Wednesday, October 19, 2016

Réflexions sur de la cinématographication


Feuilles mortes : Feuilles mortes peut selon moi être considéré comme un tour de force. Avec un budget de 250 000 patates, les 3 réalisateurs ont réussie à rendre chacun de leur segment complémentaire pour en faire un tout unique, concret, excitant, stimulant. Western post-apocalyptique québecois avec tout ce que ça implique comme règles et codes, le film ne peut donc éviter les lieux communs qui s'y rattachent mais l'amour du genre de nos 3 réalisateurs se fait sentir au point où on n'a pas l'impression qu'ils s'agit de clichés (le sexe comme monnaie d'échange par exemple, ou la recherche d'un eldorado chères aux film du genre)mais plutôt d'éléments intrinsèques à l'univers dépeint. Proche du The Road de McCarthy mais en plus optimiste, Feuilles Mortes nous garde en haleine jusqu'à son dénouement.  Les acteurs sont tous excellents (sauf Audrey Rancourt-Lessard qui malheureusement dans un rôle important est assez navrante et fait grincer des dents)et c'est à se demander où sont-ils aller chercher tout ses gens talentueux que l'on voit trop peu au petit comme au grand écran. Malgré un récit et une trame sonore minimaliste, Feuilles mortes n'a rien de minime au contraire, il n'est pas loin d'être un grand film.

Hell or High Water :  Le scénario de Taylor Sheridan pour Sicario était très convenu et sans surprise, sa réalisation par Denis Villeneuve est sublime et c'est un peu ce qui se passe avec Hell or High Water. Le scénario de Sheridan est beaucoup plus étoffé et complexe mais je ne peux m'empêcher de croire que sa réalisation (avec tout ce que ça implique : acteurs, direction photo, montage, musique etc...) est meilleure que son récit. Comme si Villeneuve et MacKenzie avait vu quelque chose de mieux que de la série B dans les scénarios de Sheridan.  L'adaptation que fait MacKenzie nous fait pratiquement oublier les clichés et le racisme du scénario. Les acteurs sont tous magistraux dans ce western moderne  où les voitures remplacent les chevaux et où les banques sont les ennemis. Le duel Chris Pines-Jeff Bridges est d'une intensité palpable. À voir.


One From The Heart :  One From The Heart est le genre de film avec la réputation d'être non seulement une merde mais en plus un énorme bide financier.  Avec 35 années de recul, un peu comme avec Heaven's Gate (un autre grand flop), force est d'admettre que les critiques et tout les gens qui ont chié sur ce film à sa sortie sont tous dans le champs.  One From The Heart n'est pas un ultime chef d'oeuvre ni même le plus grand film de Coppola (il en a quelques uns à son actif)ni même aussi excellent qu'Heaven's Gate mais il est évident dès la première minute du film que l'on a affaire à quelque chose d'assez unique, un film très personnel pour son auteur tout en étant expérimental d'un point de vu technique au point où Lars Von Tier va s'en inspirer pour son Dogville. Coppola a décidé de tourner un genre de Las Vegas entièrement en studio en ne cachant aucunement le fait qu'il s'agi d'un studio ou d'une pièce de théâtre ce qui a pour effet de créer un univers entier de lumières, de néon, de faux déserts et de motels aux affiches surdimensionnées. La création en studio de cet univers permet à Coppola de tester toutes sortes de caméras et de projections. One From The Heart est un film avant-gardiste dommage que les acteurs n'ai pas le charisme qui passe l'épreuve du temps. La musique de Tom Waits donne des airs de comédie musical ais surtout donne un air de romantisme qui sied parfaitement au film. One From The Heart est possiblement le dernier grand film de Coppola. 



Cyborg 3 :  À ma grande surpise Cyborg 3, un film dont j'ignorais l'existence, n'est pas aussi terrible que je ne l'aurais cru.  Le film est incroyablement cheap et les acteurs assez pauvres (C'est Zach Galligan l'acteur principal, il faut pas trop en demander) mais parfois on a l'impresion qu'il y a 2 réalisateurs différents, les acteurs sont bien dirigés, et les scènes d'actions fonctionnent. Mais la plupart du temps, c'est assez pathétique, mais pas assez pour être une pure merde.  La plus grande farce du film est l'apparition de Malcolm McDowell, non seulement n'a-t-il jamais été aussi mauvais mais je ne crois pas qu'il n'ait jamais été aussi peu dans un film. Il a une scène de 34 secondes et il meurt.  On a tous une hypothèque à payer, j'imagine.


Le Dernier Souffle :  Le Dernier Souffle est un film policier québécois qui complexifie une intrigue qui n'en demande pas tant et qui empile les clichés américains du genre pour nous faire rouler des yeux.  J'ai ri, beaucoup quand j'ai vu ce film au cinéma, à cause en autre de la débilité du scénario mais je dois admettre que, 17 ans plus tard, le film à beaucoup plus de qualités que je n'en avais décelé dans ma tendre jeunesse. Luc Picard y est très bon et on peut dire la même chose de Julien Poulin. L'intrigue, bien que trop complexe fonctionne à moitié, ce qui est 50% de plus que dans mes souvenirs (c'est que cette histoire d'agents du FBI corrompus qui se servent du frère néo-nazi du personnage principal, un policer, pour apporter clandestinement du plutonium dans sa propre statue en Arkansas où un certain Hammer est de mèche avec le shérif local pour accuser le-dit policier avec l'aide de russes parlant le français dans le port de Montréal est un peu trop tiré par les cheveux pour ne pas être ridicule). Avec la sagesse et les rides que j'ai pris depuis ma 1ere écoute, je m'aperçoit que l'intrigue fonctionne plutôt bien, c'est seulement la partie avec les russes qui rend le tout risible. Enlève les russes (et le partenaire de Picard, un piètre acteur) et l'intrigue peut être solide.  Bien entendu il faut soigné la réalisation (beaucoup trop de reflets de caméraman dans toutes sortes de surfaces lisses) et laisser tomber les acteurs qui m'apparaissent plus comme des amis du réal  ou comme la fuck friend du real (c'est impossible que la femme qui joue la femme de Picard soit une actrice). Donc, à bien y penser et en pilant sur mon orgueil, je dois admettre que Le Dernier souffle est possiblement la meilleure tentative d'un film policier que le Québec ait pu faire durant les années 1990. 


Dangerous men :  Dangerous Men est un film qui fut commencé en 1979, puis durant les années 1980 pour enfin terminer son tournage dans les années 1990. Une fois le montage fait, le film fut prêt pour une distribution cinéma en 2005, donc 26 ans après le début du tournage.  Vu comme ça, on a l'impression d'avoir affaire avec un film de Kubrick ou un Boyhood pré-Linklater ou même un wannabe Antoine Doinel, et non, il s'agit d'une merde policière qui est en réalité 3 films embriqué en un seul. Le résultat est bien entendu navrant puisque le récit part dans tout les sens mais surtout parce que les personnages changent en plein milieu du film ainsi que l'époque où l'histoire se situe. En fait, l'histoire est supposé n'être qu'une mais comme certaines scènes tournées dans les années 1980 nous montrent des voitures de cette époque, on se gratte la tête lorsqu'elles changent pour des modèles plus récents. Mais les changements d'époques sont le derniers de nos soucis quand on voit notre héro qui hors de nul part, est coincé derrière le banc de sa voiture pour une raison incroyablement difficile à comprendre. Même après avoir compris qu'il essaie de piéger un motard, on ne comprend toujours pas son plan. On a ce sentiment tout au long du film, on ne comprend pas où ça s'en va mais surtout pourquoi.


Divergent :  Je n'ai pas vu tous les films de la série Hunger Games (j'en ai vu qu'un) ni Twilight (j'ai arrêté après celui où Bella meurt et réssuscite en vampire) ni les Harry Potter (j'ai aimé celui avec le loup garou mais décroché après celui où ils vont au bal) alors j'ai commencé la série Divergent en sachant très bien que je ne la finirai jamais et que je ne lirais jamais aucun des romans. Donc je n'ai rien retenu du film sauf que la jeune cancéreuse de The Fault in Our Stars se débrouille bien, qu'Ashley Judd, Tony Goldwyn et Kate Winslet perdent leur temps et que les douchebags Miles Tiller et Jay Courtney et la fille à Lenny (qui lui joue dans Hunger Games) ne font que passer et que le beau gosse qu'on nous sert en guise de héro semble être fait en carton tellement ses expressions faciales sont aussi généreuses que la profondeur de son jeu d'acteur.  Il se passe des choses dans le film comme un moment donné ils sautent dans un train (Rudy Caya serait content) mais c'est ça, je m'en souviens plus. Il me semble qu'il y a des histoire de gangs mais pas comme dans The Warriors, plus comme dans West Side Story mais sans les chansons et avec un lexique de mots débiles qui se donne des airs de "on a un univers vraiment spécial à vous présenter mais c'est pas pantoute comme dans Hunger Games je vous jure que c'est différent, fresh et original" .  Je ne crois pas m'aventurer à nouveau dans l'univers de Divergent donc je ne verrai pas les suites Insurgent et Robot-cure-dent (whatever le titre du 3e film). C'est radical, je sais, mais je suis comme ça!


Uninvited : Uninvited à un titre beaucoup plus amusant en français : Le Clandestin, l'histoire d'un chat modifié en laboratoire qui se retrouve sur un bateau de croisières où sont en cavales deux bandits méchants et 3-4 jeunes adultes qui ne sont là que pour la fête.  La fête sera gâchée bien sûr à cause de notre chat, le clandestin du titre ou l'ininvité du titre original. Il se mettra à tuer les êtres vivants du bateau avec l'aide du chat en plastique qui sort de sa gueule pour aller attaquer ses victimes. C'est un peu comme la double bouche dans la bouche d'un Alien du film de Ridley Scott mais en plus plastique. En moins réaliste. En plus moche. En moins amusant. En plus ridicule. En moins crédible. En plus caoutchouteux, etc...


Sparks : Quand j'ai vu Give 'em Hell, Malone, un genre de néo-noir à-la-Sin City, je trouvais que pour un budget de 15 millions de patates on pouvait faire mieux au niveau des green screens parce que quand ton keying est de marde, l'effet est raté. Je ne suis pas du genre à chialer sur du mauvais 3D ou des CGI approximatifs mais quand l'amateurisme des effets vont à l'encontre du réalisme que l'on veut créer, ça me décourage un peu. Et quand le scénario et les acteurs ne sont guères mieux, je peux difficilement trouver  des qualités. Bref, Malone faisait pitié, mais il avait l'avantage d'être divertissant. Sparks c'est une tout autre histoire. Adapté d'un roman graphique, le film n'a pas le 1/4 du budget de ses ambitions, ce qui par défaut, nous oblige à être indulgent. Mais il n'y a que l'histoire de bonne (et elle est très bonne). Les acteurs sont très peu talentueux, la réalisation très Sin City meets Watchmen est assez amateure surtout lors de panoramiques ou mouvements de grues ou dolly qui sont loin d'être stables. On tente une approche un peu théatrale mais avec des acteurs qui jouent tout aussi théâtralement sans trop le vouloir.  Les green screens sont mieux que dans Malone mais les effets spéciaux sont complètements foireux, On parle The Sound of Thunder foireux. Je comprends qu'on ne peut pas toujours faire exploser une voiture mais quand ton explosion semble tout droit sortie d'un épisode de Beast War et que la voiture ressemble à une photo de voiture que le fait tournoyer, c'est risible pour la rétine, le cerveau et l'intélligence mais quand en plus il s'agit de la scène maitresse du film et que cet explosion va revenir 4 fois pour les besoins de l'histoire, le moins que l'on puisse faire c'est d'utiliser une vrai voiture et de la vraie dynamite car c'est sur cette scène qu'il faut mettre les efforts nécéssaires et le budget nécéssaire, pas dans la location d'une grue que l'on utilise maladroitement.


La Conciergerie :  Je n'ai jamais lu le livre sur lequel ce film est basé parce que je ne suis pas un fan de Benoit Dutrizac. je le trouve condescendant et si je me fies au scénario du film, je suis convaincu que le roman se veut pseudo-profond mais avec des lieux communs faciles. Comme si Dutrizac regardait les lecteurs de polars de haut. Évidemment, je n'ai pas lu le livre, mais ce sentiment je l'ai eu quand j'ai vu La Conciergerie au cinéma en 1997 et je l'ai encore eu lors de mon écoute la semaine dernière.  La Conciergerie est une tentative de film noir québécois mais comme chaque fois que le québec s'essaie au style, on a plus l'impression d'une imitation de film américain que de quelque chose propre à notre cinéma. Tout le côté des personnages de la conciergerie peut donner un suspense intéressant mais c'est tout le côté policier-mon-partner-a-été-assassiné-par-des-bandits-masqués-qui-se-trouve-à-être-des-policiers-corrompus qui donne le côté risible au film parce que tout le monde se promène avec des redingotes de Columbo et passent leur temps à se détester du genre : 

-T'es juste un mauvais détective.

-Au moins, mon partner s'est pas fait tuer devant moi sans que je fasse rien.

(Regard torve mais visiblement peiné de se remémorer se tragique incident que l'on a vu 47 fois depuis le début du film)

 Si au moins la réalisation aidait à donner un certain style, mais non , on a droit à une facture télévisuelle de bas niveau (par le toujours trop télévisuel Michel Poulette). La Conciergerie n'est certainement pas le pire film du genre que le québec ait produit mais il avait le potentiel d'être beaucoup mieux.








Thursday, September 8, 2016

Réflexions sur de la cinématographication


Luther : Un ami m'a conseillé cette série britannique très populaire avec nul autre qu'Idris Elba dans le rôle principal du policier John Luther.

Mon ami m'a dit :
"Écoute ça, c'est bon, le policier est en chaise roulante et il résout des crimes car il est très intélligent et etc"

Je lui ai dit :
"Luther? avec Idris Elba?"

Il m'a répond :
"Idris qui? Je suis pas super bon avec les noms" 

Bref, j'ai écouté la 1ere saison et peut-être que le fait que j'avais écouté Stranger Things et Pan Am juste avant a un peu joué sur ma compréhension de la vie et de ma rétine mais jamais dans les 6 épisodes de la 1ere saison Idris Elba n'est en chaise roulante, pas plus qu'il m'a apparut comme étant très intélligent :toujours en train de pleurer et de virer des pupitres à l'envers parceque sa femme ne l'aime plus ou parce qu'elle meurt tirée à bout portant dans la face. J'ai trouvé Luther beaucoup plus pleurnichard qu'intélligent et beaucoup plus colérique qu'en chaise roulante. En tout cas...


Nitro Rush : Nitro Rush c'est un film mais c'est aussi le nom d'une nouvelle drogue dans un film appelé Nitro Rush. C'est vraiment méta! Micheline Lanctôt arrive en tailleur dans une pièce de la prison en rénovation et montre une fiole pleine de liquide et elle dit : C'est du Nitro Rush! Un peu plus et Robocop 2 aurait eu pour titre Nuke : A Robocop Movie. Bref, c'est un peu la suite du premier mais c'est également la même chose. Guillaume Lemay-Thivierge se bombe le torse pour nous montrer qu'il mesure plus de 5 pieds 2. On a droit à une scène de bagarre en plan-séquence dans une douche qui ressemble tellement à celle de Eastern Promises que c'est presque gênant. Par contre le plan-séquence est réussi et peut-être que Podz pourra prendre des notes pour la prochaine fois qu'il aura un semblant de quelque chose à dire en plan séquence. Parlant de Podz, King Dave joue dans Nitro Rush, il est égal à lui-même c'est à dire un espèce de malfrat aux gros bras. Alexandre Goyette joue toujours aussi mal. Antoine Olivier-Pilon est une caricature d'un hacker tout droit sortie d'un film d'Erik Canuel et Antoine Desrochers à la coupe de cheveux de quelqu'un qui n'a aucun respect pour l'être humain. Les scènes d'actions (peu nombreuse) sont réussis, Alain Desrochers fait bien avec peu mais les dialogues sont surexplicatifs et ronflants. On fait un film d'action ou on n'en fait pas : fuck les dialogues soporifiques sur la rédemption! J'ai été impressionné (parfois ça m'en prend peu) par les chorégraphies de combats. Le twist final est assez ridicule et surtout inutile dans la mesure ou ça ne change rien au film sauf de le rendre stupide. La prochaine fois, car il y aura suite, il faudrait embrassé pleinement le côté série-B plutôt que de se prendre au sérieux car l'humour ne fonctionne pas.

  
Ma 6-t va crack-er : À L'époque où Ma 6-t va crack-er est sortie, un ami m'avait dit :
"Ce film, c'est de la bombe, c'est aussi puissant que Romper Stomper. C'est comme La Haine mais en version documentaire"

J'avais réussi à mettre ma main sur une VHS (la même que j'ai écouté hier pour revoir le film presque 20 ans plus tard) et m'étais dit :
"En quoi ce film est un documentaire?"

J'avais trouvé le film très moche, d'autant plus qu'il traitait du même sujet que La Haine mais en moins bien. je m'étais dit :  pourquoi faire la même chose que Kassovitz mais terrible à tout les niveaux.  En le réécoutant je n'ai toujours pas compris. Le film se cherche, un croisement entre le côté documentaire de Kids de Larry Clark, les thèmes de La Haine (violence, profilage racial, vivre dans une cité parisienne,  l'obssession des jeunes pour Tony Montana etc...). Le problème avec le film de Jean-François Richet c'est qu'il semble vouloir dire quelque chose alors que le film est une coquille vide où les dialogues sont tellement creux que tout fini par tomber sur les nerfs. Des gens qui ne s''écoutent pas parler pour dire des insipidités devient vite lassant. Des règlements de comptes entre bandes rivales mais dont on ignore les enjeux, les raisons ou même qui en sont les joueurs devient effectivement vite lassant. D'un point de vue technique, le film est très pauvre en voulant imiter un côté docu caméra à l'épaule plus souvent qu'autrement Richet y va de quelques panoramiques qui sont tellement foireux qu'un prof de CEGEP coulerait l'élève qui fera la même chose dans son film étudiant.  Richet essaie de mêler le hip hop avec l'engagement politique mais de façon maladroite. De plus, il nous offre comme générique de fin un groupe de hip hop qui chante devant des images d'émeutes avec Virginie Ledoyen qui joue avec des fusils (whaaaaaaat?) et même durant la confrontation finale entièremement raté du point de vue du montage et de la tension dramatique, Richet filme un concert hip hop qu'on se contrecrisse, filmé par quelqu'un qui ne maitrisait pas la caméra qu'il a utilisé. La confrontation finale montre en alternance 3 jeunes qui bousillent une voiture et une fusillade mal filmé entre deux bandes rivales, la tension est tellement inexistante que l'élément finale voire déclencheur d'une émeute n'a rien du souffle intense qu'elle croit avoir. On est loin de Do the Right Thing. Richet incite les jeunes à tout casser et à en venir aux armes, il pourrait être poursuivie pour incitation à la haine mais comme son film est raté, j'imagine, que le gourvernement n'a jamais cru bon de le poursuivre.


Suicide Squad : Suicide Squad est le film où tout les fans ont crié au génis avant même qu'il ne soit sortie et une fois le film en salles, ils ont continué de crier au génie de peur d'avoir l'air cons. Suicide Squad est un ratage, un autre pour DC Comics qui semblait avoir un bon concept pour rivaliser avec Marvel mais ils ont eu peur. Ils ont refait le montage, enlever le gore, ajouter de l'humour, essayer de trouver une formule. En vain.  Le montage ne fait aucun sens avec ses scènettes où la musique n'a aucun lien (Eminem, vraiment?), des scènes explicatives de chaque personnage (sauf un) suivie de d'autre scènes explicatives entremêlées de flashbacks explicatifs d'explications inutiles , suivie d'une intrigue copié sur The Dirty Dozen-meets-Escape From New York suivie de bout de flash d'idées d'images comme des fusillades qui ont l'air cool mais dont la durée est de 18 ou 20 frames dans un film de plus de 2 heures. Il y a aussi le Joker une fois ou deux qui cabotines et Batman qui est là, pour le fun, Salut Batman!.  


TAD : Busted Circuits and Ringing Ears : Documentaire sur le groupe TAD qui fut oublié et mis de côté durant la période grunge. Possiblement le groupe le moins connu du lot, TAD aurait dû devenir énorme.  Mis à part la chanson Greasebox sur le soundtrack de Brainscan, TAD n'a jamais eu droit à son 15 minutes de gloire. Chaque album, à eu son lot de complications et de poursuites judiciaires. TAD avait la particularité, s'il en ait une, d'avoir comme chanteur et guitariste Tad Doyle, un homme de 300 livres qui rockait plus que ta mère et Dave Grohl mis ensemble.  À défaut de vous conseiller le documentaire, pour fans seulement, je vous suggère d'avoir du TAD dans votre discographie, surtout si vous êtes un fan de Mumford And Sons et The Lumineers, comme ça, ça ne fera pas de tort d'avoir de la vrai musique chez vous.


Killing American Style : Comme tout réalisateur sur une lancée après un succès, Amir Sherman, nous pond Killing American Style après son incroyablement culte Samourai Cop.  Beaucoup plus professionel que le précédent, KAS est un huis-clos (une sorte de pseudo-Desperate Hours) qui permet a Sherman de laisser sa caméra souvent au même endroit l'empêchant de changer la colorisation d'un plan à l'autre.  L'histoire n'est pas tout à fait claire mais on a droit à un viol. Possiblement que dans les années 1990, le viol était perçu comme un délit mineur tant on en fait pas un cas, même le fils de 7 ans de la femme violée ne semble pas impressioné. Autres temps, autres moeurs... On a droit à des coupes Longueuil (ou coupes Verdun, tout dépend où vous avez vécu vos années 1980), des vestons à épaulettes, des mentons aux dimensions disproportionnés, des acteurs qui jouent plus ou moins des émotions réelles,  des baguarres peu convaincantes dû aux pièces exigues de la maison, des fusillades oubliables, un petit mexicain qui pleure la mort de son père à retardement, le pire handicappé mental du monde (never go full retard!!), un médecin asiatique tellement cliché  que s'en est presque raciste, etc...


Digging Up The Marrow : Digging Up The Marrow est une bonne idée mal exécutée.  Le problème c'est que je crois qu'Adam Green, le réalisateur, le sait. C'est problématique car on ne peut y croire ou tout simplement apprécier ce qui aurait dû être mieux exécuté. Je m'explique. Digging Up The Marrow commence comme un documentaire sur les films d'horreurs et les monstres en ayant des entretiens avec des artistes visuels, des réalisateurs de films de genre, des acteurs qui ont personnifié des monstres au cinéma, etc.. Puis Adam Green, se fait approcher par un homme qui lui dit savoir où il y a une société secrète de monstres.  Adam Green décide de l'interviewer et de la suivre dans le bois, la nuit pour observer ces monstres. Donc, ce qui commence comme un documentaire se transforme peu à peu en mockumentaire ce qui n'est pas un problème mais je crois que cela se fait au dépend du film et que Green le fait par exprès pour une raison qui rend son film un peu con. Green utilise l'acteur Ray Wise pour jouer l'homme mystérieux qui lui parle de la société de monstres. Ray Wise est un acteur connu ce qui enlève immédiatement le côté documentaire au film. Les champs /contrechamps en entrevue entre Wise et Green sont assez foireux au point d'être artificielles, comme si Green n'était pas dans la même pièce que Wise. En plus, Green n'est pas un acteur, il joue mal alors tout le côté documentaire prend encore une fois, le bord. C'est à se demander pourquoi Green à décidé de jouer son propre rôle puisqu'on ne le connait pas, un meilleur acteur aurait suffit mais d'un autre côté, pour les besoins du documentaires autant utiliser Green mais prendre un acteur inconnu dans le rôle de Wise. Ou mieux encore, laisser Wise jouer lui-même plutôt qu'un rôle de docteur dont les intentions ne sont pas claires, et ainsi accentuer le côté humoristique en nous faisant croire que Ray Wise à des hobbies de marde comme celui d'aller nourrir des monstre dans un bois la nuit.  Jusqu'à maintenant, le film ne fonctionne pas très bien à cause du mauvais traitement documentaire. Green gagne des point en essayant d 'amalgamer le found footage et le documentaire pour en faire quelque chose de neuf mais il rate complètement son coup en nous offrant ni horreur, ni comédie, ni suspense, ni logique. Puis, le personnage de Wise devient extrêment contradictoire ne laissant pas Green filmer les monstres pour ne pas qu'il s'aperçoive du lien entre Wise et ceux-ci. Mais Green qui joue mal, se retrouve dans des situations où il doit montrer les monstres qu'il a filmer à son monteur et à d'autres acteurs (Kane Hodder par exemple) et tout le monde croit qu'il s'agit du nouveau film d'Adam Green. La ligne entre réalité et fiction se veut embrouillée mais cette partie du film ne fonctionne pas puisque tout le monde joue faux et que l'humour ne fonctionne pas. Tout devient surexpliqué comme si Green avait écrit le film au fur et à mesure qu'il avancait son montage. Alors on sait très bien où tout ça s'en va : Green se retrouvera à se filmer combattre des monstres pour prouver qu'ils existent. Toute cette intrigue est amusante mais le film est ralentit par de la surexplication, une mauvaise connaisance des codes du documentaire, un rythme qui va à l'encontre du film, une conclusion ratée qui oublie sa propre logique... Parce qu'au delà de tous ses défauts, Digging Up The Marrow capte l'attention mais sa finale est tellement à l'encontre du film qu'il est facile de s'imaginer que Green ne savait pas comment terminer son film. Je dois dire que les monstres sont subliment, les effets spéciaux sont magiques mais on ne les voit que trop peu.


Annabelle : Annabelle c'est, parait-il, une sorte de pseudo-spinoff à The Conjuring. The Conjuring se passe dans les années 1970, alors Annabelle à été écrit comme un scénario d'horreur des années 1970.  Il y a donc un prêtre très dévoué, une afro-américaine de service, genre de gentille voisine qui meurt, des enfants pas gentils qui dessinent des choses effrayantes avec des crayons de cires, un landeau qui se fait frapper par un gros camion qui roule très vite, tsé des trucs efficaces lorsque bien exploités mais complètement débiles quand on les met ensemble back to back dans un scénario forcé.


Death Bed :  The Bed That Eats : Tout est dans le titre je crois. Possiblement que le réalisateur croyait nous faire peur avec cette histoire de lit possédé qui fait fondre des gens (c'est donc un lit d'eau, le titre est trompeur, il aurait du être Water Death Bed : The Bed That Melt You If You Get Trapped In It) .  George Barry, le réalisateur croit que de tourner autour du lit avec sa caméra donne un impression de peur et de danger alors que le lit n'a rien d'épeurant et un meilleur directeur artistique aurait pu sauver la mise en ajoutant je sais pas, un rideau, ou un oreiller rouge. Toujours est-il que le lit, ce fameux lit qui fait fondre les gens de façon machiavélique, et bien ce lit, est risible, tout comme le film d'ailleurs.  J'ai retenu deux scènes incroyables 1)une femme se fait manger par le lit, mais réussi à sortir. Ses jambes sont maintenant inutilisables puisqu'elle sont pleine de peinture rouge. Elle tente de s'évader en rampant mais la scène est interminable, c'est presque plus long sinon beaucoup plus long que la scène où DiCaprio  rampe dans Wolf Of Wall Street.  2)Un des protagoniste en a évidemment ras-le-pompom de ce lit alors il décide tout simplement de le poignarder. Ses mains passe à travers (c'est un lit d'eau tsé)et sa peau fond lui laissant les mains aux os. Il s'adosse au mur, un peu triste que ses mains soient maintenant squelletiques et vont surement tomber en morceaux, lui qui avait de si belles mains. Il ne crie pas, ne pleure pas, il est juste décu, un peu. Regardant l'horizon.  Se disant, si mon idée de poignarder avait fonctionné j'aurais encore des mains. Mais non, je n'en ai plus. 


Creep Van : Creep Van à un bon titre et de très bons effets spéciaux mais bordel que les acteurs sont mauvais et la mise en scène aussi.  Les moments de suspense sont complètement foireux et bâclés (il faut voir la scène d'ouverture)et ce qui n'aide pas est le côté humoristique qui donne un impression de film tourné n'importe comment. La finale est à mourir de rire tant elle est cliché et ne tient aucunement la route. On comprend les intention du réalisateur mais soit il n'a pas le talent de ses ambitions où il n'a pas de talent scénaristique tant sa finale n'a pas rapport dans le film.


War Dogs : Je dois dire d'entré de jeu que je n'ai pas payé pour voir War Dogs, je l'ai piraté comme un salopard car je ne crois pas que Todd Philipps mérite mes 12$ pour voir ses films au cinéma. J'ai vu tous ses films au cinéma et pas un ne m'a plu ou ne m'a fait rire sauf ses 2 documentaires Frat House et Hated qui sont ses 2 premiers films, autant dire que depuis son saut vers le film de fiction, Philipps m'apparait plus comme un douche bag avec ses "films de bros" que comme un génie de la comédie. Bref, au-delà de mon opinion vraiment tranchant à l'égard d'un réalisateur pseudo-moyen, je dois avouer que War Dogs est le 12$ le mieux économisé depuis fort longtemps.  La bande-annonce est très trompeuse, non pas que Jonah Hill ne joue pas dans le film mais elle est monté à l'envers, nous montrant, 2 petites frappes réussissant le coup du siècle avec le gouvernement américain alors que ce contrat arrive après environ 70 minutes. les 40 premières de celles-ci servant à nous montrer la bro-itude de nos 2 anti-héros.  Les minutes suivant le fameux contrat sont d'ailleurs beaucoup moins "comédiques". Il y a une histoire intéressante dans War Dogs sur le rêve américain et sur l'appât du gain et sur les magouilles gouvernementales mais on ne voit rien de tout ça. Philipps croit plutôt que la comédie vient ailleurs, la comédie selon Philipps réside dans le fumage de pot et les ralentits où Hill tire avec un Ak-47 sur du Pink Floyd ou même des apparitions de Bono en marchand d'armes.  Je vais probablement avoir l'air sexiste mais Ana De Armas est beaucoup trop belle pour être crédible dans le rôle de la copine de Miles Teller. C'est peut-être dû au fait qu'elle a le rôle de la copine de service un peu poche, un peu névrosée ou dû au fait que Miles Teller est laid.


Predestination : Je n'ai jamais lu la nouvelle qui a inspiré le film, paraitrait-il que c'est un classique de la sci-fi qui est débattu depuis au moins 30 ans parce que dès qu'il est question de voyage dans le temps tout devient discutable surtout la portion où l'on doit chercher le début du loop intra (ou extra) temporel, celui qui sert de base pour avoir une temporalité unique, quelque chose qui permet d'avoir une loop parfaite. J'attendais tellement le début des voyages spaciaux-temporels que je ne portais pas trop attention aux détails du film si bien qu'après 57 minutes, lors du premier voyage vers le passé j'avais oublié les subtilités que je n'avais pas écouté et j'avoue avoir été agréablement surpris par ce film de voyages dans le temps qui n'en comporte pas vraiment.  Aux dires de plusieurs le film est extrêmement prévisible mais je ne crois pas que ce soit le but du film d'être imprévisible mais plutôt de nous servir le plus gros trip narcissique jamais filmé.                                                                                                   




Wednesday, August 10, 2016

Reflexions sur de la cinématographication


All Cheerleaders Die 2001 : Tourné en vidéo, All Cheerleaders Die est une triste réalisation amateure surtout dans sa première partie où les acteurs jouent mal et l'action est incompréhensible pour l'oeil humain. Heureusement ça s'améliore, de peu, dans la seconde partie ou les scènes de carnages nous rappellent un peu le Bagman de RKS.  C'est un peu comme si le réalisateur (Lucky McKee qui a fait beaucoup mieux par la suite) s'était amélioré entre les deux parties de son film.


All Cheerleaders Die 2013 : Ouain, bon, c'est un peu la même chose mais avec du budget. Tout est beaucoup mieux mais pas tant au niveau de l'intrigue, je dirais que McKee essaie de justifier un côté Girl Power après que son film précédent The Woman fut décrié comme misogyne et que l'original avait un p'tit côté on violente-des-filles-mais-c'est-pas-grave-parce-qu'elles-se-vengent-alors-on-a-le-droit-d'avoir-l'air-sexiste.


Samourai Cop :  Possiblement un des meilleurs films "Tellement-mauvais-qu'il-est-un-chef-d'oeuvre", Samourai Cop est un réel divertissement dans la plus pure tradition du cinéma de pauvre :  des fusillades où le champs/contre-champs n'ont pas été filmés le même jour, des cascades dignes d'une culbute dans le gazon comme quand tu avais 6 ans, des chorégraphies de combats où l'on peut voir les acteurs compter leur pas, des combats qui changent de lieu à chaque plan, une scène de sexe inutile et complètement gratuite, des gros plans d'acteurs qui cafouillent, des poursuites de voiture incompréhensibles, un acteur avec une perruque qui change d'un plan à l'autre, une colorisation déficiente, un montage approximatif et j'en passe.


Superstition : Un petit bijou oublié des années du slasher (même si le film est plus du côté surnaturo-satanico-sorcière que du tueur masqué), Superstition est une petite surprise. Pas trop mal joué, bien monté mais surtout inventif du côté des meurtres et de leur mise-en-scène pour un film au si petit budget, Superstition est le genre de film qui mérite un meilleur sort quand vient le temps de faire des top 10 et des top 20 des meilleurs slashers des 1980.


King Dave : J'ai bien l'impression qu'au-delà de la forme (un plan séquence d'environ 90 minutes) King Dave n'est pas grand chose. Oui c'est techniquement sublime et c'est tout un défi de faire un film en un plan-séquence et bla, bla, bla(de mémoire 7e film à l'avoir fait (Timecode, PVC-1The Russian Ark, The Circle, La Casa Muda et Victoria) mais sinon, rien. C'est que Podz aime bien ces "petits défis techniques" le problème c'est que le monsieur n'a pas grand chose à dire. Pas plus qu'il ne peut justifier l'emploi du plan-séquence dans son film mis à part parce qu'il s'agit de l'adaptation d'une pièce de théâtre monologuée. Je vois très mal en quoi on peut justifier le plan-séquence dans King Dave sauf pour se péter les bretelles de l'avoir fait. Si par exemple Scorsese l'avait fait pour After Hours, j'aurais compris l'idée qu'il s'agit d'une nuit éprouvante dans la vie du protagoniste mais ici tout se déroule en quelques jours voir quelques semaines alors le marasme dans lequel Dave s'enfonce ne se fait pas en l'espace d'un instant pas plus que les déplacements d'un lieu à l'autre ne se font en une heure de marche. L'idée du plan-séquence devient donc pour moi superflu d'un point de vue narratif. Il ne reste que la prouesse technique pour le justifier et quand la technique est plus importante que l'histoire, on a un film raté. Si au moins Podz voulait nous dire quelque chose avec King Dave ce serait déjà pardonnable mais comme le film ne dit rien (il croit dire quelque chose, avoir un propos mais encore une fois la technique efface tout). Je croyais qu'Alexandre Goyette allait gâcher le film puisque je le trouve assez médiocre comme acteur (dans mon top 3 des pires au Québec juste après Eric Bruneau et Stéphane Gagnon)mais voilà qu'il livre une prestation remarquable, il habite tout simplement ce roi Dave (il faut dire qu'il a écrit la pièce). Seul bémol, il est trop vieux pour jouer le rôle. On peut défendre le choix en disant que le Dave plus vieux, porte un regard sur la vie de Dave jeune mais le procédé ne fonctionne pas, du moins pas pour moi. au théâtre on peut se permettre ce procédé, au cinéma aussi d'ailleurs (voir Suture par exemple) mais dans le film de Podz, il est très difficile de voir Goyette en jeune homme de 20 ans. Peut-être parce que la scène d'ouverture explique mal ce qu'elle veut nous dire ou peut-être parce que Goyette est entouré d'actrices plus jeune que lui et que la différence d'âge se fait sentir (le flirt d'une fille de 20 ans pour un gars de presque 40 même s'il joue le thug de 20 ans parait plus gauche qu'efficace). Est-ce que Podz aurait dû choisir un autre acteur, je ne crois pas. Est-ce qu'il aurait dû choisir d'autres actrices, je ne crois pas non plus. Je crois que s'il avait tout simplement peaufiné sa mise en scène plutôt que de faire de l'esbrouffe le spectateur se serait beaucoup plus investit dans la descente de Dave plutôt que de le regarder et se dire "mais comment ils ont réussi à faire passer la caméra d'une chambre d'hôtel à une rue de banlieue?"


Rosemary's Baby :  Une relecture du roman d'Ira Levin qui ne peut échapper aux comparaisons du film de Polanski. En fait il s'agit plutôt d'une relecture plus longue (3 heures) où tout y est sensiblement pareil.  On a seulement dévellopé les relations entre les différents personnages  et appuyé leurs faiblesses (surtout le personnage de Guy qui au-delà de son côté carriériste, on découvre un homme pas prêt pour la paternité mais pas prêt pour les rituels sataniques non plus). Loin d'être un désastre comme pouvait l'être la version télé de The Shining ou Carrie, Rosemary's Baby s'écoute plutôt bien malgré le fait que l'on connait tous son dénouement.


Un village presque parfait : Remake français de La Grande séduction, Un village presque parfait est en fait une version sur le pilote automatique du film québécois. Le film est identique mais sans âme, sans vie, les blagues et les situation n'ont même pas été actualisées ou francisées, tout est tel quel, mais mou. Je n'ai pas tant souvenir avoir aimé l'original mais je me rappelle y avoir apprécié le côté sympathique et la chimie de tout les acteurs. Ici, tout est artificiel. Rien de catastrophique, juste un peu trop ronflant.


Sabotage : On a souvent l'impression que les films de David Ayer (ceux qu'il réalise) ont été charcuté au montage. Sabotage de fait pas exception. La prémisse s'enfile sans aucune logique et il y a beaucoup trop de personnages oubliés ou inutiles comme si on avait coupé des scènes qui pourraient nous faire découvrir leur fonction. Il en résulte que le suspense est inexistant et que la révélation finale arrive de nul part sans que l'on comprenne comment les personnages en sont arrivé là. Schwarzenegger est un mauvais choix pour le personnage principal (on y croit juste pas, pas parce qu'Arnie ne sait pas jouer mais parce que son physique musclé est inadéquat pour son rôle et son accent non plus(donc, il ne sait pas jouer)). Il reste que l'action est au rendez-vous et que le film est sanglant mais ce n'est pas assez pour nous garder en haleine et nous faire oublier que le film ne fait aucun sens. (Après vérification, le film fut coupé au montage de 60 minutes).


Discopathe : Discopathe est une rare incursion dans le cinéma d'horreur québécois. Il est une déception par rapport à ce qu'on est habitué de voir venant de Renaud Gauthier. Son amour des 70's et de la série B lui a donné quelques petits chef-d'oeuvres de court-métrage mais il semblerait que le passage au long lui ai enlevé de son originalité, de sa vision. Ou peut-être que c'est moi qui voyait en Gauthier un Guy Maddin québécois, un cinéaste disjoncté qui s'amusait avec le look 70's comme Maddin s'amuse avec les codes du muet.  Si Discopathe avait été fait au début des années 1980 il serait possiblement un petit bijou oublié du slasher en VHS mais comme il à été produit en 2015, l'excuse des mauvais acteurs est caduque. Comme le film ne se prend pas au sérieux mais fut filmé avec sérieux (il y a une grande différence entre les deux et c'est tout à l'honneur de Discopathe)il est inacceptable que les acteurs soient aussi mauvais (sauf Mathieu Lepage et Sandrine Bisson qui sont très bons). Il y a peu de meurtre mais ils sont surprennement sanglant. N'empêche que pour un film qui ne se veut pas sérieux, Discopathe manque cruellement d'humour. 


Funkytown : Funkytown est une film québécois dispendieux dont l'argent à été mis dans les décors, les costumes et la reconstitution d'époque. L'argent n'a malheureusement pas été mis dans un bon scénario ou du moins un scénario intéressant. Sorte de film chorale se déroulant à l'époque disco montréalaise, Funkytown nous sert des personnages aux destins dont on se contrecrisse, un peu parce que leur situation sont clichés et un peu parce que les enjeux sont en surfaces nous empêchant de nous investir. Funkytown essaie beaucoup d'être Boogie Nights mais jamais on ne s'attache aux personnages et c'est ce qui est dommage parce que le film mérite beaucoup mieux. 


Cobain : Montage of Heck : Kurt Cobain est possiblement la personnalité publique dont on prête le plus d'intentions fausses. Tout le monde semble avoir une opinion sur lui et sur son rôle dans la post-modernité musicale du rock n' roll. Personnellement j'en ai rien à foutre de Cobain. Je n'ai jamais entendu Bleach. Nevermind est un chef-d'oeuvre qui surprend par son intemporalité autant maintenant qu'en 1991 lorsque je me suis procuré l'album en cassette. In Utero est tant qu'à lui une continuité beaucoup moins rock que son prédécesseur. Voilà. Donc Cobain aura en 3 albums seulement, laissé un tas d'interrogations pour les jeunes de ma génération qui se sont identifié à lui pour une raison que j'ignore. Et puis après? Loin de moi l'idée de dire que Cobain n'avait pas de talent mais je crois qu'il était un manipulateur qui désirait plus fort que tout la gloire et la richesse, choses dont on dit qu'il ne voulait pas et qui l'auraient mené à son suicide (meurtre?). Je crois que les gens de ma génération essaie de le mettre sur un piédestal qu'il ne mérite pas vraiment car je crois que sa monté vers la gloire fut calculé de toute pièce par lui. Il entretenait son propre mythe pour nous faire croire qu'il était malade, qu'il dormait sous les ponts puisque sans le sous et que tout cela lui aurait donné du matériel pour écrire ses chansons hargneuses. Soit. Si Cobain avait percé 15 ans plus tard il s'y aurait pris autrement pour en venir à ses fins : selfies, dick picks, youtube, twitter, etc... Bref, tout ça pour dire que je ne vénère pas Cobain qu'il soit mort est triste mais ne change rien à ma vie, je ne crois par contre pas à la théorie du suicide, je crois sincèrement qu'il fut assassiné. Mais tout ça ne change strictement rien à mon appréciation de Nirvana, ma haine de Dave Grohl, mes écoutes répétées de Nervermind sur mon Walkman dans ma douce adolescence, mes souvenirs d'avoir vu en direct à MTV Krist Novoselic lancer sa basse dans les airs pour la recevoir en pleine gueule.
Mes souvenirs de Nirvana vont rester cela, des souvenirs que Cobain soit mort ou non, que le groupe se soit dissout ou non, il n'y a pas de différence entre les deux pour moi. Cobain n'est pas mort pour nos péchés, GG Allin non plus. Mon point est que quand on finit par idolâtrer un peu trop quelqu'un, un artiste ou je ne sais trop, on ne peut qu'être déçu par leur véritable personnalité. Quitte à leur inventer des intentions qui sont nobles à nos yeux mais qui n'ont rien à voir avec qui ils sont. Tout ça pour dire que Montage of Heck n'existe que pour les fans fini qui croient que Cobain est une sorte de Jésus punk rocker qui pouvait marcher sur l'eau. Montage of Heck est 150 minutes biaisées qui ne nous apprend pas grand chose mais dont les fans finis vont boire tout les dialogues sans jamais relativiser. Et c'est cela qui est triste quand on idolâtre un personnage un peu trop fortement, on ne prend pas de recul.


Ghostbusters : Ghosbusters 2016 est ce que je peux considérer comme un remake réussi puisqu'il reprend le canevas de base de l'original et il y améliore ses faiblesses. C'est à ça que devrait servir un remake, soit d'améliorer l'original ou le moderniser non pas d'un point de vue technique mais socio-politico-actualiso-machin, ce que Ghosbusters 2016 fait en remplaçant les 4 hommes (3 et demi puisqu'Ernie Hudson apparait après 67 minutes et parle 3 fois)de l'original pour 4 femmes démontrant qu'en 2016, les femmes aussi sont attirées par les sciences et peuvent kicker des culs de fantômes. (en fait les femmes sont aussi bonnes sinon plus que les hommes dans plusieurs domaines et ce depuis longtemps mais il semblerait que kicker des culs de fantômes soit quelque chose d'inacceptable aux yeux des internautes si on se fit aux réactions de la 1ere bande-annonce du film et du fiel déversé). Bref, sans être un grand film, ce que l'original n'était pas de toute façon, Ghosbusters 2016 souffre des comparaisons au film de Reitman et le scénario est peut-être un peu trop bon enfant, n'empêche qu'il est un divertissement honnête et sans prétention.  On se demande en cours de route pourquoi Bill Murray à refusé de jouer dans Ghosbusters 3 alors qu'il n'a pas hésité de tenir un rôle dans celui-ci.


Metal Skin : Geoffrey Wright n'a pas fait beaucoup de film mais chaque fois il nous a fait découvrir un acteur australien de talent que ce soit Noah Taylor dans Lover Boy ou Russel Crowe dans Romper Stomper ou Sam Huntington dans son adaptation post-moderne de Macbeth, Wright a un talent pour dénicher du talent.  Juste avant son aventure désastreuse aux USA (son film Cherry Falls fut charcuté et mis sur les tablettes quelques temps)il avait avec Metal Skin, offert au monde entier le talent de Ben Mendelsohn. C'est que, on ne voit que lui dans ce wanna be film de courses de voitures. Je dit wanna be parce que l'environnement dans lequel les personnages évoluent nous importe peu, c'est l'interaction entre eux qui est mis de l'avant. En fait, c'est un peu comme un remake de Romper Stomper mais dans un contexte autre que celui des néo-nazis australiens.  C'est un peu aussi une version ado désabusé de son futur Macbeth. Comme quoi Wright nous refait peut-être chaque fois le même film, tout en nous donnant l'impression que rien n'est semblable.


Les Bonbons rouges : Les Bonbons rouges c'est un trop long moyen métrage québécois qui aurait pu avoir une durée de 11 minutes mais qui sur 44 minutes parait en avoir 33 de trop. On reconnait les intentions mais jamais ô grand jamais on reconnait la façon de s'y prendre pour nous raconter ce sketch étiré beaucoup trop longtemps et joué de façon embarrassante par des non-acteurs qui finissent par nous achever ainsi que notre patience. D'autant plus que les multiples clins d'oeil en forme d'hommage à des classiques du cinéma d'horreur devient lassant. Le film continue ad nauseam à nous montrer des affiches et des t-shirts et des figurines de films meilleurs que celui-ci jusqu'à ce que ce ne soit plus drôle. Un moment donné, on a compris que le réalisateur est un fan de films d'horreur mais pourrait-il aussi être un fan de films tout court et s'attarder à sa mise en scène, son scénario et ses acteurs?


Necrophile Passion : À 52 minutes, la seule chose positive que l'on peut dire sur Necrophile Passion c'est qu'il est court ce film. Mais même sous les 60 minutes,  Necrophile Passion est ennuyant à mourir et parait plus long. Pas tant plus long mais juste assez pour regarder sa montre 38 fois dans les 30 dernière minutes. Le problème avec ce genre de film c'est qu'une fois que l'on comprend qu'il s'agit d'un pseudo-hommage à Necromantik (ça prend environ une seule lecture du titre pour s'en apercevoir) il ne se passe plus rien d'intéressant. Non pas que Necromantik soit un ultime chef-d'oeuvre qui ne peut être imité, c'est seulement que tout les films qui s'en inspirent finissent par être identique par manque d'ambition et/ou d'originalité. Comme c'est souvent le cas dans ce genre de film (le genre où un personnage viole un cadavre), les acteurs sont très mauvais. Je peux comprendre que ce ne sont pas des professionnels, que le réalisateur s'est probablement dit que comme il n'y a pas de dialogue, ce n'est pas bien grave si mon meilleur ami y joue le rôle principal. C'est en fait tout le contraire, moins il y a de dialogue, plus l'acteur doit faire passer les émotions par son visage et son corps. Si ton acteur n'est pas bon, comme dans Necrophile Passion, par exemple, il a juste l'air con à essayer de mettre sa quéquette molle dans un vagin putréfié.


Navy Seals VS Zombies : On est rendu là!

MILFS VS Zombies : Non, on est rendu là!


Robocop Alpha Commando : J'ai toujours pensé que Robocop 3 avait tué Robocop. C'était avant que je vois Robocop : Alpha Commando. 40 épisodes en dessins animés où Robocop ressemble à Inspector Gagdet et où la chanson thème est le mot  "Robocop" répété 150 fois. Il y a même un chien robot un peu poche (Robocop le flatte comme s'il était en vraie fourrure de chien)et une partenaire un peu punk parce que tsé, le futur. Il se passe toute sorte d'affaire dont on se contrecrisse avec des méchants au look loufoque. Robocop peut sauter et faire des culbutes. C'est capoté!


Going Clear :  Heureusement que les gens qui viennent chez moi ne s'attardent pas trop à regarder dans mes bibliothèques parce qu'ils verraient que je possède 9 ou 10 livres sur la scientologie (je suis même déjà allé passer le fameux test Teta-machin, mais comme je l'ai passé à Hollywood, ça donne un côté glamour à mon anecdote). Dans ces 9-10 livres il y a le très exceptionnel Going Clear de Lawrence Wright celui qui sert de base à ce documentaire du même nom.  Going Clear est à voir pour tout ceux qui s'intéressent aux sectes et autres stupidités du genre. Le seul bémol de ce documentaire est qu'il ne va pas assez loin. Je recommande donc après l'écoute de ce film, de lire le livre et ensuite voir le sublime The Master de Paul Thomas Anderson. Ça fait une grosse soirée, je sais mais vous en sortirez grandi!