Thursday, May 8, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


End Of Watch : À bien y penser End Of Watch est une version sur l’adrenaline de 19-2. Une version plus trash, une version sur le speed. La différence est que dans la série de Podz on nous montre le quotidien des policiers autant dangereux (fusillades dans une école) qu’anodin (aller chercher un chat dans un arbre, sortir un saoulon d’un dépanneur) tout en nous montrant leur émotions (larmes, pleurs, larmes, dépression, alcoolisme, larmes, etc) End Of Watch donne la même impression mais plus comme un cliché du policier qui doit sans cesse fusiller des crips ou crisser des volés à des bloods tout en se moquant des prostitués et en volant la bière des sans abris. Des policiers douchebags comme on imagine les policiers de L.A. Le métier semble dangereux, certes, mais comme on dispose de 90 minutes pour nous le montrer on a l’impression que chaque heure de la journée est remplie d’anecdotes (découvertes de cadavres, d’un laboratoire de meth, d’immigré clandestins, pousuite en voiture, à pied, fusillade, passage à tabac de dealers de drogue) tout ça dans ce qui semble se dérouler sur environ 48 heures. David Ayer qui avait scénarisé Training  Day semble avoir beaucoup de difficulté avec l’espace temps dans ces films puisque Training Day avait le même problème au niveau du temps : difficile à croire que tout se déroule en si peu de temps (environ 18 heures pour Training Day). Bref, Ayer aime bien nous montrer le travail des policiers de L.A. mais il semble également croire qu’il à le talent de James Ellroy (qui collabore avec lui parfois) alors il donne un côté romanesque à ses récits et c’est toujours le maillon faible de ses films. Surtout dans End Of Watch qui se veut un peu plus « documentaire ». Il va falloir un jour comprendre que si on veut faire un simili-documentaire il ne faut pas utiliser des acteurs connus. The Office n’aurait jamais fonctionné avec Roger Moore et Megan Fox.
Le côté romancé du film nous permet de voir les policiers dans leur quotidien et tout est un peu anodin et sans grandes importances. Alors on met le paquet pour les scènes où les policiers sont au boulot.    
L'autre truc qu'il va falloir un jour que les réalisateurs comprennent c'est que s'ils veulent utiliser une gammick ou procédé quelconque (dans ce cas-ci un faux documentaire) il faut non seulement que la-dite gammick fonctionne (dans ce cas-ci elle fonctionne), qu'elle serve le récit (ça marche toujours), qu'elle soit la seule façon de raconter l'histoire (plus ou moins) mais qu'elle soit utilisé du début à la fin. End of Watch à ce problème qu'il y a des caméras partout qui filment de façon subjective mais dans sa finale, il n'y en a plus alors on se demande 1) qui filme et 2)pourquoi on passe tout d'un coup d'un faux-documentaire à un jeux vidéo. 


The Ambassador : The Ambassador est un film d’action politico-machin comme on en faisait tant dans les années 1980 et dont J. Lee Thompson en a fait sa spécialité. Probablement basé sur un roman d’espionnage que personne n’a lu (d'Elmore Leonard, je crois), The Ambassador est probablement la seule chance de voir Ellen Burnstyn nue dans un film. Sans être une énorme perte de temps, The Ambassador est regardable et est un des meilleurs films de Thompson.


The Serpent And The Rainbow : Je me rappelle étant jeune quand The Serpent And The Rainbow est sortie sur les écrans de cinématographication, les critiques étaient favorables et la bande annonce faisait peur. J’ai dû voir le film à la même époque où ma fascination pour les films d’horreur à débuté voyant en rafale la filmographie de Wes Craven (parce que quand on est jeune on pense que Craven est une sommité) et je l’avais trouvé étrange mais pas génial juste un peu meilleur que Shocker. En le revoyant maintenant et en ayant appris les déboires derrière la production du film en Haïti, je dois me rendre à l’évidence, The Serpent And The Rainbow est possiblement le meilleur de Craven puisqu’il renferme tout les thèmes chers au réalisateur de Music Of The Heart sans avoir à les expliquer. Sans avoir à nous raconter le comment du pourquoi ou si la finale est un peu garoché, Craven nous présente ce qui à réussie à faire malgré les obstacles de la production et il nous donne le plus Craven-esque de ses films, sans s’en apercevoir. Il réussit également à semer le doute dans l’esprit du spectateur en jouant entre le rêve et la réalité (sa spécialité) et à faire ce qu’un film de Craven ne réussit pas souvent : donner la frousse.


9 mois ferme : 9 mois ferme est probablement le film le moins amusant et le moins divertissant d’Albert Dupontel et pourtant il a gagné des statuettes de cinématographications françaises. 9 mois ferme est, de plus, le film le plus poli de Dupontel. On y reconnaît ses thèmes fétiches, ses cibles préférées et ses antagonistes bureaucratico-politiques de toujours. Par contre, on n’y reconnaît plus son humour, quelque chose a disparu, sa hargne s’est dissipée. Même du côté de la réalisation Dupontel à évacué tout côté bédéesque auquel il nous avait habitué dans ses films précédents. On a l’impression qu’a force de donner dans l’anti-bourgeois, Dupontel nous a pondu un film pour bourgeois, un film pour tous, édulcoré, à la limite, forcé humoristiquement parlant.


Tom Yum Goong 2 : Tony Jaa est arivé comme un sauveur dans le monde du film d’arts martiaux avec Ong Bak. Ensuite est arrivée The Protector, un film un peu plus incohérent dans son récit mais avec plusieurs tour de force autant au niveau de la chorégraphie martiale qu’au niveau des prouesses techniques (le plan-séquence de l’escaliers est un moment d’anthologie) Puis, Jaa est disparu en nous offrant Ong Bak 2 et 3, 2 films merdiques et brouillons, pour devenir prêtre ou ministre du culte ou je ne sais trop. Ayant fini de pleurer dans un monastère, Jaa reviens avec The Protector 2 (Tom Yum Goong 2). En 3D. L’idée peut parraître farfelue mais une fois qu’on a vu la bande-annonce, on se dit que l’idée semble bien exécutée. SEMBLE bien exécuté, car une fois qu’on écoute le film, on a seulement le goût de pleurer. Quelle catastrophe. Et la 3D n’a rien à y voir. Le film est tout simplement désolant, à la limite de la blague. Les scènes n’ont rien à voir une avec l’autre et elles sont filmé comme si on avait eu un gros budget, de grosses caméras sur rails pour des travellings impressionnants qui cadrent maladroitement la scène au point de ne pas trop voir la continuité (grace a un montage tarabiscoté) et le but d’un tel exercice. Chaque scène de combat est plus ridicule que la précédente non pas à cause des chorégraphies impresionnantes (qui ne le sont vraiment pas) mais à cause de tout le reste : mise en situation, montage, mise en scène, CGI plus que déficiants. Une scène de combat à lieu dans un endroit quelconque (peu importe) et les murs prennent feu. On a droit a un combat complètement foireux ou du feu en CGI longe les murs pendant que deux abrutits se tapent sur la gueule. Le spectateur est supposé trouvé ça charmant et/ou impressionnant alors qu’il a simplement le goût d’aller directement sur Google pour connaître la définition de "HD" et être sûr que ça s’applique à son téléviseur pour ensuite téléphoner aux producteurs du film pour le leur expliquer. On a le goût d’aller voir les producteurs et de les gifler en disant : 
(tape)Non! 
C’est pas ça du 3D!
(Tape) Non!. 
Tom Yum Goong 2 nous permet également de confirmer ce qu’on savait déjà : RZA est un piètre acteur. Ce qui n’est jamais tellement un problème dans ce genre de production mais ça devient un problème quand IL s’implique dans ce genre de production. On sait tous qu’il rêve depuis qu’il est petit de faire des arts martiaux mais ce n’est pas une raison pour se foutre le nez dans tout les films d’actions sous prétexte que jadis il avait un groupe de hip hop martial. RZA dans Tom Yum Goong 2 est non seulement mauvais au point de faire friser les oreilles mais en plus il décide de réaliser son plus grand rêve en prenant part à quelques combats dont un contre Tony Jaa. Comme si le tout était aussi iconique Bruce Lee VS Chuck Norris ou Bruce Lee VS Karim Abdul Jabar. RZA est incapable de donner plus d’un coup de pied ou de poing sans avoir l’air d’un piètre amateur alors le montage devient psychédélique pour nous faire croire que RZA est un expert de la savate. Je crois que sa jambe ne lève pas plus de 2 pieds du sol. J’oubliais qu’on a aussi droit à Jeeja Yanin dans le double rôle de jumelles karatékas. Mais comme toujours elle n’a aucune crédibilité quand elle se bat contre un homme de 6 pieds 3. Bref, Tom Yum Goong 2 est possiblement le pire film d’arts martiaux du 21e siècle.


Delivery Man : Un remake de Starbuck écrit et réalisé par le même scénariste/réalisateur que l’original. Bravo Ken Scott, tu fais maintenant partie d’un groupe sélect (Ole Bornedal, Georges Sluizer, Les frères Pang, Gela Babluani pour ne nommer que ceux là) qui ont scrappé leur œuvre pour le plaisir des américains. Bien sûr si quelqu’un doit détruire notre oeuvre autant le faire nous même. Dans le cas de Delivery Man, il n’y avait pas grand chose à détruire puisque le film original se traduit bien et n’est pas tant un film de genre où il est plus facile d’américanisé le tout. Delivery Man avait pour mendat d’être aussi sympathique et de faire passer l’humour gentil mais pas trop enfantin à un public différent. Sur ce point, Scott à réussit puisque son film est en tout point identique à Starbuck. L’humour est un peu moins au rendez-vous probablement parce que 1)Vince Vaughn est sur le pilote automatique 2)les gens avaient un partie pris pour Antoine Bertrand/Patrick Huard et 3) parce qu’on semble prendre un peu moins son temps pour mettre étaler les ingrédients. Delivery Man souffre éagelement des comparaisons comme c'est toujours le cas pour un remake mais le film n’est pas pour les fans de l’original mais bien pour un nouveau public, alors je crois que Ken Scott à réussi son pari et n’a pas à avoir honte de son film   


The Watch : Dans la bande-annonce on ne misait pas tant sur le côté « extra-terrestre » du film et pourtant on aurait dû. J’imagine que ça explique le flop du film au cinéma. On s’imagine aller voir Zoolander faire le stuck up de service pendant qu’un des Wedding Crashers fait des blagues de pénis pendant que le doublement nominé pour un oscar qu’il ne gagne jamais fait aussi des piètreries alors qu’en réalité Vince Vaughn est sur le pilote automatique, Ben Stiller se fait chier et Jonah Hill veut manger des croustilles pendant que des extra-terrestres veulent faire exploser un Costco. On a l’impression que le tournage fut un suite ininterrompue d’improvisations et qu’une fois venu le temps d’y inclure une intrigue de méchants aliens il ne restait pratiquement plus de péllicule puisqu’elle avait servit aux singeries pas super drôles de Vaughn.  Ensuite la difficulté fut de faire le montage d’un film dont le scénario avait déjà été évacué à 87% au tournage. On a donc multiplié les blagues de vaches qui explosent pour ne pas se concentrer sur ce qui est important (l’histoire, l'humour et les extra-terrestres) et ajouter le plus de placement de produits possible puisque contrats obliges. Mais même si le marketing avait réussie son coup, The Watch ne serait pas un bon film pour autant.


12 Rounds 2 : Il y a beaucoup trop de chiffres dans le titre de ce film. Mais pas autant que dans 19-2 2 (la 2e saison de 19-2). Pourquoi pas The Next 12 Rounds? Ou Another 12 Rounds? Parce qu’on s’entends, ce n’est ni les mêmes acteurs, ni les mêmes lutteurs, ni les mêmes personnages alors en principes par déduction ce ne sont pas les mêmes 12 rondes. L’histoire est identique au premier film alors les questions qu’on s’était posé à l’époque (comment le méchant a-t-il réunit tout les ingrédients gagnants pour réussir son plan machiavélique, pourquoi le méchant ne s’est-il pas trouvé une autre femme, où a-t-il trouvé l’argent, etc) sont les mêmes. Même si le film de Renny « je suis un viking » Harlin paraissait beaucoup plus dispendieux et se passait durant le jour, celui de Roel Reine (un pro du DTV) qui se situe entièrement la nuit est beaucoup plus divertissant grace entre autre à une énergie et un dynamisme (beaucoup de travellings inutiles) qui ne laisse aucun temps mort. 12 Rounds 2 sans être meilleur que le premier est meilleur que le premier. J’aurais jamais cru.


Enemies Closer : Enemies Closer est la réunion tant attendu entre Jean-Claude Van Damme et le réalisateur Peter Hyams qui nous avait donné Timecop (le film où Van Damme fait une split sur un comptoir de cuisine parce qu’il évite de se faire électrocuté les gosses), le plus grand succès de Van Damme. Dans ce qui semble être le scénario le moins crédible depuis longtemps, Van Damme joue le méchant de service avec beaucoup d’humour (sa scène de mort est complètement hilarante). L’histoire est un peu trop abracadabrante pour être raconté en quelques lignes pas que ce soit complexe simplement que la suite des évènements est trop abracadabrante pour être cohérente. Sur papier, j’imagine que tout s’explique, mais visuellement on n’a pas trop insisté pour que la cohérence soit la priorité. Enemies Closer a deux intrigues qui s’entrecroisent mais dont les enjeux de l’une est complètement oublié aux profits de l’autre et c’est dommage parce que c’est la meilleure intrigue qui écope. Autant dire tout de suite, il n’y pas beaucoup d’action dans Enemies Closer mais plutôt beaucoup de poursuites dans le bois la nuit pour ceux que ça excite. On a aussi droit à ce qu’on pourrait qualifier de racisme ou d’idiotie par manque de culture. Le film se passe à la frontière Canado-américaine alors vous aurez devinez que la police montée fait une apparition fringué comme si on était encore en 1876 et les franco-canadiens sont joués par des acteurs français (ou belge pour Van Damme) qui n’ont aucunement l’accent québécois. C’est dans des moments comme ceux-là qu’on préfère voir Yvan Ponton joué les bandits plutôt qu’un acteur français quelconque. 


Red 2 : Si Red 2 était un album de musique, il serait un album de B-Sides. Comme une suite de scènes qui sont de trop sur un album ou une suites de scènes sans l’âme de l’album. Un peu comme si des musiciens se réchauffaient mollement en studio avant de donner une vraie bonne performance. Red 2 c’est une peu ça, une déception pour tout le monde sauf pour les fans de l’original qui cherchent à avoir dans leur collection tout les enregistrements de leur groupe préféré même s’il savent qu’ils doivent se forcer un peu pour trouver un ou deux arguments en faveur de ces chansons qui ne sont rien d’autres que des rejets de studio.


Taken 2 : Dans un monde utopique, jamais Taken n’aurait eu le succès qu’il a eu. Pas tant un mauvais film qu‘un film quelconque, Taken fut une réussite interplanétaire peut-être lié au fait que la femme de Liam Neeson à trouvé la mort dans un accident de ski au Mont-Tremblant peu de temps avant que celui-ci se mette à enfiler tour à tour les rôles des scénarios qui arrivaient dans sa boite aux lettres. Est-ce que j’essaie de dire que les gens ont eu pitié de sa tragédie et sont allé voir Taken en voulant encourager un acteur qu’ils avaient oublié depuis Rob Roy? Oui, c’est un peu ce que je veux dire. C’est pas gentil mais c’est ce que je crois. Taken 2 est un peu du pareil au même sans l’effet surprise de voir Neeson casser la gueule de méchants anonymes pas gentils. Mais cette fois, la réalisation est de mauvaise qualité et on cache difficilement l’âge de Neeson dans un montage chaotique où une simple savate est découpé en environ 18 plans de 18 frames pour 1)donner un peu de dynamisme à une scène de combat mal chorégraphiée et 2)montrer que Neeson est « su’ à coche » et aussi rapide que Bruce Lee. Un mauvais montage + une mise en scène molle + une chorégraphie déficiente ne donne aucunement une excitation pour la rétine. Un gros problème scénaristique (à moins que ce ne soit au niveau du casting) est le lien qui unit Neeson à sa fille joué par Maggie Grace. Comme dans tout film qui se respecte, Grace, une femme d’environ 30 ans joue une fille de 17 ans. Grace à la chance de ne pas faire son âge mais de nous faire croire qu’elle à 17 ans c’est un peu tiré par le poil du scrotum. Alors on a droit à une fille (disons qu’elle à au pire 21 ans) qui doit passer son permit de conduire, donc un peu trop vieille  (il n’y a pas d’âge pour passer son permit de conduire mais dans la logique du film où Taken 2 est la suite de Taken et où Grace se devait de passer son permit, on en conclu que Taken 2 se passe exactement 2 semaines après le premier film ce qui n'a aucun sens ou que Taken 2 se passe exactement 4 ans plus tard, exactement le temps qui s’est écoulé entre les deux productions alors Grace se doit d'avoir au moins 20 ans dans ce film ce qui serait aussi ridicule puisqu’elle n’a toujours pas son permit et qu'elle devait l'avoir après le premier film). On a aussi droit à Neeson qui y va du cliché du père américain conservateur qui n’est pas trop content que sa fille sorte avec un garçon. Évidemment si Grace à 17 ans je peux comprendre que Neeson surprotège sa fille, lui qui en a la garde partagée et doit la voir une fois par mois mais si Grace à 20-21 ans on doit admettre qu’elle doit avoir déjà perdu son hymen quelque part à Acapulco pendant un spring break et de ce fait, Neeson passe pour un abrutit qui semble vouloir controler la vie sexuelle de sa fille ce qui est extrêmement gênant. Parlant de permit de conduire, comme Maggie Grace passe ses cours de conduite et qu’elle se retrouve quelque part en Europe de l’Est, on en profite pour faire une scène de poursuite automobile alors que c'est elle qui manoeuvre le véhicule de façon aussi dangereuse que spectaculaire. Comme si d'un coup, elle devenait Jacques Villeneuve le temps d'une poursuite. On essaie bien sûr de rendre le tout comico-familial-amusant un mélange d’humour à la Stop Or My Mom Will Shoot-meets-Adventure in Babysitting mais comme c'est une production Luc Besson on y ajoute l’humour de Jingle all The Way. Bravo Luc Besson!


Raze : Raze c’est un produit merdique pour essayer de vendre la carrière d’actrice de Zoe Bell dans ce qui est encore une fois un film d’action. Si elle veut montrer l’étendue de son talent dramatique ce n’est pas dans ce genre de production qu’elle réussira.  C’est mon humble avis. Van Damme n’a pas essayé d’être un acteur sérieux en jouant dans Sudden Death. Et comme le dit le proverbe : Ce qui est bon pour Van Damme est bon pour les dames. Donc Zoe Bell affronte d’autres madames dans des combats clandestins éclairés en rouge pour donner un côté dispendieux à un décors cheap. Rachel Nichols est la 2e actrice principale(et productrice) mais à ma grande surprise ne survie pas au 10 premières minutes. Doug Jones ressemble de plus en plus à John Waters sans la moustache et la finale est complètement foireuse. Sinon, bof, les actrices sont à la limite de la caricatures et le « fun factor » est plus que nul.


Cheech & Chong Animated Movie : Je ne crois pas qu’on puisse un jour faire un film d’animation aussi insipide que cette pocherie.


Sarah préfère la course : Pour une fois que le titre n’est pas trompeur. Parce que tenez vous le pour dit, Sarah préfère la course. Elle doit le répéter 407 fois dans le film. En fait, je ne me rappelle pas l’avoir entendu dire autre chose que : J’aime courir!. Ce qui fait de Sarah le personnage féminin cinématographique le plus plate au monde. En fait, non, ce n’est pas vrai, le personnage de d'Antoine est possiblement son équivalent masculin quoiqu’il est un peu plus allumé qu’elle. Mon problème avec le film de Chloé Robichaud en est un d’empathie pour ses personnages. Ils sont creux, plates, vides et inintéressants. De plus, j’ai beaucoup de difficulté à croire leur situation pas que ce soit exagéré ou incroyablement complexe mais simplement…scénarisé, sans trop réfléchir si les deux personnages pouvent vivre ce « genre » de relation alors qu’il est évident que le personnage de Sarah est complètement déconnecté de la réalité. Je veux bien croire que le personnage masculin nous soit présenté comme « un homme comme tout les autres qui ne pense qu’avec son pénis » mais c’est faux de croire qu’un gars tel qu’on nous le présente dans le film, puisse ne pas comprendre que Sarah soit un peu fêlée sinon voire renfermée au point d’être asociale. Si on nous le montre comme dans le film, alors c’est un profiteur et un crosseur et jamais il ne se facherait comme il le fait ou ne serait déçu de la situation. Alors que s’il est sincère, comme je crois que Robichaud veut le présenter, elle fait un mauvais travail de nous expliquer qu’il est réellement en amour avec elle puisque de toute façon ce qui intéresse Robichaud c’est de nous montrer Sarah et Sarah, elle, elle s’en fout, elle préfère la course. Il n’ a pas que du mauvais dans Sarah Préfère la course, la réalisation est soigné et les acteurs jouent bien mais il y a plusieurs éléments parfois inutiles, parfois plus cute que nécéssaire (les biscuits chinois par exemple). Je crois qu’on a fait tout un plat du film puisqu’il avait été présenté à Cannes ce qui a augmenté les attentes envers celui-ci. Pour être franc, je m'attendais à beaucoup, j'ai été déçu.

Wednesday, April 9, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Texas Chainsaw 3D :  The Texas Chaisaw Massacre est un classique du genre mais il semblerait que tout les gens qui le considèrent comme tel ne comprennent pas pourquoi il est un classique puisque chaque remake, sequel, reboot, prequel, proutquel, mardequel ne prennent aucunement en considération tout ce qui fait du film de Tobe Hooper une réussite. Le remake de Marcus Nispel était plus beau que bon mais il avait au moins le mérite d’y améliorer son 2e degré (quelque chose à propos du végétarisme) sans rendre le tout complètement con. Depuis, on cherche à tout prix à faire de Leatherface le principal protagoniste, un croque-mitaine moderne. On l’humanise tout à fait gratuitement pour expliquer un tant soit peu le pourquoi du comment de sa méchanceté alors qu’à la base il n’est qu’un personnage parmis tant d’autres d’une famille tous plus cimglés les uns que les autres. Il faudrait qu’on comprenne que Leatherface n’est pas tant important dans l’histoire alors il est inutile de l’humaniser MAIS SURTOUT de nous le rendre sympathique comme dans cette merde filmé en 3D. Il y a quelque chose de complètement foireux dans ce film où on essaie d’en faire une suite à la minute près du film de Tobe Hooper. Donc, 1)le remake 2)sa suite/prequel 3)la suite du film de Tobe Hooper ainsi que 4)Texas Chainsaw Massacre 3 (aka Leatherface) et 4)la version avec Renee Zelweger/Matthew McConaughey n’ont jamais existé. On repart à zéro. Du moins dans les 12 premières minutes du film. On nous montre avec images du film de Hooper à l’appuis, les minutes qui suivent le film de 1973 (en fait le film de Hooper date de 1974 mais les scénaristes de ce film semble avoir un problème de continuité tout au long du film) en nous montrant… des personnages qu’on ne connaît pas joué par des acteurs qui ne nous disent rien. Puis après un fondu au noir où l’on peut voir apparaite « some decades later », on comprend que le reste du film se situe entre 2010 et 2014, ce n’est pas clair mais si on se fit aux voitures c’est clairement le 21e siècle, donc 35-40 ans plus tard. On se retrouve donc avec 2 problèmes, la principale protagoniste devrait, en principe avoir entre 40 et 45 ans alors qu’avec son chandail nombril et sa poitrine proéminante ne doit avoir pas plus de 25 ans. Le 2e problème c’est que sans trop savoir l’âge de Leatherface en 1973, il doit avoir au moins 60 ans dans ce film. Un peu trop vieux pour 1)courir dans les bois 2)en faisant tournoyer une scie à chaine d’au moins 35 livres dans les airs et 3)avoir encore la force de prendre des jeunes hommes pour les soulever et les empaller sur un crochet suspendu. Le film semble nous dire également que Leatherface, seul survivant d’une soi-disant fusillade entre sa famille et la police locale, est resté caché dans le sous-sol de sa maison pendant 35-40 ans sans qu'on ne sache trop ce qu’il a bien pu manger toute ces années pour 1)être toujours aussi fort 2)courir aussi vite et 3) sans que la police locale ne l’ai jamais vu dans les rues de la ville ou à l’épicerie depuis 1973. Pour un gars qui n’a pas du voir le soleil depuis fort longtemps, il ne semble avoir aucune difficulté avec la lumière lorsqu’il finit par sortir de la maison.  Parfois 4 scénaristes ce n’est pas assez.


The Tourist : Anthony Zimmer n’a jamais été mon film préféré. Une réalisation solide pour un scénario médiocre avec une finale abracadabrante qui ne fonctionne pas. Succès oblige on en fait donc un remake. The Tourist. Le film où Angelina Jolie est laide et où Johnny Depp semble obèse du visage. On a beau leur donner des vêtements griffés hyper dispendieux et les mettre en scène dans des décors chics et majestueux dans des villes exotiques, on les filme avec des éclairages de mardes qui nous laisse paraître toutes leur rides ainsi que les 8 pouces de maquillages dans le visage. Visuellement The Tourist est beau mais le scénario qu’on croit avoir modifié, bétonifié devient encore plus abracadabrant avec cette finale qui semble encore plus sortie de nul part que dans Anthony Zimmer. Au delà de la pseudo-complexité du scénario et du fait qu’encore une fois Paul Bettany perd son temps dans une production de marde, The Tourist réussie à nous offrir la pire gaffe qu’un film ne peut se permettre : nous emmerder solide pendant 2 heures.


Much Ado About Nothing : Exactement!


Quarantine : Quarantine est un remake du film espagnol [REC] et il a la particularité d’avoir été produit, filmé, monté et distribué avant même que [REC] ne prenne l’affiche dans les salles nord américaines. [REC] est donc pour certain, un remake espagnol de Quarantine. Quarantine n’est pas tant un mauvais film ou un mauvais remake puisque de toute façon il est une copie scène par scène de l’original mais même si on ne le compare pas ou même si l’on n’a pas vu le film de Paco Plaza et Jaume Bagalaro, la version américaine demeure inférieure. Ce n’est jamais l‘idée du siècle d’utiliser des acteurs pseudo-connus pour jouer dans un film qui se veut réalistico-documentaro-found-footage. On s’entend que Blair Witch Project n’aurait pas eu le même succès si Christian Slater et Martin Short avait joué dedans. Quarantine fait donc l’erreur d’utiliser de bons acteurs mais dont on a déjà vu la face un jour ou l’autre dans quelque chose détruisant par le fait même le côté documentaire. Un autre truc que Quarantine détruit est cet ambiance glauque où tout peut arriver à n’importe quel moment, cet espèce d’urgence dans la réalisation ainsi que dans les réactions des protagonistes. Quarantine ne se contente que de mettre en scène chaque scènes de [REC] de façon évidemment plagiée. On a donc un effet beaucoup plus mécanique et artificiel. C’est que [REC] qu’on aime ou non, était une expérience cinématographique. Les 2 réalisateurs ont tourné dans un vrai immeuble désafecté en ne divulgant peu ou pas à leurs acteurs la suite des choses si bien qu’ils doivent improviser leurs réactions tout en étant surpris de la tournure des événements. Quarantine se contente de copier/coller le tout sans véritable vision et se permet de changer la provenance du virus qui infecte les habitants de l’immeuble question de 1)rendre ça plus scientifico-crédible et 2)ne pas se mettre à dos les chrétiens et autres religious freaks.


I Spit On Your Grave 2 : Suite du remake d’un film mal aimé, I Spit 2 est écrit et réalisé par le même gars qui a remaker le premier. Au-delà d’une grosse lacune scénaristique qui amène la protagoniste de New York en Bulgarie alors qu’elle n’est pas consciente (ils l’ont caché dans une valise? Ils ont sauté par dessus l’Atlantique en voiture? Ils ont demandé à E.T. le vélo d’Elliott?), le film n’est pas différent de tout ces films de viol/vengeance. On s’ennuie de MS.45 (pas vraiment). J’imagine que la Bulgarie ou les pays de l’Europe de l’est doivent commencer à en avoir ras le ponpon  que leur pays servent de « Territoires remplie de pervers sadiques pédérastes violeurs ». Je suis sûr qu’il y a des bulgares super gentils mais on ne les voit pas dans des productions américaines.


Bait : Bait est un nouveau genre de film : un huis-clos catastrophe avec des animaux méchants. C’est donc un amalgame peu réussi entre un thriller, une comédie d’action, une romance et un film catastrophe. Mais avec un requin. Et en 3D. Dans ce qui semble se passer dans une ville australienne, tout les acteurs ont un accent différent un peu tout croche mais aucunement australien. Suite à un attaque de requin, Tim (je ne me souviens pas du nom du personnage alors appelon-le Tim), n’est plus le même. Il a cesser d’aller à la plage et de faire du surf. Tout ça n’a évidemment rien à voir avec le film. Il se retrouve donc dans une épicerie de quartier où sa future/ex copine est prise en otage par deux voyous qui volent l’épicerie (ça c’est la partie film d’action et romance) juste au moment où un tsunami dévaste la ville pendant environ 13 secondes (petit budget oblige). Les gens sont donc prisonnier de l’établissement (ça c’est la partie film catastrophe et huis-clos). Ils ne peuvent donc sortir de l’épicerie puisque 1)un méchant requin blanc vient à passer par-là et Tim ne trippe pas sur ce genre de requin (rappelez vous l’attaque de requin dans le passé de Tim) et 2)il se peut que si le niveau d’eau monte jusqu’aux fils électriques, tout le monde meurt (ça c’est pour la partie attaque d’animaux fous et thriller).
Évidemment quand un tsunami frappe une ville une chose est sur c’est que l’électricité est toujours là, on peu toujours se fier à elle. Surtout, et je le répète, quand un tsunami frappe une ville et qu’il détruit tout sur son passage, surtout les poteaux électriques. On a droit à une scène de comédie où un couple est prisonnier de leur voiture sous l’eau et comme tout bon couple cinématographique qui se respecte, ils s’enguelent pour des futilités dont notre patience est mise à rude épreuve (ça c’est pour la partie comédie). On a aussi droit à ce fameux moment où les protagonistes doivent, face à l’adversité, faire confiance aux 2 voyous pour venir à bout de leur plan (couper l’électricité et tuer le requin). Tout ça dans un 3D qui nous permet de voir des attaques de requins surnoises ainsi que des flaques de sang en CGI.


Passion Play : Depuis Lost In Translation tout le monde capote sur Bill Murray. Tout le monde voudrait être son ami. Mais 98% des gens qui aiment Bill Murray n’ont vu que 2% des films dans lequels il a joué. Ce qui fait que je ne comprends pas pourquoi les gens l’aiment s’ils n’ont pas vu ce qu’il fait. Et par le fait même je ne comprends pas ce qui fait que Bill Murray choisit un film, un projet plutôt qu’un autre. Avec le temps c’est un peu comme s’il devenait de plus en plus difficile dans ces choix alors que Johnny Depp devient de plus en plus aveugle en jouant dans à peu près n’importe quoi. Ce qui me donne l’impression qu’en vieillissant, Bill Murray est en train de devenir petit à petit un Johnny Depp. Ce que je ne comprends encore moins est le lien entre Johnny Depp et Bill Murray. Mis à part qu’ils ont tout deux joué à des moments différents dans un film de Jim Jarmush. Je pourrais aussi dire que la fille de Bill Murray, une belle grande anglaise pourrait être le genre de femme qui plait à Johnny Depp, lui qui les aime grande, mince et élancée.  Les 2 ont également un jours dans leur vie joué le rôle de Hunter Thompson dans deux films complètements différents. En plus de joué dans Ed Wood ensemble. Pourquoi je radote toute ça? Parce que je ne veux en aucun cas dire quoi que ce soit sur Passion Play. 


A Field In England : Ben Wheatley change complètement de style et nous offre dans un noir et blanc impéccable ce champs en Angleterre où s’afronte des personnages à la recherche d’un alchimiste qui leur fera découvrir des champignons magiques. A Field In England m’a fait penser pour une raison que j’ignore, à Valhalla Rising de Nicolas Winding Refn. C’est une expérience cinématographique enrichissante, originale et hors norme.


Veronica Mars : Pour les fans de la série, Veronica Mars est un rêve devenu réalité. Mais en réalité il s’agit d’un épisode de 100 minutes. Pas meilleurs, pas pire que la série juste comme un condensé d’une saison dans un format film. Parfois on ne demande pas plus que ça.


Snowpiercer : Est-ce que toute cette attente en valait la peine? Oui et non! Dans sa première heure, Snowpiercer est incroyable. La mise en scène, les décors, les acteurs, les scènes d’action tout est complètement maitrisé et jouissif. Par la suite, le tempo diminue un peu, des longueurs s’installent, des revirements fonctionnent à moitié mais la finale garde tout de même ce quelque chose de grandiose.


Odd Thomas : Avec son budget de 27 millions de patates, Odd Thomas paraît en avoir coûté 8 fois moins. Il faut féliciter Stephen Sommers pour le look très télévisuel au film. Jamais Sommers ne nous à donner un film qui avait le look et l’ambiance de son budget.  27 millions c’est beaucoup pour un film qui sort directement en DVD. On dirait un pilote pour une série télé. 27 millions c’est beaucoup pour un pilote. Bref, si Odd Thomas était un pilote et/ou une série télé ça passerait bien mais comme film de cinéma, c’est un peu court, jeunne homme comme disait Cyrano. Odd Thomas a pour public cible les ados qui on trippé sur The Darkest Hour (les 7 personnes qui l'ont vu)ou les ados qui aiment les films innofencifs où se mêlent humour adolescents, CGI pauvres, scènes d’actions molles parsemées ça et là, une intrigue amusante tout ça avec une cinématographie déficiante et seulement 3 décors. Odd Thomas c’est un peu une version ado cheap de Dylan Dog (la version de 2009) ou une version moins cool et moins amusante que John Dies At The End. Je suis surpris qu'on donne encore de l'argent à Stephen Sommers.


The Bag Man : The Bag Man est un très mauvais film noir. John Cusack doit se rendre dans un motel miteux avec un sac et attendre l’arrivée de Robert De Niro. Il ne doit en aucun cas regarder à l’intérieur du sac. Évidemment le motel est peuplé de personnages ultra louches et ce même si le-dit motel est supposé être vide, dans un village abandonné. Après 30 minutes tout les personnages miteux se font tuer ce qui nous laisse environ 60 minutes à attendre ce qui peut bien se passer de plus. Pas grand chose. On essaie d’être cool à la Tarantino mais dans un enrobage très lynchéen. Crispin Glover joue un petit rôle et quand Glover joue dans un film on peut presqu’à coup sûr savoir que ce ne sera pas très bon. Ce n’est pas qu’il soit médiocre mais il semble y avoir un mauvais sort sur la tête de Georges McFly. Ou bien il ne choisit que les scénarios les plus insipides qu’il lit. Toujours est-il que l’histoire n’a aucun sens et que la finale n’en a encore moins. On a droit par la suite à un autre revirrement surprise à la fin qui fait encore moins de sens mais dont la mise en image est tout simplement ridiculement conne. J’imagine que les 3 scénaristes ne se sont pas trop entendu sur la tournure des évènements et qu’à force de réécrire le scénario ils ont oublié des détails parce qu’à quelques moments la voix de De Niro est doublé par quelqu’un d’autre lorsqu’il est hors champs. Il donne des explications et il est très évident que ce n’est pas la même voix. Mais bon, comme le récit est tout simplement stupide à quoi bon vouloir corrigé les erreurs en post-production alors qu’on aurait pu éviter tout ça pendant la scénarisation.


Miraculum : Miraculum est, si je ne m’abuse, le premier film choral québécois. Bravo Podz! Mais ça ne fait pas du film quelque chose de bon pour autant. En fait, la grosse faiblesse du film réside surtout dans le scénario qui ressemble à un genre de peinture à numéro, un ABC du parfait film choral. Comme si Gabriel Sabourin avait lu un livre de scénarisation juste avant de pondre le scénario. C’est le genre de film qui croit vouloir dire quelque chose alors qu’il ne dit rien. Un film pseudo-profond avec une morale de pacotille. Un scénario qui croit raconter quelque chose d’universel en se concentrant sur les détails plutôt que sur l’ensemble. Chaque histoire du film raconte les déboires de personnages dont on se contrecrisse puisqu’ils sont tous des salopards, des pédophiles, des crosseurs, des alcooliques, des voleurs, des adultèreriens, des religieux, etc qui ont tous un mal de vivre et qui nous sont tous antipathiques. Le miracle annoncé ne vient jamais et le film joue sur un mauvais suspense à savoir qui a survécu à un crash d’avion (quand on a un gros nez, on peut briser un suspense assez rapidement). La réalisation de Podz est plus souvent que jamais une suite de plans de caméra qui ne veulent rien dire, vide de leur sens. La caméra va et vient, zoom in et zoom out pour raconter peu ou pas grand chose. Évidemment Miraculum n’est pas aussi pire que je le laisse paraître, il s’écoute assez bien mais il veut tellement dire quelque chose et croit tellement qu’il est profond que la finale fait rire et rouler des yeux puisque si on y réfléchit 2 secondes ça en devient ridicule et prétentieux. Comme si Sabourin n’était aucunement venu à bout de son idée et que Podz avait vu quelque chose dans ce scénario qui l’avait touché mais qui n’a pu mettre en image pour nous toucher aussi, nous, les spectateurs.


L’Ange-Gardien :  Je ne suis pas un fan de Le Petit ciel, premier long métrage de Jean-Sébastien Lord. Il faudrait peut-être que je le revois mais je ne crois pas qu’une copie DVD ou VHS existe. Le film m’avait semblé à l’époque quelque chose d’inaboutit et de légèrement peu divertissant. Toujours est-il qu’un 2e film 14 ans plus tard pour Lord pique ma curiosité. Mais voilà, en allant voir Miraculum au cinéma j’y ai vu la bande-annonce de L’ange-gardien et par le fait même le punch du film puisqu’il est dans la bande-annonce.  C’est une pratique douteuse d’inclure la conclusion dans une bande-annonce mais bon… Sachant la finale d’avance, je me suis dit que ce n’était pas très grave puisque l’important est de voir comment Lord racontera son histoire et de quelle façon il ammènera cette finale surprise ainsi que ses explications. Les acteurs sont tous très bons et Lord protège son histoire pour ne pas vendre la mèche. Mais voilà que sa finale est un peu garoché au point où ça en est presque risible. En apportant sa surprise finale comme si c’était justement une surprise, il laisse beaucoup trop de questions en suspend et finit par clore son histoire en surexpliquant avec des dialogues qui eux aussi rendent le tout un peu ridicule. Sans vouloir entrer dans les détails, Lord débute sur une bonne piste entre le personnage de Guy Nadon et son fils pour ensuite tout laisser tomber ce qui aurait pu être une explication, facile certes, mais une explication tout de même à propos de la relation entre Nadon et Marilyn Castonguay. Plus le film avance et plus Lord cache les ficelles de son récit en faisant faire aux protagonistes des stupidités qui vont à l’encontre de qui ils sont qui vont à l'encontre de la réalité policière(dans le cas de l'intervention policière). De plus, Lord fait la gaffe de nous donner le POV de Castonguay alors que 1)c’est impossible et 2)c’est une très mauvaise façon de raconter une histoire en plus d'être malhonnête.

Monday, March 3, 2014

Réflexions sur de la cinématographication un peu bidon


Zombie Babies : En écoutant autant de films de zombies en peu de temps j’en ai peut-être mélangé quelques uns. Ce que je peux dire par contre c’est que pratiquement chaque film de zombies (il en sort environ 18 par semaine) sont à peu près tous (99,9% du temps) basé sur le même modèle. Zombie Babies ne fait donc pas exception. Les acteurs se ridiculisent avec aplomb en jouant dans des scènes dégradantes comme par exemple celle où un redneck obèse croyant faire un cunilingus à une fille poitrinée, les yeux fermés se trouve à cunilingusser un bébé zombie sans trop faire la différence (ses yeux sont fermés après tout et jamais il ne les ouvrira) entre un anus de bébé et un vagin. Il se fait donc chier du sang dans la bouche et meurt par un cordon ombilical autour du cou. Tout ça est supposé être très drôle. Les acteurs se défendent bien malgré tout mais il semblerait que ce soit devenu une norme de choisir pour les rôles féminins des ex-Suicide Girls question de voir de la poitrine dénudée, tattouée. Zombie Babies est rempli de mauvais effets devant écrans verts au point où les poupées qui servent de bébés zombies sont visiblement tenu dans une main puisque le key-ing de ces scènes nous montrent bien la démarcation des doigts autour des poupées.


Zombie Hunter : Zombie Hunter looke un peu mieux (mais pas vraiment) que les autres films de zombies visionnés cette semaine. Le gros avantage de Zombie Hunter c’est qu’on a essayé fort, fort, fort de faire un genre de comic book movie à-la-Six-Strings Samourai, mais en vain. Danny Trejo apparaît pendant 18 secondes, les effets sont complètements dégueulasses, il n’y a aucun zombie mais plutôt un gros monstre qui ressemble à une sous-copie du dude au 6 bras de Mortal Kombat ce qui fait du titre un mensonge. En plus on a droit à la pire scène de sexe jamais filmé. Possiblement qu’on a voulu faire rire mais c’est raté, en fait, on rit de honte pour toute l’équippe ayant travaillé sur le film alors j’imagine que si l’on rit de honte, alors on rit, donc, l’effet est réussie. Bravo Zombie Hunter pour le rire!


Zombie A-hole : Zombie A-Hole n’a pas de zombie, le titre est donc trompeur. Ils m’ont menti, qu’ils aillent chier! Par contre il y a une tueur avec un maquillage semi-réussie qui sème la terreur en tuant des Suicide Girls un peu nue de façon alléatoire. Zombie A-Hole est mal joué, mal filmé, mal écrit, mal etc… On a aussi abusé de l’effet « Old movie with scratches and poils and more scratches » disponible dans Final Cut Pro. Le film aurait gagné à n’être qu’un court métrage puisqu’il se divise en trois parties, celle où le monstre attaque des midinettes, celle où les gens parlent et c’est long et celle où notre héro vêtue maladroitement d’un chapeau à-la-IndianaJones trop grand pour lui essaie de tueur le monstre. La 3e partie est plus divertissante même si plus caricaturale. On aurait peut-être dû se concentrer sur ce héro mal fringué et sa quête que tout le remplissage qui va avec.


Bloodlust Zombies : Dan Lantz a écrit, réalisé, filmé, cinématographié, produit et joué avec fierté dans cette pocherie. Tout dans Bloodlust Zombies est cheap. L’humour ultra bidon fait passer Benny Hill pour le roi du gag. Les acteurs sont à ce point mauvais qu’une fois leur talent amalgamé à l’humour pour donner un genre au film, est mis de l’avant, on assiste à ce qui semble être les plus longues scènes de cinéma jamais filmés.
De l’humour de niveau école secondaire et des scènes de sexes pour les moins de 4 ans parsèment ce film d’une nullité incroyable. Évidemment quand ton actrice principale est une porn star (qui se débrouille pas si mal) on a l’impression que le film est une parodie sexy d’un film de zombie tellement tout est foireux. En fait on a l'impression qu'il s'agit d'un porno dont toutes les scènes de sexes explicites ont été enlevés. Les décors sont visiblement ceux de la compagnie de post-production qui fait passer ses salles AVID pour un laboratoire scientifique qui n’a rien d’un laboratoire scientifique si ce n’est qu’il y a des éprouvettes et 2 ou 3 béchers. Les scientifiques n’agissent aucunement comme des professionnels  et si je ne l’ai pas déjà mentionné, l’humour est plus que mauvais. Le sang change de couleur dépendemment de la scène parfois il ressemble à du sirop de maÎs, parfois à de la soupe tomate mais jamais à quelque chose de réaliste. Plusieurs scènes sont tournés dans des corridors et/ou des cages d’escaliers sans éclairages convaincants et où certains personnages meurent tout en ayant beaucoup de difficulté à ne pas respirer ou bouger des yeux question d'avoir l'air d'un cadavre crédible. Un bon cadrage semble une idée farfelu pour le réalisateur qui de toute façon est occupé à écrire et filmer des blagues de pénis pas drôles.


Bath Salt Zombie : Il ne me reste, heureusement, aucun souvenir de mon écoute de Bath Salt Zombie sauf peut-être cette introduction en animation 3D et ces images de maquillages zombie-esques complètement caoutchouteux. Filmer dans un appartement ou deux avec un minimum d’éclairage (pas pour le style, juste parce qu’on ne sait pas comment faire un film)Bath Salt Zombie est un bon exemple de comment créer un hype autour d’un fait divers mais en ne tenant aucunement le-dit fait divers en considération.


Cockneys VS Zombies : Peut-être est-ce parce qu'après avoir visionné autant de films de zombies je suis devenu un peu imbécile mais Cockney VS Zombies m'a semblé être très drôle et amusant. On vise vraiment un Shaun Of The Dead wanna be avec ce film mais sans être aussi légendaire, le film mêle habilement l'humour et l'horreur avec une scène finale hilarante dans un centre pour l'âge d'or. Zombies VS vieillards en marchette. 


Now You See Me : Now You See Me est un pari réussi. Dans le sens où si on à été accroché par la bande annonce et que le leitmotiv du film (If you look too close you'll miss the big picture ou quelque chose comme ça) aussi redondant soit-il nous excite au point où on oublie toute logique, il se peut que Now You See Me soit le plus grand film qu'on ai jamais vu depuis Cutthroat Island.  Le genre de film qui nous offre exactement ce qu'il nous promet, peu importe si ça a du sens. Parce que voyez-vous Now You See Me est probablement le film le moins crédible depuis Basic de John McTiernan. Aussi excitant et divertissant que puisse être le film de Louis Letterier, et aussi intriguant que puisse être son récit au point de se laisser prendre à vouloir savoir qu'elle en est sa conclusion, il n'en demeure pas moins que le punch final est complètement ridicule, que l'histoire d'amour sort de nulle part, que les personnages sont finalement des imbéciles qui ne savent pas se qu'ils font, que le film nous laisse avec beaucoup trop de questions à propos de la cohérence qu'on ne le veut vraiment. C'est un peu comme si tout au long du récit on essayait de nous faire croire qu'il y a une mécanique derrière les trucs de magies de nos 4 magiciens (un agent du FBI essaie de prouver cette mécanique avec l'aide d'un Morgan Freeman qui nous explique, nous, petit spectateur idiot toute l'histoire) pour finalement nous démontrer qu'avec un montage frénétique et une succession de scènes d'action on peut venir à bout de n'importe quel incohérence, en autant que le spectateur soit un tantinet ADD. Que le film se termine comme étant une histoire de vengeance, ça peut passer, mais il faut que ça ait du sens, une logique, ce que le film n'a pas. Now You See Me se défend derrière le fait que comme un tour de magie, la finale doit être impressionnante au point où l'explication n'est plus nécéssaire. C'est là que Now You See Me se perd puisque justement on aimerait bien comprendre les explications qui nous ont été servie de façon inadéquate depuis le début du film. Parce que cette histoire de vengeance est ridicule à plusieurs niveaux et le fait que le vengeur prenne plus de 30 ans pour perpétrer cette vengeance n'est pas le plus ridicule. Au final, Now You See Me est l'exemple parfait d'un film qui fait n'importe quoi, raconter n'importe comment pour un public qui n'y voit que du feu sans trop se poser de question sous prétexte qu'ils ont été surpris par la finale. Comme dans Basic


You’re Next : You’re Next n’est pas le film incroyable qu’on nous a fait croire. Il est supérieur à beaucoup de films du genre mais le film perd toute crédibilité dans des scènes de surexplications surdialogués sur les raisons de un et de l’autre pour expliquer au spectateur pourquoi il a fait ceci et cela alors que ces dialogues sont non seulement surexplicatifs mais en plus ils sont addressés à des personnages qui connaissent déjà cette surexplication. Alors si c’est surexplicatif pour nous, imaginez pour les personnages…
 

The Purge : Pour quelqu’un qui a commencé sa carrière comme scénariste, James DeMonaco donne l’impression qu’il est plus attiré par la possibilité de faire un film avec Ethan Hawke (3 films sur 7) que de raconter quelque chose de cohérent.  Tout dans l’écriture de The Purge est problématique. Avec un concept de ce genre, il est assez difficile de 1)nous faire avaler cette prémisse 2)utiliser une façon de ne pas surexpliquer 3)nous donner un punch final utile et 4)minimiser les incohérences qui créent des trous scénaristiques et /ou nous laissent avec des questions. The Purge fait tout ça en croyant ne pas le faire résultat d’une écriture qui se croit béton alors qu’elle va dans toutes les directions au lieu de bien ancrer son univers. Avec cette prémisse (1 journée par année le gouvernement donne le droit aux habitants de tuer pendant 12h sans être puni ou quelque chose comme ça)on peut s’attendre au pire mais on se dit que si le film à été produit c’est qu’il doit avoir plus ou moins de sens. Pas du tout. Je suis naïf. 
Il y a tellement de problème avec ce film que c’est difficle de savoir par où commencer. La mise en situation de la prémisse est expliquée de façon acceptable par des émissions de télé et/ou radio en plus d’un texte qui défile à l’écran. On embarque donc dans le film en ce disant que c’est possible mais c’est par la suite que ça se gâte. Quand le scénariste/réalisateur commence à nous faire vivre cette « Purge » on cesse tout bonnement d’y croire. Comme s’il n’avait jamais réfléchit plus loin que son canevas de base et comme: le gouvernment est d’accord et les psychologues expliquent que c’est saint dans une société parfaite d’expurger le méchant. C’est que vu sous cette angle, c’est bien mais ce n’est pas l’angle choisit par le réalisateur par la suite et en se lançant dans des idées pas aboutits, il finit par nous laisser plus de questions que de réponses. Et il finit par nous offrir un film qui n’a aucun sens en plus de ne pas être cohérent avec l’univers offert. DeMonaco essaie d’en faire une histoire de riche VS pauvre alors que ça peut être vrai que cette « purge » soit bénéfique pour les riches plus que les pauvres mais pas de la façon dont il le traite dans son film. D’autant plus que les pauvres sont représenté par un personnage noir, ce qui donne une dimension raciale non voulu et inutile au film et au message de De Monaco. Évidemment, le réalisateur ne veut que nous divertir mais avec chacune des idées qu’il croit apporter pour expliquer les gestes de ses personnages, 18 autres questions en ressortent.

Si la société américaine a un degré de crime d’environ 0.01% et que le gouvernement décide d’instaurer cette « purge » pour assouvir les plus bas instincts des habitants puisque psychologiquement parlant c’est saint, je crois sincèrement que certain gens s’adonnerait au meurtre, vol, et viol pour ce 12h annuel mais ils le feraient qu’un an ou 2 parce qu’après 5-10-15 ans dans une société parfaite, les gens ne seraient pas éduqué dans la violence et les crimes et ce même si on veut nous faire croire que c’est ancré dans l’ADN humaine. De toute façon après un ans ou 2 on s’apercevrait que ça ne fonctionne pas vraiment. Si quelqu’un nous cause du trouble, il couche avec notre femme ou bat notre chien, on attend la purge pour aller le tuer légalement? Une fois qu’on a tuer le fils du voisin parce qu’il fait chier son chien sur notre gazon, on fait quoi? On salut son père et sa mère le lendemain de la purge(désolé pour votre fils, mais je l’avais avertit!)? Si on bat le gars qui a obtenue la promotion au bureau qui nous était destinée, on ne le tue pas mais on le blesse fortement, quand il sort de l’hopital on fait quoi?
« Excuse moi dude, c’était la purge »
« C’est cool André, je comprends! »

Rien dans le film nous est expliqué sur comment les gens réagissent vraiment à la purge puisque le film se concentre sur un quartier uppé d’une banlieue de Los Angeles. Par contre on tente de nous expliquer comment pourrait se dérouler un 12h de purge. 
-Le copain de la fille d’Ethan Hawke veut lui faire comprendre que même s’il est trop vieux pour sa fille, ils sont heureux ensemble. Comme Ethan Hawke refuse leur union le copain décide d’aller tuer Ethan Hawke puisque pendant la purge, c’est légal. Mais, il s’attend à quoi par la suite? Qu’il va continuer de sortir avec la fille du dude qu’il vient d’assassiner? Qu’elle va dire : Tu as tuer mon père mais puisque c’était légal je ne peux t’en vouloir, voici mon vagin, éjacule dedans »? 
-La bande de malfrats qui veut la peau du jeune noir en cavale semble être des jeunes qui n’attendent que la purge à chaque année pour tuer, boire de la bière et rouler vite avec leur camion. S’il est saint d’expurger notre violence une fois par année, il me semble que ces malfrats doivent trouver le temps long les 364 autres jours de l’année. 
-Si Ethan Hawke est un spécialiste de l’installation de systèmes de sécurité comment se fait-il que son système est faillible? Pourquoi n’est-il pas capbale de défendre sa famille? Kevin McCallister à fait un meilleur boulot que lui et il avait 11 ans. 
-Pourquoi les voisins se mêlent-ils de la situation? On comprend pourquoi, bien sûr, mais les raisons sont tellements bidons. Ce sont les voisins, comment vont-ils se réveiller le lendemain?
« Bon matin, je m’excuse d’avoir tué Ethan Hawke, mais cétait la purge, sans rancunes »
« Pas de trouble, avoir été dans votre situation, j’aurais fait la même chose et bien plus. »

L’élément déclencheur est bien entendu le fils qui laisse entrer le jeune noir dans la maison alors qu’il ne devrait pas. Comme le scénario essaie fort de nous expliquer que le petit garçon est très intélligent pour son âge, je ne crois pas me tirer dans le pied en disant que c’est probablement le truc le plus ridiculement stupide qu’un enfant peut faire. Qu’il soit intélligent ou non. Le scénario essaie fort de nous faire comprendre que le petit garçon est contre la purge (comme si les gens anti-purge doivent être une minorité). Mais même s’il est contre, cet effort scénaristique n’explique pas le geste. Quand nos parents nous explique qu’il ne faut pas parler avec les inconnus ou qu’on ne doit pas ouvrir la porte aux étrangers, qu’on soit pour ou contre les témoins de Jéhova ou les monsieurs qui donnent des bonbons gratuitement, on écoute nos parents. Ne pas ouvrir aux étrangers est la base de l’éducation enfantine. Bref, je pourrais continuer comme ça pendant des heures à expliquer que l’univers et la prémisse offerts ne fonctionne pas mais puisque j’ai vu la bande-annonce de The Purge 2, j’imagine que je suis peut-être le seul à avoir un problème avec ce film… 


Maniac Cop 2 : J’ai écouté souvent et très souvent Maniac Cop 2 dans ma jeune jeunesse. En le revoyant, je ne me rappellais aucunement à quel point cette suite d’un film de série-B assez moyen est extrêmement solide. La réalisation et la direction photo sont excellentes donnant au film un côté dispendieux en plus de lui donner un côté cinématographique qui peut rappeller le cinéma de Larry Cohen des années 1970 (Cohen à scénarisé le film). Les scènes d’action sont bien montés mais surtout bien filmés ce qui aide le montage et les acteurs sont tous solide. Vraiment Maniac Cop 2 est un film à revoir.


VHS 2 : J’ai eu le même problème avec VHS 2 qu'avec le film précédent : chaque segment est filmé de façon différente mais jamais sur support VHS ce qui fait qu’on se demande pourquoi quelqu’un qui filme avec sa GoPro transfère ensuite son segement sur une VHS s’il doit d’abord mettre le-dit segment sur son ordinateur avant. Le titre devrait être DVD 2 parce que personne aujourd’hui ne met ses films ou souvenirs sur VHS. L’idée de base n’est donc comme dans le film précédent, pas respecté. Mais ce n’est pas tellement grave puisque chacun des segments est assez amusants et divertissants (sauf A Ride In The Park) VHS 2 vaut le visionnement ne serait-ce que pour le segment Safe Haven qui est complètement fou, bizarre et violent en plus d’être techniquement incroyable.


The Tall Man : Après le succès de Martyrs on s'est demandé ce que Pascal Laugier allait bien pouvoir nous offrir. Avec The Tall Man, son premier film an anglais, il a continué dans le même genre tout en continuant également avec ses scénarios qui partent dans une direction pour nous surprendre en faisant un virage de180 degrés dans l'autre. Avec ce Tall Man, ces virages puisqu'il y a en a plusieurs ne fonctionnent pas autant. Ce n'est pas tant que Laugier ne réussie pas à nous surprendre c'est qu'il devient de plus en plus difficile de croire aux actions des protagonistes après les pivots scénaristiques. L'histoire devient un peu plus abracadabrante et pas tout à fait crédible. La réalisation est tout de même solide mais c'est au niveau du récit que ça cloche. Comme si le côté politico-anthropologique lui avait échappé.


Tenement : Game Of Survival : Environ 35e film de la légendaire Roberta Findley, Tenement Game of Survival est une série Z sans budget un peu crade qui se laisse regarder comme un genre de Home Alone pour adultes (dans le sens de gens majeurs et non dans le sens de XXX). Une bande de malfrats un peu punk prend un édifice à appartements en otage et les résidents ne comptent pas les laisser faire. Ils posent des pièges pis toute et ils tuent les malfrats pis toute.


Idlewild : Une comédie musicale n’est évidemment pas pour tous le monde. Il faut tout de même en connaître les codes pour pouvoir en faire une. Un film comme Dancer In The Dark malgré son côté faux-musical est très ancré dans les règles du genre. Idlewild peut nous apparaître comme quelque chose qui pourrait être divertissant à cause entre autre au groupe Outkast comme principaux protagonistes mais surtout pour son mélange de hip hop et de swing se déroulant dans les années 1930. Mais voilà qu’au-delà du fait que le film comporte des chansons, Idlewild n’a rien d’une comédie musicale pour cause de manque de repère. Bryan Barber, réalisateur de vidéo clips, ne peut aucunement se cacher derrière l’excuse : J'ai fait un anti-musical tant il ne semble pas comprendre comment un musical fonctionne. On a plutôt l’impression qu’Idlewild est une suite de 3 vidéoclips (c’est environ le nombre de chansons dans le film) mal intégrés à une histoire rempli de lieux communs d’où les dites chansons font acte de touriste. Habituellement un musical est un prétexte pour raconter une histoire en chansons et danses intercallées de bout de film dont on se fout un peu puisqu’on attend la prochaine séquence musicale. Ici, l’histoire dont on se fout est étiré jusqu’à plus soif puis une fois par 30-40 minutes une chanson y surgit sans qu’on n’y comprenne tellement le lien. Le fait qu’Outkast ne soient pas des acteurs n’est pas en cause mais plutôt le manque de cohésion du scénario qui passe du coq à l’âne comme s’il voulait absolument cocher la to-do list des clichés du film d’époque. 


Crystal Lake Memories : Après un documentaire intéressant sur la série des Friday the 13th (His Name Was Jason) celui sur la série des Nightmare On Elm Street (Never Sleep Again) d'une durée de 4 heures et sortie peu de temps après, est beaucoup plus complet et intéressant. Friday The 13th a décidé de faire un documentaire encore plus complet sur sa série de film avec ce Crystal Lake Memories. D'une durée de 7 heures, ce documentaire retrace les étapes de la production de chaque film. Chaque segment à une durée d'environ 25-40 minutes. On n'analyse pas chaque film comme dans Never Sleep Again, on reste du côté anecdotique mais avec assez de matériel pour rendre le tout très intéressant et pour nous offrir assez de scènes inédites et des photos de productions également inédites. Le plus intéressant est la section sur Freddy Vs Jason parce que le projet à longtemps trainé et plus de 14 versions différents du scénario écrit par 14 personnes différentes existent. Et dire qu'ils ont choisi probablement le pire scénario écrit par 2 osties de sans dessins pour ce film. 


Tyson : The Undisputed Truth : Devant les caméras de Spike Lee et sur une scène de théâtre, Mike Tyson nous raconte son histoire sans censure, de façon humoristique et sans gêne devant une foule conquise d’avance. Il demeure vague sur sont histoire de viol mais nous fait rire en racontant qu’il aurait pu casser la gueule à ce jeune fumeur de pot qui couchait avec sa femme en cachette : Brad Pitt. Tyson est accessible, sensible et drôle. Sans croire qu’il pourrait être acteur (Black & White et Hangover nous l’ont prouvé), il pourrait peut-être être humoriste dans sa carrière post-pugiliste.