Thursday, July 31, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


The Expendables 3 : Le film est disponible gratuitement sur les internets. Un fou dans une poche, tsé. Étant donné la gratuité de la chose et que la copie disponible n'est certainement pas la copie finale, je ne dirais rien sur les CGI à part que le film en est rempli et qu'ils sont très très mauvais. Réalisé de façon anonyme par un pur inconnu, The Expendables 3 est ce qui se rapproche le plus d'un mauvais film de série B, non pas dans le "feeling" mais dans la réalisation. J'avais parfois l'impression de voir un film du duo Jalal Mehri-Richard Pepin. Filmé un peu tout croche un peu n'importe comment, le montage est remplie de mauvais raccords et les scènes d'action sont montées extrêmement serrées pour 1)palier le manque de visuel 2)minimiser les CGI et 3)palier le manque de visuel. Car, oui, il semblerait qu'il y ait un manque flagrant de plans, comme si chaque scène avait été tourné une seule fois avec une seule caméra rendant les raccords entre les plans ardus.  Par ce manque de plans (surtout de plans d'ensemble) les scènes d'action perdent de leur superbe et non rien d'épique. comme par exemple cette scène où les héros descendent un édifice tel Tom Cruise dans Mission : Impossible, on a droit à un plan d'ensemble et 2 ou 3 plans où les héros arrivent au rez-de-chaussée, ce qui nous fait demander : pourquoi descendent-ils l'édifice avec des cordes et de l'équipement d'alpiniste dispendieux quand ils peuvent tout simplement arriver par la porte d'entrée. Le scénario a été écrit sur une napkin pleine de moutarde et on a rempli les taches de moutarde du scénario par des clichés, pour chaque tache, un cliché. Autant dire que cette napkin était soit pleine de moutarde ou que c'était une grosse napkin. Le film débute par une mission pour libérer Blade, prisonnier parce qu'il n'a pas payé ses impôts, puis celui-ci disparait pour le reste du film, un peu comme Jet Li qui apparait 8 secondes et est incapable de dire sa réplique, sa seule, de façon intélligible. Le film se rachète avec une scène d'action finale de 30 minutes qui semble avoir été filmé au même endroit que It's A Good Day To Die Hard In Chernobyl .



Welcome To New York : Remplie de scènes de sexe pas super belles, cette peudo-adaptation de l'affaire Strauss-Kahn est comme n'importe quels autres  films d'Abel Ferrara, un peu embarassant.  On se demande souvent comment un type comme Ferrara à pu faire autant de films sans jamais avoir été capable de s'améliorer au fil des années ou ne serait-ce que comprendre comment "on fait un film". Pour chaque King of New York dans sa filmographie (et il y en a peu) on a droit à quatre New Rose Hotel, pour chaque The Funeral, on obtient trois Dangerous Game. C'est vous dire à quel point il n'est pas constant le bonhomme. Toujours est-il que Welcome to New York  met en scène un Gérard Depardieu cabotinant et souvent complètement nu et extrêmement bedonnant, forçant les filles à lui toucher la quéquette contre leur grés. C'est à se demander ce qui à bien pu intéresser Ferrara dans cette histoire. Possiblement l'abus de pouvoir de la bourgeoisie et les politiciens mais est-on obligé de voir Depardieu cabotiner en regardant la caméra pour : nous envoyer nous faire foutre, soulignant ainsi le message en gros feutre gars? De plus, le film est complètement dégradant pour la femme et c'est sans doute le but, nous montrant des femmes qui n'hésitent jamais à sucer le pénis ou se laisser baiser par un homme vieux, bedonnant et laid en autant qu'il soit riche. Dans ma naiveté, j'aime bien penser que les femmes ont plus de jugement que ça et qu'elles sont moins unidimentionnelles. 



Transformers : The Age Of Mark Wahlberg and the Funky Bunch : Michael Bay n'a jamais réalisé de vidéo clip pour Marky Mark and The Funky Bunch, par contre, il a réalisé celui pour la chanson I Love You de Vanilla Ice. Ça s'équivaut, selon moi. Bay est une cible facile et on aime le détester parce qu'il est le roi des douchebags et que son cinéma est misogyne et vide. Alors loin de moi l'idée de chier sur Bay et son film, ce serait trop facile, je vais m'en tenir aux bons coups. Transformers The Age of blablabla est évidement remplie de plans de caméras au ras la touffe de sa jeune actrice féminine et remplie d'un humour douteux qui fait bien rire Bay en plus d'avoir une chanson vraiment terrible genre un cover de Nickelback fait par un band hommage à Papa Roach qui arrive de nul part pendant les scènes d'action les moins excitantes depuis A Man Appart. Mais.... Transformers The Age machin est possiblement le film le plus visuellement gentil pour la rétine que Bay ait fait depuis Bad Boys ou The Rock, c'est à dire depuis fort longtemps. Les caméra 3D étant trop pesantes, Bay doit se contenter de peu de mouvement de caméra durant les scènes d'action ce qui rend le film lisible pour la joie des yeux et de leur amis (l'iris, la sclérotique, la pupille, etc...).  Et personne ne filme des explosions comme Michael Bay!! Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire de positif sur Transformers 1)les explosions sont belles et 2)les scènes d'action sont lisibles. Pour ce qui est du reste, le film est tellement mal monté par moment qu'il en devient pratiquement psychédélique. On s'aperçoit assez rapidement que Bay ne lis pas les scénario qu'il met en scène, il se contente de poser sa caméra, de crier : Action! et de répondre à tout le monde sur un ton dictatorial : On arrangera ça au montage!



House At The End Of The Street : Dans le genre film suspense/horreur, ce film est possiblement le plus inutile à avoir vu le jour. Je ne m'attendais pas à un remake du film italien qui à presque le même titre mais je ne m'attendais surtout pas à un genre de thriller pour ados complètement con. Jennifer Lawrence est tellement mal filmée qu'elle est affreusement laide et potelée. Ce qui n'est pas tellement un problème, c'est cool les filles potelées, elles ont des formes, boivent de la bière et rockent la vie. Par contre, filmer une actrice et la rende laide c'est un peu humiliant, il me semble qu'on essaie de faire son possible pour faire bien paraitre ses acteurs et non pas les filmer avec du mauvais maquillage et du fond de teint qui semble avoir dégouliné sous les projecteurs beaucoup trop chauds. Par contre, sur une échelle de 1 à 10, la laideur de Lawrence à une meilleure cote que la stupidité du scénario.



Dead Hooker In A Trunk : Avant de devenir des cool dudettes en réalisant American Mary et See No Evil 2, les soeurs Soska avaient réussi à pondre ce film qui est, soyons gentil, pas très professionel. Elles n'avaient évidement pas le même budget qu'aujourd'hui mais il semblerait qu'elles n'avaient pas le même talent. Tout est foireux, l'humour ne fonctionne pas, les effets spéciaux sont inégaux, les acteurs aussi, la caméra va dans tout les sens et on y voit rien. Mais le pire, je crois, c'est que les soeurs Soska se sont donné les 2 premiers rôles et elles jouent comme si 1) elles étaient de grande actrices 2)elles avaient du charisme  et 3)elles étaient des badass. Le problème justement c'est qu'elles "jouent" comme si elles étaient dans une parodie d'un film de genre et perdent toute crédibilité. je dois dire qu'elles se débrouillent bien malgré le budget et qu'elles ont prise de l'expérience depuis.



The Corridor : Il y a plus de 30 ans, les canadiens ont "capoté" lorsqu'ils se sont aperçu que l'argent de leur impôts avait servie à financer Shivers de David Cronenberg. Shivers est un film que j'aime beaucoup et qui de toute façon à permis à un artiste canadien de s'épanouir et de nous offrir de très bons, voire grands films. Le dude qui a fait The Corridor ne me surprendrais pas s'il ne faisait aucun autre film. Ce qui me surprend c'est que les canadiens ne "capotent" pas d'avoir financer ce film aussi mal filmé qu'insipide. Un genre de Dreamcatcher (le film, pas la patente amérindienne) des pauvres. Même Decoys est plus amusant.



Love Object : J'ai mis plusieurs années à voir ce film pour une raison que j'ignore. C'est comme une version trash de Lars and The Real Girls ou une version américaine de Air Doll. L'humour fonctionne mais il y a quelque chose de vieillot dans le visuel comme si après avoir vu autant de films de Podz, la rétine n'est pas habituée à voir de la couleur.




Pain & Gain : Basé sur un fait divers où une bande de crétins ont été con, Michael Bay a décidé de nous surexpliquer à quel point ces crétins sont crétin. En voulant la jouer léger avec un petit budget, Bay nous donne une blague étiré pendant plus de 120 minutes mêlant inhabillement les narrateurs du récit. On voit très bien ce qui fait rire Bay mais il semble incapable de nous transmettre de l'humour ou de l'émotion. 




Ride Along : Ride Along est en quelque sorte un remake de The Hard Way où Ice Cube joue le rôle de James Woods et Kevin Hart celui de Michael J Fox. À défaut d'avoir le Parkinson, Hart est petit, presque nain et a un handicap, celui de ne pas être drôle, jamais. Inutile de dire que le film est une peinture à numéro et on nous force à aimer Kevin Hart comme s'il s'agissait du futur Jim Carrey ou Eddie Murphy.  Au final on s'emmerde solide et on se dit que National Security est un bien meilleur film même si, pour vrai, les deux films sont minables.


Thursday, July 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Boule & Bill / Le Petit Nicolas : Boule & Bill ont toujours été assez rigolo, dumoins dans ma tendre jeunesse quand j'avais 8 ans et que je lisais des bandes dessinés. Le fait de voir une adaptation de la BD au cinéma m'a fait friser les oreilles non pas parce que je suis fan pur et dur mais parce qu'il est difficile d'adapter quelque chose qui n'a pas de ligne directrice. Chaque aventure de Boule & Bill sur papier n'est jamais plus longue qu'une page. Un genre de une ligne un punch mais pour BD : une page une blague. Alors le film prend exactement la route qu'il ne fallait pas en créant une histoire de toute pièce en ayant pour personnages Boule, son père, sa mère, Bill et Caroline la tortue. L'histoire est complètement inintéressante, indrôle et les personnages sont soit complètement cons (Bill ressemble mentalement à Rataplan) ou complètement plate (le père, la mère, Boule, etc...). C'est à se demander à quoi ont bien pu penser les scénaristes du film en pondant un pareil fiasco. Puis dans les 3 dernières minutes on comprend : il s'agit de l'histoire du dude qui s'est basé sur son histoire pour écrire et dessiner la bande dessiné. Le film se concentre donc sur les parents dont on se fout éperdument pour nous faire comprendre qu'il a utilisé sa famille pour devenir riche en créant une BD beaucoup plus drôle que sa vie.  C'est un peu comme si Batman Begins avait été l'histoire de Bob Kane mais que le spectateur l'avait su qu'à la toute fin. Au moins Le Petit Nicolas n'a pas pris cette route. Les livres de Sempé ont toujours été très rigolo et même si le film l'est un peu moins et que le côté naîvement-juvénile est un peu perdu dans une mise en image léché, force est d'admettre que le film de Laurent Tirard est amusant.


Thanatomorphose : Thanatomorphose est un film difficile à aimer parce que pour chaque bon coup, il y a 2 mauvais coups.  Comme c'est un film de genre québécois, il est encore plus difficile de vouloir à tout prix chercher des noises puisque le cinéma québécois ne se permet pas très souvent ce genre d'exercice. Disons d'entrée de jeu que Thanatomorphose est bien meilleur et de loin supérieur à Urban Flesh. Thanatomorphose à comme influence la musique de John Carpenter, les thèmes de Cronenberg et le côté un peu plus expérimento-trash d'un Nekromantik de Jorg Buttgereit par exemple. Même s'il a couté très peu, Thanatomorphose aurait pu être un tour de force mais il semble difficile de croire que le film à coûté 40 000$ (canadiens). C'est que comme tout se passe dans un seul appartement, la nuit et que les acteurs sont des non-acteurs, c'est à se demander ce qui à coûté 40 000$. Surement le mixe sonore mais malheureusement ce n'est pas quelque chose qui se voit à l'écran. Les effets spéciaux sont extraordinaires et sont également le raison d'être du film. Alors, il est où le problème? C'est qu'à 100 minutes, le films est beaucoup trop long. Non pas qu'il aurait été mieux s'il avait été un court métrage mais je crois qu'un montage plus serré et une durée de 80 minutes serait beaucoup mieux. D'autant plus que les acteurs sont terribles. L'avantage c'est que le film est peu verbeux mais c'est également son désavantage. C'est toujours une bonne idée d'utiliser comme actrice une pseudo-suicide girls puisque la plupart du temps elles osent et se permettent des choses que certaines actrices n'osent pas, comme ici, où l'actrice joue nue pour presque la totalité du film. Et je parle de nudité pas tant dégradante mais pas néccéssairement sexy non plus, juste une femme nue dans son appartement, la nuit. L'erreur  est d'avoir cru qu'en ayant peu de dialogue, on ne verrait pas les lacunes d'actrice mais au contraire dans un rôle où la gestuelle et le langage corporelle est plus important, il faut un travail d'actrice pratiquement supérieur. Thanamorphose, malheureusement nous offre de piètres performances de gens qui ne sont pas des acteurs. Heureusement la caméra ne s'attarde pas trop longtemps sur eux mais juste assez pour trouver le tout un peu lourd par manque de naturel. Bref, loin de moi l'idée de chier sur ce film, je crois seulement qu'un petit resserrement au niveau du montage aurait rendu l'aventure un peu moins longue, moins lourde. J'ai pour Thanamorphose un énorme respect et j'encourage fortement Eric Falardeau de récidiver rapidement.


Hercules in New York : Objet de curiosité connu principalement pour être le premier film avec Arnold Schwarzenegger, Hercules in New York n'a aucune autre raison d'exister encore aujourd'hui.  Il est facile de rire du manque de talent d'Arnold et de son articulation déficiente de la langue de Shakespeare mais au-delà de ça, Hercules In New York est complètement amateur. Le montage est approximatif, il faut dire que la mise en scène n'aide en rien puisqu'on passe d'un gros plan mal cadré à un plan d'ensemble un peu tout croche pour ensuite briser l'axe de 180 degré avec un éclairage différent et etc... L'humour est non seulement démodé mais je crois qu'elle l'était aussi lors du tournage en 1969. C'est pas aussi drôle que Jingle All The Way, mais on peut voir le sens du timing comique qu'Arnold utilisera à bon escient plus tard dans Junior et Around the World in 80 Days.


Cottage County : Presque 20 ans après son premier film Joe's So Mean To Josephine (film que je crois être le seul à avor vu)Peter Wellington nous offre son 3e film, une comédie noire qui peut rapeller Tucker & Dale VS Evil.  Les parallèles sont faciles entre les 2 films puisque les deux se passent en forêt et qu'ils mettent en vedettes Tyler Labine mais c'est surtout du côté de Very Bad Things que Cottage County se situe. Une espèce de comédie bidon qui se croit drôle parce qu'elle mêle inhabilement humour noir, personnages weirds et meurtres . Les acteurs semblent y croire, surtout Lucy Punch et Malin Ackerman mais au final le film n'est pas drôle du tout (tout comme Very Bad Things d'ailleurs)et à mesure que l'histoire avance moins on y croit et plus les personnages font des idioties qui vont à l'encontre de qui ils sont. C'est le genre de film qui croit que de l'humour noir c'est une suite de meurtres sanglants avec des personnages qui cabotines, comme si tout le monde jouaient dans un film d'Erik Canuel.


We're The Millers : We're the Millers c'est deux choses 1)la confirmation que Jason Sudeikis est une future vedette comique du cinéma. Son sens du timing, sa répartie et son naturel le prouvent. Et 2)Jennifer Aniston et Ed Helms ne sont pas de grands acteurs et Aniston n'est pas crédible en stripteaseuse même si on veut nous faire croire qu'elle à encore la "shape". On peut faire du ab-roller toute notre vie, boire de l'eau Smartwater et mettre de la lotion Aveeno partout sur notre corps. si on ne sait pas danser, on ne sait pas danser et Aniston n'a rien d'une effeuilleuse. C'est d'autant plus désolant puisque la partie comique est justement pour Aniston de jouer à contre-courant soit une danseuse un peu vulgaire, loin du personnage de Friends. De toute façon Sudeikis lui vole la vedette alors on s'en torche un peu de la Aniston.


Thankskilling 3 : Non, je n'ai jamais vu Thankskilling ni Thankskilling 2 mais c'est en voyant Thankskilling 3 que j'ai compris que le 2, n'existe pas. Thankskilling 3 raconte l'histoire de la dinde du premier film qui cherche à mettre la main sur la seule copie DVD existante de Thankskilling 2, film qui n'existe plus puisqu'il fut un flop au box-office. En imaginant m'embarquer dans le pire film au monde, Thankskilling 3 est à ma grande surprise un film très drôle, trash, gore et divertissant. C'est un peu un mélange de Meet The Feebles sans le talent de Peter Jackson et une version longue de Robot Chicken. Le film est de mauvais goût mais la passion et le désir d'un travail bien fait peut se faire sentir et élève Thankskilling 3 au-dessus des merdes du genre. C'est un bon exemple d'un film qui amuse le spectateur parce qu'il donne l'impression que l'équipe du film s'est amusé aussi non pas aux dépends du spectateur mais en le prenant pour un "de la gang".


Evil Inside : Je n'ai, sérieusement, aucun souvenir de ce film. J'écris ces lignes et j'ai dû voir le film il y a 2 jours pas plus. Je me souviens que les acteurs étaient tous terribles mais c'est tout.  Je vous dirais donc de ne pas voir Evil Inside même si c'est pour, par la suite, m'écrire pour essayer de me remémorer le film. Je n'en ai pas envie et vous non plus.


Flu : Flu est un film catastrophe Coréen qui avec son budget de 6 millions de patates donne l'impression d'en avoir coûté 80-90 millions. Mais Flu c'est également un film avec les pires sous-titres anglais de tout les temps. Je n'ai pas vraiment compris les enjeux et/ou ce qui reliait les personages ensemble et/ou etc.. J'ai passé une bonne partie du film à me gratter la tête en lisant des trucs comme :

-What are you are crime?
ou
-It is you that do
ou encore
-It is me to do so this fuck

Inutile de dire que j'étais confus.


Confessions Of A Shopaholic : Adapation d'un roman dont on s'en bat les couilles, Confessions of a Shopaholic n'a de bien que son actrice principale. Isla Fisher est cute mais si le film avait durée 10 minutes de plus, elle nous aurait bien tomber sur les nerfs pas sa cutetée. Après le succès de Devil Wears Prada, Confessions of a Shopaholic a tout d'une imitation : une adaptation littéraire, une suite d'acteurs qui veulent élever le film au-dessus de la moyenne (John Goodman, John Lightgow, Joan Cusack), un personnage masculin plus beau que bon (Hugh Dancy), une collègue un peu bitch (Leslie Bibb), une meilleure amie vraiment cool (Krysten Ritter) et une patronne innaccessible et froide (Kristin Scott Thomas). Tout les ingrédients qui ont fait le succès de Devil Wears Prada mais en version pauvre.


Pompeii : En commençant POMPE II je me suis rendu compte que je n'avais pas vu POMPE I. L'histoire d'amour semblait sortie de nul part mais j'ai vraiment fait mon possible pour comprendre. C'était difficile parce que Paul Anderson à tendance à faire des films complexes comme Magnolia et Punch Drunk Love. Alors imaginez sans avoir vue POMPE I. De ce que j'ai compris, c'est l'histoire du frère de Brad Pitt dans Troy qui tue des gens dans l'arène comme son père Maximus. Il essaie de revoir la femme qu'il aime (la fille de Sleeping Beauty)mais il est confronté non seulement à Jack Baeur mais également à un village entièrement construit au pied d'un volcan en éruption. Ce qui est vraiment une mauvaise idée à mon avis et je ne suis pas du tout un architecte en urbanisme. Connaissant Jack Baeur j'aurais cru que lui aussi aurait flairé le danger. Mais bon sous la gouverne de Paul Anderson, on peut s'attendre à tout. There will be blood, indeed. Et en 3D en plus.


Lucky Bastard : Lucky Bastard est un amalgame bidon de found footage et de télé-réalité. L'idée est bonne mais malhabilement menée dès le début. Il faut dire que les acteurs sont assez terribles. Le lucky bastard du titre est un dude qui a gagné un concours où il jouera une scène dans un espèce de web série pornographique. Il a donc la chance de coucher avec sa porn star favorite. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et le lucky bastard est en réalité un tueur fou qui finit par massacrer (hors champs) tout le monde sur le plateau de tournage (si on peut appeler ça un plateau, il s'agit probablement du chalet de l'oncle d'un producteur). Mis à part les acteurs mauvais la terribilité du film vient de sa mise en image où le réalisateur n'a pas sû comment s'y prendre mêlant un peu trop les points de vue filmique. Un caméraman filme pour la websérie mais on ne sait jamais qui filme le caméraman lorsque celui-ci ne filme pas. De plus, lors du pseudo-massacre final on multiplie les caméras dans la maison (j'imagine qu'elles servent à filmer également la websérie) chose qu'on a pas vu depuis le début du film mais que tout à coup la finale complète passe d'une caméra à l'autre, d'une pièce de la maison à l'autre où tout est monté pour qu'on ne voit jamais une seule goutte de sang.  On passe à l'autre caméra dès qu'un mouvement violent nous est présenté et on ne peut ansi voir aucun meurtre. Ce qui n'est pas tant un problème puisqu'on comprend que c'est pour une question de budget mais le film se veut un found footage, le dernier film capturé par les caméras, il est donc un peu bidon de voir un montage vidéo aussi réglé au quart de tour. Surtout quand on a vu, dans les minutes précédentes, une quantité incroyable de seins, de viols et de scènes de sexe.


Taxidermia : Il m'aura fallu une 2e écoute pour apprécier ce film.  C'est que Taxidermia n'est pas facile à aimer. Il faut dire qu'avec la tonne de films de mardes gores que j'écoute, bien souvent, ils se ressemblent tous un peu beaucoup. J'ai eu tort de mettre Taxidermia dans le même panier que A Serbian Film, deux films dont la métaphore politique est sensiblement la même. La différence c'est que A Serbian Film se cache derrière une métaphore politique bidon pour en réalité nous montrer du gore et des stupidités de façon ultra léchée alors que Taxidermia, si on lui enlève sa métaphore politique, peut tout de même être apprécié pour beaucoup plus. Car Taxidermia peut également être vu comme un constat où l'homme n'est jamais bien loin de l'animal (d'où les carcasses et la taxidermie) et où il cherche sans cesse à devenir immortel que ce soit par sa descendance (passser le flambeau de père en fils) ou par ses accomplissements (devenir mondialement une star). Taxidermia est un film dur, parfois étrange, dérangeant, dégueulasse mais fascinant.


Bunny Games : Possiblement un clin d'oeil à Funny Games de Haneke mais peut-être pas non plus. Combien de fois et pendant combien de temps est-on prêt à voir une femme sucer des pénis, se faire violer et se faire battre? En noir et blanc? Dans un montage pseudo-expérimento-désuèt? 3 ou 4 minutes? Et bien Bunny Games c'est ça pendant 92 minutes. Bonne écoute!


Sloppy the Psychotic : Dès le début, avec son générique vraiment cheap où le font d'écriture ainsi que la couleur nous fait comprendre tout de suite qu'on aura à faire avec un film à la limite cégepien étiré inutilement pour le plaisir de personne. Filmé n'importe comment avec n'importe quel caméra, ce film où se mêle malhabilement non-humour, gore et scènes peu-sexy ne fait que nous exaspérer. On veut nous faire croire qu'un clown de service après une période difficile avec l'alcoolisme   devient soudainement un meurtrier-fou-sadique alors que le maquillage et le costume de clown n'est pas crédible, que l'alcool ingurgité ressemble beaucoup plus à de l'eau et que les meurtres commis en plus d'être malhabilement misent en scène, sont risibles.


Jesus The Total Douchebag : Avec un budget de 5000$, Bill Zebub (la pognes-tu?) réussi à faire paraître un film cegepien pour 8 1/2 de Fellini. Tourné devant des écrans verts qui rapellent les vidéoclips plus réussis de Mario Benjamin et dans l'bois, au même endroit où la caméra ne bouge absolument jamais, Jesus The Total Douchebag, est une suite de scènes visiblement tourné sur plusieurs mois : certaines scènes avec de la neige nous font comprendre que même si tout se passe dans la même journée, rien n'a été tourné dans la même journée. De plus, il est fort évident que les champs n'ont pas été tourné en même temps que leurs contre champs puisque 1)le soleil n'est pas au même endroit et 2)la couleur du feuillage varie d'un plan à l'autre. Mais tout ça est le dernier de nos soucis car ce qui dérange vraiment est 1)les acteurs exécrables, 2)les dialogues qui ne vont pas plus loin qu'une blague du genre : c't'une fois un gars... 3)la tentative de faire du Kevin Smith tout en essayant de choquer avec des blagues de pénis et de Jesus noir 4) des blagues de pénis, des images de pénis, de très mauvais effets spéciaux, un tournage en mini-dv 5)des filles qui se dégradent en jouant complètement nue pour rien 6)beaucoup trop de vagin sur une durée de 120 minutes 7)un vagin avec le cordon d'un tampon qui dépasse et qui nous fait dire : pourquoi ne pas avoir attendu une semaine avant de tourner cette scène? 8) beaucoup trop de chansons heavy metal possiblement chanté par le band du réalisateur 9)Une tentative de rire de la bible alors qu'il est évident que le réalisateur l'a lu et la connais par coeur.


On the Job : Le dernier film Philippin que j'ai vu c'est celui avec Weng Weng et On The Job est à des années lumières de cette pochade. On the Job est basé sur un fait divers extrêmement dérangeant et Erik Matti réussi le pari de rendre le film divertissant et intense. Possiblement le meilleur film du genre depuis Elite Squad. La mise en scène de Matti ressemble à du Friedkin de la belle époque (French Connection, Sorceror, Cruising) sans jamais être prétentieuse ou trop de l'avant, la caméra s'efface au profit de l'histoire et de ses personnages. Grace à ce film, le cinéma Philippin est devenu crédible.








Tuesday, June 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Phantasm 3 : Je suis un fan de Phantasm, selon moi un des meilleurs films d’horreur de ma vie. La suite des choses à été pénible pour Don Coscarelli. Refusant de faire une suite pendant des années, il a finalement dit oui en 1988 (Presque 10 ans après le premier) pour nous donner un Phantasm 2 qui ressemble un peu plus à Evil Dead 2 qu’à quelqu chose de tériffiant. Phantasm 4 est un patchwork de scenes supprimées du film de 1979 et de nouvelles scènes misent ensemble pour un résultat navrant. À quelque mois de la sortie de Phantasm 5, je me suis soudainement souvenu que je n’avais jamais vu Phantasm 3. Ce qui frappe dès le début du film c’est que Coscarelli n’a pas eu le budget confortable du 2e film et parce qu’il avait eu des démêlés avec la production sur Phantasm 2, il a dû faire beaucoup de compromis. Avec cette suite, on lui a donné carte blanche et Coscarelli détruit tout ce qui avait dû le déranger sur le 2e film : changement d’acteur, scènes d’action et d’explosions inutiles, personnage féminin intéressant mais pas aux yeux de Coscarelli. Les 15 premières minutes du films prennent le temps de tout remettre en ordre, des pesonnages meurent pour rien et ceux qui étaient morts ne l’étaient pas vraiment finalement, l’acteur pseudo-populaire de Phantasm 2 (James Legros pour la popularité, on repassera) exiger par la production est changé au profit de l’acteur original du premier film (A. Michael Baldwin, pour être un acteur, on repassera). Ensuite Coscarelli nous présentent de nouveaux personnages plus ou moins intéressants tout ça dans des décors de cartons éclairés aux gros neons. Mais c’est par la suite que Coscarelli frappe fort puisqu’au delà du ridiculisme de son budget, il réussit à accumuler les idées originales et rendre le tout excitant. Dommage que ses acteurs soient aussi mauvais et que l’humour omni-présent soit de trop.


No One Lives : No One Lives à une durée d’environ 80 minutes. C’est court. Mais les 80 minutes sont bient remplie avec du sang, des meurtres, des membres humains qui explosent, décapitent, se disloquent, s’arrachent, explosent etc…  Ce n’est pas nécéssairement un gage de qualité mais bon, une surprise ou deux et une bonne performance de Luke Evans rendent le film écoutable malgré le fait que l’actrice principale est la fille qui joue dans Silent Hill Revelation 3D. En 3D ou non, elle est poche.


Scary Movie 5 : Wow! C’était pénible à écouter! Je ne crois pas avoir aucun souvenir des 4 premiers films (surtout le 4) mais je me souviens de la bande annonce de Scary Movie parce qu’elle jouait sans cesse à la télé, que Scary Movie 2 était, à l’époque, le pire film jamais fait et que Scary Movie 3 était beaucoup mieux que les autres quand David Zucker à pris le reste de la série sous son aile. J‘ai ri peut-être 3 fois en 5 films. Voilà mes souvenirs sur les 5 films de la série. C’est peu. C’est triste. En fait c’est pas triste du tout. Si les scénaristes ne sont pas en mesure d’écrire un minimum de 4 blagues avec le materiel qu’ils ont, qu’ils aillent chier!


Thor : The Dark World : Avec un budget de 170 millions de patates, 4 scénaristes ont écrit ce film basé sur l’histoire écrite par deux autres scénaristes qui eux ont adapté une bande déssiné écrite par 3 bédéistes pour ainsi pondre ce film oubliable. Il y a beaucoup de colonnes corinthiennes qui explosent sous l’impact de gens qui passent leur temps à se battre et se lancer dans l’architecture.  Il y aussi beaucoup de combats pas super excitants, un peu fades qui ne font rien pour nous amuser ou nous divertir. Les acteurs semblent y croire, l’humour est inappropriée et plusieurs acteurs ne font que passer, jouant des personnages dont on s’en bat les couilles. Tout ça sous la supervision du gars qui réalise Game Of Thrones (il parait que c’est bon). Si j’avais 5 ans, je serais super excité, mais j’ai passé l’âge de ce genre de film. Je trouve par contre bien dommage que ce soit ce genre de productions qui va meubler nos salles de cinoche pour les 10 prochaines années.


The East : Étant un fan de Brit Marling et de ses petit copains je n'ai qu'une chose à dire sur The East : Marling devra essayer de faire autre chose pour son prochain film que ce soit un changement de style, de ton, de forme, de genre parce qu'après Another Earth et the Sound Of My Voice, The East ressemble à une pâle copie des 2 autres. Les 3 films sont identiques.


The To Do List : J’avais bien aimé Easy A mais The To-Do List, bien que similaire dans l’univers qu’ils dépeingnent (les ados), est à l’opposé du spectrum comique.  On utilise, ici,  des acteurs qui ont le double de l’âge de leur personnages et c’est supposé être ça la blague, alors que personne ne rit.  Le film à lieu en 1993 pour une raison bidon mais qui est en réalité une paresse scénaristique. Le but étant que l’internet n’existe pas pour que la protagoniste, encore vierge et qui veut ne plus l’être,  puisse n'avoir aucune idée de ce dont elle doit faire sur sa "to-do list". Donc si elle ne peut voir une vidéo sur youtube ou lire wikipedia sur les internets à propos de fellation, elle devra, par le fait même n'avoir AUCUNE IDÉE comment une felation doit être faite. C'est à se demander comment nos parents ont eu une vie sexuelle. L'inaccès aux internets lui permet de savoir, comme ça, ce qu'est du "feltching". C'est quand même un peu faux de croire que sans les internets, les ados n'auraient pas de vie sexuel. Porky's se passait dans les années 1950 si je ne m'abuse. Bref, la paresse scénaristique est le dernier de nos soucis parce que même avec un mauvais scénario et des mauvaises blagues de pénis, on peut toujours rire un peu. Parce qu'un pénis, c'est quand même drôle. C'est mou pis plein de peau pis toute. Sauf, bien sûr quand c'est gros et veineux et qu'on fait l'hélicoptère. The To-Do List ne fait pas rire parce que la plupart des acteurs semblent embarrassés. Il est effectivement embarrassant pour eux d'être devant la caméra d'un réalisateur aussi mauvais. On croirait voir un film étudiant tant la mise en scène est déficiente et tant elle est amateur. Il faut voir le très pas bon (je le déteste) Gregg Clark jouer comme s'il était dans un sketch de Samedi de rire. Il vient, dans la scène finale, gronder sa fille parce qu'elle pratique le sexe anal devant ses yeux (il est entré dans sa chambre pendant l'acte et en profite pour la gronder pendant qu'elle orgasme d'un pénis dans l'anus, pénis appartenant à un homme beaucoup plus vieux qu'elle et dont il a été inséré plus tôt dans la soeur de la protagoniste) et il l'a gronde comme si elle avait oublier de faire la vaiselle ou de sortir les poubelles alors qu'elle est en plein ACTE DE SODOMIE RECTALE. Je n'ai rien contre le sexe anal, au contraire, mais j'ai un gros problème avec l'humour minable.


Dexter Saison 1-8 : J'ai mis environ 5 mois pour me (forcer)taper les 8 saisons de Dexter et je dois dire que c'est extrêmement difficile d'apprécier une série télé lorsqu'elle est écouté en rafale et/ou après sa diffusion plutôt que pendant. Parce qu'en l'écoutant en rafale on décelle plus rapidement tout ce qui ne fonctionnent pas scénaristiquement parlant contrairement à lorsqu'on la regarde un épisode par semaine où l'on a le temps d'oublier les lacunes puisqu'on est excité par la suite des évènements.  L'autre problème, celui d'écouter une série télé après sa diffusion originale, vient du fait qu'en sachant d'avance que comme dans ce cas-ci où, qu'il y a 8 saisons, le suspense ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais puisque je sais depuis le premier épisode que Dexter ne se fera pas prendre puisqu'il y a 8 saisons. Tout devient donc redondant trop vite puisque chaque personnage au cours de la série qui finit par connaitre le secret de Dexter (il tue des gens) devra donc mourir et apporter le secret avec lui puisqu'il reste 3, 4 ou 5 autres saisons à la série. Bref, ceci étant dit, il était évident que je partais avec un gros handicap lorsque je me suis attaqué à cette série culte que tout le monde sur la planète Terre à aimé. Mais si je fait fi des raisons mentionnés plus tôt, je dois tout de même admettre que Dexter est une série télé que j'ai profondément détesté et où je me suis demandé à plusieurs reprises (environs 3789 fois) "qu'est-ce que les gens ont bien pu trouver d'admirable dans ça?" La première saison m'a énormément tapé sur les nerf puisqu'on cherchait sans cesse à nous faire aimer ce personnage de tueur psychopathe en 1)lui donnant une personnalité ambivalante 2)lui donnant une voix hors-champs un peu humoristique qui devient vite redondante 3)lui donnant des flash backs explicatifs avec son papa dont on se contrecrisse 4)ajoutant des touches d'humour en plus de la voix hors-champs pour être bien sûr que même si le personnage est un tueur, le spectateur sait qu'il y a un degré d'humour qui nous fait apprécier "le fait qu'il tue des méchants". Tout ça est vraiment trop lourd et avec les saisons suivantes on diminue peu à peu cette lourdeur au point où les dernières saisons n'ont plus le même entrain. Il est de plus, immoral pour le spectateur d'apprécier et de suivre un tueur en série comme personnage principal, alors on surligne en gros crayons gras que Dexter cherche à être normal, qu'il veut être un bon mari, un bon père de famille, qu'il ne tue que la racaille, etc... mais il n'en demeure pas moins que de vouloir en tant que spectateur voir un personnage tuer des méchants... je ne sais pas trop. Bien sûr ça c'est vu plusieurs fois dans le passé mais mon problème avec cette série c'est justement le fait qu'en tant que spectateur on veut voir Dexter assassiner des gens dont on se contre crisse. C'est une chose de vouloir que Steven Seagal tue l'homme qui à assassiner sa femme dans un film d'action quelconque mais s'en est une autre de voir Dexter assassiner un type qu'on a vu 38 secondes dans un épisode et qui réussie à fuir la justice parce que Dexter à décidé qu'il doit le tuer, qu'il ne doit pas aller en prison. Tout ça sous fond de voix hors champs pseudo drôle. La 1ere saison est celle que j'ai possiblement le plus détestée mais au final elle est la mieux écrite puisqu'elle est basé directement sur la série de livres. Ce qui fait de la 2e saison la suite logique. C'est après que ça se gâte. Il y a quelques bons passages mais dans son ensemble, la série Dexter est mal écrite et n'aurait jamais dû avoir plus de 2 saisons. Non pas parce que tout est du pareil au même, mais parce que sur la durée diégétique de la série soit 4 ans, il y a beaucoup trop de meurtres non résolus qui empêche la suspension de la crédulité.  Si Dexter tu 10-12 méchants par saison, en 8 saisons on a droit à environ 80-96 meurtres, en 4 ans, des gens qui disparaissent sans trop laisser de traces et que Dexter dispose de leur corps dans l'océan. Je peux croire que Dexter qui travaille pour la police de Miami, soit en mesure d'effacer ses traces mais 96 cadavres dans l'océan, il est surprenant qu'aucun des corps fini par échouer sur la grève ou qu'un voisin voyeur ne puisse au moins une fois voir Dexter disposer d'un cadavre. En fait, ça arrive une fois mais le "voyeur" finit par mourir d'une balle dans l'abdomen. Bref, mon problème avec Dexter c'est que la scénarisation est déficiente et la série n'est pas constante en plus d'avoir certains personnages détestables dont la femme de Dexter et sa soeur toujours à la recherche d'une figure paternelle à impressionner sauf au moment où les scénaristes oublient cette idée après 5 saisons. Ou bien d'autres personnages qui arrivent de nul part comme celui du tueur Trinity dans la saison 4 ou cet autre tueur dans la saison 8. Deux homme possiblement très connu puisqu'ils tuent sans cesse des gens mais dont la police n'a jamais réussi à mettre la main au collet. À juger par la compétence des policiers qui travaillent avec Dexter, on peut comprendre, mais ces tueurs arrivent comme ça, sans crier gare, comme si Miami était l'endroit par excellence pour commettre encore plus de meurtres. Si Dexter avait durer 5 saisons de plus, la population entière de Miami serait dans l'océan. Car ce n'est pas tout que Dexter tue des gens et que Trinity tue des gens, la plupart des gens que Dexter assassine sont à la base des tueurs. Ça en fait du tueur. Ce qui est un peu redondant sauf si c'était une métaphore sur quelque que chose de politico-anthropologique. Mais non, ce n'est que du divertissment.  Pauvre mais du divertissement quand même. Si je devais énumérer tout ce qui cloche avec la série Dexter, j'en aurais pour environ 6 heures à écrire. En gros mon point c'est qu'il est dangereux d'écouter des séries plates en rafale mais surtout qu'il est extrêmement difficile de comprendre les raisons du succès d'une série, les raison pour lesquelles les gens adorent quelque chose plutôt qu'autre chose. Bien qu'il me reste 1 saison de Six Feet Under à écouter (la dernière, évidemment), je peux comprendre l'importance de Six Feet Under sur la télé moderne et je peux voir que la série est bien écrite même si elle me laisse assez indifférent. Pour Dexter, je ne comprends tout simplement pas


The Evil Inside : Possiblement le film le plus inutile jamais créée.


Silent Hill : Revelation 3D : Le premier Silent Hill a grâce à un travail minutieux de Christophe Gans, une ambiance glauque, des décors lugubres, un rythme effrayant et des effets spéciaux qui donnent au film un look unique. Dommage que le récit soit inexistant et que la finale grand guignolesque laisse sur sa faim. Avec Revelation 3D, on a l’impression que personne n’a vu le film de Gans. C’est comme si on avait donné le Ok à l’équipe pour utiliser les décors du premier film et qu’à partir de là, on a improvisé à peu près 90 minutes de métrage valable pour en faire un film. On y a ensuite ajouté des effets qui ressemblent à ceux du premier film mais plus deficients en plus d’y ajouter un 3D non seulement inutile mais complètement à côté de la track.  Le film est une suite de scènes qui ne veulent rien dire où Sean Bean y perd son accent britannique une phrase sur deux.  Les acteurs semblent peu intéressé et sont inintéressants. Au final, on a l’impression de revoir Silent Hill, le premier film, mais en version somnifèro-narcoleptique.


Porkchop :  Porkchop est le genre de film que je trouve detestable et que je déteste profondement. J’aime mieux réécouté une merde comme Slaughtered Vomit Dolls ou Torture Puke Chamber que de perdre mon temps devant une insipidité comme Porkchop.  Parce que même si les films mentionnés plus-haut sont difficiles à regarder parce qu’ils mettent en scène des filles qui se dégradent à se rentrant des crucifix dans le vagin tout en s’auto-vomissant dessus, il y a un soucis de faire bien et beau, de faire quelque chose qui ressemble à du cinema, du cinema underground avec les moyens du bords. On essaye de repousser les limites du bon gout mais on satisfait un public cible qui adore justement le fait que ces films ont l’air professionels. Avec Porkchop, tout est filmé tout croche avec un telephone ou une camera de marde. C’est insultant qu’un film sortit dans les 3 ou 4 dernières années soit aussi mauvaisement mis en image, aussi mal chié, mal joué.  Parce qu’on comprend que “c’est une blague” mais quand une équipe de film ne se prend à se point pas au sérieux et qu’elle veut le prouver à chaque réplique, à chaque blague de pénis ou de flatulence, on finit pas 1)se lasser et 2)comprendre qu’elle fait cela que parce que personne dans cette équipe n’a le moindre talent. Et c’est ça qui choque parce qu’avec l’avancement de la video, des programme de montage, de l’internet de l’etc… il en deviant inacceptable de pondre un produit aussi nul même si le but est d’être nul. C’est insultant. Va chier Porkchop (et tes 2 suites que je n’ai pas vu)!

Friday, June 6, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Room 237 : Un des avantages d’étudier à l’UQAM est sans l’ombre d’un doute l’analyse annuelle du film The Shining par un professeur dont je tairais le nom. Chaque année celui-ci y va de son analyse du film de Kubrick créant un événement sans pareil. Attirant dans sa classe des centaines d’étudiants qui boivent ses paroles à propos du génocide des indiens où je ne sais trop quelle connerie. Son analyse est tirée par les cheveux mais elle est béton quand même. Room 237 est un documentaire sur les diverses analyses que les gens peuvent avoir sur le film de Kubrick. Pour moi une analyse filmique n’est pas obligé d’être la réalité ou d’être la SEULE réalité mais elle se doit d’être conséquente tout au long du métrage aussi farfelu puisse-t-elle être. CE que ce professeur de l'UQAM tente de nous inculquer.  La scène de Tarantino dans Sleep With Me où il décortique l’homosexualité du film Top Gun est un bon exemple de ce que peut être une analyse farfelue mais conséquente. Room 237 n’est donc pas un film qui analyse le film The Shining de façon réaliste comme la plupart des détracteurs semblent le croire mais il est un documentaire sur l’obssession des gens à 1)vouloir analyser une œuvre d’art peu importe le médium 2)leur obssession à croire qu’ils ont raison peu importe la stupidité de leurs arguments (un centaure? Sérieux?) et 3)leur entêtement à croire que l’auteur (dans ce cas-ci Kubrick) est beaucoup plus intélligent qu’il ne l’est (un centaure? Sérieux?)


Invasion Of The Bee Girls : Série B extrêmement compétente, Invasion Of The Bee Girls n’a qu’un défaut et c’est de ne pas être drôle. Le film ne se prend pas au sérieux mais aurait gagner à être, peut-être, un peu plus maladroit. Mais bon, pour une fois qu’on se fait pas chier en écoutant de la série B…


Ice From The Sun : Ice From The Sun est un titre mystérieux, intriguant qui nous laisse croire que le film le sera tout autant, mais le titre n’a aucun rapport avec le film puisque tout se passe la nuit durant l’été. Espèce de patchwork homemade Ice From The Sun à été filmé sur plusieurs mois voire années puis rabouté en un film de 120 minutes épisodiques et simili-expérimentalo-médiocro-interminables. Chaque segment se distingue des autres par un changement radical dans le mixage sonore, la direction photo et la qualité des prestations de gens qui ne sont visiblement pas des acteurs. Des dialogues surexplicatifs jouer de façon théâtralo-caricaturale nous endorment bien avant les scènes de…euh... d’action ou du moins les scènes où ça bougent un peu plus mais dans le bois la nuit où on doit plisser les yeux non pas parce que l’éclairage est déficient mais parce qu’on dirait que quelqu’un à chier sur la pellicule et qu’il a crée un espèce de flou artistique qui nous empêchent de bien voir l’activité principale qui a été filmé. En réalité c’est parce que l’équipe technique à filmé des activités en 16mm sans trop savoir comment fonctionne la caméra. Mais comme le film fut tourné en plusieurs mois, on voit qu’ils ont pris de l’expérience et du gallon vers la fin du film où tout semble plus contrôlé, mieux éclairé mais toujours joué de façon merdique, les yeux plissent moins.


Darklands : Darklands est un téléfilm plus surprenant qu’il n’y paraît. Il faut dire que l’affiche vend très mal le film. On peut y voir des punks qui portent de la cuirettes alors que le film est loin de Suburbia de Penelope Spheeris. En fait, Darklands est une version plus intime de Wicker Man. Meilleur que le remake avec Nicolas Cage.


Stranded : Même si Christian Slater n’est plus la star qu’il était (même son côté sosie de Jack Nicholson n’est plus) il enfile les productions médiocres à une vitesse phénoménale élevant du coup la qualité de certains petits films (He Was A Quiet Man vient en tête). Il est facile de se consoler en se disant que Slater aussi doit payer l’hypothèque. Mais lorsqu’il apparaît dans un film au budget de 2 millions de dollars canadiens, on se dit que 1) sont hypothèque n’est pas si élevé ou 2)quel salaire peut-il bien avoir eu sur un budget de 2 millions de dollars. C’est en écoutat les 5 premières minutes de Stranded que l’on comprend que Slater à dû empocher 1,5 million sur le budget puisqu’on est obligé de voir des maquettes en carton d’une base lunaire ainsi qu’une navette spatiale également cartonnée. Moi qui croyait qu’en 2014 un minimum de profesionnalisme était requis pour filmer des maquettes et leur donner un look un peu plus "grande échelle". Peut-être que les maquetistes du 21e siècle ne sont plus ce qu’il étaient ou peut-être que le look carton est l’effet recherché. J’ai peut-être mal compris l’histoire et tout se passe sur un base lunaire en carton et c’est la raison pour laquelle les décors intérieur sont tout aussi cheaps et que les ordinateurs sont en fait des ipad incrustés dans un meuble. Peut-être que c’est ce qui attends les voyageurs lunaires dans le futur, des murs de carton. C’est peut-être le secret pour contrer la gravité. J’imagine que tout ça doit avoir du sens sinon jamais Christian Slater n’aurait accepter de jouer dans ce film lui qui à l’habitude des trucs cohérents comme Alone in The Dark, Freaky Deaky ou Windtalkers.  Le film est tout de même réalisé par monsieur science-fiction lui-même Roger Christian celui-là même qui nous avait donné le très réaliste Battlefield Earth (Christian a donc réalisé un film avec chacune des stars de Broken Arrow).


Detachment : Tony Kaye est le plus grand réalisateur britannique au monde (c’est lui qui le dit, pas moi)Dommage qu’avec Detachment il ne soit pas en mesure de le prouver. Le film n’est pas sans intérêt mais il est 50% improvisation et 50% prétention. Kaye réussit à moitié à démontrer ce qu’il voulait réellement (le temps et le budget n’ont pas aidé, selon lui) mais il réussit à 100% à se mettre ses acteurs à dos. Même Bryan Cranston, le plus gentil des acteurs masculins américains à de la difficulté à dire ne serait-ce que 3 mots polis sur son expérience sur le film Detachment.


5000 Fingers of Dr. T : Il ne s’agit pas d’une suite au film de Robert Altman, alors n’allez pas vous imaginez qu’il s’agit des aventures rocambolesques de Richard Gere et des femmes de sa vie. On parle ici d’une adaptation de Dr. Seuss avec tout plein de rhymes, de chansons amusantes, de personnages louches avec des chapeaux gantés (d’où les 5000 doigts du titre) des cours de piano (d’où les 5000 doigts du titre) des décors farfelues etc… C’est meilleur que The Cat In The Hat (que je n’ai pas vu…)


Blastfighter : Avec un titre comme Blastfighter, je m’attendais à voir un film de vaisseaux spatials et de rayons laser. Et bien non! Blastfighter est une version italienne d’un croisement entre First Blood et Death Wish. Et le "blastfighter" du titre est le nom donné à un espèce de fusil qui peut tout faire sauf lancer des rayons laser. Le personnage principal qui revient dans son patelin pour terminer sa vengeance commencée après le meurtre du tueur de sa femme 8 ans plus tôt se fait offrir ce superbe blastfighter et ne l'utilise que dans les 10 dernières minutes du film quand tout les rednecks du voisinages se lancent à sa poursuite en jeep dans le bois. Il blastfight tout sur son passage avec son blastfighter. Un moment épique. Les retrouvailles avec sa fille sont également épiques. Il est bien évident que Blastfighter est une pure merde italienne réaliser par Lamberto Bava mais si je vous dit que le personnage principal se nomme Tiger Sharp, vous allez vouloir regarder ce film en rotation tant vous le trouverez bon et l'acteur beau jusqu'à ce que vos yeux saignent. Je le sais car je réécoute le film au moment même où j'écris ces lignes. C'est le syndrome de Tiger Sharp!


Blue Ruin : Jeremy Saulnier nous avait donné le sympathique Murder Party il y a quelques années mais cette fois il frappe fort avec Blue Ruin. Croisement entre Shotgun Stories de Jeff Nichols, Kill List de Ben Wheatley et un film mumblecore de Joe Swanberg, Blue Ruin est meilleur que tout ça (Shotgun Stories est EXCELLENT). En fait, Saulnier fait de l'excellent mumblecore, c'est du mumblecore mais avec un intrigue et il l'avait prouver déjà en faisant la direction photo du sublime Putty Hill. Blue Ruin est violent et sans humour mais sa violence prend à la gorge et amplifie son suspense, suspense qui est également accentué par le fait que l'on y comprend l'intrigue qu'au fur et à mesure que le film avance. Joué par des acteurs inconnus dans une belle photographie, Saulnier croit en son récit, en ses personnages et n'a pas la prétention de se croire supérieur à son public. En attendant la sortie de Cold In July, vous devez absolument voir Blue Ruin. Ce n'est pas un ordre, juste une suggestion. De toute façon qu'allez-vous faire? Perdre votre temps en écoutant Blended?


Il était une fois ..le diable : J'ai vu ce film quand j'avais environ 15 ans au moment où je faisais des soirées vidéo dans le sous-sol de mes parents. Il y avait toujours 15-20 amis dans le sous-sol et on louait les pires vidéos que l'on pouvait trouver au club vidéo du coin. Ce film fut un des moments mémorables de mon enfance. Il a permit à moi et mes amis de pouvoir vouloir oser poser des questions comme : Tabarnak, c'est quoi ça? ou C'est quoi le rapport d'un bateau-zombie-maquette qui sort d'une montagne? Pourquoi le monsieur tire à gauche et à droite avec sa carabine environ 378 fois dans un paysage brumeux mais visiblement pas tourner la même journée que le contre-champs où un cheval coure à gauche et à droite? C'est quoi le rapport de la momie qui apparait en plein milieu d'un champs au milieu du film? Est-ce que la momie à un lien de parenté avec le monstre du début du film? Pourquoi le gazon se referme sur lui-même? Pourquoi y a-t-il que deux points dans le titre plutôt qu'un trois points (...)? Film rempli de mystère mais surtout remplie d'incompétences Il était une fois ..le diable est un pur plaisir coupable. Ce qui est encore plus amusant est le nouveau documentaire sur le tournage du film en complément DVD. il faut y voir l'actrice principale tristounette que ce film, le seul qu'elle a fait, ne lui ai jamais donné une carrière respectable. Même son mari se moque d'elle. Mais le plus amusant est évidement de voir le réalisateur accuser tout le monde sauf lui-même pour la merditudes du film.


Bruiser : Bruiser est possiblement le pire film de Georges Romero, ce qui veut dire qu’il y a pire que Monkey Shines dans sa filmographie. En fait le film commence plutôt bien et les acteurs sont convaicants mais en milieu de parcourt on réussi difficilement à compendre où veut en venir Romero. On comprend le 2e degré et la métaphore mais le film fini par ne plus trop savoir sur quel ton danser. Est-ce un film noir? Une comédie noir? Un film d’horreur? Il faut dire que le manque flagrant de budget n’aide aucunement le film. Tourné dans un ou deux décors de façon fade, la direction artistique est plus que déficiente et la direction photo rappelle les belles années où un éclairage adéquat était facultatif. Bruiser fut un retour pour Romero derrière une caméra après plusieurs années d’absence et c’est dommage que  ce soit ce film qu’il a préféré nous présenter. J’ai l’impression qu’il y tenait beaucoup à ce Bruiser et qu’il s’est battu pour le mettre sur pied plutôt qu’un autre films de zombies mais il n’a pas eu le budget de ces ambitions et il a dû retourner, ironiquement, à ses films de zombies par la suite.


Thursday : Dans la lignée des films tarantinesques sortient après le succès de Pulp Fiction et juste avant Lock, Stock & Two Smoking Barrels, Thursday est possiblement le dernier de cette lignée mais peut-être le moins irritant. De Love & A .45  à Things To Do In Denver When You’re Dead en passant par Search & Destroy, les imitations de Tarantino ont fini par lasser assez vite. Thursday n’est pas aussi béton dans son scénario qu’il ne le croit mais c’est de loin, le scénario,  le truc le plus fort du film. Les acteurs (Thomas Jane et Aaron Eckhart) n’ont pas encore l’expérience nécéssaire pour porter un film sur leurs épaules à ce moment dans leur carrière. Les acteurs de seconds rôles se débrouillent un peu mieux. Mais ce qui affaibli Thursday est sa mise en scène très mollassone et approximative avec une photographie trop éclairé dans des décors où le manque de direction artistique est flagrant. On dirait presque de la télé. Ce n’est jamais tellement un problème d’improviser sa mise à scène avec les décors et le budget qu’on a sous la main mais il faut avoir un certain talent, un œil cinématographique, chose que Skip Woods n’a pas tout à fait. Il faut dire que Thursday est sa première et seule réalisation qui lui ouvrira tout de même les portes d’Hollywood comme scénariste de gros films (The A-Team, Wolverine, Swordfish)pas supers bons. Le film est devenu culte depuis pour une raison que je ne peux m’expliquer sauf peut-être pour la scène où Paulina Porizkova dans son meilleur rôle à vie, viole Thomas Jane attaché sur une chaise (un peu comme dans The Rookie avec Clint Eastwood). Sinon, l’humour noir et les dialogues sur-écrits touchent rarement la cible et sont rarement aussi cool qu’on veut le laisser croire.


The Punk Singer : Kathleen Hanna est disparu de la scène musicale après le 3e album de Le Tigre en 2005 sans que l’on sâche trop pourquoi. La réponse est dans The Punk Singer qui relate le parcours d'Hanna de ses débuts avec Bikini Kill jusqu’à son retour l’année dernière avec The Julie Ruin, son ancien projet solo devenu full band. On fait donc l’éloge de la chanteuse autant pour ses bons coups (leader du mouvement Riot Grrrrrrrl) que ses mauvais (sa bagarre avec Courtney Love à Lollapallooza) que ses plus connus (elle est l’inspiration pour le titre Smell Like Teen Spirit de Nirvana) que son marriage avec Adrock. The Punk Singer n’est pas un grand documentaire, pas plus qu’il ne nous en apprend sur son sujet (sauf pour sa maladie). En fait, The Punk Singer pourrait très bien être un spécial VH1 d’autant plus que Who took The Bomp?, documentaire sur Le Titre sortie il y a quelques années est beaucoup plus intéressant.


West Of Memphis : L’idée de sortir un autre documentaire sur les West Memphis 3 semble un peu étonnant d’autant plus que Paradise Lost 3 est sortie peu de temps avant (on parle d’à peine quelques mois). Bien que le projet soit parrainné par Peter Jackson et sa femme et que le film semble prendre une tournure un peu narcissique envers le réalisateur de Heavenly Creatures force est de constater que West Of Memphis n’est au final pas une redite redondante de la trilogie de Joe Berlinger et Bruce Sinofsky mais bien un complément. West of Memphis est donc le 4e film de la trilogie. Il apporte d’autres pistes, d’autres preuves, d’autres hypothèses sur cette sordide histoire. Je n’ai pas vu le film de fiction qu’Atom Egoyan a tiré du livre journalistique Devil’s Knot et je n’ai aucunement besoin de le voir, Paradise Lost existe ainsi que West of Memphis et aucune œuvre de fiction n’est donc nécéssaire.