Thursday, September 8, 2016

Réflexions sur de la cinématographication


Luther : Un ami m'a conseillé cette série britannique très populaire avec nul autre qu'Idris Elba dans le rôle principal du policier John Luther.

Mon ami m'a dit :
"Écoute ça, c'est bon, le policier est en chaise roulante et il résout des crimes car il est très intélligent et etc"

Je lui ai dit :
"Luther? avec Idris Elba?"

Il m'a répond :
"Idris qui? Je suis pas super bon avec les noms" 

Bref, j'ai écouté la 1ere saison et peut-être que le fait que j'avais écouté Stranger Things et Pan Am juste avant a un peu joué sur ma compréhension de la vie et de ma rétine mais jamais dans les 6 épisodes de la 1ere saison Idris Elba n'est en chaise roulante, pas plus qu'il m'a apparut comme étant très intélligent :toujours en train de pleurer et de virer des pupitres à l'envers parceque sa femme ne l'aime plus ou parce qu'elle meurt tirée à bout portant dans la face. J'ai trouvé Luther beaucoup plus pleurnichard qu'intélligent et beaucoup plus colérique qu'en chaise roulante. En tout cas...


Nitro Rush : Nitro Rush c'est un film mais c'est aussi le nom d'une nouvelle drogue dans un film appelé Nitro Rush. C'est vraiment méta! Micheline Lanctôt arrive en tailleur dans une pièce de la prison en rénovation et montre une fiole pleine de liquide et elle dit : C'est du Nitro Rush! Un peu plus et Robocop 2 aurait eu pour titre Nuke : A Robocop Movie. Bref, c'est un peu la suite du premier mais c'est également la même chose. Guillaume Lemay-Thivierge se bombe le torse pour nous montrer qu'il mesure plus de 5 pieds 2. On a droit à une scène de bagarre en plan-séquence dans une douche qui ressemble tellement à celle de Eastern Promises que c'est presque gênant. Par contre le plan-séquence est réussi et peut-être que Podz pourra prendre des notes pour la prochaine fois qu'il aura un semblant de quelque chose à dire en plan séquence. Parlant de Podz, King Dave joue dans Nitro Rush, il est égal à lui-même c'est à dire un espèce de malfrat aux gros bras. Alexandre Goyette joue toujours aussi mal. Antoine Olivier-Pilon est une caricature d'un hacker tout droit sortie d'un film d'Erik Canuel et Antoine Desrochers à la coupe de cheveux de quelqu'un qui n'a aucun respect pour l'être humain. Les scènes d'actions (peu nombreuse) sont réussis, Alain Desrochers fait bien avec peu mais les dialogues sont surexplicatifs et ronflants. On fait un film d'action ou on n'en fait pas : fuck les dialogues soporifiques sur la rédemption! J'ai été impressionné (parfois ça m'en prend peu) par les chorégraphies de combats. Le twist final est assez ridicule et surtout inutile dans la mesure ou ça ne change rien au film sauf de le rendre stupide. La prochaine fois, car il y aura suite, il faudrait embrassé pleinement le côté série-B plutôt que de se prendre au sérieux car l'humour ne fonctionne pas.

  
Ma 6-t va crack-er : À L'époque où Ma 6-t va crack-er est sortie, un ami m'avait dit :
"Ce film, c'est de la bombe, c'est aussi puissant que Romper Stomper. C'est comme La Haine mais en version documentaire"

J'avais réussi à mettre ma main sur une VHS (la même que j'ai écouté hier pour revoir le film presque 20 ans plus tard) et m'étais dit :
"En quoi ce film est un documentaire?"

J'avais trouvé le film très moche, d'autant plus qu'il traitait du même sujet que La Haine mais en moins bien. je m'étais dit :  pourquoi faire la même chose que Kassovitz mais terrible à tout les niveaux.  En le réécoutant je n'ai toujours pas compris. Le film se cherche, un croisement entre le côté documentaire de Kids de Larry Clark, les thèmes de La Haine (violence, profilage racial, vivre dans une cité parisienne,  l'obssession des jeunes pour Tony Montana etc...). Le problème avec le film de Jean-François Richet c'est qu'il semble vouloir dire quelque chose alors que le film est une coquille vide où les dialogues sont tellement creux que tout fini par tomber sur les nerfs. Des gens qui ne s''écoutent pas parler pour dire des insipidités devient vite lassant. Des règlements de comptes entre bandes rivales mais dont on ignore les enjeux, les raisons ou même qui en sont les joueurs devient effectivement vite lassant. D'un point de vue technique, le film est très pauvre en voulant imiter un côté docu caméra à l'épaule plus souvent qu'autrement Richet y va de quelques panoramiques qui sont tellement foireux qu'un prof de CEGEP coulerait l'élève qui fera la même chose dans son film étudiant.  Richet essaie de mêler le hip hop avec l'engagement politique mais de façon maladroite. De plus, il nous offre comme générique de fin un groupe de hip hop qui chante devant des images d'émeutes avec Virginie Ledoyen qui joue avec des fusils (whaaaaaaat?) et même durant la confrontation finale entièremement raté du point de vue du montage et de la tension dramatique, Richet filme un concert hip hop qu'on se contrecrisse, filmé par quelqu'un qui ne maitrisait pas la caméra qu'il a utilisé. La confrontation finale montre en alternance 3 jeunes qui bousillent une voiture et une fusillade mal filmé entre deux bandes rivales, la tension est tellement inexistante que l'élément finale voire déclencheur d'une émeute n'a rien du souffle intense qu'elle croit avoir. On est loin de Do the Right Thing. Richet incite les jeunes à tout casser et à en venir aux armes, il pourrait être poursuivie pour incitation à la haine mais comme son film est raté, j'imagine, que le gourvernement n'a jamais cru bon de le poursuivre.


Suicide Squad : Suicide Squad est le film où tout les fans ont crié au génis avant même qu'il ne soit sortie et une fois le film en salles, ils ont continué de crier au génie de peur d'avoir l'air cons. Suicide Squad est un ratage, un autre pour DC Comics qui semblait avoir un bon concept pour rivaliser avec Marvel mais ils ont eu peur. Ils ont refait le montage, enlever le gore, ajouter de l'humour, essayer de trouver une formule. En vain.  Le montage ne fait aucun sens avec ses scènettes où la musique n'a aucun lien (Eminem, vraiment?), des scènes explicatives de chaque personnage (sauf un) suivie de d'autre scènes explicatives entremêlées de flashbacks explicatifs d'explications inutiles , suivie d'une intrigue copié sur The Dirty Dozen-meets-Escape From New York suivie de bout de flash d'idées d'images comme des fusillades qui ont l'air cool mais dont la durée est de 18 ou 20 frames dans un film de plus de 2 heures. Il y a aussi le Joker une fois ou deux qui cabotines et Batman qui est là, pour le fun, Salut Batman!.  


TAD : Busted Circuits and Ringing Ears : Documentaire sur le groupe TAD qui fut oublié et mis de côté durant la période grunge. Possiblement le groupe le moins connu du lot, TAD aurait dû devenir énorme.  Mis à part la chanson Greasebox sur le soundtrack de Brainscan, TAD n'a jamais eu droit à son 15 minutes de gloire. Chaque album, à eu son lot de complications et de poursuites judiciaires. TAD avait la particularité, s'il en ait une, d'avoir comme chanteur et guitariste Tad Doyle, un homme de 300 livres qui rockait plus que ta mère et Dave Grohl mis ensemble.  À défaut de vous conseiller le documentaire, pour fans seulement, je vous suggère d'avoir du TAD dans votre discographie, surtout si vous êtes un fan de Mumford And Sons et The Lumineers, comme ça, ça ne fera pas de tort d'avoir de la vrai musique chez vous.


Killing American Style : Comme tout réalisateur sur une lancée après un succès, Amir Sherman, nous pond Killing American Style après son incroyablement culte Samourai Cop.  Beaucoup plus professionel que le précédent, KAS est un huis-clos (une sorte de pseudo-Desperate Hours) qui permet a Sherman de laisser sa caméra souvent au même endroit l'empêchant de changer la colorisation d'un plan à l'autre.  L'histoire n'est pas tout à fait claire mais on a droit à un viol. Possiblement que dans les années 1990, le viol était perçu comme un délit mineur tant on en fait pas un cas, même le fils de 7 ans de la femme violée ne semble pas impressioné. Autres temps, autres moeurs... On a droit à des coupes Longueuil (ou coupes Verdun, tout dépend où vous avez vécu vos années 1980), des vestons à épaulettes, des mentons aux dimensions disproportionnés, des acteurs qui jouent plus ou moins des émotions réelles,  des baguarres peu convaincantes dû aux pièces exigues de la maison, des fusillades oubliables, un petit mexicain qui pleure la mort de son père à retardement, le pire handicappé mental du monde (never go full retard!!), un médecin asiatique tellement cliché  que s'en est presque raciste, etc...


Digging Up The Marrow : Digging Up The Marrow est une bonne idée mal exécutée.  Le problème c'est que je crois qu'Adam Green, le réalisateur, le sait. C'est problématique car on ne peut y croire ou tout simplement apprécier ce qui aurait dû être mieux exécuté. Je m'explique. Digging Up The Marrow commence comme un documentaire sur les films d'horreurs et les monstres en ayant des entretiens avec des artistes visuels, des réalisateurs de films de genre, des acteurs qui ont personnifié des monstres au cinéma, etc.. Puis Adam Green, se fait approcher par un homme qui lui dit savoir où il y a une société secrète de monstres.  Adam Green décide de l'interviewer et de la suivre dans le bois, la nuit pour observer ces monstres. Donc, ce qui commence comme un documentaire se transforme peu à peu en mockumentaire ce qui n'est pas un problème mais je crois que cela se fait au dépend du film et que Green le fait par exprès pour une raison qui rend son film un peu con. Green utilise l'acteur Ray Wise pour jouer l'homme mystérieux qui lui parle de la société de monstres. Ray Wise est un acteur connu ce qui enlève immédiatement le côté documentaire au film. Les champs /contrechamps en entrevue entre Wise et Green sont assez foireux au point d'être artificielles, comme si Green n'était pas dans la même pièce que Wise. En plus, Green n'est pas un acteur, il joue mal alors tout le côté documentaire prend encore une fois, le bord. C'est à se demander pourquoi Green à décidé de jouer son propre rôle puisqu'on ne le connait pas, un meilleur acteur aurait suffit mais d'un autre côté, pour les besoins du documentaires autant utiliser Green mais prendre un acteur inconnu dans le rôle de Wise. Ou mieux encore, laisser Wise jouer lui-même plutôt qu'un rôle de docteur dont les intentions ne sont pas claires, et ainsi accentuer le côté humoristique en nous faisant croire que Ray Wise à des hobbies de marde comme celui d'aller nourrir des monstre dans un bois la nuit.  Jusqu'à maintenant, le film ne fonctionne pas très bien à cause du mauvais traitement documentaire. Green gagne des point en essayant d 'amalgamer le found footage et le documentaire pour en faire quelque chose de neuf mais il rate complètement son coup en nous offrant ni horreur, ni comédie, ni suspense, ni logique. Puis, le personnage de Wise devient extrêment contradictoire ne laissant pas Green filmer les monstres pour ne pas qu'il s'aperçoive du lien entre Wise et ceux-ci. Mais Green qui joue mal, se retrouve dans des situations où il doit montrer les monstres qu'il a filmer à son monteur et à d'autres acteurs (Kane Hodder par exemple) et tout le monde croit qu'il s'agit du nouveau film d'Adam Green. La ligne entre réalité et fiction se veut embrouillée mais cette partie du film ne fonctionne pas puisque tout le monde joue faux et que l'humour ne fonctionne pas. Tout devient surexpliqué comme si Green avait écrit le film au fur et à mesure qu'il avancait son montage. Alors on sait très bien où tout ça s'en va : Green se retrouvera à se filmer combattre des monstres pour prouver qu'ils existent. Toute cette intrigue est amusante mais le film est ralentit par de la surexplication, une mauvaise connaisance des codes du documentaire, un rythme qui va à l'encontre du film, une conclusion ratée qui oublie sa propre logique... Parce qu'au delà de tous ses défauts, Digging Up The Marrow capte l'attention mais sa finale est tellement à l'encontre du film qu'il est facile de s'imaginer que Green ne savait pas comment terminer son film. Je dois dire que les monstres sont subliment, les effets spéciaux sont magiques mais on ne les voit que trop peu.


Annabelle : Annabelle c'est, parait-il, une sorte de pseudo-spinoff à The Conjuring. The Conjuring se passe dans les années 1970, alors Annabelle à été écrit comme un scénario d'horreur des années 1970.  Il y a donc un prêtre très dévoué, une afro-américaine de service, genre de gentille voisine qui meurt, des enfants pas gentils qui dessinent des choses effrayantes avec des crayons de cires, un landeau qui se fait frapper par un gros camion qui roule très vite, tsé des trucs efficaces lorsque bien exploités mais complètement débiles quand on les met ensemble back to back dans un scénario forcé.


Death Bed :  The Bed That Eats : Tout est dans le titre je crois. Possiblement que le réalisateur croyait nous faire peur avec cette histoire de lit possédé qui fait fondre des gens (c'est donc un lit d'eau, le titre est trompeur, il aurait du être Water Death Bed : The Bed That Melt You If You Get Trapped In It) .  George Barry, le réalisateur croit que de tourner autour du lit avec sa caméra donne un impression de peur et de danger alors que le lit n'a rien d'épeurant et un meilleur directeur artistique aurait pu sauver la mise en ajoutant je sais pas, un rideau, ou un oreiller rouge. Toujours est-il que le lit, ce fameux lit qui fait fondre les gens de façon machiavélique, et bien ce lit, est risible, tout comme le film d'ailleurs.  J'ai retenu deux scènes incroyables 1)une femme se fait manger par le lit, mais réussi à sortir. Ses jambes sont maintenant inutilisables puisqu'elle sont pleine de peinture rouge. Elle tente de s'évader en rampant mais la scène est interminable, c'est presque plus long sinon beaucoup plus long que la scène où DiCaprio  rampe dans Wolf Of Wall Street.  2)Un des protagoniste en a évidemment ras-le-pompom de ce lit alors il décide tout simplement de le poignarder. Ses mains passe à travers (c'est un lit d'eau tsé)et sa peau fond lui laissant les mains aux os. Il s'adosse au mur, un peu triste que ses mains soient maintenant squelletiques et vont surement tomber en morceaux, lui qui avait de si belles mains. Il ne crie pas, ne pleure pas, il est juste décu, un peu. Regardant l'horizon.  Se disant, si mon idée de poignarder avait fonctionné j'aurais encore des mains. Mais non, je n'en ai plus. 


Creep Van : Creep Van à un bon titre et de très bons effets spéciaux mais bordel que les acteurs sont mauvais et la mise en scène aussi.  Les moments de suspense sont complètement foireux et bâclés (il faut voir la scène d'ouverture)et ce qui n'aide pas est le côté humoristique qui donne un impression de film tourné n'importe comment. La finale est à mourir de rire tant elle est cliché et ne tient aucunement la route. On comprend les intention du réalisateur mais soit il n'a pas le talent de ses ambitions où il n'a pas de talent scénaristique tant sa finale n'a pas rapport dans le film.


War Dogs : Je dois dire d'entré de jeu que je n'ai pas payé pour voir War Dogs, je l'ai piraté comme un salopard car je ne crois pas que Todd Philipps mérite mes 12$ pour voir ses films au cinéma. J'ai vu tous ses films au cinéma et pas un ne m'a plu ou ne m'a fait rire sauf ses 2 documentaires Frat House et Hated qui sont ses 2 premiers films, autant dire que depuis son saut vers le film de fiction, Philipps m'apparait plus comme un douche bag avec ses "films de bros" que comme un génie de la comédie. Bref, au-delà de mon opinion vraiment tranchant à l'égard d'un réalisateur pseudo-moyen, je dois avouer que War Dogs est le 12$ le mieux économisé depuis fort longtemps.  La bande-annonce est très trompeuse, non pas que Jonah Hill ne joue pas dans le film mais elle est monté à l'envers, nous montrant, 2 petites frappes réussissant le coup du siècle avec le gouvernement américain alors que ce contrat arrive après environ 70 minutes. les 40 premières de celles-ci servant à nous montrer la bro-itude de nos 2 anti-héros.  Les minutes suivant le fameux contrat sont d'ailleurs beaucoup moins "comédiques". Il y a une histoire intéressante dans War Dogs sur le rêve américain et sur l'appât du gain et sur les magouilles gouvernementales mais on ne voit rien de tout ça. Philipps croit plutôt que la comédie vient ailleurs, la comédie selon Philipps réside dans le fumage de pot et les ralentits où Hill tire avec un Ak-47 sur du Pink Floyd ou même des apparitions de Bono en marchand d'armes.  Je vais probablement avoir l'air sexiste mais Ana De Armas est beaucoup trop belle pour être crédible dans le rôle de la copine de Miles Teller. C'est peut-être dû au fait qu'elle a le rôle de la copine de service un peu poche, un peu névrosée ou dû au fait que Miles Teller est laid.


Predestination : Je n'ai jamais lu la nouvelle qui a inspiré le film, paraitrait-il que c'est un classique de la sci-fi qui est débattu depuis au moins 30 ans parce que dès qu'il est question de voyage dans le temps tout devient discutable surtout la portion où l'on doit chercher le début du loop intra (ou extra) temporel, celui qui sert de base pour avoir une temporalité unique, quelque chose qui permet d'avoir une loop parfaite. J'attendais tellement le début des voyages spaciaux-temporels que je ne portais pas trop attention aux détails du film si bien qu'après 57 minutes, lors du premier voyage vers le passé j'avais oublié les subtilités que je n'avais pas écouté et j'avoue avoir été agréablement surpris par ce film de voyages dans le temps qui n'en comporte pas vraiment.  Aux dires de plusieurs le film est extrêmement prévisible mais je ne crois pas que ce soit le but du film d'être imprévisible mais plutôt de nous servir le plus gros trip narcissique jamais filmé.                                                                                                   




Wednesday, August 10, 2016

Reflexions sur de la cinématographication


All Cheerleaders Die 2001 : Tourné en vidéo, All Cheerleaders Die est une triste réalisation amateure surtout dans sa première partie où les acteurs jouent mal et l'action est incompréhensible pour l'oeil humain. Heureusement ça s'améliore, de peu, dans la seconde partie ou les scènes de carnages nous rappellent un peu le Bagman de RKS.  C'est un peu comme si le réalisateur (Lucky McKee qui a fait beaucoup mieux par la suite) s'était amélioré entre les deux parties de son film.


All Cheerleaders Die 2013 : Ouain, bon, c'est un peu la même chose mais avec du budget. Tout est beaucoup mieux mais pas tant au niveau de l'intrigue, je dirais que McKee essaie de justifier un côté Girl Power après que son film précédent The Woman fut décrié comme misogyne et que l'original avait un p'tit côté on violente-des-filles-mais-c'est-pas-grave-parce-qu'elles-se-vengent-alors-on-a-le-droit-d'avoir-l'air-sexiste.


Samourai Cop :  Possiblement un des meilleurs films "Tellement-mauvais-qu'il-est-un-chef-d'oeuvre", Samourai Cop est un réel divertissement dans la plus pure tradition du cinéma de pauvre :  des fusillades où le champs/contre-champs n'ont pas été filmés le même jour, des cascades dignes d'une culbute dans le gazon comme quand tu avais 6 ans, des chorégraphies de combats où l'on peut voir les acteurs compter leur pas, des combats qui changent de lieu à chaque plan, une scène de sexe inutile et complètement gratuite, des gros plans d'acteurs qui cafouillent, des poursuites de voiture incompréhensibles, un acteur avec une perruque qui change d'un plan à l'autre, une colorisation déficiente, un montage approximatif et j'en passe.


Superstition : Un petit bijou oublié des années du slasher (même si le film est plus du côté surnaturo-satanico-sorcière que du tueur masqué), Superstition est une petite surprise. Pas trop mal joué, bien monté mais surtout inventif du côté des meurtres et de leur mise-en-scène pour un film au si petit budget, Superstition est le genre de film qui mérite un meilleur sort quand vient le temps de faire des top 10 et des top 20 des meilleurs slashers des 1980.


King Dave : J'ai bien l'impression qu'au-delà de la forme (un plan séquence d'environ 90 minutes) King Dave n'est pas grand chose. Oui c'est techniquement sublime et c'est tout un défi de faire un film en un plan-séquence et bla, bla, bla(de mémoire 7e film à l'avoir fait (Timecode, PVC-1The Russian Ark, The Circle, La Casa Muda et Victoria) mais sinon, rien. C'est que Podz aime bien ces "petits défis techniques" le problème c'est que le monsieur n'a pas grand chose à dire. Pas plus qu'il ne peut justifier l'emploi du plan-séquence dans son film mis à part parce qu'il s'agit de l'adaptation d'une pièce de théâtre monologuée. Je vois très mal en quoi on peut justifier le plan-séquence dans King Dave sauf pour se péter les bretelles de l'avoir fait. Si par exemple Scorsese l'avait fait pour After Hours, j'aurais compris l'idée qu'il s'agit d'une nuit éprouvante dans la vie du protagoniste mais ici tout se déroule en quelques jours voir quelques semaines alors le marasme dans lequel Dave s'enfonce ne se fait pas en l'espace d'un instant pas plus que les déplacements d'un lieu à l'autre ne se font en une heure de marche. L'idée du plan-séquence devient donc pour moi superflu d'un point de vue narratif. Il ne reste que la prouesse technique pour le justifier et quand la technique est plus importante que l'histoire, on a un film raté. Si au moins Podz voulait nous dire quelque chose avec King Dave ce serait déjà pardonnable mais comme le film ne dit rien (il croit dire quelque chose, avoir un propos mais encore une fois la technique efface tout). Je croyais qu'Alexandre Goyette allait gâcher le film puisque je le trouve assez médiocre comme acteur (dans mon top 3 des pires au Québec juste après Eric Bruneau et Stéphane Gagnon)mais voilà qu'il livre une prestation remarquable, il habite tout simplement ce roi Dave (il faut dire qu'il a écrit la pièce). Seul bémol, il est trop vieux pour jouer le rôle. On peut défendre le choix en disant que le Dave plus vieux, porte un regard sur la vie de Dave jeune mais le procédé ne fonctionne pas, du moins pas pour moi. au théâtre on peut se permettre ce procédé, au cinéma aussi d'ailleurs (voir Suture par exemple) mais dans le film de Podz, il est très difficile de voir Goyette en jeune homme de 20 ans. Peut-être parce que la scène d'ouverture explique mal ce qu'elle veut nous dire ou peut-être parce que Goyette est entouré d'actrices plus jeune que lui et que la différence d'âge se fait sentir (le flirt d'une fille de 20 ans pour un gars de presque 40 même s'il joue le thug de 20 ans parait plus gauche qu'efficace). Est-ce que Podz aurait dû choisir un autre acteur, je ne crois pas. Est-ce qu'il aurait dû choisir d'autres actrices, je ne crois pas non plus. Je crois que s'il avait tout simplement peaufiné sa mise en scène plutôt que de faire de l'esbrouffe le spectateur se serait beaucoup plus investit dans la descente de Dave plutôt que de le regarder et se dire "mais comment ils ont réussi à faire passer la caméra d'une chambre d'hôtel à une rue de banlieue?"


Rosemary's Baby :  Une relecture du roman d'Ira Levin qui ne peut échapper aux comparaisons du film de Polanski. En fait il s'agit plutôt d'une relecture plus longue (3 heures) où tout y est sensiblement pareil.  On a seulement dévellopé les relations entre les différents personnages  et appuyé leurs faiblesses (surtout le personnage de Guy qui au-delà de son côté carriériste, on découvre un homme pas prêt pour la paternité mais pas prêt pour les rituels sataniques non plus). Loin d'être un désastre comme pouvait l'être la version télé de The Shining ou Carrie, Rosemary's Baby s'écoute plutôt bien malgré le fait que l'on connait tous son dénouement.


Un village presque parfait : Remake français de La Grande séduction, Un village presque parfait est en fait une version sur le pilote automatique du film québécois. Le film est identique mais sans âme, sans vie, les blagues et les situation n'ont même pas été actualisées ou francisées, tout est tel quel, mais mou. Je n'ai pas tant souvenir avoir aimé l'original mais je me rappelle y avoir apprécié le côté sympathique et la chimie de tout les acteurs. Ici, tout est artificiel. Rien de catastrophique, juste un peu trop ronflant.


Sabotage : On a souvent l'impression que les films de David Ayer (ceux qu'il réalise) ont été charcuté au montage. Sabotage de fait pas exception. La prémisse s'enfile sans aucune logique et il y a beaucoup trop de personnages oubliés ou inutiles comme si on avait coupé des scènes qui pourraient nous faire découvrir leur fonction. Il en résulte que le suspense est inexistant et que la révélation finale arrive de nul part sans que l'on comprenne comment les personnages en sont arrivé là. Schwarzenegger est un mauvais choix pour le personnage principal (on y croit juste pas, pas parce qu'Arnie ne sait pas jouer mais parce que son physique musclé est inadéquat pour son rôle et son accent non plus(donc, il ne sait pas jouer)). Il reste que l'action est au rendez-vous et que le film est sanglant mais ce n'est pas assez pour nous garder en haleine et nous faire oublier que le film ne fait aucun sens. (Après vérification, le film fut coupé au montage de 60 minutes).


Discopathe : Discopathe est une rare incursion dans le cinéma d'horreur québécois. Il est une déception par rapport à ce qu'on est habitué de voir venant de Renaud Gauthier. Son amour des 70's et de la série B lui a donné quelques petits chef-d'oeuvres de court-métrage mais il semblerait que le passage au long lui ai enlevé de son originalité, de sa vision. Ou peut-être que c'est moi qui voyait en Gauthier un Guy Maddin québécois, un cinéaste disjoncté qui s'amusait avec le look 70's comme Maddin s'amuse avec les codes du muet.  Si Discopathe avait été fait au début des années 1980 il serait possiblement un petit bijou oublié du slasher en VHS mais comme il à été produit en 2015, l'excuse des mauvais acteurs est caduque. Comme le film ne se prend pas au sérieux mais fut filmé avec sérieux (il y a une grande différence entre les deux et c'est tout à l'honneur de Discopathe)il est inacceptable que les acteurs soient aussi mauvais (sauf Mathieu Lepage et Sandrine Bisson qui sont très bons). Il y a peu de meurtre mais ils sont surprennement sanglant. N'empêche que pour un film qui ne se veut pas sérieux, Discopathe manque cruellement d'humour. 


Funkytown : Funkytown est une film québécois dispendieux dont l'argent à été mis dans les décors, les costumes et la reconstitution d'époque. L'argent n'a malheureusement pas été mis dans un bon scénario ou du moins un scénario intéressant. Sorte de film chorale se déroulant à l'époque disco montréalaise, Funkytown nous sert des personnages aux destins dont on se contrecrisse, un peu parce que leur situation sont clichés et un peu parce que les enjeux sont en surfaces nous empêchant de nous investir. Funkytown essaie beaucoup d'être Boogie Nights mais jamais on ne s'attache aux personnages et c'est ce qui est dommage parce que le film mérite beaucoup mieux. 


Cobain : Montage of Heck : Kurt Cobain est possiblement la personnalité publique dont on prête le plus d'intentions fausses. Tout le monde semble avoir une opinion sur lui et sur son rôle dans la post-modernité musicale du rock n' roll. Personnellement j'en ai rien à foutre de Cobain. Je n'ai jamais entendu Bleach. Nevermind est un chef-d'oeuvre qui surprend par son intemporalité autant maintenant qu'en 1991 lorsque je me suis procuré l'album en cassette. In Utero est tant qu'à lui une continuité beaucoup moins rock que son prédécesseur. Voilà. Donc Cobain aura en 3 albums seulement, laissé un tas d'interrogations pour les jeunes de ma génération qui se sont identifié à lui pour une raison que j'ignore. Et puis après? Loin de moi l'idée de dire que Cobain n'avait pas de talent mais je crois qu'il était un manipulateur qui désirait plus fort que tout la gloire et la richesse, choses dont on dit qu'il ne voulait pas et qui l'auraient mené à son suicide (meurtre?). Je crois que les gens de ma génération essaie de le mettre sur un piédestal qu'il ne mérite pas vraiment car je crois que sa monté vers la gloire fut calculé de toute pièce par lui. Il entretenait son propre mythe pour nous faire croire qu'il était malade, qu'il dormait sous les ponts puisque sans le sous et que tout cela lui aurait donné du matériel pour écrire ses chansons hargneuses. Soit. Si Cobain avait percé 15 ans plus tard il s'y aurait pris autrement pour en venir à ses fins : selfies, dick picks, youtube, twitter, etc... Bref, tout ça pour dire que je ne vénère pas Cobain qu'il soit mort est triste mais ne change rien à ma vie, je ne crois par contre pas à la théorie du suicide, je crois sincèrement qu'il fut assassiné. Mais tout ça ne change strictement rien à mon appréciation de Nirvana, ma haine de Dave Grohl, mes écoutes répétées de Nervermind sur mon Walkman dans ma douce adolescence, mes souvenirs d'avoir vu en direct à MTV Krist Novoselic lancer sa basse dans les airs pour la recevoir en pleine gueule.
Mes souvenirs de Nirvana vont rester cela, des souvenirs que Cobain soit mort ou non, que le groupe se soit dissout ou non, il n'y a pas de différence entre les deux pour moi. Cobain n'est pas mort pour nos péchés, GG Allin non plus. Mon point est que quand on finit par idolâtrer un peu trop quelqu'un, un artiste ou je ne sais trop, on ne peut qu'être déçu par leur véritable personnalité. Quitte à leur inventer des intentions qui sont nobles à nos yeux mais qui n'ont rien à voir avec qui ils sont. Tout ça pour dire que Montage of Heck n'existe que pour les fans fini qui croient que Cobain est une sorte de Jésus punk rocker qui pouvait marcher sur l'eau. Montage of Heck est 150 minutes biaisées qui ne nous apprend pas grand chose mais dont les fans finis vont boire tout les dialogues sans jamais relativiser. Et c'est cela qui est triste quand on idolâtre un personnage un peu trop fortement, on ne prend pas de recul.


Ghostbusters : Ghosbusters 2016 est ce que je peux considérer comme un remake réussi puisqu'il reprend le canevas de base de l'original et il y améliore ses faiblesses. C'est à ça que devrait servir un remake, soit d'améliorer l'original ou le moderniser non pas d'un point de vue technique mais socio-politico-actualiso-machin, ce que Ghosbusters 2016 fait en remplaçant les 4 hommes (3 et demi puisqu'Ernie Hudson apparait après 67 minutes et parle 3 fois)de l'original pour 4 femmes démontrant qu'en 2016, les femmes aussi sont attirées par les sciences et peuvent kicker des culs de fantômes. (en fait les femmes sont aussi bonnes sinon plus que les hommes dans plusieurs domaines et ce depuis longtemps mais il semblerait que kicker des culs de fantômes soit quelque chose d'inacceptable aux yeux des internautes si on se fit aux réactions de la 1ere bande-annonce du film et du fiel déversé). Bref, sans être un grand film, ce que l'original n'était pas de toute façon, Ghosbusters 2016 souffre des comparaisons au film de Reitman et le scénario est peut-être un peu trop bon enfant, n'empêche qu'il est un divertissement honnête et sans prétention.  On se demande en cours de route pourquoi Bill Murray à refusé de jouer dans Ghosbusters 3 alors qu'il n'a pas hésité de tenir un rôle dans celui-ci.


Metal Skin : Geoffrey Wright n'a pas fait beaucoup de film mais chaque fois il nous a fait découvrir un acteur australien de talent que ce soit Noah Taylor dans Lover Boy ou Russel Crowe dans Romper Stomper ou Sam Huntington dans son adaptation post-moderne de Macbeth, Wright a un talent pour dénicher du talent.  Juste avant son aventure désastreuse aux USA (son film Cherry Falls fut charcuté et mis sur les tablettes quelques temps)il avait avec Metal Skin, offert au monde entier le talent de Ben Mendelsohn. C'est que, on ne voit que lui dans ce wanna be film de courses de voitures. Je dit wanna be parce que l'environnement dans lequel les personnages évoluent nous importe peu, c'est l'interaction entre eux qui est mis de l'avant. En fait, c'est un peu comme un remake de Romper Stomper mais dans un contexte autre que celui des néo-nazis australiens.  C'est un peu aussi une version ado désabusé de son futur Macbeth. Comme quoi Wright nous refait peut-être chaque fois le même film, tout en nous donnant l'impression que rien n'est semblable.


Les Bonbons rouges : Les Bonbons rouges c'est un trop long moyen métrage québécois qui aurait pu avoir une durée de 11 minutes mais qui sur 44 minutes parait en avoir 33 de trop. On reconnait les intentions mais jamais ô grand jamais on reconnait la façon de s'y prendre pour nous raconter ce sketch étiré beaucoup trop longtemps et joué de façon embarrassante par des non-acteurs qui finissent par nous achever ainsi que notre patience. D'autant plus que les multiples clins d'oeil en forme d'hommage à des classiques du cinéma d'horreur devient lassant. Le film continue ad nauseam à nous montrer des affiches et des t-shirts et des figurines de films meilleurs que celui-ci jusqu'à ce que ce ne soit plus drôle. Un moment donné, on a compris que le réalisateur est un fan de films d'horreur mais pourrait-il aussi être un fan de films tout court et s'attarder à sa mise en scène, son scénario et ses acteurs?


Necrophile Passion : À 52 minutes, la seule chose positive que l'on peut dire sur Necrophile Passion c'est qu'il est court ce film. Mais même sous les 60 minutes,  Necrophile Passion est ennuyant à mourir et parait plus long. Pas tant plus long mais juste assez pour regarder sa montre 38 fois dans les 30 dernière minutes. Le problème avec ce genre de film c'est qu'une fois que l'on comprend qu'il s'agit d'un pseudo-hommage à Necromantik (ça prend environ une seule lecture du titre pour s'en apercevoir) il ne se passe plus rien d'intéressant. Non pas que Necromantik soit un ultime chef-d'oeuvre qui ne peut être imité, c'est seulement que tout les films qui s'en inspirent finissent par être identique par manque d'ambition et/ou d'originalité. Comme c'est souvent le cas dans ce genre de film (le genre où un personnage viole un cadavre), les acteurs sont très mauvais. Je peux comprendre que ce ne sont pas des professionnels, que le réalisateur s'est probablement dit que comme il n'y a pas de dialogue, ce n'est pas bien grave si mon meilleur ami y joue le rôle principal. C'est en fait tout le contraire, moins il y a de dialogue, plus l'acteur doit faire passer les émotions par son visage et son corps. Si ton acteur n'est pas bon, comme dans Necrophile Passion, par exemple, il a juste l'air con à essayer de mettre sa quéquette molle dans un vagin putréfié.


Navy Seals VS Zombies : On est rendu là!

MILFS VS Zombies : Non, on est rendu là!


Robocop Alpha Commando : J'ai toujours pensé que Robocop 3 avait tué Robocop. C'était avant que je vois Robocop : Alpha Commando. 40 épisodes en dessins animés où Robocop ressemble à Inspector Gagdet et où la chanson thème est le mot  "Robocop" répété 150 fois. Il y a même un chien robot un peu poche (Robocop le flatte comme s'il était en vraie fourrure de chien)et une partenaire un peu punk parce que tsé, le futur. Il se passe toute sorte d'affaire dont on se contrecrisse avec des méchants au look loufoque. Robocop peut sauter et faire des culbutes. C'est capoté!


Going Clear :  Heureusement que les gens qui viennent chez moi ne s'attardent pas trop à regarder dans mes bibliothèques parce qu'ils verraient que je possède 9 ou 10 livres sur la scientologie (je suis même déjà allé passer le fameux test Teta-machin, mais comme je l'ai passé à Hollywood, ça donne un côté glamour à mon anecdote). Dans ces 9-10 livres il y a le très exceptionnel Going Clear de Lawrence Wright celui qui sert de base à ce documentaire du même nom.  Going Clear est à voir pour tout ceux qui s'intéressent aux sectes et autres stupidités du genre. Le seul bémol de ce documentaire est qu'il ne va pas assez loin. Je recommande donc après l'écoute de ce film, de lire le livre et ensuite voir le sublime The Master de Paul Thomas Anderson. Ça fait une grosse soirée, je sais mais vous en sortirez grandi!










Thursday, November 5, 2015

Réflexions sur de la cinématographications


Après une absence d'environ 6 mois pour cause de 1)je n'avais plus accès à mon blog et 2)on m'a fortement dérouragé d'écrire dans la vie prétextant mon manque de 1)talent et 2)d'humour, me voici donc de retour. C'est possiblement le retour que vous attendiez le moins dans votre vie et je comprends, parce que si j'étais vous, je m'attendrais à tout sauf ça.


Creepozoids : Un film de David DeCoteau est synomyme de plein de jeunes hommes torse nu pour des raisons louches. Bien que Creepozoids ait une durée de 72 minutes et un seul décors, le film parait plus long. Beaucoup plus long. Des effets spéciaux amateurs, un costume de monstre en caoutchouc, des éclairages approximatifs font de Creepozoids un plaisir coupable.  


Without Warning : Without Warning c'est le genre de film de sci-fi/horreur terriblement terrible sortie au début des années 1980 et qui fut rapidement oublié. C'est également le genre de film que j'ai vu étant plus jeune, il y a 20 ans. Ce qui est frustrant c'est qu'il m'a fallu  87 minutes pour finalement m'en souvenir alors que le film n'en dure que 90. C'est à se point mémorable. Tout au long du film je me disais : Mon Dieu mais je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi mauvais. C'était faux puisque j'avais déjà vu le film....  


The Agression Scale : Je dois admettre que The Aggression Scale m'a divertit. Le film est loin d'être parfait et devient plus ridicule à mesure qu'il avance mais l'énergie de la mise en scène, les cadrages  ainsi que la tronche des acteurs donnent au film un p'tit quelque chose de plus que les films du genre omettent. Sorte de Home Alone extrêmement violent, The Aggression Scale sait doser sa violence pour la rendre réaliste aux situations dans lesquelles se trouvent les protagonistes plutôt que le contraire. Le film n'a rien de prétentieux ni de "tongue-in-cheek" souvent associé à ce genre de film. Un film sérieux fait avec sérieux, peut plus souvent qu'autrement nous faire oublier ses lacunes.


The Beast Within : Dans ma tendre jeunesse où j'ai loué à peu près tout les films d'horreur du club vidéo du coin, je me souviens très bien de The Beast Within, on m'avait parlé de la scène de transformation qui rivalisait avec celle de The Howling et An American Werewolf In London.  Je n'avais par contre, jamais loué le film. Aussi bien profiter de sa sortie Blu-Ray pour me permettre une petite écoute. The Beast Within est basé sur un roman que je ne lirais jamais. Le film est saccadé au point où l'histoire n'a presque pas de sens, passant du passé au présent, d'un personnage à un autre sans qu'on ne comprenne trop qui joue quoi et pourquoi. C'est un peu une version poche de Xtro ou la scène de transformation perd tout de sa superbe dans un transfert HD où l'on voit tout les maquillages. Bref, The Howling peut se tenir tranquille, on est pas près de lui enlever le titre de la meilleure transformation en loup-garou (merci Rob Bottin (et non je ne suis pas un fan de An American Werewolf in London))


Footsteps : Avant Merantau et The Raid et surtout The Raid 2, Gareth Evans a commis un crime sur pellicule (en fait c'est tourné dans un mini DV tout croche) Footsteps.  Parce qu'il faut bien commencer quelque part je me dis que Footsteps est plus un essaie scolaire/amateur/film famillial qu'un vrai film. L'idée du film n'est pas innovatrice (un dude se filme en train de battre des sans abris dans le métro ou quelque chose comme ça) mais dans les mains d'un réalisateur chevronné., ça aurait pu être quelque chose de très bien. C'est à se demander comment Evans à pu réaliser The Raid tant ce Footsteps est désolant. On ne voit en rien la touche d'un futur metteur en scène.  Les cadrages et la mise en scène sont approximatifs et les acteurs sont tous terribles. On ne va nul part avec l'idée si bien qu'on a souvent l'impression qu'il s'agit d'un court métrage étiré inutilement sur 80 longues minutes. Un rare exemple où le réalisateur à su non seulement se racheter par la suite mais se réinventer complètement.


Masks : Masks est un espèce d'hommage aux giallos plus particulièrement ceux d'Argento mais dans un film qui rapelle Stage Fright de Soavi et sans aucun style particulier. Les meurtres rapellent ceux des films d'Argento sauf que les personnages réagissent comme des imbéciles soit en criant ou en ne réagissant pas du tout en fait, ce qui donne un côté un peu raté et fait de Masks un slasher bidon comme tant d'autres. Loin de moi l'idée de dire que Masks est terrible en fait il est plutôt écoutable et possiblement un des moins pire que j'ai vu depuis longtemps  mais pour un hommage au giallo je préfère Amer.


We Jam Econo : De tout les documentaires musicaux que j'ai écouté dernièrement, We Jam Econo est sans l'ombre d'un doute le meilleur. Le film tournée dans les années 2000 contient plusieurs images d'archives des Minutemen en spectacle en plus d'une tonne d'entretiens filmés durant les années 1980 quand D. boon était encore vivant.  Mike Watt retourne sur les lieux où lui sa bande ont joué, enregistré et/ou habité. Le documentaire laisse la place à plusieurs intervenants (les mêmes que d'habitude (Ian Mackaye, Henry Rollins, etc) mais cette fois ils ne radotent pas les mêmes trucs). Sans en apprendre des tonnes sur le mouvement DIY ou sur les Minutement ou le courant punk des année 1980, la grosse force de We Jam Econo est son côté nostalgique très touchant même pour un inculte dans le domaine. Le gros bémol c'est que la réalisation est assez amateur (des zooms in sur les intervenants pendant qu'ils parlent = non!).  


American Hardcore : American Hardcore est un documentaire assez moche sur la musique punk aggressive des années 1980. Le problème c'est que la réalisation molle et le mixe sonore déficient donne un côté amateur cheap au film. Ce n'est pas tellement un problème dans un documentaire surtout quand le sujet est intéressant. Mais voilà, bien que le sujet soit intéressant, le film est complètement inintéressant et comme on traite d'un sujet très vaste le film se perd en cours de route. C'est que plusieurs joueurs clés de la scène n'ont pas voulu y participer parce qu'ils avaient un problème avec le réalisateur alors celui-ci à du faire avec ce qu'il avait sous la main sans jamais mentionner les pièces manquantes rendant le tout un peu foireux et créant ainsi du révisionisme musical.


Scarce : Scarce c'est un peu comme Wrong turn 9 ou Motel Hell 4, un film qu'on a vu plusieurs, plusieurs fois avant sans jamais être tomber véritablement sur une bonne version du genre. Scarce est un peu plus gore que la moyenne mais pas moins con.  En plus, c'est canadien! 


Scalene : Scalène est, on le sait tous, un triangle à trois côtés différents mais scalène en japonais se traduit probablement par Rashomon car Scalène raconte une histoire en 3 points de vue différents. Le sujet est délicat : un ado handicappé est accusé du viol d'une fille du voisinage. Les personnages sont détestables non pas qu'ils soient dignes de Jersey Shore mais plutôt parce qu'ils viennent d'une classe sociale pauvre, une classe sociale qui tente de survivre et etc... Évidemment il y a quelque chose de caricatural mais le réalisateur ne traite jamais ses personnages de haut et c'est sa plus grande qualité. Le problème outre le budget modeste est que la réalisation est prétentieuse. Tout est extrêmement approximatif non pas par manque de budget mais tout simplement parce qu'elle tente d'imiter quelque chose de mieux. On comprend ce que le réalisateur à voulu faire mais c'est souvent 1)inutile et 2)trop imparfait pour vouloir finalement dire quelque chose. Il s'agit plus d'un manque de vision et de talent(c'est son premier film) que d'un manque de moyen.  Raté.


Pawn Shop Chronicles : Dans un monde idéal Wayne Kramer tournerait ce genre de film un peu cartoonesque et inutile et Paul Walker (RIP) y jouerait ses meilleurs rôles. Mais voilà, nous ne sommes pas dans un monde idéal, Paul Walker(RIP) est décédé et Wayne Kramer devra faire mieux. Bien que Pawn shop Chronicles soit plus amusant et réussie que Smokin' Aces (film avec lequel il partage un goût pour la violence cartoonesque et les personnages caricaturaux) il n'en demeure pas moins qu'on a plus l'impression d'un sous-Tarantino, réussi certes, mais 15 ans trop tard. C'est qu'on en a vu des Things To Do In Denver When You're Dead pour rééellement croire que Pawn Shop Chronicles est plus original. Mais comme j'ai mentionné plus haut Wayne Kramer a du talent, il n'a pas l'égo de Joe Carnahan et il a beaucoup plus de style. dommage qu'il s'adonne à faire des films qui ne font pas rire beaucoup de gens à part peut-être Paul Walker (RIP).


Soft For Digging : Soft For Digging vaut vraiment une écoute. Il se peut que vous détestiez le film mais il aura au moins réussi à ne pas vous rendre indifférent. Un film sans dialogue où un vieillard en robe de chambre part à la recherche de son chat dans la forêt derrière chez lui est plutôt intrigant. Soft For Digging est un film au micro-budget où le réalisateur à soigné sa mise en scène, sa direction photo et son ambiance. Loin d'être prétentieux, le film est un objet étrange et intéressant comme il s'en fait peu.


Stitches : Stitches est une comédie d'horreur très gore qui malheureusement n'a pas le bon ton. Les acteurs ne sont pas bons et l'humour ne fonctionne pas. On comprend que le réalisateur ne se prend pas au sérieux mais Stitches aurait pu être possiblement un classique s'il s'était contenté d'être sérieux. On a raté une bonne occasion en ne soignant pas la mise en scène.  Évidemment le budget risible du film n'aide en rien mais comme les effets spéciaux sont extrêmement réussis et les meurtres très sanglants, la défaite du manque de budget n'est même pas une option pour excuser la paresse de la mise en scène et le manque de direction des acteurs. Dommage on aurait pu avoir un excellent slasher avec Stitches.


Summer Scars : Summer Scars est une tentative de Stand By Me mais avec un côté violent beaucoup plus développé. En fait le film veut tellement être actuel (l'intimidation des jeunes et etc...) qu'il se perd et ne va nul part assez rapidement. Comme si traiter un sujet en surface était suffisant pour ne pas avoir à expliquer quoique ce soit.


Tougher Than Leather : Possiblement le premier film Hip hop, Tougher Than Leather est par moment navrant mais demeure divertissant malgré tout. Écrit et réalisé par Rick Rubin avec l'argent qu'il a dû faire avec la popularité de son label Def Jam, Rubin se donne en plus un rôle de mafieux où le talent du producteur est plus que limité. Heureusement que Run DMC et les Beastie Boys ont plus de charisme que Rubin et rendent le film amusant. Le budget ultra-limité n'aide en rien mais les valeurs de production pour un si petit budget sont surprenante et les cadrages biscornus et les travellings donnent l'impression qu'ils ont pu influencer le travail de Hype Willians sur un film comme Belly par exemple.


The Incident : The Incident est un thriller d'horreur bien fait mais dont l'hstoire est complètement foireuse. Non pas que d'être prisonnier d'un asyle durant la nuit soit la pire des idée mais le fait que chacune des personnes qui y est internées soient des tueurs assoiffés de sang est quelque peu tiré par les cheveux. Les personnages sont loin d'être mémorable mais le suspense fonctionne bien pour un film du genre. Dommage encore une fois, que l'histoire soit tellement ridicule.


Dracula Untold : Je n'ai aucun souvenir du film sauf le fait d'y avoir aperçu Dominic Cooper prisonnier de CGI mur à mur qui y perdait son temps. On y raconte l'histoire du gars qui va devenir Dracula un jour et les raisons qui l'on poussées à accepter de commencer à sucer du sang et se transformer en chauve-souris et etc... 


Found : Found est un film qui se veut troublant, l'histoire d'un gamin victime d'intimidation  (on s'en fout) et qui se réfugit dans les films d'horreur (en VHS) pour s'apercevoir que son frère est un tueur en série ne va nul par. La morale est surligner au gros marqueur gras mais la réalisation mollassonne ainsi que des acteurs moins que convaincants finissent par nous achever assez vite. D'autant plus, que le côté moralisateur est agaçant. La scène de torture est gore mais réalisé de façon amateur et sans passion.  Les 10 dernières minutes se veulent choquantes mais comme le film est mal joué, les enjeux et le suspense nous passent 10 pieds par dessus l'occiput. 


The Battery : Je crois bien avoir vu 99% des films de zombies existant et comme il y en a 3 nouveaux par semaine ça en fait beaucoup. Beaucoup trop. Beaucoup trop parce que environ 1% d'entres eux sont dignes de mention. C'est très peu. C'est une très mauvaise moyenne, même. C'est à se demander pourquoi on continue d'en faire. Probablement parce qu'il y a des gens comme moi qui les écoutes. Malgré les imperfections, The Battery est possiblement le meilleur film de zombies depuis 28 Days Later, un film qui amène le genre ailleurs. Sans trop en faire et sans rien révolutionner, The Battery réussie à rendre la trame de l'apocalypse zombie originale. Et pourtant rien de particulier ne s'y passe. 30 minutes du films se situe à l'intérieur d'une voiture, les zombies sont quasi-absent. Bref, The Battery m'a éblouie par ces plans-séquences, sa musique, sa tension. Un bon p'tit film.


Le Vrai du Faux : Je ne suis pas quelqu'un de très intelligent ou de particulièrement futé mais je dois dire que ce Le Vrai du Faux m'a laissé complètement perplexe. Pourtant ça avait l'air si simple comme film : une comédie du gars qui a fait De Père en flic. Jamais une comédie n'aura été si peu drôle, jamais une drame n'aura si peu ému. Pourtant il s'agit d'un film d'Émile Gaudreault le gars s'y connais un peu en comédie(Le Sens de l'humour, Mambo Italiano, des films que je n'affectionne pas particulièrement). Des films qui ne nous oblige jamais à réfléchir ou a activer notre cerveau. Et là, Gaudreault nous arrive avec un semblant de simili-quelque chose de profond sur... quoi exactement? Le syndrome post-traumatique des soldats? L'état du cinéma québécois? Un compromis entre film d'art et film commercial? Toujours est-il que le canevas de base ne fonctionne aucunement. je ne sais pas dans quelle réalité habite Gaudreault mais il campe son film dans un Québec qui ressemble à Hollywood où les petites gens trippent fort sur les vedettes locales du grands écrans et où les réalisateurs de films populaires (comme Gaudreault) sont idolâtré par ces mêmes gens. Stéphane Rousseau autographie des DVD de ses films pendant un lancement d'un nouveau film, dans la scène d'ouverture. Je ne sais pas pour vous, peut-être que je suis trop casanier et n'a jamais été en mesure de me rendre sur un tapis rouge du genre mais je crois sincèrement qu'Érik Canuel ne signe pas d'autographes sur des DVD de Nez Rouge ou du Survenant pendant la première médiatique de ses films. Je suis même convaincu que 98% des québécois ne connaissent que Denis Villeneuve, Denys Arcand et Denis Héroux comme cinéastes d'ici. Gaudreault fait de la projection, je crois qu'il aimerait secrètement que les gens lui apportent des DVD de Surviving my mother pour qu'il puisse les autographier, il aimerait secrètement que les gens le reconnaissent dans la rue, que les policiers ne lui donnent pas de contravention sous prétexte qu'il a réalisé Nuit de noces et qu'il a fait partie du Groupe Sanguin. Il faut être crétin pour croire qu'un réalisateur de films à gros budget se promène en filmant avec son iphone sous prétexte de prendre des notes pour son prochain tournage. Ce genre de réalisateur a des recherchistes, des meetings de productions, des spécialistes du domaine que l'on veut explorer (ici, les soldats et le stress post-traumatique). Je ne crois pas que Michael Mann a suivi Ali pendant des semaines pour pouvoir faire Ali. Je ne crois pas que Spielberg est allé à la guerre pour tourner Saing Private Ryan. Ils ont fait leur recherche. Bref, si le film de Gaudreault représente le faux, alors le Vrai du faux est très vrai.


Live Nude Girls : Avec un titre comme Live Nude Girls on s'entend que le public cible est les hommes qui aiment la pornographie parce que Tera Patrick et Bree Olsen y jouent des danseuses et qu'à part les amateurs de porno, personne ne connait Tera Patrick et Bree Olsen. Bien sûr les amateur de Har Mar Superstar peuvent aussi être curieux puisqu'il y tient un second rôle mais au-delà des fans, Live Nude Girls est un film qui ne devrait en aucun cas être vu (sauf pour ceux qui croient que les porn stars ne peuvent être de bonnes actrices, ils seront surpris puisque Tera Patrick s'en sort très bien). Le film se situant en 1985 pour une raison que l'on ignore est filmé tout croche et sans l'aide d'un soundman compétant donc la bande audio est plutôt déficiente. Mais, dude, il y a des seins!


Fresh Meat : En tout cas, c'est pas mon film préféré... 


Macabre : Macabre est un très mauvais titre pour ce film non pas qu'il n'y ai rien de macabre mais je l'aurais titré : Carnage. Parce qu'en fait c'est ça : 90 minutes de gens qui s'entretuent de façon ultra violente pour aucune raison valable. Le film n'a aucun humour, juste une suite de tueries. Un peu comme À l'intérieur mais avec 3 fois plus de personnages donc trois fois plus de gens qui se font trucider à coups de faux, de machetes, de couteau, d'arbalète, de scie à chaine, bref des choses qui coupent. Réalisé par les Mo Brothers, Macabre est bien meilleur que leur film suivant, Killers, film qui a fait leur renommé de façon injustifié puisqu'il est assez mauvais(mais tout aussi violent). Macabre plaira aux amateurs de film violent comme Cold Fish ou Dream Home . Mais au-delà des meurtres ce film n'a rien pour lui, aucun humour, aucun but, aucun suspense juste une suite de cranes qui éclatent ou de têtes qui se font décapiter. 


Morituris : Morituris va comme suit : 3 gars en voiture embarquent deux filles qu'ils croisent sur leur chemin et se dirigent tous vers un rave ou une fête quelconque, les 3 gars veulent en fait violer les filles et c'est ce qu'ils font de façon brutale pour ensuite se faire tuer un à un par des gladiateurs zombies sorties d'outre-tombe. Les gladiateurs morts-vivants ne veulent pas nécessairement punir les violeurs pour leur action horrible, il semble qu'ils veulent seulement décapiter et empaler des gens puisque même les victimes, les 2 filles, y goûtent. Alors je suis un peu confus quand au message ou au but du film. Ce n'est pas la première fois que je l'écris mais mon manque de connaissance sur le viol collectif, en fait, le viol tout court, fait en sorte que j'ai de la difficulté à comprendre l'attrait d'un film comme celui-là, tout comme j'ai de la difficulté à comprendre l'attrait du viol en tant que divertissement. J'ai toujours l'impression que mon manque d'expérience dans le milieu du viol y est pour quelque chose, mais d'un autre côté je suis tiraillé par le fait que ça ne m'intéresse pas du tout. Parfois j'ai l'impression que c'est la faute de mes amis, j'ai l'impression qu'ils sont lâches, qu'ils ne veulent pas amener notre amitié plus loin, à l'étape suivante. Si je me fis au film, ça semble plus amusant en groupe.  Quoi de plus amusant que de voir le pénis de son ami pendant qu'un autre ami frappe une fille sans défense avec des ciseaux. Peut-être aussi que Morituris est comme un film porno pédophile : produit exclusivement pour un groupuscule de gens qui s'intéresse à ce genre de chose. Peut-être que la réponse est là, Morituris est mauvais puisque je n'y comprends pas l'attrait, parce que son sujet ne ressemble en rien à mes hobbies. Peut-être aussi que Morituris est une merde parce qu'il se sert du viol comme divertissement, en le traitant comme s'il s'agissait d'une activité amicale d'après-midi un samedi ensoleillé. 



It Follows : Bon.... It Follows. J'ai une relation amour-haine avec lui. Les critiques dithyrambiques, le succès de sa bande sonore, etc.... Mes attentes étaient élevées. Mais ma déception ne tiens pas du faits de mes attentes mais plutôt du manque incroyable de rigueur du scénario. Le film mérite ses bonnes critiques mais il demeure extrêmement frustrant. Mais je crois que les bonnes critiques viennent surtout des "gens-qui-n'aiment-pas-les-films-d'horreur-habituellement-mais-celui-ci-fuck-my-life-c'était-différent-et-très-bon", donc le film n'est pas si horrifiant ou original ou etc qu'on le dit. Peut-être que mon appréciation ou mon respect pour le film grandira si quelqu'un peut m'expliquer ou me convaincre que le film semble dire quelque chose à propos de quelque chose, mais quoi? Parce que le sous-texte du film, bien qu'il semble évident, est difficile à décoder. On peut rattacher plein de signification au film (le SIDA, la peur de la mort, devenir un adulte) mais pour chaque analogie aussi facile soit-elle, il y a une multitude de scènes dans le film qui détruit les arguments. Un film n'est pas obligé d'être une analogie sur quelque chose mais il semble que ce soit le cas ici et elles ne fonctionnent pas. C'est facile de dire que le film est à propos du SIDA mais en quoi cela fait-il du sens dans le film (on attrape la malédiction en forniquant mais on s'en débarasse en forniquant....WTF?) Peu importe l'angle, peu importe l'analogie, ça ne fonctionne pas. Pourquoi le sexe? C'est beaucoup moins efficace de planifier une partie de jambes en l'air pour donner la malédiction qu'une morsure par exemple. Si la malédiction se passait par la morsure, ça ne changerait rien au film ou aux analogies qu'on veut bien lui donner mais ce serait plus simple. Je crois que c'est ce qui rend le sous texte si difficile à décoder, c'est que les boutons que l'intrigue pousse n'affecte en rien le récit, ce qui fait que le film est meilleur si l'on n'essaie pas d'en trouver une métaphore, mais la prémisse rend l'exercice tellement ardu. De l'autre côté, si on prend le film simplement comme un film d'horreur, comme un divertissement, il y a également pleins de lacunes. Loin de moi l'idée de vouloir voir un film parfait c'est seulement que dans ce cas-ci la logique du film n'est jamais respectée, ce qui le rend encore une fois difficile à apprécier. Parce que la réalisation est sublime, la musique également et l'ambiance fait peur, ce qui est plutôt rare pour un film du genre. La partie la plus difficile d'un film d'horreur est d'effrayé ce que 98% des films du genre omettent. Cette fois c'est réussi mais la logique ne tient pas la route au point de nous déconcentrer. Plus on y pense et moins ça fonctionne. On invente des règles que l'on ne respecte pas mais dont on ignore d'où elles viennent. Pas que ce soit absolument nécessaire de voir l'origine du mal mais dans le contexte du film où on y applique des règles, oui, l'origine à de l'importance. Ces règles changent au fur et à mesure que le film avance si bien qu'on n'a pas le choix d'y porter attention et c'est là qu'elles nous déconcentrent du film et de son appréciation. Bref, je suis frustré, voilà!


Cactus Jack : Cactus Jack est un western comique pas drôle avec Arnold Schwarzenneger et Kirk Douglas. On a l'impression d'écouter un épisode interminable et minable de Benny Hill dans le far-west avec ses accélérés et sa musique débile. On a honte pour à peu près tout le monde qui a participé de près ou de loin à ce film.