Saturday, September 27, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


The Equalizer : Je suis convaincu que quelque part Antoine Fuqua, le réalisateur de cette merde, possède des photos ou des vidéos compromettant sur des gens influants lui permettant de continuer à réaliser des films. Que Fuqua surfe encore sur le succès de Training Day me surprend énormément d’autant plus que Training Day est un film surestimé et que personne depuis sa sortie n’a remis en question la stupidité de son scénario. Comment quelqu’un comme Fuqua peut passer d’un film comme Bait à quelque chose comme King Arthur tout en demeurant crédible? Comment peut-il aller au TIFF avec ce Equalizer en croyant avoir fait une oeuvre d’art? Ce n’est pas parce que Denzel joue dans ton film ou que ledit film prend 145 000 minutes avant de passer à une scène de meurtre(privilégiant les scènes d’expositions où Denzel lit, réfléchit, dans un appartment vide)qu’il s’agit d’un grand film bien maitrisé. On ne se cachera pas The Equalizer est un faux remake de Man On Fire (lui-même un remake en plus d’être une adaptation littéraire) il nous permet donc de nous ennuyer royalement de Tony Scott (RIP) et ce même si je ne suis pas un fan de Scott (RIP). Mais on s’ennuie également de F. Gary Gray qui peut faire de meilleur films que ce Fuqua. The Equalizer nous permet également de s’apercevoir que Dakota Fanning à une meilleure présence cinématographique que Chloe Grace-Moretz. C’est que Grace-Moretz n’est aucunement crédible en prostitué russe et que l’âge ingrat est plutôt ingrat avec elle. Je ne crois pas avoir passé plus de temps dans une salle de cinéma en 2014 qu’en voyant The Equalizer qui doit avoir une durée d’environ 365 000 minutes, tous plus plates les unes que les autres. Le scénario est possiblement le pire truc dans ce Equalizer comme si personne ne l’avait vraiment lu, comme si Fuqua s’en torchait puisque ses intentions étaient de créer une œuvre d’art avec une finale où Denzel au ralenti sous la pluie (de l’eau de gicleurs pour être exact) tue un méchant russe tatoué (quels russes n’est pas tatoués?)avec un fusil à clous mais un fusil à clous avec des gros clous qui passe à travers la vitre et les cous de russes tatoués (évidemment). Comme si Fuqua s’était dit que lire le scénario ne mène à rien, l’important c’est de faire un film comme Mr Majestyk. Comme dans le temps. Mr Majestyk est possiblement plus simple dans son scénario mais c’est ce qui fait son charme. Pas de surexposition de méchant russe plagié de Eastern Promises, pas de 2e et 3e degré de méchants de hiérarchie de merde inutile comme si on essayait de créer une saga époustouflante. Juste une marchand de melon qui se fait justice Charles-Bronson-style. The Equalizer se complique la vie avec 145 00 minutes de Denzel et son autisme où il doit absolument déplacer des ustensiles et où ses collègues du Home Depot essaie de deviner ce qu’il à bien pu faire comme travail avant de se retrouver gérant de la section des planches de bois (une blague qui n’aura jamais son dénouement). On perd notre temps à surexpliquer la méchanceté du méchant avec 3 scènes d’expositions en plus du face à face dans un restaurant entre lui et Denzel, donc 4 scènes qui nous expliquent que le méchant est vraiment méchant parce qu’il comme disait un ancien collègue au travail « get shit done » (il s’est fait mettre à la porte 6 mois plus tard, comme quoi la shit n’était pas si done que ça). On implique des agents du FBI pendant environ 2 minutes de façon inutile, on perd notre temps avec de la corruption policières où 2 malotrus subtilisent de l’argent de restaurateurs mexicains qui une fois l’argent retourné, se permettent de compter les liasses de dollars devant la fenêtre du restaurant en priant Jésus ou son Père comme dans n’importe quels clichés de mexicains qui trippent un peu trop sur Dieu et comme dans n’importe quel mise en scène fait par un réalisateur bidon. Des scènes clichés, The Equalizer en est remplis, de la mauvaise mise en scène, The Equalizer en est remplie, des performances caricaturales, The Equalizer en est rempli, une pseudo prétention dans sa scénarisation, The Equalizer en est remplie. Une finale ridicule, The Equalizer en a deux. On a même droit à une scène comme celle-là. Le point positif c’est qu’au lieu de se lier d’amitié avec un animal de compagnie qui meurt, Denzel se lie d’amitié avec un mexicain obèse, comme Hurley mais en plus stuck up. Bill Pullman apparaît l’espace d’un instant pas qu’on veut le voir plus longtemps mais ne pas l’avoir eu dans ce film aurait eu le même impact sur son appréciation général (il joue un rôle utile mais complètement inutile dans la conjoncture du film). De plus, le titre n’a aucun sens. Qui est l’égalisateur du film, Denzel? Le méchant russe tatoué? Le policier corrompu qui fume des cigarettes seuls dans le noir de sa chambre tel un ado attardé? Le FBI? Personne n’égalise rien dans The Equalizer. Un meilleur titre aurait été : The Autist ou One cliché after another ou Tattoed Russian Guy  ou encore mieux Home Depot Wood Guy. Bref, pour utiliser une réplique du grand Frank Booth : The Equalizer, Fuck That Shit!


Wolf Creek 2 : Je ne suis pas un fan de Wolf Creek. En fait, je n’ai jamais compris ce que les gens ont pu trouver à ce film. Ce n’est pas un film terrible seulement manipulateur et entièrement construit pour les voyeurs plutôt que comme le « basé sur une histoire vraie » qu’il semble nous mettre en garde. Parce qu’en faisant du spectateur un voyeur et en ayant aucune morale sur sa violence, le film n’est rien d’autre qu’un thriller typique en plus de manquer de respect aux victimes de ce tueur australien. Toujours est-il qu’une suite est inutile puisqu’en voulant prolonger une histoire vraie, on finit par y inventer une suite invraie pour le plaisirs d’une franchise d’horreur, pour créer un nouveau croque-mitaine, pour manquer encore plus de respect aux victimes du tueur. Wolf Creek 2 commence par une scène complètement stupide où notre tueur décapite des policiers pour aucune raison valable. C’est gore. Les 80 minutes suivantes seront à peu près la même chose, une suite de meurtre à coup de carabine à bout portant dans la figure. Un moment donné, c’est redondant.


They Came Together : Possiblement le truc le plus de drôle que David Wain à fait, They Came Together est une satire des comédies romantiques et le film est hilarant. Sans temps morts les blagues se succèdent à une vitesse incroyable et tout les acteurs jouent dans le ton voulu. They Came Together peut se comparer à Airplane ou à n’importe quels films de Christopher Guest. À écouter en programme double avec la web série Burning Love.


Bros Before Hos : C’est une version pseudo-trash d’American Pie (ou Porky’s) fait par le réalisateur de New Kids Turbo ce qui donne un peu l’idée du film. Les qualités sont purement visuelles, l’humour est complètement immatures, un rythme rapide sans temps morts avec une morale qui passe dans le beurre.


La Belle et la Bête : Christophe Gans réalise un film aux 5-6 ans, c’est peu. Pas que je sois un fan fini et que je pleure entre chacun de ses films pour qu’il en réalise d’autres mais 1 film au 5 ans, c’est peu. Étant un habitué du film de genre, Gans ne s’éloigne pas trop de ces racines avec La Belle et la Bête. Par contre une surabondance de mauvais CGI donnent souvent l’impression que Gans n’est rien d’autre qu’un Stephen Sommers français. Mais ce serait réducteur puisque contrairement à Sommers, Gans est minutieux et veux n’offrir que le meilleur. Cela ne donne pas toujours le résultat espéré puisque ses finales sont pour la plupart bâclé (Silent Hill, ambiance glauque, finale grand guignolesque, Le Pacte des Loups, ambiance soignée, finale scénaristiquement moche, Crying Freeman, soigné mais pas terrible) mais force est d’admettre que je préfère voir un Pacte des Loups imparfait qu’un Return of the Mommy complètement minable ou un Silent Hill presqu’efficace plutôt qu’un Van Helsing complètement con. Toujours est-il que son La Belle et la Bête sans arriver à la cheville de Cocteau est presque bien. Tout est soigné et beau sauf le scénario, le film est beaucoup trop bref, on a pas le temps de s’attacher aux personnages ou dumoins croire en cette histoire d’amour. Comme je disais les CGI sont désolant surtout dans la finale ou on a presque l’impression de revoir The Lovely Bones. Eduardo Noriega à amélioré son français depuis Novo et il serait peut-être temps qu’il arrête de jouer les méchants de services, il est trop beau pour ça et il a le charisme de porter un film sur ses épaules. Possiblement le film le plus réussi de Gans mais il manque un 15-25 minutes quelque part pour être vraiment un rival à la version de mon ami Walt.


Life After Beth : C’est comme une version moche de Warm Bodies ou une version américaine de Fido ou ni un ni l’autre.


Street Fighter : Assassin’s Fist : En croyant avoir à faire à une autre adaptation minable du jeu vidéo de Capcom(Street Fighter avec Van Damme et Kylie Minoge et Street Fighter : Chun Li whatever) je me retrouve devant le pilote d’une série télé qui met l’emphase sur Ryu et Ken. La facture est donc très télévisuelle, les acteurs moins bons que beaux et les chorégraphies pas super inspirées, je dois me rendre à l’évidence, Street Fighter : Assassin’s Fist est le truc qui ressemble le plus au jeu vidéo. En fait, Il est possiblement dans le Top 5 des meilleur adaptations de jeux vidéos(ce qui ne veut pas dire grand chose) même si on ne se concentre que sur 2 personnages. Un peu long, un peu plate mais B pour effort.


FDR American Badass : En croyant m’aventurer dans une merde cosmique des plus lamentable je me retrouve devant cette comédie très drôle ou FDR en chaise roulante suite à une morsure de loup-garou (les morsures donnent la polio) doit combattre des nazis qui sont nul autre que des loups garous (l’analogie est facile mais bon). 40 fois plus drôle, et meilleur que Iron Sky, FDR American Badass m‘a fait rire à plusieurs reprises. Politically incorrect (ce mot existe encore?)le film se permet plusieurs gros « fuck you » à l’histoire americaine. Le seul hic sont les effets spéciaux assez pauvres mais je crois que dans le contexte ils ajoutent à la drôlerie de la patente. On a droit à une scène de Bon Jovi, Bruce McGill avec un sens du timing comique (qui l’eut cru?) et un Kevin Sorbo en Abe Lincoln fumant du pot.


The Body : The Body est un thriller espagnol très bien joué et mis en scène. En fait ce sont ses plus grandes qualités. Le problème vient au niveau du scénario. En voulant faire très Usual Suspects et en prenant soin de révéler le moins possible sur l’intrigue, la faiblesse du scénario est de croire que le récit est béton, alors qu’il est évident que le film à dû être écrit à l’envers (en partant du punch final pour revenir vers le début et ainsi effacer toutes traces d’incohérences). Ce n’est pas tant un problème mais souvent quand un scénario essaie de se révéler le moins possible, il joue safe et en révèle beaucoup trop sans s’en rendre compte. C’est le cas de The Body. Un flashback de trop et la finale est gâchée. Gâchée parce qu’au lieu d’être surpris par la révélation finale on ne peut que trouver des failles dans le système. Je ne dis pas que le film n’est pas amusant et divertissant malgré tout et je ne dis pas que si vous devinez la fin le film devient ridicule. Par contre, le fait de deviner la fin vous permet de voir que les ficelles sont beaucoup trop grosse pour que le film fonctionne. Parce que la réussite de The Usual Suspects d’un point de vue scénaristique et c’est ce que les gens qui essaient d’imiter semblent ne pas comprendre c’est que l’intrigue commence de façon nonchalante pour nous amener dans une direction et ensuite changer de direction et de genre et nous donner une finale qu’on peut n’avoir pas vu venir. En changeant le focus, on perd de vue l’essentiel pour ainsi mieux se faire avoir ou quelque chose comme ça. Tandis que les imitations du genre ne se base que sur la finale et construisent une histoire autour alors que c’est le superflu et ce qui semble inutile qui est important. Bref, The Body n’est pas un perte de temps, je crois même que beaucoup apprécieront et se feront berner. Mais si on réfléchis 12 secondes, le film ne fonctionne pas.


Let The Game Begins : Let The Game Begins est possiblement le film le plus foireux que j’ai vu depuis longtemps. La raison est fort simple, au delà du fait que les personnages sont exécrables et qu’on se base sur le livre The Game (le fameux livre qui explique aux hommes comment exploiter les failles des filles pour ainsi les amener dans leur pieux et les pénétrer avec leur petit pénis), le film est tout simplement un ratage complet du point de vue de la narration, donc du montage. Il est vraiment évident de voir que le film à été remonté pour y donner une linéarité qui n’a aucun sens mais qui permet d’y ajouter des petites séquences qui expliquent « la game ». Ces petites séquences d’animations sont faites comme s’il s’agissait d’un partie de Nintendo 8 bits. Ce qui n’est pas dérangeant mais le devient assez rapidement quand on s’aperçoit que ces séquences n’ont rien à voir avec le film. La linéarité est tellement foireuse que le film n’a aucun sens que les scènes ne se suivent pas et deviennent comme des flashbacks qui n’ont pas de raison d’être puisqu’on se concentre sur autre chose, la partie de séduction. Mon impression est que le film fonctionnait de façon linéaire mais il était un peu mauvais, les producteurs ont décidé de mettre l’emphase sur « la game » et tout ce qui va avec pour rendre le film plus intéressant mais en vain.  Un film terrible, tourné à Montréal où le spectateur est embarrassé par tout ceux qui ont joué dans ce film (sauf Caroline Néron)


Compliance : Compliance est un film basé sur un fait divers qui j’imagine à fait les manchettes il n’y a pas si longtemps. Les acteurs sont tous très bons et donnent de la crédibilité à une histoire qui plus le film avance plus il est facile d’arrêter d’y croire. Le récit devient à la limite de la crédibilité. Mais en faisant des recherches sur les Internets je me suis aperçu que non seulement tout ce qu’il y a dans le film est vrai mais qu’en plus, il y a des images d’archives à l’appuie (des images de caméras de surveillances) et des entrevues sérieuses à la télé avec les victimes. Ces recherches m’ont permis de mieux apprécier le film mais surtout d’avoir un malaise réel face à cette histoire qui s’est déroulé dans le Kentucky mais qui selon la police à fait plus de 70 victimes ailleurs aux USA. Un moment très malaisant sans aucune trace de sang ou de putrification de cadavre ou de je ne sais trop. Juste une histoire racontée par des acteurs crédibles.


Hiss : Possiblement le pire film de Jennifer Lynch (je n’ai pas vu Girls Girls Girls). C’est à se demander ce qu’elle à bien voulu faire avec ce film qui est à l’extrême de ses thèmes fétiches et à l’opposé de ce qu’elle nous offre habituellement. Une histoire de femme serpent quelque part en amérique du sud avec des sous-titres, fuck that shit, je vais réécouter Boxing Helena à la place.


Razor Blade Smile : Premier film de Jake West Razor Blade Smile est à la limite du film étudiant avec ses très très très mauvais acteurs mal dirigés et sa facture visuelle horrible. Par contre le montage y est excellent et je suis convaincu que West à fait un storyboard et la suivi à la lettre pour avoir un montage aussi fluide. Pour ce qui est du reste Razor Blade Smile raconte un histoire de vampires un peu plate.


Rewind This : Rewind This! est un documentaire très décevant sur les collectionneurs de VHS. Comme il est facile de percevoir les collectionneurs comme des malades mentaux, Rewind This! ne fait non seulement pas exception à la règle mais on dirait qu’il accentue la maladie mentale de ses sujets. C’est que le film monstrueusement mal filmé par moment (les scènes au Marché aux Puces sont navrantes) n’explique rien si ce n’est que les VHS sont en voix de disparition et certaines gens aiment bien en acheter. Le problème que j’ai avec ce film c’est qu’on dirait plus un truc de hispters que quelque chose qui intéresse vraiment les collectionneurs. Dans le sens où les VHS n’existent plus donc on va remplir la maison avec, comme ça c’est cool, vintage et etc… Un peu comme les gens qui ressortent leur Walkman ou les bands qui sortent leur album sur cassette. Ce n’est qu’une façon de faire cool et tendance mais qui devient inutile parce que si les Walkman ou les lecteurs VHS ne reviennent pas sur le marché, cette « mode » ne devient accessible qu’à un microcosme de la société qui semble plus intéresser à paraître cool alors qu’ils ont surtout l’air de gens qui ramassent des cochonneries inutiles. Je réagie fortement à ce film car j’ai moi-même été quelqu’un qui avait beaucoup de VHS à une certaine époque et possiblement que mes raisons sont différentes des gens qui apparaissent dans ce film. Je ne dis pas que mes raisons sont meilleures je crois seulement que c’est une question de point de vue. Quand j’achetais des VHS c’était parce qu’il n’y avait pas d’autre support pour voir des films. J’achetais les films pour les voir, j’achetais ce que 1) je n’avais pas vu et voulais voir et 2) les films que j’aime pour pouvoir les voir et revoir (Wild At Heart, ma première VHS à 11 ans). Avec l’arrivée du DVD et de la VOD, il semble inutile dumoins pour moi de vouloir à tout prix posséder une copie d’un film que je sais pertinement que je ne réécouterai jamais car l’accès est beaucoup plus facile, donc les films moins rares. Au fil du temps je n’ai conservé que ce qui ne se fait pas en DVD mais dès que j’ai la chance de remplacer une copie VHS par un DVD je le fais (parce qu’ayant débarassé tout mes VHS en les donnant à gauche et à droite ou en mettant une boite par semaine au bord du chemin je n’ai gardé que l’essentiel). Bref, loin de moi l’idée de vous raconter ma vie, mon point est qu’au-delà de vouloir voir les films que je n’ai pas vu sur VHS ou DVD je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse de « collection » et pour moi, c’est faux de dire que lorsqu'on accumule une quantité suffisante de quelque chose, cela devient automatiquement une collection. Donc pour en revenir au film, mon opinion et mes raisons de posséder des VHS vont à l’encontre de ce que les gens du films nous disent et c’est ce que je trouve plate et à la limite de la maladie mentale. Une fille qui accumule les VHS pour les classer par couleur de pochette sur son mur n’a rien d’une collectioneuse ou d’une cinéphile. Tandis que l’autre dude qui passe son temps à aller dans des ventes de garage ou des marchés aux puces pour trouver une rareté passe également pour un mental. Le but semble être la rareté de l’objet plutôt que l’idée de voir un film  qui pourrait 1)être le pire ever ou 2)être le plus grand chef-d’œuvre ever. Mais rare ou non une copie VHS de Malone avec Burt Reynolds, ça vaut quoi? Il y a de très grande chance que si tu payes ta copie 2$ elle ne vaut pas plus que 2$ et dans 150 ans sa valeur de revente n’aura en rien augmenté. Une fois la copie de Malone dans ton appartement combien de tes amis vont être impressionné par ton charisme et ton sex-appel? Combien de filles vont vouloir passer la nuit dans le creux de tes bras parce que Burt Reynolds tire du shotgun sur la pochette? Zéro? Moins 5? Bref, je n’ai pas l’impression que Rewind This! fait un très bon travail de nous expliquer en quoi la disparition du VHS peut rendre triste.


Metallica : Through The Never : Croyant avoir à faire à un autre documentaire sur Lars Ulrich et son petit groupe rock Metallica, je me retrouve avec un concert extrêmement bien filmé et rabouté d’une intrigue semi-simili-cohérente et inutile. Je ne connais aucunement la carrière de Metallica (c’est faux!) alors les chansons ne me disent rien, sauf leur titres, mais force est d’admettre que ce concert est un des plus beau que j’ai vu sur mon écran de télé.


Jodorowsky’s Dune : C’est le moment de vous raconter une anecdote dont on s’en contrefout : du temps où je bossais à la Médiathèque de la Cinémathèque il y a 13 ans je suis tombé un jour par hasard sur le scénario de Dune dans une pile de trucs qui allaient servir à la vente annuelle de la Cinémathèque. Comme je décidais des prix des articles de la vente je me suis vendu ledit scénario en me disant que ça pouvait être une belle pièce de collection à la maison et ce même si le scénario est en français. Rendu à la maison je me suis gratté la tête en m’apercevant qu’il s’agissait de la version de Jodorowsky. Jodorowsky? me suis-je dit, il n’est pas le scénariste du film de David Lynch?. Ce n’est qu’après avoir fait quelques recherches que je me suis aperçu que Jodorowsky s’était essayé, jadis, à une adaptation des livres de Frank Hubert. Et là, je me suis dit : mais quel film cela aurait fait!!! Jodorowsky's Dune c'est un peu la suite de ça, c'est quelqu'un qui a décidé de faire un documentaire inutile. Avec le temps qui passe, Jodorowsky est devenu plus connu qu’à l’époque ce qui fait qu’un film inutile comme Jodorowsky’s Dune peut sortir sur nos écrans en donnant des érections aux garçons pseudo-cools et des bobettes trempes aux fillettes pseudo-cools. C’est que comme Jodorowsky n’a rien tourné que tout est resté à l’état d’ébauche, un documentaire sur un film inexistant est tout à fait inutile sinon il peut servir à la limite d’extra sur le DVD du film ou du téléfilm du même nom. Un peu comme la version d’Alien 3 de Vincent Ward. Alien 3 aurait pu être quelque chose de complètement disjoncté si les producteurs avaient voulu aller dans la direction de Ward mais en vain. Cet extra sur le DVD est possiblement l’extra le plus intéressant que j’ai vu et Jodorowsky’s Dune lorgne dans le même sens. Car il ne s’agit pas ici d’un making of maudit à-la-Lost In La Mancha mais bien d’un documentaire complet sur un truc ébauché il y plus de 40 ans où on se permet de faire du name-dropping (Pink Floyd, Dali, Jagger, Moebius, etc…) pour essayer de nous vendre le fait que le film aurait pu être grandiose avant même qu’il ne soit commencé. On ne se fit qu’a la réputation de Jodorowsky d’aujourd’hui pour nous faire croire que ça aurait pu être bon, pour que les fans viennent dans leur culottes alors qu’à l’époque, il n’avait peut-être pas les épaules pour un tel projet, peu importe ce qu’on en pense. Robopocalypse de Steven Spielberg aurait lui aussi pu être grandiose, le Return of the Jedi de Lynch, le Napoléon de Kubrick, Megalopolis de Coppola tous des films qui n'ont jamais vu le jour, tous des cinéastes réputés tous des films qui auraient pu ou non être grandioses mais pour lesquels un documentaire serait aussi inutile que ce Jodorowsky’s Dune.


Thursday, July 31, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


The Expendables 3 : Le film est disponible gratuitement sur les internets. Un fou dans une poche, tsé. Étant donné la gratuité de la chose et que la copie disponible n'est certainement pas la copie finale, je ne dirais rien sur les CGI à part que le film en est rempli et qu'ils sont très très mauvais. Réalisé de façon anonyme par un pur inconnu, The Expendables 3 est ce qui se rapproche le plus d'un mauvais film de série B, non pas dans le "feeling" mais dans la réalisation. J'avais parfois l'impression de voir un film du duo Jalal Mehri-Richard Pepin. Filmé un peu tout croche un peu n'importe comment, le montage est remplie de mauvais raccords et les scènes d'action sont montées extrêmement serrées pour 1)palier le manque de visuel 2)minimiser les CGI et 3)palier le manque de visuel. Car, oui, il semblerait qu'il y ait un manque flagrant de plans, comme si chaque scène avait été tourné une seule fois avec une seule caméra rendant les raccords entre les plans ardus.  Par ce manque de plans (surtout de plans d'ensemble) les scènes d'action perdent de leur superbe et non rien d'épique. comme par exemple cette scène où les héros descendent un édifice tel Tom Cruise dans Mission : Impossible, on a droit à un plan d'ensemble et 2 ou 3 plans où les héros arrivent au rez-de-chaussée, ce qui nous fait demander : pourquoi descendent-ils l'édifice avec des cordes et de l'équipement d'alpiniste dispendieux quand ils peuvent tout simplement arriver par la porte d'entrée. Le scénario a été écrit sur une napkin pleine de moutarde et on a rempli les taches de moutarde du scénario par des clichés, pour chaque tache, un cliché. Autant dire que cette napkin était soit pleine de moutarde ou que c'était une grosse napkin. Le film débute par une mission pour libérer Blade, prisonnier parce qu'il n'a pas payé ses impôts, puis celui-ci disparait pour le reste du film, un peu comme Jet Li qui apparait 8 secondes et est incapable de dire sa réplique, sa seule, de façon intélligible. Le film se rachète avec une scène d'action finale de 30 minutes qui semble avoir été filmé au même endroit que It's A Good Day To Die Hard In Chernobyl .



Welcome To New York : Remplie de scènes de sexe pas super belles, cette peudo-adaptation de l'affaire Strauss-Kahn est comme n'importe quels autres  films d'Abel Ferrara, un peu embarassant.  On se demande souvent comment un type comme Ferrara à pu faire autant de films sans jamais avoir été capable de s'améliorer au fil des années ou ne serait-ce que comprendre comment "on fait un film". Pour chaque King of New York dans sa filmographie (et il y en a peu) on a droit à quatre New Rose Hotel, pour chaque The Funeral, on obtient trois Dangerous Game. C'est vous dire à quel point il n'est pas constant le bonhomme. Toujours est-il que Welcome to New York  met en scène un Gérard Depardieu cabotinant et souvent complètement nu et extrêmement bedonnant, forçant les filles à lui toucher la quéquette contre leur grés. C'est à se demander ce qui à bien pu intéresser Ferrara dans cette histoire. Possiblement l'abus de pouvoir de la bourgeoisie et les politiciens mais est-on obligé de voir Depardieu cabotiner en regardant la caméra pour : nous envoyer nous faire foutre, soulignant ainsi le message en gros feutre gars? De plus, le film est complètement dégradant pour la femme et c'est sans doute le but, nous montrant des femmes qui n'hésitent jamais à sucer le pénis ou se laisser baiser par un homme vieux, bedonnant et laid en autant qu'il soit riche. Dans ma naiveté, j'aime bien penser que les femmes ont plus de jugement que ça et qu'elles sont moins unidimentionnelles. 



Transformers : The Age Of Mark Wahlberg and the Funky Bunch : Michael Bay n'a jamais réalisé de vidéo clip pour Marky Mark and The Funky Bunch, par contre, il a réalisé celui pour la chanson I Love You de Vanilla Ice. Ça s'équivaut, selon moi. Bay est une cible facile et on aime le détester parce qu'il est le roi des douchebags et que son cinéma est misogyne et vide. Alors loin de moi l'idée de chier sur Bay et son film, ce serait trop facile, je vais m'en tenir aux bons coups. Transformers The Age of blablabla est évidement remplie de plans de caméras au ras la touffe de sa jeune actrice féminine et remplie d'un humour douteux qui fait bien rire Bay en plus d'avoir une chanson vraiment terrible genre un cover de Nickelback fait par un band hommage à Papa Roach qui arrive de nul part pendant les scènes d'action les moins excitantes depuis A Man Appart. Mais.... Transformers The Age machin est possiblement le film le plus visuellement gentil pour la rétine que Bay ait fait depuis Bad Boys ou The Rock, c'est à dire depuis fort longtemps. Les caméra 3D étant trop pesantes, Bay doit se contenter de peu de mouvement de caméra durant les scènes d'action ce qui rend le film lisible pour la joie des yeux et de leur amis (l'iris, la sclérotique, la pupille, etc...).  Et personne ne filme des explosions comme Michael Bay!! Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire de positif sur Transformers 1)les explosions sont belles et 2)les scènes d'action sont lisibles. Pour ce qui est du reste, le film est tellement mal monté par moment qu'il en devient pratiquement psychédélique. On s'aperçoit assez rapidement que Bay ne lis pas les scénario qu'il met en scène, il se contente de poser sa caméra, de crier : Action! et de répondre à tout le monde sur un ton dictatorial : On arrangera ça au montage!



House At The End Of The Street : Dans le genre film suspense/horreur, ce film est possiblement le plus inutile à avoir vu le jour. Je ne m'attendais pas à un remake du film italien qui à presque le même titre mais je ne m'attendais surtout pas à un genre de thriller pour ados complètement con. Jennifer Lawrence est tellement mal filmée qu'elle est affreusement laide et potelée. Ce qui n'est pas tellement un problème, c'est cool les filles potelées, elles ont des formes, boivent de la bière et rockent la vie. Par contre, filmer une actrice et la rende laide c'est un peu humiliant, il me semble qu'on essaie de faire son possible pour faire bien paraitre ses acteurs et non pas les filmer avec du mauvais maquillage et du fond de teint qui semble avoir dégouliné sous les projecteurs beaucoup trop chauds. Par contre, sur une échelle de 1 à 10, la laideur de Lawrence à une meilleure cote que la stupidité du scénario.



Dead Hooker In A Trunk : Avant de devenir des cool dudettes en réalisant American Mary et See No Evil 2, les soeurs Soska avaient réussi à pondre ce film qui est, soyons gentil, pas très professionel. Elles n'avaient évidement pas le même budget qu'aujourd'hui mais il semblerait qu'elles n'avaient pas le même talent. Tout est foireux, l'humour ne fonctionne pas, les effets spéciaux sont inégaux, les acteurs aussi, la caméra va dans tout les sens et on y voit rien. Mais le pire, je crois, c'est que les soeurs Soska se sont donné les 2 premiers rôles et elles jouent comme si 1) elles étaient de grande actrices 2)elles avaient du charisme  et 3)elles étaient des badass. Le problème justement c'est qu'elles "jouent" comme si elles étaient dans une parodie d'un film de genre et perdent toute crédibilité. je dois dire qu'elles se débrouillent bien malgré le budget et qu'elles ont prise de l'expérience depuis.



The Corridor : Il y a plus de 30 ans, les canadiens ont "capoté" lorsqu'ils se sont aperçu que l'argent de leur impôts avait servie à financer Shivers de David Cronenberg. Shivers est un film que j'aime beaucoup et qui de toute façon à permis à un artiste canadien de s'épanouir et de nous offrir de très bons, voire grands films. Le dude qui a fait The Corridor ne me surprendrais pas s'il ne faisait aucun autre film. Ce qui me surprend c'est que les canadiens ne "capotent" pas d'avoir financer ce film aussi mal filmé qu'insipide. Un genre de Dreamcatcher (le film, pas la patente amérindienne) des pauvres. Même Decoys est plus amusant.



Love Object : J'ai mis plusieurs années à voir ce film pour une raison que j'ignore. C'est comme une version trash de Lars and The Real Girls ou une version américaine de Air Doll. L'humour fonctionne mais il y a quelque chose de vieillot dans le visuel comme si après avoir vu autant de films de Podz, la rétine n'est pas habituée à voir de la couleur.




Pain & Gain : Basé sur un fait divers où une bande de crétins ont été con, Michael Bay a décidé de nous surexpliquer à quel point ces crétins sont crétin. En voulant la jouer léger avec un petit budget, Bay nous donne une blague étiré pendant plus de 120 minutes mêlant inhabillement les narrateurs du récit. On voit très bien ce qui fait rire Bay mais il semble incapable de nous transmettre de l'humour ou de l'émotion. 




Ride Along : Ride Along est en quelque sorte un remake de The Hard Way où Ice Cube joue le rôle de James Woods et Kevin Hart celui de Michael J Fox. À défaut d'avoir le Parkinson, Hart est petit, presque nain et a un handicap, celui de ne pas être drôle, jamais. Inutile de dire que le film est une peinture à numéro et on nous force à aimer Kevin Hart comme s'il s'agissait du futur Jim Carrey ou Eddie Murphy.  Au final on s'emmerde solide et on se dit que National Security est un bien meilleur film même si, pour vrai, les deux films sont minables.


Thursday, July 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Boule & Bill / Le Petit Nicolas : Boule & Bill ont toujours été assez rigolo, dumoins dans ma tendre jeunesse quand j'avais 8 ans et que je lisais des bandes dessinés. Le fait de voir une adaptation de la BD au cinéma m'a fait friser les oreilles non pas parce que je suis fan pur et dur mais parce qu'il est difficile d'adapter quelque chose qui n'a pas de ligne directrice. Chaque aventure de Boule & Bill sur papier n'est jamais plus longue qu'une page. Un genre de une ligne un punch mais pour BD : une page une blague. Alors le film prend exactement la route qu'il ne fallait pas en créant une histoire de toute pièce en ayant pour personnages Boule, son père, sa mère, Bill et Caroline la tortue. L'histoire est complètement inintéressante, indrôle et les personnages sont soit complètement cons (Bill ressemble mentalement à Rataplan) ou complètement plate (le père, la mère, Boule, etc...). C'est à se demander à quoi ont bien pu penser les scénaristes du film en pondant un pareil fiasco. Puis dans les 3 dernières minutes on comprend : il s'agit de l'histoire du dude qui s'est basé sur son histoire pour écrire et dessiner la bande dessiné. Le film se concentre donc sur les parents dont on se fout éperdument pour nous faire comprendre qu'il a utilisé sa famille pour devenir riche en créant une BD beaucoup plus drôle que sa vie.  C'est un peu comme si Batman Begins avait été l'histoire de Bob Kane mais que le spectateur l'avait su qu'à la toute fin. Au moins Le Petit Nicolas n'a pas pris cette route. Les livres de Sempé ont toujours été très rigolo et même si le film l'est un peu moins et que le côté naîvement-juvénile est un peu perdu dans une mise en image léché, force est d'admettre que le film de Laurent Tirard est amusant.


Thanatomorphose : Thanatomorphose est un film difficile à aimer parce que pour chaque bon coup, il y a 2 mauvais coups.  Comme c'est un film de genre québécois, il est encore plus difficile de vouloir à tout prix chercher des noises puisque le cinéma québécois ne se permet pas très souvent ce genre d'exercice. Disons d'entrée de jeu que Thanatomorphose est bien meilleur et de loin supérieur à Urban Flesh. Thanatomorphose à comme influence la musique de John Carpenter, les thèmes de Cronenberg et le côté un peu plus expérimento-trash d'un Nekromantik de Jorg Buttgereit par exemple. Même s'il a couté très peu, Thanatomorphose aurait pu être un tour de force mais il semble difficile de croire que le film à coûté 40 000$ (canadiens). C'est que comme tout se passe dans un seul appartement, la nuit et que les acteurs sont des non-acteurs, c'est à se demander ce qui à coûté 40 000$. Surement le mixe sonore mais malheureusement ce n'est pas quelque chose qui se voit à l'écran. Les effets spéciaux sont extraordinaires et sont également le raison d'être du film. Alors, il est où le problème? C'est qu'à 100 minutes, le films est beaucoup trop long. Non pas qu'il aurait été mieux s'il avait été un court métrage mais je crois qu'un montage plus serré et une durée de 80 minutes serait beaucoup mieux. D'autant plus que les acteurs sont terribles. L'avantage c'est que le film est peu verbeux mais c'est également son désavantage. C'est toujours une bonne idée d'utiliser comme actrice une pseudo-suicide girls puisque la plupart du temps elles osent et se permettent des choses que certaines actrices n'osent pas, comme ici, où l'actrice joue nue pour presque la totalité du film. Et je parle de nudité pas tant dégradante mais pas néccéssairement sexy non plus, juste une femme nue dans son appartement, la nuit. L'erreur  est d'avoir cru qu'en ayant peu de dialogue, on ne verrait pas les lacunes d'actrice mais au contraire dans un rôle où la gestuelle et le langage corporelle est plus important, il faut un travail d'actrice pratiquement supérieur. Thanamorphose, malheureusement nous offre de piètres performances de gens qui ne sont pas des acteurs. Heureusement la caméra ne s'attarde pas trop longtemps sur eux mais juste assez pour trouver le tout un peu lourd par manque de naturel. Bref, loin de moi l'idée de chier sur ce film, je crois seulement qu'un petit resserrement au niveau du montage aurait rendu l'aventure un peu moins longue, moins lourde. J'ai pour Thanamorphose un énorme respect et j'encourage fortement Eric Falardeau de récidiver rapidement.


Hercules in New York : Objet de curiosité connu principalement pour être le premier film avec Arnold Schwarzenegger, Hercules in New York n'a aucune autre raison d'exister encore aujourd'hui.  Il est facile de rire du manque de talent d'Arnold et de son articulation déficiente de la langue de Shakespeare mais au-delà de ça, Hercules In New York est complètement amateur. Le montage est approximatif, il faut dire que la mise en scène n'aide en rien puisqu'on passe d'un gros plan mal cadré à un plan d'ensemble un peu tout croche pour ensuite briser l'axe de 180 degré avec un éclairage différent et etc... L'humour est non seulement démodé mais je crois qu'elle l'était aussi lors du tournage en 1969. C'est pas aussi drôle que Jingle All The Way, mais on peut voir le sens du timing comique qu'Arnold utilisera à bon escient plus tard dans Junior et Around the World in 80 Days.


Cottage County : Presque 20 ans après son premier film Joe's So Mean To Josephine (film que je crois être le seul à avor vu)Peter Wellington nous offre son 3e film, une comédie noire qui peut rapeller Tucker & Dale VS Evil.  Les parallèles sont faciles entre les 2 films puisque les deux se passent en forêt et qu'ils mettent en vedettes Tyler Labine mais c'est surtout du côté de Very Bad Things que Cottage County se situe. Une espèce de comédie bidon qui se croit drôle parce qu'elle mêle inhabilement humour noir, personnages weirds et meurtres . Les acteurs semblent y croire, surtout Lucy Punch et Malin Ackerman mais au final le film n'est pas drôle du tout (tout comme Very Bad Things d'ailleurs)et à mesure que l'histoire avance moins on y croit et plus les personnages font des idioties qui vont à l'encontre de qui ils sont. C'est le genre de film qui croit que de l'humour noir c'est une suite de meurtres sanglants avec des personnages qui cabotines, comme si tout le monde jouaient dans un film d'Erik Canuel.


We're The Millers : We're the Millers c'est deux choses 1)la confirmation que Jason Sudeikis est une future vedette comique du cinéma. Son sens du timing, sa répartie et son naturel le prouvent. Et 2)Jennifer Aniston et Ed Helms ne sont pas de grands acteurs et Aniston n'est pas crédible en stripteaseuse même si on veut nous faire croire qu'elle à encore la "shape". On peut faire du ab-roller toute notre vie, boire de l'eau Smartwater et mettre de la lotion Aveeno partout sur notre corps. si on ne sait pas danser, on ne sait pas danser et Aniston n'a rien d'une effeuilleuse. C'est d'autant plus désolant puisque la partie comique est justement pour Aniston de jouer à contre-courant soit une danseuse un peu vulgaire, loin du personnage de Friends. De toute façon Sudeikis lui vole la vedette alors on s'en torche un peu de la Aniston.


Thankskilling 3 : Non, je n'ai jamais vu Thankskilling ni Thankskilling 2 mais c'est en voyant Thankskilling 3 que j'ai compris que le 2, n'existe pas. Thankskilling 3 raconte l'histoire de la dinde du premier film qui cherche à mettre la main sur la seule copie DVD existante de Thankskilling 2, film qui n'existe plus puisqu'il fut un flop au box-office. En imaginant m'embarquer dans le pire film au monde, Thankskilling 3 est à ma grande surprise un film très drôle, trash, gore et divertissant. C'est un peu un mélange de Meet The Feebles sans le talent de Peter Jackson et une version longue de Robot Chicken. Le film est de mauvais goût mais la passion et le désir d'un travail bien fait peut se faire sentir et élève Thankskilling 3 au-dessus des merdes du genre. C'est un bon exemple d'un film qui amuse le spectateur parce qu'il donne l'impression que l'équipe du film s'est amusé aussi non pas aux dépends du spectateur mais en le prenant pour un "de la gang".


Evil Inside : Je n'ai, sérieusement, aucun souvenir de ce film. J'écris ces lignes et j'ai dû voir le film il y a 2 jours pas plus. Je me souviens que les acteurs étaient tous terribles mais c'est tout.  Je vous dirais donc de ne pas voir Evil Inside même si c'est pour, par la suite, m'écrire pour essayer de me remémorer le film. Je n'en ai pas envie et vous non plus.


Flu : Flu est un film catastrophe Coréen qui avec son budget de 6 millions de patates donne l'impression d'en avoir coûté 80-90 millions. Mais Flu c'est également un film avec les pires sous-titres anglais de tout les temps. Je n'ai pas vraiment compris les enjeux et/ou ce qui reliait les personages ensemble et/ou etc.. J'ai passé une bonne partie du film à me gratter la tête en lisant des trucs comme :

-What are you are crime?
ou
-It is you that do
ou encore
-It is me to do so this fuck

Inutile de dire que j'étais confus.


Confessions Of A Shopaholic : Adapation d'un roman dont on s'en bat les couilles, Confessions of a Shopaholic n'a de bien que son actrice principale. Isla Fisher est cute mais si le film avait durée 10 minutes de plus, elle nous aurait bien tomber sur les nerfs pas sa cutetée. Après le succès de Devil Wears Prada, Confessions of a Shopaholic a tout d'une imitation : une adaptation littéraire, une suite d'acteurs qui veulent élever le film au-dessus de la moyenne (John Goodman, John Lightgow, Joan Cusack), un personnage masculin plus beau que bon (Hugh Dancy), une collègue un peu bitch (Leslie Bibb), une meilleure amie vraiment cool (Krysten Ritter) et une patronne innaccessible et froide (Kristin Scott Thomas). Tout les ingrédients qui ont fait le succès de Devil Wears Prada mais en version pauvre.


Pompeii : En commençant POMPE II je me suis rendu compte que je n'avais pas vu POMPE I. L'histoire d'amour semblait sortie de nul part mais j'ai vraiment fait mon possible pour comprendre. C'était difficile parce que Paul Anderson à tendance à faire des films complexes comme Magnolia et Punch Drunk Love. Alors imaginez sans avoir vue POMPE I. De ce que j'ai compris, c'est l'histoire du frère de Brad Pitt dans Troy qui tue des gens dans l'arène comme son père Maximus. Il essaie de revoir la femme qu'il aime (la fille de Sleeping Beauty)mais il est confronté non seulement à Jack Baeur mais également à un village entièrement construit au pied d'un volcan en éruption. Ce qui est vraiment une mauvaise idée à mon avis et je ne suis pas du tout un architecte en urbanisme. Connaissant Jack Baeur j'aurais cru que lui aussi aurait flairé le danger. Mais bon sous la gouverne de Paul Anderson, on peut s'attendre à tout. There will be blood, indeed. Et en 3D en plus.


Lucky Bastard : Lucky Bastard est un amalgame bidon de found footage et de télé-réalité. L'idée est bonne mais malhabilement menée dès le début. Il faut dire que les acteurs sont assez terribles. Le lucky bastard du titre est un dude qui a gagné un concours où il jouera une scène dans un espèce de web série pornographique. Il a donc la chance de coucher avec sa porn star favorite. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et le lucky bastard est en réalité un tueur fou qui finit par massacrer (hors champs) tout le monde sur le plateau de tournage (si on peut appeler ça un plateau, il s'agit probablement du chalet de l'oncle d'un producteur). Mis à part les acteurs mauvais la terribilité du film vient de sa mise en image où le réalisateur n'a pas sû comment s'y prendre mêlant un peu trop les points de vue filmique. Un caméraman filme pour la websérie mais on ne sait jamais qui filme le caméraman lorsque celui-ci ne filme pas. De plus, lors du pseudo-massacre final on multiplie les caméras dans la maison (j'imagine qu'elles servent à filmer également la websérie) chose qu'on a pas vu depuis le début du film mais que tout à coup la finale complète passe d'une caméra à l'autre, d'une pièce de la maison à l'autre où tout est monté pour qu'on ne voit jamais une seule goutte de sang.  On passe à l'autre caméra dès qu'un mouvement violent nous est présenté et on ne peut ansi voir aucun meurtre. Ce qui n'est pas tant un problème puisqu'on comprend que c'est pour une question de budget mais le film se veut un found footage, le dernier film capturé par les caméras, il est donc un peu bidon de voir un montage vidéo aussi réglé au quart de tour. Surtout quand on a vu, dans les minutes précédentes, une quantité incroyable de seins, de viols et de scènes de sexe.


Taxidermia : Il m'aura fallu une 2e écoute pour apprécier ce film.  C'est que Taxidermia n'est pas facile à aimer. Il faut dire qu'avec la tonne de films de mardes gores que j'écoute, bien souvent, ils se ressemblent tous un peu beaucoup. J'ai eu tort de mettre Taxidermia dans le même panier que A Serbian Film, deux films dont la métaphore politique est sensiblement la même. La différence c'est que A Serbian Film se cache derrière une métaphore politique bidon pour en réalité nous montrer du gore et des stupidités de façon ultra léchée alors que Taxidermia, si on lui enlève sa métaphore politique, peut tout de même être apprécié pour beaucoup plus. Car Taxidermia peut également être vu comme un constat où l'homme n'est jamais bien loin de l'animal (d'où les carcasses et la taxidermie) et où il cherche sans cesse à devenir immortel que ce soit par sa descendance (passser le flambeau de père en fils) ou par ses accomplissements (devenir mondialement une star). Taxidermia est un film dur, parfois étrange, dérangeant, dégueulasse mais fascinant.


Bunny Games : Possiblement un clin d'oeil à Funny Games de Haneke mais peut-être pas non plus. Combien de fois et pendant combien de temps est-on prêt à voir une femme sucer des pénis, se faire violer et se faire battre? En noir et blanc? Dans un montage pseudo-expérimento-désuèt? 3 ou 4 minutes? Et bien Bunny Games c'est ça pendant 92 minutes. Bonne écoute!


Sloppy the Psychotic : Dès le début, avec son générique vraiment cheap où le font d'écriture ainsi que la couleur nous fait comprendre tout de suite qu'on aura à faire avec un film à la limite cégepien étiré inutilement pour le plaisir de personne. Filmé n'importe comment avec n'importe quel caméra, ce film où se mêle malhabilement non-humour, gore et scènes peu-sexy ne fait que nous exaspérer. On veut nous faire croire qu'un clown de service après une période difficile avec l'alcoolisme   devient soudainement un meurtrier-fou-sadique alors que le maquillage et le costume de clown n'est pas crédible, que l'alcool ingurgité ressemble beaucoup plus à de l'eau et que les meurtres commis en plus d'être malhabilement misent en scène, sont risibles.


Jesus The Total Douchebag : Avec un budget de 5000$, Bill Zebub (la pognes-tu?) réussi à faire paraître un film cegepien pour 8 1/2 de Fellini. Tourné devant des écrans verts qui rapellent les vidéoclips plus réussis de Mario Benjamin et dans l'bois, au même endroit où la caméra ne bouge absolument jamais, Jesus The Total Douchebag, est une suite de scènes visiblement tourné sur plusieurs mois : certaines scènes avec de la neige nous font comprendre que même si tout se passe dans la même journée, rien n'a été tourné dans la même journée. De plus, il est fort évident que les champs n'ont pas été tourné en même temps que leurs contre champs puisque 1)le soleil n'est pas au même endroit et 2)la couleur du feuillage varie d'un plan à l'autre. Mais tout ça est le dernier de nos soucis car ce qui dérange vraiment est 1)les acteurs exécrables, 2)les dialogues qui ne vont pas plus loin qu'une blague du genre : c't'une fois un gars... 3)la tentative de faire du Kevin Smith tout en essayant de choquer avec des blagues de pénis et de Jesus noir 4) des blagues de pénis, des images de pénis, de très mauvais effets spéciaux, un tournage en mini-dv 5)des filles qui se dégradent en jouant complètement nue pour rien 6)beaucoup trop de vagin sur une durée de 120 minutes 7)un vagin avec le cordon d'un tampon qui dépasse et qui nous fait dire : pourquoi ne pas avoir attendu une semaine avant de tourner cette scène? 8) beaucoup trop de chansons heavy metal possiblement chanté par le band du réalisateur 9)Une tentative de rire de la bible alors qu'il est évident que le réalisateur l'a lu et la connais par coeur.


On the Job : Le dernier film Philippin que j'ai vu c'est celui avec Weng Weng et On The Job est à des années lumières de cette pochade. On the Job est basé sur un fait divers extrêmement dérangeant et Erik Matti réussi le pari de rendre le film divertissant et intense. Possiblement le meilleur film du genre depuis Elite Squad. La mise en scène de Matti ressemble à du Friedkin de la belle époque (French Connection, Sorceror, Cruising) sans jamais être prétentieuse ou trop de l'avant, la caméra s'efface au profit de l'histoire et de ses personnages. Grace à ce film, le cinéma Philippin est devenu crédible.








Tuesday, June 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Phantasm 3 : Je suis un fan de Phantasm, selon moi un des meilleurs films d’horreur de ma vie. La suite des choses à été pénible pour Don Coscarelli. Refusant de faire une suite pendant des années, il a finalement dit oui en 1988 (Presque 10 ans après le premier) pour nous donner un Phantasm 2 qui ressemble un peu plus à Evil Dead 2 qu’à quelqu chose de tériffiant. Phantasm 4 est un patchwork de scenes supprimées du film de 1979 et de nouvelles scènes misent ensemble pour un résultat navrant. À quelque mois de la sortie de Phantasm 5, je me suis soudainement souvenu que je n’avais jamais vu Phantasm 3. Ce qui frappe dès le début du film c’est que Coscarelli n’a pas eu le budget confortable du 2e film et parce qu’il avait eu des démêlés avec la production sur Phantasm 2, il a dû faire beaucoup de compromis. Avec cette suite, on lui a donné carte blanche et Coscarelli détruit tout ce qui avait dû le déranger sur le 2e film : changement d’acteur, scènes d’action et d’explosions inutiles, personnage féminin intéressant mais pas aux yeux de Coscarelli. Les 15 premières minutes du films prennent le temps de tout remettre en ordre, des pesonnages meurent pour rien et ceux qui étaient morts ne l’étaient pas vraiment finalement, l’acteur pseudo-populaire de Phantasm 2 (James Legros pour la popularité, on repassera) exiger par la production est changé au profit de l’acteur original du premier film (A. Michael Baldwin, pour être un acteur, on repassera). Ensuite Coscarelli nous présentent de nouveaux personnages plus ou moins intéressants tout ça dans des décors de cartons éclairés aux gros neons. Mais c’est par la suite que Coscarelli frappe fort puisqu’au delà du ridiculisme de son budget, il réussit à accumuler les idées originales et rendre le tout excitant. Dommage que ses acteurs soient aussi mauvais et que l’humour omni-présent soit de trop.


No One Lives : No One Lives à une durée d’environ 80 minutes. C’est court. Mais les 80 minutes sont bient remplie avec du sang, des meurtres, des membres humains qui explosent, décapitent, se disloquent, s’arrachent, explosent etc…  Ce n’est pas nécéssairement un gage de qualité mais bon, une surprise ou deux et une bonne performance de Luke Evans rendent le film écoutable malgré le fait que l’actrice principale est la fille qui joue dans Silent Hill Revelation 3D. En 3D ou non, elle est poche.


Scary Movie 5 : Wow! C’était pénible à écouter! Je ne crois pas avoir aucun souvenir des 4 premiers films (surtout le 4) mais je me souviens de la bande annonce de Scary Movie parce qu’elle jouait sans cesse à la télé, que Scary Movie 2 était, à l’époque, le pire film jamais fait et que Scary Movie 3 était beaucoup mieux que les autres quand David Zucker à pris le reste de la série sous son aile. J‘ai ri peut-être 3 fois en 5 films. Voilà mes souvenirs sur les 5 films de la série. C’est peu. C’est triste. En fait c’est pas triste du tout. Si les scénaristes ne sont pas en mesure d’écrire un minimum de 4 blagues avec le materiel qu’ils ont, qu’ils aillent chier!


Thor : The Dark World : Avec un budget de 170 millions de patates, 4 scénaristes ont écrit ce film basé sur l’histoire écrite par deux autres scénaristes qui eux ont adapté une bande déssiné écrite par 3 bédéistes pour ainsi pondre ce film oubliable. Il y a beaucoup de colonnes corinthiennes qui explosent sous l’impact de gens qui passent leur temps à se battre et se lancer dans l’architecture.  Il y aussi beaucoup de combats pas super excitants, un peu fades qui ne font rien pour nous amuser ou nous divertir. Les acteurs semblent y croire, l’humour est inappropriée et plusieurs acteurs ne font que passer, jouant des personnages dont on s’en bat les couilles. Tout ça sous la supervision du gars qui réalise Game Of Thrones (il parait que c’est bon). Si j’avais 5 ans, je serais super excité, mais j’ai passé l’âge de ce genre de film. Je trouve par contre bien dommage que ce soit ce genre de productions qui va meubler nos salles de cinoche pour les 10 prochaines années.


The East : Étant un fan de Brit Marling et de ses petit copains je n'ai qu'une chose à dire sur The East : Marling devra essayer de faire autre chose pour son prochain film que ce soit un changement de style, de ton, de forme, de genre parce qu'après Another Earth et the Sound Of My Voice, The East ressemble à une pâle copie des 2 autres. Les 3 films sont identiques.


The To Do List : J’avais bien aimé Easy A mais The To-Do List, bien que similaire dans l’univers qu’ils dépeingnent (les ados), est à l’opposé du spectrum comique.  On utilise, ici,  des acteurs qui ont le double de l’âge de leur personnages et c’est supposé être ça la blague, alors que personne ne rit.  Le film à lieu en 1993 pour une raison bidon mais qui est en réalité une paresse scénaristique. Le but étant que l’internet n’existe pas pour que la protagoniste, encore vierge et qui veut ne plus l’être,  puisse n'avoir aucune idée de ce dont elle doit faire sur sa "to-do list". Donc si elle ne peut voir une vidéo sur youtube ou lire wikipedia sur les internets à propos de fellation, elle devra, par le fait même n'avoir AUCUNE IDÉE comment une felation doit être faite. C'est à se demander comment nos parents ont eu une vie sexuelle. L'inaccès aux internets lui permet de savoir, comme ça, ce qu'est du "feltching". C'est quand même un peu faux de croire que sans les internets, les ados n'auraient pas de vie sexuel. Porky's se passait dans les années 1950 si je ne m'abuse. Bref, la paresse scénaristique est le dernier de nos soucis parce que même avec un mauvais scénario et des mauvaises blagues de pénis, on peut toujours rire un peu. Parce qu'un pénis, c'est quand même drôle. C'est mou pis plein de peau pis toute. Sauf, bien sûr quand c'est gros et veineux et qu'on fait l'hélicoptère. The To-Do List ne fait pas rire parce que la plupart des acteurs semblent embarrassés. Il est effectivement embarrassant pour eux d'être devant la caméra d'un réalisateur aussi mauvais. On croirait voir un film étudiant tant la mise en scène est déficiente et tant elle est amateur. Il faut voir le très pas bon (je le déteste) Gregg Clark jouer comme s'il était dans un sketch de Samedi de rire. Il vient, dans la scène finale, gronder sa fille parce qu'elle pratique le sexe anal devant ses yeux (il est entré dans sa chambre pendant l'acte et en profite pour la gronder pendant qu'elle orgasme d'un pénis dans l'anus, pénis appartenant à un homme beaucoup plus vieux qu'elle et dont il a été inséré plus tôt dans la soeur de la protagoniste) et il l'a gronde comme si elle avait oublier de faire la vaiselle ou de sortir les poubelles alors qu'elle est en plein ACTE DE SODOMIE RECTALE. Je n'ai rien contre le sexe anal, au contraire, mais j'ai un gros problème avec l'humour minable.


Dexter Saison 1-8 : J'ai mis environ 5 mois pour me (forcer)taper les 8 saisons de Dexter et je dois dire que c'est extrêmement difficile d'apprécier une série télé lorsqu'elle est écouté en rafale et/ou après sa diffusion plutôt que pendant. Parce qu'en l'écoutant en rafale on décelle plus rapidement tout ce qui ne fonctionnent pas scénaristiquement parlant contrairement à lorsqu'on la regarde un épisode par semaine où l'on a le temps d'oublier les lacunes puisqu'on est excité par la suite des évènements.  L'autre problème, celui d'écouter une série télé après sa diffusion originale, vient du fait qu'en sachant d'avance que comme dans ce cas-ci où, qu'il y a 8 saisons, le suspense ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais puisque je sais depuis le premier épisode que Dexter ne se fera pas prendre puisqu'il y a 8 saisons. Tout devient donc redondant trop vite puisque chaque personnage au cours de la série qui finit par connaitre le secret de Dexter (il tue des gens) devra donc mourir et apporter le secret avec lui puisqu'il reste 3, 4 ou 5 autres saisons à la série. Bref, ceci étant dit, il était évident que je partais avec un gros handicap lorsque je me suis attaqué à cette série culte que tout le monde sur la planète Terre à aimé. Mais si je fait fi des raisons mentionnés plus tôt, je dois tout de même admettre que Dexter est une série télé que j'ai profondément détesté et où je me suis demandé à plusieurs reprises (environs 3789 fois) "qu'est-ce que les gens ont bien pu trouver d'admirable dans ça?" La première saison m'a énormément tapé sur les nerf puisqu'on cherchait sans cesse à nous faire aimer ce personnage de tueur psychopathe en 1)lui donnant une personnalité ambivalante 2)lui donnant une voix hors-champs un peu humoristique qui devient vite redondante 3)lui donnant des flash backs explicatifs avec son papa dont on se contrecrisse 4)ajoutant des touches d'humour en plus de la voix hors-champs pour être bien sûr que même si le personnage est un tueur, le spectateur sait qu'il y a un degré d'humour qui nous fait apprécier "le fait qu'il tue des méchants". Tout ça est vraiment trop lourd et avec les saisons suivantes on diminue peu à peu cette lourdeur au point où les dernières saisons n'ont plus le même entrain. Il est de plus, immoral pour le spectateur d'apprécier et de suivre un tueur en série comme personnage principal, alors on surligne en gros crayons gras que Dexter cherche à être normal, qu'il veut être un bon mari, un bon père de famille, qu'il ne tue que la racaille, etc... mais il n'en demeure pas moins que de vouloir en tant que spectateur voir un personnage tuer des méchants... je ne sais pas trop. Bien sûr ça c'est vu plusieurs fois dans le passé mais mon problème avec cette série c'est justement le fait qu'en tant que spectateur on veut voir Dexter assassiner des gens dont on se contre crisse. C'est une chose de vouloir que Steven Seagal tue l'homme qui à assassiner sa femme dans un film d'action quelconque mais s'en est une autre de voir Dexter assassiner un type qu'on a vu 38 secondes dans un épisode et qui réussie à fuir la justice parce que Dexter à décidé qu'il doit le tuer, qu'il ne doit pas aller en prison. Tout ça sous fond de voix hors champs pseudo drôle. La 1ere saison est celle que j'ai possiblement le plus détestée mais au final elle est la mieux écrite puisqu'elle est basé directement sur la série de livres. Ce qui fait de la 2e saison la suite logique. C'est après que ça se gâte. Il y a quelques bons passages mais dans son ensemble, la série Dexter est mal écrite et n'aurait jamais dû avoir plus de 2 saisons. Non pas parce que tout est du pareil au même, mais parce que sur la durée diégétique de la série soit 4 ans, il y a beaucoup trop de meurtres non résolus qui empêche la suspension de la crédulité.  Si Dexter tu 10-12 méchants par saison, en 8 saisons on a droit à environ 80-96 meurtres, en 4 ans, des gens qui disparaissent sans trop laisser de traces et que Dexter dispose de leur corps dans l'océan. Je peux croire que Dexter qui travaille pour la police de Miami, soit en mesure d'effacer ses traces mais 96 cadavres dans l'océan, il est surprenant qu'aucun des corps fini par échouer sur la grève ou qu'un voisin voyeur ne puisse au moins une fois voir Dexter disposer d'un cadavre. En fait, ça arrive une fois mais le "voyeur" finit par mourir d'une balle dans l'abdomen. Bref, mon problème avec Dexter c'est que la scénarisation est déficiente et la série n'est pas constante en plus d'avoir certains personnages détestables dont la femme de Dexter et sa soeur toujours à la recherche d'une figure paternelle à impressionner sauf au moment où les scénaristes oublient cette idée après 5 saisons. Ou bien d'autres personnages qui arrivent de nul part comme celui du tueur Trinity dans la saison 4 ou cet autre tueur dans la saison 8. Deux homme possiblement très connu puisqu'ils tuent sans cesse des gens mais dont la police n'a jamais réussi à mettre la main au collet. À juger par la compétence des policiers qui travaillent avec Dexter, on peut comprendre, mais ces tueurs arrivent comme ça, sans crier gare, comme si Miami était l'endroit par excellence pour commettre encore plus de meurtres. Si Dexter avait durer 5 saisons de plus, la population entière de Miami serait dans l'océan. Car ce n'est pas tout que Dexter tue des gens et que Trinity tue des gens, la plupart des gens que Dexter assassine sont à la base des tueurs. Ça en fait du tueur. Ce qui est un peu redondant sauf si c'était une métaphore sur quelque que chose de politico-anthropologique. Mais non, ce n'est que du divertissment.  Pauvre mais du divertissement quand même. Si je devais énumérer tout ce qui cloche avec la série Dexter, j'en aurais pour environ 6 heures à écrire. En gros mon point c'est qu'il est dangereux d'écouter des séries plates en rafale mais surtout qu'il est extrêmement difficile de comprendre les raisons du succès d'une série, les raison pour lesquelles les gens adorent quelque chose plutôt qu'autre chose. Bien qu'il me reste 1 saison de Six Feet Under à écouter (la dernière, évidemment), je peux comprendre l'importance de Six Feet Under sur la télé moderne et je peux voir que la série est bien écrite même si elle me laisse assez indifférent. Pour Dexter, je ne comprends tout simplement pas


The Evil Inside : Possiblement le film le plus inutile jamais créée.


Silent Hill : Revelation 3D : Le premier Silent Hill a grâce à un travail minutieux de Christophe Gans, une ambiance glauque, des décors lugubres, un rythme effrayant et des effets spéciaux qui donnent au film un look unique. Dommage que le récit soit inexistant et que la finale grand guignolesque laisse sur sa faim. Avec Revelation 3D, on a l’impression que personne n’a vu le film de Gans. C’est comme si on avait donné le Ok à l’équipe pour utiliser les décors du premier film et qu’à partir de là, on a improvisé à peu près 90 minutes de métrage valable pour en faire un film. On y a ensuite ajouté des effets qui ressemblent à ceux du premier film mais plus deficients en plus d’y ajouter un 3D non seulement inutile mais complètement à côté de la track.  Le film est une suite de scènes qui ne veulent rien dire où Sean Bean y perd son accent britannique une phrase sur deux.  Les acteurs semblent peu intéressé et sont inintéressants. Au final, on a l’impression de revoir Silent Hill, le premier film, mais en version somnifèro-narcoleptique.


Porkchop :  Porkchop est le genre de film que je trouve detestable et que je déteste profondement. J’aime mieux réécouté une merde comme Slaughtered Vomit Dolls ou Torture Puke Chamber que de perdre mon temps devant une insipidité comme Porkchop.  Parce que même si les films mentionnés plus-haut sont difficiles à regarder parce qu’ils mettent en scène des filles qui se dégradent à se rentrant des crucifix dans le vagin tout en s’auto-vomissant dessus, il y a un soucis de faire bien et beau, de faire quelque chose qui ressemble à du cinema, du cinema underground avec les moyens du bords. On essaye de repousser les limites du bon gout mais on satisfait un public cible qui adore justement le fait que ces films ont l’air professionels. Avec Porkchop, tout est filmé tout croche avec un telephone ou une camera de marde. C’est insultant qu’un film sortit dans les 3 ou 4 dernières années soit aussi mauvaisement mis en image, aussi mal chié, mal joué.  Parce qu’on comprend que “c’est une blague” mais quand une équipe de film ne se prend à se point pas au sérieux et qu’elle veut le prouver à chaque réplique, à chaque blague de pénis ou de flatulence, on finit pas 1)se lasser et 2)comprendre qu’elle fait cela que parce que personne dans cette équipe n’a le moindre talent. Et c’est ça qui choque parce qu’avec l’avancement de la video, des programme de montage, de l’internet de l’etc… il en deviant inacceptable de pondre un produit aussi nul même si le but est d’être nul. C’est insultant. Va chier Porkchop (et tes 2 suites que je n’ai pas vu)!