Tuesday, May 28, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


Fear X : Nicolas Winding Refn en à fait rager plusieurs avec Fear X parce que le film n’a pas vraiment de conclusion. Il y en a (peut-être) une mais on doit se creuser la tête pour trouver une parcelle de quelque chose et expliquer les trous laissé ouverts par Refn. En principe, ce n’est pas un problème d’avoir une conclusion ouverte mais ici, le problème c’est tout simplement qu’il n’y a pas de conclusion. Refn l‘a dit en entrevue, il n’avait pas le temps de conclure son film, alors le spectateur doit essayer de rapiécer des morceaux et/ou s’inventer une linéarité logique alors qu’il y en a pas. Du coup, le film laisse une impression de prétention incroyable. Mais Fear X n’est pas dénué d’intérêt, la direction photo est impeccable, la musique ensorcelante, les acteurs parfaits mais le scénario, vide. L’histoire prend une tournure explicative en milieu de parcours de façon plaqué et non convaincate. On peut pratiquement voir un blueprint pour Drive tant les deux films se ressemblent. Il y a quelque chose de lynchéen dans Fear X sans toutefois avoir l’air d’un lynch wanna-be, ce qui est bien.


Get Smart : Get Smart est une adaptation moderne d’une série TV de jadis que tout le monde à oublié et que tout le monde s’en fout mais avec un budget de 80 millions de patates. Comme tout les bons moments du film sont dans la bande-annonce, il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent en visionnant le film. On peut essayer autant comme autant mais jamais on me fera croire qu’Anne Hathaway peut tomber en amour avec Steve Carell. Y a quand même des limites à nous faire croire que Carell à du sex-appeal.


Ghost Rider 2 : Spirit Of Vengeance : Le premier film est d’une nullité incroyable. Réalisé par Mark Steven Johnson, un type sans talent, il avait réussi à bousiller un budget de 100 millions de patates sur des effets spéciaux pas super top notch. En plus, il s’était contenté de laissé Nic Cage à lui-même ce qui n’est jamais une bonne idée et il n’avait aucunement dirigé Eva Mendes ce qui est pire. Par contre, il avait réussi à filmer la poitrine de Mendes sur à peu près tout les angles ce qui n’est aucunement un gage de réussite. Voilà que le duo de masturbateurs filmiques Neveldine/Taylor ont décidé de donner suite aux aventures de Johnny Blaze mais en tournant le scénario de 3 pages (il faudrait commencer à blâmer David S. Goyer pour les mauvaises adaptation de BD qu’il fait)en Europe de l’Est pour diminuer les coûts de production et probablement garantir des prostitués et de la coke à l’équipe de prod. Moins epileptique que Crank, Crank 2 et Gamer, Ghost Rider 2 est peut-être le film le plus sage de la filmographie de nos deux bozos du kodak. Idris Elba vient perdre son temps dans ce court métrage étiré sur 100 minutes tout comme et je ne pensais jamais écrire ça un jour, Christophe Lambert qui se contente de sourire niaisement. J’imagine qu’il n’a pas lu le scénario, il s’est dit : Bof, c’est juste de 3 pages. À ce stade-ci de la carrière de Nic Cage s’est à se demander si Neveldine/Taylor lui ont demandé de jouer le plus caricaturalement possible ou si tout ça est devenu l’idée de Cage de jouer comme s’il était un échappé de l’asile sur le crack. Mon avis c’est que Cage pense déjà à sa retraite et tout ce qu’il désire est de s’auto-parodier et ainsi lors de son Lifetime achievement award, le montage vidéo des extraits de sa carrière va être rempli de scènes méga-caricaturales et de cris et de visages déformés et de tout ce qui est devenu Cage-esque. La blague sera à nos dépends. Bravo Nicolas!


New Kids Turbo : New Kids Turbo est un peu l’équivalent cinématographique de Brice de Nice, un long métrage basé sur une série Web. C’est un peu comme si on faisait un film sur Contrat d’gars, ce serait anecdotique, vulgaire et parfois drôle. New Kids Turbo est donc anecdotique, vulgaire et parfois drôle. Venant du pays qui nous à donné Les Lavigueurs déménagent (1, 2 et 3) New Kids Turbo est un peu le même genre, une grosse comédie grotesque où les personnages mal habillés, coiffés et élevés enfilent leur bière tout en se rebellant contre le gouvernement. Une version trash des Bougons. Le film est meilleur que ne le sont les sketches sur le Web. Ce qui est déjà pas si mal.


New Kids Nitro :  Suite de New Kids Turbo, Nitro est évidemment moins amusant que l’original et les blagues déjà redondantes dans le premier film sont ici étirés jusqu’à plus soif. Combien de fois peut-on voir quelqu’un se faire renverser par une voiture avant que l’effet ne soit plus drôle. En 70 minutes, le film est court et on voit que la série à épuisé tout son répertoire de blagues trashs. D’ailleurs la partie avec les zombie semble inutile mais sans celle-ci, le film aurait une durée de 40 minutes. Mais bon, on ne va pas bouder son plaisir, c’est trash et c’est drôle malgré tout.


Robot Holocaust : L’affiche du film est incroyable mais il n’y a rien sur cette affiche qui apparaît dans le film. Je sens qu’on m’a menti. Mais je ne vous mentirais pas en vous disant qu’il s’agit d’un film complètement exécrable. Jamais des robots n’ont paru aussi insignifiants, on a l’impression de gens qui se seraient déguisé pour une fête costumée. C’est à se point réussi comme costume. Robot Holocaust n’est pas bon tant il est mauvais, il est seulement mauvais, mais à l‘extrême. Aucun acteur ne semble comprendre ses répliques et la façon de les livrer et si cela affecte ou non le récit dans lequel ils n'ont pas tellement l'impression de prendre part.


Whisper : Whisper c’est un peu ce que ça donne quand Sawyer décide de quitter le plateau de Lost entre deux épisodes pour tourner un film sérieux question de prouver qu’il est un acteur talentueux.(même cheveux, même barbe, même torse nu) Au final, le film est médiocre et les fans de Josh Holloway (entre 7 et 12 fillettes)sont du même avis. La fin de Lost à dû être mortelle pour la carrière de Holloway.


Bones Brigade : An Autobiography : Dans ma tendre enfance, Stacy Peralta et sa compagnie Powell-Peralta étaient le nec plus ultra de mes amis skateurs. Tout le monde voulaient faire partie du Bones Brigade mise sur pied par Peralta. Vingt ans plus tard, Peralta est devenu documentariste et chaque fois qu’il braque sa caméra sur un sujet qui lui tient à cœur, il en résulte de très bon films (Dogtown & Z-Boys, Riding Giants). Bones Brigade : An Autobiography est, vous l’aurez deviner, un autobiographie filmée d’une partie de sa vie et des jeunes qui ont transformé à jamais le monde du skateboard. C’est avec Bones Brigade que des gens comme Steve Caballero, Mike McGill et Tony Hawk sont devenues les icônes qu’ils sont aujourd’hui. Mais en plus c’est grâce à Bones Brigade si ces jeunes ont pu devenir des millionaires. Ils ont prouvé ce que le skate pouvait devenir d’un point de vue sportif et d’un point de vue mercantile et ils ont défini les nouvelles règles de ce sport tout en y inventant les termes et les techniques encore utilisés aujourd’hui. Quand le film se concentre sur la vie de Rodney Mullen, Bones Brigade devient très touchant. Mullen est à la limite de l’autisme et il est d’une émotivité palpable lorsqu’il parle. Sensé et intélligent, Mullen donne au film une humanité. Mullen a vraiment fait évoluer le sport et le film de Peralta lui rend hommage. J’aurais pu me passer des interventions de Fred Durst et Ben Harper mais bon…
 

The Woods : The Woods est, je pense, le seul film de Lucky Mckee qu’il n’a pas écrit ou du moins en collaboration avec Jack Ketchum. En fait, The Woods est son 2e film et je crois que l’expérience l’a un peu rendu amer face à une production hollywoodienne et ce même si le budget est minime. Probablement ce qui se rapproche le plus d’un film d’horreur original dans la filmographie de Mckee, The Woods n’est pas l’ultime chef-d’œuvre que l’on a attendu à l’époque mais il est éfficace en plus d’être un hommage réussi au Suspiria de Argento. L’histoire est un peu bâclé surtout en fin de parcours à cause des producteurs qui voulaient du gore aux détriments de Mckee qui voulait du suspense mais la réalisation est impeccable. Ce qui est un peu triste puisque Mckee s’est par la suite concentré sur des micro-productions d’adaptations de Ketchum avec toujours la même fougue mais pas toujours le même résultat.


The Great Texas Dynamite Chase : Un peu comme un Bonnie And Clyde mais avec deux filles qui volent des banques à la dynamite et beaucoup comme Thelma & Louise mais  15 ans plus tôt, The Great Texas Dynamite Chase est quelque peu divertissant. Pour les pervers qui veulent voir deux filles ramasser des cowboys ou des valets d’hotel et en faire leur boytoy en s’érotisant dans des liasses de dollars tout en buvant du champagne, ce film est pour vous. Pour les autres qui aiment leur divertissement sans prétention, ce film est pour vous et pour tout les autres qui aiment les films de Goddard, rester loin de The Great Texas Dynamite Chase.


French Kiss : À me pas confondre avec le film French Kiss où Kevin Kline joue un parisien convaincant et drôle même si un peu caricatural. French Kiss est une comédie romantique québécoise complètement détestable. Ce n’est pas en choisissant des acteurs compétants et admiré de la population qui va nous permettre d’oublier que les personnages sont des crisses de sans-dessins complètement dénué d’humanité, de bon sens et de réalisme. Les comédie-romantiques sont toutes faites sur le même modèle et parfois c’est redondant, parfois c’est cute mais parfois c’est insultant. French Kiss essaie fort fort fort d’être cute mais n’est qu’une suite d’insultes inconscientes de la part du scénariste et du réalisateur et probablement des acteurs principaux qui se sont probablement tous dit : ça va être cute. Je crois qu’il y a une façon de faire cute dans une comédie-romantique mais il faut d’abord avoir des personnages qui ont un sens de l’humour envers eux-même et non des êtres humains minables comme dans ce film de Sylvain Archambaut qui devrait peut-être écouter quelques rom-com avant de penser qu’il peut en réaliser une. Le ton du film n’est pas clair ce qui insulte encore plus. Si on veut faire des blagues sur des restaurants prétentieux il faut aller au bout de sa blague ou s’arranger pour que les blagues fonctionnent dans le ton et la réalité des personnages. Il faudrait qu’on m’explique ce qu’il y a de drôle dans le fait de nous montrer des femmes un peu connes qui s’accrochent à des hommes qui ne les respectent pas mais qui finissent par coucher avec le meilleur ami de ces hommes irrespectueux. Pourquoi dénigrer les femmes de la sorte? En quoi cette blague est hilarante? En quoi ça sert le récit? En quoi c’est cute? Le meilleur ami, lui, pourquoi il décide de coucher avec cette femme que l’on dit hystérique? N’y a-t-il pas un bro code entre hommes et ce même si les mœurs et la classe de ses dits hommes sont douteuses (des womanisers)? Est-ce qu’on essaie vraiment de me faire croire que Céline Bonnier est un espèce de pichou, de vieille fille misérable dans la quarantaine alors qu’on nous montre (au ralenti, rien de moins) ses incroyables jambes et son délicieux popotin? Est-ce qu’on essaie aussi de me faire croire que Claude Legault aussi trou du cul qu’il puisse être dans ce film, va aller jusqu’à rouler en voiture pendant 45 minutes pour aller diner avec une fille qu’il ne connaît pas en espèrant qu’elle ne pose pas trop de question pour qu’il puisse enfin mettre sa main dans ses petites culottes? C’est lui le personnage principal? Un womanizer au sourire d’enfant? Un homme qui ment à une femme après avoir vu (au ralenti, rien de moins)ses incroyables jambes et son délicieux popotin pour coucher avec mais dès qu’elle lui dit qu’elle savait tout depuis le début, il est insulté qu’on lui ait menti et se sent utilisé? C’est lui le personnage principal? Un trou du cul qui pleure? L’arroseur arrosé? Grow the fuck up, dude! Il serait temps que l’on change le modèle des comédie romantique si on est rendu là. D'autant plus que celle-ci est écrite par une femme et est remplie de sexismes.  


The Grandmaster : Environ 4 années après l’énorme succès de Ip Man (et ses deux suites)qui est probablement le meilleur film d’art martiaux hong kongais depuis Iron Monkey et qui a réssucité la carrière de Donnie Yen, voilà que Wong Kar Wai nous arrive avec un film sur le même sujet. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, hollywood est rempli de films qui se ressemblent et qui sortent environ au même moment, le meilleur exemple est Olympus Has Fallen sorti un peu plus tôt cette année et White House Down qui sort le mois prochain sur nos écrans. Deux films, la même histoire. La différence ici est que le succès d’Ip Man à engendré deux suite sorti en 2010 et 2012. Mais la grosse différence c’est qu’il s’agit d’un film de Wong Kar-Wai, rarement de grands réalisateurs s’attaquent à des sujets vu et revu récement. Il faut dire que The Grandmaster est un projet que Wong Kar-Wai mijote depuis 10 ans. Il faut dire aussi que la vie ou le personnage de Ip Man à été porté à l’écran mainte et mainte fois ce qui n’en fait pas un sujet chaud ou actuel. Bref.  The Grandmaster est un film d’une beauté incroyable, jamais des combats ont-ils paru aussi fluide et réaliste dans leur exécution et ce même si Wong Kar-Wai souffre de la maladie de Michael Bay période The Rock où les plans ne durent pas plus de 3 secondes. Ça ne rend pas le film incohérent visuellement ou epileptique, c’est seulement dommage de ne pas pouvoir mieux apprécié en plans d’ensemble les chorégraphies. Tony Leung va toujours être plus cool et charismatique que Donnie Yen et ce même si Leung n’est pas un champion d’arts artiaux et Zhang Ziyi est particulièrement surprenante dans son rôle. Mais au-delà de la beauté des chorégraphies, The Grandmaster est un gâchi d’incohérence et de manque de direction. Surtout dans la deuxième moitié du film où on se concentre un peu mais pas trop sur différents personnages tout en bouchant les trous par des textes explicatifs à l’écran. Un impression que le film à été saboté au montage ou lors de la production plane durant la seconde partie du film. Une déception.


Marianne : Après avoir vu sa graine dans Le Polygraphe de Robert Lepage et son tour de force dans Fargo des frères Coen, Peter Stormare s’est mis à jouer dans n’importe quel films de marde (Armageddon, Mercury Rising, 8MM, Constantine) jouant souvent des méchants de service un peu caricatural. Mais avec Marianne, c’est la première fois que je vois Stormare jouer dans sa langue natale. C’est peu impressionant (sauf pour la scène de décapitation cauchemardesque).


Exit Humanity : Exit Humanity est un film de genre canadien, donc Stephen McHattie, par défaut, y tient un rôle secondaire. Ce qui surprend c’est que Brian Cox y fait la narration. Ceci étant dit, Exit Humanity est un film de zombies. Un autre. Un de plus dans la liste des 150 films de zombies qui sortent chaque année sur la planète Terre. Celui-ci lorgne plus du côté de drame-zombie-esque que du carnage gore et redondant qu’on nous sert à toutes les 2 semaines. Exit Humanity n’a pas le budget des ses ambitions, mais il a juste assez de talent pour venir à bout de ceux-ci. Il n’y a aucun doute que si le budget avait été plus gros et un certain travail de ré-écriture avait été fait, Exit Humanity aurait, peut-être pas été dans le top 10 des meilleurs films de zombies de tout les temps, mais au moins dans le Top 20. ce qui est un compliment. C’est que le côté sérieux et la pseudo métaphore fonctionne et ce sans être prétentieux et sans ajouter inutilement des touches d’humour hors contextes. 


Overtime : Overtime c’est un film de zombie (fuck, encore!!!!!!!!!!) et de tueur à gages complètement stupide et ridiculement minable, réalisé approximativement par quelqu’un qui n’utilise pas de DOP et qui ne soigne pas sa mise en scène (les mauvais raccords peuvent presqu’en faire un drinking game). Mais…………Overtime est complètement divertissant et amusant. La moitié des acteurs sont poches mais l’autre moitié à un plaisir coupable avec les dialogues plus près de la réalité de leur situation (contrairement à plusieurs films du genre) et l’humour fonctionne. Loin de moi l’idée de vous dire de voir ce film absolument mais si on se laisse aller, Overtime est ridiculement amusant dans le genre film fauché-amateur-mais-fait-avec-passion.


Stag Night Of The Dead : SNOTD est à peu de chose près tout ce qu’il y a de détestable dans un film de zombies (et oui, un autre) et tout ce qu’il y a de détestable dans le cinéma. Un moment donné on ne peut plus utiliser l’excuse : "c’est un film indépendant au budget minime" parce que le budget du film n’a rien à voir avec l’incompétence de son contenu. Évidemment quand on n’a pas de budget, il faut automatiquement montrer que l’on ne se prend pas au sérieux alors on ajoute des blagues et pour montrer que notre humour est aiguisé et subtil on ajoute des blagues de pénis, de totons et flatulence parce que ÇA, c’est drôle. En plus d’y ajouter de la poitrine féminine et des blagues d’homosexuel. Le problème c’est que quand on n’a pas de talent autant derrière la caméra que scénaristiquement parlant, on ne devrait pas s’aventurer dans cette direction. À moins bien sûr que c’est tout ce qu’on a pour nous, des blagues de pénis. SNOTD à juste ça pour lui. Au-delà des acteurs minables du manque d’humour, des effets spéciaux ratés, d’une cinématgraphie morne, le montage du film est à la limite de l’amateurisme. Il faut dire que la mise en scène n’aide en rien le monteur puisque la mise en image et son montage donne un résultat presque approximatif. C’est pas tout à fait universitaire comme résultat c’est juste 3 ou 4 coches en-dessous. SNOTD à en plus le culot de se vouloir un croisement entre Shaun Of The Dead et Zombieland mais un peu comme si le scénariste n’avait pas vu ces deux films, qu'il en avait entendu parler vaguement. De plus, le film est dédié à un certain Jeff Rudom, décédé avant, pendant ou après le tournage. Rudom est probablement un être détestatble si on lui dédie une merde pareille.






Wednesday, May 8, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


Evil Dead : Dans mes souvenirs, et dans ceux de beaucoup de gens, Evil Dead 2 est un remake/reboot de Evil Dead. Alors pourquoi un autre remake/reboot? Probablement parce que Sam Raimi n’a jamais été en mesure de financer Evil Dead 4 et qu’avec le succès de ce remake/reboot il le pourra. Ou peut-être qu'i trouve que le côté slapstick est devenu gênant. À en juger par le clin d’œil insultant et inutile à la fin du générique, on peut être en mesure de voir bientôt sur nos écran Evil Dead 4/remake part 2. Le film où Ash viendra chercher sa voiture même si elle est avec lui dans le passé/futur (tout dépend de la finale d’Army of Darkness que vous avez vu). Si on prend Evil Dead remake sans le comparer à la trilogie originale, le film a un look d’enfer, beaucoup de sang et de gore mais peut difficilement passer pour un bon film d’horreur car les problèmes du film n’ont pas nécéssairement à voir avec une comparaison au film original mais avec un scénario déficient, des acteurs sans charisme, des situations bidons et plusieurs pistes scénaristiques jamais emprunté et laissé telles quelles. Donc Evil Dead the remake en plus de ne pas être un bon remake (c’est débattable) n’est pas un bon film d’horreur (ce n’est pas débattable). L'original a très mal vieilli mais au-delà de tout ses défauts et il y en as, le film demeure aujourd'hui un classique de par son inventivité visuel et la passion qui se fait sentir des artisans ayant travaillé très fort pour pondre cet oeuvre. Il est compréhensible alors que le but du remake est d'en faire une version moderne beaucoup plus tight et sérieuse question d'y éliminer l'humour non-volontaire. Le problème avec les remakes fait par des fans de l'original c'est que le réalisateur va toujours dire qu'il veut être le plus fidèle possible tout en voulant extrapoler sur certains aspects dont on se contre-crisse. Comme le fait de vouloir tout expliquer le surnaturel ou le background du croque-mitaine. (la mère de Michael Myers est une prostituée, Leatherface est tombé sur la tête quand il était un bébé, etc...). En voulant expliquer le surnaturel dans Evil Dead remake, on y annule tout ce qui rend le film terrifiant puisqu'on perd notre temps sur des passages surexplicatifs lu à voix haute dans un livre pour y donner un semblnt de cohérence alors que le film ne suit pas du tout les lignes qu'il s'est permi de tracer. Il en résulte un film beau visuellement mais complètement vide et non terrifiant. Un film surexplicatif qui ne semble pas comprendre sa propre logique et un film rempli de clin d'oeils pour les fans qui annulent tout le sérieux que le film veut se donner. Parfois on se demande, ce que les réalisateurs qui se disent fan de l'original ont bien pu comprendre de l'original tellement leur nouvelle version ne garde rien de ce qui faisait la force du modèle. L'épilogue et le prologue de ce film sont complètements inutiles et inintéressant d'autant plus qu'à quelques reprises ont utilise des flash frames de ce prologue pour bien nou sfaire comprendre ce qu'on avait déjà compris. Il n'y a rien de pire qu'un réalisateur qui prend son public pour des idiots. Evil Dead remake est divisé en 3 segments. Le premier est la mise en place d'un histoire de désintoxe remplie de clin d'oeils aux fans de l'original. On utilise donc un ehistoire plus élaborée que ce que faisait Raimi dans son film 30 ans plus tôt mais on ne fait rien avec cette histoire de désintoxe. Le film aurait pu être un métapore graphique sur le sevrage de la protagoniste et jouer avec les codes de l'horreur et du sevrage alors qu'on ne fait qu'implanter cette histoire pour donner un semblant de crédibilité au remake. On y installe des personnages complètements tarrés (la copine qui ne parle pas avant la 50ième minutes, l'infirmière qui n'a aucun charisme, l'ami ippie un peu bidon qui lit les paasages du livres des morts à voix haute alors qu'il est seul dans sa chambre) et on les fait mourir de  sanglante et violente (la raison d'être du film et 2e segement) mais sans que cela affecte le spectateur. Le spersonnages ne réagissent aucunement de façon réaliste à ce qui leur arrive et désamorce ainsi la tension, et la terreur qu'on essaie d'y installer. Le film se termine dans un prologue inutile sous une pluie de sang (visuellement beau) en nous donnant un twist surprise un peu trop tard sur le survivant du récit. Trop tard puisqu'à la fin on change le héro à la dernière minute pour le remplacer par un personnage qu'on se contre-crisse depuis pus d'une heure puisque ce personnage est un peu enfermé dans le sous-sol de la maison depuis longtemps. Bref, je pourrais continuer comme ça longtemps à énuméré tout ce qui fait de ce remake un gros ratage mais au final, Evil Dead remake est tout de même très gore et techniquement efficace.  


The Outfit : Je ne sais aucunement de quel costume on parle dans le titre mais s'il s'agit du manteau de cuir brun que porte Robert Duvall, et bien ce manteau vaut à lui seul le prix du DVD. The Outfit est un film d'action 70's où on n'avait pas besoin que le héro/anti-héro soit un tas de muscles à-la-Vin Diesel. La preuve c'est que Robert Duvall et Joe Don Baker font le travail comme des champions et ils ne sont pas les acteurs les plus musclés au monde. Ils n'ont qu'à porter un manteau de cuir brun et une rdingote comme Columbo et ils peuvent avoir l'air plus cool que Fonzi.


Black Aphrodite : Black Aphrodite c'est comme une tentative de film d'espions à-la James Bond mais fait par des grecs avec beaucoup de nudité. D'ailleur quand le film se termine, après que les méchants soient mort pis toute, il y a une scène de sexe. En fait, il y a environ 12 scènes de sexe dans le film et très peu de scène d'espion à moins, bien sûr, que les espions travaillent avec leur pénis et leur vagin.



Windy Heat City : Windy Heat City est une comédie hilarante et incroyablement drôle. En fait le film est hilarant que parce que l’acteur principal est un idiot et on rit à ses dépends. Windy Heat City est le making of d’un faux-film d’action appellé Windy Heat City et dont le comédien Perry Caravello est incrédule quant à la fausseté du film dans lequel il croit être la vedette. Caravello est un être raciste, sexiste, homophobe mais également arrogant et égocentrique (c’est à se demander tout ce qui n’a pas été mis au montage tellement Caravello insulte autant les afro-américains que les homosexuels)et c’est pour cela que le film fonctionne et c’est pour cela qu’il a été choisit pour jouer dans le faux-film, car Bobcat Goldwaith, le réalisateur et Jimmy Kimmel, le producteur, savaient qu’il ne se rendrait jamais compte qu’il est le bouc émissaire. En fait, il est tellement crédule et c’est là que le film perd de sa force, que Windy City Heat n’a pas de conclusion. Le film se termine un peu en queue de poisson à cause de Caravello. Quand on lui à annoncé qu’il s’agissait d’une blague, il ne l’a pas compris donc, le réalisateur n’a pu terminer le film sur une réaction à la Surprise Sur prise/Punk’d car Caravello est convancu que Windy City Heat est bien réel. D'ailleurs il attend toujours des propositions pour la suite du film. (Ça lui a pris environ 4 ans en lisant sur internet avant de comprendre que « certaines parties » ne sont pas vraies…)


Monster Brawl : Avec un budget ridicule (200 000$ canadiens) Jesse T. Cook arrive à donner un look incroyable à son film de monstres mais il n’arrive pas à nous faire oublier, justement, ce budget ridicule. C’est que au-delà des maquillages de monstres, de la narration de Lance Henricksen et de l’infographie amusante, Monster Brawl a vraiment l’air d’un film tourné dans un seul décors et où les acteurs ont tourné leur scène un à un sans jamais avoir été ensemble sur le plateau de tournage. Ce qui donne comme effet que les commentateurs des combats (le film est un genre de Mortal Kombat-meets-WWF où s’affronttent des monstres du genre Dracula contre la momie) commentent un match de lutte où ils est évident qu’ils sont absent de la scène. Un impression de dialogues lu mais de combat mal chorégraphiés qui ne ressemblent en rien aux commentaires.  Les combats sont assez plates comme si on avait peur de déchirer les costumes et les entraineurs (dont Jimmy Hart) qui lancent des insultes aux lutteurs/monstres hors champs sont visiblement seul, comme si on avait tourné leur scène une autre journée et dans un autre partie du décors. Ce qui devient très très vite lassant, un combat après l’autre, sans grand revirement. Le film aurait gagné à être un court métrage mais à 89 minutes, c’est beauoup trop long.


Putty Hill : Putty Hill c’est une tranche de vie de la classe pauvre de Baltimore. C’est un peu l’intensité de Sling Blade et la beauté de George Washington (le fabuleux film de David Gordon Green). C’est un peu comme un documentaire qui suit les jeunes de la banlieu tout en essayant de ne pas les déranger dans leurs activités et laissé les images fairent le travail, nous montrer la beauté malgré la laideur. Putty Hill c’est lent, c’est calme, c’est beau, c’est triste, c’est la vie.


Alex Cross : Il y a quelqu’un quelque part qui s’est dit : on va rajeunir la franchise Alex Cross du romancier James Patterson. Morgan Freeman à fait un travail remarquable, rajeunissons le personnage pour une nouvelle génération de cinéphiles qui n'iront pas voir Alex Cross parce qu'il n'y a pas de loup-garous ou de vampires. De toute la liste d’acteurs noirs assez solides pour prendre le flambeau (Will Smith, Idris Elba, Chewitel Ejiofor, Jamie Foxx, Don Cheadle, Isaiah Washington, Gregory Charles)ont à décidé unanimement que le dramaturge/producteur/acteur/travestie Tyler Perry ferait le travail.  J’imagine que le bouddhiste/zen master/chrétien/passifiste/producteur/réalisateur Rob Cohen a trouvé le choix de Perry audacieux et judicieux. Même si Cohen n’a pu transformer Perry en karatéka comme, j’imagine, il l’aurait voulu, Cohen n’a pas non plus réussi à transformer Perry en acteur sérieux crédible. J’aime bien rire de Perry mais en vérité, je n’ai rien contre lui, il est seulement un peu trop maniéré lorsqu’il essaie de jouer un rôle sérieux. Comme  s’il croyait que tout les clichés du monde faisait de son personnage, quelqu’un d’authentique alors qu’il a l’air d’une caricature d’un être humain. De toute façon Perry et sa bedaine ne sont pas les pires éléments de ce thriller policier complètement raté. On a l’impression que les 2 scénaristes ont adapté le roman de Patterson en incluants seulement les scènes qu’ils jugeaient amusantes et/ou pas pire, peu importe si ces scènes ont un lien entre elles ou qu’elles constituent un tout cohérent. On a donc droit à des sous-intrigues qui ne vont nul part, des personnages secondaires qui meurent sans trop que l’on comprenne comment, pourquoi, où mais surtout quand? Pourquoi nous présenter des personnages secondaires pas super intéressants puis les faire mourir sans que cela ne change rien 1)à l’histoire 2)aux personnages du films 3)aux spectateurs. Le film est un amalgame de ce genre de mauvaise écriture scénaristique. Tout ce qui est déficient dans le récit est déblatéré de façon artificielle dans les dialogues sur un ton informatif et détaché, comme un apparthé de plusieurs phrases. Les personnages vont d’un lieu à l’autre sans que l’on comprenne trop pourquoi. Tout ça sous fond de vengeance personnel entre les bons et les méchants et dont le spectateur n’en à rien à chier.


Premium Rush : David Koepp est un scénariste de gros projets hollywoodiens (Panic Room, Spider Man, War Of The Worlds, Mission : Impossible) il a également scénarisé quelques petits films intéressants (Bad Influence, Appartment Zero) ainsi que quelques flops (Snake Eyes, The Paper, The Shadow)Dans ses temps libres, il lui arrive de réaliser des films (Stir of Echoes, Secret Window, Ghost Town). En attendant Snow White and The Huntman 2 et Jack Ryan, Koepp s’est payé un petit film sympathique : Premium Rush. Sympathique si on laisse son cerveau au vestiaire. Le personnage principal est un peu idiot se croyant plus cool qu’il ne l’est et le méchant de service, joué par Michael Shannon est un peu trop méchant pour rien. Shannon est rarement non-caricatural losrqu’il joue au cinéma. N’étant aucunement un beau gosse il est facile pour les agents de casting de l’utiliser comme un psychopathe désaxé surtout depuis Bug. Il joue donc en mode psychopathe antipathique, mais le film n’en demande pas tant tout comme sa scène de mort qui est joué de façon beaucoup trop grosse, pour faire rire, certes,  mais cette scène choque tant elle semble inutilement glauque, morbide et violente alors que le film est avant tout un divertissement léger. Premium Rush est tout de même un film au rythme très rapide et aux scènes d’actions sans répit. La finale est tout de même extrêmement décevante et empêche Premium Rush d’être un divertissement au dessus de la moyenne. C’est comme un BMX Bandits pour le 21e siècle mais pas vraiment et sans Nicole Kidman.


Steak : Steak est le 2e film de Quentin Dupieux et probablement son plus accessible. Bien que je ne trouve pas particulièrement drôle Eric et Ramsy, la mise en images impeccable et le scénario de Steak m’ont fait oublié les deux humoristes français. Steak est selon mois extrêmement original et drôle dans un style pince-sans-rire. Tourné dans la province de Québec, cette comédie utilise bien le décors et la direction photo utilise bien les couleurs de façon vives. En attendant la sortie de Wrong, Steak et Rubber sont les seuls films de Dupieux que l’on peut se mettre sous la dent et quel duo de films!


Sound City : Bon, je vais commencer par admettre que je déteste intensément Dave Grohl et tout ce qu’il fait (post-Nirvana). Je ne crois pas qu’il soit sans talent mais je ne crois aucunement qu’il soit le génie musical qu’on essaie de me faire croire. Il peut rire autant qu’il veut de Nickelback mais Foo Fighters, c’est du Nickelback : du rock générique d’aréna sans grande originalité. La seule raison pour laquelle les gens acceptent Foo Fighters, c’est parce que Grohl à été batteur pour Nirvana. Ceci étant dit, il est normal que mon écoute de Sound City, première réalisation de Grohl, soit remplie de hargne de ma part.  1)parce que la musique tout comme le cinéma est l’art du peuple. Nos goûts personnels nous rendent spécial alors que ce sont toujours les autres qui suivent la mode  pour paraphraser Carl Wilson 2)ce qui fait que du name-dropping sur un sujet qu’on aime (qui n’aime pas la musique?)nous fait tendre l’oreille à ce qui se dit à l’écran puisque ce name-dropping nous donne un semblant de connaissances, donc d’intélligence et 3)cette intélligence qui semble nous envahir nous fait apprécier ce qui se passe à l’écran en nous faisant oublier le plus important : Sound City est un mauvais documentaire parce qu’il 1)n’a aucun fil conducteur 2)part dans tout les sens 3)prouve plus ou moins ce que Grohl nous sert comme discours (la musique analogue c’est cool, pro tools c’est de la marde! j’imagine très bien Will.I.Am avoir le discours contraire) et 4)le film fini par être un film sur Grohl et ses goûts à lui.  Le côté historique de Sound City est le plus intéressant, quand on nous raconte les albums qui ont été enregistré dans le studio mais on aurait aussi pu en faire un spécial à VH1 ou à MusiMax. L’historique même du studio est un peu en survol et tout les participants nous disent que Sound City c’est magique! Le documentaire est donc biaisé puisque personne n’a rien de négatif à dire sur le studio. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil! Stevie Nicks ou Frank Black ou Trent Reznor ont probablement tous enregistré des albums ailleurs, ils ont donc surement des bons mots à dire sur les différents studios qu’ils ont utilisé. Si Tom Petty n’avait utilisé que ce studio pour tout ses albums, je pourrais comprendre qu’il y a quelque chose de spécial mais ce n’est pas le cas. Sound City n’est donc pas si spécial, il devient seulement une suite de qualificatifs et d’anecdotes savoureuses racontés par des gens qui y ont vécus des anecdotes savoureuses. Jamais personne ne dit que Sound City est le meilleur studio au monde, ils ne font que raconter ce qui selon eux, fait de Sound City un studio différent des autres tout comme les autres studios doivent aussi être différent de Sound City. Bref, Grohl finit par tourner la caméra sur lui-même dans la 2e moitié du film en nous disant que la bonne musique se fait de façon analogue puisqu’on peut sentir le FEELING tandis que Pro Tools n’a pas de soul dans sa musique. Une question débatable bien sûr. Je suis d’accord avec certains aspects que Grohl apporte mais c’est dans sa façon de faire que je ne suis pas d’accord. La 2e moitié du film n’est que vaniteuseries où Grohl qui achète la console NEVE du studio Sound City (il faut le voir tripper comme un enfant lorsqu’on lui donne la facture originale de l’achat de la console alors que n’importe quel spectateur s’en câlisse) avant que le studio ne ferme ses portes pour la mettre dans son propre studio où il peut ainsi jouer avec ses chums des tounes pour nous faire sentir le FEELING. Grohl invite donc McCartney et Clapton et les autres qui sont encore vivant pour jammer et faire un disque. Sound City se transforme alors en publicité pour cet album sortie au Record Store Day le mois dernier. Grohl s’associe donc à la journée la plus mercantile de la musique pour nous vendre un album remplie de FEELING. Quel hypocrite!


Rabies : Il s’agit, à ce qu’il paraît, du premier film d’horreur israelien. Basé sur cet information, Rabies est bien. Mais… On ne peut apprécier un film sous prétexte qu’il est le premier de son genre. L’idée est bonne mais complètement mal réalisé, écrite et joué. Que les acteurs soient mauvais, ce n’est pas tant dramatique mais quand on les mêle à des dialogues humoristiques complètement hors contexte et dénué d’humour, on trouve le temps long. On comprend les intentions mais l’exécution est déficiente. Comme par exemple la scène où le protagoniste maculé de sang se fait demander par des touristes perdus le chemin pour le village le plus près. L’humour vient du fait que le type est maculé de sang et que cela ne dérange aucunement les touristes, un couple, qui ne font que s’engueuler parce que le mari est trop orgeuilleux pour admettre qu’ils sont perdu. La scène s’étire inutilement où le mari et sa femme s’engueulent pour des niaiseries. Le film est peu une extention de cette scène où les dialogues pseudo-comiques étirent inutilement chaques scènes. On a voulu utiliser les clichés du film de slasher et du films d'ados pour les détruire et en faire quelque chose d’original alors qu’on ne réussit aucunement. La mise en scène très bâclé n’aide en rien. Rabies est un genre de Dale & Tucker VS Evil mais raté. L’affiche  du film est belle par contre.



Thalia et Dan


Thalia Zedek se fait rare depuis la dissolution du groupe Come en 1999. 4 albums en 14 ans. Mais chaque fois l’attente en vaut la peine. Via, sont plus récent disque et le premier depuis Liars and Players en 2008 est probablement son moins mélancolique, son moins sombre, son meilleur depuis Been Here and Gone (un de mes 10 meilleurs albums à vie). Sur Via, Zedek s’entoure encore d’une bande de musiciens solides notament Mel Lederman(ex-Victory At Sea)au piano.  Sur les deux albums précédents, on s’est ennuyé de Chris Brokaw, son partenaire de Come et guitariste sur certaines pièces de Been Here And Gone. Brokaw est et as toujours été la plus grande force musicale dans l’univers de Zedek. Brokaw maintenant batteur de The New Year (il fut batteur pour Codeine avant de devenir guitariste pour Come), guitariste pour Dirtmusic et artiste solo était le yin du yang de Zedek, les deux se complètaient dans des élans de guitare blues et de mélodies sonores intenses. Zedek a donc changé sa musique intimiste après Been Here pour s’entourer d’un big band (devenue Thalia Zedek Band). Sa musique à un peu fait du surplace depuis tout en demeurant toujours admirable, intense et cathartique (autant pour Zedek, ex-junkie que pour l’auditeur). Via est malgré sa lourdeur émotive et sa grisaille l’album le plus heureux de Zedek. Une lueur d’espoir se fait sentir sur la plupart des pièces.  Comme l’acceptation ou la rédemption ou le désir de ne plus vouloir combattre les aléas de la vie (Zedek n’a jamais eu la vie facile). Zedek n’a pas la plus belle voix du monde et c’est ce qui lui donne sa force, cette voix écorchée qui a beaucoup de vécu. Get Away, In This World et Go Home sont ses meilleures chansons depuis longtemps. Via n’est pas l’abum le plus aboutit de Zedek mais son plus lumineux.  En attendant la réédition de la musicographie de Come (Matador réédite Eleven : Eleven  en mai prochain) pourquoi ne pas plonger dans celle de Thalia Zedek.



Dan Michaelson s’est fait connaître comme chanteur au sein de la formation rock britannique Absentee. Depuis 2009, il vogue en solo avec son groupe The Coastguards. Sur son 4e album en 5 ans Michaelson se remet d’une sévère peine d’amour. Un peu comme Bon Iver sur For Emma, Forever Ago, Michaelson s’est éclipsé dans la nature pour purger sa tristesse et il revient non pas avec un abum de chansons d’amour mais plutôt un album où la peine d’amour à déjà laissé place à la résignation et l’acceptation.
C’est plus un constat du vide qu’il reste qu’une suite de promesses à la bien-aimée qui l'a quitté que Michaelson chante avec sa voix de bariton. C’est ce qui charme chez Michaelson, cette voix profonde et hyper caverneuse qui donne toute sa vulnérabilité à l’auteur, on croirait entendre The National mais plus intimiste. En fait, Blindspot, est tellement intimiste qu’on a l’impression que Michaelson n’a pas eu besoin de The Coastguards puisqu’on ne les entends presque pas comme s’ils ne voulaient pas déranger et laisser Michaelson nous fendre le cœur avec ses chansons. Michaelson sait trouver la beauté dans la tristesse et il finit par faire de nous ses alliés dans sa reconstruction d’un avenir meilleur. Ce que Bon Iver n’a pas été en mesure de faire avec la suite de For Emma…où ses aspirations gospel-religieux ont fini par prendre le dessus alors que Michaelson, d’album en album abandonne son côté pop pour se pencher plus du côté d’un Leonard Cohen ou Bill Callahan/Smog de façon magistrale. 

Wednesday, April 17, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


The Man With The Iron Fist : Le gros problème avec TMWTIF c’est qu’il se cache derrière le fait qu’il est un hommage aux films de kung fu en plus de se cacher derrière la façade « film de gang » : Tarantino, Roth, RZA, Crowe, etc…En ce cachant derrière cette façade, le film est inatteignable puisque s’il est un hommage on ne peut donc rien lui reprocher. Qu’à cela ne tienne, TMWTIF n’est pas invincible. On peut très bien voir et sentir l’amour des films de Kung fu pour RZA par contre au niveau de l’écriture on a un peu l’impression qu’il ne comprend pas ce qui fonctionne dans le genre. Son scénario est un pot pourri de sous-intrigue jamais vraiment développées, de dialogues sur-explicatifs et de blagues de pénis. De plus, le film n’a aucun rythme si bien que des scènes se bousculent pour finalement aller nul part tout en nous servant son intrigue principale en milieu de parcourt sans aucun investissement émotionnel. RZA qui s’est donné le rôle principal n’est aucunement un acteur et le film en souffre beaucoup puisqu’il n’a aucun charisme et comme l’intrigue impliquant son personnage arrive en milieu du film, son manque de charisme fait en sorte que l’on ne s’intéresse aucunement à ce qui lui arrive puisque de toute façon on ne sait même pas qu’il est le principal protagoniste. Le film se perd un peu dans ses multiples personnages ce qui lasse assez rapidement puisque le film n’a rien d’une saga épique. La musique est bien entendu du hip hop de RZA ce qui crée un anachronisme un peu comme dans Django Unchained mais l’effet n’était pas bon dans le film de Tarantino alors il ne l’est pas plus ici quoiqu’un peu plus stylisé. Pour ce qui est des scènes de combats bien qu’elles soient dynamiques RZA semble oublier que les grands films d’arts martiaux ont une fluidité dans les combats plutôt qu’un rythme rapide. On est loin de l'inventivité d'Iron Monkey. TMWTIF mériterait 1 heure de plus pour être le film épique que RZA croit avoir fait à moins qu'il à réaliser exactement le film qu'il voulait. Dans ce cas, le film est à moitié réussi autant comme un hommage qu'un film d'action.


The Bay : The Bay n’est aucunement un bon film et plus souvent qu’autrement le récit est un peu trop alambiqué pour être crédible. Pas plus que l’on ne croit au message écologiste du film. Par contre, c’est exactement de cette manière que l’on doit faire un film de found-footage ou faux-documentaire. Avec toutes les plateforme où l’on peut trouver des images d’archives de nos jours, il est surprenant que les Paranormal Activity de ce monde n’aient jamais essayé de sortir de leur zone de confort comme le fait Barry Levinson avec The Bay. Un faux documentaire ça se fait comme Forgotten Silver ou L’affaire Bronswick pas comme The Last Exorcism ou The Devil Inside. Utilisant les archives tel un épisode de C’est incroyable! à Canal D, The Bay installe son suspense lentement mais surement et les non-acteurs jouent dans le ton voulu, même si au final on y croit peu.  


Battleship : On dira ce qu’on voudra mais Michael Bay sait comment faire un film divertissant avec des budgets ridiculement élevés même si les résultats varient au niveau de la qualité du divertissement. De plus, jamais il ne fait passer l’armée américaine pour des imbéciles. Avec Battleship, Peter Berg, acteur anonyme dans les années 1990(sauf pour le fait qu’il est « battie comme un cheval »)et réalisateur anonyme qui imite le style des autres sans jamais savoir comment l’adapter pour ses films (Friday Night Lights et son style faux-doc est le plus réussie alors qu’il utilise le même procédé de façon complètement raté dans The Kingdom) se met en mode Michael Bay en y accentuant tout ce qui fonctionnent très peu dans la filmographie du réalisateur de Bad Boys : des personnages dont on se contre-crisse qui ont des morale et un sens de l’humour plus que douteux, des femmes plus belles qu’intélligentes, des sous-intrigues implicants des sous-personnages dont on aurait pu éviter et qui ne changent en rien le résultat final, des effets sonores assourdissants et qui sont les mêmes que dans la trilogie Transformers (on peut donc nommer l’effet sonore : le son Hasbro). Mais en plus, Berg y ajoute : les extras-terrestres les plus stupides depuis les Critters, une intrigue romantico-tabarnak, des scientifiques tout droit sortient de la maternelle B, l’armée américaine la plus incompétente cinématographiquement, des extras-terrestres qui décident d’aller envahir une planète qui comporte la plus grande source d’élément nocif pour leur race (c’est à se demander comment il voyage dans la galaxie sans jamais avoir à affronter un rayon de soleil), des performances d’acteurs sans aucun charisme, une attaque avec le USS Missouri qui se prépare en 30 minutes avec des vétérans de la guerre qui semblent avoir en moyenne 78 ans et j’en passe. Berg se prend pour Bay sans jamais arrivé à utiliser la caméra comme le ferais Bay, sans jamais être capable de filmer les courbes de Brooklyn Decker pour nous la rendre plus belle qu’elle ne l’est rééellement. Il ne l’a rend qu’affreusement stupide. Rihanna avec ses 5 ou 6 répliques s’en tire plutôt bien, Taylor Kitch y va de son 3e flop au box-office en 6 mois c’est à se demander comment on peut penser qu’il a le charisme de soutenir un film sur ses épaules. Évidemment on écoute pas un film comme Battleship en espérant voir un chef-d’œuvre mais on l’écoute dans l’optique d’y voir un divertissement qui n’insulte pas l’intélligence. Ce que Berg avait réussie avec The Rundown, mais qui n'a jamais réussie par la suite. Non seulement Battleship est-il vide et ne raconte rien mais il le fait en 130 minutes.


Captain Kronos : Vampire Hunter : Le titre est beaucoup plus cool que le film mais cette production Hammer est fort sympathqiue. Réalisé avec style et beaucoup d’ambiance, Captain Kronos est divertissant et mériterait un remake moderne.


Zaat : C’est l’histoire, voyez-vous, d’un homme qui essaie de se transformer en poisson-chat dans son laboratoire. Après 20 minutes, il réussie puis tente de transformer une femme en poisson-chat parce que, vous savez, les poissons-chats aussi s’ennuient de ne pouvoir jouer avec d’autres gens de leur race. Tsé.


Killer Bitch : Il n’y a rien de particulièrement réussie dans Killer Bitch. Même la scène d’ouverture, une scène de sexe, cache difficilement le fait qu’il y a véritablement pénétration. La caméra et le montage ne réussissent pas à bien cacher le fait que le pénis entre dans le vagin. Ce qui n’est pas particulièrement dérangeant puisqu’on ne sait pas à quel genre de film on a affaire dans les 5 premières minutes. Mais lorsque la femme sort un couteau pour tuer l’homme Basic-Instinct-style, c’est là que l’on comprend plusieurs choses 1)l’actrice est mauvaise 2)elle est meilleure quand elle jouit 3)la réalisation est amateure 4)pas de directeur photo, la rétine va écoper 5)le faux sang est de couleur/texture rouge-Kool-Aid 6)le montage veut nous montrer deux intrigues en parrallèlles mais en vain 7)le monteur n’a pas toujours utilisé les meilleures prises.
Toujours est-il qu’une pseudo-actrice qui ressemble à une danseuse nue à pour mission de tuer 5 humains pour une raison que le spectateurs ne comprendra jamais. Le suspense est inexistant et le film n’a aucune tension ce qui rend certaines scènes assez ridicules puisqu’on comprend l’intention du réalisateur mais jamais il ne parvient à rendre quoique ce soit de cohérent surtout la finale qui non seulement ne résout rien mais en plus ne nous fait pas un pli sur la poche. On essaie fort fort de ressembler à du Guy Ritchie période Lock, Stock avec ses personnages de gangsters au slang incompréhensible et aux dialogues pseudo-cultes. Après avoir entendu 3 fois le mot « cunt » on a beaucoup de difficulté à y trouver un certain humour mais le réalisateur croit le contraire il faut croire. 
C’est le genre de film où tout le monde crient tout le temps des bêtises aux autres et où tout le monde est fâchés, ce qui justifie, j’imagine, le fait que tout le monde sort tout le temps un fusil ou deux pour tuer quelqu’un d’autre. Les gens meurent un peu comme Marion Cotillard dans The Dark Knight Rises (même si Guillaume Canet accuse Christopher Nolan pour cette scène) et le sang est peu crédible. Quand ton faux sang fait des bulles c’est parce que tu as mis trop d’eau ou trop de Kool Aid ou pas assez de sirop de maïs. La scène de sexe du début est éclipsé par celle à la fin où la pseudo-actrice qui ressemble à une danseuse nue est très prude cachant toujours sa poitrine alors qu’on en a vu au moins 64 paires depuis le début du film. La réussite de cette scène de sexe assez brutale, à la limite du porno mais où la fille se cache les seins et garde son slip même si le gars te swingne son mouvement pelvien comme s’il n’y avait pas de lendemain, les fesses à l’air pis toute vient du fait que la prise de caméra de gauche n’est visiblement pas la même que celle de droite alors chaque fois, au montage, que l’on passe d’un côté à l’autre pour étirer inutilement la scène, les culottes du gars ne sont jamais à la même hauteur sur ses cuisses. J’imagine que l’effet voulu était de rendre psychédélique une scène anodine entre un homme et une femme. Et bien, ça, c’est réussie!


Gunhed : Dans le genre Roboforce ou Robotrix, Gunhed est assez réussie visuellement, chose que seul les asiatiques peuvent se vanter de réussir : les films de robots. Bien sûr, les ricains ont fait Robocop et Robot Jox mais ce n’est pas du même calibre. Il y a quelque chose de cyberpunk-esque où seul les japonais peuvent faire bien avec peu. On est à des années de Real Steel et pourtant Gunhed semble avec coûté beaucoup plus cher et est beaucoup plus riche visuellement, créant un univers crédible. Par contre au niveau de l’intrigue, des dialogues et des acteurs, Gunhed est une terrible bouse.


Images : Je ne suis aucunement un fan de Robert Altman. Il a fait une quantité incroyable de films dans sa carrière, la plupart m’ont laissé extrêmement indifférent tandis que d’autres, m’ont beaucoup plu. Je dois admettre qu’Altman pouvait être très solide avec sa caméra et jamais cela n’a autant paru que dans Images. Un des meilleurs films, même si un peu daté aujourd’hui, sur la schizophrénie. Altman utilise méticuleusement sa caméra, ses zooms, ses panoramiques dans ce qui ressemble à un film de genre, un thriller horrifique à-la-Don’t Look Now. Je pense qu’Altman aurait pu devenir un excellent réalisateur de thriller comme Polanski.


Beneath the Darkness : Je ne peux pas comprendre ce qui a bien pu pousser Dennis Quaid à jouer dans un tel film. Peut-être que la pension alimentaire de son fils est plus élevé qu’il ne le croyait. J’ai l’impression que le réalisateur et lui ne se sont pas très bien entendu sur le ton du film tellement la performance de Quaid va à l’encontre du reste du film. Il joue comme s’il était dans une parodie d’une comédie noire alors qu’il est en plein thriller  horrifique assez sérieux. D’ailleurs ce thriller horrifique est sérieusement assez mauvais. Les deux acteurs principaux s’en tire assez bien mais tout le reste de la distribution offre des performance qui varient entre mauvais et moyen. La finale est tellement hors contexte et ridicule qu’elle en est presque magique.


Silent Night, Deadly Night : Ayant commencé par le remake, que j’ai apprécié pour ce qu’il était : un film d’horreur old school, voilà que je m’attaque à la série originale. SNDN est un film à la limite de l’amateurisme, les acteurs sont faibles et le film à pour décors qu’un entrepot déguisé en magasin  de jouets que l’on voit toujours avec les 2 ou 3 mêmes plans de caméra. L’histoire est assez farfelu, en fait elle est simple mais on l’a rend abracadabrante pour aucune bonne raison apparente. Le suspense est inexistant. Un bon divertissement quoi!


Silent Night, Deadly Night 2 : Les 45 premières minutes de SNDN 2 comportent environ 39 minutes d’images du premier film. C’est un peu comme voir un résumé du premier film. Mais lorsqu’on vient tout juste de le voir c’est un peu comme si on avait la mauvaise impression de s’être trompé de DVD et d’avoir remis celui de SNDN. Par contre, parmi les nouvelles scènes tournées (environ 7 minutes) les plans du gardien de l’asyle qui pointe le protagoniste du doigt sont d’un hilarantisme incroyable. Puis la seconde partie du film commence et on en croit tout simplement pas nos 5 sens. SNDN 2 est un ultime chef-d’œuvre de mauvais dialogues débité mauvaisement par de tristes acteurs. Eric "sourcils" Freeman qui tient le rôle principal est tellement mauvais qu’il est à pisser de rire. En fait, ses sourcils font tout le travail à sa place. J’ai fait dans ma culotte à 2 ou 3 reprises. « Garbage Day »http://www.youtube.com/watch?v=i7gIpuIVE3k est un classique et devrait être étudier au Lee Strasberg school for actors. La scène dans le cinéma est non seulement interminable, ultra-éclairée (alors que la scène se passe pendant la diffusion d’un film)et remplie d’humour qui ne fonctionne pas, pourtant Eric Freeman sort son épingle du jeu en débitant ses répliques avec le moins de talent possible. Ils ont le culot d'aller écouter SNDN au cinéma dans un effort de mise en abime accidentelle. Un pur joyau du 7e Art.


The Manitou : The Manitou c’est comme une grosse blague grand-guignolesque remplie de Shamans, de Vaudou, de science-fiction qui malgré son sérieux et sa stupidité, n’est jamais prétentieux. C’est tellement n’importe quoi que c’en est divertissant.


Strange Invaders : Je n’est rien compris au film. Pas que ce soit un cluster-fuck incroyable, juste un film tellement banal et plate que les images ont déferlé devant ma rétine sans s’enregistrer dans mon cerveau.




Thursday, March 28, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


Sector 7 : Sector 7 est une tentative de recréer The Host sur une plate-forme maritime qui extrait du gaz ou quelque chose comme ça. On a donc droit à un monstre en CGI qui ressemble à n’importe quoi tout droit sortie du jeu Resident Evil. Le premier. Celui sur Playstation. La créature n’est donc pas super convaincante. En plus il y a une tentative de 3D avec des tentacules et la langue qui sort à tout bout de champs. Bref, un film de monstre avec un monstre raté et des acteurs débiles ce n’est pas super excitant. Sector 7 n’est donc pas super excitant. D’ailleurs à peu près tout le film est en CGI. La finale sur la plateforme avec la moto est beaucoup trop longue. C’est parce que de voir quelqu’un sur une moto où le décors a l'air faux fait mal aux yeux, alors il est préférable de garder au strict minimum une telle scène au lieu de l’étirer inutilement dans ce qui ressemble à une tentative de suspense, alors que le spectateur à lâché prise depuis longtemps et s’affaire à faire autre chose de plus constructif comme se couper les ongles d’orteils.



The Thompsons : Suite de The Hamiltons, The Thompsons est le genre de suite qui a un peu plus de moyens financiers que le film précédent. The Hamiltons utilisait le found footage à-la-Cloverfield pour raconté une histoire vampiresque dans un film au budget très très limité. Avec The Thompsons on se retrouve outre-atlantique où la famille de vampires (le vampirisme de la famille n’était révélé qu’à la toute fin de The Hamiltons alors qu’ici on nage en plein Twilight)tuent des gens dans des diners ou dans des pubs à-la-Near Dark avant de tomber sur une autre famille de suceurs de sang. Les Vampires européens ne sont pas tellement différents ils ont des dents pointus et tout le tralala. Le film essaie beaucoup de croire qu’il est beaucoup mieux qu’il ne l’est en multipliant les pivots scénaristiques mais en vain. On aurait dû se concentrer sur un scénario linéaire, basique plutôt que d’essayer d’être original.



Fletch : Je n’avais jamais vu Fletch. Je ne suis pas un fan de Chevy Chase et s’en est devenu un running gag avec mon ami Phil qui lui ne peut écouter un film qui n’a pas pour vedette Chase. Pour lui, Transformers serait beaucoup plus crédible si on remplaçait Shia Laboeuf par Chevy Chase. Pour donner raison à Phil, j’ai écouter Fletch et sa suite. On a détruit un roman pour l’adapter au talent et à l’humour de Chase dans ce qui semble être une tentative de Beverly Hills Cop. Même la musique ressemble plus qu’étrangement au soundtrack du film de Martin Brest sortie un an plus tôt. Chase passe la totale durée du film à se déguiser avec fausses barbes et perruques pour coincer un millionaire qui lui à promis une riche somme d’argent pour le tuer en coyant que Chase/Fletch est un slacker/beach bum/sans abris alors qu’il est journaliste. Tout est caricatural et Chase se réserve le rôle du daddy cool toujours plus intélligent que les autres et où ses répliques souvent drôles ont très mal vieillies. Fletch est une version très très très inférieure à Beverly Hills Cop mais j'avoue que Transformers aurait été meilleur avec Chase au lieu de Laboeuf. 



Fletch Lives : Fletch Lives est la suite de Fletch et le film ressemble étrangement à Beverly Hills Cop 2 sortie un an plus tôt…



Good Luck Chuck : Dane Cook n’est certainement pas mon humoriste préféré ni mon acteur préféré. Il n’a pas non plus ma peau de visage préféré. C’est méchant, je sais mais Cook s’arrange toujours pour jouer des rôles de gars cools et drôles et sexy pour qu’on oublie qu’il a une des pire peau cicatrisée par l’acné. Ça ne me dérange pas vraiment, ce qui me dérange c’est de faire comme si de rien. Dans un film aussi sexiste et misogyne que ne peut l’être Good Luck Chuck, c’est un peu hypocrite de faire comme si Cook avait le visage de Justin Bieber. S’il peut se permettre de rire de femmes obèses, laides, hystériques, stupides pourquoi ne peut-il se permette de nous faire une blague ou deux de sosies de James Edward Olmos. Gaff et Cook, même combat. Bref. Good Luck Chuck commence plutôt surprenement bien outre le fait que Dan Fogler qui joue le sidekick sexiste et minable, comédie romantique oblige, est détestable, je m’attendais à quelque chose de bien moins pire que prévu. Jessica Alba en jeune fillette gaffeuse peut être sympathique, une histoire loufoque qui entre bonnes mains, peut aussi être sympathique. Mais voilà que le film change du tout au tout en milieu de parcourt et là commence une longue suite de scènes où les femmes nues et le sexismes vont bon train. Parce qu’on sait tous que ce que les femmes veulent c’est se marier et faire des bébés et qu’elles sont prêtes à tout pour arriver à leur fin et ce rapidement. Car voyez-vous, Dane Cook, dans le film, est comme un porte-chance, chaque fois qu’il couche avec une fille, celle-ci trouve « le bon » tout de suite après. Ce qui fait que les femmes font la file, se dévêtissent et deviennent très agressives car elles sont prêtes à se faire ramoner par Cook de façon bestiale (parce que c’est drôle, tsé) pour trouver l’homme de leur vie. Mais ce n’est pas tout, puisque Cook croit être amoureux d’Alba, il ne veut coucher avec elle et la perdre par la suite dans les bras d’un autre alors pour « briser le sort » il décide de coucher avec la seule femme au monde qui ne pourra jamais jamais jamais rencontrer l’homme de sa vie : c’est à dire une femme obèse-poilu-verrue-qui rote et pète. Parce qu’évidemment, si on ne ressemble pas à Alba, on ne peut rencontrer l’amour et si on est moindrement obèse, on est obligatoirement dégueulasse quand on mange, boit, parle et etc.. Mais ce n’est pas tout, au moment où le film est complètement condescendant, il prend une autre tournure puisque, je sais c’est hilarant, la femme obèse trouve l’amour de sa vie en un milliardaire rien de moins, Cook croit qu’il va perdre Alba et se transforme tout à coup en espèce d’obssédé complètement caricatural, en dehors de son personnage et le film devient tout à coup irritant pour l’âme.  Il se met donc à harceler Alba, parce que c’est le femme de sa vie, lui qui à dû coucher avec 368 femmes dans un montage pratiquement pornographique un peu plus tôt dans le film, ce qui nous fait rudement douter de ses intentions avec la Alba. Alba le repousse par ce qu’elle le trouve un peu trop excessif mais peut-être que c’est à cause de sa mauvaise peau.



MILF : 4 trous du cul, dans la fin vingtaine jouant des collégiens incapables de parler aux filles de leur âge, décident d’aller rencontrer des MILF (on est en 2013, on dit cougars) pour fourrer. Alors que 2 d’entre eux se perdent dans l’enfer de « satisfaire ses femmes insatiables » les deux autres se perdent dans un intrigue où l’un couche avec la mère de l’autre sans trop se poser de questions ou remettre sa morale en question. On a même droit à une scène hilarante où la mère et le dude baisent en se filmant avec une webcam et lorsque le fils/meilleur ami arrive, le couple se cache sous le lit pendant que le fils/ meilleur ami regarde la vidéo en se masturbant. Hahaha, c’est vraiment drôle! Parce que voyez-vous la mère qui est une salope, couche avec le meilleur ami de son fils en cachette et là, hahahaha, elle est obligée de se cacher et doit être témoin de son….hahahahaha…de son… hahahaha de son fils qui se masturbe en la regardant baiser avec son meilleur ami sans qu’il sache que c’est sa mère. Oh mon dieu, que c’est d’une drôlerie incroyable. Parce que c’est vraiment très drôle la masturbation quand on a environ 4 ans d’âge mental. D’ailleurs quand on a 4 ans d’âge mental, le mot pénis fait rire. Et le mot poil aussi est très drôle. D’ailleurs le rôle du meilleur ami/fils semble avoir 4 ans d’âge mental. C’est aussi très drôle de penser que toutes les cougars du monde se réunissent dans un seul bar et qu’elles ressemblent tous à Lisa Ann ou Sofia Vergara.



The Hottie And The Nottie : C’est un peu un croisement de There’s something About Mary et She’s All That qui étaient eux aussi des remakes/croisements de d’autres choses (The Taming Of The Shrew entre autre). The Hottie & The Nottie est connu surtout parce que Paris Hilton y joue la fille la plus « hot » du monde. Tous les garçons se l’arrachent et en bavent en la voyant faire son jogging matinal. Le personnage principal n’est pas plus fûté ou sympathique puisque lui aussi essaie de mettre ses mains dans la culotte de la Hilton. Mais pour qu’elle accepte, il faut que quelqu’un puisse vouloir sortir avec sa meilleure amie qui est évidemment la fille la plus laide du monde. Il n’y a pas tout genre confondue, une femme plus laide que l’amie de Hilton. C’est supposé être drôle alors que ce ne l’est aucunement. Aucun être humain accepterait de ressembler à cette fille sans essayer quoique ce soit pour 1)avoir des cheveux soyeux 2)avoir moins de boutons/accrocordons/vérues 3)épiller ses poils sous les bras/sous le nez/sur les jambes 4)enlever tout ongle incarné 4)brosser ses dents 5) etc… Il est impossible qu’un humain qui ressemble à ça ait des amis. Bref, on ne réinvente rien ici, on veut juste faire rire et on rate notre coup. Évidemment la fille laide va finir par devenir belle du jour au lendemain suite à une opération dentaire. Elle aurait pu avoir une jeunesse beaucoup moins éprouvante que ce qu’elle à vécu si elle était passé chez le dentiste 27-28 ans plus tôt. Le personnage principal deviendra donc amoureux d’elle lorsqu’il découvrira qu’elle à un beau body, ce qui me laisse perplexe sur le message du film. D’autant plus que le scénario est signé par une femme.



The Garbage Pail Kids Movie : Difficile à croire que ce film s’adresse à un public de 4 à 10 ans…Le film est basé sur les séries de cartes Topps et non sur les poupées Cabbage Patch Kids…Si pour vous, des marionettes qui urinent, jouent avec leur morve et pètent leurs boutons semble être une bonne dose de divertissement familiale…et bien ce film est pour vous.



Hit And Run : Je n’ai jamais vu Brothers Justice, la bande-annonce m’apparaissait un peu amateur (mon genre, quoi!). je me suis donc dit que je ne raterais pas Hit And Run, le second film de Dex Shepard derrière la caméra. Pour une comédie, Hit And Run n’est pas drôle, pour un film d’action, Hit And Run n’en a pas vraiment, pour un thriller, Hit And Run, thrille peu. Le film ne peut garder une ligne directrice qui nous permettrais de comprendre son humour. Il n’en demeure pas moins que le film est surprenement divertissant grace aux acteurs qui semblent s’amuser et qui jouent des personnages pas trop chiant ou détestable. Le film est un peu moralisateur, ce qui finit par lasser. Pour une raison que j’ignore, je pensais à Bellflower pendant le visionnement de Hit And Run et j’ai préféré le film de Shepard plutôt que le ridiculement beau mais stupide Bellflower.



Can I Do It ‘till I Need Glasses : Ce film à sketches est un peu l’équivalant d’une suite de mauvaise blagues salées fait par votre grand-papa préféré durant un party de Noël en 1984. Et même en 1984, ses blagues étaient dépassé depuis au moins 58 ans. C’est donc un peu l’équivalant d’une suite de blagues salées fait par le grand-papa préféré de votre grand-papa préféré. Le niveau d’humour est sensiblement le même que celui du Petit Blagueur Vol 4 (celui avec la pochette rose). Chaque sketche a une durée d’environ 30 secondes et le niveau de blague est assez insultant. Mais si François Massicotte à fait 5 one-man show et que 450 Chemin du golf à eu 6 saisons, il y a forcément un public pour ce film.



The Great Happiness Space : Ce documentaire est d’une tristesse incroyable face aux relations amoureuses et au vide intérieur d’une certaine jeunesse japonaise. Je suis toujours un peu cynique lorsque j’écoute un documentaire car la plupart du temps tout est un peu scénarisé et filmé en fonction d’avoir des images pas tout à fait prises sur le vif pour accentuer le point que le documentariste veut apporter. Et c’est correct aussi. Dans The Great Happiness Space là où j’avais un problème c’est dans la facilité à laquelle les garçons « escortes » racontent leur façon de travailler et leurs trucs du métier à la caméra. J’avais un doute quant à la dose énorme d’informations sur leur métier qu’ils livrent sans pudeurs parce que je me disais que si leur clients voient le film, ses « escortes » perdent toute crédibilité. Mais en milieu de parcours, ce qui s’avèrait être un documentaire sur un aspect étrange de l’intimité japonaise, le film prend une autre tournure et se concentre sur les clientes de ses établissements où elles peuvent « acheter » des garçons et le tout devient fascinant. Sans vouloir entrer dans les détails, courez au club vidéo le plus près (c’est à dire votre site Torrent préféré) et écoutez The Great Happiness Space.



Bad Ass : Bad Ass est basé sur une histoire vraie, vous pouvez aller sur Youtube et voir le vidéo original (Epic beard man). On a donc basé un film sur si peu pour en faire un espèce de Gran Torino mais sans la voiture. Et Avec Danny Trejo. On y a ajouter un épilogue pour développer le personnage principal alors que cet épilogue ne sert à rien sauf d’y voir un acteur avec un fausse barbe encore plus fausse que les moustaches des Beaties Boys dans le vidéo Sabotage. Ensuite on y ajoute une intrigue mafieuse plate. Trejo passe d’un dude qui s’est fait justice dans un autobus en espèce de justicier qui sauve la veuve et l’orphelin à coup de savates et de tapes sur la gueule de façon redondante mais surtout inutile. Un genre de Deathwish pas bon. Puis le film se termine sur une poursuite en autobus insatisfaisante où on a droit à la scène cliché du méchant qui regarde derrière lui en disant quelque chose du genre : Die motherfucker! Et se fait rentrer dedans par un train sortie de nul part que personne n’a vu venir. Tsé le genre de train silencieux qu’on entend seulement lorsqu’il est à 20 centimètre de nous et qui n’a pas allumé ses phares.



Apollo 18 : Je n’ai pas vu les 4 films entre Apollo 13 et Apollo 18 mais je dirais que la qualité à vraiment pris le bord depuis le film de Ron Howard. Je voulais voir Kevin Bacon et j’ai eu droit à du mauvais found footage où l’on a ajouté des faux effets de pellicules égratignées et autres effets faciles tout droit sortie de Magic Bullet. Il me semble que Tom Hank ne se battait pas contre des roches-araignées, mais bon…



Bucky Larson Born To Be A Star : J’ai toujours eu l’impression que les films mettant en vedette Will Ferrell sont complètement et entièrement crées en post-production. Un énorme travail de montage est fait dans les nombreuses prises et improvisations pour avoir une ligne directrice qui se tient tout en ayant le plus de blagues éfficaces comme dans le récent The Campaign, par exemple. Pas un grand film mais une suite de blagues qui fonctionnent. Dans une production Happy Madison, j’ai l’impression que tous les scénaristes rient beaucoup en pré-production, que les acteurs s’amusent en production et que le monteur s’arrache les cheveux en post-production quand il essaie de mettre un peu de cohérence et garder les meilleurs blagues. J’imagine qu’il n’a pas grand chose à se mettre sous la dent. Il s’arrache les cheveux car il ne comprend pas pourquoi autant de brainstorming hilarant en pré-prod et autant de blagues sur le plateau de production ne lui donne que 4 blagues sur pelliculle qu’il doit insérer dans 90 minutes de remplissage honteux. Bucky Larson, scénarisé par entre autre Adam Sandler, est le pire film auquel Sandler à participé et on parle du gars qui à fait Little Nicky et Jack And Jill. Bucky Larson est tellement anti-comique que le film se concentre sur le côté comédie-romantique plutôt que sur son canevas de base puisqu’on a oublié d’y inclure des blagues.



Straw Dogs : Je n’ai jamais été un grand fan du film original et j’ai lu le livre(je suis donc très cool!) il y a longtemps sans grand souvenir sauf celui où le film de Peckinpah y était assez fidèle. Un remake n’était pas nécéssaire sauf si on adapte la société de l’époque à celle plus contemporaine ou si le réalisateur à quelque chose de plus à dire sur la nature de l’homme ou la société qui l’entoure. Rod Lurie n’étant aucunement un scénariste incompétent, je me suis dit que le film ne pouvait pas être si terrible. Lurie a un peu mieux développé le côté rural/redneck avec un James Woods en très grande forme et il a ancré son film aux US of A plutôt qu’en Angleterre. Mais au-delà de ces quelques changements le film est plutôt mal écrit et surtout mal raconté. On s’aperçoit beaucoup trop tard que ce que Lurie veut démontrer est le manque de colonne vertébrale de l’homme urbain moderne qui se contente d’être bien et heureux avec une femme-trophée tandis que les vrais hommes sont les rednecks qui agissent comme des brutes. Évidemment ce n’est aucunement ce que Lurie veut nous dire mais c’est comme ça qu’il le raconte. James Marsden est parfait dans le rôle du scénariste/homme urbain qui croit être cool avec sa décapotable. Le reste de la distribution est à la limite de la caricature. On nous sert une sous-intrigue de pédophilie/viol/autisme qui sert à montré l’escalade de violence de la finale mais qui est complètement hors-contexte et dont la conséquence est beaucoup trop grosse. D’ailleurs l’intensité qui mène à cette finale brutale est complètement hors de contrôle et beaucou trop mal raconté pour qu’on y croit, on se croirait en plein mauvais thriller du genre Single White Female-meets-The Good Son. Le but du film est cette finale où Marsden se fait justice mais elle semble plaqué de façon artificielle que parce que l'original faisait la même chose (même dans le film de Peckinpah on était à la limite de l'artificiel). De plus, la portion redneck est d’un racisme malaisant. La scène de viol est supposé être discutable dans la mesure où peut-être que la fille le voulait réélement (c’est son ancien copain qui la viole) ou peut-être que l’ancien copain s’est retrouvé dans ce genre de jeu sexuel où les deux avait l’habitude de s’éprendre dans de tels ébats, jadis. Ce n’est pas clair et ça aurait pu être intéressant mais non seulement Lurie n’en fait rien mais il oublie aussitôt cette histoire de viol et le personnage se transforme tout à coup en machine à tuer assoifé de vengeance comme tout bon redneck qui se respecte.  J’ai la forte impression que le film à été modifié par les producteurs pour être un suspense/revenge plutôt qu’être un film qui veut nous dire quelque chose sur la masculinité et la place de la femme dans le couple ou etc… Les réactions des personnages vont tellement à l'encontre de qui ils sont ou semblent être que les revirements ont aussi l'air d'aller à l'encontre de ce que le réalisateur veut vraiment nous dire.  Sur une note complètement hors contexte et peut-être même un peu sexiste de ma part, je ne crois aucunement que Kate Bosworth soit une belle fille. Je n’ait aucun problème à ce qu’elle soit belle aux yeux de son mari (dans le film)mais je ne crois aucunement qu’elle soit l’objet de désir qui fait saliver tout les hommes du film. J’ai eu beaucoup de difficulté avec cette partie du film. Ce n’est pas tellement une question de goût personnel, comme je disais, je n’ai rien contre l’idée qu’elle soit belle aux yeux de son mari mais c’est impossible qu’elle soit un objet de désir au point où tout les personnages masculins poussent des répliques du genre : Wouldn’t you tap that ass! En montrant Bostworth et ses 47 livres. Je ne crois pas que Bostworth soit une fille laide ou un pichou mais je ne crois pas que les hommes se tourneraient sur son passage s'ils la croisaient dans la rue comme on nous la montre dans Straw Dogs.



Cirque Du Freak : The Vampire’s Assistant : Le film est basé sur une série de livres pour jeunes ados pré-pubère que je n’ai pas lu et que je ne lirais jamais. En voulant créer une autre franchise à-la-Harry Potter/Hunger Games/Chronicles Of Narnia, Hollywood a adapté un autre truc bidon qui ira rejoindre les films du même genre qui n’ont pas rencontré le succès escompté (The Golden Compass, The Spiderwick Chronicles, Lemony Snicket’s Unfortunate Events, Eragon, The Seeker, Inkheart, Jumper) Cirque Du Freak est assez platement mise en scène avec des effets spéciaux presque risibles, des acteurs pas convaincant (Salma Hayek laissé à elle-même n’est jamais une bonne idée) un John C Reilly pas comfortable dans un rôle principal, une intrigue vampiresque qui semble beaucoup plus complexe dans les livres qu’à l’écran, des personnages qu’on ne voit pratiquement jamais et qui nous laissent perplexe sur leur rôle dans l’intrigue, des coins tournés rondements, une finale plus parodique que convaincante et j’en passe. C’est comme s’ils avaient fait un film pour les gens qui ont lu les livres, sans rien expliquer aux néophytes mais en y changeant presque tout du livre pour insulter les fans de la série. C’est un peu n’importe quoi.



Silent Night : Silent Night est un remake d’un film (et ses 4 suites) que je n’ai jamais vu (mais ça ne devrait pas tarder). Je n’ai jamais été attiré par ces films où un père Noël tue des gens. Pas que je n’aime pas le Père Noël ou les gens morts mais ces films m’ont toujours semblés assez mauvais. Mais pas assez mauvais pour que je m’y intéresse. Bref, j’ai commencé par le remake. Encore une fois on essaie de raconter une histoire un peu plus complexe qui n’en demande pas tant. On s’en fout  que le père de la fille ait été tué par un méchant, que la fille à peur du père Noël etc… C’est un film où un dude déguisé en Père Noël tue des gens pourquoi vouloir nous complexifier ce qui est simple? Silent Night est assez gore, mais un bon vieux gore avec latex et sang liquide. Il n’empêche en rien que les personnages sont idiots et servent seulement à mourir de façon cruelle. On a droit, film d’horreur moderne oblige, à des Suicide Girls qui courent nue dans la rue mais on a droit aussi à des éclairages aux néons très 80’s qui créer un atmosphère parfait pour un film du genre. Silent Night The Remake peut rappeler Halloween A Shameless Remake By Rob Zombie au point de vue de la photographie et de la brutalité, ce qui n’est tout de même pas négligeable.



Storage 24 : Un film qui ressemble à Skyline mais dans un hangar ou à Split Second mais sans Rutger Hauer, remplie de gore, de personnages déficients et de dialogues embarassants ne peut être super bon. Mais après avoir vu Sector 7, Storage 24 (tous des films avec des chiffres!!!) est passable et beaucoup mieux construit.



The Factory : Je ne pensais pas qu’on faisait encore des films de tueurs en série. Surtout sans âme comme The Factory qui nous montre un tueur tellement inintéressant. Ce n’est pas un crime de développer un personnage même si celui-ci est un kidnappeur/violeur. Pas que je veux absolument sympathiser avec lui mais un minimum de compréhension outre le fait qu’il « est fou » m’aide à apprécier. On ne peut pas toujours refaire Seven mais justement, si Seven existe, la moindre des choses est d’élever un peu notre écriture scénaristique. À part le fait que John Cusack ne semble pas vouloir participer au film, le gros problème de The Factory est la prestation minable de Jennifer Carpenter, le manque de développement des personnages, les coincidences un peu trop exagérées mais surtout la finale. Avec un pivot scénaristique surprise, The Factory semble être apprécié par les gens qui ont justement été surpris par cette finale et détesté par tout les autres. Le problème au cinéma post-Usual Suspects est d’avoir un twist final dans les films de genre peu importe si cette finale surprise ait du sens ou non, si elle change quoi que ce soit au film ou non. L’important c’est de surprendre et il semblerait que si le spectateur est surpris, le film est donc un chef-d’œuvre sans vraiment chercher à savoir si ça fonctionne. The Factory ne fonctionne pas. Je pense comprendre où le réalisateur à essayé d’amener le spectateur en le faisant suivre une fausse piste alors qu’il croise le tueur à quelques reprises sans s’en rendre compte mais comme tout est mal raconté on ne comprend pas les subtilité du suspense d’autant plus que le tueur n’est pas tellement celui que l’on croit. De nous faire un montage de certaines scènes flashbacks pour mieux nous faire comprendre les indices qui nous sont passé sous le nez est non seulement un lieu commun mais est insultant dans un contexte où l’identité du tueur n’a aucun sens. Et que dire de cette scène finale avec le message sur le répondeur qui semble vouloir nous dire que ce n’est pas terminé, sans vraiment que le spectateur comprenne ce qui peut bien arriver de plus.



Good Neighbors : C’est en écrivant le texte pour The Factory et en voyant Good Neighbors que j’en suis venu à la conclusion que c’était facile de détruire un film sur très peu d’argument. Et que souvent, certains flms payaient pour les autres. Et aussi que l’idée qu’on se fait d’un film joue beaucoup sur notre appréciation de celui-ci. Good Neighbors est le contraire de The Factory dans le sens où le pivot scénaristique arrive 40 minutes après le début du film plutôt qu’à la toute fin. Ce qui fait que tout les gens qui ont vu le film, ont détesté puisqu’ils avaient soit 1)vu le punch venir avant la fin et 2)deviner qui est le meurtrier donc le reste du film ne sert à rien. Ce que les gens ont omit de voir est que l’identité du tueur en milieu de parcours n’est pas 1)le but du film et 2)pas nécéssairement l’identité du tueur. J’ai compris en comparant les deux films que les gens ont tendence à apprécier un film s’ils sont surpris et ont tendence à le détester s’ils se croient plus intélligent en ayant vu venir d’avance ce qu’ils savaient déjà. Mais jamais ces mêmes spectateurs ne mettent en doute la nécéssité de cet élément surprise, ni sa crédibilité, l’important est d’être surpris. Bref. Je n’ai pas lu le livre Chère Voisine sur lequel est basé le film. Avant de visionner Good Neighbors, ma seul appréhension était que je trouve Jacob Tierney un peu francophobe et je m’attendais à beaucoup de PC de sa part entre anglo-montréalais et franco-montréalais même s’il se défend d’être ouvert au canadiens français. Pour ce qui est de l’intrigue où un tueur en série qui sème le trouble dans NDG pendant le Référendum de 1995 (une touche inutile), je ne m’était pas fait d’illusion sur qui pouvait être le meurtrier dans ce (presque)huis-clos. Au final, le film est surprenenment intéressant et l’identité du tueur n’a rien à voir avec le trio de personnages tous disfonctionnel à leur façon et qui finissent tous par être des tueurs également à leur façon. Le but n’étant pas de deviner qui est qui mais plutôt où sont-ils prêt à aller dans leur dysfonctionnement mental/social. Outre le fait qu’Anne-Marie Cadieux y joue la pire imitation d’elle-même et du même coup la pire imitation d’une québécoise, le film avec tout ses défauts mérite une seconde écoute.



Albino Alligator : Le seul souvenir que j’avais gardé de ma première écoute du premier film réalisé par Kevin Spacey était l’accident au début et le terrible accent québécois de Viggo Mortensen. Je dois maintenant avouer que Mortensen à probablement le meilleur accent québécois à avoir été mis sur pellicule(celui de Rosanna Arquette dans The Whole Nine Yards est le pire). Le film est un huis-clos dans un bar sous-terrain ce qui accentue le côté théâtrale du film. Les acteurs sont tous très bon même si Joe Mategna nous rejoue son rôle de flic comme s’il était dans un film de Mamet. D’ailleur il y a quelque chose de très Mametien dans Albino Alligator. Quelque chose de wannabe-Mamet et j’imagine que c’est la raison pour laquelle on a demandé à Mantegna d’y jouer un rôle. La mise en scène essaie très fort de nous faire oublié le côté théâtrale et c’est partiellement réussi, les scènes plus violentes en souffent beaucoup puisqu’elles sont moins convaincantes. Et l’explication de ce qu’est un alligator albinos est inévitable et beaucoup trop farfelue dans le sens où elle explique le film de façon artificielle.  



The Three Stooges : Pour moi Sofia Vergara est l’équivalant d’Eva Longaria. Oui on la trouve sexy mais c’est tout. Quand Modern Familly (qui n’est vraiment pas si drole que ça) sera terminé, Vergara accumulera le genre de rôle comme dans Three Stooges, une espèce de cougar qui montre sa craque de seins et dont le manque de talent d’actrice fera friser les oreilles. Je ne veux surtout pas détruire Vergara mais plutôt la facilité qu’ont les gens de mélanger beauté et talent. The Three Stooges est une relecture Farellyenne du trio experts en slapstick. Les frères Farelly recyclent certains éléments de Dumb And Dumber, leur premier succès, pour l’amalgamer à des blagues pas drôles (Larry David en nonne)et nous offre un film épisodique sans vraiment aucun intérêt.