin du roman mais tout de même pas mauvais. C’est justement parce que le film est loin du livre que Clive Barker pleure depuis 25 ans que les producteurs ont brimés sa vision en refaisant le montage du film dans son dos. Avec l’arrivée des médias sociaux et d’une rumeur qu’un director’s cut existait quelque part, il n’en fallait pas plus pour qu’un groupe Facebook fasse de la pression et que Morgan Creek donne le « ok » pour une sortie DVD/Blu-ray dudit Director’s cut (une autre version, le Cabal Cut, plus longue mais monté tout croche existe aussi). Nightbreed Director’s cut ajoute donc 45 minutes de métrage remontées pour être insérées dans le film et lui donner une cohérence même si l’ancienne version était, selon moi, plus cohérente). Au bout de ses 125 minutes présenté par Clive Barker lui-même, force est d’admettre que le director’s cut quoique très près du roman est complètement foireux. On s’aperçoit assez rapidement que le but des fans et de Barker est avant tout d’y voir tous les monstres qui ont été coupés au montage. Il y a une raison pour la quelle ils ont disparu au montage : ils ne servent à rien. Jamais un film n’aura mis en scène autant de monstres originaux mais autant inutile. Comme une version longue de la scène de la cantine de Star Wars. Le suspense est complètement évacuée et la montée dramatique est inexistante et on y a ajouté des rednecks de Calgary ainsi qu’un shérif complètement caricatural qui embarasse le spectateur plus qu’autre chose. Le film est différent à plusieurs égarts de l’original mais il n’est en rien une amélioration. D’autant plus que la raison pour laquelle les producteurs ont remonté le film c’est que Barker avait dépensé tout le budget en maquillage de monstre et n’avait plus d’argent pour filmer une histoire cohérente. Et c’est ce qui saute au yeux ici où il semble manquer 3 scènes entre chaque scène.


Body Of Evidence : À sa sortie Body of Evidence avait fait jasé surtout à cause de Madonna qui y joue nue dans plusieurs scènes de sexe du temps où elle avait comme passe temps de nous montrer tout l’étendue de son talent de baiseuse hors pair (chose qui fut démentit par Dennis Rodman, lui qui avait dit qu’elle était bien ordinaire au pieux). Ce qui n’a jamais été dit à l’époque c’est que Madonna y est bonne dans ce film et qu’on est loin ici d’un simili-Basic Instinct mais bien d’un film procédural qui s’éternise dans des scènes de justice dont on se contrefout puisque tout ce qu’on veut voir c’est le popotin de la madonne. C’est un peu un téléfilm pseudo-cochon avec des filtres, des chandelles et des draps de velours. Zalman King n’aurait pas fait mieux. On s’est tellement attardé à la prestation de Madonna à l’époque qu’on a fini par lui associer le flop du film. C’était de sa faute. On a jamais remis en question le fait qu’on donne à Willem Dafoe le rôle d’un avocat libidineux qui aime le sexe. Je suis convaincu que dans la vie Dafoe ne refuse jamais une partie de jambes en l’air mais quand on a la face à Dafoe on est loin d’être un sexe symbole et donc loin d’être crédible au niveau de la tension sexuelle qu’il peut y avoir entre lui et sa cliente (Madonna). Je ne sais pas pour vous mais moi quand on me parle de sexe je n’ai aucunement le visage de Willem Dafoe qui me vient en tête. Je suis sûr qu’il est super gentil malgré tout. On est donc dans un anti suspense avec Body Of Evidence puiqu’il est impossible que le personnage de nymphette de Madonna puisse réellement s’éprendre de son avocat joué par Defoe sauf pour le manipuler. On est donc aucunement surpris comme Dafoe semble l’être lorsqu’il apprend qu’elle s’est joué de lui. Même chose pour Jurgen Prochnow, c’est à se demander si elle fait exprès de manipuler sexuellement que des laiderons.


Drive : Drive est un film mettant en vedette Ryan Gosling portant fièrement un manteau à l’éffigie d’un scorpion. Drive c’est aussi un film de série-B solide avec Mark Dacascos et Brittany Murphy du temps où elle vivait. Une sorte de buddy-movie avec des scènes d’action à-la-Jackie Chan, un peu hongkongaise, un peu amateur. Le film tente par tout les moyen de divertir mais l’humour est parfois un peu trop présent dans des situations qui n’ont rien de drôles. Les scènes d’action volent la vedette même si le manque de moyen financier est vraiment évident. Un resserrement au niveau du montage aurait mieux servit le film. Le film ne manque pas d’ambition et de talent derrière la caméra mais malheureusement le manque de budget se fait sentir au point où on ridiculise même les explosions pour faire comme si le film connaissait ses lacunes et s’en amusait. Drive est donc très foireux et manque énormément de finition mais il divertit, ce qui n’est pas rien.


The Hidden 2 : Les 15 premières minutes de The Hidden 2 sont les 15 dernières de The Hidden. Quand on a la chance de posséder le DVD double The Hidden/The Hidden 2 et qu’on écoute les 2 films un à la suite de l’autre, on a vraiment l’impression que notre machine DVD est brisée et qu’elle rit de nous en nous rechiant le même film 2 fois. Ses 15 minutes vue en double sont sans aucun doute les 15 meilleures minutes de The Hidden 2. The Hidden est un film de science-fiction de série B des années 1980 très éfficace qui amuse encore aujourd’hui. Par contre, The Hidden 2 est une pure merde. Après les 15 minutes déjà mentionnées, le film continue pendant 60 minutes d’exposition qui nous répète le premier film de façon verbale par des acteurs très peu convaincants puis les 15 dernières minutes nous répètent le premier film en version abrégée. 90 minutes de la même chose mais en moins bon, n'est-ce pas là la recette parfaite du succès hollywoodien?  La force du premier film est son récit racontée au compte-gouttes ainsi que des acteurs qui jouent tous dans le ton voulu de façon réaliste. The Hidden 2 ne fait que répéter ce qu’on savait déjà par des acteurs qui semblent sortie d’un tournage porno. D’ailleurs les éclairages rapellent également un tournage porno haut de gamme. Tout le monde surjoue et l’acteur principal ressemble à Jerry Seinfeld avec le même talent d’acteur.


Gun Woman : Gun woman est un film trash japonais où une femme nue se bat dans une seule pièce (qui est supposé en être plusieurs mais manque de budget) qui doit délivrer d’une prison un japonais nu qui cri. Ma description du film peut paraître amusante mais le film est tout sauf amusant. Certains y verront une métaphore sur la vie tandis que les autres n’y verront absolument rien sauf un sentiment de liberté une fois le film terminé.


Ninja VS Zombies : À ne pas confondre avec Zombie VS Ninja, Ninjas Vs Zombies est un film au budget de 300 000$ qui semble en avoir coûté 300 000 fois moins. Quand on a un titre comme Ninjas VS Zombies on se doit de créer le meilleur film du monde. Les attentes du spectateurs n’en demandent pas moins. Si je fais le film Chiens-saucisses de l’Espace, ça ne peut qu’être un chef-d’œuvre, non? Pas selon le réalisateur de ce film. Pour lui il semblerait que le titre soit suffisant pour nous servir une pure merde. Il faut dire que lorsqu’on ne sait pas écrire un scénario, diriger des acteurs et expliquer sa vision à un DOP, on ne peut qu’avoir un film de marde. Le film ne se prend pas au sérieux à la manière des films poches qui mélangent cabotinages, lacunes ciématographiques, amateurisme navrant avec comédie. On comprend, dude, que tu n’as pas de budget mais ce n’est pas une raison pour ne pas t’appliquer. Le film est remplie de références bidons à d’autres films et une scènes navrantes où un pseudo-acteur durant son podcast fait allusion au fait qu’Indiana Jones 4 (celui avec les crânes d’extra-terrestres en crystal) est une bourde de Georges Lucas et que Spielberg a dû se plier au mauvais goûts de Lucas et que celui-ci est un piètre cinéaste. La critique quoiqu’entendu des millions de fois depuis, est légitime. Par contre, quand on se permet de chier sur un film décevant et qu’on pond ce Ninjas VS Zombies qui n’a aucune qualité, j’imagine qu’on peut se garder une petite gêne. Peu importe ce que le réalisateur reproche à Indiana Jones le fait est que non seulement son film est pire mais en plus contrairement à Spielberg, le réalisateur de cette pochade merdique n’a et n’aura jamais le talent de celui-ci. Il n’arrive même pas à la cheville de Senor Spielbergo le personnage de Spielberg cheapo-mexicain des Simpsons. Bref, dans des décors de sous-sol et de sous-bois non éclairées, des amis du realisateur jouent aux acteurs en livrant de façon navrante des dialogues de merdes et se battent contre des zombies dans des chorégraphie mal montées où les élèves du dojo du coin comptent leur mouvements un à un en enlevant tout risque de spontanéité dans leur bagarre. Le film se termine sur un  « to be continued… » dans une suite intitulé Ninjas VS Vampires. Ça promet.


Taxi Zum Klo :  Pratiquement le premier succès commercial du cinéma gay, Taxi Zum Klo est surtout un prétexte pour voir des pénis sur grand écran. Des pénis dans toutes sortes de situations, donc ce n'est pas toujours gracieux. Je vais peut-être vous sembler bizarre mais une scène de sexe entre 2 hommes ne me gêne pas tellement, par contre je ne vois pas l'utilité de voir un le pénis en gros plan d'un homme en train d'uriner. Taxi Zum Klo à plusieurs scène de pénis qui urinent en gros plan et il n'y a rien, selon mon humble avis, de poétique ou de cinématographique là-dedans. 


The Defiled : En 1968 (ou est-ce 1969?) Night Of The Living Dead avait choqué surtout grâce à une scène d’une durée de 10-12 secondes ou des zombies mangent des entrailles d’humains. Une des premières scènes gore du cinéma. Imaginez maintenant cette scène de 10-12 secondes sur une durée de 100 minutes. Comme le temps peut être long. C’est ça The Defiled! Des zombies (ou des cannibales post-apocalyptiques) mangent des entraillent pendant 100 minutes. En guise de dialogue? Des rugissements et des bruits de glougloutements. Pendant 100 minutes! 100 minutes! Dans un noir et blanc navrant post-produit sur un PC, donc peu convaincant. L’impression est qu’on a voulu cacher les lacunes (comme les maquillages zombie-esques)en désaturant le film qui a un ton bleuté non voulu. Oui il y a une certaine originalité mais originalité n’égale pas toujours génialité.




Saturday, September 27, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


The Equalizer : Je suis convaincu que quelque part Antoine Fuqua, le réalisateur de cette merde, possède des photos ou des vidéos compromettant sur des gens influants lui permettant de continuer à réaliser des films. Que Fuqua surfe encore sur le succès de Training Day me surprend énormément d’autant plus que Training Day est un film surestimé et que personne depuis sa sortie n’a remis en question la stupidité de son scénario. Comment quelqu’un comme Fuqua peut passer d’un film comme Bait à quelque chose comme King Arthur tout en demeurant crédible? Comment peut-il aller au TIFF avec ce Equalizer en croyant avoir fait une oeuvre d’art? Ce n’est pas parce que Denzel joue dans ton film ou que ledit film prend 145 000 minutes avant de passer à une scène de meurtre(privilégiant les scènes d’expositions où Denzel lit, réfléchit, dans un appartment vide)qu’il s’agit d’un grand film bien maitrisé. On ne se cachera pas The Equalizer est un faux remake de Man On Fire (lui-même un remake en plus d’être une adaptation littéraire) il nous permet donc de nous ennuyer royalement de Tony Scott (RIP) et ce même si je ne suis pas un fan de Scott (RIP). Mais on s’ennuie également de F. Gary Gray qui peut faire de meilleur films que ce Fuqua. The Equalizer nous permet également de s’apercevoir que Dakota Fanning à une meilleure présence cinématographique que Chloe Grace-Moretz. C’est que Grace-Moretz n’est aucunement crédible en prostitué russe et que l’âge ingrat est plutôt ingrat avec elle. Je ne crois pas avoir passé plus de temps dans une salle de cinéma en 2014 qu’en voyant The Equalizer qui doit avoir une durée d’environ 365 000 minutes, tous plus plates les unes que les autres. Le scénario est possiblement le pire truc dans ce Equalizer comme si personne ne l’avait vraiment lu, comme si Fuqua s’en torchait puisque ses intentions étaient de créer une œuvre d’art avec une finale où Denzel au ralenti sous la pluie (de l’eau de gicleurs pour être exact) tue un méchant russe tatoué (quels russes n’est pas tatoués?)avec un fusil à clous mais un fusil à clous avec des gros clous qui passe à travers la vitre et les cous de russes tatoués (évidemment). Comme si Fuqua s’était dit que lire le scénario ne mène à rien, l’important c’est de faire un film comme Mr Majestyk. Comme dans le temps. Mr Majestyk est possiblement plus simple dans son scénario mais c’est ce qui fait son charme. Pas de surexposition de méchant russe plagié de Eastern Promises, pas de 2e et 3e degré de méchants de hiérarchie de merde inutile comme si on essayait de créer une saga époustouflante. Juste une marchand de melon qui se fait justice Charles-Bronson-style. The Equalizer se complique la vie avec 145 00 minutes de Denzel et son autisme où il doit absolument déplacer des ustensiles et où ses collègues du Home Depot essaie de deviner ce qu’il à bien pu faire comme travail avant de se retrouver gérant de la section des planches de bois (une blague qui n’aura jamais son dénouement). On perd notre temps à surexpliquer la méchanceté du méchant avec 3 scènes d’expositions en plus du face à face dans un restaurant entre lui et Denzel, donc 4 scènes qui nous expliquent que le méchant est vraiment méchant parce qu’il comme disait un ancien collègue au travail « get shit done » (il s’est fait mettre à la porte 6 mois plus tard, comme quoi la shit n’était pas si done que ça). On implique des agents du FBI pendant environ 2 minutes de façon inutile, on perd notre temps avec de la corruption policières où 2 malotrus subtilisent de l’argent de restaurateurs mexicains qui une fois l’argent retourné, se permettent de compter les liasses de dollars devant la fenêtre du restaurant en priant Jésus ou son Père comme dans n’importe quels clichés de mexicains qui trippent un peu trop sur Dieu et comme dans n’importe quel mise en scène fait par un réalisateur bidon. Des scènes clichés, The Equalizer en est remplis, de la mauvaise mise en scène, The Equalizer en est remplie, des performances caricaturales, The Equalizer en est rempli, une pseudo prétention dans sa scénarisation, The Equalizer en est remplie. Une finale ridicule, The Equalizer en a deux. On a même droit à une scène comme celle-là. Le point positif c’est qu’au lieu de se lier d’amitié avec un animal de compagnie qui meurt, Denzel se lie d’amitié avec un mexicain obèse, comme Hurley mais en plus stuck up. Bill Pullman apparaît l’espace d’un instant pas qu’on veut le voir plus longtemps mais ne pas l’avoir eu dans ce film aurait eu le même impact sur son appréciation général (il joue un rôle utile mais complètement inutile dans la conjoncture du film). De plus, le titre n’a aucun sens. Qui est l’égalisateur du film, Denzel? Le méchant russe tatoué? Le policier corrompu qui fume des cigarettes seuls dans le noir de sa chambre tel un ado attardé? Le FBI? Personne n’égalise rien dans The Equalizer. Un meilleur titre aurait été : The Autist ou One cliché after another ou Tattoed Russian Guy  ou encore mieux Home Depot Wood Guy. Bref, pour utiliser une réplique du grand Frank Booth : The Equalizer, Fuck That Shit!


Wolf Creek 2 : Je ne suis pas un fan de Wolf Creek. En fait, je n’ai jamais compris ce que les gens ont pu trouver à ce film. Ce n’est pas un film terrible seulement manipulateur et entièrement construit pour les voyeurs plutôt que comme le « basé sur une histoire vraie » qu’il semble nous mettre en garde. Parce qu’en faisant du spectateur un voyeur et en ayant aucune morale sur sa violence, le film n’est rien d’autre qu’un thriller typique en plus de manquer de respect aux victimes de ce tueur australien. Toujours est-il qu’une suite est inutile puisqu’en voulant prolonger une histoire vraie, on finit par y inventer une suite invraie pour le plaisirs d’une franchise d’horreur, pour créer un nouveau croque-mitaine, pour manquer encore plus de respect aux victimes du tueur. Wolf Creek 2 commence par une scène complètement stupide où notre tueur décapite des policiers pour aucune raison valable. C’est gore. Les 80 minutes suivantes seront à peu près la même chose, une suite de meurtre à coup de carabine à bout portant dans la figure. Un moment donné, c’est redondant.


They Came Together : Possiblement le truc le plus de drôle que David Wain à fait, They Came Together est une satire des comédies romantiques et le film est hilarant. Sans temps morts les blagues se succèdent à une vitesse incroyable et tout les acteurs jouent dans le ton voulu. They Came Together peut se comparer à Airplane ou à n’importe quels films de Christopher Guest. À écouter en programme double avec la web série Burning Love.


Bros Before Hos : C’est une version pseudo-trash d’American Pie (ou Porky’s) fait par le réalisateur de New Kids Turbo ce qui donne un peu l’idée du film. Les qualités sont purement visuelles, l’humour est complètement immatures, un rythme rapide sans temps morts avec une morale qui passe dans le beurre.


La Belle et la Bête : Christophe Gans réalise un film aux 5-6 ans, c’est peu. Pas que je sois un fan fini et que je pleure entre chacun de ses films pour qu’il en réalise d’autres mais 1 film au 5 ans, c’est peu. Étant un habitué du film de genre, Gans ne s’éloigne pas trop de ces racines avec La Belle et la Bête. Par contre une surabondance de mauvais CGI donnent souvent l’impression que Gans n’est rien d’autre qu’un Stephen Sommers français. Mais ce serait réducteur puisque contrairement à Sommers, Gans est minutieux et veux n’offrir que le meilleur. Cela ne donne pas toujours le résultat espéré puisque ses finales sont pour la plupart bâclé (Silent Hill, ambiance glauque, finale grand guignolesque, Le Pacte des Loups, ambiance soignée, finale scénaristiquement moche, Crying Freeman, soigné mais pas terrible) mais force est d’admettre que je préfère voir un Pacte des Loups imparfait qu’un Return of the Mommy complètement minable ou un Silent Hill presqu’efficace plutôt qu’un Van Helsing complètement con. Toujours est-il que son La Belle et la Bête sans arriver à la cheville de Cocteau est presque bien. Tout est soigné et beau sauf le scénario, le film est beaucoup trop bref, on a pas le temps de s’attacher aux personnages ou dumoins croire en cette histoire d’amour. Comme je disais les CGI sont désolant surtout dans la finale ou on a presque l’impression de revoir The Lovely Bones. Eduardo Noriega à amélioré son français depuis Novo et il serait peut-être temps qu’il arrête de jouer les méchants de services, il est trop beau pour ça et il a le charisme de porter un film sur ses épaules. Possiblement le film le plus réussi de Gans mais il manque un 15-25 minutes quelque part pour être vraiment un rival à la version de mon ami Walt.


Life After Beth : C’est comme une version moche de Warm Bodies ou une version américaine de Fido ou ni un ni l’autre.


Street Fighter : Assassin’s Fist : En croyant avoir à faire à une autre adaptation minable du jeu vidéo de Capcom(Street Fighter avec Van Damme et Kylie Minoge et Street Fighter : Chun Li whatever) je me retrouve devant le pilote d’une série télé qui met l’emphase sur Ryu et Ken. La facture est donc très télévisuelle, les acteurs moins bons que beaux et les chorégraphies pas super inspirées, je dois me rendre à l’évidence, Street Fighter : Assassin’s Fist est le truc qui ressemble le plus au jeu vidéo. En fait, Il est possiblement dans le Top 5 des meilleur adaptations de jeux vidéos(ce qui ne veut pas dire grand chose) même si on ne se concentre que sur 2 personnages. Un peu long, un peu plate mais B pour effort.


FDR American Badass : En croyant m’aventurer dans une merde cosmique des plus lamentable je me retrouve devant cette comédie très drôle ou FDR en chaise roulante suite à une morsure de loup-garou (les morsures donnent la polio) doit combattre des nazis qui sont nul autre que des loups garous (l’analogie est facile mais bon). 40 fois plus drôle, et meilleur que Iron Sky, FDR American Badass m‘a fait rire à plusieurs reprises. Politically incorrect (ce mot existe encore?)le film se permet plusieurs gros « fuck you » à l’histoire americaine. Le seul hic sont les effets spéciaux assez pauvres mais je crois que dans le contexte ils ajoutent à la drôlerie de la patente. On a droit à une scène de Bon Jovi, Bruce McGill avec un sens du timing comique (qui l’eut cru?) et un Kevin Sorbo en Abe Lincoln fumant du pot.


The Body : The Body est un thriller espagnol très bien joué et mis en scène. En fait ce sont ses plus grandes qualités. Le problème vient au niveau du scénario. En voulant faire très Usual Suspects et en prenant soin de révéler le moins possible sur l’intrigue, la faiblesse du scénario est de croire que le récit est béton, alors qu’il est évident que le film à dû être écrit à l’envers (en partant du punch final pour revenir vers le début et ainsi effacer toutes traces d’incohérences). Ce n’est pas tant un problème mais souvent quand un scénario essaie de se révéler le moins possible, il joue safe et en révèle beaucoup trop sans s’en rendre compte. C’est le cas de The Body. Un flashback de trop et la finale est gâchée. Gâchée parce qu’au lieu d’être surpris par la révélation finale on ne peut que trouver des failles dans le système. Je ne dis pas que le film n’est pas amusant et divertissant malgré tout et je ne dis pas que si vous devinez la fin le film devient ridicule. Par contre, le fait de deviner la fin vous permet de voir que les ficelles sont beaucoup trop grosse pour que le film fonctionne. Parce que la réussite de The Usual Suspects d’un point de vue scénaristique et c’est ce que les gens qui essaient d’imiter semblent ne pas comprendre c’est que l’intrigue commence de façon nonchalante pour nous amener dans une direction et ensuite changer de direction et de genre et nous donner une finale qu’on peut n’avoir pas vu venir. En changeant le focus, on perd de vue l’essentiel pour ainsi mieux se faire avoir ou quelque chose comme ça. Tandis que les imitations du genre ne se base que sur la finale et construisent une histoire autour alors que c’est le superflu et ce qui semble inutile qui est important. Bref, The Body n’est pas un perte de temps, je crois même que beaucoup apprécieront et se feront berner. Mais si on réfléchis 12 secondes, le film ne fonctionne pas.


Let The Game Begins : Let The Game Begins est possiblement le film le plus foireux que j’ai vu depuis longtemps. La raison est fort simple, au delà du fait que les personnages sont exécrables et qu’on se base sur le livre The Game (le fameux livre qui explique aux hommes comment exploiter les failles des filles pour ainsi les amener dans leur pieux et les pénétrer avec leur petit pénis), le film est tout simplement un ratage complet du point de vue de la narration, donc du montage. Il est vraiment évident de voir que le film à été remonté pour y donner une linéarité qui n’a aucun sens mais qui permet d’y ajouter des petites séquences qui expliquent « la game ». Ces petites séquences d’animations sont faites comme s’il s’agissait d’un partie de Nintendo 8 bits. Ce qui n’est pas dérangeant mais le devient assez rapidement quand on s’aperçoit que ces séquences n’ont rien à voir avec le film. La linéarité est tellement foireuse que le film n’a aucun sens que les scènes ne se suivent pas et deviennent comme des flashbacks qui n’ont pas de raison d’être puisqu’on se concentre sur autre chose, la partie de séduction. Mon impression est que le film fonctionnait de façon linéaire mais il était un peu mauvais, les producteurs ont décidé de mettre l’emphase sur « la game » et tout ce qui va avec pour rendre le film plus intéressant mais en vain.  Un film terrible, tourné à Montréal où le spectateur est embarrassé par tout ceux qui ont joué dans ce film (sauf Caroline Néron)


Compliance : Compliance est un film basé sur un fait divers qui j’imagine à fait les manchettes il n’y a pas si longtemps. Les acteurs sont tous très bons et donnent de la crédibilité à une histoire qui plus le film avance plus il est facile d’arrêter d’y croire. Le récit devient à la limite de la crédibilité. Mais en faisant des recherches sur les Internets je me suis aperçu que non seulement tout ce qu’il y a dans le film est vrai mais qu’en plus, il y a des images d’archives à l’appuie (des images de caméras de surveillances) et des entrevues sérieuses à la télé avec les victimes. Ces recherches m’ont permis de mieux apprécier le film mais surtout d’avoir un malaise réel face à cette histoire qui s’est déroulé dans le Kentucky mais qui selon la police à fait plus de 70 victimes ailleurs aux USA. Un moment très malaisant sans aucune trace de sang ou de putrification de cadavre ou de je ne sais trop. Juste une histoire racontée par des acteurs crédibles.


Hiss : Possiblement le pire film de Jennifer Lynch (je n’ai pas vu Girls Girls Girls). C’est à se demander ce qu’elle à bien voulu faire avec ce film qui est à l’extrême de ses thèmes fétiches et à l’opposé de ce qu’elle nous offre habituellement. Une histoire de femme serpent quelque part en amérique du sud avec des sous-titres, fuck that shit, je vais réécouter Boxing Helena à la place.


Razor Blade Smile : Premier film de Jake West Razor Blade Smile est à la limite du film étudiant avec ses très très très mauvais acteurs mal dirigés et sa facture visuelle horrible. Par contre le montage y est excellent et je suis convaincu que West à fait un storyboard et la suivi à la lettre pour avoir un montage aussi fluide. Pour ce qui est du reste Razor Blade Smile raconte un histoire de vampires un peu plate.


Rewind This : Rewind This! est un documentaire très décevant sur les collectionneurs de VHS. Comme il est facile de percevoir les collectionneurs comme des malades mentaux, Rewind This! ne fait non seulement pas exception à la règle mais on dirait qu’il accentue la maladie mentale de ses sujets. C’est que le film monstrueusement mal filmé par moment (les scènes au Marché aux Puces sont navrantes) n’explique rien si ce n’est que les VHS sont en voix de disparition et certaines gens aiment bien en acheter. Le problème que j’ai avec ce film c’est qu’on dirait plus un truc de hispters que quelque chose qui intéresse vraiment les collectionneurs. Dans le sens où les VHS n’existent plus donc on va remplir la maison avec, comme ça c’est cool, vintage et etc… Un peu comme les gens qui ressortent leur Walkman ou les bands qui sortent leur album sur cassette. Ce n’est qu’une façon de faire cool et tendance mais qui devient inutile parce que si les Walkman ou les lecteurs VHS ne reviennent pas sur le marché, cette « mode » ne devient accessible qu’à un microcosme de la société qui semble plus intéresser à paraître cool alors qu’ils ont surtout l’air de gens qui ramassent des cochonneries inutiles. Je réagie fortement à ce film car j’ai moi-même été quelqu’un qui avait beaucoup de VHS à une certaine époque et possiblement que mes raisons sont différentes des gens qui apparaissent dans ce film. Je ne dis pas que mes raisons sont meilleures je crois seulement que c’est une question de point de vue. Quand j’achetais des VHS c’était parce qu’il n’y avait pas d’autre support pour voir des films. J’achetais les films pour les voir, j’achetais ce que 1) je n’avais pas vu et voulais voir et 2) les films que j’aime pour pouvoir les voir et revoir (Wild At Heart, ma première VHS à 11 ans). Avec l’arrivée du DVD et de la VOD, il semble inutile dumoins pour moi de vouloir à tout prix posséder une copie d’un film que je sais pertinement que je ne réécouterai jamais car l’accès est beaucoup plus facile, donc les films moins rares. Au fil du temps je n’ai conservé que ce qui ne se fait pas en DVD mais dès que j’ai la chance de remplacer une copie VHS par un DVD je le fais (parce qu’ayant débarassé tout mes VHS en les donnant à gauche et à droite ou en mettant une boite par semaine au bord du chemin je n’ai gardé que l’essentiel). Bref, loin de moi l’idée de vous raconter ma vie, mon point est qu’au-delà de vouloir voir les films que je n’ai pas vu sur VHS ou DVD je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse de « collection » et pour moi, c’est faux de dire que lorsqu'on accumule une quantité suffisante de quelque chose, cela devient automatiquement une collection. Donc pour en revenir au film, mon opinion et mes raisons de posséder des VHS vont à l’encontre de ce que les gens du films nous disent et c’est ce que je trouve plate et à la limite de la maladie mentale. Une fille qui accumule les VHS pour les classer par couleur de pochette sur son mur n’a rien d’une collectioneuse ou d’une cinéphile. Tandis que l’autre dude qui passe son temps à aller dans des ventes de garage ou des marchés aux puces pour trouver une rareté passe également pour un mental. Le but semble être la rareté de l’objet plutôt que l’idée de voir un film  qui pourrait 1)être le pire ever ou 2)être le plus grand chef-d’œuvre ever. Mais rare ou non une copie VHS de Malone avec Burt Reynolds, ça vaut quoi? Il y a de très grande chance que si tu payes ta copie 2$ elle ne vaut pas plus que 2$ et dans 150 ans sa valeur de revente n’aura en rien augmenté. Une fois la copie de Malone dans ton appartement combien de tes amis vont être impressionné par ton charisme et ton sex-appel? Combien de filles vont vouloir passer la nuit dans le creux de tes bras parce que Burt Reynolds tire du shotgun sur la pochette? Zéro? Moins 5? Bref, je n’ai pas l’impression que Rewind This! fait un très bon travail de nous expliquer en quoi la disparition du VHS peut rendre triste.


Metallica : Through The Never : Croyant avoir à faire à un autre documentaire sur Lars Ulrich et son petit groupe rock Metallica, je me retrouve avec un concert extrêmement bien filmé et rabouté d’une intrigue semi-simili-cohérente et inutile. Je ne connais aucunement la carrière de Metallica (c’est faux!) alors les chansons ne me disent rien, sauf leur titres, mais force est d’admettre que ce concert est un des plus beau que j’ai vu sur mon écran de télé.


Jodorowsky’s Dune : C’est le moment de vous raconter une anecdote dont on s’en contrefout : du temps où je bossais à la Médiathèque de la Cinémathèque il y a 13 ans je suis tombé un jour par hasard sur le scénario de Dune dans une pile de trucs qui allaient servir à la vente annuelle de la Cinémathèque. Comme je décidais des prix des articles de la vente je me suis vendu ledit scénario en me disant que ça pouvait être une belle pièce de collection à la maison et ce même si le scénario est en français. Rendu à la maison je me suis gratté la tête en m’apercevant qu’il s’agissait de la version de Jodorowsky. Jodorowsky? me suis-je dit, il n’est pas le scénariste du film de David Lynch?. Ce n’est qu’après avoir fait quelques recherches que je me suis aperçu que Jodorowsky s’était essayé, jadis, à une adaptation des livres de Frank Hubert. Et là, je me suis dit : mais quel film cela aurait fait!!! Jodorowsky's Dune c'est un peu la suite de ça, c'est quelqu'un qui a décidé de faire un documentaire inutile. Avec le temps qui passe, Jodorowsky est devenu plus connu qu’à l’époque ce qui fait qu’un film inutile comme Jodorowsky’s Dune peut sortir sur nos écrans en donnant des érections aux garçons pseudo-cools et des bobettes trempes aux fillettes pseudo-cools. C’est que comme Jodorowsky n’a rien tourné que tout est resté à l’état d’ébauche, un documentaire sur un film inexistant est tout à fait inutile sinon il peut servir à la limite d’extra sur le DVD du film ou du téléfilm du même nom. Un peu comme la version d’Alien 3 de Vincent Ward. Alien 3 aurait pu être quelque chose de complètement disjoncté si les producteurs avaient voulu aller dans la direction de Ward mais en vain. Cet extra sur le DVD est possiblement l’extra le plus intéressant que j’ai vu et Jodorowsky’s Dune lorgne dans le même sens. Car il ne s’agit pas ici d’un making of maudit à-la-Lost In La Mancha mais bien d’un documentaire complet sur un truc ébauché il y plus de 40 ans où on se permet de faire du name-dropping (Pink Floyd, Dali, Jagger, Moebius, etc…) pour essayer de nous vendre le fait que le film aurait pu être grandiose avant même qu’il ne soit commencé. On ne se fit qu’a la réputation de Jodorowsky d’aujourd’hui pour nous faire croire que ça aurait pu être bon, pour que les fans viennent dans leur culottes alors qu’à l’époque, il n’avait peut-être pas les épaules pour un tel projet, peu importe ce qu’on en pense. Robopocalypse de Steven Spielberg aurait lui aussi pu être grandiose, le Return of the Jedi de Lynch, le Napoléon de Kubrick, Megalopolis de Coppola tous des films qui n'ont jamais vu le jour, tous des cinéastes réputés tous des films qui auraient pu ou non être grandioses mais pour lesquels un documentaire serait aussi inutile que ce Jodorowsky’s Dune.


Thursday, July 31, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


The Expendables 3 : Le film est disponible gratuitement sur les internets. Un fou dans une poche, tsé. Étant donné la gratuité de la chose et que la copie disponible n'est certainement pas la copie finale, je ne dirais rien sur les CGI à part que le film en est rempli et qu'ils sont très très mauvais. Réalisé de façon anonyme par un pur inconnu, The Expendables 3 est ce qui se rapproche le plus d'un mauvais film de série B, non pas dans le "feeling" mais dans la réalisation. J'avais parfois l'impression de voir un film du duo Jalal Mehri-Richard Pepin. Filmé un peu tout croche un peu n'importe comment, le montage est remplie de mauvais raccords et les scènes d'action sont montées extrêmement serrées pour 1)palier le manque de visuel 2)minimiser les CGI et 3)palier le manque de visuel. Car, oui, il semblerait qu'il y ait un manque flagrant de plans, comme si chaque scène avait été tourné une seule fois avec une seule caméra rendant les raccords entre les plans ardus.  Par ce manque de plans (surtout de plans d'ensemble) les scènes d'action perdent de leur superbe et non rien d'épique. comme par exemple cette scène où les héros descendent un édifice tel Tom Cruise dans Mission : Impossible, on a droit à un plan d'ensemble et 2 ou 3 plans où les héros arrivent au rez-de-chaussée, ce qui nous fait demander : pourquoi descendent-ils l'édifice avec des cordes et de l'équipement d'alpiniste dispendieux quand ils peuvent tout simplement arriver par la porte d'entrée. Le scénario a été écrit sur une napkin pleine de moutarde et on a rempli les taches de moutarde du scénario par des clichés, pour chaque tache, un cliché. Autant dire que cette napkin était soit pleine de moutarde ou que c'était une grosse napkin. Le film débute par une mission pour libérer Blade, prisonnier parce qu'il n'a pas payé ses impôts, puis celui-ci disparait pour le reste du film, un peu comme Jet Li qui apparait 8 secondes et est incapable de dire sa réplique, sa seule, de façon intélligible. Le film se rachète avec une scène d'action finale de 30 minutes qui semble avoir été filmé au même endroit que It's A Good Day To Die Hard In Chernobyl .



Welcome To New York : Remplie de scènes de sexe pas super belles, cette peudo-adaptation de l'affaire Strauss-Kahn est comme n'importe quels autres  films d'Abel Ferrara, un peu embarassant.  On se demande souvent comment un type comme Ferrara à pu faire autant de films sans jamais avoir été capable de s'améliorer au fil des années ou ne serait-ce que comprendre comment "on fait un film". Pour chaque King of New York dans sa filmographie (et il y en a peu) on a droit à quatre New Rose Hotel, pour chaque The Funeral, on obtient trois Dangerous Game. C'est vous dire à quel point il n'est pas constant le bonhomme. Toujours est-il que Welcome to New York  met en scène un Gérard Depardieu cabotinant et souvent complètement nu et extrêmement bedonnant, forçant les filles à lui toucher la quéquette contre leur grés. C'est à se demander ce qui à bien pu intéresser Ferrara dans cette histoire. Possiblement l'abus de pouvoir de la bourgeoisie et les politiciens mais est-on obligé de voir Depardieu cabotiner en regardant la caméra pour : nous envoyer nous faire foutre, soulignant ainsi le message en gros feutre gars? De plus, le film est complètement dégradant pour la femme et c'est sans doute le but, nous montrant des femmes qui n'hésitent jamais à sucer le pénis ou se laisser baiser par un homme vieux, bedonnant et laid en autant qu'il soit riche. Dans ma naiveté, j'aime bien penser que les femmes ont plus de jugement que ça et qu'elles sont moins unidimentionnelles. 



Transformers : The Age Of Mark Wahlberg and the Funky Bunch : Michael Bay n'a jamais réalisé de vidéo clip pour Marky Mark and The Funky Bunch, par contre, il a réalisé celui pour la chanson I Love You de Vanilla Ice. Ça s'équivaut, selon moi. Bay est une cible facile et on aime le détester parce qu'il est le roi des douchebags et que son cinéma est misogyne et vide. Alors loin de moi l'idée de chier sur Bay et son film, ce serait trop facile, je vais m'en tenir aux bons coups. Transformers The Age of blablabla est évidement remplie de plans de caméras au ras la touffe de sa jeune actrice féminine et remplie d'un humour douteux qui fait bien rire Bay en plus d'avoir une chanson vraiment terrible genre un cover de Nickelback fait par un band hommage à Papa Roach qui arrive de nul part pendant les scènes d'action les moins excitantes depuis A Man Appart. Mais.... Transformers The Age machin est possiblement le film le plus visuellement gentil pour la rétine que Bay ait fait depuis Bad Boys ou The Rock, c'est à dire depuis fort longtemps. Les caméra 3D étant trop pesantes, Bay doit se contenter de peu de mouvement de caméra durant les scènes d'action ce qui rend le film lisible pour la joie des yeux et de leur amis (l'iris, la sclérotique, la pupille, etc...).  Et personne ne filme des explosions comme Michael Bay!! Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire de positif sur Transformers 1)les explosions sont belles et 2)les scènes d'action sont lisibles. Pour ce qui est du reste, le film est tellement mal monté par moment qu'il en devient pratiquement psychédélique. On s'aperçoit assez rapidement que Bay ne lis pas les scénario qu'il met en scène, il se contente de poser sa caméra, de crier : Action! et de répondre à tout le monde sur un ton dictatorial : On arrangera ça au montage!



House At The End Of The Street : Dans le genre film suspense/horreur, ce film est possiblement le plus inutile à avoir vu le jour. Je ne m'attendais pas à un remake du film italien qui à presque le même titre mais je ne m'attendais surtout pas à un genre de thriller pour ados complètement con. Jennifer Lawrence est tellement mal filmée qu'elle est affreusement laide et potelée. Ce qui n'est pas tellement un problème, c'est cool les filles potelées, elles ont des formes, boivent de la bière et rockent la vie. Par contre, filmer une actrice et la rende laide c'est un peu humiliant, il me semble qu'on essaie de faire son possible pour faire bien paraitre ses acteurs et non pas les filmer avec du mauvais maquillage et du fond de teint qui semble avoir dégouliné sous les projecteurs beaucoup trop chauds. Par contre, sur une échelle de 1 à 10, la laideur de Lawrence à une meilleure cote que la stupidité du scénario.



Dead Hooker In A Trunk : Avant de devenir des cool dudettes en réalisant American Mary et See No Evil 2, les soeurs Soska avaient réussi à pondre ce film qui est, soyons gentil, pas très professionel. Elles n'avaient évidement pas le même budget qu'aujourd'hui mais il semblerait qu'elles n'avaient pas le même talent. Tout est foireux, l'humour ne fonctionne pas, les effets spéciaux sont inégaux, les acteurs aussi, la caméra va dans tout les sens et on y voit rien. Mais le pire, je crois, c'est que les soeurs Soska se sont donné les 2 premiers rôles et elles jouent comme si 1) elles étaient de grande actrices 2)elles avaient du charisme  et 3)elles étaient des badass. Le problème justement c'est qu'elles "jouent" comme si elles étaient dans une parodie d'un film de genre et perdent toute crédibilité. je dois dire qu'elles se débrouillent bien malgré le budget et qu'elles ont prise de l'expérience depuis.



The Corridor : Il y a plus de 30 ans, les canadiens ont "capoté" lorsqu'ils se sont aperçu que l'argent de leur impôts avait servie à financer Shivers de David Cronenberg. Shivers est un film que j'aime beaucoup et qui de toute façon à permis à un artiste canadien de s'épanouir et de nous offrir de très bons, voire grands films. Le dude qui a fait The Corridor ne me surprendrais pas s'il ne faisait aucun autre film. Ce qui me surprend c'est que les canadiens ne "capotent" pas d'avoir financer ce film aussi mal filmé qu'insipide. Un genre de Dreamcatcher (le film, pas la patente amérindienne) des pauvres. Même Decoys est plus amusant.



Love Object : J'ai mis plusieurs années à voir ce film pour une raison que j'ignore. C'est comme une version trash de Lars and The Real Girls ou une version américaine de Air Doll. L'humour fonctionne mais il y a quelque chose de vieillot dans le visuel comme si après avoir vu autant de films de Podz, la rétine n'est pas habituée à voir de la couleur.




Pain & Gain : Basé sur un fait divers où une bande de crétins ont été con, Michael Bay a décidé de nous surexpliquer à quel point ces crétins sont crétin. En voulant la jouer léger avec un petit budget, Bay nous donne une blague étiré pendant plus de 120 minutes mêlant inhabillement les narrateurs du récit. On voit très bien ce qui fait rire Bay mais il semble incapable de nous transmettre de l'humour ou de l'émotion. 




Ride Along : Ride Along est en quelque sorte un remake de The Hard Way où Ice Cube joue le rôle de James Woods et Kevin Hart celui de Michael J Fox. À défaut d'avoir le Parkinson, Hart est petit, presque nain et a un handicap, celui de ne pas être drôle, jamais. Inutile de dire que le film est une peinture à numéro et on nous force à aimer Kevin Hart comme s'il s'agissait du futur Jim Carrey ou Eddie Murphy.  Au final on s'emmerde solide et on se dit que National Security est un bien meilleur film même si, pour vrai, les deux films sont minables.


Thursday, July 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Boule & Bill / Le Petit Nicolas : Boule & Bill ont toujours été assez rigolo, dumoins dans ma tendre jeunesse quand j'avais 8 ans et que je lisais des bandes dessinés. Le fait de voir une adaptation de la BD au cinéma m'a fait friser les oreilles non pas parce que je suis fan pur et dur mais parce qu'il est difficile d'adapter quelque chose qui n'a pas de ligne directrice. Chaque aventure de Boule & Bill sur papier n'est jamais plus longue qu'une page. Un genre de une ligne un punch mais pour BD : une page une blague. Alors le film prend exactement la route qu'il ne fallait pas en créant une histoire de toute pièce en ayant pour personnages Boule, son père, sa mère, Bill et Caroline la tortue. L'histoire est complètement inintéressante, indrôle et les personnages sont soit complètement cons (Bill ressemble mentalement à Rataplan) ou complètement plate (le père, la mère, Boule, etc...). C'est à se demander à quoi ont bien pu penser les scénaristes du film en pondant un pareil fiasco. Puis dans les 3 dernières minutes on comprend : il s'agit de l'histoire du dude qui s'est basé sur son histoire pour écrire et dessiner la bande dessiné. Le film se concentre donc sur les parents dont on se fout éperdument pour nous faire comprendre qu'il a utilisé sa famille pour devenir riche en créant une BD beaucoup plus drôle que sa vie.  C'est un peu comme si Batman Begins avait été l'histoire de Bob Kane mais que le spectateur l'avait su qu'à la toute fin. Au moins Le Petit Nicolas n'a pas pris cette route. Les livres de Sempé ont toujours été très rigolo et même si le film l'est un peu moins et que le côté naîvement-juvénile est un peu perdu dans une mise en image léché, force est d'admettre que le film de Laurent Tirard est amusant.


Thanatomorphose : Thanatomorphose est un film difficile à aimer parce que pour chaque bon coup, il y a 2 mauvais coups.  Comme c'est un film de genre québécois, il est encore plus difficile de vouloir à tout prix chercher des noises puisque le cinéma québécois ne se permet pas très souvent ce genre d'exercice. Disons d'entrée de jeu que Thanatomorphose est bien meilleur et de loin supérieur à Urban Flesh. Thanatomorphose à comme influence la musique de John Carpenter, les thèmes de Cronenberg et le côté un peu plus expérimento-trash d'un Nekromantik de Jorg Buttgereit par exemple. Même s'il a couté très peu, Thanatomorphose aurait pu être un tour de force mais il semble difficile de croire que le film à coûté 40 000$ (canadiens). C'est que comme tout se passe dans un seul appartement, la nuit et que les acteurs sont des non-acteurs, c'est à se demander ce qui à coûté 40 000$. Surement le mixe sonore mais malheureusement ce n'est pas quelque chose qui se voit à l'écran. Les effets spéciaux sont extraordinaires et sont également le raison d'être du film. Alors, il est où le problème? C'est qu'à 100 minutes, le films est beaucoup trop long. Non pas qu'il aurait été mieux s'il avait été un court métrage mais je crois qu'un montage plus serré et une durée de 80 minutes serait beaucoup mieux. D'autant plus que les acteurs sont terribles. L'avantage c'est que le film est peu verbeux mais c'est également son désavantage. C'est toujours une bonne idée d'utiliser comme actrice une pseudo-suicide girls puisque la plupart du temps elles osent et se permettent des choses que certaines actrices n'osent pas, comme ici, où l'actrice joue nue pour presque la totalité du film. Et je parle de nudité pas tant dégradante mais pas néccéssairement sexy non plus, juste une femme nue dans son appartement, la nuit. L'erreur  est d'avoir cru qu'en ayant peu de dialogue, on ne verrait pas les lacunes d'actrice mais au contraire dans un rôle où la gestuelle et le langage corporelle est plus important, il faut un travail d'actrice pratiquement supérieur. Thanamorphose, malheureusement nous offre de piètres performances de gens qui ne sont pas des acteurs. Heureusement la caméra ne s'attarde pas trop longtemps sur eux mais juste assez pour trouver le tout un peu lourd par manque de naturel. Bref, loin de moi l'idée de chier sur ce film, je crois seulement qu'un petit resserrement au niveau du montage aurait rendu l'aventure un peu moins longue, moins lourde. J'ai pour Thanamorphose un énorme respect et j'encourage fortement Eric Falardeau de récidiver rapidement.


Hercules in New York : Objet de curiosité connu principalement pour être le premier film avec Arnold Schwarzenegger, Hercules in New York n'a aucune autre raison d'exister encore aujourd'hui.  Il est facile de rire du manque de talent d'Arnold et de son articulation déficiente de la langue de Shakespeare mais au-delà de ça, Hercules In New York est complètement amateur. Le montage est approximatif, il faut dire que la mise en scène n'aide en rien puisqu'on passe d'un gros plan mal cadré à un plan d'ensemble un peu tout croche pour ensuite briser l'axe de 180 degré avec un éclairage différent et etc... L'humour est non seulement démodé mais je crois qu'elle l'était aussi lors du tournage en 1969. C'est pas aussi drôle que Jingle All The Way, mais on peut voir le sens du timing comique qu'Arnold utilisera à bon escient plus tard dans Junior et Around the World in 80 Days.


Cottage County : Presque 20 ans après son premier film Joe's So Mean To Josephine (film que je crois être le seul à avor vu)Peter Wellington nous offre son 3e film, une comédie noire qui peut rapeller Tucker & Dale VS Evil.  Les parallèles sont faciles entre les 2 films puisque les deux se passent en forêt et qu'ils mettent en vedettes Tyler Labine mais c'est surtout du côté de Very Bad Things que Cottage County se situe. Une espèce de comédie bidon qui se croit drôle parce qu'elle mêle inhabilement humour noir, personnages weirds et meurtres . Les acteurs semblent y croire, surtout Lucy Punch et Malin Ackerman mais au final le film n'est pas drôle du tout (tout comme Very Bad Things d'ailleurs)et à mesure que l'histoire avance moins on y croit et plus les personnages font des idioties qui vont à l'encontre de qui ils sont. C'est le genre de film qui croit que de l'humour noir c'est une suite de meurtres sanglants avec des personnages qui cabotines, comme si tout le monde jouaient dans un film d'Erik Canuel.


We're The Millers : We're the Millers c'est deux choses 1)la confirmation que Jason Sudeikis est une future vedette comique du cinéma. Son sens du timing, sa répartie et son naturel le prouvent. Et 2)Jennifer Aniston et Ed Helms ne sont pas de grands acteurs et Aniston n'est pas crédible en stripteaseuse même si on veut nous faire croire qu'elle à encore la "shape". On peut faire du ab-roller toute notre vie, boire de l'eau Smartwater et mettre de la lotion Aveeno partout sur notre corps. si on ne sait pas danser, on ne sait pas danser et Aniston n'a rien d'une effeuilleuse. C'est d'autant plus désolant puisque la partie comique est justement pour Aniston de jouer à contre-courant soit une danseuse un peu vulgaire, loin du personnage de Friends. De toute façon Sudeikis lui vole la vedette alors on s'en torche un peu de la Aniston.


Thankskilling 3 : Non, je n'ai jamais vu Thankskilling ni Thankskilling 2 mais c'est en voyant Thankskilling 3 que j'ai compris que le 2, n'existe pas. Thankskilling 3 raconte l'histoire de la dinde du premier film qui cherche à mettre la main sur la seule copie DVD existante de Thankskilling 2, film qui n'existe plus puisqu'il fut un flop au box-office. En imaginant m'embarquer dans le pire film au monde, Thankskilling 3 est à ma grande surprise un film très drôle, trash, gore et divertissant. C'est un peu un mélange de Meet The Feebles sans le talent de Peter Jackson et une version longue de Robot Chicken. Le film est de mauvais goût mais la passion et le désir d'un travail bien fait peut se faire sentir et élève Thankskilling 3 au-dessus des merdes du genre. C'est un bon exemple d'un film qui amuse le spectateur parce qu'il donne l'impression que l'équipe du film s'est amusé aussi non pas aux dépends du spectateur mais en le prenant pour un "de la gang".


Evil Inside : Je n'ai, sérieusement, aucun souvenir de ce film. J'écris ces lignes et j'ai dû voir le film il y a 2 jours pas plus. Je me souviens que les acteurs étaient tous terribles mais c'est tout.  Je vous dirais donc de ne pas voir Evil Inside même si c'est pour, par la suite, m'écrire pour essayer de me remémorer le film. Je n'en ai pas envie et vous non plus.


Flu : Flu est un film catastrophe Coréen qui avec son budget de 6 millions de patates donne l'impression d'en avoir coûté 80-90 millions. Mais Flu c'est également un film avec les pires sous-titres anglais de tout les temps. Je n'ai pas vraiment compris les enjeux et/ou ce qui reliait les personages ensemble et/ou etc.. J'ai passé une bonne partie du film à me gratter la tête en lisant des trucs comme :

-What are you are crime?
ou
-It is you that do
ou encore
-It is me to do so this fuck

Inutile de dire que j'étais confus.


Confessions Of A Shopaholic : Adapation d'un roman dont on s'en bat les couilles, Confessions of a Shopaholic n'a de bien que son actrice principale. Isla Fisher est cute mais si le film avait durée 10 minutes de plus, elle nous aurait bien tomber sur les nerfs pas sa cutetée. Après le succès de Devil Wears Prada, Confessions of a Shopaholic a tout d'une imitation : une adaptation littéraire, une suite d'acteurs qui veulent élever le film au-dessus de la moyenne (John Goodman, John Lightgow, Joan Cusack), un personnage masculin plus beau que bon (Hugh Dancy), une collègue un peu bitch (Leslie Bibb), une meilleure amie vraiment cool (Krysten Ritter) et une patronne innaccessible et froide (Kristin Scott Thomas). Tout les ingrédients qui ont fait le succès de Devil Wears Prada mais en version pauvre.


Pompeii : En commençant POMPE II je me suis rendu compte que je n'avais pas vu POMPE I. L'histoire d'amour semblait sortie de nul part mais j'ai vraiment fait mon possible pour comprendre. C'était difficile parce que Paul Anderson à tendance à faire des films complexes comme Magnolia et Punch Drunk Love. Alors imaginez sans avoir vue POMPE I. De ce que j'ai compris, c'est l'histoire du frère de Brad Pitt dans Troy qui tue des gens dans l'arène comme son père Maximus. Il essaie de revoir la femme qu'il aime (la fille de Sleeping Beauty)mais il est confronté non seulement à Jack Baeur mais également à un village entièrement construit au pied d'un volcan en éruption. Ce qui est vraiment une mauvaise idée à mon avis et je ne suis pas du tout un architecte en urbanisme. Connaissant Jack Baeur j'aurais cru que lui aussi aurait flairé le danger. Mais bon sous la gouverne de Paul Anderson, on peut s'attendre à tout. There will be blood, indeed. Et en 3D en plus.


Lucky Bastard : Lucky Bastard est un amalgame bidon de found footage et de télé-réalité. L'idée est bonne mais malhabilement menée dès le début. Il faut dire que les acteurs sont assez terribles. Le lucky bastard du titre est un dude qui a gagné un concours où il jouera une scène dans un espèce de web série pornographique. Il a donc la chance de coucher avec sa porn star favorite. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et le lucky bastard est en réalité un tueur fou qui finit par massacrer (hors champs) tout le monde sur le plateau de tournage (si on peut appeler ça un plateau, il s'agit probablement du chalet de l'oncle d'un producteur). Mis à part les acteurs mauvais la terribilité du film vient de sa mise en image où le réalisateur n'a pas sû comment s'y prendre mêlant un peu trop les points de vue filmique. Un caméraman filme pour la websérie mais on ne sait jamais qui filme le caméraman lorsque celui-ci ne filme pas. De plus, lors du pseudo-massacre final on multiplie les caméras dans la maison (j'imagine qu'elles servent à filmer également la websérie) chose qu'on a pas vu depuis le début du film mais que tout à coup la finale complète passe d'une caméra à l'autre, d'une pièce de la maison à l'autre où tout est monté pour qu'on ne voit jamais une seule goutte de sang.  On passe à l'autre caméra dès qu'un mouvement violent nous est présenté et on ne peut ansi voir aucun meurtre. Ce qui n'est pas tant un problème puisqu'on comprend que c'est pour une question de budget mais le film se veut un found footage, le dernier film capturé par les caméras, il est donc un peu bidon de voir un montage vidéo aussi réglé au quart de tour. Surtout quand on a vu, dans les minutes précédentes, une quantité incroyable de seins, de viols et de scènes de sexe.


Taxidermia : Il m'aura fallu une 2e écoute pour apprécier ce film.  C'est que Taxidermia n'est pas facile à aimer. Il faut dire qu'avec la tonne de films de mardes gores que j'écoute, bien souvent, ils se ressemblent tous un peu beaucoup. J'ai eu tort de mettre Taxidermia dans le même panier que A Serbian Film, deux films dont la métaphore politique est sensiblement la même. La différence c'est que A Serbian Film se cache derrière une métaphore politique bidon pour en réalité nous montrer du gore et des stupidités de façon ultra léchée alors que Taxidermia, si on lui enlève sa métaphore politique, peut tout de même être apprécié pour beaucoup plus. Car Taxidermia peut également être vu comme un constat où l'homme n'est jamais bien loin de l'animal (d'où les carcasses et la taxidermie) et où il cherche sans cesse à devenir immortel que ce soit par sa descendance (passser le flambeau de père en fils) ou par ses accomplissements (devenir mondialement une star). Taxidermia est un film dur, parfois étrange, dérangeant, dégueulasse mais fascinant.


Bunny Games : Possiblement un clin d'oeil à Funny Games de Haneke mais peut-être pas non plus. Combien de fois et pendant combien de temps est-on prêt à voir une femme sucer des pénis, se faire violer et se faire battre? En noir et blanc? Dans un montage pseudo-expérimento-désuèt? 3 ou 4 minutes? Et bien Bunny Games c'est ça pendant 92 minutes. Bonne écoute!


Sloppy the Psychotic : Dès le début, avec son générique vraiment cheap où le font d'écriture ainsi que la couleur nous fait comprendre tout de suite qu'on aura à faire avec un film à la limite cégepien étiré inutilement pour le plaisir de personne. Filmé n'importe comment avec n'importe quel caméra, ce film où se mêle malhabilement non-humour, gore et scènes peu-sexy ne fait que nous exaspérer. On veut nous faire croire qu'un clown de service après une période difficile avec l'alcoolisme   devient soudainement un meurtrier-fou-sadique alors que le maquillage et le costume de clown n'est pas crédible, que l'alcool ingurgité ressemble beaucoup plus à de l'eau et que les meurtres commis en plus d'être malhabilement misent en scène, sont risibles.


Jesus The Total Douchebag : Avec un budget de 5000$, Bill Zebub (la pognes-tu?) réussi à faire paraître un film cegepien pour 8 1/2 de Fellini. Tourné devant des écrans verts qui rapellent les vidéoclips plus réussis de Mario Benjamin et dans l'bois, au même endroit où la caméra ne bouge absolument jamais, Jesus The Total Douchebag, est une suite de scènes visiblement tourné sur plusieurs mois : certaines scènes avec de la neige nous font comprendre que même si tout se passe dans la même journée, rien n'a été tourné dans la même journée. De plus, il est fort évident que les champs n'ont pas été tourné en même temps que leurs contre champs puisque 1)le soleil n'est pas au même endroit et 2)la couleur du feuillage varie d'un plan à l'autre. Mais tout ça est le dernier de nos soucis car ce qui dérange vraiment est 1)les acteurs exécrables, 2)les dialogues qui ne vont pas plus loin qu'une blague du genre : c't'une fois un gars... 3)la tentative de faire du Kevin Smith tout en essayant de choquer avec des blagues de pénis et de Jesus noir 4) des blagues de pénis, des images de pénis, de très mauvais effets spéciaux, un tournage en mini-dv 5)des filles qui se dégradent en jouant complètement nue pour rien 6)beaucoup trop de vagin sur une durée de 120 minutes 7)un vagin avec le cordon d'un tampon qui dépasse et qui nous fait dire : pourquoi ne pas avoir attendu une semaine avant de tourner cette scène? 8) beaucoup trop de chansons heavy metal possiblement chanté par le band du réalisateur 9)Une tentative de rire de la bible alors qu'il est évident que le réalisateur l'a lu et la connais par coeur.


On the Job : Le dernier film Philippin que j'ai vu c'est celui avec Weng Weng et On The Job est à des années lumières de cette pochade. On the Job est basé sur un fait divers extrêmement dérangeant et Erik Matti réussi le pari de rendre le film divertissant et intense. Possiblement le meilleur film du genre depuis Elite Squad. La mise en scène de Matti ressemble à du Friedkin de la belle époque (French Connection, Sorceror, Cruising) sans jamais être prétentieuse ou trop de l'avant, la caméra s'efface au profit de l'histoire et de ses personnages. Grace à ce film, le cinéma Philippin est devenu crédible.