Wednesday, August 29, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Get The Gringo : Get The Gringo est un peu une suite non avouée à Payback mais sans le talent (surestimé) de Brian Helgeland au scénario. Film d’action un peu chaotique et comédie un peu noir, Get The Gringo est un direct-to-dvd au dessus de la moyenne, mais il est également un film dont on n’en a très peu à battre. Mel Gibson nous prouve qu’il a encore ce qu’il faut pour être un acteur comique et un acteur bad ass dans un film d’action. Get The Gringo souffre d’une intrigue un peu compliquée inutilement et c’est ce qui nous fait perdre intérêt à mi-parcours.

Rampart : Rampart bien qu’il soit un projet de vanité pour Woody Harrelson (il y est excellent) est un film policier écrit par James Ellroy. Misant sur une étude de personnages où la corruption policière est en avant plan plutôt qu’une suite de scènes d’action inutile, Rampart, bien que mis en scène de façon artsy-fartsy et mettant en vedette un groupe d’acteurs qui ne font que passer, est intéressant pour la performance de Harrelson. Il est un trou du cul, il y perd tout respect autant celui de sa famille, de ses enfants que des ses collègues et patrons et il le mérite pleinement. Il est par contre difficile pour un personnage aussi antipathique d’avoir notre sympathie et Harrelson réussie ce tour de force.

The Expendables 2 : L’anticipation pour The Expendables était énorme, le film n’a pas déçu parce que les attentes étaient trop élevées mais parce que le film n’arrivait pas à la cheville de ce qu’il nous faisait croire : un énorme film d’action avec plein de vedettes has been d’un genre désuet (le film d’action musclé avec un one-man army) réunie pour donner un wet dream à n’importe quel homme avec un peu de testostérone. The Expendables suivait une formule un peu cheap, était rarement amusant et n’avait pas la moindre idée de ses référents (tourné comme un film d’action moderne à la shaky-cam au lieu d’une bonne vieille mise-en-scène années 1980). Avec The Expendables 2, on s’est dit pourquoi ne pas faire n’importe quoi tout en s’amusant. Ce qui a pour effet que le film ne se prend pas au sérieux mais au point où la blague devient vite lassante. Oui c’est divertissant de voir des têtes exploser ou voir Chuck Norris ou voir Schwarzenegger utiliser une mitraillette. Mais c’est aussi crissement insultant d’entendre la musique thème de The Good, The Bad And The Ugly chaque fois que Chuck Norris apparaît ou chaque fois qu’il parle puisqu’il est de loin le pire acteur du lot. C’est aussi insultant toutes ces blagues autoréférencielles qui ne font pas rire. Quand Schwarzenegger dit : I’m back! On se demande il est de retour d’où puisqu’il n’a jamais été là. On peut sentir la fraiche camaraderie qui a dû regner sur le plateau mais en même on se dit qu’il y a autant de camaraderie sur le plateau de Des kiwis et des hommes et on n’en fera jamais un film.
C’est un peu cynique tout ça, comme si Stallone et compagnie se rendaient compte que les films qui ont fait d’eux des vedettes n’étaient que des grosses sous-merdes et qu’on allait faire la sous-merde ultime pour les amateurs nostalgiques. C’est à se demander quel est la différence entre Expendables 2 et American Ninja 4 ou Delta Force 2. Faire comme si on savait que tout est ridicule, c’est un peu prendre son public pour des cons. Il y a moyen de faire un gros films d’action pas sérieux sans pour autant être cabotins.

Killer Joe : Après Bug, Killer Joe est la 2e adaptation cinématographique de suite d’une pièce de théâtre de Tracy Letts par Wiliam Friedkin. Le problème avec Bug c’est que le film est beaucoup trop théâtral (un seul lieu, 3 acteurs) et la performance de Michael Shannon, trop caricaturale. Killer Joe respire et est pratiquement tourné en extérieur ce qui lui donne un look beaucoup plus cinématographique avec ses scènes de nuit sous la pluie et ses scènes de jour dans des bâtisses désafectées. L’intrigue est très white-trash et à la limite du guignolesque mais l’humour noir étant ce qu’il est, Killer Joe est drôle. Drôle grâce aux performances des acteurs qui donnent le meilleur d’eux même dans ces personnages idiots. McConaughey, Emile Hersh, Gina Gershon et son vagin élève leur jeu d’un cran. Mais le film appartient à Thomas Haden Church en papa plus-que-naif et Juno Temple en ingénue simple d’esprit qui film après film continue à imposer son talent.
L’intrigue fait un peu frères-Coen-wannabe mais avec des personnages tout droit sortie d’un roman d’Elmore Leonard. Ayant un budget très réduit, papa Friedkin semble avoir un peu de trouble avec ses raccords puisque d’un plan à l’autre, Hersh, n’a pas le même chandail. Sans compter le nombre de fois où l’on peut apercevoir l’équipe technique dans le reflet des voitures. La finale est complètement trash.

PS I Love You : Richard Lagravenese à gagné un oscar un jour et est devenu un scénariste précieux qui donne toujours dans les adaptations de roman où les femmes sont fortes pis toute. Lagravenese est devenu réalisateur avec Living Out Loud, un film romantique avec Holly Hunter et Danny Devito. Autant dire que le public cible de Lagravenese est ma mère et sa sœur. Ps I Love You est un peu son essaie à vouloir rajeunir son public cible. Hilary Swank, Gerard Butler, Lisa Kudrow, Gina Gershon, Harry Connick Jr, Jeffrey Dean Morgan. C’est un peu comme si tout le monde voulait jouer dans une vue de Lagravenese. N’étant pas le public ciblé par PS I Love You, autant dire que mon opinion sur la chose est inutile. L’intrigue est cute dans un contexte romantico-machin, le film, pas mal moins. À moins bien sûr que des scènes du genre ; Swank, Gershon et Kudrow portant fièrement des bottes d’eau (une commandite puisque toutes pareilles) dans une chaloupe et finissant par avoir un fou rire contagieux soit votre tasse de thé….

Mr Sunshine : Mr Sunshine est la série télé mettant en vedette Matthew Perry suite au succès d’estime de l’excellent Studio 60 On The Sunset Strip. Le ton humoristique est sensiblement le même, la plupart des acteurs reviennent mais les textes ne sont absolument pas là. Studio 60 était écrit par Aaron Sorkin alors que Mr Sunshine est rédigé par une troupe de jeunes débutants (dont Perry). Allison Janney est égale à elle même et est la raison d’être de cette série à moins que vous n’ayez un faible pour Hurley (le gars de la pochette de l’album de Weezer et de la série Lost). 

New Girl : Zooey Deschanel peut être cute mais lorsqu’elle essaie beaucoup trop, elle tombe sur les nerfs. Après le pilote de la série New Girl, il était évident que Deschanel viendrait à bout de ma patience. Il aura fallu environ 5 épisodes avant que tout se replace et que New Girl devienne la série cute et drôle que la Whittenshaw décriait avec vigueur et entrain sur les ondes de son émission de télé. Les personnages ne sont pas tous sympathiques ou amusant mais la série s’améliore d’épisode en épisode et nous offre de forts moments amusants.

The Ugly Truth : 4 scénaristes n’arrivent pas a rédiger un scénario convenable pour nous faire rire ou pour nous faire oublier que Katherine Heigl devrait changer de carrière.

Perfect Sense : L’adaptation du roman Blindness fut plus que décevante, le film étant caricatural donnant très peu aux spectateurs pour être empathique. Perfect Sense est un peu la même chose, les ambitions sont les mêmes, le résultat escompté est différent, le résultat final est sensiblement le même. Le problème est que le cinéma est un médium à deux sens : la vue et l’ouïe. Il est donc impossible de filmer l’odorat ou le goût (dans le sens de goûter) donc impossible de s’identifier à des gens qui n’ont pas de sens olfactif. De plus, on ne croit jamais à l’histoire d’amour qui se crée entre Ewan McGregor et Eva Green dans ce monde où tout s’écroule et qui est en quelque sorte la raison d’être du film. Tout est magnifiquement mis en scène par David Mackenzie qui utilise une photographie qui sied parfaitement à l’univers apocalyptique du film. Dommage qu’il soit difficile d’y croire.

Going The Distance : Going The Distance est une comédie-romantique sympathique. On ne crois jamais vraiment aux personnages puisqu’ils sont beaucoup trop joyeux et qu’ils sont tous des clichés ambulants mais une certaine camaraderie se dégage de tout ça et nous met un sourire au coin des lèvres. Tout est fait dans les règles 101 du genre mais avec une certaine vulgarité. Une vulgarité réaliste et non du genre « le dude fourre une tarte »ou « le dude se colle la main sur la graine avec de la crazy glue, sans faire exprès ». Le langage est vulgaire mais pas pour choquer ou pour être cool ou je ne sais trop, le langage est vulgaire car les personnages parlent comme n’importe qui dans la vraie vie. Je ne parle pas de déblatérer des vulgarités gratuites à propos de baiser une vache ou cock-slapper des seins, juste un langage vulgaire réaliste. C’est un peu ce qui rend le tout sympathique puisque le film n’essaie jamais d’être drôle ou choquant au contraire, l’humour ressort des situations sans jamais forcer la note, en essayant seulement de divertir. Sans jamais être un classique du genre, Going The Distance vaut mieux que tout ce que Katherine Heigl, Ashley Judd ou J.Lo ont pu nous servir depuis 2002.

The Darkest Hour : The Darkest Hour est un film de science-fiction avec des extra-terrestres méchants en forme d’énergie lumineuse qui tuent des gens pour une raison qu’eux seuls connaissent en les transformant en cendres volatiles qui flottent l’espace d’un instant et disparaissent l’espace d’un autre. C’est impressionant visuellement surtout que tout à lieu en Russie. Malheureusement, c’est incroyablement ridicule. Comme il s’agit d’un film famillial, tout est un peu à la limite du ringard. The Goonies est chouette mais The Darkest Hour prend son public pour des idiots en nous donnant un pseudo-scientifique qui invente un fusil laser qui lance des rayons de lumières. Comme si les jeunes étaient devenu avide de truc technologiques bidons depuis 20 ans. Le charme des Goonies vient du fait que les jeunes vivent une grande aventure/chasse aux trésors alors que l’aventure de The Darkest Hour est le dernier des soucis du réalisateur. Il veut montrer que les effets spéciaux c’est cool et hip alors qu’il néglige son récit nous laissant complètement sur notre faim. D’autant plus que la finale avec le fusil laser est facilement l’idée la plus imbécile depuis le hot diggity dogger (qui n’est jamais apparu dans un film mais bon…), Les personnages meurent sans pour autant nous affecter mais le fusil laser, lui, vient nous chercher parce qu’on attaque notre intélligence et ça, c’est mal!

Transit : N’importe quel film qui fait perdre le temps et le talent de Diora Baird ne peut qu’être une merde. Au moins dans Transit on ne le vois pas nue, pas que je n’en avais pas envie mais plutôt parce qu’elle est plus qu’une paire de seins, elle a du talent. Transit est le genre de film qu’on ne peut plus se permettre de faire en 2012. Ce n’est pas tant l’intrigue qui dérange puisque d’un point de vue « thriller », Transit entre dans la norme c’est au niveau des actions, des dialogues et de la réalisation que tout est complètement merdique et détestable. C’est un peu comme si le scénariste n’avait jamais vu d’autre film de sa vie et surutilisait tout les clichés bidons pour créer un suspense alors que si le personnage ne faisait qu’avoir de meilleurs dialogues tout se règlerait en un tour de main. Évidement si tout se règle, le film devient inutile mais ce n’est peut-être pas une mauvaise idée. C’est le genre de film où des méchants dans un muscle car vont à la poursuite d’une famille qui conduit une familliale qui ne va pas plus vite que 120 kmh. La voiture des méchants apparaît toujours de nul part pour surprendre le spectateur et  surtout pour frapper un policier qui veut venir en aide à la famille. Les muscle cars sont des engins qui font ÉNORMÉMENT de bruit alors il faut prendre le public pour des idiots en pensant qu’ils vont croire qu’une voiture peut apparaître de nul part, silencieusement. Il s’agit d’une voiture, pas un ninja. C’est aussi le genre de film où le protagoniste, au lieu d’expliquer à sa femme ce qui se passe, préfère être vague et un peu ambiguë en disant des choses du genre : « No honey, it’s not that »  ou « You don’t understand! » sans jamais vraiment expliquer réellement ce que la femme ne comprend pas pour ainsi créer de faux malentendus et allongé un suspense qui pourrait se terminer beaucoup plus rapidement que les 90 minutes que traine le film. Même chose avec le policier où au lieu de lui expliquer qu’il est poursuivit par un muscle car silencieux, il se contente de dire : You don’t understand avant d’aggriper le policier par le bras pour le supplier de mieux comprendre ce qu’il n’explique pas. Le policier n’a d’autre choix que de lui passer les menottes avant d’être hapé par une voiture-ninja. Le méchant est incroyablement méchant tuant de sang froid tout le monde sur son passage, même ses amis pour montrer au spectateur qu’il est du genre : I don’t fuck around with money and shit. La réalisation est molle et le montage est beaucoup trop dynamique pour cacher les lacunes de la mise-en-scène. En croyant créer un dynamisme incroyable, le montage ne fait que parodier Michael Bay mais sans avoir des images de qualités. Comme si le réalisateur n’avait pas fait de storyboard, filmant un peu n’importe comment en se disant qu’au montage, tout allait être plus punché alors que le monteur s’est retrouvé avec une suite de plans qui peuvent difficilement s’enligner pour cacher le manque de talent de la mise en scène.


Sunday, August 26, 2012

Celeste & Jesse Forever


             
L’appréciation d’un film romantique qu’il soit un drame ou une comédie, dépend entièrement de notre situation amoureuse. Plus on peut faire de liens entre ce qu’on voit à l’écran et notre vie, plus on appréciera le film. Il deviendra ainsi un classique dans notre vidéothèque. Un film que l’on sortira chaque fois qu’on sera un brin nostalgique ou chaque fois qu’on voudra surmonter une peine d’amour ou chaque fois que l’on voudra se rassurer sur nos notions du bonheur ou de l’amour hollywood-style et ce, peu importe que le film soit quétaine ou non, peu importe s’il est profond et touchant ou non. L’important c’est qu’une corde sensible soit touché, qu'il devienne un baume pour nos plaies. Il en devient parfois difficile de défendre un film comme a Lot Like Love ou Going The Distance ou même My Blueberry Night ou Eternal Sunshine Of The Spotless Mind ou Like Crazy ou même What Dreams May Come sans expliquer l’état dans lequel on(je)se(me) trouvait à l’époque.
Inutile de dire que Celeste & Jesse Forever est venu me chercher à un endroit où j’aurais préféré ne pas trop être brassé. C’était un peu comme tourner le fer dans la plaie. Celeste And Jesse Forever n’est certainement pas un grand film, il n’est certainement pas un nouveau classique à-la (500) Days Of Summer, il n’est pas non plus un film cathartique que l’on voudra réécouter à plusieurs reprises. Il est plutôt décevant. Mais il est tout de même sincère dans ses émotions mais tellement frustrant aussi à cause de l’immaturité des personnages. Son honnêteté n’est pas en cause.
Écrit et joué par la toujours charmante Rashida Jones, Celeste And Jesse Forever n’est décevant que parce qu’il est vendu comme une comédie-romantique alors qu’il est en réalité une étude de personnages dans une intrigue d’amour/amitié. Il est aussi décevant parce qu’on se fout d’à peu près tout les personnages mis à part celui de Celeste. Ils évoluent dans un univers très hipster mais le film essaie très fort de nous les rendre ordinaire alors qu’ils sont beaucoup trop cool pour qu’on puisse s’identifier à eux. Andy Samberg n’est pas l’acteur dramatique qu’on essaie de nous vendre mais on comprend le personnage de Jesse. On comprend ses frustrations, on le suit lorsqu’il décide de se prendre en main même si on sait qu’il est trop orgueuilleux pour avouer qu’il a tord. Même chose pour Celeste. Elle est beaucoup plus dévelloppée et Jones réussie à nous la rendre attachante au fur et à mesure que sa facade de femme forte s’éffrite, au fur et à mesure qu’elle cesse de nier ses actions et son attitude pour réexaminer ses émotions et les valeurs qu’elle avait artificiellement pris pour aquis.
Comme Celeste & Jesse Forever n’est pas un film de studio, la tendence avec les comédies-romantiques indépendantes n’est pas nécéssairement d’avoir un happy end traditionnel mais plutôt une finale où les personnages auront, eux, grandis à travers le processus et ainsi leur donné une lueur d’espoir. La lueur d’espoir pour Celeste et Jesse est bien mince puisqu’ils se sont mis dans des situations par orgueuil, pour se prouver qu’ils pouvaient être adultes sans avoir le courage d’avouer qu’ils devraient être ensemble (le film traite de leur divorce). Quand ils comprennent l’ampleur de leur situation, ils préfèrent aller jusqu’aux bout malgré les douleurs, leurs contradictions, leurs malheurs et malgré le fait qu'il savent très bien qu'ils font le mauvais choix. Un constat assez triste sur les amours modernes.



Archers Of Loaf


En 2011, Merge Records à eu la brillante idée de ré-éditer Icky Mettle, le premier album d’Archers Of Loaf, groupe de Chapel Hill, NC, ayant pour leader le charismatique Eric Bachmann. Début 2012, c’est leur chef-d’œuvre Vee Vee qui fut ré-édité. Il est donc logique que Merge termine le travail en sortant All The Nation’s Airports et le non-moins étrange White Trash Heroes.
            Archers Of Loaf tout comme Pavement ou Guided By Voices, ou Build To Spill, n’ont jamais eu la reconnaissance escomptée. Pourtant, ils sont l’un des rares groupes musicaux qui même 15  années plus tard n’ont pas pris une ride. Sans pour autant y déceller des influences dans la musique d’aujourd’hui, Archers Of Loaf réussit encore à nous rocker la face sans avoir l’air ancré dans leur époque grace entre autre à la voix écorchée de Bachmann, les sonorités de guitares hors gamme et des paroles qui ont fait la renommé de Bachmann (surtout dans son projet suivant, Crooked Fingers).
            All The Nation’s Airports est l’album qui a suivi Vee Vee, les attentes étaient donc très élevées. L’album est tout aussi solide que le précédent. Musicalement, Archers Of Loaf explore les mélodies y allant de quelques pièces instrumentales (Bumpo, Attack Of The Killer Bees) et une ballade au piano (l’excellente Chumming The Ocean), All The Nation’s Airports était destiné aux radios commerciales. Par contre, il n’y a rien de commercial sur l’album, rien d’artificiel, rien de très radiophonique non plus (Chumming The Ocean dépasse les 5 minutes, Scenic Pastures, probablement leur meilleure chanson, à une extro musicale qui bien que radiophonique est beaucoup trop longue pour les ondes FM). Strangled By The Stereo Wire, All The Nation’s Airports et Vocal Shrapnel sont des chansons typiquement archers of loafienne, tandis que Rental Sting, Distance Comes In Droves et Form And File auraient eu plus de chance de passer à la radio que Chumming The Ocean (qui traite d’un homme se faisant dévorer par un requin et qui rappelle par le fait même, le roman The Raw Shark Text).
            Probablement leur album le plus accessible pas seulement à cause des chansons mais également à cause de la production du disque qui donne un meilleur mixe sonore donnant ainsi une clarté audio que Vee Vee et surtout Icky Mettle ne possèdent pas.
            White Trash Heroes est une autre histoire complètement. Un album étrange et un chant du cygne pour le groupe, WTH fut détesté à l’époque. C’est un peu le Wowee Zowee du groupe, l’album des expérimentations musicales qui passe ou qui casse. Malheureusement pour eux, ça a cassé. Bachmann s’est concentré sur sont projet instrumental Barry Black avant de créer Crooked Fingers, un groupe aux sonorités plus folk aidé par des textes d’une grande qualité (Sleep All Summer et You Can Never Leave sont probablement dans mon top 20).
            Il est facile de voir, 14  ans plus tard, pourquoi l’album n’a pas fonctionné à l’époque. Si on oublie Fashion Bleeds qui ouvre le disque, l’excellente Dead Red Eyes n’a rien de Archers Of Loaf, I.N.S., la chanson suivante est chanté par le batteur, la voix est souvent en écho ou chanté à travers un vocoder (One Slight Wrong Move), White Trash Heroes la dernière pièce, à un rythme décallé avec un synthétiseur et une drum machine, etc…
            Avec le recul, White Trash Heroes est un excellent album à redécouvrir. Bien sûr, il peut s’avéré chaotique et il n’est pas le meilleur disque à écouter si on est curieux d’attaquer la discographie du groupe mais toutes les chansons sont extrêment bien construites et peuvent aussi, parfois, paraître un peu avant-gardiste d’une mode musicale qui à prit forme avec l’arrivée de groupes comme The Rapture. En fait, White Trash Heroes sonne exactement comme du Archers Of Loaf qui essaierait de faire du progressif. Pas si mal, étant donné qu’ils n’imitent personne d’autre qu’eux mêmes.
            

Thursday, August 16, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Liverpool : Ne sachant pas du tout à quoi m’attendre du nouveau film de Manon Briand, j’y suis allé de reculons en pensant avoir à faire avec un autre film d’époque à-la Maman est chez le coiffeur. Mais à ma grande susprise Liverpool à lieu dans le présent et mêle incroyablement maladroitement une intrigue policière, un vol d’identité, une histoire d’amour, des pots-de-vin, des réseaux sociaux, de la polution technologique, un héritage, une narration enfantine presque dégueulasse, Tony Conte, le nez de Tony Conte, un voyage à Ottawa, de l’humour approximatif pour cacher des lacunes sur certaines connaissances technologiques et/ou sociales, un genre de Facebook mais pas tout à fait, une émeute innofensive dans le port de Montréal, une voiture bleu qu’aucun garçon ne conduirait dans la vraie vie, un loft beaucoup trop grand pour un seul habitant, des asiatiques assient dans des télévisions défectueuses, un iphone facilement retrouvé dans plus de 10 000 tonnes de déchets electroniques, une chanson de Renée Martel en loop, des tattoos de scorpions vraiment laids, un overdose, Louis Morissette jouant de la même façon que dans les pubs de Boston Pizza, la même voiture bleue stationnée devant celle de Tony Conte et celui-ci qui ne s'en rend aucunement compte, un kidnapping, un chat laid, une finale hors contexte et une cours à scrap fictive sur la rue Darling. Le mélange de genre ne fonctionne pas mais le couple Lapointe-Dubé est tellement cute qu'on ne se pose pas trop de question.

Undying Love : Probablement le pire film de vampires à avoir été transposé sur de la pellicule cinématographique, Undying Love n’est même pas un plaisir coupable, il est tout simplement un film étudiant avec un budget de 50 000$.

Naked Fear : Film amateur par le réalisateur de Slime City et Undying Love, Naked Fear est moins gore que le premier et plus amusant que le second. Ayant comme seul décor un appartement (un 4 et demi, comme dans l’émission 4 et demi, tsé là, avec Serge Postigo et la fille frisée(non, pas Isabelle Cyr)), le film ne peut cacher son manque de budget flagrant et est un peu long malgré ses 80 minutes. Racontant l’histoire d’un agoraphobe qui prend pour coloc un tueur en série (y-a-t-il d’autre sorte de tueur que le bon vieux tueur en série?). Celui-ci apporte donc un tas de prostitués à la maison pour ensuite les faire mourir avec un couteau. Il y a confrontation parce qu’évidemment l’agoraphobe n’aime pas trop les meurtres surtout dans son 4 et demi. Je le comprends. Enfin un film qui rejoint mes valeurs.

Retreat : Retreat est un thriller à-la-Dead Calm ou Knife In The Water mais pas sur l’eau…Les 3 acteurs livrent la marchandise mais le gros problème c’est que le réalisateur ne laisse pas le suspense s’installer. Dès que le couple Murphy-Newton découvre Bell blessé, celui-ci, à son réveil, se met aussitôt à péter les plombs et à agir comme un débile. Ce qui laisse très peu d’ambiguité sur le soi-disant mensonge qu’il raconte. Le film se met aussitôt en mode survie pour ses protagoniste, annihilant son suspense virus-esque. Le suspense est perdu et l’ambiguité aussi ce qui fait en sorte que même si Bell dit vrai, on s’en fout puisqu’il ne mérite qu’une râclé et cette râclé n’a rien à voir avec le dénoument du récit mais avec son attitude de marde. Un film comme When Strangers Appear réussissait beaucoup mieux à créer le doute chez le spectateur. Retreat n’est pas une perte de temps il est seulement mal servi par le vieux cliché de l’étranger un peu fou qui agit comme un crisse de connard.

Sleeping Beauty : Sleeping Beauty est le premier film de la romancière Julia Leigh et n’a rien à voir avec le film du riche millionaire Walt « popsicle » Disney. Le film est formelement et cliniquement beau mais est d’un ennuie quasi-mortel. 

This Must Be The Place : Je n’ai pas grand chose à dire sur This Must Be The Place à part que j’ai aimé ce film. Sean Penn en sosie de Robert Smith dans une intrigue complètement loufoque de nazis tout en humour qui rappelle Kaurismaki, moi, j’aime ça. La bande sonore est incroyable et les images aussi. On dirait un énorme vidéoclip. Il faut dire que Paolo Sorrentino sait comment diriger une caméra, les mouvements sont gracieux, poétiques et beaux.

Tyrannosaur : Première réalisation de Paddy Considine, Tyrannosaur lorgne du côté de Mike Leigh ou Ken Loach et ses petites gens. Peter Mullan semble rejouer son rôle de Joe de My Name Is Joe (les deux personnages s'appelle Joe, coincidence?)qui lui avait value le prix d’interprétation à Cannes, jadis. Mullan( à ne pas confondre avec le film de Disney avec la japonaise et le dragon rigolo) est plus vieux que Joe mais il est remplie de la même hargne, remplie d’une violence qui ne demande qu’à exploser. Le plus surprenant est que Mullan se fait pratiquement voler la vedette par Olivia Colman. L’amitié qui se développe entre ses deux personnages est complexe et au final, les apparences sont trompeuses. Considine s’est éloigné de la violence de son Dead Man’s Shoes pour nous offrir un film glauque mais touchant. À voir.

This Means War : Les comédies romantiques des dernières années (je remonte à l’année où l’on a cru qu’Ashley Judd pourrait remplacer Meg Ryan)ont été pour la plupart de très grands navets. This Means War est probablement le pire d’un lot qui inclus Simply Irresistible, Over Her Dead Body et Love Stinks (que j’ai tous vu dans un cinéma près de chez vous). Comédie romantique d’espions, This Means War se veut d’une drôlerie incroyable alors qu’absolument rien ne fonctionne dans ce film. Il faut dire que les 4 scénaristes ne l’ont surement pas eu facile. Comme si chacun d’eux avait travailler sur une partie inclusivement sans jamais lire ce que les autres avaient écris pour essayer de mieux amalgamer leur piètre contribution avec celle des autres. On a donc l’impression de voir 4 films pas drôles dans le même film pas bon. Le synopsis se veut tout de même loufoque : 2 amis espions pour le gouvernement se rendent compte qu’ils séduisent la même fille. Ils décident de mettre leur expérience d’agent secret à profit pour rendre la vie intime de l’autre, misérable. Il y a un air de Mr & Mrs Smith dans le synopsis, c’est parce qu’un des 4 scénaristes à aussi écrit le film de Doug Liman. Si vous avez vu la bande annonce, vous avez tout vu du film sauf la scène d’introduction des personnages (dans un café pour Hardy et dans un club vidéo pour Pine (un club vidéo?? En 2012?? 4 scénaristes??)) et une poursuite en voitures ridiculement mauvaise à la fin qui donne l’impression qu’on a réutilisé des rushes du remake de Taxi quand on s’est rendu compte qu’il fallait une scène d’action. On nous fait croire que Bane et Capt. Kirk ne peuvent trouver l’âme sœur alors qu’ils sont mâles sans bon sens. On nous fait aussi croire que Reese Whiterspoon avec sa p'tite crisse de face est également un pichou dont les hommes ne veulent pas s’approcher avec une pôle de 10 pieds. Whiterspoon n’a rien d’extraordinaire ce qui fait douter le spectateur sur les raisons de vouloir jeter son dévolue sur une fille pas super sympathique mais comme tout le monde dans ce film de merde est superficiel, on se dit : Fuck les valeurs! On a droit à la fameuse amie vulgaire et mariée de la protagoniste qui lui donne de judicieux conseils sur comment faire des blowjobs mais venant de Chelsea Handler qui aime bien relater ses aventures de sodomie avec 50 Cents, on se demande si on doit rire ou tout simplement avoir pitié d’elle. On a aussi droit à la fameuse scène où la protagoniste s’aperçoit que l’homme(dans ce cas-ci les 2 hommes)lui a menti sur qui il est vraiment et elle se fâche en lui disant qu’elle ne peut lui faire confiance dorénavant et etc…Le problème c’est que Whiterspoon couche avec 2 gars en même temps sans leur dire alors elle n’a pas à être offusqué de savoir que Bane et Kirk se conaissent. La scène d’action finale arrive de nul part et dure 5 ou 6 minutes dans un montage hyper saccadé et à la limite de l’incompréhension. Le méchant, Hugo Stiglitz, meurt aussitôt et c’est dommage puisqu’on la vu 3 fois depuis le début du film et j’aurais bien aimé savoir pourquoi il est le méchant. Tout ça est manigancé derrière la caméra par le peu talentueux McG qui ne semble pas comprendre comment rendre drôle un film. Il faut dire qu’il est loin le temps où il produisait des albums et des clips pour la bande à Mark McGrath. Parce que Sugar Ray, ça c'était drôle!

Kill List : Kill List arrive bientôt en DVD dans les Amériques avec une très bonne réputation. Sans vouloir dévoiler quoi que ce soit (on a comparé le film à un autre dont je ne nommerais pas puisqu’il enlève tout élément de surprise à Kill List) disont que le film est très violent et se veut une métaphore sur la politique britannique ou quelque chose comme ça. La métaphore peut s’avérer un peu cheap à-la A Serbian Film sinon un peu prétentieuse puisque la finale semble sortie de nul part. Le film demande une 2e écoute pour essayer de relier tout les éléments et indices ensemble et peut-être mieux comprendre le sous-texte. Pas le chef-d’œuvre qu’on attendait mais un film intéressant.

Fighting : Fighting est un pseudo-remake honnête de Lionheart. Dito Montiel remplace Van Damme par son alter ego Channing Tatum (ils ont le même parcourt d’anciens mannequins devenuent acteur/musicien/écrivain/scénariste/etc). Montiel y met aussi beaucoup plus de cœur que Sheldon Lettich avec son Lionheart. Fighting est une version moins slick et moins ados-en-rut-et-fillettes-en-bikini que Never Back Down. Les combats sont plus réalistes mais pas nécéssairement mieux filmés. Montiel ne cherche pas à être cool, il essaie de raconter son film du point de vue des moins fortunés et des gens de la rue avec un résultat plus ou moins réussie. Montiel est plus intéressé par les gens de la rue (d’où il vient) et leur fierté de vouloir s’en sortir. Thème réccurent dans l’œuvre de Montiel que ce soit dans ses chansons ou ses écritures (l’autobiographie a Guide To Recognizing Your Saints et le roman The Clapper), Fighting ne fait donc pas exception, le contenu reste le même c’est le contenant qui surprend avec ses combats clandestins pis toute.

Dream House : Ce film est un véritable ratage et le plus étrange c’est qu’il est facile de voir que la faute repose uniquement sur le studio qui a produit et distribué le film.  N’ayant jamais vu la bande-annonce, je ne peux me prononcer mais paraît-il que les amis des Internets ont été outré puisqu’elle montrait la plupart des pivots scénaristiques en plus de donner un côté film d’horreur/remake de Shining au film. Il y a de très bonnes choses dans Dream House mais comme on a remonté le film pour en faire un thriller psychologique/film de peur, le résultat est incroyablement plus que décevant. Surtout dans ces 20 dernières minutes qui remettent tout le film en question. La finale est ridicule et il est facile de voir que le film aurait pu être quelque chose de plus complexe et d’intéressant. En fait, plus le film avance, plus on comprend où Jim Sheridan veut en venir et on trouve cela étrange qu’il s’éloigne du côté symbolico-maison-psychologico-machin pour se concentrer sur une finale il-y-a-des-méchants-qui-pètent-des-yeules de façon artificielle et plaquée. À peu près tout s’écroule dans la finale. Dream House est l’exemple parfait d’un film complètement gaché en post-production.

Shiver of The Vampire : Le Frisson des vampires est probablement le meilleur film de la trilogie de vampires de Jean Rollin, ce qui ne veut pas dire grand chose. Des acteurs approximatifs et souvent nues se promement dans un château vide et suréclairé et sont filmés tout aussi approximativement dans une intrigue vampiresque cheap. Il y a des capes mais… pas d’épées


Thursday, July 26, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


The Dark Knight Rises : Vous avez surement entendu parler de ce film? C’est, paraît-il, la suite de Batman. Bref. Je n’ai pas grand chose à dire sur TDKR parce qu’il faudrait que j’entre dans les détails que j’explique certaines scènes et ce, sans dévoiler quoique ce soit pour les gens qui ne l’ont pas vu(les 4 personnes qui ne l'ont pas vu). N’étant pas un party-pooper, sauf lorsque je m’applique à vouloir gâcher la surprise d’un film comme Stick It (elle gagne à la fin) ou Hollywood Homicide (les bons gagnent) ou My Dog Skip(le chien meurt), j’essaie de ne pas trop dévoiler les films qui sont encore au cinéma. C’est ma façon à moi d’être un bon samaritain. En écoutant TDKR, j’ai eu l’impression que les gens allaient moins aimé que le précédant à cause, entre autre, de Bane qui n’est pas aussi iconique que le Joker et pas aussi iconique que la bande-annonce le laisse présager. Ce n’est pas le charisme qui manque à Tom Hardy mais les répliques assassines et/ou un sens de la répartie qui tue. Bane n’est finalement qu’un dude, comme toi et moi, mais avec la voix de John Cleese qui imite Christopher Walken dans le masque de Darth Vader. Mais voilà, tout le reste du film n’est aucunement différent de TDK qui a été enssencé par les amis des Internets, les critiques, les blogeurs, la police etc… Alors je ne vois pas comment les gens pourraient détester celui-ci puisque tout ce qui clochent avec TDK clochent avec TDKR aussi, de la même façon. Certains trous scénaristiques sont plus gros ici par contre et la plupart sont tellements flagrants qu’ils coulent le film d’illogismes. C’est une chose de suspendre notre incrédulité pour les besoins d’une scène ou deux, pour faire avancer l’action mais s’en est une autre de détruire une logique qu’on a soi-même créer. Les 164 minutes du film ne dérangent en rien mais on a l’impression qu’il en manque 68 autres pour expliquer toute l’ampleur du scénario car pour Nolan tout est une question d’idées et ces idées il les fait dire dans des dialogues explicatifs et une fois sortie de la bouche d’un personnage quelconque, le spectateur doit faire avec. Comme si une fois l’idée/thème est lancé, il devient une des raisons d’être du film et par le fait même Nolan n’a pas besoin d’y revenir ou de nous montrer quoique ce soit puisque le spectateur doit relier lui-même ces idées et faire fonctionner le récit. Alors tout va très vite, chaque scène est une explication de quelque chose en 15 ou 20 secondes il est donc normal qu’à la toute fin, on ait l’impression que Nolan ne va pas au bout de ses ambitions ou au bout de son scénario. Il oublie souvent de nous montrer des scènes, cette surutilisation de l’ellipse est la façon qu’a Nolan de montrer qu’il estime sont public et qu’il n’a pas à tout lui expliquer. Mais cette confiance envers son public fini par avoir raison de lui puisqu’en multipliant les ellipses, en multipliant les scènes inutiles, en évitant de nous montrer la population de Gotham en otage, on fini par n’y voir que des trous scénaristiques, des incohérences, des incompréhensions. Mais tout ça, c’était le problème que j’avais avec TDK de toute façon alors mon appréciation de TDKR n’est aucunement inférieure au film précédant. Et quiconque prétendra que TDK est supérieur n’aura aucunement raison! Les idées et thèmes chers à Nolan et à la trilogie sont bien là et jusqu’au bout il aura réussie à les faire valoir dans une conclusion qui n’a rien d’épique mais qui demeure satisfaisante à plusieurs niveaux même s’il y a un petit côté happy ending-cheapo-style pour plaire autant aux geeks, à Warner Bros qui détient les droits, aux spectateurs occasionels qui détestent réfléchir, aux spéculateurs, aux fans de Inception qu’aux magiciens, policiers, femmes de chambres et autres usiniers de toute sorte qui aiment bien quand on leur explique tout même si ce qu’on leur montre peut être perçu de façon différente par Pierre-Jean-Jacques. Je crois que la finale boucle la boucle et qu’une suite est inutile sauf bien sûr si on veut multiplier les trous scénaristiques et les ellipses dans  une saga qui en aura vu d’autres de toute façon.

Omerta un film de Luc Dionne : Omerta est l’adaptation cinématographique de la série culte des années 1990. Le film est un peu décevant, je me serais attendu à rire plus souvent. Que voulez-vous quand on met 2 humoristes comme principaux protagonistes on a certaines attentes. Cette "comédie policière" se prend un peu trop au sérieux avec son intrigue de lingots d’or subtilement et mauvaisement inspiré d’un fait divers bidon dont le réalisateur nous donne les détails avant le générique de fin mais dont j’ai complètement oublié puisque je ne portais vraiment pas attention. L’humour réside dans les petits détails et dans la performance de Rachelle Lefevre. Avec ses yeux bleus et son petit nez mignon, Lefevre ne livre aucune réplique de façon convaincante et malgré sa nationalité canado-anglopho-québecoise qui peut servir pour cacher son malaise dans la langue de Molière, elle donne plutôt l’impression qu’elle ne comprend pas ce qu’elle dit. On aurait pu donner le rôle à Zhang Ziyi et la faire parler phonétiquement et ça aurait donné à peu près le même résultat (on aurait ensuite dû expliquer pourquoi le personnage de Michel Côté est amie avec une asiatique de la Chine en Asie, mais bon...). Lefevre est le genre d’actrice qui a un instinct remarquable pour faire passer les tourments de son personnage de façon cinégétique : elle est impatiente, alors elle soupire, fait le moue, regarde sa montre, soupire encore, etc… Elle doit se mettre sexy pour flirter avec Madame Jigger, elle défait ses cheveux comme dans une pub de Vidal Sassoon et fait la moue encore dans le miroir, etc…Melissa Desormeaux-Poulin est complètement inutile et Maxime Denommé aussi. Desormeau-Poulin se contente de pleurer et de donner la réplique : "Sophie c’est plus que ma meilleure amie, c’est comme ma soeur." alors qu’au début du film elle semble ne pas l’avoir vue depuis au moins 14 ans. La scène du striptease est un highlight du film non pas parce que Lefrevre se dévêt mais parce que le striptease sort de nul part et est incroyablement peu convaincant et sexy. De toute façon Madame Jigger devant un feu de foyer, regardant devant, le regard vide disant : La prison, pu jamais! Nous a fait rire bien avant le striptease malaisant de la Lefevre. Michel Côté s’en tire bien et Patrick Huard aussi malgré sa difficulté à dire le mot « Affaire » sans avoir un accent de Vanier. L’intrigue est inutilement compliquée et remplie de corruption inutile comme si la corruption était la seule façon d’avoir une intrigue policière béton. Et le film prend une tengente vers la quête personnelle et la vengeance en 2e partie qui s’éloigne un peu de l’intrigue principale. D’autant plus que je ne voyais vraiment pas l’intérêt de mettre l’emphase sur le fait que Huard est peut-être ou non un être humain villain suite à un geste de légitime défence de sa part et qui à mon avis est tout à fait défendable. René Angélil-Dion s’en tire pas trop mal en jouant le chef de la pègre mais comme il a l’air d’un gentil nounours, il est difficile de le prendre au sérieux comme un être vil sauf si on a recours aux dialogues pour nous le rendre menancant comme Luc Dionne le fait si bien : « Tout ce qui se dit sur moi est vrai, multiplié par deux » dira-t-il avec autant de hargne et de charisme que s’il caressait les cheveux de René-Charles entre deux parties de blackjack. Madame Jigger s’en sort bien lorsqu’il ne parle pas, non pas qu’il ne peut livrer une réplique mais plutôt que la plupart sont mauvaises, il a le charisme et la démarche d’un bon villain sauf, bien sûr, lorsqu’il boit du bourbon à la bouteille dans un hangard où il doit faire pas moins de 78 degrés celcius(selon une étude du le bourbon ne désaltère pas). En sommes, Omerta un film de Luc Dionne est incroyablement mal dialogué (la plupart des dialogues vont à l’encontre du récit ou de la réalité diégétique des personnages)un peu trop tarabiscoté dans son intrigue, remplie de scènes idiotes (le conduit d’aération qui s’éffondre, par exemple)et des acteurs drôles pour les mauvaises raisons. Mais tout ça est bien entendu une mise en situation pour nous donner une suite qui je l’espère, aura encore plus d’humoristes, plus de poursuites de voitures et de blagues sur les handicappés parce que ça manquait dans ce film.

Immortals : En voyant la bande-annonce, on peut tout de suite penser que Immortals est une pâle copie de 300 mais avec des Dieux à la place des Spartes. Les deux films ont été tournés dans le même studio Montréalais mais par deux réalisateurs différents, mais pas trop. Zack Snyder, pseudo-auteur, a un sens du visuel, du spectaculaire et une habileté avec les effets spéciaux et dont l’univers est très bédéesque ou hibouesque. Tarsem, pseudo-auteur prétentieux, a un sens du visuel, du spectaculaire et une moins bonne habileté avec les effets spéciaux et dont l’univers est très onirique et fantasmagorique. Les deux ont de la difficulté à raconter une histoire se contentant d’une suite d’images grandioses qui fera le travail à leur place. Snyder à l’avantage d’adapter des BD alors que Tarsem doit utilier des scénarios originaux. Tout est donc à l’avantage de Snyder d’autant plus qu’il sait diriger des acteurs ou du moins leur faire faire ce qu’il veut au dépend de Tarsem qui y va approximativement nous donnant une idée de ce qu’il veut mais avec un résultat artificiel (voir tout les acteurs de The Fall). Immortals est donc un film que Tarsem ne peut renier puisqu’il est exactement comme tout ce qu’il a fait jusqu’à maintenant : une grosse coquille vide. Bien que les décors sont utilisés à leur plein potentiel, il est difficile pour le spectateur de voir autre chose qu’un décor d’autant plus que les acteurs ont tous l’air d’être un peu rigide devant le même 25 pieds carrés comme s’ils avaient peur de dépasser les lignes du green screen. Les dialogues sont horribles et la morale est un peu enfantine comme dans The Fall. Le problème, je crois, c’est que Tarsem prend son public pour des idiots. Il a cette naiveté de vouloir démontrer le potentiel d’une histoire et de comment on la raconte mais il est incapable de le transmettre à l’écran, alors on se retrouve avec une naiveté enfantine un peu débile.

For Your Height Only : Weng Weng est un nain de 2 pieds 9 pouces, il est aussi un agent secret à-la-James-Bond mais avec la coupe de cheveux de Dario Argento dans ce film d’action philippin. La taille de Weng Weng fait de lui, l’agent secret ultime puisqu’il peut se cacher là où personne ne peut, il peut kicker des schnolles sans difficulté aucune et les méchants ont beaucoup de difficulté à atteindre la cible lorsqu’ils tirent en sa direction. Les scènes de bagarres sont légèrements accélérées pour donner l’impression que Weng Weng frappe très fort parce qu’on sait tous que dans la vraie vie, un coup de pied venant de quelqu’un qui a chausse du 6, c’est pas super puissant. La gent féminine semble le trouver irrésistible et d’un magnétisme animal fou, allez savoir! Le montage du film est assez terrible et certaines touches d’humour sont incompréhensibles. Tout est filmé un peu tout croche à cause d’un manque de budget flagrant. On a même droit à un type qui utlise un parapluie comme mitraillette car justement, il n’y avait pas assez de budget pour se payer une arme alors le réalisateur espère que personne ne s’en aperçoive. Weng Weng à les mamellons plus gros que les mains mais comme il utilise un jetpack on peut ne pas en faire tout un plat.


The Sitter : À l’âge de 25 ans, David Gordon Green nous a donné le très beau et touchant George Washington, un chef-d’œuvre, selon mon humble avis. Suite au succès modeste du film, Gordon Green s’est aventuré dans le film indépendant nous offrant quelques unes des meilleures réussites du 21e siècle : Snow Angels, All The Real Girls et Undertow. Puis, tout à coup comme si le succès d’estime des films mentionné ne lui donnait pas la possibilité de pouvoir payer son loyer, il s’est aventuré dans le monde de Danny McBride. Pinneapple Express, Your Highness, Eastbound & Down et le possible remake de Suspiria nous prouve que pour Gordon Green, il est plus important de sniffer de la coke avec la gang à McBride que de garder son intégrité. De plus, il a déclaré que Kevin Smith est le pire réalisateur indépendant et qu’il faisait nivelé par le bas la qualité des films. Une mauvaise blague de masturbation avec 40 millions de budget ou non demeure une mauvaise blague de masturbation, David. Loin de moi l’idée de vouloir défendre le talent de Kevin Smith (ce n’est pas derrière une caméra)mais la différence entre Smith et Gordon Green c’est que Smith sait ce qu’il vaut alors que Gordon Green gaspille son talent sur des productions inférieures au sien. The Sitter est le genre de comédie où la blague vient du fait que Jonah Hill sacre et est méprisant avec des enfants de 7 ans tout en gardant sa coolité. Son objectif : essayer très fort d’aller pénétrer vaginalement sa soi-disant copine dans une fête en lui apportant de la coke. Hill et les enfants ont une bonne chimie ce qui garde le niveau comédique stable du début à la fin. Le film est saupoudré de morales enfantines ce qui est bien puisqu’elles ne semblent jamais trop artificielles mais comme le film a pour public cible les adultes à cause du langage vulgaire, on se demande si c’est utile. Ce n’est pas une production John Hughes, les z’enfants ne vont pas écouter The Sitter, les fans finis de Superbad et Bad Santa, eux, oui.
Probablement la moins pire des comédies de Gordon Green.

Ned Kelly : La version avec Mick Jagger et non celle avec Legolas et le Joker. Ni la version de Yahoo Serious (Ah! Yahoo! Tu nous manques, mon vieux). Ce film de Tony Richardson n’est en rien une reconstitution historique et adéquate de la vie du hors-la-loi, il faut donc oublier toute inconsistance historique. Par contre d’un point de vue cinématographique, la photographie de Gerry Fisher est superbe surtout dans la fusillade finale et le montage de Charles Rees est aussi a souligner. Ils rendent le film d’une grande beauté artistique malgré la performance moins qu’adéquate de Jagger dans son premier rôle au cinéma bien avant Freejack (ah! Freejack! À quand une suite?). Le problème de Jagger c’est qu’il n’a aucunement la masculinité de Kelly ni sa carrure et sa grandeur. Sa barbe ridicule ne peut cacher le fait qu’il a l’air d’un gamin et par le fait même, il a l’air de Mick Jagger avec une barbe de amish. La reconstitution historique est superbe et malgré la haine que les gens portent à ce film, je l’ai trouvé très beau à défaut d’être intéressant.

Cage : Que peut-il y avoir de plus jouissif que Lou Ferrigno et Reb Brown dans le même film d’action? Al Leong et Danny Trejo dans ce même film peut être une réponse mais je crois que Al Leong dans un rare rôle parlant remporte la palme. Al joue le rôle de Tiger Joe, un policier qui tente d’infiltrer un réseau de combats clandestins qui ont lieu dans une cage. Ferrigno, un peu lent d'esprit(il s'est fait tirer dans la tête au Vietnam et a survécu) se fait entrainer malgré lui dans ces combats alors que son meilleur ami Reb Brown avec qui il partage une relation homo-érotique, vire la ville à l'envers dans le monde de la mafia pour retrouver Ferrigno. À la fin, l'amitié triomphe. Un grand film sur l'importance d'aimer son prochain et peut être même plus. La poursuite en voiture est magistrale car après avoir fait éclater le pare brise de la voiture des méchants, Brown réussie, en tirant avec son révolver sur la roue, à faire chavirer la voiture et faire magicalement réaparaitre un autre pare-brise.  

Galaxina : Ce film est incroyablement mauvais et le plus bizarre c’est qu’au début le film se veut une version cheap de Star Wars et plus ça avance, plus le réalisateur semble s’apercevoir que son film est minable alors il fait tout son possible pour le transformer en comédie. Pas une seule blague fonctionne, pas une seule paire de yeux de spectateur ne roulent en voyant cet essaie pathétique de vouloir créer une comédie de science-fiction. Ce film ne serait pas une perte de temps si ce n’était que Dorothy Stratten y joue le rôle de Galaxina, une sorte de robot sexy. C’est dommage que Stratten une femme d’une incroyable beauté qui à l’âge de 20 ans s’est fait assassiner par son mari, n’a qu’à peu de chose près, uniquement ce film pour nous la remémorer.

Paradise : Paradise c’est une peu comme Blue Lagoon mais avec Phoebe Cates, nue. Certains diront que ce n’est pas du tout la même chose que Blue Lagoon puisqu’ils ne sont pas sur une île déserte et ils auront tout à fait raison. Même le titre est différent de Blue Lagoon. Alors pas le même film du tout. Will Aames est probablement le gars qui ressemble le plus à Christopher Atkins, l’acteur de Blue Lagoon. Mais tout ça est une coincidence. Alors Cates et Will Aames se retrouvent autour d’une chute d’eau quelque part au Maroc ou dans un pays similaire après que leur convoit ait été attaqué par de méchants arabes. Ils doivent donc essayer de survivre avec l’aide d’un singe qui semble tout droit sortie du film Going Ape (un singe qui fait des humaineries pour faire rire le spectateur. Je n’ai pas rit). Phoebe Cates met beaucoup beaucoup de pression sur Aames pour qu’il la déflore de son hymen. Paradise est donc un film sur les hormones féminines. Aames sentant le pression de performer, refuse toutes les avances de Cates. À l’époque, Cates avait 17 ans et PERSONNE n’aurait refusé ses enfances, elle était la fille cute d’Hollywood. Aames à certainement l’air idiot, mais on ne rigole pas avec la pression de performer. Paradise est donc un film sur la condition masculine. Cates est souvent nue dans Paradise, sa doublure aussi. Cates et Aames doivent avoir 15-16 ans mais se comportent comme s’ils avaient 6-7 ans. C’est assez insuportable. 

Slime City : Slime City est une version plus cheap de Street Trash si cela est possible. Mais surprenement, il tient la route. Le New York qu’il met en scène est incroyablement lugubre, inssalubre et dégueu. Les appartements, les ruelles tout est horrible. Avec un budget risible, le film ne réussi jamais à faire peur ni à faire rire mais il réussie à dégouter avec ses effets spéciaux pas si spéciaux mais remplie de liquides de toute sorte, toutes couleurs confondues. Les acteurs laisse à désirer, la continuité au montage aussi mais bon, on écoute un film comme Slime City pour qu’il nous montre des dégueulasseries et il réussie très bien à nous faire passer un bon moment Toxic-Avenger-style.

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Tuesday, July 17, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Requiem pour une tueuse : Mélanie Laurent nous refait son numéro des grands yeux bleus et du nez retroussé dans une intrigue de tueuse à gage bidon qui y va de « son dernier contrat ». Tcheky Karyo nous rejoue le rôle du patron froid de Nikita et semble avoir joué toutes ses scènes dans la même journée, au même endroit. Clovis Cornillac en joueur de guitare manouche et agent secret est risible avec sa barbichette. L’intrigue est complètement ratée et le suspense est inexistant grâce entre autre, à plusieurs tentatives de nous servir des scènes clichés mais avec un dénouement original. En vain. Chaque fois que le film essaie de nous surprendre, il nous endort à grand coup de ronflement. Les acteurs ont tous, TOUS, l’air idiot.

Atrocious : Atrocious est un rêve devenue réalité : amalgamer The Blair Witch Project et Paranormal Activity en utilisant le night vision comme celui Rec. Je sais, j’ai de tout petits rêves. C’est pas bien grave puisque le réalisateur d’Atrocious à peu de talent et comme le dit si bien le proverbe : Les petits rêves engendrent l’odeur de la merde de ton talent. Ou quelque chose comme ça. En tout cas, c’est profond. Parlant de profond, Atrocious atteint le fond du baril. Le film raconte l’histoire d’une famille qui déménage dans une maison où il y a eu meurtres, jadis. L’endroit est hanté selon une légende macaquo-abénaco-iroquoio-redneck. Ils achètent donc des caméras pour filmer « les choses qui se passent qui sont pas supposées se passer parce que tsé, la vie, c’est pas ça et les fantômes sont gentils, il me semble ». C’est à ce moment que le réalisateur nous explique que pour créer la peur dans « une vue de peur » il faut seulement filmer des gens qui courent partout dans le bois, la nuit, en criant et en filmant absolument n’importe quoi. On a donc droit à 80 minutes d’images d’arbres et de roches parce qu’on sait tous que des roches, ça fait peur en crisse.

Rec 3 : Il n’y a rien de mal à vouloir sortir du moule dans lequel on s’est soi-même mis. Rec est un film de zombie à la Robert-Morin, avec une caméra subjective. Un genre de Quiconque meurt, meurt à douleur. Victimes de leur succès, ils ont remis ça dans Rec 2 avec un petit côté jeu vidéo à-la-Doom. Avec Rec 3 on oublie la caméra subjective et on nous raconte la suite de l’histoire : qu’arrive-t-il lorsque l’épidémie se propage en dehors de l’immeuble dans lequel étaient cloitrés les 2 premiers films? C’est un peu comme si Return Of The Jedi se passait en 1973, à Kalamazoo au Michigan dans une famille de hippies qui mange du blé d’inde, sans Luke Skywalker. C’est un peu weird. Si Rec s’était contenté d’être qu’un seul film, on aurait fait avec mais voilà, on veut en faire une saga et sortir du moule. Comme ça, sans la mise en scène cool, Rec 3 n’a l’air que d’un inième film de zombies sans importance. On a l’impression de voir Return Of The Living Dead 4, mais en mieux.(Return Of The Living Dead 4, c’est celui avec Peter Coyote (Peter Coyote, c’est le père de Elliot) (Elliot c’est l’ami de E.T.)(E.T. c’est l’extra-terrestre de Spielberg) (Spielberg c’est le gars qui fait Jaws)(Jaws c’est le requin).

30 Days Of Night : Dark Days : 30 Days Of Night est un film de vampires ultra-violent qui a une excellente idée basé sur le roman graphique de Steve Niles et la scène d’attaque de vampires est époustouflante. Mais le film est d’un ennui mortel à cause d’un scénario qui multiplie les éllipses et qui une fois transposé à l’écran ne fonctionne pas et deviennent très difficiles à croire (comment peut-on survivre 30 jours sans nourriture, caché sous un lit, en Alaska). Pour Dark Days, on a pris la route opposée. On mitraille à bout portant des vampires, on courent dans tous les sens, on multiplie les scènes d’action en plus de multiplier les faux pas scénaristiques. En fait, le film ne raconte rien et en plus l’acrice principale fait pitié. Au lieu de jouer, elle fait la moue, se trouvant cute, mais comme ce n’est pas le but de son rôle, on a hâte de la voir mourir.

Breakin’ 2 : Electric-boogaloo : Dans la catégorie « plaisir coupable » Electric Boogaloo est un chef-d’œuvre. Enfin un film de danse où on se contrecrisse de l’histoire. Il y a bien 2 ou 3 répliques de dialogues pour expliquer le récit entre 3 ou 4 danses mais qu’est-ce qu’on s’en fout. La musique est assez kitch mais elle finit par avoir raison de nos appréhensions et nous donne le goût d’acheter la bande sonore, en vinyle, rose et en cuir, svp. Tout les acteurs/danseurs donnent l’impression d’être des figurants du vidéo de Beat It. La mode vestimentaire de l’époque transpire des pores du DVD et nous donne le goût de couper nos gaminets au nombril et de porter beaucoup beaucoup de bracelets. Nous aussi on aimerait s’appeler Ozone ou Turbo. Du réalisateur de American Ninja et Cyborg Cop.

Death Bell : Une façon réductrice d’expliquer Death Bell serait : un film d’horreur avec des chinois dans une école. En réalité, Death Bell est coréen.

Death Bell 2 : Une version plus slick, visuellement plus belle que son prédécéseur. Un peu comme Demons 2 de Bava qui lookait beaucoup plus que l’original. L’intrigue est moins intéressante, les meurtres plus gore, l’intrigue plus surnaturel (il y a des fantômes pis toute). Bof…

Johnny English Reborn : La suite de Johnny English où Mr. Bean joue un agent secret un peu maladroit, une version britannique de l’Inspecteur Clouseau. Sans être d’un hilarantisme incroyable, sans être mémorable et tout en voulant plaire au plus commun dénominateur, Johnny English et sa suite sont par défaut tout ce qu’une comédie québécoise grand public n’est pas. Un film comme Le Sens de l’humour ou De Père en flic qui cherchent à tout prix à être aimé par le plus petit commun dénominateur, fini toujours par avoir un scénario qui privilégie la blague aussi stupide soit-elle au détriment de l’intrigue ou des personnage. Comme si on avait peur de passer à côté d’un rire et ce même si ce rire va à l’encontre du récit. Dans une bonne comédie, l’humour nait des actions des protagonistes face aux situations auxquelles ils sont confrontés et qui vont souvent à l’encontre de qui ils sont. Un film comme Johnny English Reborn réussit très bien cela. Il met le personnage naif et idiot de Johnny English dans des situations drôles et ce peu importe votre degrés d’humour, et le personnage s’en sort grace à sa maladresse. Le film ne sort jamais de sa propre réalité pour faire rire à tout prix le spectateur. Celui-ci décide, ou non, s’il trouve cela drôle, on n’a pas à le lui rappeller en le martelant de blagues qui sortent de la réalité diégétique du récit. Je ne veux pas dire que les réalisateurs de comédies québécoises devraient prendre exemple sur Johnny English, loin de moi, cette idée, mais oui, c’est exactement ce que je veux dire.

VII : Cette fois, la blague est vraiment à mes dépends…J’ai vu ce film il y a environ moins d’un an et ça m’était completement sortie de la tête mais grâce à la scène d’ouverture, j’ai tout de suite compris que quelque chose clochait. J’ai reconnu le manque de talent des acteur et la drôlerie de les voir essayer de déblatérer des dialogues complètements débiles sans essayer d’avoir l’air de lire un texte. Grâce à mon flair, j’ai vu juste. Merci film de marde!

Roller Blade Warriors : Des nonnes en patins à roulettes habillées comme des prostituées futuristes (des g-strings en cuir) entrent en guerre contre des faux-punks post-apocalyptiques dans cet intrigue se déroulant dans un futur désertique où il ny a plus de voitures mais où il est visiblement difficile de se déplacer en patins…Les 2 nonnes se déplacent difficilement dans le sable et les rochers et il aurait été préférable qu’elles marchent car toutes leurs actions paraissent débilent, au ralenti et pas cool du tout. Le film donne l’impression qu’il a été filmé dans le même 300 pieds carrés de terrain sableux et le réalisateur qui n’a pas particulièrement un bon sens du timing et/ou une bonne idée du cadrage, filme tout en plans un peu trop serrés. Plusieurs acteurs jouent plus d’un rôle, en espèrant que le spectateur ne s’en aperçoive, ils changent de costume mais à moins qu’ils ne changent de visage, la stratégie ne peut vraiment fonctionner. Beaucoup de seins et de transitions en étoiles.

The Empty Beach : C’est comme une version cheap des aventures de Sam Spades ou si vous voulez une version légère de Chinatown. En Australie. Dans les années 1980. Pas une version cheap, juste moins ambitieuse mais non moins divertissante. Il y a des poursuites en voitures, des fusils, des guet-apens pis toute.

Chronicle : J’aime la façon qu’utilise Josh Trank pour raconter son histoire de faux superhéros mais j’aime surtout sa façon de nous exposer comment on utilisera la caméra de façon subjective. Par contre, ça tourne à vide assez rapidement. Les lacunes se font sentir assez rapidement et comme le film est lent et ce n’est pas un défaut, c’est à se demander pourquoi nous le raconter de cette façon. Évidemment, le but est de nous montrer la surutilisation de la caméra pour filmer nos déboires dans le quotidien(la preuve étant la fille qui filme pour son blog) mais rarement y a-t-il une continuité dans nos agissements de jour en jour alors que dans le film, chaque nouvelle scène est la suite de la précédente. La finale est un ramassis d’images de caméras différentes qui filment en temps réel alors que le film est supposé être un « found footage » ou au pire un montage des aventures de nos trois zigotos. Le problème c’est que la caméra disparaît au Tibet, dans la neige, à la fin et que l’utilisation des caméras de voitures de police ne pourraient être utilisé. D’autant plus, qu’elles ne filment pas en HD. Sans vouloir à tout prix chercher des défauts dans Chronicle, il faut souligner la prestation de Michael Kelly en papa alcolo et celle de Dane Dehaan (un genre de clone de DiCaprio et Tintin)en ado rempli de mal de vivre comme s’il habitait à Hamilton ou n’importe quel patelin où il est difficile d’être un ado. Le film aurait bénificier avoir une mise en scène classique plutôt qu’une idée tape-à-l’œil non aboutit.

I Melt With You : Bon! Ce serait mentir d’écrire que ce film m’a laissé indifférent. J’ai été surpris par plusieurs aspects mais frustré par plusieurs autres. Les aspects frustrants font en sorte que mon appréciation n’a pu être positive. La trame sonore est excellente, une compilation de succès alternato-punk des années 1980 (Cramps, X, Pixies, Sex Pistols, English Beat) qui en plus sied parfaitement aux personnages du film : 4 quarantenaires qui ont cessé de grandir depuis fort longtemps, donc encore ancré dans leur jeunesse qu’ils revivent chaque année, ensemble, pendant une semaine. Le film raconte donc une de leur escapade où drogue à profusion, alcool à profusion et tentatives de sexe avec la jeunesse du patelin est entremêlé à un drame relativement puissant. Du moins au début. Sans vouloir rien gâché disons que I Melt With You est une version trash de La Bouteille. Ou si vous voulez un croisement entre Tout est parfait et Fight Club. La photographie est superbe mais parfois un peu trop arty-fartsy comme si le réalisateur ne savait pas s’il voulait faire un film d’auteur ou simplement un film pour choquer son public parsemé d’images pour rendre fier Gus Van Sant. Comme mentionné plus haut, la trame sonore est magnifique mais chaque fois qu’il y a utilisation de musique original, c’est pour surligner en gros crayon gras des passages plus troublant alors que tout aurait été plus efficace sans musique. Ces passage ont donc un impression d’artificialité alors que le spectateur est supposé avoir le souffle coupé. De plus, on comprend assez rapidement les enjeux et le comment du pourquoi mais le film tente d’en faire une surprise scénaristique en surexpliquant un peu subtilement mais pas vraiment les agissements des personages alors que non seulement on a saisit mais que de toute façon laissé le spectateur avoir sa propre opinion est beaucoup plus satisfaisant et sensé. D’autant plus, que le spectateur, surtout masculin, serait remué par en dedans, tsé veut dire…L’autre problème et il est énorme, c’est qu’il est difficile de croire à la mise en situation : les 4 personnages ont raté leur vie. C’est plutôt que le degré de ratage de leur vie est trop éléphantesque pour chacun des 4 amis. Comme si on avait voulu les rendre le plus raté possible pour justifier leurs action alors qu’un degré moins élevé de ratage aurait paru plausible et réaliste. Rob Lowe et Thomas Jane porte le film sur leurs épaules alors que Carla Gugino est inutile et Sasha Grey, nue. Je dois admettre que le film aurait gagné à être resserré et mieux écrit plutôt que de se cacher derrière une façade expérimentalo-machin. Je ne doute pas de la passion mis dans la création de ce film, mais j'ai l'impression qu'à quelque part, le réalisateur à voulu freiner ses ardeurs pour ne pas paraitre cynique et désabusé.

Savages : Après 5 minutes j’en avais assez! Je n’ai rien contre une voix hors champs qui fait la narration d’un film et ce même si le personnage qui narrate est complètement idiot(e). C’est dans le choix des mots que ça devient problématique et Savages a des dialogues qui fonctionnent dans un roman (le film est tiré d’un roman) mais qui deviennent complètement cons dit à voix haute dans un film, parce que personne ne parle comme O (la narratrice) dans la vraie vie. D'autant plus que son QI peu élevé fait en sorte qu'elle ne peut utiliser de tels analogies. Et comme le trio d'acteurs principaux n'ont aucun charme, aucun charisme et presque peu de talent, le spectateur se retrouve devant 3 connards (le masculin est utilisé afin d'alléger, etc...) qui sont plus beau à regarder que bon à aimer. Oliver Stone tente de nous expliquer qu'il est pro-marijuana alors que tout le film contredit son propos, surtout la 2e finale (on a droit à deux finales, longue histoire...). Je n'ai rien contre le fait que le film comporte deux scènes finales différentes, mon problème vient du fait que 1) elles auraient dû être inversées 2) la 1ere finale est inutile dans le film mais utile dans le roman (j'imagine) puisqu'il s'agit du closure  que l'histoire d'amour à besoin, Roméo-et-Juliette-style et 3) c'est à ce moment, deux heures après le début du film, qu'on s'aperçoit que le film est supposé être une comédie. Un peu trop tard à mon avis ou tout simplement que Savages est une comédie sans humour. Benicio Del Toro est un être à part dans ce film et la scène de cuisine avec John Travolta est non seulement hilarante (la seule preuve d'humour dans le film) mais semble tiré d'un autre film. Cette scène aurait pu être un court métrage ou les deux personnages auraient dû être dans un tout autre film dédié complètement à leurs aventures rocambolesques.  





Thursday, July 5, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Dutch : Les nostalgiques vont toujours oublier qu’après Planes, Trains And Automobiles, John Hughes nous a donné sont dernier film, son pire, Curly Sue. Les nostalgiques vont aussi oublier qu’après son dernier film en tant que réalisateur, il a continué sa carière comme scénariste et producteur d’œuvres qui peuvent rivaliser avec Ferris Bueller’s Day Off ou Breakfast Club. Je pense entre autre au remake des Visiteurs ou Home Alone 3. Je pense aussi à ce Dutch produit et scénarisé par Hughes mais réalisé par Peter Faiman, Hughes étant occupé sur le plateau de Curly Sue. Dutch, comédie familliale par excellence, est le film où on a cru qu’Ed O’Neill pourrait être une tête d’affiche. Je n’ai rien contre O’Neill dans un sitcom ou comme figurant dans un film d’Adam Sandler mais comme personnage principal? Je dois m’identifier à lui? À ses déboires? Dans une comédie loufoque? Admettons que j’accepte cette mission, est-ce que Dutch deviendra, par magie, autre chose qu’une copie de Planes, Trains And Automobiles mais avec une intrigue familliale et Ethan Embry, 13 ans,  dans le rôle de John Candy? I don’t think so!

Journey To Japan : La suédoise Christina Lindberg est probablement l’actrice qui s’est fait le plus souvent violer par toutes sortes de suédois au 7e Art. Mais comme elle a aussi jouer dans des productions japonaises où elle mettait à profits ses talents d’actrice et de ninja, on lui pardonne(surtout Tarantino qui continue de lui porter un culte. Elle a tout de même inspirée les personnages de Elle Driver et The Bride dans Kill Bill) toutes ses aventures en terrain suédo-analo-vengeresse. Journey To Japan est « l’exception qui confirme la règle » ou plutôt le « plus ça change, plus c’est pareil » ou si vous préférez le « on fait la même chose mais ailleurs». Inutile d’expliquer que la pauvre Christina se retrouve en voyage, seule, au Japon, se fait kidnapper par le chauffeur de taxi, se fait violer par le chauffeur, plusieurs fois, encore et encore, puis elle en tombe amoureux tel Patsy Hearst, Stockholm-Syndrome-style, comme dans les meilleurs films hollywoodiens. Stockholm est en Suède, j’imagine que c’est ça la blague.

Alien Opponent : Roddy Piper bedonnant et Jeremy London bedonnant pré et post kidnapping doivent payer leur loyer ou faire un paiement sur leur voilier. Ils décident de jouer dans ce film de science-fiction qui n’a rien de science-fictionesque sauf un extra-terrestre, un genre de storm trooper qui ne veut que revenir sur sa planète. Ça ne ressemble pas du tout à E.T. à moins que je n'ai raté la scène dans le film de Spielberg où tout les rednecks du village tentent de tuer E.T. C’est un peu ça Alien Opponent, c’est tout ce que Speilberg ne mettrait jamais dans un de ses films et il a fait 1941 alors…

Ninja Thunderbolt : Dès le générique d’ouverture on est sûr d’une chose : la rétine va écoper. Nos yeux doivent tenter de compendre les mouvements d’un ninja durant la nuit pendant que défile sur l’écran le générique en grosses lettres blanches. Le film va aussi à l’encontre de la déonthologie ninja. Les ninjas sont un espèce de groupe secret anonyme, alors que dans le film, les gens disent haut et fort, habillés en civil, des trucs du genre : "Je suis un ninja, alors je réussirais" ou "Je suis un ninja, je ne peux pas perdre", ce qui à mon avis, enlève beaucoup de charme à l’entreprise. Ninja Thunderbolt est heureusement ou malheureusement le genre de film où lors des poursuites en voiture on accélère les images pour leur donner un petit côté Benny Hill. Le montage à probablement été fait à la steenbeck par quelqu’un qui portait des mouffles. Il faut voir la scène de l’accident de voiture où la fille se retrouve accrochée devant la voiture pour ensuite à succèssion rapide apparaître sur le capot de la voiture, attérir dans le gazon (sur l’autoroute?) et voir la voiture faire des tonneaux dans une suite ininterompue de changement d’échelle de plans et de bris de la loi des 180 degrés. La rétine saigne mais la rate est dillatée.

Legend Of Boogey Creek : Sorte de Blair Witch Project mais 25 ans plus tôt, Legend Of Boogey Creek à extrêmement mal vieilli. Il est difficile de croire que ce film fut un énorme succès à l’époque et peut être considéré comme un classique.

Yor, The Hunter From The Future : WOW! Je vais laisser la scène d’ouverture parler pour moi :

Up From The Depths : Qu’est-ce qu’on en aura vu, dis donc, des copies bâclées de Jaws suite au succès du film de Spielberg. Up From The Depths est probablement le pire du lot. Le premier requin apparaît à la 55e minutes d’un film qui en dure un peu moins de 90. Toutes les images de requins ont été adroitement choisi d’un documentaire et incorporées de façon avant-gardiste en quick cut avec des images où les acteurs feignent la douleur ou la surprise. Le film a le mot « depths » dans son titre et l’acteur principal est Sam Bottoms. J’imagine qu’ils ne l’ont pas vu venir celle-là!

Alyce : Alyce est un film étrange, non pas dans le sens lynch-éen du terme mais dans le sens qu’on ne comprend pas du tout le but du film. S’il s’agit d’un film anti-drogue, c’est grotestement moralisateur. S’il s’agit d’un film sur la descente aux enfer du personnage, c’est immensement vide et maladroitement dévellopé. S’il s’agit d’une comédie noire, c’est malaisement aucunement drôle. Après une soirée arrosée et une visite chez le vendeur de drogues, Alyce, par accident, pousse son amie du toit de l’immeuble où elle habite. Se sentant coupable, elle cache la vérité à la police pour une raison que personne ne peut comprendre et est ensuite obsédée par les remords et le fantôme de son amie qui n’est pas morte. Elle fait donc ce que n’importe qui dans sa situation ferait, elle tue tout les autres personnages que le spectateur à vu depuis le début du film. Elle flingue le vendeur de drogue à bout portant, ses amis aussi. Elle écrase le crâne d’un copain à coup de baton de baseball, elle dépece des gens avec un couteau à steak, etc… Pour une raison encore moins expliquée, elle se permet de parsemer ses aventures d’humour qui ne fonctionne pas du genre, lorsqu’on lui demande pourquoi elle veut une scie, elle répond que c’est pour se débarasser d’un cadavre, les gens la regardent d'un air torve en ne la croyant évidement pas et le spectateur roule des yeux. J’ai comme l’impression qu’il s’agit d’humour pour les gens pas drôle. Les fans de Magnotta vont pisser dans leur culottes.

Robo Vampire : Le titre n’est pas tout à fait compréhensible. Il n’y a pas de Robot vampires dans le film. Il y a des vampires et un robot. Nuance. Mais ça ne veut pas dire que vous ne passerez pas un bon moment sauf bien sûr si vous trippez sur Edward et Bella parce que ce n’est pas ce genre de vampire. Non, il s’agit plutôt du genre de vampire qui saute pour se déplacer tout en ayant les bras devant eux, tel Michael Jackson dans le video de Thriller. Vous savez de quel genre je veux dire. Le genre de vampires qu’il ne peut qu’y avoir dans un film minable. Robo Vampire est dans le top 10 des plus grands navets intergalactiques. La portion robot du titre est similaire à celle de Robocop, où un flic mort renait sous les trait d’un robot hyper éfficace pour contrer le crime. Si vous aimez la science-fiction, ce film n’est pas pour vous, il s’agit plutôt du genre de robot qu’il ne peut qu’y avoir dans un film minable. Je veux bien sûr faire référence à ces hommes qui portent un costume en coton gris qui ressemble à des mitaines pour le four et qui se font passer, grâce à la magie de la cinématographication, pour des robots. L’intrigue Robocop-ienne n’est révélée, dans un flashback, que dans les 10 dernières minutes du film, ce qui n’aide aucunement la compréhension du récit, j’étais confu. Pourquoi tant de vampires qui sautent? Pourquoi cet homme avec un masque de gorille? Pourquoi cette femme qui se déplace tel un fantôme nous montre-t-elle ses seins dans les 5 dernières minutes? Qui est-elle? Qui est sa doublure qui se cache le visage lors des scènes de combat? Lors de la fusillade finale, un figurant est touché par une balle et meurt, on coupe au montage à un plan d’ensemble, et on peut voir un autre figurant lancer un mannequin. Un autre figurant qui meurt regarde, de façon subtile, vers la caméra pour voir si le réalisateur à aimé sa cascade. Robo Vampire est comme ça, très généreux avec son mauvais goût.

Colin : Colin est un film de zombies. Un autre. Celui-ci à l’avantage d’avoir comme plan marketing : le film le moins cher au monde. Le budget est de 70$, apparement. Depuis sa sortie en 2008, Colin à fait parler de lui par rapport à son budget plutôt qu’à son contenu. Tout le monde s’entend pour dire qu’il est impossible que le film ait un budget aussi minime. On peut s’engueuler longtemps. Même El Mariachi qui a coûté 7000$ à vu son budget augmenté à 300 000$  après le gonflage en 35mm. Colin à certainement pu coûté 70$  à faire, mais une fois terminé, il a dû bénificier d’un budget pour le transfert et la duplication et le etc… Mais bon, qu’en est-il du film? C’est un film de zombie filmé avec une caméra cheap, un peu trop long et qui gagne des points grace à une trame audio incroyablement riche en bruits et effets qui donne un côté professionnel et qui nous empêche de croire qu’il s’agit d’un film amateur.

Forgive Me For Raping You : Je crois bien avoir atteint le fond du baril avec ce film réalisé par un certain Bill Zebub (la pognes-tu?). Filmé un peu tout croche comme un oncle un peu saoul filmerait un party de famille, FMFRY raconte l'histoire d'un prêtre qui viole des filles avant de les tuer en les étranglant et en utilisant de façon abusive le zoom in et out pour montrer la tenson et le suspense. Je crois. On finit par se rendre compte que le prêtre n'est pas vraiment un prêtre et c'est tellement le dernier de nos soucis. Les dialogues minables sont délivrer avec lenteur par des gens qui ne connaissent rien au métier d'acteur et le double sens de ces dialogues (on se rit de la religion, plein de jeux de mot sexuels) finissent pas nous achever après 3 minutes. Tout est d'un malaise palpable, les pseudo-actrices livrent leur répliques sans intonation, toujours sur le même ton. Le réalisateur surutilise le zoom in pour filmer des vagins sous tous les angles et le spectateur ne peut faire autrement qu'avoir pitié des filles qui ont voulu jouer dans ce débris cinématographique. En plus, on nous prend pour des imbéciles en nous montrant une fille d'environ 26 ans qui a été kidnappée  alors que le prêtre va violer la mère de la fille qui elle ne doit pas avoir plus de 29 ans, un peu cute, des piercings, des tattoos. C'est bien évident que la mère n'a pu être enceinte à l'âge de 3ans. Il y a donc des lacunes dans l'histoire que tente de nous raconter Bill Zebub(ha, ha, ha, non, mais la pognes-tu?). Le film réussi tout de même à inventer quelque chose qui je l'espère fera la joie des tout petits durant l'été ou au plus tard à l'automne : du air sex!. C'est exactement comme du air guitar, on reste habillé et on fait semblant de baiser une fille nue en faisant des mouvements de bassin peu convaincants. Ça se joue à deux, il ne faut que des vêtements de prêtre et une amie nue et en plus c'est gratuit!

Summer of Massacre : Oh! Euh…Mmmm…Que dire? Le film est à jamais dans le Livre des Records Guiness pour le plus de meurtres à l’écran, quelque chose comme 60 personnes meurent devant la lentille de ce film qui selon mon humble opinion, n’en est pas un. Le fait qu’il n’y ait pas d’histoire mais seulement une suite de meurtres ne me dérange pas vraiment, c’est plutôt le fait que je n’ai jamais vu des effets spéciaux aussi mauvais. Je croyais sérieusement qu’il y avait un problème avec ma copie du film, avec mon téléviseur et/ou avec ma persistence rétinienne. Je ne comprends pas du tout comment quelqu’un peut faire un truc comme ça et prétendre que le film est terminé et prêt à une diffusion interplanétaire. Pour avoir jouer dans Le Bagman, film québécois le plus sanglant, je peux me permettre de dire que de créer des meurtres à l’écran ne demandent pas seulement des acteurs et du sang, mais beaucoup de créativité derrière la caméra et au montage et un planing efficace pour que tout fonctionne. Summer Of Massacre n’a non seulement aucune créativité mais en plus tout les effets sont en CGI et mauvaisement monté ce qui donne pour résultat quelque chose de complètement insultant pendant 90 minutes. Je ne peux malheureusement donner un exemple concret de ce que le film peut avoir l’air mais imaginez une scène où quelqu’un qui se fait rentrer de façon puissante une télécommande de télé dans la tête, imaginez que l’effet donné donne quelque chose du genre : le visage d’un homme en gros plan, une télécommande surimposée par dessus son visage, son crâne un peu écrapou sous l’impact toujours surimposé par dessus le reste en plus de ne pas avoir la même couleur de peau et chaque fois qu’il y a un soubresaut de la part de l’homme (il est tout de même défiguré) les surimpositions ne bougent pas de la même façon et au même moment. Ajoutez à cela du sang en CGI qui gicle toujours sur la lentille de la caméra pour une raison inexpliquée puisqu’en principe si ce n’est pas un documentaire ou que le personnage ne tient pas une caméra, il n’est pas supposé y avoir présence de caméra, c’est la magie du cinéma. On a parfois l’impression que le montage à été fait avec le logiciel Photoshop et qu’on a fait l’animation en surimposant deux diaporamas de photos dans Power Point en espèrant donner un look pour rivaliser avec la scène de transformation dans Altered Beast sur le Sega Genesis. Bref, j’avais vraiment l’impression d’avoir sniffer beaucoup de colle ou de m’être injecté du crack dans les yeux. Sérieusement, je ne comprends pas, il n’y a personne pas même le réalisateur, le producteur, le monteur (ok, c’est la même personne) ou même le distributeur qui ne s’est rendu compte qu’il y avait un truc qui cloche avec le film? Le film est par défaut très innoffensif malgré le nombre élevé de meurtres. J’ai l’impression qu’on m’a fait une blague, mais je ne la pige toujours pas.

La Run : Si on m’avait dit qu’après La Dernière Incarnation, les frères Fuica sont capable de faire un film appréciable, j’aurais répondu : mais voyons, donc! Siboire! Les Frères Fuica? Fuck that, man! Ma curiosité à eu le meilleur de moi et j’ai acheté une copie de La Run. Un film qui réussie à moitié à aller au bout de ses ambitions mais QUELLE MOITIÉ! Le film perd des points en essayant d’être cool avec ses mauvais accélération-ralenti-arrêt-sur-image-flashback et sa narration ultra prétentieuse qui n’a rien à voir avec le film d’autant plus qu’elle ne peut être dite par le personnage principal. Certains passages dialogués laissent vraiment à désirer et il faut parfois suspendre notre incrédulité par rapport au fait que le protagoniste entre et sort un peu trop facilement du milieu des vendeurs de drogues (on parle de grosses pointures ici, pas du dude qui vend du pot au métro Berri), Au-delà de ces faiblesses qui ne réussisent pas à couler le film, La Run est porté par des acteurs d’un naturel incroyable (sauf pour Leonardo Fuica, mais il est sympathique) et par une mise en scène efficace par ses plans-séquences et l’utilisation subtile de la steady-cam. Certains passages ne fonctionnent pas, comme mentionné plus haut, mais la plupart du temps on comprend ce que Damian Fuica à voulu faire. À défaut de réussir complètement, son film ne donne pas l’impression d’être à moitié raté mais plutôt à moitié réussi puisqu’on sent le cœur et les trippes des artisans qui y ont participé en faisant le plus d’un budget restreint (400 000 patates). Contrairement à Bumrush ou Sortie 67, La Run n’a pas une prétention socio-anthropologique, ce qui nous évite sauf dans la narration(au début et à la fin seulement), les dialogues lourds de sens et la rédemption judéo-chrétienno-religio-salvatrice typique de ce genre de film. La Run peut se comparer, dans ses meilleurs moments, à Pusher de Nicolas Winding Refn. C’est le plus beau compliment que je peux faire.