Tuesday, February 1, 2011

Des tonnes de copies

Eternal : Complètement détruit à sa sortie, ce film d’horreur Québécois en anglais (une rareté (Draghoula, Subconscious Cruelty, Shivers et The Pyx viennent à l’esprit pré-Eternal)) a du être défendu par le co-réalisateur expliquant que le film est bon et sa sœur, une bonne actrice. Le revoyant pour la première fois, je dois admettre qu’il n’est pas aussi risible qu’à sa sortie et les 30 premières minutes ne sont pas si mal, c’est après que le film se perd en ne sachant pas trop où il veut en venir. S’agit-il d’un film d’épouvante? D’une inième adaptation sur la comtesse de Bathory? D’un thriller érotique? D’un film policier au look européen? D’un drame passionnel sur des personnages ayant une sexualité marginale? Rien de tout ça? Tout ça en même temps? Le film essaie beaucoup trop d’être ce qu’il n’est pas en laissant tombé son intrigue vampiresque pour une sexualité/érotisme qui culmine vers une conclusion qui tombe à plat en se voulant surprenante ou mystérieuse. Plusieurs problèmes scénaristiques et vraisemblances n’aident en rien le film. Que tout ce passe dans un Montréal anglais n’est pas nécéssairement problématique mais de faire du français quelque chose de sexy et minoritaire pour rendre le film exportable est une grosse erreur de logique. Le personnage du policier jouer par Conrad Pla (un croisement entre Billy Zane et Clint Howard) peut être anglophone mais étant un policier dans une métropole bilingue, il doit parler français aussi. Que le chef de police joué par Yves Corbeil parle anglais aussi rend se film risible. Pla se la joue gros policier américain avec trenchcoat beige alors que Montréal est reconnu pour ses policiers habillés en bleu. Les acteurs se défendent bien mais comme le film s’éparpillent, il est facile de comprendre pourquoi il fut dillapidé à sa sortie. La direction artistique est surprenante pour un film de ce budget.

Bay Of Blood : Nayant pas vu le film depuis plusieurs années, il peut apparaître ridicule aujourd’hui à cause du sang couleur rouge-peinture et les dialogues un peu trop traduient directement de l’italien, il faut tout de même se rendre à l’évidence, Bay Of Blood (aka Twitch Of The Death Nerve) est le blueprint du film de slasher et ce presque 10 ans avant la mode lancé par Friday The 13th (à cause du succès d’Halloween et celui de Black Christmas).

Sorority Row : Un remake qui ne ressemble en rien à l’original si ce n’est que sa prémisse. Des actrices de 28 ans jouent de jeunes ados sexy qui se font tuer une à une par un maniaque en redingote de cuir. Le problème avec ce genre de « meurtrier caché » c’est que comme les filles vont mourir, pourquoi le meurtrier cache-t-il son identité? Je crois qu’il serait encore plus facile pour lui d’approcher ses victimes puisqu’elles le connaient. Évidemment, c’est pour berner le spectateur mais quand le spectateur s’en crisse autant il me semble qu’on peut y aller avec une meilleure surprise finale. Ou tout simplement ne pas faire de film aussi merdique.

La Nuit Américaine : Voilà plus de 15 ans que j’essaie de mettre ma main sur une copie de ce film de Truffaut. Sans m’en rendre compte, j’en avait une copie de caché mais sous son titre italien, pas surprenant que cette pochette DVD ne me disait rien. Un film personnel où Truffaut nous montre encore son amour du cinéma en utilisant de façon presque redondante les noms de ses réalisateurs favoris. Peu importe les quelques défauts et le côté désuet, force est d’admettre que 40 années plus tard cette ode au 7e Art est encore charmante.

Trash Humpers : Harmony Korine est reconnu pour nous brûler la rétine avec ses films trash à la limite amateur. Mais rien ne nous prépare à Trash Humpers, un film tourné en vidéo à propos de gens portant des masques de vieillards et enculant des poubelles ou des arbres. Le film s’ouvre avec un type qui chie devant une porte de garage… Certains appellent ça de l’art, d’autres préfèrent visionner autre chose.

The Guard Post : The Guard Post est divertissant dans le genre The Thing-meets-Zombies-meets-Leviathan, dans le bon sens. Les acteurs se débrouillent bien, la cinématographie et l’ambiance sont soignées et le suspense fonctionne. Le film est peut-être un peu trop gore, pas que ce soit exagérément sanglant mais surprenement sanglant, plutôt. Le problème, scénaristiquement parlant, avec ce genre de film, qui suit à la lettre le canevas de base du film de Carpenter (The Thing) c’est que l’hôte (la personne étant en possession d’un virus mortel/morsure secrètement fatale/mutation gênante/etc) a toujours les meilleurs intentions mais ne veut jamais divulger son secret à l’équipe de secours (peleton d’armé/équipe de mercenaires/etc). Ce qui fait que le suspense est artificiel et que le réalisateur ce sert du peu d’information, qu’il lègue au spectateur, de façon malhonnête.

Les Inconnus : Un Best Of des Inconnus ressemble étrangement à un best of de RBO. Même que certains sketchs sont identiques (les publicités internationales pour des préservatifs). Un peu mal vieillis, ses sketches sont encore très drôle. Plus politique que ne pouvait l’être RBO, Les Inconnus excellent aussi dans leur parodies de chansons. Mais ça, ça ne nous regarde pas.

Vengenza : Diego Lunas est pour moi « L’autre », le « loser », le « moins beau des deux » quand on se réfère au Y Tu Mama Tambien. Il est celui, de Gael Bernal, qui a joué le plus de rôle de séducteur suite au succès du film de Cuaron. Et j’ai l’impression qu’il s’aime beaucoup (il se montre un peu trop devant la caméra dans son documentaire JC Chavez) alors qu’il n’est pas le « latin lover » qu’il croit être. Quand je le vois dans un film de mafia espagnol, je ne peux qu’en rire. Mais voilà qu’il fait un travail plus que raisonable dans ce film de mafieux un peu misogyne. Il faut dire qu’il a un rôle un peu effacé puisque le but du film est de voir des filles sexy (Victoria Abril (oui, oui même à 50 ans elle est sexy) et Elena Anaya) commettent un hold-up. Puisque n’importe quel film avec Elena Anaya est un chef-d’œuvre, Vengenza est donc, par défaut, un chef-d’œuvre. Mais bon, oubliez mon enthousiasme face à Madame et évitez ce film.

Ip Man 2 : Ayant visionné une copie du film avec des sous-titre anglais venant directement de Google Translator, je dois admettre que je n’ai absolument rien compris au film. Les phrases n’avaient aucun sens. Par exemple :

-« He steal duck to me »

-« I pay ok »

-« What do? »

Aucun sens! Il est bien évident qu’on n’écoute pas Ip Man 2 pour les prouesses d’acteurs de Donnie Yen mais un peu de sens peut nous être utile de temps à autre. Toujours est-il que Ip Man 2 est la suite de l’epoustouflant Ip Man. Cette fois le film n’est qu’un prétexte pour voir des bagarres foutrement bien filmées et bien chorégraphiées. Je ne peux me prononcer sur l’histoire car les sous-titres étaient terribles (« Hit ok to your angle » pour dire : go to your corner), mais il me semble que c’est un peu faible à ce niveau. Sammo Hung qui aime bien jouer les méchants depuis un certain temps se la joue Apollo Creed. Le film devient risible et ressemble étrangement à Rocky IV. Les combats sont fluides et inventifs, un peu comme dans le hong kong des années 1990. Le film est fait avec une réelle passion mais il n’est pas la claque qu’avait été Ip Man. D’ailleurs Ip Man avaient de meilleurs sous-titres (« No such easy » pour It’s hard).

Dog Bite Dog : Ayant vu le film il y a quelques années, j’en avait oublié la violence extrêmement gratuite dans laquelle baigne ce film. Parfois on y pousse un peu trop la note (voir la scène finale). Le film renferme certaines surprises scénaristiques (faire mourir un personnage principal joué par un acteur connu, etc) mais le tout est toujours fait dans une violence, pas dégueulasse, accessible mais peut-être pas aussi nécéssaire.

Four Of The Apocalypse : Western horrifique de Lucio Fulci qui n’a du western que les habillements/costumes et de l’horreur qu’une sous-intrigue impliquant le fils de satan. Surprenement non-violent pour un Fulci, ce film soporifique culmine vers une finale Rosemary’s Baby-esque de façon forcé et un peu désengagé.

Centurion : Neil Marshal avait été sur-estimé avec son Dog Soldiers mais avait surpris toute la planète avec son The Descent, excellent film d’horreur claustrophobique. Se croyant invincible il nous a pondu Doomsday, film prétentieux où Marshall pouvait inclure des clins d’œil à ses films fétiches. Tellement de clins d’œil et de références que son film n’est rien d’autre qu’un best of de films meilleurs que le sien. Doomsday se veut ultra cool et sanglant alors qu’il est anecdotique et sans aucun fil conducteur. Pas étonnant qu’en visionnant Centurion, film de légionnaires en fuite, on s’aperçoit que ce qui intéresse Marshall est le sang et la violence. Sans jamais être prenant et mettant en scène des personnages dont on se contrecrisse, Centurion regorge de têtes coupés, de coups de hache dans la face, de bras tronçonnés, de faces qui explosent à coups d’épée, etc… Michael Fassbender n’a pas le charisme souhaité pour faire du film un 300 des temps modernes mais Olga Kurylenko nous prouve, elle, qu’elle à un je-ne-sais-quoi si elle joue des personnages muets sanguinaires.

After The Sunset : After The Sunset est le paradis pour tout homme qui aime d’un amour fou les courbes de Salma Hayek. After The Sunset est une excuse de Brett Ratner pour voir la craque de seins, la croupe des fesses et le nombril de Madame Hayek. Son personnage n’est d’ailleurs qu’un prétexte, un fantasme masculin n’existant que dans la tête des hommes où Hayek rénove un balcon en bikini et salopettes de travail. Ratner à dû se masturber souvent en visionnant les rushes. Il était tellement préoccupé par ses crossettes qu’il a oublié de paufiner son scénario, qu’il a laissé les acteurs à-eux mêmes (Brosnan et Harrelson s’amusent quand même) et qu’il nous laisse sur une conclusion un peu n’importe comment. Il en profite pour donner un rôle à son « grand chum » Don Cheadle, qui joue le personnage le plus inutile du film (Ratner à toujours besoin d’un pourcentage d’afro-américain dans ses films, question d’avoir du « street cred »). Cheadle est supposé créer un suspense mais comme Ratner s’en torche du scénario, Cheadle perd son temps. Ratner à voulu faire un divertissement amusant, un « heist movie » famillial, il n’aura réussi qu’à moitié, mais venant du réalisateur de Rush Hour, une demi-réussite est ce qu’il a pu faire de mieux dans sa carrière.

S. Darko : Pas facile de faire une suite à un film culte surtout quand 1) l’auteur de l’original n’y participe pas 2) le-dit film culte ne nécéssitait aucune suite et 3) les reponsables de cette suite n’ont pas compris le film original. Evidement, Donnie Darko peut être lu et vu de beaucoup de façon : film scientifico-machin sur le voyage dans le temps, film chrétienno-machin, film politico-de-gauche, chronique de banlieue, révolte adolescente, etc… La force du film vient du fait que son réalisateur laisse au spectateur d’y trouver sa propre conclusion sans jamais le prendre par la main en surexpliquant. S. Darko, lui, s’est permit de penser comprendre tout les enjeux du film de Richard Kelly et en a fait un melting pot bidon qui se veut compréhensible en surexpliquant l’inexplicable et en surlignant en gros feutre gras un contexte chrétienno-born-again. On rajoute l’insulte à l’injure en donnant un rôle de frigide offencée qui aime un peu trop Jesus à Elisabeth Berkley, elle qui dans son premier rôle au cinéma s’écartait les jambes dans un spa avec Kyle MacLachlan pour Paul Verhoeven. Bon, je m’éparpille un peu. Pour faire simple, S.Darko est une merde!

Buried : Rodriguo Cortes nous sert un film claustrophobique dans le sens où le film se déroule complètement, 90 minutes, 1h30, dans une tombe, sous terre. Ryan Reynolds est donc filmé dans une boite de bois et porte le film sur ses épaules. Le film est une réussite puisque jamais on ne s’ennuie mais le problème et il est énorme, est que Cortes ne croit pas à son histoire. Il a tellement peur que le spectateur s’emmerde qu’il y va d’une mise en scène tape à l’œil pour appuyer un suspense qui n’en demande pas tant. Il appuie vraiment trop chaque geste, chaque mouvement, chaque sonnerie de téléphone ce qui a pour effet de surligner son suspense qui n’est pas si bien ficelé.

House of Games : J’ai toujours eu l’impression que House Of Games avait mal vieilli. Encore aujourd’hui, je le revois et ne peux penser autrement. Le gros problème de House Of Games mis à part la performance drabe (voulu) de Linday Crouse est son intrigue. Si on prend le film au 1er degré comme un suspense où des arnaqueurs arnaquent avant de se faire arnaquer, le film perd de sa force 25 ans plus tard puisque peu importe ce qui y arrive, on sait que tout ça fait partie de l’arnaque. Donc, si le spectateur est toujours en avance sur le récit, le suspense ne peut fonctionner. Je ne sais pas si en 1988 les spectateurs avaient été berné mais en 2011, ça ne suffit pas. David Mamet à récédivé dans le genre par la suite avec succès et il a élevé la qualité des films d’arnaques. Par contre, si on prend le film au 2e degré, on s’aperçoit que l’arnaque n’est pas importante et que si le spectateur est en avance sur le récit, alors c’est tant mieux. À vous de voir.

Repulsion : Repulsion est un des Grands Films du nabot Polanski et ce même si 45 années plus tard, la performance de Catherine Deneuve toute en fragilité, est un peu trop maniérée. C’est d’ailleurs les similitudes entre ce personnage et celui de Portman dans Black Swan qui m’a donné le goût de revoir Repulsion. La mise en scène dans un beau noir et blanc est impéccable. Les mouvements de caméras sont fluides, impressionnant et expriment le désaroi du personnage principal. Repulsion est un tour de force de Polanski. Il s’agit du premier film d’une trilogie sur « l’enfermement à domicile ».

Skyline : Skyline c’est le projets de deux frères, les frères Strauss qui se sont assis entre Noël et le jour de l’an pour écrire le scénario d’un film de science-fiction ultra-cool et tout. Ils se sont dit : On va prendre Independance Day et le mélanger à District 9 et le réaliser à la manière de Cloverfield si Cloverfield avait été réalisé comme un vrai film et comme ligne directrice on va utiliser une sous-intrigue de Santa Barbara. Les deux frangins se sont tapé les cuisses en se disant combien tout ça allait être incroyable puisqu’ils allaient prendre le meilleurs des films mentionnés plus haut et laisser le pire. De toute façon, leur effets spéciaux sont meilleurs et coutent moins cher alors non seulement vont-ils avoir le meilleurs films de Sci-Fi jamais fait mais avec le budget d’un film de Kevin Smith. En visionnant Skyline, tout ce qu’on peut en dire c’est que le film ressemble à Santa Barbara avec une sous-intrigue qui imite District 9 et Independance Day et réalisé comme un mauvais Cloverfield si Cloverfield avait été réalisé comme un vrai film. Bravo les Frères Strauss.

Dead Rising : Film de zombie (au singulier puisqu’il doit y avoir 4 zombies dans tout le film) japonnais tourné dans le hangar d’une usine\magasin à rayons en 3 ou 4 jours. La qualité du visuel est excellente pour un film qui doit avoir un budget de 40$. La moitié du film est le POV du protagoniste ce qui donne un effet « jeu video » et du même coup apparaît comme du remplissage. La durée de 80 minutes est interminable. Le film se veut ultra-gore dans ses idées (une chaise-roulante équipée de lames, épées, perceuses, etc…) mais n’arrive jamais à montrer une goutte de sang, préférant utiliser le POV donc s’auto-censurant en voulant cacher son trop peu de moyen monétaire.

Blue Valentine : Un film déchirant où Ryan Gossling nous prouve encore qu’il est un grand acteur. Michele Williams est tout aussi intense. Le problème avec Blue Valentine c’est qu’en ne voulant pas prendre de partie pris, en nous montrant un couple qui s’auto-détruit et en ne donnant aucune explication, réponse ou conclusion, le réalisateur donne, malgré lui, la faute au personnage féminin. Le film n’est pas moins bon ou intense pour autant, c’est seulement que sans vouloir juger ses personnages, le rôle féminin en sort comme étant en faute alors qu’il (le réalisateur) veut à tout prix offrir autant de munition d’un côté (Gossling) comme de l’autre ( Williams).

No Strings Attached : Une comédie-romantique moderne qui ose aborder le sujet des « fuck buddies » ou « amis modernes » ou « fuck friends ». Au Québec, on dit : une fréquentation, quelqu’un que l’on fréquente AKA quelqu’un avec qui on ne voudrait pas être vu dans la rue mais dont on a aucun problème à mettre notre pénis dans le vagin ou vice versa. C’est très actuel, les gens ne veulent pas s’engager parce qu’ils ont peur de ce qu’ils recherchent : l’amour. No Strings Attached essaie d’en faire beaucoup plus qu’il ne le faut, il se perd en sous-intrigue bidon (Kevin Kline) et dans un nombre de personnages secondaires dont on perd de vue très rapidement (Greta Gerwig, Jake Johnson, Ludacris). On aborde d’autres sous-intrigues qu’on laisse tomber assez rapidement (l’ami médecin testostéroné) ou qu’on ne dévelloppe ABSOLUMENT JAMAIS (Cary Elwes). Lake Bell est égale à elle-même et Nathalie Portman est radieuse en plus d’avoir un bon sens du timing comique. Mais elle apparaît plus comme une « Manic Pixie Dream Girl » même si son personnage est celui qui en sort grandi\découvre la vie\comprends les choses du cœur\etc… Le problème vient du fait que le film se concentre sur Ashton Kutcher, acteur morne et sans charisme. On s’en bat les couilles de son personnage d’autant plus qu’il est celui qui n’évolue jamais. On aurait dû se concentrer sur Portman.

Somewhere : Le gros problème avec Somewhere, nouveau film de Sofia Coppola (fille du gars qui réalisé entre autre Jack, The Rainmaker et The Cotton Club) c’est qu’il nous prouve son point assez tôt. En fait, après 5 minutes on comprend où Coppola veut en venir, le film devient donc redondant. Ce n’est pas si grave, Somewhere se laisse regarder mais il en devient un peu long dans le sens où le film pourrait s’arrêter n’importe quand et ça ne changerait rien à l’histoire, au personnage ou au point que Coppola apporte. Cinéma de l’érrance et de la solitude, Somewhere perd des points en utilisant Chris Pontius qui n’est pas un acteur, en ami du protagoniste. Si Pontius avait joué lui-même plutôt qu’un personnage, Coppola aurait pu renforcer encore le point de son film, mais comme on a compris depuis fort longtemps où elle veut en venir, ce n’est pas si grave.

L’appât : Yves Simoneau revient au Québec en héro après avoir quitté pour Hollywood où il n’a rien fait, il y a plus de 20 ans. Simoneau s’en sort bien avec l’Appât, comédie d’action qui n’a ni action (une baguarre, une fusilade) ni comédie (une blague par-ci par-là). La réalisation est efficace. Vu le budget, la baguarre finale est une peu mal foutu (3 personnages dans une seule pièce de 45pieds carrés). S’il y a quelque chose à dire contre L’Appât c’est au niveau du scénario et au nombreux cabotinages de certains personnages. Guy A Lepage s’en sort bien, son personnage est beaucoup moins colon qu’il n’y paraît mais il n’est pas le Inspecteur Clouseau qu’il croit être. Rachid Badouri en fait des tonnes. Son accent français détonne de celui plus arabe du reste de sa famille. On ne comprend jamais la haine qu’il porte à son patron. Le scénario se fie à la chimie Lepage-Badouri qui est là mais comme il n’y a jamais de blague tout tombe un peu à l’eau. D’autant plus que l’intrigue, mince, est très mal exploité. Difficile à croire que le film ai trouvé du financement avec ce qui semble être une première version d’un scénario écrit sur une nappe de restaurant tacheté de moutarde jaune cheap. Je prends le cinéma très au sérieux en tant que produit final, en tant qu’œuvre, alors je trouve toujours ça insultant lorsqu’on fait une comédie, de ne pas prendre le film au sérieux au point où il y a cabotinage. On se dit ce n’est pas grave puisque c’est une comédie, ce n’est pas sérieux. C’est faux. Un film raconte quelque chose, on n’est pas supposer croire que c’est un « trip de gang ». Alors pourquoi mettre George Laraque dans un film? Ce n’est pas un acteur et on le sait, c’est seulement un clin d’œil, mais un clin d’œil qui coûte cher puisqu’il enlève beaucoup de crédibilité au film. Un peu comme le cabotinage d’Angelo Cadet, pas un acteur non plus, qui au lieu d’avoir un accent haïtien, parle en jamaïcain sans que Simoneau ne lui dise quoi que ce soit.

A Pistol For Gringo : Surfant sur la mode des spaghettis western, cette co-production italo-américaine se veut plus une comédie en milieu cowboy, qu’un vrai western. Le personnage principal, un américain sorte de Bugs Bunny uber-cool se sortant toujours du pétrin en utilisant son intelligence devant des italiens fort imbéciles. Une série B sympathique.

Madman : Slasher assez minable des années 1980, ce film d’horreur est tout sauf épeurant. À la toute fin, lorsque l’on voit finalement le meurtrier, un espèce de monstre, on ne peut qu’en rire parce qu’on ne sait pas pourquoi il est un mutant ou pourquoi il porte un costume de mutant en plastique. Les meurtres sont tous commis avec un hache qui entre beaucoup trop facilement dans des crânes comme s’ils étaient fait en coquille d’œuf. Le sang rouge-peinture coagule vraiment trop rapidement à mon goût mais en même temps le film est beaucoup trop plate à mon goût. Il faut voir la scène de séduction dans un spa avec musique quétaine et fondus enchaînés utilisé à outrence comme si on voulait nous titiller et créer une sensualité palpable alors qu’on ne peut croire que le réalisateur ai pu penser que la scène soit érotico-sensuelle. À noter la chanson folk lors du générique final comme si on venait de sortir de la projestion d’une biographie de Woody Guthrie.

Monday, January 17, 2011

Tapes 'n Tapes


Avec leur 3e album, Tapes ‘n Tapes nous rockent la face. Leur premier album, The Loon, est un classique d’indie rock comparé à tort à du Pavement. Ce qui n’empêcha pas Bob Nostanovitch d’être leur roadie/merch dude/directeur de tournée. The Loon joue en boucle encore très très souvent dans mon Ipod/lecteur de mp3 5 années plus tard.

Avec Walk It Off, leur 2e offrande, Tapes ‘n Tapes s’est vu boudé par les critiques musicales bidons qui préfèrent Malajube et Kings Of Leon. Il faut dire que la première moitié de Walk It Off est extrêmement solide tandis que sa deuxième moitié, laisse à désirer avec des chansons qui se ressemblent en plus d’être un peu longues et sans buts.

2011 est maintenant l’année de Tapes ‘n Tapes. Outside est leur meilleur jusqu’à présent. Chaque chanson se distingue l’une de l’autre comme si la bande à Josh Grier avait pris de l’assurance et avait finalement trouvé leur style une bonne fois pour toute.

Comme si après 6 ans, ils découvraient toutes les possibilités de leur 4e membre, le multi-instrumentiste Matt Kretzman., Chaque début de chanson, efficace, n’est qu’un prétexte pour une conclusion fascinante, crescendo musicale où les comparaisons à Pavement s’avèrent pour une fois vraies. Grier utilise sa voix de façon mélodique et semble plus à l’aise dans ses textes et ses thèmes personnels.

L’album s’ouvre avec Badaboom, comme le bruit que leur cœur fait quand il tombe en amour. C’est justement le bruit que le cœur fait à la première écoute de Outside. Desert Plane nous fait taper du pied et fait ressortir le romantique en nous. Le groupe se permet même une incursion dans la musique un peu plus ensoleillée avec One In The World de même qu’une incursion dans le rock 60’s avec People You Know.

Nous sommes à la 2e semaine de janvier et déjà la barre est haute pour les prochaines sorties musicales des 50 semaines à suivre.

Sunday, January 2, 2011

J'ai vu des films, oui, oui!

Bored to Death : Une série télé qui porte bien son titre. En 8 épisodes, Bored To Death nous emmerde en plus de ne jamais être drôle ou intéressant. L’idée de départ n’apporte ni humour, ni suspense dans ce qui aurait pu l’être un peu. Jamais on ne comprend où tout ça nous mène. Les sous-intrigues se perdent dans la brume et l’intrigue principale de chaque épisode ne nous intéresse jamais, jamais, jamais.

Terror Train : Un slasher dont je connaissait la réputation mais dont je n’avais jamais osé écouté. Tant pis pour moi!!! Ce film d’épouvante mettant en vedette une jeune Jamie Lee Curtis dans ses heures de gloire de Scream Queen est efficace, divertissant et possiblement un des meilleurs slashers des années 1980. Le film se passe sur un train, j’imagine que c’est là qu’ils ont eu l’idée du titre, où de jeunes ados libidineux se font décimer un par un par un meurtrier masqué. De bons acteurs mais un peu vieux pour jouer des post-ados, un David Copperfield avec un seul sourcil en début de carrière et un meurtrier terrifiant font de ce film une agréable surprise.

Slumber Party Massacre : Basé sur un roman féministe, ce film d’horreur en a gardé l’histoire et lui a enlevé toutes les sous-thèmes machistes. Slasher ayant mal vieilli et dont le tueur armé d’une perceuse à la longue mèche (c’est l’extention de son pénis! Oh symbolisme!!!!!) est risible, mal foutu et assez ronflant.

Slumber Party Massacre 3 : N’ayant pas réussi à mettre ma main sur une copie de SPM 2 et n’ayant pas réussi à apprécier SPM, me voilà en train de regarder SPM 3. Je ne crois pas avoir manqué quoique ce soit dans la suite de SPM puisqu’il s’agit ici, de nouvelles victimes, d’un nouveau tueur, d’un nouveau massacre et d’un nouveau party. Moins ça change et plus c’est pareil. L’arme du crime est toujours une perceuse à la longue mèche (puisque le tueur ne peut avoir d’érection! Oh symbolisme!!!!!!!!!!!!) que le tueur utilise comme s’il s’agissait d’une épée, donc un tueur assez idiot, des filles en sous-vêtements se trémoussent toujours devant la caméra, de jeunes garçons écervelés (de futurs victimes) ont toujours la libido dans le tapis et un absence total d’humour et de suspense font de SPM 3 la digne suite de SPM.

George Washington : N’ayant jamais abordé l’œuvre de David Gordon Green pour des raisons obscures, voilà que George Washington, film tourné avec 42000$ me jette par terre. Gordon Green se révèle un excellent metteur en scène avec une sensibilité étonnante, un directeur d’acteur talentueux et un metteur en scène avec un bon œil pour les images magnifiques. C’est à ce demander ce qu’il va faire derrière la caméra de films comme Pineapple Express et Your Highness. La musique et les images sont ensorcelantes tout comme la prestation des jeunes acteurs noirs en particulier celui qui joue George Washington, ce faux super héro d’un bled américain perdu dans une Amérique qui n’a tout simplement rien à foutre du petit peuple.

Not Quite Hollywood : Documentaire intéressant sur le cinéma de genre australien, Not Quite Hollywood est assez complet sur le sujet laissant la parole à a peu près tout les artisants ayant travailler sur les classiques australiens. Le seul bémol est d’y voir les interventions nombreuses de Quentin Tarantino (cinéaste américain ayant entre autre réalisé Pulp Fiction (Palme D'or 1994)) et n’ayant visiblement pas d’affaire là. Comme si le documentaire avait été fait avec son appuie alors qu’on se fout un peu des films autraliens devant lesquelles il s’est masturbé pendant toutes ses années.

Mondo Cane : Documentaire trash classique qui 50 années plus tard ne fait pas le poids autant en matière de trashitude que de documentaire. Une pure merde.

Lake Of Fire : Tony Kaye s’est forgé une bien mauvaise réputation lors de ses colères multiples à la sortie de son premier et seul film de fiction, American History X. Kaye VS Edward Norton, l’histoire à voulu que Norton en sorte victorieux et ce même s’il à multiplié son attitude de fils de pute sur d’autres productions (Hulk, Fight Club, The Italian Job, etc). Kaye quant à lui à multiplié son attitude de génie du 7e Art, titre qu’il s’est lui même donné, en ce comparant à Hitchcock alors que Hitch n’a jamais fait de pubs ou de dcumentaires, genres dans lequel Kaye se spécialise. Toujours est-il que Lake Of Fire est un documentaire de 3h dans un beau noir et blanc traitant d’avortement aux USA. Film assez choquant dans ce qu’il montre, Kaye ne prend jamais position, il se contente de capter des images et des interventions et laisse au spectateur le choix de prendre position. Kaye en montre beaucoup plus qu’il ne le faut(un avortement complet) et c’est ce qui fait la force de son film. Voir l’amérique de gauche et de droite se contredire et mélanger les arguments (homosexualité = pas bien alors que l’on traite d’avortement). Kaye peut être fier de son documentaire qui ne laissera personne indifférent.

La Vida Loca : Le documentaire sur les gangs de rue du Salvador par Christian Polveda, à ne pas confondre avec Mi Vida Loca de Allison Anders. Un film extrêmement violent où la plupart des gens que la caméra suit finissent pour la plupart assassinés avant la fin du documentaire. Film dur où Polveda s’est vraiment incrusté avec sa caméra dans ces gangs de rue au point où il a été assassiné par la suite. Ne donnant jamais d’explication sur les enjeux de cette rivalité entre les deux clans, on ne peut qu’être bouche bée devant autant de stupidités humaines.

Punk Rock Holocaust : Probablement un des pires films jamais fait, Punk Rock Holocaust est l’histoire d’un meurtrier qui tue des punk rockeurs lors de la tournée Vans Warped Tour. J’imagine que le DVD est disponible sur place seulement et les fans doivent s’en procurer une copie pour pouvoir y voir leur groupe de musique préféré se faire trucider à coup de manche de guitare. Jouer par des amateurs, le film est embarassant. Le montage approximatif rappelle ces films de CEGEP que personne n’a vu et le sang coule à flot de façon « sirop de maïs-esque ». La qualité de l’image laisse croire que le tout à été filmé avec une caméra-cellulaire. Pour ceux qui veulent voir le guitariste de Simple Plan mourir, je vous le recommande, sinon, oubliez que je vous ai parler de ce film.

Don’t Look Up : Tentative énorme de faire un film d’épouvante à l’européenne-70’s-style avec l’aide d’Eli Roth à la production et devant la caméra, ce film ronflant offre que du réchauffé et ce, de façon peu convaincante. Il arrive des choses, parfois, sans que le spectateur n’en comprenne la raison puisque de toute façon rien n’est expliqué. On se concentre sur la paranoïa du personnage joué par Kevin Corrigan qui a déjà mieux caché sa calvitie.

Strange Wilderness : Une idée de départ amusante qui laisse si on y pense un peu, vraiment un peu, l’imagination à plusieurs blagues. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas pris le temps de réfléchir un peu, même pas un peu et nous on pondu une espèce de comédie pas drôle et mal chier. En plus d’y avoir aucune blague, le film présente des personnages antipathiques caricaturaux qui donnent l’impression de ne pas jouer dans le même film. Le rythme saccadé n’aide en rien les déficiences nombreuses du film qui donnent l’impression que le film est 8 ou 9 fois plus interminable que ses 82 minutes.

Slaughtered Vomit Dolls : Ah! Que dire? Il y a du vomi, des filles qui se font vomir pour l’amour du 7e Art. Il y a du sang, des actrices qui n’ont visiblement aucune inhibition. Quoi d’autre?… Il y a peu ou pas de talent derrière comme devant la caméra. Peu ou pas d’idée de ce qu’est un film, etc…

Last Airbender :Last Airbender c’est comme un film pour enfants avec des enfants acteurs qui jouent comme s’ils étaient des adultes, avec des sentiments d’adultes mais exprimé avec des dialogues d’enfant. Ce qui rend le tout très très confu lorsqu’arrivent des scènes d’action très adultes (des plans séquences prétentieux) avec le même niveau de violence qu’un film pour enfants, genre Tom & Jerry vont à la ferme! Alors la confusion devient d’autant plus complexe lorsque les enjeux d’adultes (genre écologie-machin-la-terre-est-en-danger-des-plantes-meurtrières-je-vois-des-morts-etc) sont exprimés par des enfants stoïques qui semblent avoir de la difficultés à utiliser des mots juvéniles aux connotations matures drôlements vides de sens. Alors on ajoute des effets spéciaux vachement chouettes pour que les enfants en aient plein les yeux alors que les adultes se grattent la tête quant à la signification de toute cette insignifiance.

Easy A : Librement et éloignement inspiré de The Scarlet Letter, Easy A est une des bonnes comédie pour ados de l’année et peut-être même tout simplement une des bonne comédie de l’année. Ne se prenant jamais au sérieux, le film devient une autocritique caché de l’amérique et ce à ses dépends. Attaquant plusieurs cibles à la fois (religion, homosexualité, avortement, adultère, MTS), Easy A n'est pas un grand comédie, il est la preuve que de temps en temps, Hollywood peut pondre des comédies drôles sans être insipides.

Wild Target : Comédie Britannique ratant son coup a à peu près tout les niveaux. La faute n’est certainement pas attribué à Bill Nighy, égal à lui même ou à Emily Blunt, radieuse et incroyablemement belle mais plutôt au scénario assez médiocre ne sachant jamais trop où il veut en venir. De plus le petit roux et ami de Harry Potter y joue son premier rôle post-Potter avec des résultat navrant. Pas une grande carrière en vue pour le petit bonhomme.

Predators : Predators est une tentative de ramener le Predator dans son propre univers plutôt que celui de Alien VS Predators. Nimrod Antal et Robert Rodriguez essaie donc très fort de ramener le tout vers l’univers d’origine, celui de la jungle de John Mctiernan avec Schwarzie, comme si Predator 2 n’avait jamais existé alors qu’il est une bonne suite et une suite logique de l’original. Danny Glover n’est pas Schwarzenneger mais Adrien Brody non plus. Antal semble avoir des idées mais ne semble pas trop savoir comment bien les exploiter. Le film veut tellement ressembler à l’original qu’il multiplie les clins d’œil inutiles(la mitrailleuse de Jesse Ventura, des allusions à Dutch, etc) comme si le public cible était avant tout les fans boys et les geeks. Larry Fishburne se ridiculise dans un segment ne servant que de remplissage au 2e acte. Mais il ne se ridiculise pas autant que Brody qui passe son temps à tout expliquer ce qui s'y passe et Topher Grace qui cherche encore à prouver qu'il s'est jouer alors qu'il ne démontre que le contraire.

Never Get Busted : L’ex-agent Barry Cooper de la police du Texas nous offre ce vidéo instructif (le plus grand vendeur DVD non-fiction ou presque aux USA en 2010) sur comment bien cacher sa majuana et ne pas se faire attraper par la police. Apprenez ce qu'il faut dire lorsqu’un policier vous arrête, où dans la voiture cacher vos possessions, comment bien cacher l’odeur du cannabis, etc… Oui, Barry Cooper est fort sympathique, oui il fait ceci pour vous les fumeurs de drogues, oui Cooper prépare la sortie d’une suite au DVD.

Dedication : Premier film réalisé par Jutin Théroux, cette comédie dramatique est intéressante pour ses personnages joué par des acteurs en forme (Tom Wilkinson, Billy Crudup et surprenenment Mandy Moore). Même si les personnages sont très antipathiques, la force du film réside dans l'humanité qu'ils cachent et ne demandent qu'à sortir. Pas un film joyeux mais une sensibilité qui rappelle les premier films de Hal Hartley.

Sin Nombre : Une version fiction du La Vida Loca de Polveda, le film ressemble plus à El Norte de Gregory Nava qu'à un drame crimino-social. Le réalisateur mêle les cartes et son approche ne nous convainc jamais sur les raisons pour lesquelles son protagoniste veut changer de vie et les raisons pour lesquelles il a cette vie de « thug ». On ne comprend jamais pourquoi ces gangs de rue existent en Amérique du Sud ni pourquoi quelqu’un veut bien en faire partie. On doit prendre pour aquis que de tel membres sont dangereux (ils ont des tatoos au visage après tout) et viennent probablement d’une famille pauvre. Ce que semble nous dire Cary Fukunaga avec ce film c’est qu’en Amérique Latine on a le choix de faire partie d’une gang de rue ou bien essayer de traverser la frontière américain de façon illégale pour avoir une belle vie. Le film n’est pas forcément mauvais, il est simplement un mauvais hommage à Polveda, un document socio-politique mièvre et il puise son intrigue sur le film de Nava vieux de 20 ans sans jamais chercher à l’actualiser. Après City Of God, je crois qu’on a compris que des enfants de 9 ans avec des fusils, c’est dégueulasse. Il faudrait peut-être nous présenter autre chose.

Accident : Cette production Johnnie To démare plutôt bien mais une rupture de ton en milieu de parcours rend le film beaucoup moins intéressant et la finale en plus d’être risible, est maladroitement écrite. Le film met en scène Louis Koo dans le rôle du chef d'un organisation se spécialisant dans le meurtre déguisé en accident. On a droit a des scènes un peu comme dans Final Destination, des accidents habillement misent en scène. Par contre, le personnage principal finit par se sentir traqué, épié, espionné par un concurrent qui veut sa peau. Il devient alors paranoïaque et s'enferme chez lui tout en épiant ses voisins, un peu comme Gene Hackman dans The Conversation, il devient méfiant mais beaucoup trop et de façon abrupte. Et cette finale symbolico-machin n'aide en rien le film.

The Devil’s Chair : Film d'horreur essayant énormément d'être original et différent mais ne réussissant jamais à n'être rien d'autre que prétentieux, mal écrit et stupide. Les acteurs font ce qu'ils peuvent avec des dialogues pauvres jamais réfléchis. Une narration post-moderne qui parle directement au spectateur devient très vite insupportable. Les pivots scénaristiques sont risibles. C'est dommage car le film offre un visuel assez angoissant dans sa seconde partie.

Wednesday, December 29, 2010

Tope disse

La fin de l’année apporte toujours son lot de top 10, etc… C’est inévitable. Mon problème avec les top 10 c’est qu’ils se ressemblent tous. Rarement voit-on autre chose sur la liste que ce qu’on a vu sur la liste d’un autre journaliste/blogueur/critique/personne importante. Les gens qui font ces listes sont tellement convaincu qu’ils sont en train de refaire le monde à leur image qu’ils ont peur de passer pour des idiots s’ils omettent quoique ce soit qu’un « compétiteur » a pensé avant lui. C’est ce qui fait que toutes ses listes se ressemblent. Cette volonté d’avoir l’air important, d’avoir l’air intelligent, d’avoir l’air crédible. On s’en fout, pourquoi ne pas y aller avec le cœur, avec nos goûts personnels. Si je n’aime pas Karkwa ou Mister Valaire, si je me fous de Kanye West ou Eminem pourquoi me forcerais-je à les mettre sur ma liste. Pour me donner l’air d’être un mélomane accomplie? Tout cela est beaucoup trop académique. Où est passer l’amour? Où est passé la passion? Où est passé ce besoin de faire découvrir aux autres nos propres découvertes?

Mon plaisir avec ces listes de fin d’année c’est justement d’y découvrir de nouvelles choses, des disques qui me sont passé sous le nez pendant que je regardais ailleurs. Approffondir mes connaissances inconnus. Jouir d’une découverte mineure mais dont je vais écouter pour les 5 prochaines années. Dans dix ans, on se remémorera l’album de Karkwa en se disant : Shit! Ça c’est un bon album! Un bon album, certes, mais un album que l’on écoute une fois par année, peut-être moins. J’aime mieux me concentrer sur des albums moins parfait mais dont je vais avoir à l’oreille une fois par jour pour les dix prochaines années avec le même enthousiasme, la même fougue, le même sourire sur mes lèvres.

Alors en quoi mon Top 10 est meilleurs que ceux des autres? Il ne l’est pas. Je n’ai pas la prétention d’être un critique. Je suis un amoureux de musique qui malgré le fait qu’il ne sait pas écrire, désire faire découvrir à mes 5 lecteurs ce qui m’a touché, marqué et hanté en 2010. Rien d’académique, rien de prétentieux, juste des choix guidés par mes goûts personnels et non un semblant de vouloir démontrer ma domination sur le reste de la planète.


Dans aucun ordre précis.


1-Alexandre Belliard : Des Fantômes, des étoiles

Avec Eric Goulet à la réalisation, Alexandre Belliard n’est pas meilleurs, il reste le même mais il est plus cohérent et accouche d’un album traitant de mort, chagrins et regrets. Goulet l’aide à trouver un fil conducteur. Belliard, lyrisiste sensible et honnête, avait l’habitude de s’éparpiller sur ses galettes précédentes mais démontrait un énorme potentiel qui ne pouvait que culminer vers ce Des Fantômes, des étoiles, album où plane, justement, des fantômes, mais où l’espoir n’est jamais loin. Belliard ne s’appitoie jamais sur la tristesse de ses textes, au contraire, il les rend beau, planant, dansant même. Sa reprise de I Don’t Wanna Grow Up de Tom Waits est remarquable par sa simplicité.


2-Adam Haworth Stephens : We Live On Cliffs

Parce que Two Gallants, son groupe, s’est dissout, Stephens se lance en solo avec cet album qui ressemble heureusement à une prolongation de ce qu’était Two Gallants. Muni de sa guitare, son harmonica et sa voix nasillarde-écorchée, Stephens se permet l’ajout de cuivres, de voix féminines et de violons pour éviter les comparaisons, éviter la redite mais surtout pour tâter de nouveaux horizons avec sa folk aux textes d’une franchise rare. Stephens écorche et creuse où ça fait mal, ce qui lui donne une maturité et une intensité le mettant dans une classe à part.


3-The National : High Violet

Parce que la barre était haute après Alligator mais surtout Boxer, The National arrive avec un album qui déçoit à la première écoute. Comme s’ils étaient revenue à un son plus expérimentalo-machin de Sad Songs For Dirty Lovers, leur pire album. Mais après une seconde écoute, les chansons s’incruste petit à petit dans les veines et on finit par les vivre intensement. Mettant les guitares en (très) très arrière plan et profitant du talent de leur batteur, les chansons de ce 5e album sont entièrement dirigées par le martèlement de la baterie. Peut-être un album moins accessible que Boxer mais leur album le plus aboutit.


4-The Parting Gifts : Strychnine Dandelions

Parce que Greg Cartwright est le dernier des punk-rockers romantiques, parce que tout ce qu’il touche devient de l’or (sauf le EP des Detroit Cobras), parce qu’il est le rocker de 50 ans le moins connu et le plus sous-estimé et parce qu’il continu de nous faire taper du pied en fouillant dans son invidable sac à riffs. The Parting Gifts est la rencontre entre Cartwright et Coco Hames du groupe The Ettes. Cartwright quitte donc ses Reigning Sound l’espace d’un album et il accouche de ses meilleures compositions depuis fort longtemps. Son meilleur album depuis Too Much Guitars!


5-Fabienne Delsol : On My Mind

Parce qu’April March a eue besoin de Tarantino pour se faire connaître au moment où elle ne faisait plus dans le rock-yéyé-français-en-anglais, Fabienne Delsol est arrivée à la rescousse. Quant March est devenu plus électro-machin avec Burgalat, Fabienne, elle, a quitté son groupe The Bristols pour faire carrirère solo et remplacer March. On My Mind, le 3e album solo de Delsol, est son plus aboutit, son meilleur, Passant facilement d’une chanson en français à une chanson plus surf en anglais tout en gardant le même aplomb, la même fougue et la même énergie, Fabienne rockera le mur de mes oreilles pour encore des années.


6-The Black Keys : Brothers

Pour leur 6e album en 8 ans, The Black Keys ont gardé le côté expérimentalo-machin de leur effort précédent (Attack & Release, le soundtrack pour la biopic de Ike Turner qui n’a jamais vu le jour) et ils sont revenu à leur son du début pour créer l’ultime album. Leur meilleur depuis Rubber Factory. Ils ont su se réinventer et ont accouché d’un album intemporel où le soul, le blues et le rock s’amalgament de façon puissante et presque érotique. Probablement le meilleur album de l’année.


7-Three Mile Pilot : The Inevitable Past Is The Future Forgotten

Armistead Burwell Smith IV quitte l’espace d’un album le confort de Pinback et Pall Jenkins fait de même en ce détachant pour un instant de The Black Heart Procession et joignent leurs forces pour le premier album en 13 ans de Three Mile Pilot. Probablement le plus pop et accessible, The Inevitable…. est remplie d’excellentes mélodies assombrient par la voix et les textes noirs, tristes, pessimistes et nihilistes de Jenkins. Ils ont amalgamé la sensibilité et la force de leur groupe respectif pour créer un l’ultime album que l’on n’attendait plus. La continuité de Another Desert, Another Sea, datant de 1997.


8-Wolf Parade : Expo 86

Pour une raison inconnue et injuste, on dirait qu’on n’attend plus rien de Wolf Parade depuis son Apologies To The Queen Mary. Ce qui est bien dommage parce que d’album en album Wolf Parade se solidifient et rockent la face du monde, dumoins ils rockent ma face et elle est très difficile à rocker, ma face.


9-The Thermals : Personnal Life

Parce qu’après Fuckin’ A, The Thermals devaient se réinventer et c’est ce qu’ils ont réussie avec chacun des 3 albums qui ont suivie. Personnal Life est une bonne surprise et voit le groupe de Portland continuer sur sa lancée. Du punk-rock gentil mais efficace qui nous fait taper du pied tout au long de cet album concept traitant de relation(s) amoureuse(s).


10-The Walkmen : Lisbon

Avec la bourde qu’avait été A Thousand Miles Off, leur 3e album, The Walkmen ont su se réorienter sur You & Me, l’album suivant. Lisbon est la continuité de You & Me. Même s’il n’a pas la puissance mélodique et lyrique de celui-ci, Lisbon en est l’abouttisement et puise ses qualités dans la force tranquille de ses chansons remarquables.




Mentions plus qu’honorables :


11-Mary Gauthier : The Foundling & Nina Nastasia : Outlaster

Deux albums trop personnels, trop noirs et trop intenses. On a mal à les écouter mettre leurs âmes à nues. Gauthier y traite de l’abandon de sa mère pour l’orphelinat et ses retrouvailles plus que décevante avec celle-ci 40 années plus tard. L’album est franc, sincère mais trop personnel. Nastasia, égale à elle-même, traite de ruptures amoureuses dévastatrices. Les deux artistes folk-country nous ont données leur 6e album cette année.


12-The Beatdown : The Beatdown

Parce que suite à la dissolution du One Night Band, Alex Giguère, chanteur, guitariste et compositeur du groupe n’a pas chômé pour y donner une suite. Parce qu’après la sortie de l’abum le groupe est partie sur les routes du Canada et de l’Europe pour célébrer leur ska-reggae avec le reste de la planète. Parce qu’ils le font sans l’appui des journaux locaux qui se contrecrissent bien d’eux puisqu’ils ne sont pas amis avec Malajube ou Meta Gruau. Parce que je n’aime pas le ska-reggae et que The Beatdown, sans me convertir, on réussi à me faire taper du pied.


13-The Intelligence : Males

Presque qu’un an après la parution de Fake Surfers, la bande nous arrive avec Males, sa continuité. Remplie de perles rock efficaces, The Intelligence est sur le bon chemin pour nous pondre leur chef-d’œuvre très bientôt.


14-Buddy MacNeil & The Magic Mirrors : Help Me, Mama!

Parce que ce EP de 4 chansons nous fait patienter jusqu’au printemps pour la sortie du premier LP.


15-The Soft Pack : The Soft Pack

Album un peu surestimé mais tout de même très bon grâce à son habille mélange de rock garage et de surf. Il est une galette prometteuse pour la suite des choses.


16-David Tétard : J’ai toujours rêvé d’être un groupe rock

Même si la poésie de Tétard laisse parfois à désirer (J’évolue comme je pisse/pas très loin, pas très lisse) force est d’admettre qu’il est capable de créer de bonne mélodies rock et que son écriture peu parfois être très honnête(T’as pas tirée le bon numéro/je suis si loin d’Al Pacino/Je suis et ce sans me vanter/D’une affligeante banalité), se donnant souvent le rôle du salaud (Je te fais boire à la tasse/attendant que tu te lasses, Moi j’ai préféré, ma belle/Me montrer cruel) et démontre une sensibilité masculine rare quoiqu’un peu maladroite. Pour sa 4e galette, Tétard évolue en terrain connue et ce n’est pas forcément un défaut.


17-Spoon : Transference

Parce qu’ils savent se réinventer à chaque fois, la bande de Britt Daniel nous arrive avec un album qui ressemble plus à une compilation de B-sides, de démos ou de maquettes de chansons non terminées que d’un réel album. Mais c’est là que réside la surprise sur Transference, le 7e album du groupe. Chaque fois qu’on a l’impression qu’une chanson s’en va dans un sens, elle change de rythme ou se termine abruptement laissant croire qu’elle n’est pas terminée alors que bien au contraire, c’est à ce moment précis qu’elle doit s’arrêter. La barre était haute apràs Ga Ga Ga Ga Ga mais Spoon s’en sort très bien avec sa coolité habituelle.


18-Arcade Fire : The Suburb

Arcade Fire ont réussi avec The Suburb, l’impossible. Ils ont créé non seulement un album concept réussie et non-prétentieux mais leur 3e album est probablement le meilleur album de l’Année après celui des Black Keys. On les attendait avec une brique et un fanal. Nétant pas un fan, je sais que je n’écouterais pas cet album très souvent mais je dois admettre que c’est du très très solide. Bravo!


19-Raphaël : Pacific 231

Pas la claque au visage qu’avait été Caravane il y a quelques année, Pacific 231 est un retour en force pour Raphael. Après un mauvais Je sais que la terre est plate, on a cru à un feu de paille mais voilà que le jeune français nous prouve que non et c’est tant mieux. Autant pour lui que pour nous.


20-Black Francis : Nonstoperotik

En laissant tomber ses Catholics et en revenant avec son pseudonyme des années Pixies, Frank Black (aka Black Francis aka Charles Thompson) nous avait donné avec Blue Fingers son meilleurs album post-Pixies. Entre Blue Fingers et l’abum de Grand Duchy, le projet avec sa femme (très bon), Black nous sert Nonstoperotik, un album assez intimiste mais très puissant. Parce que les gens qui souffrent d’embonpoint font l’amour aussi!


21-The Greenhornes : ****

Pour leur premier album en 8 ans la bande à Craig Fox déçoit un peu. Peut-être parce que Dual Mono, leur dernier album, est un chef-d’œuvre de groove rock garage et que la barre était donc un peu trop haute. Peut-être que le quatuor devenu trio a dû se réinventer tout en gardant leur style 60’s. On attend le riff qui tue alors qu’il n’arrive jamais. Une bonne écoute mais une grosse coche en-dessous de Dual Mono.


22-Gigi French : Canelle & JimmyHunt : JimmyHunt

La dissolution des Hot Springs voit Gisèle Webber partir en solo tout comme la dissolution de Chocolat voit Jimmy Hunt revenir lui aussi en solo. Même si Gisèle se réinvente en chanteuse française d’une autre époque force, loin du rock des Hot Springs est d’admettre que ces deux artistes sont beaucoup plus à l’aise en solo. JimmyHunt nous rappelle Ferland, Férré avec une touche folk intimiste. Il se classe à part dans la résurection de la scène folk montréalaise. Gigi French quant à elle, réussi à amalgamer le jazz et la chanson française, style Piaf, en créant quelque chose d’originale.


23-Tiff Merrit : See You On The Moon

Je ne suis pas un fan mais je la respecte beaucoup. Tiff Merrit nous a donné son meilleur album cette année et elle continue de trainer son folk-country à travers l’Angleterre et les USA, pays qui l’apprécient plus que nous au Québec.


24-Strange Boys : Be Brave

Avec leur 2e album, The Strange Boys continue de ressembler aux petits cousins des Black Lips ayant été à l’école de Dylan.






Wednesday, November 24, 2010

J'ai vu des films, oui, oui!

Jonah Hex : Jonah Hex est le genre de film qui sort de nul part, que personne n’attendait et qui disparaitra de la surface de la terre en l’espace de 2 ou 3 semaines. Peut-être 4 semaines, gros max! Il va aller rejoindre les The Musketeer, Terminal Velocity et Domestic Disturbance de ce monde. Difficile à dire si le film est fidèle à la BD mais facile de voir que le film n’a aucun style, aucun sens de l’humour, aucun rythme. Les personnages sont plates, le héro du film est terne, l’action est molle du genou, bref, etc!

L’immortel : Un film policier français assez violent, cette pseudo-histoire vrai est joué de façon convaincante par Jean Reno. La mise en scène de Richard Berry donne un ton très américain au film. Pas grand chose à dire mis à part que L’Immortel est probablement le meilleur film a avoir été produit par Europacorp, c’est peu dire.

Bad Blood : Bad Blood est précédé d’une solide réputation du Ong Bak de l’année. Malheureusement, il n’arrive pas à la cheville de ce dernier ni même à celle de Merentau. Les combats sentent la chorégraphie apprise par cœur donc n’ont rien de naturel , tout est un peu long, l’histoire s’éparpille, etc… Beaucoup trop de bruit pour rien mais tout de même supérieur à n’importe quel film de Sheldon Lettich.

Butterfly Effect 3 : N’ayant aucun souvenir de la suite du premier ni même du premier film de cette « trilogie » mis à part que tout était trop violent pour rien. Butterfly effect 3 est le genre de suite DTV dont on reprend l’histoire de base mais dont on amplifie tout ce dont le film original n’était pas. Comme si on avait pas ou mal compris ce qui avait fait le succès du premier. L’histoire déboule de façon ultra rapide question que le spectateur ne s’emmerde jamais mais aussi pour ne pas qu’il puisse y voir les trous du scénario ou les incohérences scénaristiques. Peu importe, l’acteur principal à une belle gueule et le film est monté au quart de tour. Par contre, cette fois on enquête sur un meurtre et le film devient un slasher ultra gore et la finale est d’un ridicule tonitruant. Jusqu’à la conclusion en forme de « whodunnit » on se foutait pas mal des incohérences, mais à la toute fin on ne peut que se sentir baffouer devant tant d’inepties. Le côté « slasher » du film est tout à fait inutile, le but des producteurs est de montrer des cages thoraciques se faire trucider à-la-Haute-Tension. Le problème c’est que le meurtrier utilise une scie chirurgicale, j’imagine qu’il prend le temps de la brancher en cachette dans une prise électrique avant de poursuivre ses victimes tout en ayant assez long de fil. Le fait que le meurtier porte un sac de patate sur la tête Friday-The-13th-Part-2-style n’aide en rien la logique puisque les victimes ne sachant pas qu’un tueur rode dans les parages, sont pris de surprise lorsqu’ils voient le meurtier pour la seule et unique fois de leur courte vie. Pourquoi alors se cacher le visage? Pour une surprise finale inatendu, bien sûr.

Night Of The Demons : Remake du classique des années 1980, le réalisateur va même jusqu’à donner un caméo à Linnea Quigley, Scream Queen par excellence et personnage du film de 1987, pour nous montrer son amour de l’œuvre original et montrer du même coup qu’il ne se prend pas au sérieux. Il faut dire qu’avoir comme acteur princiapl Edward Furlong est un signe indéniable que l’on ne se prend pas au sérieux. Night Of The Demons, remake à peut-être ça comme plus grand défaut, son manque de sérieux, pas que le film soir une comédie ZAZ mais comme les effets spéciaux old school extrêmement bien réussis et les décors/ambiances sont propices à un film d’épouvante, il est dommage de constater à quel point les acteurs jouent de façon détachée. Jamais on ne les sent en danger puisqu’ils ont l’impression, eux-mêmes, que tout ça n’est qu’une grosse blague. La finale est un peu trop abrupte et laisse plusieurs mauvaises questions en suspens…Dommage de voir Diora Baird continuer à jouer dans ce genre de film, je crois qu’elle à beaucoup de talent et qu’il va au-delà de sa généreuse poitrine qu’elle exhibe trop souvent.

Expulsion of The Devil : L’écoute de ce film n’est pour moi qu’un vague souvenir….

Philosophy Of A Knife : Ce documentaire de 4h30 sur les tortures du Unit 731 est assez mauvais. Unit 731 était une unité japonaise qui torturait de façon expérimentale les humains durant les années 1930, 1940. Ils avaient un côté scientifique à savoir par exemple, combien de temps un homme nu peut-il resté prisonnier dans un lac glacé en hiver avant que ces membres ne deviennent tellement frigorifiés, qu’ils peuvent briser en donnant un simple coup de crayon dessus, ce genre de questionnement était fréquent dans l’unité 731, alors ils s’éfforcaient à trouver les réponses. Le film Man Behind The Sun traite du même sujet de façon efficace et beaucoup plus courte. Philosophy Of A Knife est une merde où le cinéaste à tourné un entretien de 30 minutes avec un expert dans le domaine et ensuite il a tourné 4h d’images dégueulasses et de scènes de tortures. Par exemple, une scène nous montre une femme se faisant arracher les dents par un japonais avec une paire de pince. L’idée du réalisateur est de nous montrer que ça fait mal se faire arracher les dents alors on voit les dents se faire arracher une à une. La scène se termine que lorsqu’il n’y a plus de dents dans la bouche de la victime. Ça prend du courage pour montrer une scène où l’on met des coquerelles dans un vagin, mais combien de coquerelles faut-il pour qu’on comprenne. Selon le réalisateur, au moins 20. Le film montre donc en 4h30 se qu’il aurait pu montrer en 70 minutes. En plus, les scènes de tortures sont évidemment mise en scène, mais de façon tellement maladroite et les effets spéciaux sont excécrables, de la plasticine, des yeux en plastiques, du sang trop liquide qui change de texture dépendement de la scène. Le but est de choquer plutôt que d’instruire et les images chocs sont déplorables.

The Vindicator : Après sa période fructueuse dans les années 1970, Jean-Claude Lord s’est tourné vers le film de genre canadien-anglais. Avant Yves Simoneau et Christian Duguay, Lord à voulu faire du gros cinéma musclé. Visiting Hours est aujourd’hui un mini-classique mais The Vindicator n’est pas le genre de film dont il doit se vanter d’avoir fait. Pas surprenant qu’il soit revenue dans sa langue maternelle pour tourner La Grenouille et la Baleine. The Vindicator est un genre de Terminator meets Robocop meets The Phantom Of The Opera meets Cyrano de Bergerac (les influences et la culture de Lord sont ÉNORMES) il est donc un film avant-gardiste. Les dialogues remplis de clichés sont hilarants mais pas autant que les effets spéciaux et les effets pyrotechniques, c’est comme s’il n’y avait eu aucun professionnels sur le plateau pour expliquer comment fonctionnent les explosions. Certaines scènes sont assez embarrassantes au point de vue de la mise en scène. Pam Grier semble se demander pourquoi elle a accepté de séjourner à Montréal pour tourner un film aussi bas de gamme. Il faut la voir tuer une fille en lui brisant le cou mis en scène exactement de la même façon que si vous et moi nous nous amusions dans le sous-sol de ma grand-mère et qu’on se fendait la gueule en imitant Steven Seagal, c’est aussi réaliste que ça. On a l'impression qu'elle va dire : CRACK! lorsqu'elle brise le cou de sa victime. La musique est ancré dans son époque alors les rythmes de synthétiseurs et de batteries électroniques nous bercent les oreilles pendant que le robot (le vindicateur?) se promène dans les rues désertes et les égoûts pour protéger la femme qu’il aime et se venger de ses tortionnaires.

Trailer Park Of Terror : Film d’horreur ne sachant pas trop s’il est une comédie d’horreur, une comédie gore, une comédie redneck white trash ou les 3 en même temps. On a alors droit à un épilogue stupido-white trash pour ensuite donner une 2e partie très générique où adolescents libidineux et craques de seins se multiplient pour ensuite terminer avec un dernier tier gore aux effets réussi Dommage que le spectateur dort depuis longtemps déjà.

The King Is Alive : Dogme #5. Sans vouloir entrer dans les détails et mes opinions sur le Dogme 95, ce mouvement a donner certainement les pires films des 15 dernières années puisqu’il permettait à des gens sans talent de croire qu’ils faisaient de l’art. Il a aussi insuflé une volonté de vouloir créér à tout prix un film sans attendre de gros budget. Les résultats étaient plus souvent qu’autrement désastreux. Bref. The King Is Alive fait partie des films moins connu du Dogme pourtant réalisé par un cinéaste Danois fort reconnu. Évidement puisque le film fait partie du Dogme, le film ne respecte pas les règles que ces petits prétentieux se sont donné. Le film raconte l’histoire de touristes pris en plein désert lorsque leur bus tombe en panne. L’un deux décide de monter King Lear en attendant les secours. Le théâtre fait partie du Dogme 95 alors il n’est pas surprenant que le film prenne cette tournure. Employant des acteurs réputés (Jennifer Jason Leigh (qui fera son propre film du Dogme avec The Anniverssary Party) Bruce Davison, Brion James(qui ressemblait à Pierre Elliot Trudeau à la fin de sa vie), Romane Bohringer) ce qui va à l’encontre du Dogme. Le film n’est pas terrible, les images sont belles, les acteurs sont solides mais le montage est un peu arty-fartsy pour rien et le film va nul part.

The Idiots : Dogme #1 : N’ayant jamais compris ce film ni le Dogme d’ailleurs. The Idiots n’est qu’un film pour choquer. Filmer comme un simili-documentaire, ce procédé ne va nul part et ce, assez rapidement. Certaines scènes veulent donner un malaise mais le montage du film souvent saccadé ne nous permet jamais ce malaise puisqu’on ne sait jamais si le film est un pseudo-Jackass ou une fiction. Je comprends Von Trier de vouloir faire ce genre de film, question d’avoir un contrôle absolu sur son œuvre mais après Europa et Breaking The Waves, ce virage est surprenant.

It’s All About Love : Avec Festen, Thomas Vinterberg est devenu la coqueluche du cinéma danois, du cinéma international et le poster boy du Dogme 95. Avec It’s All About Love, et même Dear, Wendy, on s’aperçoit que Vinterberg en a rien à foutre du Dogme, il veut faire des films américains. It’s all about Love est un film d’amour futuriste sur fond de catastrophe naturelle. Sean Penn y fait un apparition de 18 secondes pour prouver qu’il est prêt à travailler pour Vinterberg peu importe le rôle. Son apparition ne sert pas vraiment le film. Jamais on a l’impression que le film est aboutit, on y voit des idées par-ci par-là, mais des idées qui ne prennent jamais forme, ou qui ne sont jamais entièrement développé. Le côté mystérieux est par contre intéressant.

Mister Lonely : Le film le plus accessible de Harmony Korine. On a toujours l’impression qu’il rit des gens, de ses personnages et de leur métier. Cette fois, son film suit un sosie de Michael Jackson qui se retrouve dans une troupe avec d’autres sosies de célébrités (Marilyn Monroe, Chaplin, Shirley Temple, Buckwheat, etc…) Korine s’intéresse encore une fois à des êtres marginaux que parce qu’ils sont hors norme, jamais il ne s’intéresse à leur métier ou aux raisons de ce choix de vie. Alors on perd intérêt assez rapidement tout comme Korine qui une fois passé l’idée que ses personnages sont excentriques, ne s’est plus quoi en faire.

Best Worst Movie : Un objet étrange que ce Best Worst Movie. Documentaire sur le culte qu’est devenu le film Troll 2, film assez mauvais, 20 ans après sa sortie. Étrange parce qu’il contient énormément de malaises. Étrange parce que le film change de direction en milieu de parcours. Étrange parce que le film traite d’un sujet actuel sans trop le savoir. Best Worst Movie couvre très bien son sujet malgré tout. Tout commence lorsque Michael Stephenson, ayant joué dans Troll 2 à l’age de 12 ans, décide de tourner un documentaire sur l’objet de culte qu’est devenu ce film qui a mis fin à ce qui aurait pu être une bonne carrière hollywoodienne. Il décide de retrouver les acteurs du film. Et c’est là que le malaise commence. George Hardy, dentiste de métier dans un patelin et ayant joué le père de Stephenson dans le film, décide de partir en tournée à travers l’amérique du Nord pour voir les représentation du film dans plusieurs villes. Hardy semble croire que le documentaire porte sur lui. Malaise. Arrive Claudio Fragasso, le réalisateur de Troll 2 et sa femme, la scénariste. Fragasso est convaincu qu’il a fait un film avant-gardiste et sensationel. Malaise. Un peu comme n’importe quel réalisateur de film de genre italien, il est convaincu qu’il est un génie (voir les entrevues de Dario Argento post-Phenomena ou celle de Umberto Lenzi sur le DVD de Nightmare City) Il arrive en amérique pour voir la réaction des gens. Malaise. Il s’aperçoit que tout les gens rit du film. Malaise. Lorsque Stephenson part à la recherche de Margot Prey, qui jouait sa mère, on peut difficilement croire ce que l’on voit à l’écran. Des malaises que seul la beauté d’un documentire peuvent créer. On en rit mais c’est touchant en même temps, un peu comme dans American Movie. Le film traite également d’un sujet sans trop s’en rendre compte et dont je ne veux trop élaborer: les hipsters ou le phénomène de culture éphémère. Loin de moi l’idée de faire un discours sur les hipsters en 2010 puisque chaque génération a les hipsters qu’elle mérite, peu importe comment on les appelle (on les nommait Hippies il y a 40 ans). Best Worst Movie prouve que faire partie d'un mouvement de mode est plus important que les raisons pour lesquelles on y adhère.

Style Wars : Documentaire sur le « street art ». Le film se concentre uniquement sur la ville de New York durant les années 1980-1983. Intéressant même si on ne comprend jamais trop les raisons qui poussent les gens à vouloir écrire leur nom sur des trains ou des murs. La faute va au fait que le film est un peu daté et le phénomène était un peu trop nouveau et underground à l’époque. Un très bon compagnon au Exit Throught The Gift Shop.

Never Sleep Again : Documentaire de 4 heures sur la saga A Nightmare On Elm Street. Un peu comme His Name Was Jason, le documentaire sur Friday The 13th, Never Sleep Again passe à travers la saga un film à la fois et une bonne cinquantaine d’intervenants de toutes sortent viennent donner leur grain de sel. Beaucoup plus intéressant dans sa première heure, du premier au troisième film, Never Sleep Again devient un peu moins intéressant lorsqu’il couvre la période plus fructueuse et plus médiocre de la série. Un bon trente minutes est passé sur le sous-texte homosexuel du second film. Le film est fascinant pour ceux qui ont grandi avec la série et on y apprend que Peter Jackson avait écrit un scénario pour le 6e film qu’il voulait réaliser mais qui fut remplacé à la dernière minute par un Freddy’s Dead en 3D, possiblement le pire de la saga. On a droit à des interventions de pas mal tout les artisans ayant bossé sur la série sauf, bien sûr, ceux qui sont devenu des vedettes (Johnny Depp, Frank Darabont, Patricia Arquette, Larry Fishburne). Mieux vaut écouter Never Sleep Again que le remake de Nightmare On Elm Street.

Hell Up In East Harlem : Documentaire sur l’apparition du crack dans Harlem. Le quartier s’est transformé en énorme marché de la drogue et ses habitants ont vu se détériorer en peu de temps la vie (presque) paisible qu’ils vivaient jusque là. Le documentaire semble produit par un des « street gangs » de Harlem, alors on ne comprend jamais trop le point de vue et les témoignages de revendeurs, de crackheads et de DJ quelconques nous apparaissent comme n’étant que des amis du produteurs. Une narration en début de film disparaît assez rapidement pour laisser la place à des intervenants dont on ignore la pertinences. Par exemple Poo Do ou Craig qui sont-ils? En quoi leur intervention est justifié? Pertinante? Valable? Probablement qu’ils sont des amis des producteurs. Tout est un peu amateur. On a donc droit à un montage approximatif fait par des débutants (des fade out sonore en plein milieu d’une phrase) et un nombre records du mots « nigger »

Convoy : Un western avec des semi-remorques, voilà ce qu’est Convoy, l’un des derniers films de Sam Peckinpah. Kris Kristopherson déborde de charisme et Ali MacGraw avec une coupe de cheveux à la garçone est incroyablement sexy. La poursuite est filmée, montée et mise en scène avec expertise. Peckinpah utilise les figurants à son avantage dans chaque patelin dans lequel arrête son convoit. La baguarre du restaurant est Peckinpah-esque avec ralentis et montage serré. Un autre classique oublié.

Fortress : Survival australien scénarisé par Everett De Roche. Des méchants portant des masques de Père Noël, de kangourous et de lutin prennent en otage une petite école de village. Ce qui commence comme un simili-Toy Soldier meets BMX Bandits se transforme subitement en quelque chose de beaucoup plus violent. Un genre de Eden Lake bien avant son temps. La maitresse d’école tente à plusieurs reprises de s’enfuir avec les élèves, les implicants dans un nombre de situations risquées et violentes. Avec une sensibilité que des films comme Eden Lake, Storm Warning et Wolf Creek n’ont pas, Fortress est une agréable surprise.

The Big Red One : Film de (anti)guerre à l’ambiance onirique, à l’humour noir rappelant Catch-22 en moins absurde et sarcastique. The Big Red One est un film tombé aux oubliettes et c’est dommage. Lee Marvin toujours excellent est secondé par Mark Hamill qui nous prouve qu’il aurait eu une carrière au-delà de Luke Skywalker.

Mutant : Gros rip-off the Alien, Star Wars et The Thing (version Carpenter) ce film de série B est bien joué par des acteurs inconnus. La direction artistique en donne beaucoup plus que ce que le budget peut se permettre. Les effets gore sont réussis. Le montage laisse parfois à désiré mais il se veut souvent inventif pour un film de la sorte.

Invisible Target : Jaycee Chan, le fils de Jackie, joue dans Invisible Target, film policier hong kongais fort bien mis en scène et palpitant. Contrairement à Kentaro Seagal, Jaycee fait du bon boulot. Il faut dire que Benny Chan derrière la caméra y est pour beaucoup. Même si le film est un peu tiré par les cheveux, force est d’admettre qu’il se fait très peu de film de la sorte à Hong Kong de nos jours. Les scènes d’action sont, sans être révolutionnaires, fort bien misent en scène, les explosions les poursuites que ce soit à pied ou en voiture et les cascades sont tous excitantes. Seul bémol est l’humour très Jackie Chan-esque à l’accent homosexuel, heureusement ce n’est qu’une scène ou deux.

Robogeisha : Dans la lignée de Vampire Girl vs Frankenstein Girl, Tokyo Gore Police et autres Hard Revenge Milly, ce film japonais ultra gore est une déception. Bien sûr les films mentionnés plus haut sont loin d’être des chef-d’œuvre, mais ils sont divertissant et inventif. Ici, l’esprit foubraque et déjanté est au rendez-vous mais le problème c’est que le film à été tourné dans une ou deux pièces et les effets ont tous été ajouté en post-prod sur le laptop de mon oncle André. Des effets cheaps, bas de gamme. Le film nous donne l’impression d’avoir été bâclé et ce même si le découpage et le montage sont ultra précis.

I Hope They Serve Beer In Hell : Tucker Max est un pur produit de l’Amerique. Que son égo lui demande de faire un film basé sur ses aventures sexuelles n’est pas surprenant. Que le film soit aussi ininspiré, asexué et pseudo moralisateur étant donné le matériel de base (un site Web, 2 livres) est plutôt surprenant. Les répliques cultes de son livre sont traité de façon quelconque et Max en profite pour se donner le rôle du gars qui admet ses défauts malgré tout. Le public cible demeure ses fans qui peuvent tout lui pardonner alors peu importe comment il se dépeint dans un film, les filles de 16-26 vont toujours vouloir se faire défleurir par Max et les gars boutonneux, un peu gros, un peu stupide et les douchebags vont toujours l’admirer pour ses prouesses et ses statistiques sexuelles.

ReGOREgitated Sacrifice : Parfois je ne sais pas dans quoi je m’aventure en écoutant des films obscurs. J’essais d’en savoir le moins possible pour écouter le film avec une conscience vierge et ainsi avoir plus souvent qu’autrement de belles surprises. Ça, c’est ce que je me dis. La réalité est tout autre. ReGOREgitated Sacrifice est la pire erreur de ma vie. Comme son nom ne l’indique pas ce film amateur tourné par un fan de Heavy Metal cache ses tendances grossières derrière un semblant de film expérimental dans sa forme. Le problème avec ce genre de film c’est qu’ils se ressemblent tous. En essayant de cacher leur côté amateur, leur côté pervers, ces films sont interchangeables. Barricade, Nicko The Impaler, Slaughtered Vomit Dolls, etc Ce genre de films méprisables n’a qu’un public cible : des gens que vous ne voulez pas avoir comme amis. J’ignore qui peut aimer ce genre de film. Le but est bien sûr de choquer coûte que coûte mais jusqu’où est-on prêt à aller? C’est en voyant ReGOREgitated Sacrifices que j’ai compris qu’on pouvait et voulait aller loin. Avec une bande sonore Heavy Metal/trashcore/grindcore (qui donne du feedback tout au long du film) et un montage simili-sublimo-saccado-expérimental on peut voir, par exemple, une fille s’écarter le vagin pour uriner dans un verre et boire son urine avant de vomir sur le visage de son ami. Alors les deux filles s’entrevomissent l’une sur l’autre en entrant de force leur main dans la bouche. On est loin de Jackass ici, on est sérieux et rien n’est drôle. Parfois un homme apparaît(le réalisateur???) et décide d’aller soit vomir sur une fille ou soit lui trancher la tête avant de lui enlever les yeux avec un tournevis.

Disco Godfather : Film anti-drogue vraiment pas subtil, Disco Godfather est hilarant. Il (Disco Godfather) se promène dans les rues de Harlem pour arrêter l’épidémie de Angel Dust. La musique funk et disco et les costumes sont parfait. Le film souffre d’un manque de budget flagrant et d’un manque de chorégraphes pour les batailles (les coups passent visiblement 13-14 pouces à côté du visage). Les séquences de rêves allucinatoires sont embarassantes mais dans le bon sens du terme, elles m’ont donné le goût d’arrêter ma consommation d’Angel Dust, après tout.

Liquid Sky : On pourrait qualifier Liquid Sky de film Psychédélique homosexuel, ce serait un peu réducteur. Ce serait passer à côté de certains sujets traité dans le film comme : la cocaine, les extra-terrestres, la mode, les orgasmes meurtriers, etc... Film avant-gardiste pour ce qui est devenue la mode vestimentaire des années 1980, le film en devient anthropologique. Autant pour sa musique que pour ses coupes de cheveux. Par contre il ne devient jamais risible quant à son côté démodé, il en devient même puissant. Aucun film récent (Hot Tub Time Machine, par exemple) représentant les années 1980 d’un point de vue vestimentaire ne pourra ressembler à Liquid Sky tellement il représente de façon sérieuse tout ce qui est devenu risible aujourd’hui.

Ballistic Kiss : Donnie Yen a été le Lorenzo Lamas de Hong Kong dans les années 1980 et au début des années 1990. Lorsque tout le monde a quitté pour les USA avant 1997 (Jackie Chan, John Woo, Ringo Lam, Tsui Hark, Jet Li, Ronny Yu, etc) Yen est resté à Hong Kong même s’il doit être celui qui parle le mieux anglais de la liste précédente. Petit à petit il est devenu celui qu’il est aujourd’hui : Une grande Star à Hong Kong. C’est avec des films comme Ballistic Kiss qu’il a réussi cette résurection. Ballistic Kiss est une grosse copie d’un film de John Woo sans les colombes et les ralenties. Le film est un foutoir incohérent mais les scènes d’action sont incroyables, le montage, le rythme, les idées, etc… Même s’il date de 1998, Ballistic Kiss donne l’impression d’avoir été tourné 3 semaines après Un Zoo la nuit, des néons partout qui éclairent plus ou moins bien, des gens avec des débardeurs en cuirettes, etc… Au-delà des scènes d’action, ce film n’est pas recommendable.

Vengeance : Précédé d’une réputation de grosse bourde risible, j’appréhendais Vengeance comme une visite chez le dentiste. Un mauvais Johnnie To peut tout de même être supérieur à a peu près tout me disais-je. Et j’avais raison! Malgré ses défauts, son rythme saccadé, certaines répliques embarassantes, une histoire mal foutu et certains procédés scénaristiques bidons, Vengeance n’est pas si mal. Même si tout ça commence à tourner en rond, To est le spécialiste de la « bro-mance », de la loyauté entre truands et ce avec une économie de dialogue incroyable. On y croit. Vengeance est un moins bon To, mais la scène de la fusillade dans le champs avec les piles de feuilles en guise de bouclier vaut à elle seule le film. Trois hommes fusil à la main, cigarette au bec, courant au ralenti dans un champs en se faisant fusiller est, pour moi, de l’ART.

Operation Endgame : De voir Rob Corddry en Agent Spécial laissait présager une énorme erreur de casting. Puis le film avance et on s’aperçoit que c’est une comédie alors tout à du sens. Un peu comme The Tournament mais en moins bon, ce film d’agents secrets qui doivent s’entretuer est amusant au début et manque de souffle, d’humour et d’idées après 30 minutes. Ellen Barkin, Ving Rhames, Odette Yustman, Maggie Q, Adam Scott, Emilie de Ravin, Bob Odenkirk, Zach Galifianakis et Jeffrey Tambor partagent la vedette.

Black Death : Christopher Smith laisse tomber la comédie gore pour se tourner vers le film médiéval. Black Death n’est pas Lord Of The Rings ni Braveheart il lorgne plus du côté de The Wicker Man (l’original, pas le remake). Ceci étant dit le film n’a aucune surprise, aucun vrai suspense, aucun mystère. Il n’est pas mauvais pour autant.

The Disappearance of Alice Creed : Les dix premières minutes du film sont excellentes. Le film ensuite devient un suspense en huis-clos où surprises et coups de théâtre efficaces ne gâchent en rien notre plaisir. Le fillm s’apparente un peu à Shallow Grave ou Bound en n’ayant ni le côté psychologique du premier ou le côté pince-sans-rire du second.

Big Tits Zombies : Pas le pire film de tout les temps….mais presque!