Friday, January 27, 2012

Reflexions sur de la cinématographication

Green Lantern : Contrairement à la croyance populaire, Blade n’a pas été un énorme succès. Les films de superhéros ne fonctionnent box-officement parlant que si le héros est méga-hyper-connu : Spiderman, Superman et Batman en tête(c'est pourquoi on fait et refait en film) . X-Men, Iron Man, Hulk, Captain America viennent ensuite. Daredevil? Pas un succès. Ghost-Rider? Pas un succès. Punisher? Pas un succès. Supergirl? Come on! Ces films ont rapporté de l’argent mais ne sont pas les franchise qu’ils auraient dû être. Pourquoi? Parce que ce sont des superhéros de moindre importance. Ce qui explique leur plus petit budget (moins de risque) et les réalisateurs bidons qui font ces films (sauf pour Del Toro avec les Hellboy et Blade 2). Green Lantern est un peu un entre deux. Il a le budget des 3 Blade réunis et la popularité d’un sous-Daredevil. Green Lantern n’est connu que d’une minime partie des amateurs de comic books, ceux qui l’aiment, l’adorent, ceux qui ne l’aiment pas ne le conaissent tout simplement pas. Difficile d’aller chercher un public dans ce cas-là (voir Watchmen pour un résultat similaire)On a donc décidé d’adapter son énorme univers au grand écran. On a donc décider de nous l’imposer. En 3D. Difficile de nous faire comprendre tout l’étendu de son univers en 2 heures, on a donc décidé de nous en montrer qu’un aperçu et développer le reste dans une suite filmique éventuelle. Mais voilà, il n y aura probablement aucune suite en raison de ses insuccès. Il ne nous a pas emballé, le Green Lantern. On s’en torche un peu le rectum de Green Lantern. Pour ses origines, le film aurait dû rester sur la planète Terre plutôt que d’aller et venir sur une planète en CGI-tri-dimensionnel pour nous présenter Mark Strong avec une face rouge et un gros front et Michael Clarke Duncan avec une face de gorille en CGI, mais un gorille qui va dans des 5@7 à Mos Eisley. Sur un peu plus de 2 heures, Ryan Reynolds nous montre ses abdos, Blake Lively démontre la limite des ses talents d’actrice, Peter Sarsgaard s’humilie pour la première fois, la scène du banquet est atroce et destinée à des enfants et les effets spéciaux sont lassant. Le ton n’est pas super clair, l’humour pas super drôle, l’action pas super intense, l’intérêt pas super là.

La Proie : Après le succès de Maléfique, Éric Valette s’est envollé vers Hollywood pour nous donner un train en CGI dans One Missed Call – The Remake pour ensuite retourner à ses premiers amours en France, soit le film de prison. La Proie est un gros film d’action un peu comme À bout portant. La France semble être en mesure de rivaliser avec les américains pour ce qui est du genre policier. On sent les influences d’un cinéma hong kongais. Il y a encore beaucoup de travail à faire au niveau de l’écriture mais ça s’en vient, on s’éloigne tranquillement du cinéma de Besson et son Europacorp ou on se rapproche de Nikita, c’est selon. C’est rassurant de voir que des films comme celui-ci ou Ne le Dis à personne peuvent se comparer, en mieux, à des trucs horribles comme Salt ou le remake de Pour elle. Le problème, par contre, réside dans le fait qu’on veut à tout prix en mettre plein la vue. On veut donner un bon spectacle mais aux détriments d'une intrigue qui devient abracadabrante, on veut rester réaliste mais au diable la logique! Ça donne souvent de gros trous scénaristiques ou une certaine incohérence. Sans être un grand film La Proie nous tient en haleine grâce à son rythme rapide, ses poursuites qui frisent le ridicules et l’interprétation des acteurs à commencer par Albert Dupontel, solide comme toujours, Alice Tagliani qui n’est pas la beauté fatale qu’on veut nous faire croire dans chaque film (au Québec on a Julie Lebreton, sorte de blondasse pas super belle mais qui joue toujours les objets de désirs) et Stéphane Debac qui sous ses airs de jeune papa attentionné est un pédophile méchant (y en a-t-il des bons? Sauf les prêtres, bien sûr). Si Emilio-Siri, Gans et Richet peuvent revenir au bercail et nous donner de bons films policiers français et servir une leçon aux Chris Nahon, Julien Leclercq et autres Pitof.

Don’t Open ‘till Christmas : Inième film de Père Noël assassin, Don’t Open ‘till Christmas est jusqu’à maintenant le plus gore que j’ai vu et le plus britannique (je ne savais pas qu’ils fêtaient Noël là-bas. Je croyais que le 25 décembre, ils buvaient du thé). Ressemblant étrangement à tout les autres films de Père Noël tueur où étant enfant, l’assassin à surpris son oncle(ou est-ce son père? Son voisin?) déguisé en Saint-Nicolas, violé (ou était-elle consentante?) sa mère. Évidemment tout le monde est mort, un Noël sanglant pour cette bonne famille tranquille qui a eu la brillante idée de donner un canif comme cadeau à l’enfant. Il ne faut pas se demander pourquoi il est devenur un tueur psychopathe. D’autant plus que lorsqu’il déballe le cadeau/couteau, il est tellement heureux qu’il fait de grands gestes de dépessage et d’écorchage avec l’arme blanche (du air-knife, comme disait Marcel Marceau). Vous l’aurez deviné, notre jeune homme devenu grand se met à tuer tout les Père Noël du voisinage et etc… Assez sanglant, assez sombre(pas dans le sens d’ambiance ou d’humour mais dans le sens de pas super bien éclairé) avec des acteurs qu’on aimerait ne plus revoir jouant des personnages détestables, misogynes ou tout simplement des saoulons de tavernes, le film est assez crade. On peut presque sentir un arôme de crasse ou de malpropreté tellement tout est sale et particulièrement infeste.

And Soon the Darkness : Ce film est un wet dream pour les ados pré-pubère ou les hommes malheureux dans leur couple puisqu’il met en scène Amber Heard et Odette Yustman(la Megan Fox des pauvres)…dans le même film…ensemble…en bikini…

Thriller dans la lignée des film du genre : jeunes-filles-en-vacances-dans-un-village-où-le-kidnapping-de-jeunes-filles-sexys-est-une-coutume-amusante, And Soon The Darkness est également un remake. Le thriller ne fonctionne jamais puisque le film est une peinture à numéros assez prévisible et que toutes les indices voulant créer le suspense ne semble rien changer à l‘histoire. La mise en scène un peu molle est fautive et le casting n’aide en rien. Yustman et Heard sont bonnes, les habitants du villages aussi mais le rôle du policier est joué par un acteur aux traits machiavéliques et au jeu caricaturale qui nous empêche de croire qu’il n’est pas corrompu alors que le suspect numéro uno est joué par Karl Urban qui avec son jeu sobre et ses traits de gentils garçon nous empêche de croire qu’il peut être le méchant. Sinon, rien de vraiment chiant mais rien de vraiment amusant…sauf Heard et Yustman en bikini.

I’m Over Here Now : Longtemps lapidé par les féministes du monde entier pour son humour extrêmement grossier, macho, vulgaire et misogyne, Andrew Dice Clay fait son retour sur scène (le film date de 2000). Il est difficile de voir autre chose qu’une énorme caricature quand Clay ouvre la bouche (ce qu’il s’est toujours justifié être) alors les féministes sont dans le champs. Par contre, une caricature n’est pas non plus une façon de se cacher quand notre humour est aussi grossier, alors les féministes ont raison. C’est que Clay n’est pas particulièrement drôle, il pousse très loin son personnage de macho au point où il n’y plus d’humour, juste une suite de vulgarité sans véritable but que de dire, en gros: suçe moi, avale et fais moi un sandwich. Clay à un certain talent d’improvisateur et s’amuse avec son public mais en 1998 (date de son retour sur scène), son personnage est anachronique, ne choque plus et n’a su se réinventer. Le public embarque dans son délire, on a donc droit à une femme qui montre ses seins comme si elle était à un concert de Mötley Crüe en 1987, tandis que certaines femmes se laissent humilier à propos de leur cock-sucking lips et autre blagues qui visent leurs huge fucking boobs. Pour fans seulement.

Pearl Jam Twenty : Cameron Crowe est un fan de musique, un mélomane et il ne le répétera jamais assez. C’est probablement pour ça que son Pearl Jam Twenty est une déception. Documentaire sur le groupe de Seattle, Pearl Jam Twenty se concentre minimalement sur leurs débuts suite à la dissolution de Mother Love Bone pour ne jamais vraiment explorer la suite des choses et se concentrer sur où ils en sont rendu. N’étant aucunement et n’ayant jamais été un fan de Pearl Jam, le film de Crowe ne m’a rien appris et autant dire que les fans du groupe n’apprendront surement rien de plus qu’ils ne savaient déjà. Alors à qui s’adresse le film?

When Will I Be Loved : James Toback est un drôle d’oiseau et ce n’est pas un compliment. When Will I Be Loved est un film qui ne sait absolument pas ce qu’il veut être ou ce qu’il veut dire. Pas un thriller érotique, pas un drame non plus et surtout pas une comédie, le film de Toback est une défaite pour voir Neve Campbell nue et comme Toback se donne un rôle dans le film… on a l’impression de voir une version américaine d’un film de Jean-Claude Brisseau.

Guru, the Mad Monk : Cousin de Red Bull the Bad Priest, Oncle de Full Throttle the Gay Friar et frère de Rockstar the Crazy Pope, Guru the Mad Monk n’est en rien « Mad ». Il se contente de se promener dans les couloirs d’une Église et de crier des choses à des gens. Parfois, mais pas toujours, il étrangle des gens hors champs. Les costumes sont à la limite de la caricature et les raccords ne fonctionnent pas toujours comme dans un film normal. Ce qui est parfois une malédiction pour les yeux est aussi souvent un plaisir pour la rate. Je pense entre autre à la scène où une femme rit à gorge déployée en sortant de la pièce pour ensuite couper au montage à l’autre pièce où elle continue son rire mais sur un autre octave. Le titre du film est écrit avec des lettres magnétiques (jouet pour enfant).

Laughing To Keep From Crying : Dans un élan d’extrême générosité de la part de mon précieux temps et parce qu’on m’a mit au défi (merci Jim Chartrand) et que j’aime bien ce genre de défi, je visionnerai pour mon plus grand plaisir tous les films de Tyler Perry. Laughing From Crying est donc ma première incursion dans l’œuvre de l’homme que les afro-américains proclament être la réincarnation de Jésus, Socrates, Shakespeare et Galilée dans le corps de Lando Calrissian. Laughing To Keep From Crying est en fait du théâtre filmé…avec des chansons…du genre Help Me Lord… Tout commence avec un générique qui semble tout droit sortie d’un sitcom des années 1970 avec le nom de l’acteur, son personnage et sa face sur un fond bleu-azur-vert-jaune-vomi. Tout un travail de graphisme. Filmer le programme aurait été plus cinématographique. Sur un peu plus de 130 minutes, Perry semble nous dire que les afro-américains sont pauvres, se prostitue pour se payer des saccoches, travaille comme proxénete, homme de ménage ou sont sur le chômage, ont peur des blancs qui habitent leur quartier, que les blancs veulent être noirs et changeant leur élocution, plus gangsta' quand ils veulent chiller avec leur homies et que les femmes blanches veulent secrètement un peu de « jungle fever » dans leur vie. Filmer devant un public qui ne rie pratiquement jamais peut-être pour ne pas déranger les acteurs sur scène ou peut-être tout simplement parce que ce n’est pas drôle cette pièce de thèâtre très moralisaticre et caricaturale ressemble à quelque chose qui pourrait jouer dans un théâtre d'été, à Magog.

The Change Up : Je ne comprends pas comment ce film peut avoir un plus gros budget que Contraband par exemple ou le remake de The Mechanic. À moins bien sûr que les abdos de Reynolds coutent cher et que tenir Bateman loin de la cocaine coute aussi très cher. Peut-être les excréments de bébés ont-ils tripler de valeur depuis Baby’s Day Out ou que de voir les seins de Leslie Mann (2 fois) augmente un budget. Une chose est sûr, ce n’est pas les blagues qui ont coûté chers, à moins qu’on a payé une fortune pour les deux seules qu’on a mis dans le film et que tout le monde à travaillé bénévolement. The Change-Up est une version vulgaire de Vice Versa (oui le film avec Judge Reinhold et Fred Savage). En croyant qu’il repousse la vulgarité à un autre niveau, le film n’atteint jamais vraiment ses ambitions de départ et ne devient rien d’autre qu’une comédie oubliable du genre Tomcats ou Buying The Cow. Le film s’arrête toujours un peu avant de franchir la ligne entre la vulgarité et la drôlerie, ce qui fait en sorte qu’il n’est ni l’un ni l’autre. Il n’en demeure pas moins que The Change-Up est écoutable grâce à ses acteurs et surtout grâce à Olivia Wilde.

Purple People Eater : Avant son rôle de Barney dans How I Met Your Mother, avant Starship Troopers et bien avant Dr Doogie, Neil Patrick Harris aidait un bonhomme mauve à chanter des chansons pour sauver ses grand-parents menacés de perdre leur maison. Little Richard et Chubby Checker font des apparitions. Le film est basé sur la chanson du même titre et le monstre mauve fait toutes sortes de bruits avec sa bouche. C’est M-A-L-A-D-E!

Different For Girls : C’est l’histoire de 2 amis d’enfances qui se retrouvent par hasard, plusieurs années plus tard, dans la rue durant un accident de voiture. L’un est toujours aussi désinvolte et rebelle(on le sait car il porte une cuirasse noir et écoute The Clash en vinyle) alors que l’autre…est devenu une femme… avec un vagin… et des seins. Il n’y qu’au cinéma où les transexuels ressemblent toujours à des hommes malgré leurs opérations et les hormones et tout. Pourquoi au cinéma les personnages d’hommes devenu femmes ressemblent toujours à des hommes alors que dans un film porno de she-males, on pourrait s’y méprendre. On regarde la fille et on la trouve sexy malgré ses faux seins jusqu’à se qu’elle nous montre son pénis. C’est à ce moment qu’on se sent idiot pour ne pas s'en être aperçut plus tôt. Alors qu’au cinéma « normal », on trouve le personnage idiot de ne pas s’en rendre compte puisqu'à part l arobe et la perruque, il n'y a souvent rien d eféminin au trait de l'acteur personiffiant le transexuel. Toujours est-il qu’ils se revoient et commencent une amitié malgré les réticences de notre rebelle et des mésaventures que tout cela implique(une nuit en prison, le harcelement des policiers, machos et autres motards barbus). Le film est une comédie romantique typique mais presque sympathique. Je crois que la scène de sexe est inutile, j’ai pas envie de la(le) voir nue comme le chantait Indochine.

Monday, January 16, 2012

Reflexions sur de la cinématographication

Slaughter : Après le succès de Shaft (ou est-ce celui de Bone?), Slaughter arrive sur les écrans en 1972. Dans la lignée des films de Blaxpoitation, Slaughter est un bon divertissement malgré certains plans de caméra un peu dégueux, du genre fisheye avant-gardiste. Jim Brown est assez statique contrairement à Richard Roundtree, mais il livre la marchandise et apparaît beaucoup plus comme un Dirty Harry qu’un héros moderne. La mot « nigger » est utilisé plus souvent que dans un film de Tarantino et la musique funk est entrainante.

Slaughter’s Big Rip Off : Sortie un an après Slaughter, cette suite est plus divertissante, et beaucoup plus amusante que ne pouvais l’être Shaft in Africa par exemple. L’intrigue reprend notre statique Jim Brown qui se bat à coup de poings sur la gueule de ses ennemis.

This Movie Is Broken : Un peu comme le 9 Songs de Winterbottom mais sans les gros plans de pénis qui éjaculent ou les scènes de sexe explicite, This Movie Is Broken est une histoire d’amour entre un garçon un peu slacker et une actrice en visite à Toronto, leur ville natale. Ils se connaissent depuis toujours et ont couché ensemble la veille. Pour la garder avec lui il l’invite, à sa dernière soirée en ville, à un spectacle de Broken Social Scene, Les Porn Flakes de Toronto (pas vraiment!). Comme pour le film de Winterbottom, tout est tourné en DV et les scènes entre les deux tourtereaux sont entrecoupées de scènes du spectacle où le groupe à déployé tout un arsenal de musiciens en réunissant ses meilleurs collaborateurs (Feist, James Shaw, Amy Millan, Jason Collett, Emily Haines, il ne manque que Danko Jones (il n’a jamais fait partie du groupe mais était le coloc de Kevin Drew alors il aurait pu lui apporter un sandwich ou sa lessive propre). This Movie Is Broken est une lettre d’amour à Broken Social Scene, à la musique, àa la ville de Toronto, à l’amour en général, à la vie et à Scott Pilgrim(pas vraiment!).

Hysteria – The Def Leppard Story : Téléfilm sur le groupe brittanique qui se concentre de façon anecdotico-résumo-minimalisto-hilarant sur leur début jusqu’à la sortie de l'album Hysteria(l'album qui a donné ses heures de gloires au Combat des Clips à Musique Plus) . Croyant être aidé par un montage dynamiquement ridicule, ce téléfilm est sympathique malgré tout. Les acteurs se débrouillent assez bien, on est loin de Almost Famous, mais on y croit. Le gros problème est que tout est très abrégé au point où s’en est rigolo. Évidemment le budget n’aide en rien ce qui explique le pseudo-montage-dynamique et les coins tournés très très rondement. Toujours est-il que comparé à Rockstar, Hysteria est amusant et à la limite, intéressant. Mon gros bémol est la scène d’ouverture qui montre l’accident de la route du batteur Rick Allen qui lui a fait perdre son bras. Bien que la scène soit surprenement graphique, Allen semble, selon ce qu’on voit, avoir eu son accident en écoutant un album de Def Leppard dans sa voiture. C’est un peu prétentieux d’écouter son propre album et je ne crois pas que son accident soit un acte de Dieu pour lui rappeller sa prétention car Lars Ulrich porte un t-shirt de Metallica dans le vidéo de One et Ulrich, à se qu’on sache, a vendu plusieurs de ses toiles en plus de voler la blonde de Matt Damon.

Reeds : Reeds c’est un peu un mélange de Timecrimes et Triangle mais vous l’aurez deviné en pas mal moins convaincant ou intéressant. La plupart des films du festival Afterdark (AKA 8 Films To Die For) se ressemblent tous autant au niveau visuel qu’au niveau scénaristique. Pas que les histoires soient les mêmes, mais ils ont tous ce côté où on débute avec une intrigue correcte et en plein milieu on change complètement de parcours pour surexpliquer ce qui ne devait pas être expliquer du tout. Chacun des films du festival perd des points en milieu de parcours puisqu’ils s’aventurent dans l’explication inutiles et du même coup, anéhantissent leur suspense, se ridiculisent, nous font perdre intérêt et n’arrivent jamais à être aussi original qu’ils le croient. Reeds c’est un peu ça. On commence avec beaucoup d’ambiance, on se questionne, on apprécie les acteurs, l’intrigue demande notre attention et puis en plein milieu on se met à tout surexpliquer à coup de flashbacks et le surnaturel devient tout à coup réel avec un méchant qui surexplique son plan diabolique qui semble n’avoir aucun lien avec le mystère des 40 premières minutes.

Perkins 14 : Perkins 14 a le même problème que les autres films du festival Afterdark mais en triple. Parce que le film devient de plus en plus con à mesure que le récit avance. Ce qui commence plutôt bien, un policier croit avoir trouver l’assassin de son fils et envoie un ami dans la demeure de celui-ci pour fouiller pendant que le policier garde le présumé assassin dans une cellule. À la surprise générale, il s’agit bien de l’assassin qui sera abattu d’une balle à bout portant dans le visage par le policier/père vengeur/triste. La suite est un ramassi de stupidités amalgamées à une intrigue qui l’est tout autant. Car voyez-vous, le fils n’est pas mort, l’assassin à créer une bande (il sont 14 en tout, c’est pour ça le 14 dans le titre, je pense) de tueurs zombies qui sèment la panique dans la ville. Les zombies tuent donc tout les habitants du village et quand le père/policier/cocu(c’est pas sa soirée!) arrive face à face avec son fils dégoulinant de sang, il préfère essayer un rapprochement père-fils plutôt que de lui mettre du plomb dans l’occiput. La scène cache une surprise mais il faut tout de même avouer que le gros bon sens, père-fils ou non, fait en sorte que personne n’oserait un rapprochement de la sorte, surtout quand le fils vient tout juste de tuer sa mère/femme adultère du policier/père/cocu. Mais les scénarios bidons étant ce qu’il sont, on préfère penser que des sentiments de culpabilités enfouis mais répétés tout au long du métrage font de bon dévelloppement psychologique des personnages. Le problème vient aussi du fait que l’acteur personifiant le policier n’est pas mauvais, a une présence, un certain charisme mais apparaît assez antipathique. Très antipathique même. Le dernier tier est rempli de gros gore dégoulinant qui m’apparaît assez inutile. Les dialogues frolent souvent la connerie (Are you okay? Demande le policier à sa fille pendant une attaque de zombie alors qu’il a très bien vu que rien ne lui est arrivée mais que son copain guitariste et un peu punk cheap à reçu un coup de couteau sur la main (fini la guitare!)), on a droit à des scènes pas tout à fait au point au niveau de la compréhension du récit. Je parle entre autre de la scène où le policier s’aperçoit que son fils fait partie de la bande des 14 et hésite avant de lui tirer dessus. La scène est assez incompéhensible pour l’œil humain. Le policier est debout, côté conducteur d’une voiture, son fils est du côté passager, donc une voiture(maximum 2 mètres) les sépare. Puis arrive un autre policier qui veut utiliser son arme sur le gredin/zombie/fils. L’autre policier est devant la voiture, donc à un mètre entre le père et son fils. Le père étire son bras en criant : No! It’s my son! It’s my son! No! Le policier s’avance donc vers le zombie dans le but de le tuer mais se fait agressé sauvagement par celui-ci et traine le policier mort par les pieds dans la forêt pendant que le père continue de crier : No! En étirant le bras. La scène dure 2 minutes et le tout prend place dans 3 mètres carrés. Le ridicule de la scène vient du fait que la voiture qui sépare le père du fils agit pratiquement comme un mur de brique de 34 pieds de haut ou d’une vitre indestructble qui empêche le policier de bouger alors qu’il peut pratiquement toucher son fils. L’autre policier lui aussi semble tout à fait confu par la voiture qui le sépare de son collègue et du zombie. Mes explications donnent des airs de Scorcese à la mise en scène alors qu’en réalité la rétine de l’œil décolle un peu quand on regarde le film.

The Graves : Graves c’est le nom de famille des deux protagonistes de ce film d’horreur où les stupidités des personnages secondaires ainsi que leur talent d’acteur mettent la patience du spectateur à rude épreuve. Graves c’est aussi, vous l’aurez deviné, un jeu de mot. L’histoire est intriguante par ce qu’elle ne montre ou n’explique pas… jusqu’à la moitié du film où elle explique un peu tout… L’actrice principale (la femme de Seth Green, sorte de beauté attypique, croisement entre Olivia Wilde et Keira Knightley) est beaucoup trop vieille pour jouer les ados mais c’est le dernier de nos soucis car les clichés autant dialogués que mis en scène dérangent beaucoup plus. Les clichés font partie du cinéma, il faut faire avec. Mon problème c’est lorsqu’ils apparaissent comme une paresse visuelle et intellectuelle. Le fameux plan dans tout les films d’horreur où la future victime, cadrée en plan américain, bien centrée devant une porte ou une fenêtre, qui recule en disant « no, no get away from me » et qui se fait ramasser la nuque à coup de hache par le croquemitaine qui arrive par derrière est tellement prévisible. Fuck le plan centré! Moi je dis que ce n’est pas grave si le plan n’est pas centré, cela accentue l’effet de surprise, ce n’est pas grave si le future victime ne recule pas parce qu’une hache dans le front c’est encore plus surprenant. Moi je dis fuck le plan centré si le réalisateur dirige ou choisi mieux ses acteurs et ses dialogues parce que ça aussi ça annule l’effet de surprise. L’acteur/trice mauvais(e) qui recule, on le sait qu’il(elle) va mourir. Il y a tellement de ce genres de scènes paresseusement misent en scène dans The Graves que l’intérrêt n’y est pas. Filmer des filles qui courent en criant dans le désert ne fait pas un bon film d'horreur.

The Final : En ces temps où l’intimidation scolaire est partout: dans nos écoles, dans nos buraux, chez Subway (mangez frais!) ou dans nos hôpitaux, arrive un film qui traite de ce sujet très délicat….mais 3 ans trop tôt. Il n’est jamais trop tôt me dira Jasmin Roy, mais bon. The Final ressemble beaucoup à une pièce de théâtre mal adapté au cinéma. Bien que le sujet soit d’actualité, tout est étiré beaucoup trop longtemps pour rien et les acteurs sont assez incroyablement pas super bons. Des étudiants victimes d’intimidation par des jocks, des yuppies et des filles de 33 ans qui jouent les p’tites salopes de 16 ans, décident de se venger, les kidnapper pendant une fête et les torturer avant de s’enlever la vie. Voilà en gros leur plan. On comprend l’exagération de cette prémisse puisque le but est de faire réfléchir et c’est là que le film gagne des points, parce qu’il veut dénoncer et faire réfléchir. Mais il cours plusieurs lièvres à la fois et n’assume pas sa morale en concluant de façon ridicule, comme si le réalisateur ne voulait pas vraiment prendre position. Les grandes envolées lyriques de nos intimidés expliquent bien le désaroi et le cause à effet de leur intimidation mais le côté « on va vous tuer » traine tellement qu’on a droit à une sous-intrigue à laquelle on ne croit jamais avec les pires acteurs du films et ces envolées lyriques finissent par ne devenir que du vent puisque jamais on ne sent la menace. On aurait dû garder un huis-clos verbeux plutôt que de créer un faux suspense ou tout simplement, comme la réalité l’aurait voulu, donner 2 ou 3 explications et tuer tout le monde en 5 minutes. Parce que c’est comme ça que ça se serait passé dans la vrai vie. Parce qu’à la limite ce n’est pas très grave si les intimidés ne passent pas à l’acte, s’ils ne font que faire peur à leur bourreaux mais le film n’a pas à nous faire croire qu’ils vont peut-être passer à l’acte ou non : Ooooooh ! Suspense!! D’autant plus qu’ils ont tous laissé une lettre explicative de suicide à leur parent et comme tout se déroule sur des heures et des heures, il me semblent que les parents auraient appelé la police ou auraient tenté de trouver leur enfants, ce qui accentue le côté urgent de leur plan diabolique alors qu’ils ne font que de la masturbation verbale. Oui, un des étudiants explique son plan diabolique à son père qui ne l’écoute pas, me direz-vous, mais c’est un peu une façon paresseusse de nous laisser croire que son père ne tentera pas d’aller à sa recherche après avoir lu sa lettre. C’est pas parce qu’on vit une crise d’adolescents que nos parents se crissent de nous.

Slaughter : À ne pas confondre avec Slaughter, mentionné plus haut. En fait je n’ai aucun souvenir du film mis à part que c’était ennuyant, que l’actrice principale n’était pas super convaincante et qu’il ne faut pas confondre avec Slaughter le film mentionné plus haut.

Zombies Of Mass Destruction : Un peu comme une tentative de pseudo-Shaun Of The Dead, mais avec un couple gai, ZOMD est une comédie assez mal écrite qui comporte son lot de blagues douteuses qui font souvent décrocher le spectateur. Car sans être d’une drôlerie amusante ou efficace et sans être une comédie bien ficelé à la Return Of The Living Dead, les personnages de ZOMD donnent toujours l’impression que rien de se qui leur arrive est vraiment grave. Rien n’est suffisament détaché pour être un clin d’œil ou une parodie non plus. Les scènes d’expositions sont beaucoup trop longue et inintéressantes pour justifier leur longueur sauf bien sûr quand vient le temps de surprendre le spectateur, en vain, avec des attaques zombies en plein milieu d’un échange verbal. Le spectateur à décroché depuis beaucoup trop longtemps. Il y a un maximum de dialogues inutiles que l’on peut absorber avant de commencer à s’en battre les couilles. Le sang ne coule pas tout à fait à flot mais lorsqu’il coule c’est en grande quantité et les effets spéciaux sont réussis.

Wednesday, January 11, 2012

Reflexions sur de la cinématographication

Human Centipede II (Full Sequence) : On peut détester ce film avec une haine haineuse démesurée mais ce serait être hypocrite puisque cette suite du premier film de Tom Six est utile (oui, oui) et intélligente d’une subtilité bien mince et ce n’est pas péjoratif. Six nous donne exactement ce que tout les gens demandent d’une suite alors ce serait hypocrite de dire qu’il va trop loin. D’une dégueulasserie crade, d’un humour noir pervers, d’un malaise malaisant, Human Centipede II (Full Sequence) est selon moi, une des bonnes réussites dans le genre au 21e siècle. Rien de moins. Jamais Six ne se cache derrière une pseudo-morale ou une fausse métaphore patriotique. Son film traite de notre fascination pour la pervertion et c’est pourquoi on est curieux de son film qui raconte l’histoire d’un préposé au stationnement qui kidnappent une vingtaine de personnes pour en faire un énorme tube disgestif en les cousant bouche-à-cul.

Hellraiser : Revelations : En produisant un inième film de la série avec comme agenda secret de pouvoir garder les droits de la franchise et en faire un remake, Dimension Extreme nous ont donc pondu un gros tas de marde. Vite fait et avec le budget d’un pizza congelée, Hellraiser : Revelations manque incroyablement de cohérence dans sa mise en scène et ce après seulement 3 minutes. Ce qui commence comme un « found footage movie » change assez rapidement en « shitty afternoon special kind of a movie » avec des acteurs assez mauvais et une mise en scène mal orchestrée qui détruit la simili-tension du film. Certaines scènes, surtout celles dans la maison, sont mise en image de façon tellement amateur, que le film ne dégage absolument rien au niveau du suspense. Le scénariste a voulu se rapprocher du matériel d’origine écrit par Clive Barker mais en vain. Et que dire de la prestation de Stephan Smith Collins l’acteur qui joue Pinhead. Sans charisme, sans talent, 100 livres en trop. Une honte.

Assassination Games : Avec un look délavé un peu cheap et des scènes d’action très paresseuses, on ce serait attendu à un peu plus d’une collaboration Van Damme/Adkins. Pas d’un ennuie mortel mais absolument aucunement un grand cru.

Faces In The Crowd : Dans ce qui ressemble à un mélange pas super adroit de The Eyes of Laura Mars et Blink, FITC est un inième thriller mettant en scène Milla Jovovich-Anderson dans une intrigue de yeux-et-perceptions-d’un-tueur-qu’on-n’est-pas-sûr-parce-que-tsé-des-fois-la-folie-pis-les-yeux-mélangent-des-faces-pis-toute. Le suspense ne fonctionne pas vraiment en fait pas du tout mais ce n’est de la faute à personne d’autre qu’un scénario paresseux et beaucoup moins complexe qui ne croit l’être. On force l’intrigue inutilement pour avoir une finale explosive alors que rien n’indique que l’histoire devait prendre cette tournure.

30 Minutes Or Less : L’idée est sympathique mais l’histoire ne fonctionne pas. C’est l’exemple parfait d’une réalisation soignée et rythmée mais d’un mauvais scénario qui mêle difficilement la comédie et le film criminel. Le côté comédie est ce qui est mis de l’avant mais les revirements de situations sont mal amenés et assez peu efficace. On mise sur le côté « criminel idiot » mais comme les personnages sont antipathiques et par le fait même les méchants, on voit difficilement comment leur idioties peuvent nous faire rire puisqu’on leur souhaite que du mal. On est loin de Pallookaville ou Big Deal On Madonna Street ou même Small Time Crooks. Jesse Eiseinberg et Nick Swardson s’en tirent bien tandis que Danny McBride est égal à lui-même c’est-à-dire vulgaire et détestable et Anzi Anzari est assez nul. Il faut dire qu’il est loin d’être un comédien, il ne fait que crier un peu comme Chris Rock(qui est un fantastique humoriste mais un acteur exécrable).

Mutiny : Connu aussi sous le titre de Space Mutiny, ce film de science-fiction est complètement ridicule. Il est incroyablement difficile de savoir s’il s’agit d’une sorte de pastiche, d’une comédie ou d’un film sérieux. J’avais parfois l’impression d’écouter une version futuriste d’Austin Powers, les personnages en moins. Le film prend place sur un vaisseau spacial alors que les décors ressemblent à des bureaux ou des classes d’école d’où la lumière du soleil est visible ou même encore des sous-sol d’usine avec de la tuyauterie énorme qui ne pourrait jamais être sur un vaisseau spatial. Le montage est parfois psychédélique lors de l’explosion finale par exemple, sinon on accélère les courses en mini-voitures (sorte de voiturettes de golf dont on a ajouté une armature en plastique mou qui plie dans le vent). Les mini-voitures roulent aussi vite qu’un vieillard se déplace avec une marchette, ce qui explique l’accélération au montage et qui explique les éclats de rire du spectateurs. Les deux protagonistes tombent en amour en 5 minutes, peut-être moins et l’actrice principale à visiblement 25 ans de plus que son personnage. La scène de mutinerie dans un bureau est tout simplement une pièce d’anthologie. Et les dialogues, hilarant. Genre :

Homme barbu(ressemblant au père noël, mais creepy) : Let it go, Doc!

Doc s’arrête en pleine course, lui qui voulait alerter le héro et regarde le barbu.

Homme barbu : You can’t stop love.

Dans mon Top 5 des films tellement mauvais qu’ils sont drôle.

One Missed Call : Après Maléfique, Eric Valette est devenu, ce qu’il croit, un représentant de l’horreur à la française. Il s’est donc naturellement envolé vers Hollywood pour nous donner un remake du film de Takashi Miike. One Miss Call version Miike, n’est pas particulièrement bon ou logique mais on peut très bien imaginer le concept repris par les américains. Valette s’est donc concentré sur l’ambiance sans jamais y lire le scénario et ça donne ce que ça donne : un suspense horrifique complètement con où des personnages accumulent les stupidités et les illogismes pour aboutir à quelque chose d’assez merdeux. On a aussi droit à un train (un métro) fait en CGI tout droit sortie des Studios Martin Gamal Inc. Depuis quand n’est-on pas en mesure de filmer un vrai train?

Terror Trap : Terror Trap est tellement une copie de Vacancy qu’on a l’impression qu’il ne pourrait pas être une suite ni un remake mais véritablement un film dont tout les artisans y ayant travaillé n’ont jamais vu, lu ou entendu parlé du film de Nimrod Antal. D’une prétention palpable dans le générique d’ouverture on ne sait pas trop a quoi s’attendre pour la suite. Personnages détestables et intrigue pas tout à fait clair, Terror Trap est looooooong malgré ses 75 minutes. La réalisation est pauvre surtout lorsque le réalisateur à eu droit à une grue, il l’utilise de façon assez malheureuse en créant des plans d’ensembles suréclairés par des lumières qui arrivent de nul part puisque le motel où à lieu l’action est en plein bled désertique. Les mouvements de la grue sont saccadés, ce qui accentue l’effet d’amateurisme que le montage ne cesse de nous démontrer depuis le début. Et que dire de Michael Madsen qui est dans le film 38 secondes dont dans une finale qui semble tout droit sortie d’un autre film et qui n’explique en rien celui-ci.

The Loved Ones : Film d’horreur australien assez disjoncté pour être une agréable suprise, d’autant plus que les acteurs jouent bien. Une étudiante n’acceptant pas le refus de l’élu de son cœur pour le bal de finnissants, décide de le kidnapper et le torturer avec l’aide de son père. Rien de très original mais qui finit par être plus intéressant et plus profond qu’un simple film de torture. Le jeune réalisatuer Sean Byrne démontre de belles qualités, même s’il y a un ou deux trous dans son scénario.

Skate Or Die : Les films produits et/ou écrits et/ou réalisés et/ou etc… par Luc Besson sont plus souvent qu’autrement des divertissements de bas niveaux pour amateurs de films poches avec des scènes d’action honnêtes, de l’humour trisomique, des acteurs hors de leur élément (quand il s’agit d’acteurs), des intrigues copiés/collés sur autre chose et des filles en lingerie avec des gros fusils qui se lèchent les lèvres de façon pseudo-bandante. Autrement dit, les films de Besson sont des wet dreams pour hommes pré-pubères dans la trentaine. Ce qui au-delà de la piètre qualité peut s’avérer pas aussi chiant que ça en ai l’air. Par contre, quand on fait du sous-Besson, à il y a un problème. C’est un peu comme si une chaine de restaurant faisait des hamburgers avec des restants du McDonald’s. Skate Or Die (qui n’a malheureusement rien à voir avec le jeu vidéo) est du sous-Besson. L’intrigue qui dans un film de Besson paraitrait stupidement honteuse est ici, d’une pure connerie (2 ados idiots filment un meurtre, en deviennent témoins et courent pour leur vie. Pourquoi filment-ils? Savaient-ils qu’un meurtre allait être commis?). En voulant éliminer les témoins, les méchants les poursuivent dans la ville en tirant partout avec leur pistolet créant au passage, il me semble, d’autres témoins. Puisqu’ils sont des flics corrompus, ils tentent d’effacer toutes traces de leurs délits en mitraillant à gauche et à droite(pour des flics, ils manquent de pratique sur des cibles, je dirais) une balle de perdues par-ci et par-là mais quand arrive un face à face avec un autre flic, ce qui semble être une évidence de le tuer et accuser nos deux amateurs de rouli-roulant et ainsi leur donner un alibi, les méchants hésitent, s’expliquent mais pas trop, crient fort, hésitent encore… Bref, de la scénarisation pas tout à fait au point.

Shadow : Comme un à tous vu La Rivière du Hibou (et Sucker Punch et The Jacket mais bon…) on sait dès le début comment Shadow va se terminer. Ce serait bouder un peu précocement un film qui vaut le détour. Outre les chasseurs caricaturaux et un peu trop assoifés de violence, le film est remplie d’images incroyablement belles. Le montage est lent et fluide. Le film est rempli de touches subtiles qui nous amènent vers sa conclusion prévisible mais pas inintéressantes. Certains ont voulu voir un autre torture porn et ont été déçu.

Autopsy : Autopsy est un film d’horreur où jamais on ne voit d’autopsies, mais l’action prend place dans un hôpital, alors on n’est pas loin. On aurait pu titrer le film Opération ou Salle d’acouchement ou Radiographie pulmonaire ou Rhinoplasty, des trucs d’hopitaux qui n’ont rien à voir avec le film mais …tsé…un peu quand même...mais pas trop mais bon, peut-être que si… Avec un titre comme Autopsy, on donne quand même une bonne idée du film ce qu’un titre comme Épidurale ou Soluté n’aurait pu faire de façon aussi efficace. Donc, un hôpital avec des jeunes acteurs un peu cute qui se font "scalpel-ler" sur des civières pour des raisons bidons par une bandes de médecins un peu fous, je dirais. Jamais il n’est question de la sanité des docteurs du film, mais bon c’est évident qu’ils ont des problèmes sociaux, pas besoin d’être psychotérapeute ou amateur des théories de Freud pour comprendre ça. Il y a un médecin joué par le T-1000 et on sait qu’il est méchant, il a tué le chien de John Connor. Je ne recommande pas particulièrement Autopsy, ils m’ont menti avec le titre, fuck them!

Exam : Probablement le plus intéressant des huis-clos imitant Cube, Exam est un petit casses-tête qui ne snobe jamais son auditoire et qui n’essaie jamais d’être plus intélligent qu’il ne l’est. 8 candidats doivent résoudre un énigme et ainsi obtenir un poste important dans une compagnie non-moins importante. L’intrigue à évidemment son lot de personnages détestables et de revirements qui virent un peu trop vers la violence facile mais en sommes, le suspense et les dialogues font de ce film un petit divertissement habile.

Fan Boys : Se proclamant pro-Star Wars, cette comédie sur les tribulations d’une bandes de tatas qui veulent voler une copie de The Phantom Menace avant sa sortie au ranch Skywalker n’est pas très claire dans ses intentions. Oui, le film rit des Trekkies mais comment ont-ils convaincu William Shatner de jouer son propre rôle dans un films qui rie de son héritage science-fictionnesque? De plus, l’humour est inoffensif face aux Trekkies. N’étant aucunement comique et remplie de performances d’acteurs qui doivent être gênés aujourd’hui (Jay Baruchel, 3 rôles pour Seth Rogen, Kristen Bell, Dan Fogler) et remplie de caméos (Kevin Smith, Shatner, Carrie Fisher, Ray Parks), le film est pour fans seulement et c’en est presque pathétique. Comme si les fans de Star Wars étaient des gens différents, alors qu’ils sont des gens normaux qui n’ont aucune ouverture culturelle ce qui est pour eux un épée à double trachant. Mais bon, s’ils veulent croire qu’un film remplie de références les distingue parce qu’ils les comprennent, tant mieux pour eux. Il faudra un jour se rendre compte qu’une référence culturelle dans un film, comme il y en tant, n’améliore pas la qualité d’un film, elle ne fait que nous donner l’impression d’être intélligent pendant une fraction de seconde.

Dying Breed : Des rednecks en Australie, tuent des gens pour les manger pis toute….

Elektra Luxx : Sebastian Guttierrez nous donne encore une fois une excuse pour mettre en scène sa femme, Carla Gugino, dans un rôle principal. Gugino est une belle femme, une MILF, comme on dit dans le jargon des garçons pré-pubères et Guttierrez le sait. C’est pourquoi Gugino joue une ex-pornstar qui essaie de survivre à sa carrière post-pénétration. Dans ce qui ressemble à un film choral au look très télévisuel, Guttierrez essaie de recréer la magie de son film précédent, Women in Trouble, avec à peu près les mêmes acteurs. L’humour fonctionne peu ou pas, les scènes sont éclairés comme un mauvais sitcom, les sous-intrigues ralentissent le film qui de toute façon n’a aucun rythme et le côté coquin/sexy est d’une prudité papale. Pour les femmes, Tymothy Olyphant apparaît torse nu, pour les hommes, la montréalaise Emmanuelle Chriqui porte une robe décolletée pour bien nous montrer sa craque de seins (encore une fois).

Evil Feed : D’un amateurisme qui ne rivalise tout de même pas avec Nightmare Man(quoique Nigthmare Man en est drôle), Evil Feed est un idée de film assez moche mais mis en scène de façon encore plus moche, surtout les 15 premières minutes qui se passent dans une foire et un bar de danseuses. Les images ont été filmé clandestinement ce qui les rends très flous ou shaky (à cause du zoom). Un cadrage approximatif qui aide le montage mais pas la compréhension du film et des effets spéciaux du Dollorama rendent ce film pénible.

The Yellow Sea : Après The Chaser, les attentes étaient élevées pour le nouveau film de Hong-Ji Na. Même s’il déçoit un peu, The Yellow Sea est d’une grande maitrise formelle. L’histoire prend son temps, un peu trop même, mais tout ça en vaut la peine. Sans être parfait, The Yellow Sea est un excellent thriller qui vous tient en haleine, malgré la violence.

Guinea Pig 1-6 : Avec sa réputation de films horribles je m’attendais à quelque chose qui pouvait rivaliser avec les August Underground, et bien, non. Pas que je veux absolument que mon cinéma soit saignant et goreux mais lorsqu’on essaie de repousser les limites du supportable, je m’attends quand même à plus, surtout lorsque la série de films vient du Japon, pays où la violence est un sentiment réprimé qui sort parfois de façon extrême dans son cinéma. Mis à part l’œil qui se fait percer en gros plan dans le 1er film de la série, le reste n’est qu’une suite de moyens métrages (entre 40 et 60 minutes) aussi insipides qu’ennuyants. Les effets spéciaux sont des retailles de trucs dégoulinants qu’on a voler sur le plateau du Demons de Bava et on filme avec une caméra cheapette qui donne un look qui n’en est pas un. Dans un des épisodes, un homme dissèque une sirène qu’il a trouvé sur le bord de l‘eau, c’est vous dire à quel point tout ça est « réaliste ».

Eat and Run : Eat and Run est un OVNI dans le cinéma comique américain. Dans le genre ZAZ, très pince-sans-rire et qui peut aussi rappeller Attack of the Killer Tomatoes plutôt qu’un truc des frères Wayans. Si l’on passe les 5 première minutes qui peuvent paraître pénibles, on finit par comprendre que ce film est hilarant. Sorte de film policier où un détective cherche à élucider la vague de meurtres qui sévit dans la ville où plusieurs italiens ont été tué/mangé par un extra-terrestre. La narration du film est faite par le personnage lui-même, qui se parle à voix haute partout où il va. Pas un bon film, pas très subtil mais surprenement très drôle.

Highlander 5 : Je crois être la seule personne au monde à avoir non seulement vu Highlander 4, mais à l’avoir vu dans le confort d’une salle de cinéma. Croyant que la série s’arrêtait au moment où je sortais de la salle, puisque le film est un ratage complet, j’ai été plus qu’étonné d’apprendre je ne sais où, qu’une suite avait été non seulement écrite mais en plus produite et réalisée et distribuée et écoutée (par moi, dumoins). Highander 5 aurait pu avoir comme titre La Forêt ou Acteurs minables avec des épées ou même Green screen pour les nuls. Mais non, puisqu’Adrian Paul y tient le rôle de Chose MacLeod, le moins que l’on puisse faire c’est de titrer le film Highlander 5 puisque Paul n’a jamais joué dans rien d’autre et quand je dis jouer je veux bien sûr dire faire des faces en récitant des phrases. Donc, on efface à peu près tout ce qui peut relier ce film aux autres de la série et on se bat dans une forêt à coups d’épées. On dit des trucs avec attitude et peu de conviction, on multiplie les intriguent avec des personnages peu mémorables, on utilise des green screens pour montrer des images peu impressionantes. Le montage se limite à un plan d’ensemble et un plan rapproché sur rails, on veut donc creér du mouvement et du rythme, en vain. Ça se termine je ne souviens plus trop comment parce que j’ai perdu intérêt dans les 3 premières minutes.

Tuesday, December 27, 2011

Top Dix

Chaque fin d’année apporte son lot de Tope disse et bla bla bla…

Loin de moi l'idée de paraitre condescendant et arrogant avec mes goûts musicaux, mon but est de dresser une liste d'album que j'ai aimé durant l'année 2011 pour la partager avec les gens question de créer un dialogue, une conversation, un argument, un débat. Pour également faire découvrir aux autres des artistes qui leur sont peut-être passé sous le nez ou qu'ils ont entendu d'une oreille inattentive et qu'ils voudraient donner une seconde chance. Tout ceci est bien sûr subjectif puisque nos goûts sont personnels mais également influencés par nos préférences.

Voici donc, de façon abrégé et sans ordre précis, un tope disse qui n’en est pas un :

The Black Keys - El Camino : Probablement l’album le plus attendu de la fin d’année, El Camino est le pire album du groupe. Jamais un album n’a semblé si commercialement inventé pour vendre de la bière, des séries télé américaines ou des voitures. Le duo va même jusqu’à faire une ballade hyper-prévisible musicalement et terne émotionellement, c’en est presqu’insultant. Pourquoi El Camino est-il dans le tope disse? Parce qu’une fois passé la première moitié de l’album, les chansons deviennent soudainement solides. Les grooves de bass drum et les riffs de guitares qui tuent prennent le dessus sur les sonorités pseudos-radiophoniques. El Camino aurait dû être un EP. Il se retrouvera dans le fond de la pile des albums de Black Keys, comme Magic Potion, que l’on ressort une fois de temps en temps pour se rendre compte qui’il n’est pas si mal.

Tapes ‘N Tapes - Outside : Aucun album n’a joué autant, en 2011, dans mon Aiepode, sur ma table tournante, sur mon ordine ou dans mon discman que Outside, 3e galette de Tapes ‘N Tapes. De Badaboom en passant par Desert Plane, de Freak Out à Mighty Long et Nightfall, la bande à Josh Grier m’a donné le goût de devenir musicien dans un coverband de Tapes ‘N Tapes. Avec ses lignes de guitares simples et des grooves de basse efficace, c’est la batterie qui transporte les chansons d’Outside et qui dirige le reste du groupe pour donner un effort commun dans la même direction. Les comparaisons à Pavement se terminent ici, Tapes ‘N Tapes peuvent voler de leurs propres ailes avec un son bien à eux.

Wild Flag : En écoutant la première galette de Wild Flag on s’aperçoit que le côté mélodique de Sleater-Kinney venait de Carrie Brownstein et Janet Weiss (l’album solo de Corin Tucker sortie l’année dernière sert également d’argument). Les ex-Sleater-Kinney sont aidé au chant par une Mary Timony post-Helium et post-carrière-solo pour le plus grand plaisir des fans des deux défunts groupes et pour les fans de musique rock. Timony à cessé depuis peu de chanter à propos de dragons, licornes et arcs-en-ciel pour se concentrer sur des sujets plus mature (je n’ai rien contre les contes enfantins mais elle se devait de se réinventer). Elle insuffle donc une dose de rock et Brownstein fait de même sans jamais faire ressentir une compétition entre les deux chanteuses qui alternent derrière le micro. L’album sonne comme un équilibre parfait entre les forces de chacune d’elle et une forme de camaraderie est palpable sur chacune des chansons.

Crooked Fingers - Breaks in the Armour : Eric Bachman n’a pas la voix la plus sensuelle ce qui n’était pas un problème au temps de Archers of Loaf, mais qui peut s’avérer problématique sur son projet folk-rock Crooked Fingers. Bachman a une plume incroyable et plusieurs de ses chansons misent sur cette plume plutôt que sur sa voix rauque et éraillée. Breaks In the Armour est non seulement le meilleur album de Crooked Fingers, l’album le plus cohérent et l’album ayant les plus belles chansons de Bachman depuis Dignity and Shame mais il est également l’album où Bachman essaie de chanter dans une tonalité acceptable comme s’il découvrait pour la première fois qu’il n’est pas obligé de chanter avec sa gorge.

The Head and the Heart : N’écoutant pas la radio et n’étant aucunement cool, je suis rarement dans la coup lorsque vient le temps de vivre une passion sans borne pour Mumford & Sons ou Fleet Foxes ou Dawes. C’est pourquoi je n’ai jamais entendu un de ces groupes, préférant The Felice Brothers (même si Celebration, Florida est une déception) ou The Head and The Heart. Avec son folk-rock qui rappelle The Band et ses magnifiques mélodies au piano, The Head and The Heart nous ont donné un album d’une grande maturité pour un groupe de musicien qio travaille ensemble depuis moins de 2 ans.

Malajube - La Caverne : N’étant pas un grand fan du groupe montréalais et encore moins de l’album Labyrinthe, parcequ’ils ne donnent jamais, selon moi, des albums entièrement satisfaisants mais toujours des albums où une touche inventive se fait sentir ça et là et/ou une bonne mélodie anéhantie par un refrain pseudo-accrocheur. La Caverne est ce qu’ils ont pondu de plus grandiose et de plus cohérent, du début à la fin. Ils ont su amalgamer leur côté expérimental avec leur côté pop tout en étant radio-friendly sans perdre leur côté innaccessible.

Man Man - Life Fantastic : Avec leur 4e album, les gars de Man Man, nous donnent quelque chose de plus mature, de moins chaotique, moins cacophonique. Ce côté carnaval-esque, est ce qui faisait la force de ces troubadours sur les albums précédents. Life Fantastic est beaucoup plus solide puisqu’on utilise le côté déglingué pour créer des mélodies concentrées plutôt que de partir dans plusieurs directions. Avec Life Fantastic, Man Man s’éloigne des comparaisons à Tom Waits qui les suivent depuis leur début.

Pj Harvey - Let England Shake: Let England Shake est un hymne d’amour pour l’Angleterre natale de Polly Jean Harvey. Mais c’est aussi un album rempli de hargne. Revisitant des moments historiques précis du pays, PJ Harvey explore la force du peuple face à une politique déficiente, des guerres meurtrières inutiles et elle questionne l’identité nationale dans des chansons musicalement solides où les instruments à vents y jouent un rôle important.

The Pack AD - Unpersons : Il aura fallu 4 albums pour ce duo de Vancouver avant d’accoucher d’un album non seulement décent mais parfaitement endiablé où chaque chanson prouve au-delà de tout doute que ces deux femmes savent rocker plus que n’importe quel imposteurs comme Dave Grohl ou Nickelback. We Kill Computers, l’album précédent était une déception monumentale, Becky Black et Maya Miller ont compris qu’un vide était à combler depuis la séparation de Mr. Airplane Man et elles ont sortie les riffs qui tuent pour prendre leur place et nous servir une leçon de rock.


Sallie Ford & The Sound Outside - Dirty Radio : Sallie Ford nous sert un album remplie de petits bijoux retros qui mêlent le jazz, le swing et le soul avec sa voix bien distincte. Un joyeux croisement entre Sharon Jones et Ella Fitzgerald. Dansant, rythmé et contagieux, Dirty Radio est je l’espère le premier d’une logue lignée d’albums pour Sallie Ford & The Sound Outside. La seule raison pour laquelle on n’a pas entendu parler de Sallie Ford cette anéée, c’est parce que physiquement, elle ne ressemble en rien à Zooey Deschanel.

Peter Peter : Parce que le Canada anglais a Chad VanGaalen (qui a sortie un bon album cette année), que les français ont Michel Boorgaert et que les ricains ont Joseph Arthur ou Elliott Smith (RIP), le Québec se devait d’avoir un auteur-compositeur-interprète de talent qui donne dans l’electro-acoustique planant. L’album éponyme du chanteur est loin d’être parfait mais le spleen et la sensibilité qui s’en dégage en font un incontournable de 2011.

Buddy McNeil & The Magic Mirrors - Introducing Once Again…: Le EP Help Me Mama sortie en 2010 annonçait la suite des choses pour ce quatuor montréalais qui joue les chansons de la légende disparu Buddy McNeil. Un album festif et extrêmement dynamique qui devrait se retrouver dans votre playlist pour 2012, si ce n’est pas déjà fait. Procurez-vous maintenant Introducing Once Again… sinon vous risquez d’être absent lors de la prochaine révolution musicale.

The Bloody Hollies - Yours Until the Bitter End : 1er album en 4 ans et 4e album du trio devenue quatuor, Yours Until the Bitter End est ce qu'il sont fait de mieux. Fini le côté garage-punk très brut et cru. L'ajout d'un claviériste vient donner une touche blues au rock du groupe ce qui leur permet des mélodies plus accrocheuses et efficaces. Le son est plus accessible, certes, mais la force et l'intensité sont toujours les mêmes. The Bloody Hollies rockent ta face.


Mentions honorables :

Archers of Loaf - Icky Metle : Réédition du classique 1er album du quatuor de Chapel Hill, NC. Cet album me fait voyager dans le temps où j’allais au CEGEP de Saint-Hyacinthe dans mon Ford LTD, mon radio-cassette toujours à tue-tête avec mes cassettes de Spoon, Pavement, Pixies et mes bonnes vieilles copies de The Speed of Cattle et Vee Vee d’Archers of Loaf. Icky Metle était déjà discontinuée à l’époque. Je n’ai jamais arrêté de les écouter depuis me berçant souvent sur l’air de Underdogs of Nippomo ou Harnessed in Slums. Ils ont laissé un grand héritage à la musique indie en 4 albums seulement. Icky Metle sera suivi en 2012 de Vee Vee, All the Nation’s Airport et le non-moins bizarre White Trash Heroes, le Wowee Zowee du groupe. Eric Bachman a su nous donner par la suite des chansons aussi bien écrites avec Crooked Fingers mais jamais il n’a rocké autant qu’avec Archers of Loaf et par le fait même ne m’a fait hocher la tête et rocker le popotin que sur Wrong ou Web in Front.

Rob Crow - He Thinks He’s People : Comme Pinback est en hiatus depuis Autumn of the Seraphs, Rob Crow en profite pour nous concocter un inième album solo. Crow qui a à son actif pas moins de 30 albums y va de son plus accessible, celui qui se rapproche le plus de Pinback, celui qui semble posséder le moins de remplissage ou d’expérimentations sonores. Un album simple où nombre barbu s’ouvre sur sa dure réalité de musicien indépendant au 21e siècle.

Strange Boys - Live Music : Sans être aussi surprenement surprenant que les deux albums précédents, Live Music est dans la continuitée de ce que nous a offert les jeunes de Strange Boys. Un croisement entre les Black Lips et Bob Dylan. Comme si Strange Boys avaient réussi ce que André Ethier (ex-Deadly Snakes) n’avait jamais pu dans sa carrière solo.

Alamo Race Track - Unicorn Loves Deer : Pas aussi bon que les deux albums précédents, les hollandais de Alamo Race Track donnent encore une fois dans du pop rock qui rapelle parfois Apples in Stereo mais avec un chateur à la voix moins irritantes pour le tympan. Parce que le tympan, c’est fragile.

Marcellus Hall - The First Line : Hall se la joue solo en reprenant quelques chansons du dernier album de White Hassle, son défunt groupe et en y ajoutant 12 autres chansons fragiles, touchantes, admirablement bien écrites comme lui seul peut le faire. Mes attentes étaient élevés et elles n’ont pas été entièrement comblées. Il faut dire que ses relectures de Star position et Neon, the Night sont au mieux inutiles au pire complètement ratées. Mais pour la simplicité de The Firt Line, la beauté émotive de One of Us et la sentimentalité de Don’t Go, Marcellus Hall, conteur hors pair et lyriciste de talent, offre tout de même quelque chose de bien avec cet effort solo.

Boots Electric - Honkey Kong : Pendant que Eagles of Death Metal est inactif parce que Josh Homme est retourné vers ses Queens of the Stone Age, Jesse Hughes l’autre moitié du groupe, se lance dans l’aventure solo sous le nom de Boots Electric. Album très court et très inégal, Honkey Kong est ce qui ressemble le plus à du EODM sans en être alors on ne va pas bouder son plaisir. Certaines chansons peuvent passer pour des B-sides ou du remplissages mais la plupart du temps on tape du pied et on hoche la tête en faisant du air guitar.

Primus - Green Naugahyde : Pour leur 1er album en 13 ans, si on exclus le EP Animals Should Not Try To act Like People, les gars de Primus n’ont pas tellement changé. Leur son non plus. Certains seront repoussé par le manque d’évolution musicale tandis que d’autres seront ravis que le trio californien reprend où il a laissé. Avec de nouveaux classiques comme Lee Van Cleef et Tragedy’s a comin’, Primus est comme une vieille paire de chausettes chaudes. Parfait quand on veut pas se faire chier avec un nouvel album de Radiohead.

Dale Earnhardt Jr Jr - It’s a Corporate World / The Drums - Portamento : N’étant ni un ni l’autre mon genre musicalement parlant (genre de pop avec une touche d’électro) je me suis surpris moi-même à écouter ces deux albums à répétition. Très mélodique et musicalement très solides le 2e effort de The Drums m’est apparu comme une révélation tandis que Dale Earnhardt Jr Jr (aucun lien avec le pilote de NASCAR)a su incruster ses mélodies dans ma petite tête pour me faire sourire pendant une bonne partie de l’année.

The Dirtbombs - Party Store : N’hésitant jamais à surprendre ses fans, la bande à Mick Collins nous a donné un album de reprises avec Party Store. Des reprises de chansons technos venant d’artistes de Detroit. Des reprises technos qui une fois amalgamées au style des Dirtbombs se transforment en chansons rock garage incroyablements dansantes tout en étant pratiquement identiques à la version originale. Puissant!

Jack Oblivian - Rat City : Toujours aussi prolifique tout comme Greg Cartwright, son partenaire de The Compulsive Gamblers et Oblivians, Jack Oblivian nous arrive avec son album solo le plus solide à ce jour. Comme à peu près tout ce qu’il fait est énergique et intense, Rat City est son album le mieux produit, le moins sale, ce qui augure bien pour la suite des choses. Il semble avoir de plus en plus confiance en ses moyens et cela paraît dans les chansons de ce 10e album (solo ou avec son groupe les Tearjerkers).

Yuck : Ex-membres de Cajun Danse Party auquel s’est joint de nouveaux musiciens, Yuck nous a donné un album qui rappelle le shoegaze des années 1990 ainsi que des légendes lo-fi de cette même époque. Et pourtant, Yuck semble original et d’une fraicheur intéressante plutôt que d’une copie ou d’un groupe aux sonorités nostalgiques. Une agréable surprise.

The Fleshtones - Brooklyn Sound Solution : Après plus de 30 années de métier où ils n’ont toujours pas eu le succès escompté, les gars de The Fleshtones continuent de nous servir leur rock garage aux tonalités surf malgré leur cinquantaine et leur cheveux gris. L’album en édition limité vient avec un DVD, documentaire sur le groupe rock le plus méconnu d’amérique du Nord.

Jacuzzi Boys - Glazin’ 320/ Davila 666 - Tan Bajo : Pour les amateurs des Black Lips, Jacuzzi Boys et Davila 666 sont se qui se rapprochent le plus du son et du genre du groupe de rock garage primitif d’Atlanta (qui a également sortie un album cette année). Les deux groupes y vont de leur second effort pas aussi bon que leur premier mais assez solide pour donner le goût de les écouter souvent.

The Masonics - In Your Night of Dreams and Other Forebounding Pleasures : Le trio de Mickey Hampshire continue de nous servir des albums qui se ressemblent, certes, mais qui sont beaucoup plus solides que ce que peut nous offrir les Foo Fighters ou les New Cities ou Metallica ou Raffy ou My Chemical Romance ou Sloan ou etc…

Tuesday, December 13, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

Ghoulies 4 : N’ayant rien à voir avec les autres films de la série, Ghoulies 4 est d’un ennuie mortel. Les ghoulies du film ne ressemble en rien à ceux des films précédents mais plutôt au trolls de Troll 2. Réalisé par Jim Winorski, le film met donc en scène des craques de seins et des filles en g-strings de façon très très pudique. Pour les fans de Winorski seulement (sa mère, son chien, etc)

X : C’est l’histoire de deux prostituées qui se rencontrent par hasard et qui pour un soir seulement, travaillent ensemble (il y a des hommes qui ne se contentent pas d’une seule femme, il faut croire), et qui sont témoin d’un meurtre ou règlement de compte ou d’une dette de jeu mortelle ou quelque chose comme ça et qui passent le reste du film à fuir. C’est très peu sexy, c’est très peu thrillant et c’est très peu divertissant.

Caged Virgins : Aussi connu sous son vrai titre Requiem pour un vampire, ce film à la musique presque psychédélique très forte qui surgit à n’importe quel moment est ennuyant à mourir. Les vampires les plus pathétiques du cinéma (deux dents pointues en carton), errent ça et là dans un château vide et dans un champs à la recherche de deux jeunes femmes qui selon eux sont encore vierges mais qui pour le spectateur semblent un peu trop vieilles et à l’aise dans leur sexualité pour l’être vraiment, pour aider le vampire en chef à garder son immortalité… ou quelque chose comme ça ou peut-être pas aussi, j’ai peut-être mal compris… mais les dents sont en carton, ça c’est sûr. Il y a également une scène où des squelettes en toges font peur aux deux vierges/sexuellement-à-l’aise. Il ne s’agit pas de squelettes en putréfactions mais bien de squelette tout droit sortie d’un magasin de déguisement d’Halloween, trop blanc avec des vis pour les articulation. Mémorable!

Superheroes : Pour les 3 lecteurs qui lisent mes réflexions cinématographicantes, j’ai, dans le denier billet, laissé supposer que les gens qui se déguisent en superhéros dans les grandes métropoles américaines sont sain d’esprit contrairement à ce que l’on peut voir dans Super, Defendor ou Kick Ass. Malheureusement après le visionnement de Superheroes, documentaire de HBO, je doit avouer que j’ai tort. C’est gens-là sont visiblement pathétiques, tristes et un peu dérangés mentalement. C’est d’une tristesse de les voir patrouiller la nuit pour sauver la veuve et l’orphelin alors que jamais ils ne sont pris au sérieux par les forces de l’ordre ou par les habitants qui se moquent d’eux. Ils n’ont de respect que les uns envers les autres et très peu d’entres eux semblent sain d’esprit. Pour la plupart, ils sont des rejets de la société qui se donnent un rôle pour aider les gens en détresse. Le problème vient de ceux qui visiblement ont été victime d’intimidation dans leur jeunesse et mêlent un peu la réalité et la fiction. Même Stan Lee n’est pas d’accord, pas qu’il soit une sommité en matière de justice mais il n’a jamais mélangé la réalité et la vie des personnages qu’il a créée.

Fright Night : Remake d’un film qui n’en demandait pas un puisque même encore aujourd’hui Fright Night fait rire et surtout peur grace à ses effets spéciaux encore efficaces. Par contre, William Ragsdale est particulièrement mauvais dans le film. Fright Night nouvelle mouture n’est pas particulièrement mauvais mais pas particulièrement mémorable non plus. Divertissant, dison. L’idée est la même mais en voulant l’actualiser on se perd un peu en court de route surtout en voulant utiliser la technologie hyper chouette du 3D dont tout le monde s’en torche. L’humour fonctionne, les acteurs se prennent au jeux mais le film n’est absolument jamais épeurant ou horrifique. Dans l’original on prenait un peu plus de temps pour démontrer que le voisin Charley pouvait ou non être un vampire, on laissait planer le doute alors qu’ici, après 6 minutes tout le monde est au courant comme si ce n’était pas nécéssairement important. On a souligné, dans plusieurs critiques du film, le changement du personnage de Peter Vincent qui passe de « horror host » à celui d’un magicien à la Criss Angel pour le remake. J’avais plutôt l’impression de voir Russel Brand, puisque Criss Angel ne fait jamais vraiment de blagues sexistes et de pénis et de vagins et de etc… Un autre changement est celui du personnage de Evil Ed, on en a fait un cas dans l’original pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec le film(l’acteur qui jouait Evil Ed est devenue acteur porno pour films gais), puisqu’il était mieux développé, on comprenait ses raisons de s’associer au vampire, il était en plus terrorisant alors qu’ici il est joué par McLovin de façon drôle mais très peu horrifique. Bref, le film n’a aucun temps mort mais on a troqué l’horreur pour l’humour question d’avoir un public cible plus jeune qui trippe ben raide su’l 3D, stie!

Borderland : Un peu comme Turista ou Saw ou genre, quelque chose qui pourrait ressembler à un film d’horreur où des jeunes américains voulant aller baiser des filles exotiques hors-USA mais se font kidnapper, battre, torturer et tuer à coup de machete.

Nightmare Man : Nighmare Man est une pure merde amateur qui fait fait friser les oreilles du début à la fin. Filmer comme un film de CEGEP en 1992, les 28 premières secondes vous font rouler les yeux tellement tout est cheap, que les dialogues sonnent faux et que l’acteur italien joue avec un terrible accent. Il faut dire que l’apparition du titre dans une police d’écriture risible de couleur rouge semblant tout droit sortie d’un Commodore 64, donne un peu le ton de ce que sera la suite : une désolation pathétique. Les acteurs ne sont absolument pas en faute (sauf l’italien) c’est surtout au niveau du scénario et de la réalisation que tout est foireux. Le scénario est typique et cliché mais la répartie entre les protagonistes est ce qui’il y a de plus efficaces même si elle brise le ton et le suspense presqu’à tout coup en essayant d’être drôle et vivante ou en essayant d’être révélatrice pour le spectateur alors qu’on oublie toute trace de réalisme. Les acteurs sont laissé à eux mêmes ce qui au début n’est pas nécéssairement un problème jusqu’au moment où le film se transforme en version ridiculo-malaisante de Evil Dead. Rien d’aussi inimaginatif n’a jamais été mis sur pellicule, c’est pourquoi le film est tourné en miniDV de façon assez peu professionnel. L’utilisation d’une caméra semble être tout nouveau pour le réalisateur et l’utilisation d’éclairage avait oublié de faire partie du brainstorm de pré-prod. Jamais une mise en scène ne m’a semblé aussi peu efficace pas seulement au point de vue cinématographique mais également au point de vue technique. Comme si on avait une idée, clichée ou non, mais en n’ayant aucune idée de comment la mettre en scène ou si vous préférez en la mettant en scène de la seule mauvaise façon possibe, à chaque fois.

Deaths of Ian Stone : Ce qui commence plutôt bien, un croisement entre Dark City et Groundhog Day où le protagoniste meurt chaque jour et refait sa vie le lendemain dans la peau de quelqu’un d’autre, fini par lasser et perdre toute son éfficacité dans une intrigue qui n’intrigue pas. C’est que la seconde moitié du film se concentre sur la fuite du protagoniste tout en surexpliquant le plus possible le mystère. Le film perd beaucoup de sa force en voulant être un gros film d’action avec une finale explosive qui n’a rien à voir avec le reste du film alors qu’il aurait dû demeurer à plus petite échelle. D’autant plus que la prémisse cesse de fonctionner après 30 minutes comme si on s’en foutait un peu et qu’il ne s’agissait que d’un élément déclencheur alors qu’il est la raison d’être du film. Pas super mauvais mais avait tout les éléments pour être beaucoup mieux. Pour les curieux, la fille de Bill Murray tient le rôle de l’ange de la mort.

Alien 2 : 6 années avant que James Cameron ne donne une suite au chef-d’œuvre de Ridley Scott, les italiens, eux, n’ont pas perdu de temps. Alien 2 n’a donc rien à voir avec le Aliens de Cameron mais il n’a pratiquement rien à voir avec celui de Scott non plus. Pour un film de 80 minutes, le temps est plutôt long surtout dans le dernier tiers où la protagoniste tente de fuir une menace peu menacante dans une métropole vidé de ses habitants, épisode qui n’a absolumenet rien à voir avec le reste du film. Du gore bien fait mais en petite quantité donne au film sa seule raison d’exister.

Twice Upon a Time : Film d’animation pas tellement vieux (1983) mais qui donne l’impression d’avoir été fait en 1813 avec une technologie rudimentaire même à cette époque. Je suis même prêt à dire que l’animation est tellement désuète que le film en devient pratiquement psychédélique. Je n’ai absolument rien compris à l’histoire pas plus que je n’ai compris où tout cela prenait place. On dirait un croisement entre l'animation de South Park et l’animation de Terry Gilliams de l’époque des Monthy Python mais en version « excrément ». La pupille de l’œil demande beaucoup de repos après le visionnement de Twice upon a Time qui tire son côté culte grâce à la participation de George Lucas en tant que producteur et Henry Selick et David Fincher comme animateurs.

The Pick Up Artist : James Toback a souvent utilisé Robert Downey Jr. comme son alter ego même si physiquement il n’y a aucune ressemblance. Toback a pratiquement toujours écrit et réalisé des films dans le monde des shylocks, des gamblers, des joueurs compulsifs, des beaux-parleur sauf bien sûr quand ses films traitent de Mike Tyson. The Pick Up Artist est donc dans la lignée de l’œuvre de Toback puisqu’il met en scène un Robert Downey (sans le Jr et avec une craque entre les dents) en beau-parleur qui séduit les dames avec comme trame de fond un personnage de mafieux joué par Harvey Keitel. Downey Jr. est charismatique comme jamais et sa complicité avec Molly Ringwald est amusante. Le film est assez oubliable comme n’importe quel Toback (même si son Fingers fait figure de film culte depuis son remake pour De battre mon cœur s’est arrêté).

The Woman : Certains ont trouvé le film misogyne, ce qui me laisse dire que la plupart des gens n’ont aucune idée de la définition du mot. Pour qu’un film soit misogyne, il faut que la vision de son auteur et/ou réalisateur la soit aussi et que la conclusion que l’on peut apporter est inévitablement sexiste et « contre la femme » .Il faut que l ahaine déborde du cadre filmique, métaphoriquement parlant. La violence faite aux femmes dans The Woman est perpétué par un homme qui abuse de son pouvoir en prenant un malsain plaisir à humilier « le sexe faible » (c’est lui qui le dit)et son fils à qui il semble lui inculquer les rudiments de la haine féministe. Il est évidemment difficile de trouver des personnages de femmes fortes dans le film pour y réfuter la misogynie. Je dirais que toutes les femmes du film sont forte à leur façon c’est seulement devant la présence intimidante du père qu’elles semblent frêles, innocentes et sans défence. C’est par peur de représailles que la mère et sa fille semblent soumisses. Surtout que la violence de celui-ci semble toute nouvelle, venue de nulle part. La professeure fait aussi preuve de force en allant voir la famille pour leur expliquer les soupçons sur leur fille. Et la « femme » du titre peut difficilement faire preuve de force puisqu’elle est battue, violée et torturée tout en étant attaché du début à la fin du film. Par contre, sa vengence est terrible. T-E-R-R-I-B-L-E! D’une violence malaisante surtout dans sa finale, The Woman souffre d’un acteur principal peu charismatique et peu talentueux à la limite de la caricaturee, ce qui n’aide en rien les lacunes du scénario (un manque d'exposition entre autre) et d’une utilisation minable de la musique. Plusieurs aspects du scénario sont peu dévelloppées : la violence subite du père, sa relation avec le clan des ermites, une explication des ermites. Le réalisateur Lucky Mckee semble être le chef de fil pour adapter les romans de Jack Ketchum au grand écran et The Woman est une collaboration scénaristique entre Ketchum et Mckee. Ils nous donnent ce à quoi on s’attend d’eux mais en oubliant le plus important, l’histoire. Peut-être parce qu’il ne s’agit pas d’une adaptation mais d’une scénario original. Ayant aimé tout ce que Mckee à fait jusqu’à maintenant (je n’ai jamas vu The Woods mais même lui l'a renié) j’aurais voulu aimer The Woman. C’est un film difficile mais pas un nouveau classique.

Red State : Étant plus à l’aise devant un auditorium remplie de gens prêt à l’attendre parler de marde et de fissure anale que derrière la caméra, Kevin Smith y va, selon ses propres aveux, de son avant dernier film avant sa retraite. Red State est un changement de registre pour celui qui nous a offert la preuve dernièrement qu’il ne pouvait faire un film de façon profesionnelle avec Cop Out. Tâtant le film d’horreur religieux, Smith nous offre ses dialogues les plus matures en s’essayant à quelque chose de plus adulte. Malheureusement, comme il ne sait pas faire un film, ses idées se perdent dans une mise en scène travaillée, certes, mais inadéquatement montée pour créer un suspense ou pour choquer les gens. Se qui frappe le plus avec Red State c’est justement cette mise en image qui ne ressemble en rien à ce que nous a offert le réalisateur de Jersey Girl. Le look est professionnel, comme si Smith avait soudainement une vision d’auteur mais plus le film avance plus on s’aperçoit que Smith n’a aucune idée comment utiliser sa mise en scène, en fait elle est inexistante et son inexistantisme apparaît encore plus flagrante au montage où la force et le suspense de chaque scène sont brutalement anéantie par leur propre vide. Comme si finalement Smith s’était décidé à filmer n’importe comment, caméra à l’épaule, sans réfléchir à son montage et à sa montée dramatique en se disant que de toute façon une fois monté, le suspense allait exister par lui-même alors que c’est tout le contraire. Venant d’un nouveau réalisateur, Red State pourrait s’avérer pas tout à fait au point mais intéressant pour la suite des choses, mais venant de quelqu’un qui à plus de 15 années de métier sous la ceinture, le film apparaît assez rudimentaire et son message (religion/police/corruption/blablabla) est tout simplement perdu. Les ruptures de ton ne fonctionnenent pas dumoins comme elles le devraient et la prestation de l’acteur méga-cool-culte (pour Tarantion et Rodriguez) Michael Parks, est loin de lui valoir une nomination à un quelconque gala d’acteur même si Smith crie haut et fort qu’il recevra une statuette d’orée aux prochaines cérémonies des Oscar. Red State n'est pas un film si terrible, mais il est très loin de ce que Smith croit avoir réalisé.

Lucky Luke : 3e adaptation filmique(de mémoire) de la BD de Morris/Goscinny, cette dernière mouture du cowboy cool au max à l’avantage d’avoir un visuel très bédéesque qui rend l’écoute presque divertissante surtout comparé au minable Les Dalton. Jean Dujardin enfile les bottes laissé par Til Schweiger (ou Terrence Hill). Comme il a aussi écrit le scénario, Dujardin en profite pour nous faire comprendre qu’il ne comprend rien à l’univers de Lucky Luke en y allant de scènes comiques qui n’ont rien à voir avec le personnage, comme si celui-ci n’était qu’un grand tata un peu idiot, un croisement entre Brice de Nice et Hubert Bonisseur de la Bath. Comme on regroupe environ 17 aventures différentes dans le même scénario, il est difficile de voir une ligne directrice dans ce qui devient un foutoir.

Fading of the Cries : Faisant partie de ces films d’horreurs « de marde », Fading of the Cries est presqu’une honte à plusieurs niveaux. À commencer par l’histoire qui est d’une platitude abrutissante mais la mise en image télévisuelle cheap et à la limite du simili-film-érotique n’aide en rien la cause. Les acteurs sont tristes à pleurer parce qu’on sait que pour eux, il s’agit probablement du dernier film dans lequel ils pourront jouer quoique Thomas Ian Nicholas sera de retour dans la suite d’American Pie.