Monday, October 3, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

I’ll Never Die Alone : J’ai un problème avec des films comme I Spit On Your Grave (surtout son inutile remake) parce que violer c’est mal et je n’ai pas besoin d’un film pour me le dire surtout quand le seul argument du film est « de dénoncer la violence faite envers la femme ». C’est comme faire un film de 2 heures sur quelqu’un qui coupe des légumes parce que « Les légumes c’est bon pour la santé ». C’est faux de croire qu’un film comme le remake de I Spit On Your Grave ou celui de Last house On The Left apporte un quelconque message anti-machisme-machin puisque ces films ont le soucis de rendre le spectateur voyeur d’une scène de viol. Plus on en met, plus le spectateur est supposé croire que tout ça est dégueulasse alors que c’est de la foutaise, on en met le plus possible seulement pour repousser les limites du bon goût parce qu’on peut arriver au même résultat et avoir le même message sans avoir recours à autant de mauvais goût. Irréversible était risible par la prétention de Gaspar Noé et par son message peu subtil (Noé l’écrit en grosses lettres stroboscopiques) mais contrairement à LHOTL ou ISOYG remake ou Chaos par exemple, il a l’avantage d’apporter beaucoup plus et n’a pas la lacheté de se cacher derrière une pseudo morale féministe. Avec I’ll Never Die Alone on se retrouve dans les même lieux communs mais cette fois on est en Argentine. L’Argentine, le pays où les policiers violent des filles en groupes. Le récit est encore plus mince que les films auxquels il fait référence. La grosse différence ici c’est que le film à un côté atsy-fartsy qui devient un épée de Damocles. Le film n’a aucunement le budget de ses ambitions (un budget de 6000$) ce qui fait que le réalisateur n’a pu mettre la main sur un directeur photo de talent ou même une caméra efficace (il a filmé en 29,97 fps et à mis le tout sur une timeline en 24 fps, sans faire les ajustements nécéssaires) alors tout le côté artistique semble plaqué à la limite du ridicule. On voit les énormes efforts du réalisateur mais le côté voyeur-violence-viol-tuerie prend le dessus et ses élans artistiques, peu convaincants par manque de budget, donne au film un côté plus quétaine qu’il ne le souhaite et donne des scènes un peu longues pour rien. On a parfois l’impression de voir des scènes contemplatives féministo-machins parodiques. Le réalisateur n’est certainement pas aidée par des actrices affreusements mauvaises. Au lieu de donner des prestations digne de l’intensité du film, elles se contentent de donner une imitation de prestation d’actrice. Comme si elles essayaient de faire passer des émotions par leur visages effrayés tout en voulant recréer La Passion de Jeanne D’Arc de Dreyer. Pour ce qui est de la scène de viol, elle est beaucoup trop longue et filmé de façon anonyme où l’on cache le visage des fautifs. S’ensuit une vengeance remplie d’invraissanblences et de stupidités difficilements acceptables et de manque d’intensité et de mise en scène peu efficace et de etc…

The Cable Guy : À sa sortie il y a 15 ans (je n’avais pas détesté à l’époque), The Cable Guy avait été un flop et Ben Stiller en était le responsable. Le revoyant aujourd’hui je peux comprendre pourquoi. Mis à part Reality Bites, Stiller à toujours réalisé des comédies TRÈS PEU SUBTILES, Zoolander, Tropic Thunder ou même Heat vision and Jack et les sketches de son Ben Stiller Show, tout est parodique, et caricatural. The Cable Guy demandait un traitement beaucoup plus subtil, son humour noir est un peu maltraité par Stiller qui ne sait trop quoi en faire et donne un côté parfois bédéesque pour absolument rien à son film. DeVito (Danny) est beaucoup plus compétent avec l’humour noir et aurait pu donner un meilleur film s’il avait été derrière la caméra.

The Minus Man : The Minus Man est le seul film du scénariste Hampton Fancher et c’est une peu désolant. On aimerait bien qu’il récidive. N’ayant pas vu le film depuis sa sortie, j’avais apprécié son côté sérieux comparativement à Clay Pigeons sortie environ au même moment(les deux films ont pour vedette féminine Jeanene Garofalo). Il y a quelque chose de paisible dans cette histoire de tueur en série, comme si l’amabilité du tueur (joué par Owen Wilson) le rendait sympathique malgré ses actions( il tue Sheryl Crow, ce qui le rend sympathique à mes yeux). Il y a quelque chose de Steinbeck, Kerouac ou John Ford dans ce film. Dwight Yoakam, Dennys Haybaert, Brian Cox et Mercedes Rhuel complète la distribution.

A Guide To Recognizing Your Saints : La première fois que j’ai vu le film de Dito Montiel, j’ai été touché et j’ai pleuré (presque). J’ai fini par acheter son autobiographie (le film en est l’adaptation) ainsi que son roman suivant. En réécoutant le film 5 ans plus tard, j’avais des appréhensions. Le film de Montiel est selon moi, toujours aussi touchant, ses acteurs n’auront jamais été aussi bon (on parle de Shia Groundbeef et Channing Tatum). On a l’impression d’être dans le New York pauvre du Queens de 1986. Montiel ne prend pas le risque de ridiculiser la mode vestimentaire de l’époque, les vêtements, pour une fois, ancre le film dans son époque. Il peut sembler prétentieux qu’un auteur adapte son autobiographie et la réalise tout en insufflant une presque mise en abime, mais A Guide To Recogninzing Your Saints est tout, sauf prétentieux.

Fight, Zatoichi, Fight : C’est à peu près ce que cri le spectateur tout au long de ce film où Zatoichi se promène avec un poupon dans les mains, en ne se battant jamais.

Adventures of Zatoichi : C’est exactement ça, oui!

Zatoichi’s Revenge : Zatoichi retourne dans son patelin pour apprendre que son maître à été assassiné par une bande de lâches. Zatoichi cherche les coupables en massant des japonais louches. L’affrontement final est visuellement sublime, avec certaines similitudes à la scène du marteau de Old Boy.

Zatoichi’s and the Doomed Man : Ça devient redondant.

Zatoichi & the Chess Expert : J’ai vu ce film sans sous-titre. Je n’ai rien compris et pourtant j’ai vraiment essayé. Je ne saurais dire qui est l’expert du titre tellement tout le monde semblaient posséder une certaine expertise dans une matière quelconque.

Zatoichi’s Vengeance : Après sa revenge le voici qui prend sa vengeance. Un sublime duel au soleil conclut ce 13e film de la série.

American Grindhouse : Documentaire sur le grindhouse américain à partir de ses débuts jusqu’au film de Tarantino/Rodriguez. Ce documentaire nous apprends très très peu sur quoi que ce soit, on a l’impression d’écouter un supplément DVD pour Planet Terror. D’avoir John Landis comme intervenant principal donne une idée du très peu d’information que ce documentaire peu contenir. Je n’ai rien contre Landis, mais quand ton dernier succès cinématographique date de 1988 et qu’il s’agit d’une comédie, je me dit que Roger Corman aurait été plus intéressant (Joe Dante intervient). American Grindhouse est très décevant surtout après This Is Not Hollywood qui a fait grimper les standards en matière de documentaire sur le cinéma de genre.

Lemmy : Lemmy Kilmister est une légende du rock mais n’étant pas un fan de Motorhead j’ai toujours eu l’impression que Lemmy surfait sur la vague de Ace of Spades depuis plus de 30 ans. Je le respecte malgré tout, ce qui me trouble c’est l’angouement qu’on lui porte depuis 30 ans alors que chaque album de Motorhead tombent dans l’oublie et que les gens ne s’intéressent plus aux nouvelles parutions du groupe depuis au moins 27 ans. Lemmy est une légende parce qu’il a cotoyer les Beatles, a été roadie pour Jimi Hendrix, etc… Il a toujours des anecdotes à raconter tel un mononcle. (à moins que de savoir qu’il a déjà échanger de copines avec son fils vous le rend moins redneck). Lemmy est dépeint comme un homme intègre et sympathique mais c’est l’aura de « légende » qu’il traine avec lui qui empêche de le trouver pathétique. Un rockeur de 65 ans habillé en cuir qui collectionne des objets nazi et qui passe son temps dans les vidéos poker est un peu triste. Tout cela fait partie de l’homme, du personnage et c’est correct. C’est quand les intervenants ne cessent de l’acclamer et de l’idolâtrer que tout devient gênant. Qu’Ozzy ou les Damned interviennent, ça va, mais que Dave Grohl se la pète du genre : « Je suis avec Lemmy et je pète de la broue devant mes amis rockeurs de mardes », c’est un peu lourd. Tout sonne faux surtout de voir Billy Bob Thornton échanger avec Lemmy sur des sujets pathétiquements inintéressants. La force de Lemmy est de parler et d’être gentil avec chaque personne qui l’approche mais il semble radoter toujours la même chose, pas parce qu’il souffre de déficience de mémoire mais parce que les gens qui interviennent avec lui, lui demandent toujours les même osties de niaiseries.

Anvil : Anvil est un documentaire un peu difficile à aimer. C’est que les mésaventures que vivent les membres du groupe heavy metal ontarien font rire aux éclats tout en donnant des malaises. On rit aux dépends des gens ce qui est toujours un peu malaisant surtout quand les gens concernés sont sympathiques. On a l’impression de voir un véritable This Is Spinal Tap. Je recommande chaudement le film mais mon seul problème avec Anvil et c’est le problème que j’avais avec NOFX Backstage Passes, c’est qu’après 30 ans de carrière, je trouve un peu difficile à accepter qu’un groupe de musique continuent de faire des erreurs de débutants.

Dunn & Vito’s Rock Tour : On suit Ryan Dunn (pré-accident) et Don Vito pendant une tournée américaine d’un groupe punk-rock bidon dont j’oublie le nom (Paris…quelquechose). Dunn fait le pitre sur scène en première partie du spectacle et Vito se fait sucer les orteils par de jeunes filles en chaleur. C’est un peu l’équivalent de Girls Gone Wild ou d’un Easy Girls From Spring Break. Des filles qui se mettent nues, ou se montrent les seins pour la caméra, et un groupe de punk-rock qui en profite. Le but est évidemment de voir Vito manger et boire dégueulassement et nous faire rire avec son syndrome de Tourette. Dunn & Vito’s Rock Tour est pathétique pour plusieurs raisons, entre autres parce qu’on peut y voir le comportement des jeunes américaines lorsqu’elles sont loin de leurs parents puritains et prudes et aussi parce que Ryan Dunn qui n’a jamais vraiment eu de talent particulier, à terminé sa carrière en se faisant « kicker les gosses » sur scène pour gagner sa vie. Pitoyable.

Believe : Rien à voir avec le spectacle de Criss Angel au Luxor de Las Vegas, Believe est un documentaire sur le retour sur scène de Eddie Izzard. Izzard avait délaissé la scène et sa carrière d’humoriste pour une carrière cinématographique respectable mais ne lui ayant jamais donné de très grand rôle (sauf pour The Riches). Believe accumule les images d’archives de ses débuts sur scène et même bien avant à l’école. Intéressant pour les fans mais Believe n’apporte rien pour les néophytes en ce qui à trait à l’humour du britannique, le documentaire ne nous montre très peu de ce dont il est capable, ce concentrant sur sa famille et sa carrière.

Sunday, September 11, 2011

reflexions sur de la cinématographication

New Tale Of Zatoichi : Le titre ne pourrait pas être plus juste.

Zatoichi the Fugitive : C’est à ce moment qu’on a l’impression que Zatoichi est comme Le Vagabond, il se promène de villages en villages, de films en films pour sauver la veuve et l’orphelin. Quand tout commençait à devenir un peu redondant, voilà que la série est en couleur.

Zatoichi on the Road : Cette fois, les chorégraphies et les mouvements de caméra sont inventifs et garde notre attention. Zatoichi est toujours aussi cool mais comme il est masseur de profession, c’est toujours un peu gênant quand il réussi à charmer un japonais qui lui dévoilera tout plein de secrets en le massant.

Zatoichi & The Chest of Gold : Zatoichi affronte des yakuzas à l’ère des samourais, c’est vous dire que la pègre japonaise existe depuis plusieurs années. D’autant plus que les tattoos, sont d’une précision moderne.

Zatoichi’s Flashing Sword : Le titre est trompeur, c’est symbolique cette histoire d’épée qui illumine. Le mélange d’humour, d’action et de drame de la série atteint son apogée dans ce film. La mise en scène gagne en maturité. Le meilleur de la série jusqu’à maintenant (il m’en reste encore 19 à voir)

The Tripper : Ayant vu le film il y a quelques années, je ne sais pas ce qui ma pris de le réécouter. Peut-être à cause de mon amour non avoué pour David Arquette. Ah non! Je sais! C’est parce que sans m’en rendre compte j’accumule les écoutes de films mettant en vedette Thomas Jane. The Tripper est un slasher avec un sois-disant message politico-machin qui ne va jamais bien plus loin que : Ronald Reagan était un président pas bon ou quelque chose comme ça. Plus près du Hatchet d’Adam Green que de Haute Tension, The Tripper est le genre de film où tout est un peu caricatural pour cacher le manque d’ambition et pour que tout ai l’air d’un « trip entre amis ».

Real Men : Espèce de buddy-movie ridicule qui raconte l’histoire d’un agent de la CIA qui fait équipe avec un vendeur d’assurance pour aller donner des documents secrets à des extra-terrestres. Le film a un rythme rapide, un humour bon enfant et une bonne chimie entre John Ritter et James Belushi mais tout est tellement foireux qu’on n’y croit jamais une seule seconde et c’est ce qui fait le charme de ce film. On finit par trouver cela attachant et sympathique tellement tout va vite et tout est rempli de n’importe quoi.

Unstoppable : Denzel Washington et son amant Tony Scott refont équipe encore une fois pour le plus grand plaisir des gens qui aiment les films pas bons. Ce qui est « unstoppable » dans le film n’est ni l’arrogance de Washington ou le style visuel épilleptique de Scott. Même s’il s’est assagit, côté montage, la caméra de Scott bouge beaucoup, surtout à des moments où elle ne devrait pas. L’utilisation de caméras de télévision qui couvrent le drame aide Scott à mieux focuser sur son récit même si celui-ci est très mince. Washington et Chris Pine jouent les héros de service avec peu de chimie entre eux. On leur invente un peu de drame dans leur vie pour les rendre attachant mais rien qui justifie réellement les raisons pour lesquelles ils décident de se lancer à la poursuite d’un train qui risque de dérailler, entrer en collision avec un train qui arrive en sens inverse rempli d’enfants et exploser puisqu’il est remplie de matière toxique extrêmement flammables et mortelle.

Unknown : Thriller sans queue ni tête où Liam Neeson perd son identité après un accident de voiture. Évidemment il y a un revirement final qui ne tient pas la route. Ce n’est pas tant qu’on le voit venir c’est plutôt tellement tiré par les cheveux que ça ne fonctionne pas puisque la réactions des autres personnages enlèvent tout réalisme à ce revirement. En essayant de berner le spectateur, on l’endort avec des surexplications qui rendent les choses encore plus stupides. Le film a un bon rythme, les acteurs sont inégaux, les poursuites en voitures n’ont aucunes raisons d’exister et la finale est risible.

Paranormal Activity 2 : Pour tout ceux qui admirent d’un amour fou les portes qui ferment toute seule, ce film est pour vous. Il y a beaucoup de portes qui ferment à différentes vitesses dans Paranormal Activity 2. Le titre est trompeur puisqu’il n’y a rien de paranormal qui se produit dans le film et il y a encore moins d’activité. Les amateurs de chiens ne seront pas en reste puisque Paranormal Activity 2 met en scène un beau chien qui aboie souvent. Le montage est tout simplement manipulateur puisqu’à chaque fois qu’on s’en crisse, on peut voir à travers les différentes caméras, tout ce qui se passe(pas) dans la maison, dans chaque pièce, on suit quelqu’un par exemple de la chambre au salon de façon banalement pénible. Alors que lorsqu’on aimerait bien savoir ce qu’il s’y passe, le montage est incohérent du genre, on voit la cuisine puis tout à coup le salon où une femme brise le cou de son mari. D’ailleurs qui fait le montage du film puisqu’il s’agit de caméras de surveillance? Pourquoi ne pas seulement voir la femme qui brise le cou et la femme qui s’envole dans le mur? Paranormal Activity 2 pourrait durée 2 minutes 45 secondes, certes mais à quoi bon voir tout le reste où rien ne se passe? Pour crééer un suspense? Avec quoi? Avec la vie de soi-disant victimes? En quoi des casseroles qui s’entrechoquent créer un crescendo qui culmine sur une femme qui brise un cou?

Give ‘em Hell Malone : Thomas Jane joue Malone, un détective privé dans ce film ultra violent de Russell Mulcahy(Highlander 2). La scène d’ouverture est un carnage. Give ‘em Hell Malone est un pseudo-film noir très bédéesque, les personnages ont l’air tout droit sortie d’une BD à commencer par Pretty Boy qui ressemble au Joker en fait il ressemble plus à Heath Ledger jouant le Joker. Les acteurs sont assez terribles sauf Ving Rhames (il semble se demander ce qu’il fout là), French Stewart a pris de l’âge au point d’être méconnaissable, Leland Orser AKA l’acteur qui surjoue à un petit rôle de même que Gregory Harrison (C’est un film de Mulcahy après tout). Pas sûr que le mélange années 1950 et années 2009 soit très réussit. Pour les fans de Sin City ou Max Payne (le jeu vidéo, pas le film, quoique...)


Your Highness : Les fans de Danny McBride (sa mère, sa tante Evelyn et un ou deux neveux) doivent se taper les cuisses lorsqu’ils écoutent Your Highness puisqu’il n’est pas surprenant que McBride joue dans un film aussi vulgairement mauvais (il en est le scénariste). Mais les fans de David Gordon Green (moi) ne comprennent pas pourquoi il tient absolument à réaliser des comédies stupides (j'ai lu quelqu part qu'il s'attaquait à un remake de Suspiria. Ohh David!!). Il y a des limites à vouloir payer son hypothèque. On dira ce qu’on voudra de Seth Rogen mais au moins il a du talent, McBride ne fait que de la vulgarité cheap, comme si Maxim Martin décidait d’écrire une comédie moyen-âgeuse. Tout les acteurs perdent leur temps dans cette merde cinématographique : Natalie Portman, James Franco, Zooey Deschanel, Damian Lewis, etc… tout le monde sauf McBride.

Take Me Home Tonight : Take Me Home Tonight est un projet produit par Topher Grace pour prouver qu’il est un acteur sérieux et versatile. Il chosit donc ce film se déroulant en 1988 et étant rempli d’anachronismes non voulus. Un genre de simili-pseudo-film-à-la-John-Hughes. C’est sympathique mais tellement prévisible, au point où on ne croit jamais aux tourments des protagonistes. Tout à l’air plaqué là comme si on suivait le guide du parfait film nostalgique 80’s. Le but premier étant bien sûr de se moquer de la mode vestimentaires de l’époque et de remplir le films de références culturelles. Ces références sont pour la plupart anachroniques aux dépends des scénaristes. Il faudra un jour comprendre que la mode vestimentaire d’une autre époque doit servir à ancrer le récit dans la réalité de cette époque et ne peut servir à la porter en dérision de façon condescendo-futuristo-humoristique, Take Me Home Tonight en est une preuve de plus.

Freddy’s Nighmares : Probablement la pire série télé à jamais avoir été produite (je ne les ai pas toutes vu, mais celle-ci est définitivement dans le Top 2), Freddy’s Nightmare est un genre de Tales From The Crypt où Freddy présente chaque épisode, mais n’y participant pas ou une fois sur 5. Les pires acteurs du monde (l’épisode Sister’s keeper donne l’impression que les jumelles de Watatatow sont de grandes comédiennes) déblatèrent des choses devant des décors en cartons et puis… c’est tout, l’épisode se termine. Les épisodes sont divisé en deux de façon incohérente et la finale laisse souvent à désirer. On a l’impression que le budget de chaque épisode est d’environ 350$. En voyant Lori Petty dans le 4e épisode, je me suis dit que ce serait probablement la seule star en début de carrière à avoir participé à cette série, quelle ne fut pas ma surprise de voir Brad Pitt au 14e épisode. La 2e saison est tout aussi mauvaise.

The Roomate : Sorte de pseudo-remake-pour-adolescents de Single White Female, The Roomate met en scène des acteurs beaucoup trop vieux pour jouer des ados (Autumn de (500) Days of Summer et le vampire poche avec des abdos qui meurt dans Twilight). Il n'y a aucun suspense dans le film puisque tout semble être un copier/coller du suspense 101 mais en moins imaginatif. J'imagine qu'avec les centaines de millions d'amoureux du film Swimfan (pseudo-remake-pour-adolescents de Fatal Attraction) les producteurs se sont dit qu'en tournant les coins ronds, en perdant certains personnages en cours de route, en ne dévellopant aucunement la psychologie de la psychopathe (dévellopper la psychologie des personnages, c'est pour les faibles) en utilisant la technologie (cellulaires, réseaux sociaux) de façon paresseuse (on est sur un campus tout de même), en faisant perdre le temps de certains acteurs dans le rôle des parents...etc, les jeunes allaient faire de The Roomate un film culte qui accumulera tout plein de MTV Movie Awards. Au mieux, The Roomate est une perte de temps, au pire il est un voleur de 90 minutes de votre vie.

Penny Dreadful : Dans un élan généreux de ma part, en plus de visionner les 26 films de la série Zatoichi, je visionnerai les films des 5 années du AfterDark Festival, sorte de festival de films d'horreur pseudo-indépendant mais ayant tous un look plus ou moins pareil. Penny Dreadful faisant partie de la première édition du festival en est surement pas sont grand gagnant. Sur 90 minutes, environ 60 de celles-ci se passent dans une voiture en plein milieu d'une forêt où un tueur en série rode dans les parages, car tous le monde sait que le meilleur endroit pour un tueur de tuer c'est exactement là où il n'y a personne. Rachel Miner doit donc utiliser toute l'tendu de son talent pour garder le spectateur en haleine. Elle réussit à moitié, c'est que le film est beaucoup trop long et remplie de "flatulences d'AVID" pour dréer un suspense, ou dans ce cas-ci, "un horreur". Le montage veut tellement être habile et stylé qu'il enlève tout intérêt au film en plus de ne jamais servir le récit. Le film gagne un point en donnant à Michael Berryman (aucun lien de parenté avec Dorothy) un petit rôle.


Dark Ride : Tout le monde se souvient du petit rouquin laid des films The Sandlot et Son-in-Law mais personne ne sait ce qu'il est devenue. Alors voici, il utilise son talent dans Dark Ride, un film d'horreur assez moche et assez gore. L'intro du film est tout simplement mauvaise. Le reste du film aussi d'ailleur, tout est une suite de clichés de films d'horreur des années 1980. Le sang est baucoup trop liquide et trop rouge, les acteurs surjouent et la scène de sexe est VRAIMENT inutile. Le tueur ressemble à celui beaucoup plus réussi de The Hills Run Red et la finale est banale et ronflante. Par contre, le film est remplie d'idées de mise en scène souvent hyper interressantes mais c'est comme s'il y avait un décalage entre l'idée et sa mise en image. On voit l'idée, mais on jubilerait si la mise en scène était mieux soignée ou le budget, plus élevé. Dommage.

Monday, August 15, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

The Resident : The Resident est une excuse pour remettre la compagnie Hammer sur pied après plus de 30 années dans les limbes (Christopher Lee, acteur de la Hammer par excellence y tient un rôle (environ 18 secondes à l’écran)). C’est aussi une excuse pour voir Hilary Swank en petite tenue. Donc deux bonnes raisons. Outre la performance de Swank et du toujours charmant Jeffrey Dean Morgan (le Javier Bardem des pauvres), The Resident n’est qu’une suite de clichés typiques du suspense made in USA. On ne comprend jamais trop les raisons du psychopathe, on doit se contenter du fait qu’il est psychopathe pour expliquer son comportement, ce qui est bien mince.

Surfer, Dude : Ne comprenant jamais vraiment où on veut en venir ou ce qu’on veut dire, ce film de surf n’en est pas un. Rien à voir avec Stacy Peralta ou Point Break. Surfer, Dude est le 1er film où Matthew McCaunaughey est torse nu durant l’entière totalité du film. 100% bedaine. 89 minutes de shirtless fun. Jamais un chandail ou une camisole, ou un schâle ni même une toge ou un pareo . Juste des pectauraux. Même lors d’une scène à l’aéroport McCaunaughey est cadré en plan très rapproché du visage pour ne pas que l’on puisse voir s’il porte un jersey ou un gaminet aux douanes. No way! On garde le mystère. Est-il allergique au polyester? Porte-t-il un chandail invisible? Peu importe! Il y a beaucoup de marijuana dans Surfer, Dude alors pas étonnant que l’on y retrouve de façon presque cliché Willie Nelson, Woody Harrelson et Scott Glen. Surfer, Dude n’est pas un film à la Cheech & Chong, par contre, on a l’impression que tout les personnages masculins sont des imitations de Jeff Spiccoli, ce qui devient vite irritant.

Robowar : Robowar eat aussi connu sous le titre Une imitation minable et raté de Predator. Réalisé par Vincent Dawn aussi connu sous le nom de Bruno Mattei, ce film est une copie pratiquement exacte du classique de McTiernan mais avec un robot qui fait des bruits risiblements drôles (on dirait des bruits de ventre, futuristes ou comme si R2-D2 avait besoin de ritalin) en guise d’extra-terrestre. Les one-liners bidons de Schwarzenegger et Carl Weathers de Predator sont repris, ici, exactement de la même manière mais avec beaucoup moins de convictions par des acteurs de la trempe de Reb Brown ou Romano Puppo (genre de sosie musclé de Gerard Darmon). Un philippin jouant le rôle de Billy va même jusqu’à s’arrêter, sortir un couteau, et se couper le ventre pour attirer le robot/predator/R2-D2. La grosse différence et elle est énorme, c’est qu’au lieu de se diriger vers un hélicoptère, ils se dirigent vers un bateau.

Hall Pass : La bande-annonce du dernier film des frères Farelly laisse présagé un genre de Wedding Crashers sur le crack avec plein de seins dénudés, d’humour gras et d’images de pénis en folies. Des images de pénis il y en a. C’est tout. Avec sa morale prévisible sans être chiante, Hall Pass ressemble à Shallow Hal meets There’s Something About Mary fait pour les 45-53 ans.

Prowl : Dans la lignée de tout les films du AfterDark Festival, Prowl est probablement l’un des moins chiant. La réalisation est compétente comme toujours mais les acteurs choisi pour leur beauté avant tout s’en tirent énormément bien en ne jouant aucunement des personnages d’ados écervelés. Rien de bien original, mais pas une perte de temps non plus.

Tale of Zatoichi Continues : Comme son titre l’indique, ce film raconte la continuité des aventures de Zatoichi.

Revenge of The Boogeyman : Ulli Lommel est un réalisateur détesté depuis encore plus longtemps que Uwe boll. La différence est que Boll à du talent. Lommel se met en scène dans une séquence d’entrevue où l’on peut apercevoir son micro-cravate. Le spectateur se demande tout au long s’il s’agit de paresse du directeur artistique ou si vraiment le but est de voir le mircro-cravate. Peut-être s’agit-il de placement de produit. Revenge of The Boogeyman est bien entendu la suite de Boogeyman, le film gore d’Ulli Lommel et non celui produit par Sam Raimi 25 ans plus tard. Boogeyman 2 est donc 10 minutes d’entrevue avec micro-cravate, 55 minutes de scènes du premier film qui servent de flashback et environ 15 minutes de nouveau matériel. Comment faire de l’argent en recyclant quelque chose qu’on a déjà fait. Lommel est donc avant-gardiste puisqu’il a samplé son propre matériel pour faire un hommage et une suite à son propre matériel. Ironiquement, Revenge of The Boogeyman a été banni à sa sortie à cause de sa violence alors qu’il s’agit en fait de la violence du film Boogeyman, qui lui, n’a pas été banni.

I Miss You Hugs and Kisses : Ne serait-ce que pour voir Donald Pilon jouer un polonais en anglais, ce film canadien est un must. Mais soyez prévenue, I Miss You Hugs and Kisses est une pure marde cinématographique.

We Are The Night : Film allemand avec des femmes-vampires, We Are The Night est un croisement entre Sex In The City et whatever mais avec des vampires féminins super poches. Sorte de pseudo-blockbuster, ce film a donc un look dispendieux et des effets spéciaux efficaces. On dirait un film de Renny Harlin avec des vampires sexy (y-a-t-il des vampires non sexy? Même Nosferatu est hyper-phaliquement beau). Donc, des vampires font les boutiques et soupent dans de grands restaurants et c’est super intéressant! À la toute fin, elles se battent de façon vampiresque et le réalisateur en profite pour multiplier les plans de caméra cools qui donne un look visuel un peu incohérent pour la rétine humaines, on voit où il veut en venir (être cool) mais pas sûr que le rendu soit clair ou aussi impréssionnant qu’il ne l’avait prévu ou promis aux producteurs lors des brainstormings en pré-production. Pour les fans de vampires et autres trucs vampiresques, We Are The Night va vous renverser, vous donner fois en l’humanité et vous donner le goût de lire du Anne Rice dans un parc avec une rodingote de cuirette, pour les autres, disont que c’est meilleur que Les Morsures de l’aube.

H.O.T.S. : Un peu comme une version féminine de Animal House. H.O.T.S. est remplie de poitrines nues, de concours de T-shirt mouillés, de seins, d’hommes un peu stupide qui perdent leurs moyens lorsqu’ils voient des seins, de seins nues, d’humour pas super drôle mais toujours en lien avec de la poitrine féminine, de jolies demoiselles (tous des anciennes playmates), de seins, et SEINtera…difficile de faire un choix entre H.O.T.S. ou Animal House, je dirais que les deux films sont de valeur égale, si vous avez aimé l’un vous aimerez l’autre.

Mega Pirahna : On écoute pas un film comme Mega Pirahna en s’imaginant que ce sera incroyable et que notre vie va changer. Sauf bien sûr si un rien vous émerveille et que vous n’avez pas beaucoup d’ambitions, dans ce cas, Mega Pirahna pourrait vraiment devenir un état d’esprit. The Tao of Mega Pirahna. Avec l’avancement de la technologie, n’importe qui peut faire un film de genre et lui donner un look cool pour des peanuts. La série B et Z ont beaucoup appris des « flatulences d’AVID » de Requiem For A Dream, de la « shaky-cam » de Paul Greengrass et des CGI d’After Effect. Il y a 15 ans un film comme Mega Pirahna aurait, pour le même budget, un look de marde, des effets visuels de cul et une mise en scène scrotomale. Mais voilà, la technologie est ce quelle est, Mega Pirahna à beau être mal écrit, très mal joué, pas super bien mis en scène, il demeure que son look un peu délavé, ses effets spéciaux pas si mal, ses effets visuels acceptables et son montage pseudo-stylé assez mauvais en font un plaisir coupable pas aussi risible qu’il n’y paraît. Merci technologie!

The Burrowers : Western horrifique un peu gore mais bien foutu, ce film de série B à un look respectable, des acteurs solides, de très bons effets spéciaux et une intrigue intéressante. C’est à se demander pourquoi il n’a jamais joué au cinéma, il l’aurait mérité puisqu’il n’y a rien de cheap ou d'embarassant dans The Burrowers.

Fuhrer Ex : La première fois que j’ai lu l’autobiographie de Ingo Hasselbach, j’ai été sidéré de voir que son entrée dans le monde des néo-nazi s’est fait au début des années 1990. J’étais bien naïf de penser que ses « exploits » s’étaient déroulés dans les années 1970, avant ma naissance. J’étais bien naïf de penser que le racisme avait cessé d’exister dans les pays civilisés. J’étais encore plus naïf de croire que de son excellente autobiographie, il en tirerait un grand film. Fuhrer Ex semble vouloir raconté l’entrée d’Hasselbach chez les nazis, il se donne des raisons bidons comme s'il voulait mettre en garde les jeunes d'aujourd'hui face à de tel regroupement tout en n'expliquant jamais ce que ces regroupements font. Comme si la seule mention du mot nazi était sufisante pour faire fuir la jeunesse d'aujourd'hui face au recrutement de cette "secte". Comme si Hasselbach (qui a écrit le film) voulait être le moins précis possible, en ne mouchardant jamais ses anciens collègues, question de plusieurs années de fraternités avec des assassins, pour ne pas mettre sa vie en danger ou je ne sais trop. Ce qui a pour résultat que le film est incroyablement faible au niveau scénaristique. Pourtant la biographie est remplie de passages spectaculairements horribles. L’acteur principal n’a aucun charisme et les raisons de sa désertion du mouvement n’a strictement rien à voir avec la réalité mais avec une réalité cinématographique. Fuhrer Ex ressemble à un mauvais téléfilm prévisible et ne prend jamais aucun risque. À éviter.

Sunday, August 7, 2011

Des films de chez nous!

Starbuck et Le Sens de l’humour sont à l’oposé du spectrum du film commercial québécois. Le Sens de l’humour représente le film d’été de façon paresseuse, un genre de blockbuster québecois avec tout les ingrédients nécéssaires pour en faire un succès public mais sans jamais bien appréter ses ingrédients comme si on se disait que ceux-ci allaient suffire alors pourquoi changer une recette gagnante, tandis que Starbuck se tient du côté du divertissement sympathique rempli de bons sentiments mais jamais suffisant, ne prenant pas son public pour des idiots, un film qui travaille fort une intrigue farfelue pour la rendre crédible tout en apportant un constat sur la famille et les enfants alors que le film de Gaudreault ne nous dit absoluement rien en racontant une intrigue tout aussi fafelue mais dont on se contrecrisse.

La mise en scène de Gaudreault est beaucoup plus solide que ce qu’il nous a offert auparavant. Adieu le côté mauvais théâtre-filmé de Mambo Italiano ou le côté téléfilm de Nuit de noces. Le réalisateur de De Père en flic à pris de l’assurance et c’est tant mieux. Autant au niveau des images avec ses plans aériens qu’au niveau de la direction artistique. Gaudreault donne un côté (un peu) bédéesque à son film ce qui permet de mieux avaler la pillule puisque cette histoire d’un tueur qui kidnappe deux humoristes est invraissamblable.

Évidemment il s’agit d’une comédie, mais on rit rarement dans Le Sens de l’humour. Michel côté à beau avoir kidnappé deux humoristes mais jamais leur blagues ne fait rire en fait, la plupart du temps leur répartie est plutôt embarassante. Même les engueulades entre Benoit Brière et Louis-José Houde tombent à plat. L’humour du film a été écrit de façon paresseuse, comme si on s’était dit qu’avec le casting, les gens allaient rire peu importe. C’est ce qui déçoit dans Le Sens de l’humour, on veut encore une fois plaire au plus grand dénominateur commun alors on ne se force pas beaucoup, sachant d’avance que le pari est réussi.

Le film gagne des points en nous montrant un peu l’envers du décors, soit de voir la vie d’un humoriste en tournée, la mécanique d’un spectacle ou de l’écriture d’un spectacle mais il nous montre également qu’un humoriste hors de sa scène, hors de son élément, est rarement comique.

Ce sont les acteurs qui permettent au film de garder le peu de vraisemblance ou d’intérêt. Michel Côté réussi à rendre crédible et attachant ce tueur soumie par un père presque sadique. Benoit Brière étonne dans son personnage d’humoriste chiant, Houde quant à lui se permet de jouer Houde mais avec des répliques moins drôles qu’à son habitude, c’est ce qu’on appelle jouer un personnage à contre-courant. Sonia Vachon vole la vedette alors qu’Evelyne Gélinas perd son temps en jouant un personnage stéréotypé qui donne droit à des blagues ou des revirements télégraphiés tellement son personnage est mince et redondant.

Pour un film avec un titre aussi évocateur, on aurait aimé qu’il y ait au moins une blague, mais non…

Starbuck, lui, est loin d’être parfait mais prend le temps de développer ses personnages avant de les lancer dans une aventure rocambolesque. L’écriture de Ken Scott aidé de Martin Petit est beaucoup plus fine beaucoup moins porté sur la grosse blague. En fait, les moments les moins réussie de Starbuck sont les moments où le film essaie d’être drôle. Les réparties entre Huard et Bertrand sont ce qui fonctionnent le moins car elles essaient beaucoup trop fort à arracher un sourire et le film n’a pas tant besoin de l’humour pour être aimé. Il réussie très bien sans cette note forcée.

Le film prend son temps mais réussi à venir nous chercher.

Ken Scott à lui aussi pris énormément confiance derrière la caméra et sa mise en scène est solide surtout comparé aux Doigts croches. Son film est touchant et « sweet » un peu comme sa Grande séduction. Scott ne prend pas le spectateur pour aquis et le récompense. Dommage que le film prend une tournure un peu inutile dans son dernier acte, en fait c’est surtout que tout arrive un peu abruptement, sans jamais vraiment être dévelloppé alors on a l’impression que la tournure scénaristique ne sert que de remplissage ou est une façon maladroite pour arriver à une conclusion satisfaisante.

Au delà de cet aspect mal chié du scénario, le film est franc, sympathique, touchant et humain et on ne peut demander mieux, surtout pour un film d’été.

Monday, August 1, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

Two Guys And A Girl And A Pizza Place : La 2e saison de ce sitcom qui nous aura donné Ryan Reynolds, nous donne également Nathan Fillion dans un petit rôle certes, mais un rôle récurent. La seconde saison se concentre un peu plus sur des histoires d’amour où nos 3 protagonistes en voient de toute les couleurs. Toujours aussi drôle, ce sitcom est un bon divertissement. À la 3e saison, Fillion est devenu un personnage pricipal et plus rien ne se passe dans le restaurant de pizza. Ils auraient pu changer le titre pour Three Guys And a Girl and An Appartment.

The Man From Hong Kong : Classique australien, ce film policier à vraiment mal vieilli au point de vue des scènes d’action mais il peut se vanter d’avoir inspiré Die Hard pour la scène où John Maclane se lance en bas du Nakatomi Plaza attaché à un boyau d’incendie. Comme son titre l’indique, ce film traite d’un homme qui vient de Hong Kong, un policier, qui vient enquêter sur un réseau de drogue chinois à Sidney dirigé par un jeune Sammo Hung portant fièrement la coupe de cheveux de René Simard. C’est vous dire si l’impact du jeune Simard à vraiment touché toute la planète. Tout ça ressemble bien sûr à Beverly Hills Cop mais 10 ans plus tôt et beaucoup moins drôle. Un policier hirsute ressemble à Jack Black, Georges Lazenby (James Bond) semble tout doit sortie d’un film porno 70’s avec sa moustache et ses sofas en cuir orange, une poursuite à pied dans les rues de Sidney Point-Break-style, de mauvais explosions, bref, un bon divertissement.

The Giant Claw : The Giant Claw est un film de série-B où un aigle géant mutant s’attaque aux humains. Un peu comme Q – The Winged Serpent mais en beaucoup moins bon. L’aigle mutant géant est en caoutchouc et ses ailes sont attachés à des ficelles mais comme il est géant ce sont de longues et grandes ficelles... je pense.

Megaforce : Hal Needham est une légende à Hollywood en tant que cascadeur. Smokey and The Bandit ou Cannonball Run mettent en scène des poursuites de voitures et des accidents, ce à quoi Needham excellait. Needham, entouré de 4 autres scénaristes à décidé de faire un gros film d’action futuriste dans le désert, sans voiture. Wrong! Un protagoniste sans charisme ressemblant à un membre des Bee Gees, une histoire incompréhensible, une cinématographie déficiente (tout est un peu rouge) des costumes embarrassants, une actrice choisi pour sa beauté et non pour son habileté à parler anglais, etc...

Les Petits mouchoirs : Les Petits mouchoirs c’est 140 minutes d’acteurs français au sommet de leur forme. C’est un plan-séquence d’ouverture pour montrer que Canet est sérieux et c’est une chanson après l’autre du Top 40 pour montrer que Canet est mélomane et ne croit pas en ses acteurs ou son auditoire. Canet se permet donc d’expliquer à l’aide de chansons, comment le spectateur doit se sentir tout en pensant que ses acteurs ne peuvent jouer les émotions qu’il veut démontrer. Les Petits mouchoirs fonctionne grâce aux acteurs qui jouent des personnages vivant et non des stéréotypes. De plus, Canet ne sent pas le besoin de vouloir nous faire la morale ou de faire un film qui décrit « sa génération ». Bien que la plupart des dénouements soit très cinématographiques enlevant un peu le côté réaliste et que la finale semble plaquer là comme si elle venait d’un autre film moins bon, le film se laisse regarder et n’est pas trop chiant

Just Go With It : Bien que le film soit une comédie, il y a quelque chose dans la prémisse qui ne fonctionne absolument pas. Il faut suspendre son incrédulité pour croire qu’Adam Sandler peut coucher avec plein de jolies filles. Même s’il utilise un stratagème pour les amener dans son lit, Sandler n’a tout simplement ni le corps, ni le charme ni le visage de l’emploi. Autrement dit, Sandler est loin d’être un beau gosse, alors de croire qu’il peut se farcir autant de poulettes, puisqu’il choisi toujours de très jolies femmes, est d’un ridiculisme ridicule. De croire que Brooklyn Decker peut tomber en amour avec Sandler en l’espace d’une nuit est aussi très tiré par les cheveux. Il est aussi ridicule de croire que Jennifer Aniston qui est très belle en bikini, soit plus canon que Brooklyn Decker et ce n’est pas une question de craque de seins. Même Nick Swardson n’est pas drôle c’est vous dire à quel point ce film est une perte de temps sauf bien sûr si vous aimez les hanches de Nicole Kidman qu’elle bougent de façon sexy dans une scène de danse soporifique.

Midgets vs Mascots : Oui ce film existe et je l’ai écouté pour vous, question que vous puissiez passer 90 minutes à faire autre chose de plus constructif comme éplucher des patates ou coller des timbres. Faux documentaire, ce qui n’est jamais un problème si on s’appele Christopher Guest et que nos acteurs peuvent jouer, Midgets vs Mascots n’a rien de tout ça. Il s’agit d’un faux documentaire white trash très vulgaire du genre inceste-pipi-caca avec des blagues idiotes ou mal dévelloppés. Les acteurs sont de très bas niveau et avoir Gary Coleman ou Ron Jeremy ou bien même le nain qui ressemble à Peter Dinklage n’est pas un gage de qualité mais plutôt de la paresse humoristique. C’est un peu comme si on avait voulu faire un croisement entre Chris Guest et John Waters avec l’humour « couilles-poilus » de Danny McBride mais en n’ayant ni le talent, ni la vision de comment on fait rire et/ou de comment on fait un film et/ou un docuentaire et/ou un faux-documentaire.

Chained Heat : Film de femmes en prison, Chained Heat est donc remplie de poitrines dénudées, de scènes de sexe et/ou viol et de la violence inutile.

Death Before Dishonnor : Film de guerre très violent à-la-Rambo mais avec des acteurs bidons. Le film ressemble vraiment à quelque chose que Chuck Norris ou Sylvester Stallone auraient refusé. Les producteurs ont décidé d’aller de l’avant en faisant le film quand même soit en se disant que Fred Dwyer deviendrait le prochain Gary Daniels ou le prochain Thomas Ian Griffith ou que le racisme et le patriotisme qui se dégagent du film allait en faire, pour sûr, un succès. C’est un peu comme Commando mais en beaucoup plus sérieux.

Dracula vs Frankenstein : Ils ne se battent pas vraiment ensemble. C’est un peu comme s’ils existaient dans la même réalité mais qu’ils vivaient leurs aventures chacun de leur côté, assez platement d’ailleurs.

Pranks : Film d’horreur à petit budget extrêmement mal filmé et beaucoup trop sombre.Ce qui n’est pas tout à fait un problème mais comme le film est mauvais, on a pas le goût de plisser les yeux pour voir ce qu’il s’y passe. Filmé mollement dans la cave d’une école, ce simili-classique est un pur ennuie pelliculé. La finale est prévisible et mal mise en scène pour être prenante d’autant plus qu’on y voit pas grand chose parce qu’il fait assez noir. Les acteurs sont à la limite du sans talent et les meurtres n’ont aucune éfficacité cinématographique tellement le montage n’est pas au point.

Vampirella : Vampirella est une honte cinématographique. Probablement la pire adaptation d’un comic book (oui, pire que le Captain America d’Albert Pyun ou le Punisher de Mark Goldblatt…ou Jonathan Hensleigh…ou Lexi Alexander ou le Man-thing de Brett Leonard). Le costume de Vampirella est en plastique et est loin d’être sexy. Talissa Soto est terrible dans le rôle titre mais pas autant que Roger « chanteur de The Who » Daltrey dans le rôle du méchant. Les effets spéciaux sont dignes de Martin Gamal et le récit ne va nul part vraiment rapidement. Pour les fans de Twilight seulement, puisqu’ils aiment les merdes vampiriques bidons.

Mordum : Un autre film qui fait partit des August Underground, cette merde cinématographique n’est vraiment pas pour les cœurs sensibles. En fait, ce film n’est pour personne. Je ne veux pas connaître quelqu’un qui apprécie ce genre de films. Je ne veux pas connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un qui apprécie ce genre de films. Tout comme les autres films de la série, le film est un POV tourné en vidéo d’un dude et ses amis qui s’amusent à tuer des gens dans leur sous-sol pour ensuite vomir, uriner ou chier sur les cadavres avant, bien sûr, de les sodomiser. Seins coupés, gorges tranchées, excréments sur les murs et enguelades n’auront jamais été aussi pénible à regarder, sauf bien sûr la scène où un gars sodomise le corps d’un enfant mort depuis plusieurs jours de façon réaliste.

Don’t Go In The House : Film d’horreur assez malaisant qui met en scène un homme troublé qui invite des filles à la maison pour les séquestrer et les passer au lance-flamme. Métaphore sur la vie, ce beau film de… non je blague. C’est un peu comme un remake de Psycho puisque l’homme troublé garde le cadavre de sa maman à la maison et celle-ci lui parle télépathiquement. En fait, il fait de la projection puisque sa mère, jadis, aimait bien lui brûler les bras sur les ronds du poèle. Si Aurore, n’était pas morte au bout de ses blessures, elle aurait probablement tourné comme l’homme troublé de ce film.

Chaos : Chaos est un remake non avoué de The Last House On The Left mais ne le dite jamais au réalisateur de ce film puisqu’il voudra se battre avec vous. C’est dumoins ce qui est arrivé avec Vern et Roger Ebert. Ebert à détesté le film alors David Defalco l’a insulté pour ensuite s’expliquer devant la caméra (un des suppléments du DVD) pour réfuté les commentaires de Ebert. Peine perdu puisque Defalco et son producteur passent pour deux idiots qui n’ont aucun argument solide. Defalco s’en est pris ensuite à Vern en lui demandant de se battre avec lui sur le ring (Defalco est un lutteur lorsqu’il ne tourne pas des films bidons). Devant le refus de Vern et sous sa pluie d’insultes subtiles, Defalco a fini par avouer que Chaos est bel et bien un remake non-avoué du film de Craven… mais en crissement moins bon. Pas que le film de Craven soit un chef-d’œuvre mais il y a une urgence, un message quelque chose de choquant dans sa dégueulasserie alors que Chaos ne veut que choquer sans jamais y parvenir.

Sunday, July 24, 2011

Friends With Benefits


Les 109 minutes que durent Friends With Benefits en paraissent 218. Il donne l’impression que Transformers Dark Of The Moon est un court métrage. Il faut dire qu’une succession ininterrompu de clichés et de chansons n’aide pas sa cause. Il donne plutôt l’envie de se rentrer une fourchette rouillée dans l’iris gauche tout en attendant patiement que l’iris droit s’infecte à distance (scientifiquement parlant, c’est impossible). Il y a plusieurs choses qui ne fonctionnent pas dans Friends With Benefits à commencer par une (fausse)mise en abîme où les tourtereaux (Justin Timberlake (NSYNC) et Milas Kunis (American Psycho 2)) critiquent les comédies romantiques hollywoodiennes alors que tout ce qui leur arrivent est digne d’une rom-com 101. Je n’ai rien contre la prévisibilité d’une comédie-romantique mais il y a des limites à être aussi prévisible. C’est un énorme problème lorsqu’on sait non seulement ce qui va se passer mais en plus, ce qui va être dit. Les chansons dans un film servent à dirent aux spectateurs comment se sentir peut on entendre de la bouche de Timberlake alors qu’une chanson n’attend pas l’autre dans Friends With Benefits. Si on veut se moquer des artifices d’un film hollywoodien, il faut savoir s’y prendre ou ne pas tomber dans son propre panneau. Personne ne pourra me faire croire que ces faux pas sont voulu puisque Will Gluck, le réalisateur, n’a pas l’intélligence de mener cette mise en abîme jusqu’au bout que ce soit de façon ironique ou sérieuse.

La répartie entre Kunis et Timberlake est efficace. Ce qui en fait son meilleur atout tout comme son désavantage. Le ton utilisé est parfait mais on n'y croit jamais vraiment puisque le but premier est de faire rire plutôt que de faire vrai. La mise en scène ainsi que le montage champs/contre-champs sont faible et ne sied absolument pas au film. Comme si le réalisateur essayait de montrer quelque chose mais en filmant autre chose tout en utilisant le montage pour désaccentuer ce qu’il ne veut pas montrer. Il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas. Et puis tout s’étire en longeur. On nous montre des « soi-disant amis » qui pour les besoins d’un scénario stéréotypé, finissent par typiquement s’engueuler pour ensuite partir chacun de leur côté. Ce qu’on nous montre c’est qu’ils ne sont absolument pas capable de communiquer ensemble alors que les 90 premières minutes nous montraient tout le contraire. C’est ce qui arrive quand 4 scénaristes se partagent le même scénario, on ne se relie pas et on finit par être incohérent.

Les acteurs n’ont absolument rien à se reprocher Timberlake est le plus faible du lot mais il est charmant et à une chimie palpable avec Kunis qui joue un fantasme masculin plutôt qu’un vrai personnage (un peu comme Diaz dans There’s something About Mary).Richard Jenkins en fait un peu trop, Jenna Elfman qu’on ne voit plus défend un rôle inutile, Patricia Clarkson et Woody Harrelson donnent vie à des personnages caricaturaux tandis qu’Andy Samberg et Emma Stone font une apparition éclair. Il faudrait expliquer à Hollywood qu’utiliser des athlètes dans des rôles secondaires n’est jamais gagnant puisqu’ils font de terribles acteurs (Shaun White, ici, Cam Neely dans Dumb And Dumber, Mike Modano dans Mighty Ducks, Dan Marino dans Ace Ventura, Brett Favre dans There’s something About Mary, etc…)

Même si la chimie entre Kunis et Timberlake existe, ce qu’on ne peut dire de Portman/Kutcher dans No Strings Attached, je dois admettre que le film de Reitman est meilleur que Friends With Benefits. Ne serait-ce que parce que No Strings Attached n’essaie pas d’être plus que ce qu’il est, n'essaie pas d'être plus intelligent que ce qu'il n'est pas et parce que l’accumulation de clichés ne tombe pas sur les nerfs.

Monday, July 11, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

À bout portant : Ce thriller français est bien filmé, extrêmement bien monté et le rythme est halletant. On voit souvent des films de ce genre mais mal foutu alors que celui-ci est orchestré à un rythme d’enfer. Dommage que l’intrigue soit abracadabrante à la limite du ridicule (une finale dans un poste de police où le protagoniste, un homme recherché, sang au visage, passe inaperçu). Corruption policière évidente( ce qui gâche une partie des surprises), aucun dévellopement des personnages, finale un peu abrupte en plus du traditionnel happy ending, mettent le film au même stade qu’un mauvais Besson. Mais l’énergie de la mise en scène rachète à peu près tout les défauts au point de transformer le film en un « divertissement honnête ». Elena Anaya y tien un petit rôle se qui rend le film encore meilleur.

Meat Grinder : Sorte de pseudo-remake de The Untold Story avec une une femme dans le rôle d’Anthony Wong, ce film brutal et sanglant est recommandé pour les amateurs de gore. La direction photo est superbe et les images sont d’une dégueulasserie palpable. Les scènes de carnages sont horribles mais d’une beauté glauque. Meat Grinder n’a rien d’un grand film mais il raconte une histoire et son récit est préconisé au dépent de son goût pour le sang et les démembrements.

The Burning : N’ayant pas vu le film depuis au moins 15 ans, je me rappellais l’avoir apprécié à l’époque. Surtout connu pour être le premier film produit par Miramax, The Burning est un slasher pas super excitant, pas super bien écrit et sans rythme. Les acteurs se débrouillent bien et le gore est efficace mais la mise en scène manque de mordant. D’autant plus que la révélation finale arrive de nulle part et qu’elle resemble à un anti-climax plutôt qu’à un affrontement final. On a voulu en faire une franchise en imitant Friday The 13th, mais on ne semble pas trop comprendre ce qu’est une franchise.

Savage Streets : Savage Streets est une défaite mise sur pellicule pour voir les seins de Linda Blair autant nus que dans un chandail moulant sans soutien-gorge. Comme son titre l’indique, le film se déroule dans les rues d’une métropole quelconque habitées par des punks, des violeurs post-apocalyptiques (c’est à dire qu’ils portent des redinguotes de cuir) et des pervers armés. Linda qui a vieilli depuis le temps où elle a été possédée, venge la mort de sa sœur en tuant à coup de flèches d’arbalète les responsables. Jake, le chef de la bande de villains, ressemble étrangement à Michael Shannon, ce qui rend le film encore plus délectable puisqu’on passe la moitié de sa durée à plisser des yeux en se disant : »mais j’ai déjà vu ce type quelque part ».

Dragon Ball : Avant que Chow Yun-Fat se ridicule dans une adaptation moderne de la manga, une foule de pseudo-acteurs ont fait pire 20 ans avant lui dans une autre adaptation qui peut se comparer au Transformers de Michel Bay. Dans le sens où le réalisateur n’a aucune idée du matériel d’origine qu’il porte à l’écran et essaye seulement de rendre tout ça crédible et fou. On dirait que le film à été tourné dans les Philippines en 3 jours avec 25 $ de budget et 4 poches de sable (il y a beaucoup d’explosion de sable, allez savoir pourquoi). Les costumes sont en caoutchouc, les armes aussi puisqu’ils plient dans le vent et les effets spéciaux sont dignes de Martin Gamal.

Naked Blood : Naked Blood est un film foutrement mal filmé et mal foutu pour ses 40 premières minutes. Une histoire existe (un garçon invente un serum qui transforme la douleur en plaisir)mais elle est filmé par 38 sortes de caméras et de pellicules et de looks différents alors on n’y comprend rien et on s’en fout. Puis, une femme se coupe le clitoris avec un couteau à beurre et le mange (le clitoris, pas le couteau). Même chose avec son mammelon gauche. Des gorges se font trancher, il y a du sang partout, etc…

Dark Country : Réalisé par Thomas Jane qui s’aime beaucoup alors il s’est en plus donné le rôle pricipal, ce film noir est intéressant pour son atmosphère et son intrigue et ce pour les 10 premières minutes. C’est que, ensuite, le film se passe uniquement à l’intérieur d’une voiture devant un green screen. Je n’ai rien contre les green screen, je ne suis pas raciste, mais si on veut faire Sin City avec le budget d’un épisode des télétubbies, il est évident que le résultat va ressembler à Teletubbies in the Dark Country a Movie Directed by Thomas Jane. Les effets sont ratés (on peut voir un peu de vert dans les cheveux de l’actrice, on voit les contours des acteurs devant les écrans verts, etc…) et on ne peut plus écouter le film sans décrocher. Aussi intiguante que soit la finale (pas tant mais quand même) on ne peut river notre attention ailleurs que sur les écrans verts tout en se demandant sans cesse : « Était-ce RÉÉLEMENT le look qu’il voulait avoir pour son film??? »

Julia’s Eyes : Thriller espagnole présenté par Guillermo Del Toro (le gars qui a réalisé entre autres Hellboy et Mimic). L’ambiance est soignée, le suspense fonctionne, les acteurs sont éfficaces. Qui dire de plus? Ah oui, c’est meilleur que Blink.

Drive Angry : Drive Angry c’est une idée ridicule qui avec Nicolas Cage dans le rôle principal prend tout son sens, comme si on s’était dit : « ridicule + ridicule = crédibilité divertissante ». Si Nicolas Cage lisait un peu plus ses scénarios il se serait aperçut que Drive Angry est la même chose que Ghost Rider mais sans crâne en feu. On remplace Sam Elliot par David Morse, Wes Bentley par le papa de Bella (dans un rôle de villain tout aussi fade que celui de Ghost Rider) et Eva Mendes par Amber Heard. Peut-être que Cage à voulu joué dans un film au côté de Heard, je le comprends, mais je le soupçonne d’avoir voulu se voir la face en 3D.

Due Date : Due Date est un peu comme The Hangover, un film pas super drôle qui force un peu la note en donnant à Zach Galifianakis un autre rôle de tata un peu weird. Tout comme The Hangover, l’idée de départ est bonne mais le film n’est jamais vraiment comique. D’autant plus que Downey Jr. y joue un être antipathique ce qui enlève de la force humoristique au film puisqu’on ne peut jamais vraiment s’identifier à celui-ci pour trouver Galifianakis dérangeant et troublant et etc… La meilleure blague du film est celle où Downey Jr. frappe un enfant en plein ventre. Ce qui vous donne un idée du genre de film ou de mon genre d’humour. Jamie Foxx y fait une apparition pour 1) créer la magie qu’il l’avait uni à Downey Jr. dans The Soloist, 2) pour nous rappeller qu’il a déjà été drôle et 3)pour télégraphier une blague d’hopital innévitable. Juliette Lewis fait aussi une apparition en pothead whitetrash (rôle qu’elle multiplie de film en film au point de se demander si elle joue vraiment un rôle) et Danny McBride cabotine dans une scène un peu trop caricaturale pour être drôle.

Vanishing on 7th Street : Brad Andersson à toujours réussi à travailler avec des budgets minimes pour nous donner des thrillers solidement mis en scène mais pas toujours parfait (The Machinist, Transsiberian, Session 9). Cette fois, il met en scène une histoire toute moche avec des effets spéciaux encore plus moches sans vraiment parvenir à créer quelque chose de respectable. Sa réalisation est supérieur au scénario qu’il adapte. Un autre bémol est l’utilisation de Hayden Christenssen comme personnage principal. Anakin n’a et n’aura jamais du charisme ou du talent pour soutenir un film sur ses petites épaules frêles et ce même s’il utilise la Force.

RED : Adapté d’un comic (c’est dans l’air du temps), cette comédie d’action est divertissante grâce à son bon dosage entre humour pince-sans-rire et son ton bédéesque réussi. Les interprètes s’amusent même si il y a longtemps qu’on a cessé de croire en John Malkovich. Un divertissement sympathique qui n’a pas rencontreé le succès voulu et c’est dommage.

Takers : Film étrange que ce Takers. Pas étrange dans le sens de Lynch-meets-La Belle Captive mais plutôt dans ce qu’il met en scène. Film de vol de banque qui se concentre sur les voleurs tout en essayant de se concentrer également sur les 2 policiers chargés de les arrêter. Le problème c’est qu’il est malaisant pour le spectateur de sympathiser avec des voleurs mais en plus ils ne sont jamais vraiment bien développé, ils ne font qu’exister dans une diégèse X alors qu’on se contrecrisse bien d’eux. D’autant plus que Paul Walker, Chris Brown, T.I. et Hayden Christensen font partie de la liste d’acteurs dont on en a rien à chier. Alors on passe 90 minutes à suivre des hommes dont leur enjeux nous laisse indifférent tout en voyant l’enquête policière qui n’en ai jamais vraiment une puisque Matt Dillon trouve toujours des indices hors champs. Le film est solidement mis en scène mais les 4 scénaristes (les QUATRE scénaristes) ont dû écrire chacun une scènes de leur côté sans jamais vraiment se consulter sur qui est le principal protagoniste. Un gros bravo à celui des quatre qui à écrit la poursuite dans le centre-ville ainsi que la scène du vol de camion.

A Boy and His Dog : Don Johnson est le « boy » du titre de ce film post-apocalypstique. Johnson avait 26 ans lorsqu’il a joué dans le film alors j’ai l’impression qu’on étire un peu la définition du mot « boy ». Ou peut-être que dans le futur les garçons seront les hommes entre 2 et 32 ans. Pas un grand film mais intéressant surtout dans sa 2e partie où Johnson/boy/garçon/adulte/whatever et son chien entre en contact avec une troupe de théâtre un peu weirdo.

Guest House Paradiso : Rik Mayall à gâcher ma jeunesse avec Drop Dead Fred mais ça, c’est une autre histoire… Comédien adulé en Angleterre, je n’ai jamais bien compris pourquoi d’ailleurs, Guest House Paradiso est son ultime chef-d’œuvre. Comédie pas drôle mais complètement déjanté au point où on fini par flanché et trouvé le film comique. On parle ici de slapstick-meets-Bugs-Bunny étiré jusqu’à plus soif. Coups de poing, de poêlon, d’extincteur, au visage, coup de fouchette dans les testicules, crayon dans l’anus toutes les facettes de la comédie physique y passe. L’intrigue est inexistante mais les scènes se suivent à un rythme rapide. Les 15 dernières minutes implique 8 ou 9 personnages qui vomient du vert sans arrêt parce qu’ils ont mangé des poissons radioactifs. Simon Pegg et Vincent Cassel dans des rôle secondaire sont amusant. Comme une version trash d’un film de Stephen Chow.