Sunday, July 5, 2009

Transformers


Michael Bay est la tête de turc des critiques depuis Bad Boys mais encore plus depuis Armageddon et avec raison. Avec le temps on s’aperçoit qu’il est inutile de jeter son fiel sur le réalisateur de Pearl Harbor que ce soit pour ses réalisations testostéronées ou pour ses productions de remakes de classiques de l’horreur puisque ses films remportent un énorme succès internationnal malgré tout.

Rien ne l’arrête, même pas son manque de culture (aucune idée de ce qu’est Transformers mais il le réalise quand même à sa façon) ni même son manque de connaissance historique (Pearl Harbour est remplis d’anachronismes, de révisionismes crétinissants) ni même son manque de connaisance en physique (Armageddon est remplis d’invraissemblance et de bris des lois de la physique). Son but est de faire de gros films où explosions et pétarades prédominent sur le contenue et la vraisemblances du récit, son but est de glorifier ses héros à coup de contre-plongées tournoyantes sous un ciel bleue. Les acteurs sont du bétails et n’apportent rien au film à moins qu’une fois mort, ils peuvent servir de valise à cocaine (Bad Boys 2) ou tout simplement exploser sous une ondes de choc (tous ses films). Donc, Transformers 2 n’existe que pour le simple fait que Bay doit y faire exploser des buildings, des portes-avions, un quartier de Shanghai ou Hong Kong, ce n’est pas super important et une des pyramides d’Égypte.

Bay en profite pour filmer des couchers de soleil, des filles aux dimensions plus que parfaites et des chiens qui zignent. Les acteurs sont sous-utilisé et c’est tant mieux car Ramon Rodriguez tombe sur les nerfs en paranoiaque de service, Megan Fox sert de eyes candy et au lieu de kicker des culs comme dans le premier film, est reléguée au rôle de nunuche sexy, seul John Turturro semble s’amuser.

Bay, qui n’a pas lu le scénario de 4 pages filme avec énergie un film qui n’en demandait pas autant et où toute logique prend le bord pour une suite de scènes sentimentales, sirupeuses et dégoulinantes d’incohérences pour un plaisir famillial des plus nièvre.

On étire tout inutilement sur 147 minutes où Optimus Prime meurt deux fois plutôt qu’une. Le suspense est inexistant, l’humour aussi. Certaines scènes n’ont aucune logiques, comme le fait que les Decepticons sont sur la terre depuis 17000 années (en quoi se transformaient-ils? En arbres? En charrues?) ou bien la scènes de la jeune fille sexy qui est en réalité un robot (sans commentaire) ou encore cette scènes qui sert a expliquer d’où vient les robots (un mélange de The Matrix et de la reine dans Aliens pour un résultat dès plus navrant et stupide).

On assiste donc à un désastre bien filmé, avec de bons effets visuels mais aucunement divertissant, amusant ou logique. Après tout à quoi servirait-il de critiquer un film de Michael Bay.

The Hangover est la comédie surprise de l’année, tout comme l’avait été, 40-Year-Old Virgin, Knocked Up et Wedding Crashers dans les années passées. The Hangover est une version »intélligente » de Dude, Where’s My Car?, « intélligente » dans le sens de réaliste et non-stupide dans les limites du possible. C’est ce qui en fait sa plus grande qualité et son plus grand défaut.

Le film de Todd Phillips reste du début à la fin ancré dans la réalité, bien sûr que tout ce qui arrivent à nos sympathiques personnages est loin de paraître vraissemblable mais jamais les personnages ou les situations ne dépassent les limites du plausible. Ce qui fait qu’après la mise en situation du film, tout ce qui leur arrivent de péripéties ne peut être vraiment drôle puisqu’on y pousse jamais les limites du possible et du vraisemblables. Mis à part cette histoire de mafieux asiatique moins drôle et plus prévisible que prévue rien dans le film ne dépasse la stupidité que l’on pouvait s’attendre à voir. L’avantage c’est que les personnages deviennent de plus en plus attachant dans leur recherche de l’ami qu’ils ont perdu un soir de beuverie. Le désavantage c’est que rien n’est particulièrement très drôle. On applaudit le choix d’avoir ancré toute cette histoire dans un réalisme, choix surprenant pour une comédie américaine mais on aurait voulu que tout ça soit un peu plus vulgaire ou chaotique tellement tout est gentil. De plus, la conclusion est tellement abrupte que le film y perd son rythme en fin de parcours et on ne peut qu’être décue devant une finale si faible. Que dire de ce chanteur vulgaire dans la scène finale qui bien que drôle, demeure hors contexte du reste du film. En guise de générique, on nous laisse avec un album photos de la nuit mémorable qu’ils ont passés mais oubliés et encore là, rien n’est vraiment aussi drôle qu’on ne l’aurait cru ou voulu.

Alors voilà, on félicite le réalisateur d’avoir donné au film un ton qui détonne de la comédie américaine scatophile des 10 dernières années, on félicite également le trio d’acteurs qui jouent à merveilles et qui ont une véritable chimie quoique Zach Galifianakis, qui n'a jamais été drôle jadis, reste l'élément faible du trio. On aurait voulu le film plus hilarant, plus cocasse, plus mémorable alors qu’après la mise en situation qui est excellente pour un film du genre, tout devient assez prévisible et pas assez rigolo. Les idées sont excellentes mais les scénaristes n’ont pas assez joué avec pour les rendre encore plus exagérés, caricaturales ou drôlatiques.

Tuesday, June 9, 2009

Termonator : Salvation


Terminator : Salvation est, à ce qu’il paraît, le premier film d’une nouvelle trilogie. Comme si les trois films précédents faisaient partie d’une autre trilogie, d’une histoire à part entière alors que la série c’est terminée avec Terminator 2 : Judgement Day où, le puissant T-800 joué par Schwarzenegger, tuait le T-1000 et du même coup, faisait disparaître toute pièce à conviction pouvant mener Skynet vers la mutinerie cybernétique. Terminator 3, bien que mis en scène de façon compétente mais écrit comme une mauvaise série B est non seulement inutile mais une pale imitation des 2 permiers films, donc un film répétitif qui n’apporte rien et qui se contente de recycler la même histoire de façon moins intéréssante. De plus, James Cameron, un réalisateur qui a toujours su se débrouiller avec des films au budget collossaux, a créer le monde de Terminator et c’est ce qui fait de ces deux films des œuvres plus que majeur dans le  genre de la science-fiction, car Cameron sait créer un univers, un style, un ton. Presque toujours scénariste sur ses films, Cameron, sait développer des personnages et utilise assez rarement les clichés du genre.

           Terminator : Salvation, réalisé avec testosterone par McG, le clippeur de Sugar Ray et The Offsprings, rien de moins, est un film qui est tout le contraire de ce que James Cameron avait créé et que Jonathan Mostow avait tenté de poursuivre sur Terminator 3, un film au scénario stupide mais sans être insultant, des personnages sans développement pour qui on se fout éperdument, une histoire abracadabrante, incohérente et sans queue ni tête, une intrigue qui se résume en 10 minutes mais dont on étire inutilement, si on en croit les producteurs, sur 2 autres films, des acteurs aucunement convaicants ou convaincus.

Terminator : Salvation est une mauvaise suite, un mauvais film, un film inutile mais tout de même supérieur à Wolverine au département du divertissement. Ce qui faisait la force des premiers films était la présence de Schwarzenegger, un mauvais acteur qui y a trouvé son meilleur rôle avec ces films puisqu’il y jouait un robot sans émotion. La carrure et la présence Hulkienne de l’ancien Mr. Univers, jusqu’alors assez inconnu du public aura été un énorme coup de marketing pour vendre Terminator et sa machine à tuer venu du futur. Le reste de la distribution des films de Cameron jouait avec conviction et sérieux. McG, lui, rempli son film d’acteurs qui ne semble pas tous jouer dans le même film ou qui semble avoir été dirigé de façon différente créant un écart énorme entre ce qu’ils jouent et ce qu’ils pensent jouer, de toute façon McG ne s’intéresse pas à eux et le spectateur encore moins. C’est que les personnages n’ont aucun développement parce que le réalisateur semble dire que de toute façon, le spectateur apprendra à les connaître au cours des autres films de la trilogie. Le problème c’est que si on se fout du personnage et qu’on y comprend pas sa fonction, sa symbolique, son association, sa valeur, son rôle, la première ou la deuxième fois qu’on le voit, il est bien évident que notre curiosité prend le bord et que lorsqu’on comprendra dans Terminator 7 ce que Bryce Dallas Howard et Common viennent faire dans ce film on ne pourra que dire : C’est tout! Christian Bale se promène dans ce film tel un zombie et McG préfère se concentrer sur un personnage secondaire joué par Sam Worthington pour ensuite le laissé mourir de façon bidon. On essaie de créer de l’empathie pour ce personnage pour ensuite le laisser à lui-même une fois que l’on a expliquer de façon soporiphique son rôle dans tout ce merdier. Seul Anton Yelchin tire son épingle du jeu en y jouant Kyle Reese, le père de John Connor, déjà vu sous les traits de Michael Biehn dans les films de Cameron. Michael Ironside vient donc se perdre dans ce film en y donnant une prestation risible d’un commandant quelconque qui de toute façon finit par mourir de façon hyper télégraphié par un scénario qui oublie un bon nombre de détails pour se concentrer sur des clins d’œil aux premiers films de la série.

Il est tendance à Hollywood d’utiliser en guise de scénariste des geeks ou fanboys pour parsemé le film d’analogies et de clins d’œil. Hollywood se dit qu’ils doivent savoir se qu’ils écrivent puisqu’ils sont des fans. Il y a de grosses différences entre un scénariste et un fan, 1)le scénariste sait écrire, 2)si le scénariste croit bon d’utiliser certains clins d’œil, il le fait de façon à faire avancer son récit, avancer l’intrigue et non pour faire rire les spectateurs qui pourront, une fois avoir compris ledit clin d’œil, sourire en se sentant un brin intélligent 3)un scénariste créer un intrigue efficace avec des dialogues solides.

Oui, on y voit Arnold, mais pourquoi? On y fait jouer « You Could Be Mine » de Guns N’ Roses, mais pourquoi? Pourquoi John Connor mettrait-il cette chanson dans son radio? Dans son radio cassette, en plus, comme si l’apocalypse dans le film avait eu lieu en 1984 alors qu’elle a lieu en 2007 ou je ne sait trop, une année ou la cassette avaient été remplacé par le CD depuis fort longtemps.

Le plus gros problème est l’histoire, une intrigue bien mince mais complètement incohérente. John Connor (Christian Bale) tente de sauver son futur père avant que les machines ne lui fasse….on ne sait trop quoi mais il est prisonnier en tout cas. Premièrement, si la guerre à été éviter à la fin de Terminator 2, pourquoi, diantre, avons-nous droit à ce film? Deuxièment, il y a quelque chose d’assez incompréhensible dans le fait que John Connor, tout au long du film, se réfère à lui-même en parlant de « sauveur » comme si Jésus s’était auto-proclamé « Le sauveur de l’humanité » chaque fois qu’il parlait de lui devant les gens, ses apôtres ou des mendiants. John Connor explique donc qu’il faut sauver son futur père (encore adolescent) qu’il n’a jamais rencontrer car le futur de l’humanité en dépend. Pourquoi John Connor n’a jamais cherché à trouver son père avant? Dès sa naissance par exemple. Pourquoi, tout à coup, il entend à travers les branches que son futur père à été emprisonné? Si ce personnage est important pour sa naissance et pour le futur de l’humanité, et le sachant, pourquoi John Connor n’a jamais voulu le protéger avant? De toute façon, même si Kyle Reese meurt, John Connor ne peut-il pas envoyer un autre soldat dans le passé pour enfanter sa mère puisque de toute évidence Kyle Reese n’est  pas le père orginal de Connor? Ou peu-être l’est-il ce qui rendrait ce film encore plus inutile puisque le sort de l’humanité aurait été joué d’avance. Mais à quoi bon essayer de comprendre, puisque le film est rempli de question du genre.

           Tout dans le film est un prétexte pour une ultime conclusion à la fin de cette soi-disant nouvelle trilogie. Tous, donc, n’est que crescendo pour nous amener au point final où John Connor sera, peut-être un sauveur. Mais tout est malhonnete dans ce procédé. On doit croire dès le début que John Connor est important, pourquoi? S’ils ont réussi à changer le passé peut-être que le futur n’est plus le même, peut-être que John Connor est devenu inutile au futur de l’humanité. Pourquoi de si simple question, ce qui faisait de Termiantor et Terminator 2 son sujet, sont elle relégué aux oubliette aux dépends d’une intrigue poisseuse, une construction chaotique, stupide (John Connor qui part, seul chez Skynet en se cachant derrière un poteau pour ne pas être vu) et des dialogues creux, surexplicatifs et inintéréssants.

McG, réalise tout ça de façon chaotique, créant des scènes d’actions explosives mais incohérentes(la scène de l'hélicoptère pseudo-cool en plan séquence) ou des scènes dignent d’une série B mais le rythme en moins (la trop longue finale dans Skynet). Le genre de film où les robots tirent 400 cartouches de mitraillettes pour ne jamais atteindre un seul humains alors qu’eux visent en plein dans le mille sauf bien sur au moment où ça compte. 

Saturday, May 16, 2009

Wolverine


Les producteurs de ce Wolverine, (Ralph Winter et Lauren Shuler Donner, la femme de l'autre)les même qui ont produit la trilogie X-Men, n’en sont pas à leut premières erreurs. Avoir remplacé Bryan Singer par nul autre que l’infâme Brett Ratner n’était pas assez, ils ont également changé le scénario que Singer devait à la base réaliser pour le convenir au besoin de Ratner, un opportuniste et un tâcheron ayant la grosse tête et n’ayant aucune connaissance de l’univers Marvel. « C’est un excellent film » déclarent-ils sur les suppléments du DVD de X-Men : The Last Stand. À croire qu’ils n’ont toujours pas compris ce qui faisait la réussite d’un film du point de vue artistique ou même d'un divertissement réussi.

Alors avec leur sens aigus de la réussite monétaire, ils décident de produire un spin off de X-Men en ce basant sur les origines du personnages de Wolverine (le film sur Magneto suivra). Évidemment pourquoi tuer une franchise qui les ont rendu si riche. Faisons donc un film sur les origines de notre carcajou poilu préféré puisque les aventures du groupe, X-Men, s’est bel et bien terminé avec la chiasse que Ratner nous a pondu. Toujours avec leur flair inimitable pour dénicher un réalisateur talentueux ainsi que leur yeux de lynx pour approuver la version finale d’un scénario nos deux producteurs préférés nous ont donné un des pires navet sortie des studios de la 20th Century Fox. Difficile à croire qu’ils ont vu dans ce film quelque chose qui ressemble aux films de Singer ou même à celui de Ratner.
Le film ressemble étrangement à une série B comme il s’en faisait tant dans les années 1990 avec Eric Roberts ou autre Lorenzo Lamas mais avec un budget de 150 millions de $$. Mis à part quelques effet spéciaux pas vraiment spectaculaires mais dispendieux rien ne diférencie ce Wolverine d’un film comme Best of The Best 2 ou The Perfect Weapon ou autre films d’arts martiaux avec comme toile de fond une vengeance quelconque.

Réalisé par Gavin Hood, réalisateur africain dont le film Tsotis avait été nominé aux Oscars, Wolverine est une trop grande production pour lui. Tout est tellement énorme qu’il ne sait pas comment si prendre pour mettre en image cette histoire au scénario ne dépassant pas les 8 pages, dialogues inclus. Jamais un film d’une telle envergure n’aura semblé si fade, si mal écrit et si mal mis en scène. Hood réalise le film comme s’il s’agissait d’une parodie, télégraphiant non seulement tous les soi-disant pivots scénaristiques mais en les mettant en scène comme s’il s’en moquait rendant le tout non seulement d’un crétinisme insultant mais en donnant l’aspect que le film est une sous-merde ou pire encore démontrant que Hood est un réalisateur qui n’a aucun talent. Le moins talentueux à avoir réalisé un blockbuster depuis Roger Christian avec son Battlefield Earth. Que le film accumule les clichés, on peut y survivre mais qu’ils soient mis en scène de façon encore plus cliché que le cliché lui-même (il faut voir Hugh Jackman crié au ciel toute sa rage après le meurtre de sa femme, la caméra le filmant de haut) on doit se demander si Gavin hood sait ce qu’il fait ou même s’il a déjà vu certains films américains ou si tout est nouveau pour lui.

Jamais des dialogues n’auront paru aussi stupide et vide, c’est a s’en rentrer une fourchette dans l’occiput tellement c’est insultant et joué de façon tout aussi insultante par une panoplie d’acteur laissé à eux-mêmes et n’ayant pour la plupart aucun charisme. Jackman, Liev Schreiber, Danny Huston s’en sortent bien, Ryan Reynolds nous rejoue du Ryan Reynolds, Kevin Durand reste encore le Vin Diesel des pauvres et le reste de la distribution est triste à voir surtout Daniel Henney dans le rôle d’un agent, Agent Zero, ayant le charisme d’une boite de biscuit Ritz, débitant des dialogues non convaincants ou simplement stupides et jouant comme s’il était une version asiatique de James Bond ou un Chow Yun-Fat période John Woo sous speed. Pourquoi encore faut-il aller chercher une star du hip hop pour jouer de façon non convaincante le rôle de l’ami du héro? Et on ne parle pas d’une brute épaisse comme Ice Cube ou d’un gentleman comme Common on parle d’un moins que rien (Will.I.Am, du groupe pseudo-pop-R&B-rap, Black Eyed Peas) qui n’a que l’avantage d’avoir une belle chemise.

On y introduit plein de nouveaux personnages pour les faire mourir 18 secondes plus tard, on introduit Gambit pour le plaisir des fans pour ne lui donner qu’un rôle de faire valoir, de tâcheron mal joué par un simili-acteur de la trempe d’un Barry Watson ou autre supposé-beau-mec sans talent.

Les effets spéciaux sont pour la plupart nul, avec 150 millions de dollars de budget il semblerait qu’il soit impossible de filmer un avion, qu’il faut le faire en CGI. Une bataille soit disant spectaculaire sur une tour donne l’impression de regarder quelqu’un jouer à Mortal Kombat 3, cette même scène se terminant de façon incohérente veut jouer la carte du spectaculaire alors qu’elle est risible. Que dire de cette poursuite en Jeep qui se termine avec l’explosion d’un hélicoptère, mis en scène de façon tellement chaotique que le tout est imcompréhensible tout en ayant un aura de n’importe quoi filmé de n’importe quel façon. De plus le suspense est quasi inexistant puisqu’on connaît la suite des choses pour Wolverine, vu dans les films de la série X-Men. Alors du coup l’intérêt du film prend le bord et Gavin en profite pour essayer de boucler son film avec le plus d’analogies possibles à la trilogie X-Men multipliant les clins d’œil de façon maladroite ou quelconque à la manière d’un Georges Lucas faisant fi de la probabilité ou en y faisant du révisionnisme de bas étage.
Les mots me manquent pour dire à quel point ce film est l’un des pire à avoir vu le jour depuis fort longtemps.

Tuesday, April 14, 2009

Fast & Furious


Paul Walker et Vin Diesel dans le même film. Il aura fallu attendre 8 ans pour revoir le duo d'acteurs le plus talentueux de leur génération réunie pour une autre suite de la fameuse série de films où les voitures remplacent le QI de ses protagonistes et où la testostérone et la virilité phallique passe par le moteur de grosse voitures qui font vroum, vroum.
Après un désastreux 2e épisode réalisé par John "J'avais un avenir" Singleton sur le pilote automatique et scénarisé par trois gars qui n'avaient visiblement pas vu The Fast and the Furious, un Rob Cohen grand cru assez décevant si ce n'est de la présence charismatique du monolithique Diesel, Justin Lin revient derrière la caméra. Il nous avait offert un Tokyo Drift, sympathique, cliché, ridicule mais divertissant. Comme l'épisode 3 de la fameuse série s'était fait sans la présence de nos deux grands troubadours, Walker et Diesel, Justin Lin, a donc dû les diriger comme s'ils incarnaient de nouveaux personnages, à moins que lui aussi ainsi que son scénariste n'aient jamais mis les yeux sur le premier film tellement on ne reconnais plus les protagonistes. 
Mis à part Diesel qui joue son personnage avec autant de doigté et de subtilité qu'un cadre de porte en bois de chêne, Walker se la joue Ryan Philippe sur le chômage. Non seulement son personnage avait été complètement massacré dans le film de Singleton, il est ici, méconnaisable. Que dire de Jordana Brewster qui bien que correcte dans le film de Cohen où elle ne faisait pas trop nunuche de service, est tout à fait sous-utilisé en plus de débiter les pires dialogues depuis Annapolis. Il faut dire que le film est d'un sérieux mal-a-laisant, Justin Lin à fait de Fast & Furious, un film dramatique lourd où les revirements de situation évidents sont joué et mis en scène comme s'il tournait une suite à The Deer Hunter, alors qu'on a plutôt l'impression de voir Annapolis 2
Des poursuites en voitures, des explosions, des cascades assez spectaculaires, des méchants vraiment méchants avec plein de mauvaises intentions et un paquet de débilités ahurissantes ainsi que des dialogues abrutissants, sans oublié les voitures en CGI d'un ridicule tonitruant font de ce film un parfait exemple de "comment faire tout croche une suite à quelque chose qui à la base était n'importe quoi".  

Sunday, February 22, 2009

Cadavres


           Chaque nouveau film d’Erik Canuel (avec un K, ça fait Amarikain), nous rappelle à quel point on s’ennuit d’Yves Simoneau. Car malgré la prétention excusable que pouvait avoir Les Yeux rouges ou Pouvoir intime, ils étaient et sont toujours le meilleur exemple de films québécois à l’américaine. Des films solides au suspense habile et joué par des acteurs bien dirigés et ce même si les personnages étaient plus souvent qu’autrement, stéréotypés.
Simoneau avait le talent, dumoins dans ses films québécois et j’inclus Les Fous de bassan, de créer une ambiance ou un ton qu’il savait garder du début à la fin de son film et il savait le faire sans artifice ou utilisation tape-à-l’œil de sa direction photo. On ne peut en dire autant de Canuel.
        Canuel a les mêmes ambitions qu’avait Simoneau dans les années 1980 soit créer un cinéma populaire et je n’ai rien contre, le problème et il est énorme c’est qu’il n’a aucune connaissance du langage cinématographique ou bien même d’un genre cinématographique quel qu’il soit (Nez rouge, comédie romantique ou romance comédique comme le disait Huard à la sortie du film, n’est ni comique ni romantique, pourtant il utilise tous les clichés du genre et Canuel n’a aucune idée de comment les amalgamer)
          Cadavres, sa nouvelle « marde », terme péjoratif pour décrire le film mais qui, ici, est juste vu le contexte du film, est un film(j’utilise le mot « film » à répétition car je ne peux utiliser « œuvre ») qui se rapproche de La Loi du cochon, son premier film, du sous-simili Fargo, du pseudo-plagie-Coen-cinéma. C’est une chose d’aimer les films des frères Coen mais c’en est une autre de penser qu’on leur arrive à la cheville.
         C’est également ce qui est agaçant avec La Loi du cochon et Cadavres, le fait que Canuel s’est clairement inspiré d’un cinéma qu’il adore mais dont il ignore totalement son langage, ses conventions, ses règles. Ce que Canuel perçoit comme bédéesque n’est en réalité que de la caricature. Que ce soit sa direction d’acteur, où il les laisse à eux mêmes, jouant pour certains et cabotinant pour d’autres, des personnages « tellement-weird-que-c’est-cool » (Robitaille, Bégin, Brassard dans Cadavres, Bégin, Marcel, Verreault dans La Loi du cochon, Canuel dans Le Dernier tunnel). Ou bien sa direction photo tape-à-l’œil recherchée mais complètement hors contexte. Car c’est une chose de filmer en plagiant les dernières tendances cinématographique mais il faut que ça ait du sens et du sens, il y en a très peu dans Cadavres. Que ce soit sa scène d’ouverture où l’utilisation du zoom ne sert absolument à rien mais en plus ne reviendra pas dans le reste du film, où bien certains cadrages aux angles biscornus qui encore une fois, ne servent aucunement le propos.
          Il n’y aucune constance dans sa recherche photographique, alors son film part dans tout les sens et Canuel n’a aucune idée comment contrôler son foutoir, n’a aucune idée comment créer un suspense, de l’humour, du drame aussi « trash » soit le sujet. Il oublie des personnages qu’on se contrecrisse et amène maladroitement des sous-intrigues qu’il conclue de façon tout aussi maladroite laissant le spectateur béat devant tant d’inepsies mal contrôlé. Le style passe avant la substance mais encore faudrait qu’il la comprenne cette substance ou au pire qu’il l’enterre tel un sous-Tony Scott en utilisant une suranbondance constante de style autant dans sa photo que dans son montage pour que le spectateur ne se rende pas compte des failles du film.
        Mais Canuel n’en a que faire des failles de son film puisqu’il ne comprend rien au cinéma. Il se contente de filmer tout croche des acteurs qu’il ne dirige pas pour ensuite monter son film sans aucun rythme. Ça donne le temps au spectateur dans les scènes plus longues ou disont moins-rythmées de s’apercevoir que son humour noir est complètement inéficace, que ses dialogues ratent la cible en plus d’être monotones et que toutes les subtilités du scénario sont amenées de façons tellement quelconques qu’on croirait que Canuel est gêné juste au cas où il ne les comprendrait pas lui-même.
         La conclusion inévitable du film est une conséquence de son manque de jugement et de compréhension cinématographique, scénaristique et artistique. On ne peut pas faire n’importe quoi sous prétexte que c’est « fucké ». J’ai foie en l’humanité et je crois que les spectateurs ne sont pas aussi cons.
         Si Canuel me lisait, il dirait probablement que je suis jaloux. Ce n’est pas le cas, qu’il fasse des films de genre à l’américaine, je m’en fous, le problème c’est qu’il ne s’est pas comment si prendre et il accouche de films qui ont toujours tous les défauts des mauvais films tout en ayant aucune valeur cinématographique d’un point de vue autant artistique que du point de vue du divertissement.
       On m’avait dit que Cadavres n’était pas pour tout les goûts, ce qu’on a voulu dire c’est qu’il n’est pas pour les gens qui ont du goût.

Friday, February 13, 2009

            Cupidon arrive ce samedi et fera des heureux, j’en suis sûr. Sorties au restaurant, au cinéma, au musée. Promenade romantique sur le Mont-Royal, patinage au parc Lafontaine ou discutions autour d’un verre. Tout est prétexte à la séduction et la romance, aux rencontres.
Il y a aussi les gens qui restent seuls à la maison, jugeant que l’amour, c’est pour les autres. Je resterai donc à la maison cette année lorsque Cupidon lancera ses flèches empoisonnées. Je serai à la maison et écouterai mes 5 films d’amour préférés qui sont les suivant en version française, bien sûr :
-Mon fantôme d’amour
-Croccodile Dundee 2
-Cœur circuit 2
-Il ne faut pas dire à maman que la gardienne mange des pissenlits par la racine
-La mandoline du Capitaine Corelli

De purs chef-d’œuvres qui me font oublier ma triste réalité d’homme immature et barbu.