Tuesday, June 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Phantasm 3 : Je suis un fan de Phantasm, selon moi un des meilleurs films d’horreur de ma vie. La suite des choses à été pénible pour Don Coscarelli. Refusant de faire une suite pendant des années, il a finalement dit oui en 1988 (Presque 10 ans après le premier) pour nous donner un Phantasm 2 qui ressemble un peu plus à Evil Dead 2 qu’à quelqu chose de tériffiant. Phantasm 4 est un patchwork de scenes supprimées du film de 1979 et de nouvelles scènes misent ensemble pour un résultat navrant. À quelque mois de la sortie de Phantasm 5, je me suis soudainement souvenu que je n’avais jamais vu Phantasm 3. Ce qui frappe dès le début du film c’est que Coscarelli n’a pas eu le budget confortable du 2e film et parce qu’il avait eu des démêlés avec la production sur Phantasm 2, il a dû faire beaucoup de compromis. Avec cette suite, on lui a donné carte blanche et Coscarelli détruit tout ce qui avait dû le déranger sur le 2e film : changement d’acteur, scènes d’action et d’explosions inutiles, personnage féminin intéressant mais pas aux yeux de Coscarelli. Les 15 premières minutes du films prennent le temps de tout remettre en ordre, des pesonnages meurent pour rien et ceux qui étaient morts ne l’étaient pas vraiment finalement, l’acteur pseudo-populaire de Phantasm 2 (James Legros pour la popularité, on repassera) exiger par la production est changé au profit de l’acteur original du premier film (A. Michael Baldwin, pour être un acteur, on repassera). Ensuite Coscarelli nous présentent de nouveaux personnages plus ou moins intéressants tout ça dans des décors de cartons éclairés aux gros neons. Mais c’est par la suite que Coscarelli frappe fort puisqu’au delà du ridiculisme de son budget, il réussit à accumuler les idées originales et rendre le tout excitant. Dommage que ses acteurs soient aussi mauvais et que l’humour omni-présent soit de trop.


No One Lives : No One Lives à une durée d’environ 80 minutes. C’est court. Mais les 80 minutes sont bient remplie avec du sang, des meurtres, des membres humains qui explosent, décapitent, se disloquent, s’arrachent, explosent etc…  Ce n’est pas nécéssairement un gage de qualité mais bon, une surprise ou deux et une bonne performance de Luke Evans rendent le film écoutable malgré le fait que l’actrice principale est la fille qui joue dans Silent Hill Revelation 3D. En 3D ou non, elle est poche.


Scary Movie 5 : Wow! C’était pénible à écouter! Je ne crois pas avoir aucun souvenir des 4 premiers films (surtout le 4) mais je me souviens de la bande annonce de Scary Movie parce qu’elle jouait sans cesse à la télé, que Scary Movie 2 était, à l’époque, le pire film jamais fait et que Scary Movie 3 était beaucoup mieux que les autres quand David Zucker à pris le reste de la série sous son aile. J‘ai ri peut-être 3 fois en 5 films. Voilà mes souvenirs sur les 5 films de la série. C’est peu. C’est triste. En fait c’est pas triste du tout. Si les scénaristes ne sont pas en mesure d’écrire un minimum de 4 blagues avec le materiel qu’ils ont, qu’ils aillent chier!


Thor : The Dark World : Avec un budget de 170 millions de patates, 4 scénaristes ont écrit ce film basé sur l’histoire écrite par deux autres scénaristes qui eux ont adapté une bande déssiné écrite par 3 bédéistes pour ainsi pondre ce film oubliable. Il y a beaucoup de colonnes corinthiennes qui explosent sous l’impact de gens qui passent leur temps à se battre et se lancer dans l’architecture.  Il y aussi beaucoup de combats pas super excitants, un peu fades qui ne font rien pour nous amuser ou nous divertir. Les acteurs semblent y croire, l’humour est inappropriée et plusieurs acteurs ne font que passer, jouant des personnages dont on s’en bat les couilles. Tout ça sous la supervision du gars qui réalise Game Of Thrones (il parait que c’est bon). Si j’avais 5 ans, je serais super excité, mais j’ai passé l’âge de ce genre de film. Je trouve par contre bien dommage que ce soit ce genre de productions qui va meubler nos salles de cinoche pour les 10 prochaines années.


The East : Étant un fan de Brit Marling et de ses petit copains je n'ai qu'une chose à dire sur The East : Marling devra essayer de faire autre chose pour son prochain film que ce soit un changement de style, de ton, de forme, de genre parce qu'après Another Earth et the Sound Of My Voice, The East ressemble à une pâle copie des 2 autres. Les 3 films sont identiques.


The To Do List : J’avais bien aimé Easy A mais The To-Do List, bien que similaire dans l’univers qu’ils dépeingnent (les ados), est à l’opposé du spectrum comique.  On utilise, ici,  des acteurs qui ont le double de l’âge de leur personnages et c’est supposé être ça la blague, alors que personne ne rit.  Le film à lieu en 1993 pour une raison bidon mais qui est en réalité une paresse scénaristique. Le but étant que l’internet n’existe pas pour que la protagoniste, encore vierge et qui veut ne plus l’être,  puisse n'avoir aucune idée de ce dont elle doit faire sur sa "to-do list". Donc si elle ne peut voir une vidéo sur youtube ou lire wikipedia sur les internets à propos de fellation, elle devra, par le fait même n'avoir AUCUNE IDÉE comment une felation doit être faite. C'est à se demander comment nos parents ont eu une vie sexuelle. L'inaccès aux internets lui permet de savoir, comme ça, ce qu'est du "feltching". C'est quand même un peu faux de croire que sans les internets, les ados n'auraient pas de vie sexuel. Porky's se passait dans les années 1950 si je ne m'abuse. Bref, la paresse scénaristique est le dernier de nos soucis parce que même avec un mauvais scénario et des mauvaises blagues de pénis, on peut toujours rire un peu. Parce qu'un pénis, c'est quand même drôle. C'est mou pis plein de peau pis toute. Sauf, bien sûr quand c'est gros et veineux et qu'on fait l'hélicoptère. The To-Do List ne fait pas rire parce que la plupart des acteurs semblent embarrassés. Il est effectivement embarrassant pour eux d'être devant la caméra d'un réalisateur aussi mauvais. On croirait voir un film étudiant tant la mise en scène est déficiente et tant elle est amateur. Il faut voir le très pas bon (je le déteste) Gregg Clark jouer comme s'il était dans un sketch de Samedi de rire. Il vient, dans la scène finale, gronder sa fille parce qu'elle pratique le sexe anal devant ses yeux (il est entré dans sa chambre pendant l'acte et en profite pour la gronder pendant qu'elle orgasme d'un pénis dans l'anus, pénis appartenant à un homme beaucoup plus vieux qu'elle et dont il a été inséré plus tôt dans la soeur de la protagoniste) et il l'a gronde comme si elle avait oublier de faire la vaiselle ou de sortir les poubelles alors qu'elle est en plein ACTE DE SODOMIE RECTALE. Je n'ai rien contre le sexe anal, au contraire, mais j'ai un gros problème avec l'humour minable.


Dexter Saison 1-8 : J'ai mis environ 5 mois pour me (forcer)taper les 8 saisons de Dexter et je dois dire que c'est extrêmement difficile d'apprécier une série télé lorsqu'elle est écouté en rafale et/ou après sa diffusion plutôt que pendant. Parce qu'en l'écoutant en rafale on décelle plus rapidement tout ce qui ne fonctionnent pas scénaristiquement parlant contrairement à lorsqu'on la regarde un épisode par semaine où l'on a le temps d'oublier les lacunes puisqu'on est excité par la suite des évènements.  L'autre problème, celui d'écouter une série télé après sa diffusion originale, vient du fait qu'en sachant d'avance que comme dans ce cas-ci où, qu'il y a 8 saisons, le suspense ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais puisque je sais depuis le premier épisode que Dexter ne se fera pas prendre puisqu'il y a 8 saisons. Tout devient donc redondant trop vite puisque chaque personnage au cours de la série qui finit par connaitre le secret de Dexter (il tue des gens) devra donc mourir et apporter le secret avec lui puisqu'il reste 3, 4 ou 5 autres saisons à la série. Bref, ceci étant dit, il était évident que je partais avec un gros handicap lorsque je me suis attaqué à cette série culte que tout le monde sur la planète Terre à aimé. Mais si je fait fi des raisons mentionnés plus tôt, je dois tout de même admettre que Dexter est une série télé que j'ai profondément détesté et où je me suis demandé à plusieurs reprises (environs 3789 fois) "qu'est-ce que les gens ont bien pu trouver d'admirable dans ça?" La première saison m'a énormément tapé sur les nerf puisqu'on cherchait sans cesse à nous faire aimer ce personnage de tueur psychopathe en 1)lui donnant une personnalité ambivalante 2)lui donnant une voix hors-champs un peu humoristique qui devient vite redondante 3)lui donnant des flash backs explicatifs avec son papa dont on se contrecrisse 4)ajoutant des touches d'humour en plus de la voix hors-champs pour être bien sûr que même si le personnage est un tueur, le spectateur sait qu'il y a un degré d'humour qui nous fait apprécier "le fait qu'il tue des méchants". Tout ça est vraiment trop lourd et avec les saisons suivantes on diminue peu à peu cette lourdeur au point où les dernières saisons n'ont plus le même entrain. Il est de plus, immoral pour le spectateur d'apprécier et de suivre un tueur en série comme personnage principal, alors on surligne en gros crayons gras que Dexter cherche à être normal, qu'il veut être un bon mari, un bon père de famille, qu'il ne tue que la racaille, etc... mais il n'en demeure pas moins que de vouloir en tant que spectateur voir un personnage tuer des méchants... je ne sais pas trop. Bien sûr ça c'est vu plusieurs fois dans le passé mais mon problème avec cette série c'est justement le fait qu'en tant que spectateur on veut voir Dexter assassiner des gens dont on se contre crisse. C'est une chose de vouloir que Steven Seagal tue l'homme qui à assassiner sa femme dans un film d'action quelconque mais s'en est une autre de voir Dexter assassiner un type qu'on a vu 38 secondes dans un épisode et qui réussie à fuir la justice parce que Dexter à décidé qu'il doit le tuer, qu'il ne doit pas aller en prison. Tout ça sous fond de voix hors champs pseudo drôle. La 1ere saison est celle que j'ai possiblement le plus détestée mais au final elle est la mieux écrite puisqu'elle est basé directement sur la série de livres. Ce qui fait de la 2e saison la suite logique. C'est après que ça se gâte. Il y a quelques bons passages mais dans son ensemble, la série Dexter est mal écrite et n'aurait jamais dû avoir plus de 2 saisons. Non pas parce que tout est du pareil au même, mais parce que sur la durée diégétique de la série soit 4 ans, il y a beaucoup trop de meurtres non résolus qui empêche la suspension de la crédulité.  Si Dexter tu 10-12 méchants par saison, en 8 saisons on a droit à environ 80-96 meurtres, en 4 ans, des gens qui disparaissent sans trop laisser de traces et que Dexter dispose de leur corps dans l'océan. Je peux croire que Dexter qui travaille pour la police de Miami, soit en mesure d'effacer ses traces mais 96 cadavres dans l'océan, il est surprenant qu'aucun des corps fini par échouer sur la grève ou qu'un voisin voyeur ne puisse au moins une fois voir Dexter disposer d'un cadavre. En fait, ça arrive une fois mais le "voyeur" finit par mourir d'une balle dans l'abdomen. Bref, mon problème avec Dexter c'est que la scénarisation est déficiente et la série n'est pas constante en plus d'avoir certains personnages détestables dont la femme de Dexter et sa soeur toujours à la recherche d'une figure paternelle à impressionner sauf au moment où les scénaristes oublient cette idée après 5 saisons. Ou bien d'autres personnages qui arrivent de nul part comme celui du tueur Trinity dans la saison 4 ou cet autre tueur dans la saison 8. Deux homme possiblement très connu puisqu'ils tuent sans cesse des gens mais dont la police n'a jamais réussi à mettre la main au collet. À juger par la compétence des policiers qui travaillent avec Dexter, on peut comprendre, mais ces tueurs arrivent comme ça, sans crier gare, comme si Miami était l'endroit par excellence pour commettre encore plus de meurtres. Si Dexter avait durer 5 saisons de plus, la population entière de Miami serait dans l'océan. Car ce n'est pas tout que Dexter tue des gens et que Trinity tue des gens, la plupart des gens que Dexter assassine sont à la base des tueurs. Ça en fait du tueur. Ce qui est un peu redondant sauf si c'était une métaphore sur quelque que chose de politico-anthropologique. Mais non, ce n'est que du divertissment.  Pauvre mais du divertissement quand même. Si je devais énumérer tout ce qui cloche avec la série Dexter, j'en aurais pour environ 6 heures à écrire. En gros mon point c'est qu'il est dangereux d'écouter des séries plates en rafale mais surtout qu'il est extrêmement difficile de comprendre les raisons du succès d'une série, les raison pour lesquelles les gens adorent quelque chose plutôt qu'autre chose. Bien qu'il me reste 1 saison de Six Feet Under à écouter (la dernière, évidemment), je peux comprendre l'importance de Six Feet Under sur la télé moderne et je peux voir que la série est bien écrite même si elle me laisse assez indifférent. Pour Dexter, je ne comprends tout simplement pas


The Evil Inside : Possiblement le film le plus inutile jamais créée.


Silent Hill : Revelation 3D : Le premier Silent Hill a grâce à un travail minutieux de Christophe Gans, une ambiance glauque, des décors lugubres, un rythme effrayant et des effets spéciaux qui donnent au film un look unique. Dommage que le récit soit inexistant et que la finale grand guignolesque laisse sur sa faim. Avec Revelation 3D, on a l’impression que personne n’a vu le film de Gans. C’est comme si on avait donné le Ok à l’équipe pour utiliser les décors du premier film et qu’à partir de là, on a improvisé à peu près 90 minutes de métrage valable pour en faire un film. On y a ensuite ajouté des effets qui ressemblent à ceux du premier film mais plus deficients en plus d’y ajouter un 3D non seulement inutile mais complètement à côté de la track.  Le film est une suite de scènes qui ne veulent rien dire où Sean Bean y perd son accent britannique une phrase sur deux.  Les acteurs semblent peu intéressé et sont inintéressants. Au final, on a l’impression de revoir Silent Hill, le premier film, mais en version somnifèro-narcoleptique.


Porkchop :  Porkchop est le genre de film que je trouve detestable et que je déteste profondement. J’aime mieux réécouté une merde comme Slaughtered Vomit Dolls ou Torture Puke Chamber que de perdre mon temps devant une insipidité comme Porkchop.  Parce que même si les films mentionnés plus-haut sont difficiles à regarder parce qu’ils mettent en scène des filles qui se dégradent à se rentrant des crucifix dans le vagin tout en s’auto-vomissant dessus, il y a un soucis de faire bien et beau, de faire quelque chose qui ressemble à du cinema, du cinema underground avec les moyens du bords. On essaye de repousser les limites du bon gout mais on satisfait un public cible qui adore justement le fait que ces films ont l’air professionels. Avec Porkchop, tout est filmé tout croche avec un telephone ou une camera de marde. C’est insultant qu’un film sortit dans les 3 ou 4 dernières années soit aussi mauvaisement mis en image, aussi mal chié, mal joué.  Parce qu’on comprend que “c’est une blague” mais quand une équipe de film ne se prend à se point pas au sérieux et qu’elle veut le prouver à chaque réplique, à chaque blague de pénis ou de flatulence, on finit pas 1)se lasser et 2)comprendre qu’elle fait cela que parce que personne dans cette équipe n’a le moindre talent. Et c’est ça qui choque parce qu’avec l’avancement de la video, des programme de montage, de l’internet de l’etc… il en deviant inacceptable de pondre un produit aussi nul même si le but est d’être nul. C’est insultant. Va chier Porkchop (et tes 2 suites que je n’ai pas vu)!

Friday, June 6, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Room 237 : Un des avantages d’étudier à l’UQAM est sans l’ombre d’un doute l’analyse annuelle du film The Shining par un professeur dont je tairais le nom. Chaque année celui-ci y va de son analyse du film de Kubrick créant un événement sans pareil. Attirant dans sa classe des centaines d’étudiants qui boivent ses paroles à propos du génocide des indiens où je ne sais trop quelle connerie. Son analyse est tirée par les cheveux mais elle est béton quand même. Room 237 est un documentaire sur les diverses analyses que les gens peuvent avoir sur le film de Kubrick. Pour moi une analyse filmique n’est pas obligé d’être la réalité ou d’être la SEULE réalité mais elle se doit d’être conséquente tout au long du métrage aussi farfelu puisse-t-elle être. CE que ce professeur de l'UQAM tente de nous inculquer.  La scène de Tarantino dans Sleep With Me où il décortique l’homosexualité du film Top Gun est un bon exemple de ce que peut être une analyse farfelue mais conséquente. Room 237 n’est donc pas un film qui analyse le film The Shining de façon réaliste comme la plupart des détracteurs semblent le croire mais il est un documentaire sur l’obssession des gens à 1)vouloir analyser une œuvre d’art peu importe le médium 2)leur obssession à croire qu’ils ont raison peu importe la stupidité de leurs arguments (un centaure? Sérieux?) et 3)leur entêtement à croire que l’auteur (dans ce cas-ci Kubrick) est beaucoup plus intélligent qu’il ne l’est (un centaure? Sérieux?)


Invasion Of The Bee Girls : Série B extrêmement compétente, Invasion Of The Bee Girls n’a qu’un défaut et c’est de ne pas être drôle. Le film ne se prend pas au sérieux mais aurait gagner à être, peut-être, un peu plus maladroit. Mais bon, pour une fois qu’on se fait pas chier en écoutant de la série B…


Ice From The Sun : Ice From The Sun est un titre mystérieux, intriguant qui nous laisse croire que le film le sera tout autant, mais le titre n’a aucun rapport avec le film puisque tout se passe la nuit durant l’été. Espèce de patchwork homemade Ice From The Sun à été filmé sur plusieurs mois voire années puis rabouté en un film de 120 minutes épisodiques et simili-expérimentalo-médiocro-interminables. Chaque segment se distingue des autres par un changement radical dans le mixage sonore, la direction photo et la qualité des prestations de gens qui ne sont visiblement pas des acteurs. Des dialogues surexplicatifs jouer de façon théâtralo-caricaturale nous endorment bien avant les scènes de…euh... d’action ou du moins les scènes où ça bougent un peu plus mais dans le bois la nuit où on doit plisser les yeux non pas parce que l’éclairage est déficient mais parce qu’on dirait que quelqu’un à chier sur la pellicule et qu’il a crée un espèce de flou artistique qui nous empêchent de bien voir l’activité principale qui a été filmé. En réalité c’est parce que l’équipe technique à filmé des activités en 16mm sans trop savoir comment fonctionne la caméra. Mais comme le film fut tourné en plusieurs mois, on voit qu’ils ont pris de l’expérience et du gallon vers la fin du film où tout semble plus contrôlé, mieux éclairé mais toujours joué de façon merdique, les yeux plissent moins.


Darklands : Darklands est un téléfilm plus surprenant qu’il n’y paraît. Il faut dire que l’affiche vend très mal le film. On peut y voir des punks qui portent de la cuirettes alors que le film est loin de Suburbia de Penelope Spheeris. En fait, Darklands est une version plus intime de Wicker Man. Meilleur que le remake avec Nicolas Cage.


Stranded : Même si Christian Slater n’est plus la star qu’il était (même son côté sosie de Jack Nicholson n’est plus) il enfile les productions médiocres à une vitesse phénoménale élevant du coup la qualité de certains petits films (He Was A Quiet Man vient en tête). Il est facile de se consoler en se disant que Slater aussi doit payer l’hypothèque. Mais lorsqu’il apparaît dans un film au budget de 2 millions de dollars canadiens, on se dit que 1) sont hypothèque n’est pas si élevé ou 2)quel salaire peut-il bien avoir eu sur un budget de 2 millions de dollars. C’est en écoutat les 5 premières minutes de Stranded que l’on comprend que Slater à dû empocher 1,5 million sur le budget puisqu’on est obligé de voir des maquettes en carton d’une base lunaire ainsi qu’une navette spatiale également cartonnée. Moi qui croyait qu’en 2014 un minimum de profesionnalisme était requis pour filmer des maquettes et leur donner un look un peu plus "grande échelle". Peut-être que les maquetistes du 21e siècle ne sont plus ce qu’il étaient ou peut-être que le look carton est l’effet recherché. J’ai peut-être mal compris l’histoire et tout se passe sur un base lunaire en carton et c’est la raison pour laquelle les décors intérieur sont tout aussi cheaps et que les ordinateurs sont en fait des ipad incrustés dans un meuble. Peut-être que c’est ce qui attends les voyageurs lunaires dans le futur, des murs de carton. C’est peut-être le secret pour contrer la gravité. J’imagine que tout ça doit avoir du sens sinon jamais Christian Slater n’aurait accepter de jouer dans ce film lui qui à l’habitude des trucs cohérents comme Alone in The Dark, Freaky Deaky ou Windtalkers.  Le film est tout de même réalisé par monsieur science-fiction lui-même Roger Christian celui-là même qui nous avait donné le très réaliste Battlefield Earth (Christian a donc réalisé un film avec chacune des stars de Broken Arrow).


Detachment : Tony Kaye est le plus grand réalisateur britannique au monde (c’est lui qui le dit, pas moi)Dommage qu’avec Detachment il ne soit pas en mesure de le prouver. Le film n’est pas sans intérêt mais il est 50% improvisation et 50% prétention. Kaye réussit à moitié à démontrer ce qu’il voulait réellement (le temps et le budget n’ont pas aidé, selon lui) mais il réussit à 100% à se mettre ses acteurs à dos. Même Bryan Cranston, le plus gentil des acteurs masculins américains à de la difficulté à dire ne serait-ce que 3 mots polis sur son expérience sur le film Detachment.


5000 Fingers of Dr. T : Il ne s’agit pas d’une suite au film de Robert Altman, alors n’allez pas vous imaginez qu’il s’agit des aventures rocambolesques de Richard Gere et des femmes de sa vie. On parle ici d’une adaptation de Dr. Seuss avec tout plein de rhymes, de chansons amusantes, de personnages louches avec des chapeaux gantés (d’où les 5000 doigts du titre) des cours de piano (d’où les 5000 doigts du titre) des décors farfelues etc… C’est meilleur que The Cat In The Hat (que je n’ai pas vu…)


Blastfighter : Avec un titre comme Blastfighter, je m’attendais à voir un film de vaisseaux spatials et de rayons laser. Et bien non! Blastfighter est une version italienne d’un croisement entre First Blood et Death Wish. Et le "blastfighter" du titre est le nom donné à un espèce de fusil qui peut tout faire sauf lancer des rayons laser. Le personnage principal qui revient dans son patelin pour terminer sa vengeance commencée après le meurtre du tueur de sa femme 8 ans plus tôt se fait offrir ce superbe blastfighter et ne l'utilise que dans les 10 dernières minutes du film quand tout les rednecks du voisinages se lancent à sa poursuite en jeep dans le bois. Il blastfight tout sur son passage avec son blastfighter. Un moment épique. Les retrouvailles avec sa fille sont également épiques. Il est bien évident que Blastfighter est une pure merde italienne réaliser par Lamberto Bava mais si je vous dit que le personnage principal se nomme Tiger Sharp, vous allez vouloir regarder ce film en rotation tant vous le trouverez bon et l'acteur beau jusqu'à ce que vos yeux saignent. Je le sais car je réécoute le film au moment même où j'écris ces lignes. C'est le syndrome de Tiger Sharp!


Blue Ruin : Jeremy Saulnier nous avait donné le sympathique Murder Party il y a quelques années mais cette fois il frappe fort avec Blue Ruin. Croisement entre Shotgun Stories de Jeff Nichols, Kill List de Ben Wheatley et un film mumblecore de Joe Swanberg, Blue Ruin est meilleur que tout ça (Shotgun Stories est EXCELLENT). En fait, Saulnier fait de l'excellent mumblecore, c'est du mumblecore mais avec un intrigue et il l'avait prouver déjà en faisant la direction photo du sublime Putty Hill. Blue Ruin est violent et sans humour mais sa violence prend à la gorge et amplifie son suspense, suspense qui est également accentué par le fait que l'on y comprend l'intrigue qu'au fur et à mesure que le film avance. Joué par des acteurs inconnus dans une belle photographie, Saulnier croit en son récit, en ses personnages et n'a pas la prétention de se croire supérieur à son public. En attendant la sortie de Cold In July, vous devez absolument voir Blue Ruin. Ce n'est pas un ordre, juste une suggestion. De toute façon qu'allez-vous faire? Perdre votre temps en écoutant Blended?


Il était une fois ..le diable : J'ai vu ce film quand j'avais environ 15 ans au moment où je faisais des soirées vidéo dans le sous-sol de mes parents. Il y avait toujours 15-20 amis dans le sous-sol et on louait les pires vidéos que l'on pouvait trouver au club vidéo du coin. Ce film fut un des moments mémorables de mon enfance. Il a permit à moi et mes amis de pouvoir vouloir oser poser des questions comme : Tabarnak, c'est quoi ça? ou C'est quoi le rapport d'un bateau-zombie-maquette qui sort d'une montagne? Pourquoi le monsieur tire à gauche et à droite avec sa carabine environ 378 fois dans un paysage brumeux mais visiblement pas tourner la même journée que le contre-champs où un cheval coure à gauche et à droite? C'est quoi le rapport de la momie qui apparait en plein milieu d'un champs au milieu du film? Est-ce que la momie à un lien de parenté avec le monstre du début du film? Pourquoi le gazon se referme sur lui-même? Pourquoi y a-t-il que deux points dans le titre plutôt qu'un trois points (...)? Film rempli de mystère mais surtout remplie d'incompétences Il était une fois ..le diable est un pur plaisir coupable. Ce qui est encore plus amusant est le nouveau documentaire sur le tournage du film en complément DVD. il faut y voir l'actrice principale tristounette que ce film, le seul qu'elle a fait, ne lui ai jamais donné une carrière respectable. Même son mari se moque d'elle. Mais le plus amusant est évidement de voir le réalisateur accuser tout le monde sauf lui-même pour la merditudes du film.


Bruiser : Bruiser est possiblement le pire film de Georges Romero, ce qui veut dire qu’il y a pire que Monkey Shines dans sa filmographie. En fait le film commence plutôt bien et les acteurs sont convaicants mais en milieu de parcourt on réussi difficilement à compendre où veut en venir Romero. On comprend le 2e degré et la métaphore mais le film fini par ne plus trop savoir sur quel ton danser. Est-ce un film noir? Une comédie noir? Un film d’horreur? Il faut dire que le manque flagrant de budget n’aide aucunement le film. Tourné dans un ou deux décors de façon fade, la direction artistique est plus que déficiente et la direction photo rappelle les belles années où un éclairage adéquat était facultatif. Bruiser fut un retour pour Romero derrière une caméra après plusieurs années d’absence et c’est dommage que  ce soit ce film qu’il a préféré nous présenter. J’ai l’impression qu’il y tenait beaucoup à ce Bruiser et qu’il s’est battu pour le mettre sur pied plutôt qu’un autre films de zombies mais il n’a pas eu le budget de ces ambitions et il a dû retourner, ironiquement, à ses films de zombies par la suite.


Thursday : Dans la lignée des films tarantinesques sortient après le succès de Pulp Fiction et juste avant Lock, Stock & Two Smoking Barrels, Thursday est possiblement le dernier de cette lignée mais peut-être le moins irritant. De Love & A .45  à Things To Do In Denver When You’re Dead en passant par Search & Destroy, les imitations de Tarantino ont fini par lasser assez vite. Thursday n’est pas aussi béton dans son scénario qu’il ne le croit mais c’est de loin, le scénario,  le truc le plus fort du film. Les acteurs (Thomas Jane et Aaron Eckhart) n’ont pas encore l’expérience nécéssaire pour porter un film sur leurs épaules à ce moment dans leur carrière. Les acteurs de seconds rôles se débrouillent un peu mieux. Mais ce qui affaibli Thursday est sa mise en scène très mollassone et approximative avec une photographie trop éclairé dans des décors où le manque de direction artistique est flagrant. On dirait presque de la télé. Ce n’est jamais tellement un problème d’improviser sa mise à scène avec les décors et le budget qu’on a sous la main mais il faut avoir un certain talent, un œil cinématographique, chose que Skip Woods n’a pas tout à fait. Il faut dire que Thursday est sa première et seule réalisation qui lui ouvrira tout de même les portes d’Hollywood comme scénariste de gros films (The A-Team, Wolverine, Swordfish)pas supers bons. Le film est devenu culte depuis pour une raison que je ne peux m’expliquer sauf peut-être pour la scène où Paulina Porizkova dans son meilleur rôle à vie, viole Thomas Jane attaché sur une chaise (un peu comme dans The Rookie avec Clint Eastwood). Sinon, l’humour noir et les dialogues sur-écrits touchent rarement la cible et sont rarement aussi cool qu’on veut le laisser croire.


The Punk Singer : Kathleen Hanna est disparu de la scène musicale après le 3e album de Le Tigre en 2005 sans que l’on sâche trop pourquoi. La réponse est dans The Punk Singer qui relate le parcours d'Hanna de ses débuts avec Bikini Kill jusqu’à son retour l’année dernière avec The Julie Ruin, son ancien projet solo devenu full band. On fait donc l’éloge de la chanteuse autant pour ses bons coups (leader du mouvement Riot Grrrrrrrl) que ses mauvais (sa bagarre avec Courtney Love à Lollapallooza) que ses plus connus (elle est l’inspiration pour le titre Smell Like Teen Spirit de Nirvana) que son marriage avec Adrock. The Punk Singer n’est pas un grand documentaire, pas plus qu’il ne nous en apprend sur son sujet (sauf pour sa maladie). En fait, The Punk Singer pourrait très bien être un spécial VH1 d’autant plus que Who took The Bomp?, documentaire sur Le Titre sortie il y a quelques années est beaucoup plus intéressant.


West Of Memphis : L’idée de sortir un autre documentaire sur les West Memphis 3 semble un peu étonnant d’autant plus que Paradise Lost 3 est sortie peu de temps avant (on parle d’à peine quelques mois). Bien que le projet soit parrainné par Peter Jackson et sa femme et que le film semble prendre une tournure un peu narcissique envers le réalisateur de Heavenly Creatures force est de constater que West Of Memphis n’est au final pas une redite redondante de la trilogie de Joe Berlinger et Bruce Sinofsky mais bien un complément. West of Memphis est donc le 4e film de la trilogie. Il apporte d’autres pistes, d’autres preuves, d’autres hypothèses sur cette sordide histoire. Je n’ai pas vu le film de fiction qu’Atom Egoyan a tiré du livre journalistique Devil’s Knot et je n’ai aucunement besoin de le voir, Paradise Lost existe ainsi que West of Memphis et aucune œuvre de fiction n’est donc nécéssaire.


Thursday, May 8, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


End Of Watch : À bien y penser End Of Watch est une version sur l’adrenaline de 19-2. Une version plus trash, une version sur le speed. La différence est que dans la série de Podz on nous montre le quotidien des policiers autant dangereux (fusillades dans une école) qu’anodin (aller chercher un chat dans un arbre, sortir un saoulon d’un dépanneur) tout en nous montrant leur émotions (larmes, pleurs, larmes, dépression, alcoolisme, larmes, etc) End Of Watch donne la même impression mais plus comme un cliché du policier qui doit sans cesse fusiller des crips ou crisser des volés à des bloods tout en se moquant des prostitués et en volant la bière des sans abris. Des policiers douchebags comme on imagine les policiers de L.A. Le métier semble dangereux, certes, mais comme on dispose de 90 minutes pour nous le montrer on a l’impression que chaque heure de la journée est remplie d’anecdotes (découvertes de cadavres, d’un laboratoire de meth, d’immigré clandestins, pousuite en voiture, à pied, fusillade, passage à tabac de dealers de drogue) tout ça dans ce qui semble se dérouler sur environ 48 heures. David Ayer qui avait scénarisé Training  Day semble avoir beaucoup de difficulté avec l’espace temps dans ces films puisque Training Day avait le même problème au niveau du temps : difficile à croire que tout se déroule en si peu de temps (environ 18 heures pour Training Day). Bref, Ayer aime bien nous montrer le travail des policiers de L.A. mais il semble également croire qu’il à le talent de James Ellroy (qui collabore avec lui parfois) alors il donne un côté romanesque à ses récits et c’est toujours le maillon faible de ses films. Surtout dans End Of Watch qui se veut un peu plus « documentaire ». Il va falloir un jour comprendre que si on veut faire un simili-documentaire il ne faut pas utiliser des acteurs connus. The Office n’aurait jamais fonctionné avec Roger Moore et Megan Fox.
Le côté romancé du film nous permet de voir les policiers dans leur quotidien et tout est un peu anodin et sans grandes importances. Alors on met le paquet pour les scènes où les policiers sont au boulot.    
L'autre truc qu'il va falloir un jour que les réalisateurs comprennent c'est que s'ils veulent utiliser une gammick ou procédé quelconque (dans ce cas-ci un faux documentaire) il faut non seulement que la-dite gammick fonctionne (dans ce cas-ci elle fonctionne), qu'elle serve le récit (ça marche toujours), qu'elle soit la seule façon de raconter l'histoire (plus ou moins) mais qu'elle soit utilisé du début à la fin. End of Watch à ce problème qu'il y a des caméras partout qui filment de façon subjective mais dans sa finale, il n'y en a plus alors on se demande 1) qui filme et 2)pourquoi on passe tout d'un coup d'un faux-documentaire à un jeux vidéo. 


The Ambassador : The Ambassador est un film d’action politico-machin comme on en faisait tant dans les années 1980 et dont J. Lee Thompson en a fait sa spécialité. Probablement basé sur un roman d’espionnage que personne n’a lu (d'Elmore Leonard, je crois), The Ambassador est probablement la seule chance de voir Ellen Burnstyn nue dans un film. Sans être une énorme perte de temps, The Ambassador est regardable et est un des meilleurs films de Thompson.


The Serpent And The Rainbow : Je me rappelle étant jeune quand The Serpent And The Rainbow est sortie sur les écrans de cinématographication, les critiques étaient favorables et la bande annonce faisait peur. J’ai dû voir le film à la même époque où ma fascination pour les films d’horreur à débuté voyant en rafale la filmographie de Wes Craven (parce que quand on est jeune on pense que Craven est une sommité) et je l’avais trouvé étrange mais pas génial juste un peu meilleur que Shocker. En le revoyant maintenant et en ayant appris les déboires derrière la production du film en Haïti, je dois me rendre à l’évidence, The Serpent And The Rainbow est possiblement le meilleur de Craven puisqu’il renferme tout les thèmes chers au réalisateur de Music Of The Heart sans avoir à les expliquer. Sans avoir à nous raconter le comment du pourquoi ou si la finale est un peu garoché, Craven nous présente ce qui à réussie à faire malgré les obstacles de la production et il nous donne le plus Craven-esque de ses films, sans s’en apercevoir. Il réussit également à semer le doute dans l’esprit du spectateur en jouant entre le rêve et la réalité (sa spécialité) et à faire ce qu’un film de Craven ne réussit pas souvent : donner la frousse.


9 mois ferme : 9 mois ferme est probablement le film le moins amusant et le moins divertissant d’Albert Dupontel et pourtant il a gagné des statuettes de cinématographications françaises. 9 mois ferme est, de plus, le film le plus poli de Dupontel. On y reconnaît ses thèmes fétiches, ses cibles préférées et ses antagonistes bureaucratico-politiques de toujours. Par contre, on n’y reconnaît plus son humour, quelque chose a disparu, sa hargne s’est dissipée. Même du côté de la réalisation Dupontel à évacué tout côté bédéesque auquel il nous avait habitué dans ses films précédents. On a l’impression qu’a force de donner dans l’anti-bourgeois, Dupontel nous a pondu un film pour bourgeois, un film pour tous, édulcoré, à la limite, forcé humoristiquement parlant.


Tom Yum Goong 2 : Tony Jaa est arivé comme un sauveur dans le monde du film d’arts martiaux avec Ong Bak. Ensuite est arrivée The Protector, un film un peu plus incohérent dans son récit mais avec plusieurs tour de force autant au niveau de la chorégraphie martiale qu’au niveau des prouesses techniques (le plan-séquence de l’escaliers est un moment d’anthologie) Puis, Jaa est disparu en nous offrant Ong Bak 2 et 3, 2 films merdiques et brouillons, pour devenir prêtre ou ministre du culte ou je ne sais trop. Ayant fini de pleurer dans un monastère, Jaa reviens avec The Protector 2 (Tom Yum Goong 2). En 3D. L’idée peut parraître farfelue mais une fois qu’on a vu la bande-annonce, on se dit que l’idée semble bien exécutée. SEMBLE bien exécuté, car une fois qu’on écoute le film, on a seulement le goût de pleurer. Quelle catastrophe. Et la 3D n’a rien à y voir. Le film est tout simplement désolant, à la limite de la blague. Les scènes n’ont rien à voir une avec l’autre et elles sont filmé comme si on avait eu un gros budget, de grosses caméras sur rails pour des travellings impressionnants qui cadrent maladroitement la scène au point de ne pas trop voir la continuité (grace a un montage tarabiscoté) et le but d’un tel exercice. Chaque scène de combat est plus ridicule que la précédente non pas à cause des chorégraphies impresionnantes (qui ne le sont vraiment pas) mais à cause de tout le reste : mise en situation, montage, mise en scène, CGI plus que déficiants. Une scène de combat à lieu dans un endroit quelconque (peu importe) et les murs prennent feu. On a droit a un combat complètement foireux ou du feu en CGI longe les murs pendant que deux abrutits se tapent sur la gueule. Le spectateur est supposé trouvé ça charmant et/ou impressionnant alors qu’il a simplement le goût d’aller directement sur Google pour connaître la définition de "HD" et être sûr que ça s’applique à son téléviseur pour ensuite téléphoner aux producteurs du film pour le leur expliquer. On a le goût d’aller voir les producteurs et de les gifler en disant : 
(tape)Non! 
C’est pas ça du 3D!
(Tape) Non!. 
Tom Yum Goong 2 nous permet également de confirmer ce qu’on savait déjà : RZA est un piètre acteur. Ce qui n’est jamais tellement un problème dans ce genre de production mais ça devient un problème quand IL s’implique dans ce genre de production. On sait tous qu’il rêve depuis qu’il est petit de faire des arts martiaux mais ce n’est pas une raison pour se foutre le nez dans tout les films d’actions sous prétexte que jadis il avait un groupe de hip hop martial. RZA dans Tom Yum Goong 2 est non seulement mauvais au point de faire friser les oreilles mais en plus il décide de réaliser son plus grand rêve en prenant part à quelques combats dont un contre Tony Jaa. Comme si le tout était aussi iconique Bruce Lee VS Chuck Norris ou Bruce Lee VS Karim Abdul Jabar. RZA est incapable de donner plus d’un coup de pied ou de poing sans avoir l’air d’un piètre amateur alors le montage devient psychédélique pour nous faire croire que RZA est un expert de la savate. Je crois que sa jambe ne lève pas plus de 2 pieds du sol. J’oubliais qu’on a aussi droit à Jeeja Yanin dans le double rôle de jumelles karatékas. Mais comme toujours elle n’a aucune crédibilité quand elle se bat contre un homme de 6 pieds 3. Bref, Tom Yum Goong 2 est possiblement le pire film d’arts martiaux du 21e siècle.


Delivery Man : Un remake de Starbuck écrit et réalisé par le même scénariste/réalisateur que l’original. Bravo Ken Scott, tu fais maintenant partie d’un groupe sélect (Ole Bornedal, Georges Sluizer, Les frères Pang, Gela Babluani pour ne nommer que ceux là) qui ont scrappé leur œuvre pour le plaisir des américains. Bien sûr si quelqu’un doit détruire notre oeuvre autant le faire nous même. Dans le cas de Delivery Man, il n’y avait pas grand chose à détruire puisque le film original se traduit bien et n’est pas tant un film de genre où il est plus facile d’américanisé le tout. Delivery Man avait pour mendat d’être aussi sympathique et de faire passer l’humour gentil mais pas trop enfantin à un public différent. Sur ce point, Scott à réussit puisque son film est en tout point identique à Starbuck. L’humour est un peu moins au rendez-vous probablement parce que 1)Vince Vaughn est sur le pilote automatique 2)les gens avaient un partie pris pour Antoine Bertrand/Patrick Huard et 3) parce qu’on semble prendre un peu moins son temps pour mettre étaler les ingrédients. Delivery Man souffre éagelement des comparaisons comme c'est toujours le cas pour un remake mais le film n’est pas pour les fans de l’original mais bien pour un nouveau public, alors je crois que Ken Scott à réussi son pari et n’a pas à avoir honte de son film   


The Watch : Dans la bande-annonce on ne misait pas tant sur le côté « extra-terrestre » du film et pourtant on aurait dû. J’imagine que ça explique le flop du film au cinéma. On s’imagine aller voir Zoolander faire le stuck up de service pendant qu’un des Wedding Crashers fait des blagues de pénis pendant que le doublement nominé pour un oscar qu’il ne gagne jamais fait aussi des piètreries alors qu’en réalité Vince Vaughn est sur le pilote automatique, Ben Stiller se fait chier et Jonah Hill veut manger des croustilles pendant que des extra-terrestres veulent faire exploser un Costco. On a l’impression que le tournage fut un suite ininterrompue d’improvisations et qu’une fois venu le temps d’y inclure une intrigue de méchants aliens il ne restait pratiquement plus de péllicule puisqu’elle avait servit aux singeries pas super drôles de Vaughn.  Ensuite la difficulté fut de faire le montage d’un film dont le scénario avait déjà été évacué à 87% au tournage. On a donc multiplié les blagues de vaches qui explosent pour ne pas se concentrer sur ce qui est important (l’histoire, l'humour et les extra-terrestres) et ajouter le plus de placement de produits possible puisque contrats obliges. Mais même si le marketing avait réussie son coup, The Watch ne serait pas un bon film pour autant.


12 Rounds 2 : Il y a beaucoup trop de chiffres dans le titre de ce film. Mais pas autant que dans 19-2 2 (la 2e saison de 19-2). Pourquoi pas The Next 12 Rounds? Ou Another 12 Rounds? Parce qu’on s’entends, ce n’est ni les mêmes acteurs, ni les mêmes lutteurs, ni les mêmes personnages alors en principes par déduction ce ne sont pas les mêmes 12 rondes. L’histoire est identique au premier film alors les questions qu’on s’était posé à l’époque (comment le méchant a-t-il réunit tout les ingrédients gagnants pour réussir son plan machiavélique, pourquoi le méchant ne s’est-il pas trouvé une autre femme, où a-t-il trouvé l’argent, etc) sont les mêmes. Même si le film de Renny « je suis un viking » Harlin paraissait beaucoup plus dispendieux et se passait durant le jour, celui de Roel Reine (un pro du DTV) qui se situe entièrement la nuit est beaucoup plus divertissant grace entre autre à une énergie et un dynamisme (beaucoup de travellings inutiles) qui ne laisse aucun temps mort. 12 Rounds 2 sans être meilleur que le premier est meilleur que le premier. J’aurais jamais cru.


Enemies Closer : Enemies Closer est la réunion tant attendu entre Jean-Claude Van Damme et le réalisateur Peter Hyams qui nous avait donné Timecop (le film où Van Damme fait une split sur un comptoir de cuisine parce qu’il évite de se faire électrocuté les gosses), le plus grand succès de Van Damme. Dans ce qui semble être le scénario le moins crédible depuis longtemps, Van Damme joue le méchant de service avec beaucoup d’humour (sa scène de mort est complètement hilarante). L’histoire est un peu trop abracadabrante pour être raconté en quelques lignes pas que ce soit complexe simplement que la suite des évènements est trop abracadabrante pour être cohérente. Sur papier, j’imagine que tout s’explique, mais visuellement on n’a pas trop insisté pour que la cohérence soit la priorité. Enemies Closer a deux intrigues qui s’entrecroisent mais dont les enjeux de l’une est complètement oublié aux profits de l’autre et c’est dommage parce que c’est la meilleure intrigue qui écope. Autant dire tout de suite, il n’y pas beaucoup d’action dans Enemies Closer mais plutôt beaucoup de poursuites dans le bois la nuit pour ceux que ça excite. On a aussi droit à ce qu’on pourrait qualifier de racisme ou d’idiotie par manque de culture. Le film se passe à la frontière Canado-américaine alors vous aurez devinez que la police montée fait une apparition fringué comme si on était encore en 1876 et les franco-canadiens sont joués par des acteurs français (ou belge pour Van Damme) qui n’ont aucunement l’accent québécois. C’est dans des moments comme ceux-là qu’on préfère voir Yvan Ponton joué les bandits plutôt qu’un acteur français quelconque. 


Red 2 : Si Red 2 était un album de musique, il serait un album de B-Sides. Comme une suite de scènes qui sont de trop sur un album ou une suites de scènes sans l’âme de l’album. Un peu comme si des musiciens se réchauffaient mollement en studio avant de donner une vraie bonne performance. Red 2 c’est une peu ça, une déception pour tout le monde sauf pour les fans de l’original qui cherchent à avoir dans leur collection tout les enregistrements de leur groupe préféré même s’il savent qu’ils doivent se forcer un peu pour trouver un ou deux arguments en faveur de ces chansons qui ne sont rien d’autres que des rejets de studio.


Taken 2 : Dans un monde utopique, jamais Taken n’aurait eu le succès qu’il a eu. Pas tant un mauvais film qu‘un film quelconque, Taken fut une réussite interplanétaire peut-être lié au fait que la femme de Liam Neeson à trouvé la mort dans un accident de ski au Mont-Tremblant peu de temps avant que celui-ci se mette à enfiler tour à tour les rôles des scénarios qui arrivaient dans sa boite aux lettres. Est-ce que j’essaie de dire que les gens ont eu pitié de sa tragédie et sont allé voir Taken en voulant encourager un acteur qu’ils avaient oublié depuis Rob Roy? Oui, c’est un peu ce que je veux dire. C’est pas gentil mais c’est ce que je crois. Taken 2 est un peu du pareil au même sans l’effet surprise de voir Neeson casser la gueule de méchants anonymes pas gentils. Mais cette fois, la réalisation est de mauvaise qualité et on cache difficilement l’âge de Neeson dans un montage chaotique où une simple savate est découpé en environ 18 plans de 18 frames pour 1)donner un peu de dynamisme à une scène de combat mal chorégraphiée et 2)montrer que Neeson est « su’ à coche » et aussi rapide que Bruce Lee. Un mauvais montage + une mise en scène molle + une chorégraphie déficiente ne donne aucunement une excitation pour la rétine. Un gros problème scénaristique (à moins que ce ne soit au niveau du casting) est le lien qui unit Neeson à sa fille joué par Maggie Grace. Comme dans tout film qui se respecte, Grace, une femme d’environ 30 ans joue une fille de 17 ans. Grace à la chance de ne pas faire son âge mais de nous faire croire qu’elle à 17 ans c’est un peu tiré par le poil du scrotum. Alors on a droit à une fille (disons qu’elle à au pire 21 ans) qui doit passer son permit de conduire, donc un peu trop vieille  (il n’y a pas d’âge pour passer son permit de conduire mais dans la logique du film où Taken 2 est la suite de Taken et où Grace se devait de passer son permit, on en conclu que Taken 2 se passe exactement 2 semaines après le premier film ce qui n'a aucun sens ou que Taken 2 se passe exactement 4 ans plus tard, exactement le temps qui s’est écoulé entre les deux productions alors Grace se doit d'avoir au moins 20 ans dans ce film ce qui serait aussi ridicule puisqu’elle n’a toujours pas son permit et qu'elle devait l'avoir après le premier film). On a aussi droit à Neeson qui y va du cliché du père américain conservateur qui n’est pas trop content que sa fille sorte avec un garçon. Évidemment si Grace à 17 ans je peux comprendre que Neeson surprotège sa fille, lui qui en a la garde partagée et doit la voir une fois par mois mais si Grace à 20-21 ans on doit admettre qu’elle doit avoir déjà perdu son hymen quelque part à Acapulco pendant un spring break et de ce fait, Neeson passe pour un abrutit qui semble vouloir controler la vie sexuelle de sa fille ce qui est extrêmement gênant. Parlant de permit de conduire, comme Maggie Grace passe ses cours de conduite et qu’elle se retrouve quelque part en Europe de l’Est, on en profite pour faire une scène de poursuite automobile alors que c'est elle qui manoeuvre le véhicule de façon aussi dangereuse que spectaculaire. Comme si d'un coup, elle devenait Jacques Villeneuve le temps d'une poursuite. On essaie bien sûr de rendre le tout comico-familial-amusant un mélange d’humour à la Stop Or My Mom Will Shoot-meets-Adventure in Babysitting mais comme c'est une production Luc Besson on y ajoute l’humour de Jingle all The Way. Bravo Luc Besson!


Raze : Raze c’est un produit merdique pour essayer de vendre la carrière d’actrice de Zoe Bell dans ce qui est encore une fois un film d’action. Si elle veut montrer l’étendue de son talent dramatique ce n’est pas dans ce genre de production qu’elle réussira.  C’est mon humble avis. Van Damme n’a pas essayé d’être un acteur sérieux en jouant dans Sudden Death. Et comme le dit le proverbe : Ce qui est bon pour Van Damme est bon pour les dames. Donc Zoe Bell affronte d’autres madames dans des combats clandestins éclairés en rouge pour donner un côté dispendieux à un décors cheap. Rachel Nichols est la 2e actrice principale(et productrice) mais à ma grande surprise ne survie pas au 10 premières minutes. Doug Jones ressemble de plus en plus à John Waters sans la moustache et la finale est complètement foireuse. Sinon, bof, les actrices sont à la limite de la caricatures et le « fun factor » est plus que nul.


Cheech & Chong Animated Movie : Je ne crois pas qu’on puisse un jour faire un film d’animation aussi insipide que cette pocherie.


Sarah préfère la course : Pour une fois que le titre n’est pas trompeur. Parce que tenez vous le pour dit, Sarah préfère la course. Elle doit le répéter 407 fois dans le film. En fait, je ne me rappelle pas l’avoir entendu dire autre chose que : J’aime courir!. Ce qui fait de Sarah le personnage féminin cinématographique le plus plate au monde. En fait, non, ce n’est pas vrai, le personnage de d'Antoine est possiblement son équivalent masculin quoiqu’il est un peu plus allumé qu’elle. Mon problème avec le film de Chloé Robichaud en est un d’empathie pour ses personnages. Ils sont creux, plates, vides et inintéressants. De plus, j’ai beaucoup de difficulté à croire leur situation pas que ce soit exagéré ou incroyablement complexe mais simplement…scénarisé, sans trop réfléchir si les deux personnages pouvent vivre ce « genre » de relation alors qu’il est évident que le personnage de Sarah est complètement déconnecté de la réalité. Je veux bien croire que le personnage masculin nous soit présenté comme « un homme comme tout les autres qui ne pense qu’avec son pénis » mais c’est faux de croire qu’un gars tel qu’on nous le présente dans le film, puisse ne pas comprendre que Sarah soit un peu fêlée sinon voire renfermée au point d’être asociale. Si on nous le montre comme dans le film, alors c’est un profiteur et un crosseur et jamais il ne se facherait comme il le fait ou ne serait déçu de la situation. Alors que s’il est sincère, comme je crois que Robichaud veut le présenter, elle fait un mauvais travail de nous expliquer qu’il est réellement en amour avec elle puisque de toute façon ce qui intéresse Robichaud c’est de nous montrer Sarah et Sarah, elle, elle s’en fout, elle préfère la course. Il n’ a pas que du mauvais dans Sarah Préfère la course, la réalisation est soigné et les acteurs jouent bien mais il y a plusieurs éléments parfois inutiles, parfois plus cute que nécéssaire (les biscuits chinois par exemple). Je crois qu’on a fait tout un plat du film puisqu’il avait été présenté à Cannes ce qui a augmenté les attentes envers celui-ci. Pour être franc, je m'attendais à beaucoup, j'ai été déçu.