Thursday, February 5, 2015

Réflexions sur de la cinématographication


Spiderbabe : Jetez un coup d'oeil à l'affiche du film. Enough said!


Suture :  Ce n'est pas quelque chose que j'écris souvent mais si vous aimez les films noirs, si vous aimez les suspenses qui sortent de l'ordinaire et si vouz n'avez jamais vu Suture, VOUS DEVEZ LE VOIR IMMÉDIATEMENT! Fuck American Sniper, Suture va vous tenir en haleine et vous faire réfléchir. Suture va vous cassez la tête pendant des jours et vous allez chercher à y comprendre le pourquoi du comment.  On ne peut pas en dire autant du film de Eastwood.  Le film n'est évidement pas pour tout les goûts mais le culot employé pour nous faire croire à cette histoire de vol d'identité tire plus de l'expérimental que d'une simple gammick mais le spectateur devra suspendre sa crédulité ou dumoins réfléchir aux raisons d'un tel stratagème. C'est un peu comme Seconds de Frankenheimer, c'est obssédant.


American Sniper : Bradley Cooper et Clint Eastwood ont travaillé fort pour nous donner cette suite à Enemy At The Gates où Cooper y joue le rôle du descendant de Vassili (son arrière petit-fils) joué par Jude Law dans le film de Jean-Jacques Annaud.  (Tant qu'à extrapoler sur l'histoire vraie de Chris Kyle...)


Taken 3 : Le premier truc qui frappe avec Taken 3 ce sont les ongles de Liam Neeson. Il a de petits ongles qui lui donnent des doigts tout potelés, aucunement des mains de bagarreur. Neeson n'a pas les mains d'un roi de la savate(je sais, une savate est un coup de pied). Le deuxième truc qui frappe avec Taken 3 c'est de voir à quel point Neeson n'est pas en forme. Il a tellement vieilli qu'il est incapable de courir et/sauter une clotture. Ce qui a pour effet de monter le film de façon tellement tarabiscoté que la rétine ne comprend jamais ce qu'il se passe. À un point tel que la rétine fini par abandonner, dire : Fuck it! et laisser le spectateur se débrouiller avec les images. La rétine dit : j'envois l'info au cerveau, mais c'est à toi de décoder, no way que je me fais chier à donner un sens à des images d'une durée de 8 frames. La rétine a raison. À quoi ça sert sauf pour masquer le fait que Neeson coure comme quelqu'un qui n'a jamais joggé de sa vie (il a les pieds en pingouin lors de la scène de jogging, alors durant les poursuites ça ne peut qu'être aussi gracieux)? Les combats son mal chorégraphiés mais tout autant frénétiquement montés (chose qu'on avait commencé à apercevoir dans Taken 2). Les gens ont beau rire de Michael Bay mais au moins on voit ce qu'il s'y passe dans ses films. Le troisième truc qui frappe avec Taken 3 c'est de s'apercevoir que Dougray Scott à mal vieilli et par le fait même on se surprend à se demander ce qu'aurait été sa carrière s'il avait accepter le rôle de Wolverine et quelle aurait été la carrière de Hugh Jackman par le fait même. C'est une pensée qui a traversé mon esprit pendant 12 secondes, ensuite j'ai été attiré par la prestation toujours débile de Forest Whitaker qui mange les bagels de la scène du crime, donc il mange une preuve. Bravo Forest! Je buvais du rhum dans le cinéma pendant le film et au moment où j'étais saoul, je pouvais encore prédire tout ce qui allait arriver, même les dialogues. Alors j'imagine que quand Luc Besson écrit ses scénarios, il le fait en consommant des quantités incroyables d'eau-de-vie.


Rottweiler : Je ne vous surprendrai pas en vous disant d'éviter ce film à tout prix. Brian Yuzna n'a jamais été super bon comme réalisateur mais depuis son exil vers l'Espagne il me semble que c'est pire encore. Lui qui est partie là-bas pour ouvrir une boite de productions où les films sont tous plus décevants et cheaps les uns que les autres. Le film ne fait aucun sens, il faut dire que la linéarité du récit n'aide en rien sa compréhension, tout est raconter dans un ordre foireux où la logique deviens inexplicable. Par contre, pour rire entre amis, Rottweiler c'est sublime. surtout avec de la mescaline.


Walk Of Shame : Elizabeth Banks est une femme sexy et drôle. Il est facile de voir qu'elle a cru bon de jouer dans ce film, que celui-ci serait drôle et amusant. On peut y déceler une touche d'humour, y comprendre l'idée mais il devient redondant très vite de traiter Banks comme une pute sur le crack, surtout quand ce n'est pas drôle la première fois et que c'est fait de façon maladroite. Walk Of Shame devient donc une comédie avec une seule blague étirée et répétée jusqu'à plus soif.  En fait , la réalisation brouillone et semi-fonctionnelle est ce qui empêche le film d'avoir le ton humoristique voulu.


Death Machine - Director's Cut : À sa sortie, Death Machine ressemblait étrangement à Hardware, il y a en seulement un des deux qui est devenu un classique. Après le succès de Blade (et l'insuccès de The Last Minute) Stephen Norrington à sortie un Director's cut de son Death Machine, une version longue qui au final, ne change pas grand chose à la version précédente. Le film est un peu un foutoir au niveau du ton voulu, jamais vraiment une comédie, jamais trop un film d'action, surement de la sci-fi mais sans trop en expliquer les enjeux futuristes, etc... Il n'en demeure pas moins que Death Machine est une lettre d'amour très geek au cinéma de genre (il faut voir le nom des personnages) et le film est monté au quart de tour. Dommage qu'on y voit pas grand chose tant les images se succèdent à un rythme d'enfer et qu'on y comprenne pas grand chose (j'ai dû voir le film au moins 6 fois dans ma vie et je n'ai jamais compris la prémisse). Possiblment le meilleur truc que Norrington a fait avant de tuer sa carrière en adaptant The League Of Extraordinary Gentlemen.


Detention : Detention est une comédie d'horreur pour ados fait par un clippeur. C'est une version cheap de Scott Pilgrim VS The World (dans son style) mais c'est tout de même un film beaucoup plus amusant que Spun de Jonas Akerlund par exemple.  Les clippeurs ont tendances à toujours vouloir en metrre plein la vue au niveau visuel sans jamais avoir de contenu. Detention, lui, se contente d'être tout simplement divertissant. Le film n'a ni queue ni tête mais il n'a aucune temps mort, et remplie de références culturelles populaires des années 1990, est sanglant, ne se prend pas au sérieux et est techniquement surchargé sans être éreintant pour la rétine. Le plus surprenant c'est qu'il a été écrit et réalisé par le dude qui nous avait donné Torque, ce stupide film de motos qui croyait rivaliser avec The Fast & The Furious mais avec Ice Cube dans un rôle à-la-Vin Diesel (comme dans XxX).  Je ne dirais pas que Detention est mon film préféré mais je voudrais bien voir plus souvent des films comme celui-ci.


The Following : Y a-t-il vraiment quelqu'un qui a adoré cette série télé? J'imagine que oui puisqu'on a fait une 2e saison et qu'une 3e verra le jour en mars prochain. Je n'ai rien contre la violence mais quand il semblerait qu'elle est la seule raison d'être d'une série télé qui ne cherche rien d'autre que de tuer le plus de gens possible, je décroche assez vite. D'autant plus que toute la procédure policière est laissée de côté alors le FBI accumule gaffes par dessus gaffes pour simplifier un scénario étiré inutilement sur 15 épisodes. Non seulement le scénario ne cherche jamais vraiment à être crédible à propos de tueurs en séries et de cultes psychotiques à-la-Charles Manson mais en plus on se fit uniquement à ce que les téléspectateurs ont comme opinions sur le sujet ce qui facilite encore plus le scénario en plus de pouvoir y ajouter gratuitement tout les clichés au genre. Ce n'est pas tant les coups de théâtre qui sont ridicule mais leur accumulation en si peu de temps, ce n'est pas tant les bavures policières qui sont ridicule mais leur accumulations en si peu de temps. Que le FBI se trompe une fois certe mais 2 fois par épisodes, ça fait un peu beaucoup trop. Je ne demande pas que tout soit parfait, que tout soit crédible mais 7% de crédibilité sur 15 épisodes par saison, c'est peu. Sans vouloir me contredire, je crois que The Following aurait fait un très bon suspense de 2h.


Devilman : Devilman, c'est...comment dire... pas très bon. Adaptation d'un manga hyperpopulaire et apprécié de tous, Devilman ne ressemble en rien à  son modèle. Un peu comme le film Super Mario Bros qui ne ressemble en rien au jeu. Ce n'est pas la première fois qu'un manga est mal adapté qu'on pense à Fist Of The North Star ou Wicked City mais Devilman, c'est autre chose. C'est un peu comme si l'on adaptait Tintin et qu'on aurait un afro-américain roux nain dans le rôle du Capitaine Haddock. C'est pas très fidèle, mettons. Si le problème n'était que là, on aurait du plaisir avec Devilman mais c'est que, voyez-vous, le film est terrible à tout les points de vue et ça, c'est pas super blood. On a parfois l'impression de visionner un jeu de PS2 tant les effets spéciaux ne sont pas spéciaux. Et parfois les CGI sont au même niveau qu'Altered Beast au Sega Genesis.


Supersonic : Supersonic c'est un peu comme une version très très très très cheap de Superman. Les effets spéciaux sont hilarants. Lorsque Supersonic vole dans les airs, on voit très bien que les angles de caméras n'ont rien à voir avec les images qui défilent sur le blue screen alors Supersonic vole en diagonale devant un décors qui va de gauche à droite. La rétine ne s'habitue jamais alors elle abandonne et laisse le spectateur se bidonner devant ce paquet d'inepties ridicules.


Kicking and Screaming : Le premier film de Noah Baumbach est comme une version moins Woody-Allen-esque du premier film de Whit Stillman, Metropolitan. En fait, les deux se complètent bien dans une soirée cinéma verbeuse.


The Victim : Après un début de carrière solide, l'acteur Michael Biehn s'est retrouvé plus souvent qu'autrement dans des films de mardes. Cette expérience lui a permis de voir que 1)il pouvait écrire des films lui aussi 2)il pouvait réaliser des films lui aussi 3)il pouvait produire des films lui aussi et 4) sa femme qu'il considère comme a)une actrice et b)une cougar pouvait jouer dans ses films et ainsi avoir 1)une carte de visite pour la carrière d'actrice de sa femme 2) tourner des scènes de sexe avec elle dans des films qu'il écrit, produit, réalise et joue. Bravo Michael! 


The Pet : The Pet est un film pseudo-choquant qui ne choque pas grace entre autre aux acteurs terribles, à une réalisation molle qui ressemble à un mauvais porno cheap et une morale complètement déstabilisante puisque le film nous montre le contraire de ce que le réalisateur veut nous dire parce qu'il n'a pas le talent pour nous le faire comprendre. Reste que les films BDSM se font rare alors celui-ci est peut-être le préféré de Jian Gomeshi.


Blackthorn : Blackthorn est un très très beau western où Sam Sheppard brille mais où pour la première fois en 15 ans, Eduardo Noriega y joue un gentil. Sans prétention, ce film mérite un visionnement.


Blood And Sex Nightmare : J'ai une petite expérience pour vous. Une fois que le DVD de Sex And Blood Nightmare est en marche, sortez prendre l'air pendant une heure (le film à une durée de 59 minutes) revenez à la maison et voilà!


Catacombs : Catacombs c'est un peu un mélange entre Shrooms et As Above So Below mais avec Shannyn Sossamon et Pink (la chanteuse faussement punk qui chante de la pop pour ados débiles). C'est le genre de film où la production à eu accès à un endroit privilégié (les catacombes de Paris) et a décidé d'y tourner un film avec un scénario de 3 lignes en pensant que l'ambiance allait avoir le dessus sur le-dit scénario. Est-ce que c'est réussi? How about no!


The Cook ; The Cook est un slasher extrêmement mauvais sauf pour les gens qui aiment voir des poitrines féminines dénudées de façon complètement gratuite. Le fillm n'a qu'un seul décors et une action, celle de tuer des filles dans une cuisine. Elles se rendent une par une dans la cuisine où le nouveau chef du dortoir féminin les assassine de façon inoriginale. Évidemment le film ne se prend pas au sérieux, on a donc droit à des blagues de lesbiennes frustrées, des références aux classiques de l'horreur et des actrices qui cabotinent, beaucoup. Le film n'a aucun intérêt si ce n'est qu'il existe, qu'une équipe à réussie à le produire et le distribuer.


In their Skin : In Their Skin est un home invasion comme The Strangers ou Funny Game ou Ils ou You're Next mais en moins bon. Moins bon parce qu'il arrive un peu après "la vague" mais moins bon surtout parce qu'il ne réserve aucune surprise, comme une peinture à numéros. Mais c'est surtout son manque de point de vue qui le rend caduque. Les acteurs font ce qu'ils peuvent avec un scénario tout ce qu'il y a de plus ordinaire puis à la toute fin on essaie d'en faire un espèce de drame familial sur le deuil et la culpabilité de façon un peu maladroite.


FreeRunner : Freerunner c'est une peu un croisement entre Yamakasi et Death Race 2000 - The Remake A Paul WS Anderson Movie for the Mentally Challenged mais en moins bon. Si il y a quelque chose de pas super bon dans la vie, c'est bien un film de Paul WS Anderson alors imaginez ce Freerunner. On a l'impression que la production s'est dit on va faire des acrobaties, du parkour mais avec des Gopro et des steadycam mais qu'au final les images n'ont pas eu le résultat espéré, donc on s'est contenté de monter ça avec des mitaines pour donner un impression de dynamisme et ainsi donner des érections aux moins de 12 ans (le seul public susceptible d'apprécier ce film). On ne croit a rien dans ce film de la prémisse aux cascades en passant par les acteurs, rien n'est crédible.


Brick Mansions : Brick Mansions est un remake de Banlieue 13 avec les dudes de Yamakasi, donc des parkour-eurs comme dans le film Freerunner.  Cette fois au lieu de Sean Farris, acteur mièvre par excellence on a droit à Paul "RIP" Walker, acteur mièvre par surexcellence. RZA, y joue le méchant de service avec tout le talent qu'on lui connait (revoyez Ong Bak 2 et applaudissez sa prestation). Depuis 2004 plus de la moitié des habitants de la planète attendaient ce remake avec impatience, le voilà enfin. Merci Luc Besson!


Ninjas VS Vampires : Suite de Ninjas VS Zombies, on peut y déceler une amélioration au niveau de la réalisation et des effets spéciaux (tentative d'effet à la Blade quand les vampires meurent)cette fois. Mais le film est terrible à tout les poits de vue. Filmé tout croche par une bandes d'amateurs qui ont cru bon y ajouter des tonnes de blagues et références à de meilleur films que celui-ci, Ninjas VS Vampires est une pure perte de temps comme il s'en fait trop souvent. À voir que seulement si vous faites partie de la famille du réalisateur.


Death Spa : Death Spa est un film idéal pour rire des costumes d'aérobies des années 1980-1990. La musique est entrainante et les éclairages aux néons rendent le tout inaccetable pour la rétine mais comme les moustaches et les cheveux crêpues ont déjà eu raison de la rétine, aussi bien écouter Death Spa jusqu'à la fin où son lot de gore peut également amuser.


Paperhouse : Paperhouse est le genre de film que j'avais complètement oublié avoir déjà vu. Ça m'a pris environ 10 minutes pour m'apercevoir que la lenteur du film me disait quelque chose. Paperhouse est un film onirico-étrange où tout les acteurs sont excellents mais où la lenteur à eu raison de moi (pour une 2e fois). Le film n'est pas sans intérêt mais je crois que le vendre comme un film d'horreur donne des attentes aux spectateurs qui ne seront jamais assouvis et il est là le problème. Un film trop peu méconnu qui mériterait une 3e écoute de ma part.




Wednesday, December 31, 2014

Mon Top 5 musical de 2014 à la dernière minute

Comme je suis à la dernière minute (ça devient une habitude), je m'amuserai à faire de petits Top5 qui n'en sont pas vraiment, dans aucun ordre précis et en utilisant que les albums que j'ai payé avec de l'argent que j'ai gagné en travaillant, contrairement à l'argent que je fais lors de recels et/ou en volant des sacoches dans des vestiaires de bars miteux. 

Je n'ai, à ma grande surprise, pas écouté tout les albums de 2014 (eh non!). J'en ai oublié quelques uns (celui des Growlers et Archie Bronson Outfit me viennent en tête) et d'autres que j'ai décidé de passer mon tour (L'album de noël de Joël Legendre (comme tout le monde)). Et comme je suis dernière minute, je ne vais aucunement expliquer mes choix.


TOP 5 - On s'excuse pour l'album précédent
1-Interpol - El Pintor  
2-Weezer - Everything Will Be Alright In The End 
3-Jenny Lewis - The Voyager 
4-Alexandre Bélliard - Légende d'un peuple Vol. 4 
5-The Rentals - Lost In Alphaville 


TOP 5 - Overhypés
1-Jack White - Lazaretto 
2-She & Him - Classics
3-Mac DeMarco - Salad Days
4-Dany Placard - Santa Maria
5-Black Keys - Turn Blue


TOP 5 - Girl Power
1-Sallie Ford - Slap Back
2-The Pack A.D. - Do Not Engage
3-Ex Hex - Rips
4-Angel Olsen - Burn Your Fire For No Witness
5-Les Hay Babies - My Homesick Heart


TOP 5 - Albums de marde ou inutiles mais surtout décevants
1-Pixies - Indy Cindy
2-Primus - The Chocolate Factory
3-Daniel Boucher - Toutte est temporaire
4-John Frusciante - Enclosure
5-Karen O - Crush Songs
6-Julian Casablancas + The Voids - Tyranny
7-Mike Doughty - Stellar Motel
8-Band Of Skulls - Himalayan
9-Hamilton Leithauser - Black Hours


TOP 5 - Du pareil au même (pas que ce soit péjoratif)
1-Stephen Malkmus & The Jicks - Wig Out At Jagbags
2-Black Lips - Underneath The Rainbow
3-We Were Promised Jetpacks - Unravelling
4-Nick Waterhouse - Holly
5-Paul Collins - Feel The Noise
6-Paws - Youth Culture Forever
7-Bass Drum Of Death - Rip This
8-Eels - The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett
9-The Fresh & Onlys - House of Spirits
10-The Fleshstones - Wheel of Talent
11-The Muffs - Whoop Dee doo
12-The Intelligence - Boredom and Terror
13-Têtes Raides - Les Terriens

TOP 5 - Je ne sais pas où les mettre
1-Allah-Lahs - Worship the Sun
2-Got A Girl - I love You But I Must Drive Off This Cliff Now
3-Eagulls - Eagulls
4-Eureka California - Crunch
5-Spanish Gold - South Of Nowhere


TOP 5  Local
1-Ought - More Than Any Other Day
2-Pypy - Pagan Day
3-Chocolat - Tss Tss
4-Philippe B - Ornithologie la nuit
5-Miracles - Motels
6-CocoMéliès - Lighthouse
7-Eric Goulet - Volume 2
8-Dumas - Dumas

Top 5 - Mon Top 5, dude!
1-Dan Michaelson & The Coastguards - Distance
2-Spoon - They Want My Soul
3-Felice Brothers - Favorite Waitress
4-Parquet Courts - Sunbathing Animal/Content Nausea
5-Reigning Sound - Shattered

Bonne année!

Wednesday, December 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Fruitvale Station : Je suis possiblement le seul à ne pas avoir apprécié Fruitvale Station. J'ai trouvé le film malhonnête et manipulateur. Je n'ai rien à dire sur la réalisation ni les acteurs qui sont tous excellents. C'est que pendant 80 minutes ont fait tout pour nous prouver qu'Oscar Grant ne méritait pas de mourir puisqu'il était, dans le fond, un bon gars (le film est basé sur une bavure policière avec mort d'homme). Oscar Grant est un petit dealer de merde qui trompe sa copine et qui a un problème de tempérament le plaçant souvent dans des bagares de rues avec des bandes rivales. De nous le montrer en train d'aider une jolie fille qui achète du poisson ou d'essayer de sauver un chien fraichement frappé par une voiture pour nous le rendre sympathique est manipulateur. Le but est de nous montrer qu'au delà de son côté gangster, Oscar était un bon gars. Je comprends le principe mais il n'a rien à voir avec le film. Dans l'absolue, personne ne mérite de mourir surtout pas pendant une bavure policière alors l'idée de nous montrer la dernière journée d'Oscar avant sa mort et de nous le rendre sympathique et de nous surexpliquer qu'il ne méritait pas cette mort atroce nous donne pratiquement l'impression que tout était préméditer par la police, que malgré tout les efforts d'Oscar pour devenir un bon p'tit gars, il a été punis par Jésus ou son père et qu'il méritait cette mort. Le truc c'est que sa mort n'a rien à voir avec qui il est ou qui il était ou qui il voulait devenir. Sa rédemption n'a rien à voir avec cette bavure policière. Ça aurait pu être n'importe qui, de préférence personne. Au final, le film n'a rien à dire ni sur la fragilité de la vie, ni sur la bavure policière ni sur l'évènement en tant que tel et c'est ce qui rend la sympathification (un mot inventé) d'Oscar aussi redondante et lourde. 


The Last Horror Movie : À ne pas confondre avec The Last Horror Movie (RIP Joe Spinnel), The Last Horror Movie 2003 est une tentative de copie de plagiat de C'est arrivée près de chez vous tout en mettant l'accent sur la violence mais pas vraiment. Évidemment que le film ne cache pas son "hommage" à C'est arrivée près de chez vous mais a-t-il le choix? On ne peut faire un film comme ça et faire semblant qu'on a jamais vu le film de Rémy Belvaux. Pas que ce soit un des plus grands films jamais fait mais il demeure un film beaucoup plus intéressant que sa prémisse, beaucoup plus éffrayant que son sujet et beaucoup plus politico-anthropologique que la violence qu'il dépeint et qui à tant marqué les gens. Ce que les imitations comme Silence, ça Tue par exemple ou ce Last Horror Movie ne semblent pas comprendre c'est que le film de Belvaux est politique avant d'être violent, humoristiquement noir avant d'être humoristiquement gratuit, etc... Loin de moi l'idée de comparer les deux films puisque ce serait comme comparer Godzilla à C.R.A.Z.Y. (les 2 films ont une chansons de David Bowie sur la trame sonore). Au-delà du manque de point de vue, du manque d'humour et de la déficience technique du film, The Last Horror Movie n'arrive pas à la cheville de ses ambitions ni à la cheville de ses modèles (Henry Portrait Of a Serial Killer est aussi une influence). L'idée du film est qu'un tueur se filme en train de tuer des gens sur une VHS loué au club vidéo du coin. Oui, il y a avait encore des clubs vidéo en 2003 mais de moins en moins de VHS, si le tueur tente d'infliger aux loueurs ses meurtres, il a choisit le mauvais moment dans l'histoire du club vidéo pour le faire. Avant même que le film commence, l'idée du film est désuète puisque le but serait de louer une vidéo et croire que le film que l'on a loué à été effacé, chose qui fonctionne moins en DVD. Mais bon si on fait fi de ce détail, le film n'en est pas meilleur puisque son personnage principal à beau être antipathique, ce que Benoit Poelvoorde était, il est surjoué par un piètre acteur sans charisme qui passe sont temps devant la caméra à se croire charismatique. Comme le temps peut être long. De plus, ce supposé tueur ne cesse de nous dire qu'il est fou et psychopathe et dérangé et que vous allez voir ce que vous allez voir et au moment où il tue quelqu'un il ferme sa caméra ou passe à autre chose. Donc pour un sois-disant snuff film fait pour déranger les gens on se garde une petite gêne au niveau de la violence.  Comme si on allait pas au bout de notre idée. Comme si on jappait mais ne mordait pas. Du côté de la mise en scène il y aussi beaucoup de déficiances à commencer par le montage. Si on filme quelqu'un à son insus dans un magasin, il est impossible qu'au montage on puisse passer de l'intérieur du magasin à un plan rapproché d'un client au comptoir qui quitte le magasin pour ensuite voir le client de l'extérieur s'éloigner. Combien de caméra filment? Il me semble que si on a un concept (faux snuff film enregistré sur VHS) on tente de rester dans le concept le plus possible. C'est le même problème avec la vague des found footages. Sacrament c'est pas difficile de garder le concept jusqu'à la fin, les gars! Un p'tit brainstorm en pré-prod et le tour est joué! Anyway j'ai passé beaucoup trop de temps à écrire sur ce film que vous allez en passer à vous souvenir qu'il existe.


Boarding Gate : Je n'ai jamais vraiment compris ce que les gens trouvent au cinéma d'Olivier Assayas. C'est peut-être parce qu'il est un ancien critique de cinéma que les critiques l'aiment. Je sais pas trop. Je n'ai rien contre lui, contre ses films mais il me semble qu'ils ne sont pas terribles. Carlos n'est pas aussi grandiose qu'on le dit. Les Destinées Sentimentales durent 8 heures d'ennuis, Fin Aout, début septembre (que je croyais être son 1er film) est correct, je n'ai jamais vu Clean, Demonlover est sortie de ma mémoire. Il y a peut-être quelque chose qui m'échappe. Je ne sais pas si la comparaison est valable mais j'apprécie beaucoup plus les films de Patrice Chéreau même si j'ai détesté Gabrielle. Mais voilà, le fait que j'ai détesté Gabrielle et que j'ai été fasciné, subjugueé et envoûté par La Reine Margot, L'Homme Blessé, Intimacy, Son Frère, le fait que ses films ne me rendent pas indifférent font que j'apprécie beaucop plus Chéreau qu'Assayas où ses films sortent de ma mémoire aussitôt la projection terminé. Comme si j'en retenais rien et que mes émotions n,étaient pas mis à rude épreuve. Bref, Boarding Gate, c'est un peu mais vraiment pas, une tentative de film d'espionnage fait par Michael Mann. Une esthétique brut, un réalisme intimiste qui bien que compétement écrit, joué (une première pour Asia Argento) et mis en scène est en même temps un peu n'importe quoi et inintéressant. Je sais pas trop quoi en dire, quoi en penser, c'est une film d'Assayas après tout.


Streets Of Legend : Je ne suis pas si sûr mais je crois que lorsque Liongates à distribué Saw, la compagnie est devenue riche et elle s'est permis avec tout cet argent accumulé d'acheter les droits de n'importe quels films de marde qu'elle pouvait avoir pour 100$ ou même 500$. On ne sait jamais les revenues que peuvent engendrer un film que l'on a payé si peu pour la distribution. Streets of Legend est en réalité un film qui avait pour titre Quattro Noza mais dont on a changé pour profiter du succès de The Fast And The Furious. Streets Of Legend à tout pour berner le spectateur : un titre accrocheur, une pochète DVD remplie de voitures et de lumières, des commentaires aussi forts que "visionary", "winner" pris hors contexte possiblement sur des blogues de motoneiges qui n'ont rien à voir avec le cinéma. Une fois que le film commence la gueule nous tombe au moins à la hauteur des épaules mais plus bas si on a payé pour louer le DVD tant nos yeux ne peuvent croire notre cerveau et tant notre cerveau essaie de comprendre ce que lui envoie les signaux cathodiques de la télévision (j'ai une vieille télé). C'est que dans la catégorie amateur, Streets Of Legend est légendaire.  Le film est visuellement dégueulasse au point où on a ajouté un effet 24 images/secondes pour avoir un look "film" mais en faisant cela, la synchronisation des dialogues avec les bouches d'acteurs à perdu toute continuité. Alors le film qui grâce à la technologie du montage semi-profesionnel est visuellement encore plus déguelasse qu'il ne l'était tout en était non-synchro. On utilise donc le moins possible des plans du visage de l'acteur qui parle pour cacher cette lacune alors on a l'impression d'écouter un rêve cinématographique où la lumière est horrible et où la voix des acteurs semblent sortir de leur tête puisque c'est le derrière de ceux-ci que l'on voit lorsque quelqu'un parle. Pour ajouter au côté onirique toutes les scènes tournées de jour ont été monté avec le mauvais ratio. Une erreur monumentale selon moi. Je ne comprends pas comment on ne s'en ai pas aperçue avant le montage final. J'ai finalement eu ma réponse à la toute fin : le film est dédié à Stan Brakhage. C'est possiblement la raison la plus minable mais la plus épique pour excuser un film de marde et cacher toutes nos maladresses et notre incompétence : faire comme si on dédiait le film au plus grand cinéaste expérimental. Faire comme si tout était planifié. Si L'Empire Bossé avait été dédié à Ed Wood, on en aurait compris toutes les subtilités.


Green River Killer: Avec Ulli Lommel on ne sait jamais trop où l'on s'aventure mais on sait que ce sera épuisant pour la rétine. Lommel décide donc de tourner un faux-pseudo-documentaro-fictiono-presque-film sur le Green River Killer, tueur de Seattle qui donna son nom au groupe rock du même nom (entre autre). Un peu comme s'il ne s'avait pas faire un film et/ou raconter une histoire (c'est fort possible) Lummel utilise de vraies entrevues d'archives du tueur et nous donne une dramatisation filmé des évènements, tournées de façon encore plus pauvre que ne le sont généralement les dramatisations du genre que l'on peut voir dans une émission comme Unsolved Mysteries. Il n'y a rien dans ce film qui ressemble un tant soit peu à ce qui s'est déroulé durant les années 1980-1990. Les acteurs sont terribles mais ce qui frappe le plus dans cette terribilité c'est que l'acteur personnifiant le tueur ne ressemble en rien à celui que l'on voit dans les images d'archives, autant physiquement, que psychologiquement. Après une indication visuelle (un intertitre disant : Seattle 1981) le film nous montre une scène tourné dans un bar où notre tueur vient chercher une proie. Le bar est du genre futuriste puisque la décoration date possiblement de 2004 comme des annonces de bières Bud Light ainsi qu'une télévision qui doit dater de 1998-1999, des bière en fût de microbrasserie inexistante en 1981 et j'en passe. Je peux comprendre que le budget du film nous empêche de voir l'extérieur où il est plus probable d'y voir des voitures modernes qui nous mettrait la puce à l'oreille quant à l'année de production du film mais il me semble qu'un peu de redécoration du bar ou des cadrages avantageux seraient moins paresseux que de seulement filmer un bar en 2004 et nous faire croire qu'il s'agit de 1981 (pas le film de Trogi). D'autant plus que le vrai tueur n'est jamais allé chercher ses victimes dans un bar mais des prostitués dans la rue. Ce bar va revenir à au moins 3 autres reprises nous laissant croire que 1)le tueur revenait toujours au même endroit pour ses victimes, 2)qu'il s'agit d'un bar différent à chaque nouvelles scènes alors que les figurants sont les mêmes, qu'ils ont habillé de la même façon (des vêtements des années 2000)et assis au même endroit. Je n'ai jamais compris pourquoi les gens déverse leur fiel sur Uwe Boll alors que Ulli Lommel existe. 


Marvel's Man-Thing :  Brett Leonard après nous avoir donné The Lawnmower Man, Jeremy Sisto dans un thriller onirique avec Alicia Silverstone et Russell Crowe en méchant programme informatique dans Virtuosity est retourné habiter en Australie (il est américain mais à vécu en Australie). C'est là qu'il a tourné pour le compte de Marvel, Man-Thing. Un film dont Marvel à honte et ce même s'ils sont responsable de Punisher et Elektra. Man-Thing est un film dont la production est passé sous le radar de Marvel et maintenant que la boite à du succès au cinéma, elle ne veut pas embêter les (faux) fans qui viennent de découvrir que les BD c'est cool et ne veut en aucun cas expliquer où ce Man-Thing se situe dans leur Univers.  C'est pourquoi le film est sortie directement à la télé deux ans après qu'il soit achevé. Ce n'est pas la première fois que Marvel tente de cacher un film, Fantastic Four et Captain America sont passés par là aussi dans les années 1990. Man-Thing n'est pas le pire film de Marvel grace à sa photographie. C'est le seul point positif du film. Tourné dans un décors de maréccages en studio, les scènes de nuit sont sublime et donnent un mélange intéressant entre les éclairage et le fait que ce soit en studio. Au-delà de ça, les acteurs australiens font ce qu'il peuvent, c'est à dire très peu, pour avoir un accent américain crédible, l'histoire est inexistante ce qui nous laisse pantois devant ce Man-Thing puisqu'on ne sait pas qui il est, d'où il vient et ce qu'il veut (est-il méchant, bon, les deux). Je ne serais pas surpris qu'éventuellement Marvel décide d'en faire un remake puisqu'ils devront gratter les fond de tiroirs une fois Avenger 13 et Iron Man 8 n'auront plus la cote.


The Slaughterhouse Massacre : Pendant une période très spécifique de la vie, disont de mai 2004 à mars 2005 Liongates achetait tout les films qu'ils pouvaient en autant qu'ils ne paient pas plus de 500$.  C'est également à cette époque très spécifique que le montage ainsi que les caméras sont devenus abordables pour tous et que les gens ce sont mis à filmer n'importe quoi (surtout des films d'horreur) et c'est également à cette époque très spécifique de la vie que les monteurs vidéo se sont mis à surutilisé le fondu enchainé sur Final Cut Pro. Chaque scène, chaque plan d'ensemble étaient suivi d'un fondu inutile. On appelle ça du mauvais montage. Quand on ne sait pas comment faire une connection entre deux plans ou deux scènes (si on passe du jour à la nuit par exemple), il semblerait que la réponse automatique entre mai 2004 et mars 2005 était un fondu. Un fondu standard, 30 frames en plein milieu de la coupure entre les deux plans. Une scène en particulier surutilise le fondu est celle où deux lesbiennes font un spectacle d'elles-mêmes en se minouchant devant des gens dans un party. On a l'impression que le réalisateur à réussie à convaincre deux actrices porno de se tâter la marchandise pendant 30 secondes mais dont on surutilisera ces 30 secondes avec des fondus, des ralentis et encore des fondus étirant ce 30 secondes sur plus de 5 minutes.  Il n'y a rien de moins érotique qu'une scène où deux femmes se touchent les jambes jusqu'au prochain fondu où elles se toucheront les jambes à nouveau. Slaughterhouse Massacre est extrêmement pénible parce qu'on a l'impression qu'il a été improvisé pendant le tournage. Je ne parle pas d'improvisation de la part des acteurs mais dans le sens où on ne savait trop où aller avec ce film alors on a créer l'histoire après 45 minutes de film. On commence par un meurtre ou plutôt une scène de sexe gratuite où une fille très chaude veut absolument s'amuser sexuellement avec son ami mais à condition que ce soit sur le plancher d'un abattoir puisqu'elle aime l'odeur du sang des bêtes (kinky!). Bref, le couple est tué pendant l'ébat et durant les 40 prochaines minutes, on aura droit à une scène de party avec la fameuse danse de lesbiennes mentionnée plus-haut mais également des gens qui parlent de tout et de rien, de la poitrine de la fille blonde un peu agace qui rend la copine du joueur de foot jalouse, de l'école etc... jsuqu'à ce qu'à un moment donné tout bonnement comme ça, out of the fucking blue, un gars parle du fameux tueur de l'abattoir. Et ce de façon tellement désilnvolte genre : 

-Oh yeah tonight it's the 10th anniversary of that slaughter house thing
-You're right everybody knows that story, it's a local legend. How does it go again?
-Well....10 years ago, blablabla, etc

Après 45 minutes, enfin on passe aux choses sérieuses. Le dude raconte que si l'on répète le nom du tueur 3 ou 5 ou 7 fois, le tueur revient. C'est une légende urbaine hyper connu qui après presque 50 minutes de film nous est expliqué de façon cavalière. Bref, le film ne s'améliore pas à partir de la 55e minutes. Vous faites ce que vous voulez mais moi je vous conseille d'oublier ce film.


Demon Child : Demon Child à surement été écrit produit et monté au même moment où Liongates achetaient les doits de distribution de Slaughterhouse Massacre.  Les 2 films ont en commun cette énergie dans la mise en scène improvisée et mauvaisement éclairée, cette distribution de pseudos acteurs sans grand talent ni même leur beauté (la beauté ça se paye, le budget n'est pas assez gros) et cette suite ininterrompu de fondus enchainés. On dirait presque une blague. Demon Child gagne la bataille des fondus puisqu'il a le culot de ne pas s'apercevoir que les transparences alphas du générique au début (les noms au générique superposés aux images)changent la couleur des images et que les fondus n'aident en rien ce changement soudain de couleur. Le film commence par une interminable mais surtout minable scène où un monsieur, un espèce de shaman amérindien des montagnes perdues, le genre qui connait beaucoup trop de secrets sur la vie, marche sans arrêt vers une destination inconnue si ce n'est que cette destination est dans les montagnes. Il marche avec ce qui semble être un paquet dans ses mains et cette marche prendra toute la durée du générique d'ouverture. Celui-là même qui multiplies sans bon sens les fondus d'un plan à l'autre pour aucune raison sauf celle de nous faire croire que le shaman (à ce moment du film on ne sait pas qu'il est shaman, ce n'est qu'après le générique d'ouverture que nous l'apprendrons mais il faut d'abord passer à travers ce générique) marche beaucoup et que sa destination est très loin dans les montagnes. De fondus en fondus le shaman se dirige sous une musique ni entrainante, ni amusante, ni plein de mystère juste une musique pour meubler un générique remplis de fondus nous montrant un shaman avec un paquet sous le bras qui marche très loin dans les montagnes. Après 7 minutes de ceci, le shaman dit : "So it begins" d'un air sur de lui. Moi qui croyais que le film était déjà commencé. Il ne faut donc pas tenir compte du générique et ses nombreux défauts? Cool! Le film commence maintenant donc le meilleur est à venir? Re-cool. Mais non, on m'a eu le film ne s'améliore pas à partir d'ici. L'histoire concerne un bébé satanique en caoutchouc qui mord des jugulaires dans un camping-car en pleine nuit. Le camping-car ne bouge pas mais on essaie de nous croire qu'il est en mouvement sur une route de montagne.  Toujours est-il qu'il se font attaquer par un bébé démon en caoutchouc qui croque des cous mais le plus drôle sont les effets sonores qui sort de sa bouche : un espèce de faux bruit de bébé (comme ceux que l'on met dans les poupée pour enfants leur donnant l'illusion de pleurer pour vrai) qu'on a minutieusement mélangé à un miaulement de minou super doux et mis en loop durant chaque attaque du bébé démon croque-jugulaire. On a vraiment l'impression que personne dans la production de se film ne s'est réellement forcé, pas même un p'tit peu.


Dark Town : Produit dans cette période faste du cinéma de mai 2004 à mars 2005, Dark Town est une première dans l'histoire du 7e Art. C'est du moins ce que semble penser croire les artisans derrière ce film remplis de fondus enchaînés qui quoique surutilisés (comme c'était la mode à cette époque)servent un peu mieux le propos (on passe de scènes de jour à celles de nuit ou d'un endroit à l'autre). Dark Town est le premier film mêlant, malhabilement bien sûr, le film de vampire, le film de gangs de rue et le film choral qui se termine par un lien unissant tout ces gens. Beaucoup d'ambitions. Dans une scène rempli de clichés éhontés, deux bandes rivales se tirent dessus en plein milieu d'une rue suréclairée d'un quartier qui semble plutôt calme. Comme le chef d'une des bandes fréquente une fille de bonne famille du voisinage, il décide d'aller se cacher chez elle au moment où elle reçoit toute sa famille pour souper. Une famille qui ne s'attends pas bien et dont le père absent doit justement faire une brève apparation, c'est son anniversaire après tout. Ce père est un vampire sanguinaire qui veut léguer son baggage vampirique à son ainé. Tout ne se passera pas comme prévu puisque 1)une gang de rue arrive ensanglanté 2)la fille sort avec le chef de la bande 3)leur autre fille est devenue lesbienne après une histoire d'inceste avec le dit papa, le genre de lesbienne qui se promène sans cessse en babydoll et qui passe la moitié du film nue, lovée au creux des bras de sa copine juste pour nous expliquer en toute subtilité qu'il n'y a pour elle, aucun retour en arrière, elle aime les femmes et déteste les papas, un point c'est tout. et 4)tout se déroule de nuit dans une maison pendant une panne d'électricité. Rien ne va plus pour cette famille qui voulait seulement fêter le paternel. Sensuivront une tuerie où la cohérence n'est pas de mise et où le peu d'éclairage nous font plisser les yeux pour essayer de deviner qui est vampire, qui ne l'est pas qui est lesbienne qui ne l'est pas qui est dans une gang de rue et qui ne l'est pas qui sera dans une fondu enchainé et qui ne le sera pas. Tout ça se termine de façon un peu brusque mais où l'incompréhension atteint son paroxysme avant le générique de fin.


Louis 19, le roi des onde : À l'époque Louis 19 était un peu en avance sur son temps (beaucoup de films s'en sont inspiré (Truman Show, le remake Edtv, etc). Mais en le revoyant aujourd'hui, non seulement le film n'a pas trop mal vieillie mais il est encore assez drôle avec de bon gags visuels marqués par un sens du montage comique. Mais ce qui m'a le plus frappé outre le fait qu'on y parlait de téléréalité c'est que Louis 19 va jusqu'au bout de son idée et est également un film sur l'après télé-réalité (encore une fois beaucoup de films et webséries l'ont fait par la suite). Le film est donc encore plus en avance sur son temps puisqu'il vise juste sur les aléas de l'après avant même que l'on ait jamais pensé en tant que société ce que ce genre de succès instantanné allais créer comme dommage sur les ses participants. Le seul Bémol de Louis 19 outre le fait qu'à cette époque le botin de l'UDA au complet jouait dans les productions québécoise(genre L'Homme idéal), c'est que son succès commercial lui à valu un mauvais remake mais également un autre film où la chimie entre Martin Drainville et Benoit Brière allait nous dillater la rate : Angélo, Fredo et Roméo.


Icubus : Incubus est un film qui a été tourné à une période très très spécifique de la vie et de la carrière de Tara Reid. Il a été tourné exactement entre le moment où Reid, se croyant un objet de désir incroyable, s'est fait silliconer la poitrine et le moment où ses implants ont explosé la cicatrisant pour toujours.  Ce cours lapse de temps (environ 3 mois) a été sous-utilisé pour ce film où la poitrine gonflé de Reid n'est jamais mise de l'avant. Ce qui pour le spectateur peut ou non être un pur moment d'agace pissette mais pour Reid, il s'agit possiblement d'un acte manqué où elle aurait pu avoir sur pellicule la grandiloquence de son talent limité d'actrice en plus de garder un bon souvenir de sa temporaire plastique parfaite.


All the Queen's Men : Je ne connaissais aucunement l'existence de ce film. Pas que je connaisse tout ce qui se fait en matière de 7e Art mais bon, un film sur la 2e guerre mondiale avec Matt Leblanc et Eddie Izzard disposant d'un budget de 25 millions de patates, il me semble que ça sonne comme un objet commercial digne de mention. C'est parce qu'il s'agit d'un des plus gros flops de tout les temps que le film est passé sous silence rapportant environ 20 000$. Toujours est-il que le film à dû être difficile à publiciser puisqu'il raconte l'histoire (posiblement fictive mais qui se fait passer pour réelle) d'un ploton de l'armée britannique mené par un américain qui doit se déguiser en femme pour tenter de voler la machine à Alan Turing (une machine Enigma). On se retrouve donc devant un film qui ne semble aucunement savoir sur quel pied danser. est-ce une comédie à la To Wong Foo? Est-ce un drame historique? Est-ce un thriller d'espionnage hautement divertissant? Et bien rien de tout ça, si je devais trouver une façon de le décrire, je dirais qu'il s'agit d'un épisode oubliable de Friends où Joey va en Angleterre et rencontre des allemands tout en se déguisant de façon grotesque en femme.


NEDS : Depuis son prix d'interprétation à Cannes pour My Name is Joe, chaque fois que Peter Mullan passe derrière la caméra, il nous pond un film dur à propos d'un fait divers britannique. Comme s'il se faisait un devoir de faire un film plus intense que sa performance dans le film de Ken Loach. Et ça marche.


Middle Of Nowhere : Comme dans tout films qui met en scène Susan Sarandon dans le rôle d'une mère de famille, Middle of Nowhere est oubliable. Les acteurs jouent bien surtout Anton Yelchin mais il n'y a rien dans ce film qu'on ait pas vue dans un autre film d'ados, sauf le fait que Sarandon joue pour vrai la mère de sa fille (Eva Amurri) se qui donne un petit côté réaliste parce qu'elles ont les deux la même face (et la même poitrine). Pour un film de John Stockwell, Middle Of Nowhere manque cruellement d'images de plages.


Meridian Kiss : Pour Sherilyn Fenn, il y a une vie après David Lynch et Twin Peaks, il y a Charles Band et Meridian Kiss.  Charles Band, ne rhyme pas nécéssairement avec film-de-serie-Z-tourné-en-Transylvanie mais dans un sens, oui. Meridian Kiss est possiblement le film le mieux filmé et le plus atmosphérique de Band. Il utilise les décors de belle façon ce qui ne sera jamais la cas dans le reste de la filmographie de Full Moon, sa compagnie de productions. Toujours est-il que pour vendre le film dans plusieurs pays, on a pensé à une scène de sexe entre une femme vraiment très belle et un gars qui se transforme en loup-garou. La scène est interminable. Ça dure 15 minutes! Le genre de scène de sexe avec des bougies et des ralentis et où tout est trop sensuel pour être réaliste. Pendant 15 minutes! Un baiser sur la joue puis un gros plan du visage de la femme qui semble aimer ça mais elle peut aussi être en transe, c'est pas toujours évident d'être "actrice" et de démontrer notre désir dans une telle scène. Surtout quand l'homme se transforme en loups-garou mais par étape. Par superposition d'images. Comme si le film avait été fait en 1938.  J'imagine que la femme au moment du tournage était aussi sceptique que moi quant au fonctionnement des effets visuels. D'où, j'imagine, son air torve pendant l'amour.  Il n'y a pas grand chose à dire à propos de Meridian Kiss à part le fait qu'il n'est pas surprenant que ce film soit aussi inconnu.


Recount : Recount est intéressant d'un point de vue politique puisqu'il retrace toutes les étapes du scandale du "recomptage" de votes lors des élection de 2000 où Bush avait remporté les élections de façon pseudo-malhonnête . Le film est détaillé, intéressant et bien écrit. Dommage qu'on ait donné la réalisation à Jay Roach et qu'il en a fait une pseudo-comédie, Le film est loin d'être drôle et n'est en rien une comédie mais sa réalisation en donne l'impression. Pour une raison que j'ignore, les acteurs portes des moumouttes ou ont les cheveux teind pour ressembler aux gens qu'ils doivent personnifier mais tout est grotesque et inutile. Ce n'est pas tellement grave si Tom Wilkinson ne ressmble pas à James Baker. Alors pourquoi lui teindre les cheveux pour lui donner un air de caricature de spectacle de fin d'année comme s'il jouait dans le Bye Bye. Pourquoi utiliser le zoom in/out de façon ridicule comme s'il s'agissait d'un faux documentaire? On a surtout l'impression d'un manque de vision de la part du réalisateur comme s'il s'était dit que ce n'était pas grave si tout est filmé tout croche puisqu'il s'agit d'une comédie et que ce qui importe les gens c'est de rire....


Over Sexed Rugsuckers From Mars :  Le titre est tellement bon que le film ne peut que décevoir. Peu importe, même si on avait donné un autre titre au film, ce serait tout de même une des pires merdes jamais tournés. Mélange de film amateur, d'humour bidon, d'animations stop-motion navrantes, de pistes audio inaudibles, etc... Le gros avantage de ce ratage c'est qu'il a été commis en 1989. On peut donc excuser le réalisateur puisqu'à cet époque, l'univers n'avait pas tous les outils de cinéma à la portée de la main de n'importe qui comme aujourd'hui. Le fait qu'il fut tourné il y a plus de 25 ans lui donne un petit cachet et un certain côté vintage peu intéressant, certes, mais c'est mieux que rien.

Tuesday, November 18, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


John Wick : John Wick est une version simpliste ou moins métaphorico-machin que Birdman. Les deux films mettent en scène un personnage qui a jadis été une sorte de héros et qui tente tant bien que mal de se prouver qu’il est meilleur que ça. Mais le passé n’est jamais très loin derrière et malgré les efforts déployés pour nous persuader du contraire, les deux personnages doivent se rendre à l’évidence, le passé fait partie d’eux. Dans le cas de John Wick c’est à coup d’atémis et de balles de fusils qu’il souhaite nous démontrer que sa carrière de tueurs glorieux est loin derrière et qu’il s’est rangé quand il a trouvé l’amour auprès d’une barmaid qui danse sur le bar du Coyote Ugly. Sans être aussi incroyable que le disent les critiques, John Wick est un film cool et divertissant. Dumoins jusqu’aux 10 dernières minutes où la finale est plutôt décevante. Mais elle n’est décevante que parce que les 90 premières minutes sont amusantes. La mise en place du personnage joué par Keanu Reeves ainsi que les dialogues sont presques jouissifs. Les scènes d’action sont mise en scène et montées avec doigté et sont la raison d’être du film. Une sorte de croisement entre John Woo et Johnni To. Sans rien réinventer les scènes d’action sont les plus inspirées dans un film américain depuis Equilibrium. Évidemment on termine le film en se disant tout ça pour ça (John Wick veut venger la mort de son chien (un cadeau de sa femme avant de mourir)) mais le récit de The Rover est identique et personne ne s’en est plaint. 


Highlander 2 : The Quickening : Un bordel lors du tournage, les artisans de Highlander 2 ne se sont jamais caché qu’ils avaient travaillé sur un film de marde. Christophe Lambert trouvait le tournage tellement foireux qu’il a demandé qu’on fasse revivre le personnage de Sean Connery mort dans le film précédent. Les réécritures du scénario se sont donc multipliées au point où le film est devenu n’importe quoi changeant les règles du film précédent et nous servant du révisionnisme bidon tout en y ajoutant la fameuse scène du métro complètement inutile. Possiblement le film qui a tué la carrière cinématographique de Russel Mulcahy qui s’est fait mettre dehors de la salle de post-prod, il a du survivre en faisant des direct-to-DVD. Mulcahy n’a jamais été un grand réalisateur plutôt un clippeur/faiseur d’images beaucoup plus sympathique que Michael Bay. Le talent de Mulcahy n’est pas en cause, lui qui a donner du prestige à des films avec Dolph Lundgren ou Marc Dacascos et Highlander 2 le prouve puisqu'il a plusieurs qualités visuelles et techniques mais il est flagrant que c’est un film remplis de problèmes lors du tournage. Les changements de tons et les accents des personnages qui changent d’une scène à l’autre sont assez évident pour que le spectateur se gratte la tête en se demandnt en quoi ce film est relié au précédent.


Nightbreed Director’s Cut : Dans mes souvenirs Nightbreed est un film correct où David Cronenberg y joue un rare rôle au cinema de façon éfficace. Le film est loin du roman mais tout de même pas mauvais. C’est justement parce que le film est loin du livre que Clive Barker pleure depuis 25 ans que les producteurs ont brimés sa vision en refaisant le montage du film dans son dos. Avec l’arrivée des médias sociaux et d’une rumeur qu’un director’s cut existait quelque part, il n’en fallait pas plus pour qu’un groupe Facebook fasse de la pression et que Morgan Creek donne le « ok » pour une sortie DVD/Blu-ray dudit Director’s cut (une autre version, le Cabal Cut, plus longue mais monté tout croche existe aussi). Nightbreed Director’s cut ajoute donc 45 minutes de métrage remontées pour être insérées dans le film et lui donner une cohérence même si l’ancienne version était, selon moi, plus cohérente). Au bout de ses 125 minutes présenté par Clive Barker lui-même, force est d’admettre que le director’s cut quoique très près du roman est complètement foireux. On s’aperçoit assez rapidement que le but des fans et de Barker est avant tout d’y voir tous les monstres qui ont été coupés au montage. Il y a une raison pour la quelle ils ont disparu au montage : ils ne servent à rien. Jamais un film n’aura mis en scène autant de monstres originaux mais autant inutile. Comme une version longue de la scène de la cantine de Star Wars. Le suspense est complètement évacuée et la montée dramatique est inexistante et on y a ajouté des rednecks de Calgary ainsi qu’un shérif complètement caricatural qui embarasse le spectateur plus qu’autre chose. Le film est différent à plusieurs égarts de l’original mais il n’est en rien une amélioration. D’autant plus que la raison pour laquelle les producteurs ont remonté le film c’est que Barker avait dépensé tout le budget en maquillage de monstre et n’avait plus d’argent pour filmer une histoire cohérente. Et c’est ce qui saute au yeux ici où il semble manquer 3 scènes entre chaque scène.


Body Of Evidence : À sa sortie Body of Evidence avait fait jasé surtout à cause de Madonna qui y joue nue dans plusieurs scènes de sexe du temps où elle avait comme passe temps de nous montrer tout l’étendue de son talent de baiseuse hors pair (chose qui fut démentit par Dennis Rodman, lui qui avait dit qu’elle était bien ordinaire au pieux). Ce qui n’a jamais été dit à l’époque c’est que Madonna y est bonne dans ce film et qu’on est loin ici d’un simili-Basic Instinct mais bien d’un film procédural qui s’éternise dans des scènes de justice dont on se contrefout puisque tout ce qu’on veut voir c’est le popotin de la madonne. C’est un peu un téléfilm pseudo-cochon avec des filtres, des chandelles et des draps de velours. Zalman King n’aurait pas fait mieux. On s’est tellement attardé à la prestation de Madonna à l’époque qu’on a fini par lui associer le flop du film. C’était de sa faute. On a jamais remis en question le fait qu’on donne à Willem Dafoe le rôle d’un avocat libidineux qui aime le sexe. Je suis convaincu que dans la vie Dafoe ne refuse jamais une partie de jambes en l’air mais quand on a la face à Dafoe on est loin d’être un sexe symbole et donc loin d’être crédible au niveau de la tension sexuelle qu’il peut y avoir entre lui et sa cliente (Madonna). Je ne sais pas pour vous mais moi quand on me parle de sexe je n’ai aucunement le visage de Willem Dafoe qui me vient en tête. Je suis sûr qu’il est super gentil malgré tout. On est donc dans un anti suspense avec Body Of Evidence puiqu’il est impossible que le personnage de nymphette de Madonna puisse réellement s’éprendre de son avocat joué par Defoe sauf pour le manipuler. On est donc aucunement surpris comme Dafoe semble l’être lorsqu’il apprend qu’elle s’est joué de lui. Même chose pour Jurgen Prochnow, c’est à se demander si elle fait exprès de manipuler sexuellement que des laiderons.


Drive : Drive est un film mettant en vedette Ryan Gosling portant fièrement un manteau à l’éffigie d’un scorpion. Drive c’est aussi un film de série-B solide avec Mark Dacascos et Brittany Murphy du temps où elle vivait. Une sorte de buddy-movie avec des scènes d’action à-la-Jackie Chan, un peu hongkongaise, un peu amateur. Le film tente par tout les moyen de divertir mais l’humour est parfois un peu trop présent dans des situations qui n’ont rien de drôles. Les scènes d’action volent la vedette même si le manque de moyen financier est vraiment évident. Un resserrement au niveau du montage aurait mieux servit le film. Le film ne manque pas d’ambition et de talent derrière la caméra mais malheureusement le manque de budget se fait sentir au point où on ridiculise même les explosions pour faire comme si le film connaissait ses lacunes et s’en amusait. Drive est donc très foireux et manque énormément de finition mais il divertit, ce qui n’est pas rien.


The Hidden 2 : Les 15 premières minutes de The Hidden 2 sont les 15 dernières de The Hidden. Quand on a la chance de posséder le DVD double The Hidden/The Hidden 2 et qu’on écoute les 2 films un à la suite de l’autre, on a vraiment l’impression que notre machine DVD est brisée et qu’elle rit de nous en nous rechiant le même film 2 fois. Ses 15 minutes vue en double sont sans aucun doute les 15 meilleures minutes de The Hidden 2. The Hidden est un film de science-fiction de série B des années 1980 très éfficace qui amuse encore aujourd’hui. Par contre, The Hidden 2 est une pure merde. Après les 15 minutes déjà mentionnées, le film continue pendant 60 minutes d’exposition qui nous répète le premier film de façon verbale par des acteurs très peu convaincants puis les 15 dernières minutes nous répètent le premier film en version abrégée. 90 minutes de la même chose mais en moins bon, n'est-ce pas là la recette parfaite du succès hollywoodien?  La force du premier film est son récit racontée au compte-gouttes ainsi que des acteurs qui jouent tous dans le ton voulu de façon réaliste. The Hidden 2 ne fait que répéter ce qu’on savait déjà par des acteurs qui semblent sortie d’un tournage porno. D’ailleurs les éclairages rapellent également un tournage porno haut de gamme. Tout le monde surjoue et l’acteur principal ressemble à Jerry Seinfeld avec le même talent d’acteur.


Gun Woman : Gun woman est un film trash japonais où une femme nue se bat dans une seule pièce (qui est supposé en être plusieurs mais manque de budget) qui doit délivrer d’une prison un japonais nu qui cri. Ma description du film peut paraître amusante mais le film est tout sauf amusant. Certains y verront une métaphore sur la vie tandis que les autres n’y verront absolument rien sauf un sentiment de liberté une fois le film terminé.


Ninja VS Zombies : À ne pas confondre avec Zombie VS Ninja, Ninjas Vs Zombies est un film au budget de 300 000$ qui semble en avoir coûté 300 000 fois moins. Quand on a un titre comme Ninjas VS Zombies on se doit de créer le meilleur film du monde. Les attentes du spectateurs n’en demandent pas moins. Si je fais le film Chiens-saucisses de l’Espace, ça ne peut qu’être un chef-d’œuvre, non? Pas selon le réalisateur de ce film. Pour lui il semblerait que le titre soit suffisant pour nous servir une pure merde. Il faut dire que lorsqu’on ne sait pas écrire un scénario, diriger des acteurs et expliquer sa vision à un DOP, on ne peut qu’avoir un film de marde. Le film ne se prend pas au sérieux à la manière des films poches qui mélangent cabotinages, lacunes ciématographiques, amateurisme navrant avec comédie. On comprend, dude, que tu n’as pas de budget mais ce n’est pas une raison pour ne pas t’appliquer. Le film est remplie de références bidons à d’autres films et une scènes navrantes où un pseudo-acteur durant son podcast fait allusion au fait qu’Indiana Jones 4 (celui avec les crânes d’extra-terrestres en crystal) est une bourde de Georges Lucas et que Spielberg a dû se plier au mauvais goûts de Lucas et que celui-ci est un piètre cinéaste. La critique quoiqu’entendu des millions de fois depuis, est légitime. Par contre, quand on se permet de chier sur un film décevant et qu’on pond ce Ninjas VS Zombies qui n’a aucune qualité, j’imagine qu’on peut se garder une petite gêne. Peu importe ce que le réalisateur reproche à Indiana Jones le fait est que non seulement son film est pire mais en plus contrairement à Spielberg, le réalisateur de cette pochade merdique n’a et n’aura jamais le talent de celui-ci. Il n’arrive même pas à la cheville de Senor Spielbergo le personnage de Spielberg cheapo-mexicain des Simpsons. Bref, dans des décors de sous-sol et de sous-bois non éclairées, des amis du realisateur jouent aux acteurs en livrant de façon navrante des dialogues de merdes et se battent contre des zombies dans des chorégraphie mal montées où les élèves du dojo du coin comptent leur mouvements un à un en enlevant tout risque de spontanéité dans leur bagarre. Le film se termine sur un  « to be continued… » dans une suite intitulé Ninjas VS Vampires. Ça promet.


Taxi Zum Klo :  Pratiquement le premier succès commercial du cinéma gay, Taxi Zum Klo est surtout un prétexte pour voir des pénis sur grand écran. Des pénis dans toutes sortes de situations, donc ce n'est pas toujours gracieux. Je vais peut-être vous sembler bizarre mais une scène de sexe entre 2 hommes ne me gêne pas tellement, par contre je ne vois pas l'utilité de voir un le pénis en gros plan d'un homme en train d'uriner. Taxi Zum Klo à plusieurs scène de pénis qui urinent en gros plan et il n'y a rien, selon mon humble avis, de poétique ou de cinématographique là-dedans. 


The Defiled : En 1968 (ou est-ce 1969?) Night Of The Living Dead avait choqué surtout grâce à une scène d’une durée de 10-12 secondes ou des zombies mangent des entrailles d’humains. Une des premières scènes gore du cinéma. Imaginez maintenant cette scène de 10-12 secondes sur une durée de 100 minutes. Comme le temps peut être long. C’est ça The Defiled! Des zombies (ou des cannibales post-apocalyptiques) mangent des entraillent pendant 100 minutes. En guise de dialogue? Des rugissements et des bruits de glougloutements. Pendant 100 minutes! 100 minutes! Dans un noir et blanc navrant post-produit sur un PC, donc peu convaincant. L’impression est qu’on a voulu cacher les lacunes (comme les maquillages zombie-esques)en désaturant le film qui a un ton bleuté non voulu. Oui il y a une certaine originalité mais originalité n’égale pas toujours génialité.