Sunday, June 30, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


Sleep Tight : Sleep Tight est un thriller espagnol assez lugubre mais pas tellement surprenant. L’acteur principal est parfait dans son rôle de psychopathe. Le suspense fonctionne car il demeure réaliste mais on aurait voulu que le réalisateur pousse un peu plus du côté de l’incrédulité (juste un peu) pour ainsi avoir plus de moments d’intensité. C’est que le suspense est correct mais juste un peu mou.


Inbred : En 2013 on fait encore des films où les rednecks sont toujours aussi édentés et co-sanguins. Probablement parce que c’est très drôle. Pas pour moi. Inbred est un croisement entre Deliverance et Severance et Dale & Tucker Vs Evil. Le film prend environ 40 minutes pour installer une histoire à la From Dusk ‘till Dawn où des voyous en cavales se retrouvent dans un village où ils doivent faire face à de méchants rednecks meurtriers. Le film se veut une comédie gore mais il est plutôt un gore gore. Pas de blagues dumoins rien qui fait rire mais beaucoup de haches au visage et de têtes qui explosent sous l’impact de plein d’objets qui peuvent faire exploser des faces.


American Mary : American Mary est un film d’horreur canadien, donc Canadian Mary est un titre qui devrait lui revenir par défaut. Je suis bien content de pouvoir corriger cet erreur.


Here Comes The Boom : Une comédie familliale remplie de bons sentiments à propos d’un professeur un peu slacker qui devient rien de moins qu’un champion du UFC pour donner ses cachets de combats à l’école où il travaille pour la sauver de la fallitte peut sembler être une pâle copie de Nacho Libre. Mais il faudrait d’abord que Here Comes The Boom soit drôle pour faire la comparaison. HCTB est produit par Adam Sandler et est probablement le moins pire de sa filmographie. Cela ne veut pas dire que HCTB est meilleur que Grown Ups (un peu quand même). Le film s’écoute sans trop de difficulté mais mon problème vient du fait que malgré le peu d’intensité de la violence, il n’en demeure pas moins que le film est remplie de combats de UFC dans une ambiance familiale. Que Kevin James devienne champion du UFC en 3 mois relève du miracle mais au-delà des invraissemblances qui font passer la UFC pour un sport facile, le film nous dit que pour financer une école et aider les jeunes, on peut utiliser  n’importe quels  moyens violent ou non, illégal ou non. Ne manquez pas la suite de Here Come The Boom, Here Comes the Needle où Kevin James, pour sauver le chenil local, se met  à vendre de l’héroïne aux gens qui demandent l’euthanasie.


Fire With Fire : Parfois j’écoute des films sans avoir la moindre idée de ce qu’est le film. Fire With Fire est de ceux-là. Je ne connaissais que le titre, pas de pochette, pas d’idée qui à réalisé le film ou même qui joue dedans. C’est le genre de surprises parfois qui peuvent fairent ma journée. Fire With Fire m’a un peu troublé par son casting non seulement Josh Duhamel y joue un pompier mais viennent se joindre à lui : Bruce Willis, Rosario Dawson, Vincent D’Onofrio, Julian McMahon, Vinnie Jones et 50 Cents. Le film n’a pratiquement aucun sens ce qui surprend encore plus de savoir pourquoi et surtout comment tout ses acteurs ont décidé de perdre leur temps dans ce film au budget modeste (30 millions de patates) sans qu’il ne voit le jour sur les écrans de cinéma du monde entier. Josh Duhamel en pompier, il me semble, que c’est l’idée du siècle. Non? Toujours est-il que comme je le disais, le film n’a aucun sens. Que Duhamel soit un pompier ne change absolument rien au film. Sauf bien sûr à la toute fin lorsqu’il revet son habit de sapeur pour aller secourir la femme de sa vie dans un building en feu, le problème c’est que 1)il va dans sa voiture et en ressort avec son habit de pompier comme si son habit attendait dans la valise du camion alors que Duhamel n’est plus pompier depuis un petit bout de temps (witness protection pis toute) et 2) il enlève  son masque avant d’entrer dans le building pour que le spectateur soit bien sûr que l’acteur fait ses propres cascades ou quelque chose comme ça annihilant toute raison logique d’être un pompier pour les besoins du film puisque pompier, pas pompier, il entre dans le building en feu de toute façon. L’histoire n’est pas tant abracadabrante c’est surtout au niveau des éllipse ou du moins la façon de raconter. Tout se passe très vite au point qu’on a l’impression qu’il ne s’agit qu’une suite d’idées misent en image avec peu ou pas d’idée à savoir comment les enfiler sauf de les mettre une à la suite de l’autre. Par exemple : Duhamel est témoin d’un meurtre dans un dépanneur par une bande de malfrats un peu racistes, il est épargné, témoigne auprès de la police et se fait mettre sous les soins de la protection des témoins. 3 minutes plus tard il est amoureux de la femme qui s’occupe de son cas, elle lui apprend à tirer au revolver, ils se font attaquer par un sniper, elle meurt. Il se rend chez les Crisps et leur demande un fusil. Il va tuer les méchants un à un. La femme n’est finalement pas morte. Il va tuer le méchant dans un building. Le building prend en feu, ça tombe bien il est pompier et il a justement son habit dans son camion. La femme est également dans le building ce que personne ne savait ou ne comprend comment, pourquoi, quand et où. Il retourne dans le building pour tuer le méchant qu’il n’a toujours pas tuer ce qui nous fait douter du pourquoi il voulait quitter le building et finalement il ressort du building. Tout ça sans aucun suspense, aucun réalisme, aucune logique. Parfois le montage est presqu’une farce comme s’ils avaient utiliser des stockshots de d’autres films, ce qui nous fait sourire. Merci montage.  


Jack Reacher : Jack Reacher est le personnage d’une série de livres que personne ne lit. Alors quand on a su que Tom Cruise allait incarner le personnage, tout les gens qui ne lisent pas de livres se sont mis à chialer sur ce choix de casting peu judicieux. Que Lee Child, l’auteur des livres, ait donné son accord sur le choix de Tom Cruise (comme l’avait fait Anne Rice il y a des lunes lorsque Tom Cruise était dans le même genre de scandale pour l’adaptation d’Interview With The Vampire pendant l’ère pré-internet)ne change rien à l’affaire. Les gens ne veulent pas de Tom Cruise dans le rôle principal. Jack Reacher mesure 6 pieds 5 pouces et pète des gueules de voyous alors que Tom Cruise mesure 3 pied 9 pouces et fait de la scientologie. Évidemment, le scénario s’est chargé de rectifier tout ça, ce qui fait que les gens qui chialent n’ont absolument pas raison. Jack Reacher, dans le film, n’est peut-être pas grand mais c’est là que le film gagne des points puisque Cruise joue avec une intensité et une confiance en lui qui peuvent parraître ridicule pour tout les personnages du film. D’où l’idée de vouloir se réunir à 5 pour se battre avec lui et avoir la surprise de notre vie lorsqu’il éclate la gueule de tout le monde. Jack Reacher est un dur à cuire, pas toujours invincible et Cruise le défend bien. Jack Reacher The Movie n’est pas le film d’action qu’on essaie de nous faire croire, ni le suspense le plus alletant, mais il tient la route et divertit le spectateur de façon honnête. Même Werner Herzog qui joue le méchant de service est surpris par la froideur et l’intélligence de Jack Reacher et Herzog à connu Klaus Kinski alors...


Broken City : Broken City est le premier film solo de Allen Hughes du fameux duo de frères qui font des films dans le hood(sauf quand ils recoivent des bidous pour faire des vues avec Johnny Depp)Mais Broken City est avant tout un film plate.


Stand Up Guys : Un peu comme The Crew, Stand Up Guys est un film où des acteurs plus agés veulent faire rire en se la jouant « anciens gangsters qui veulent faire un dernier coup avant la prison/mort/retraite ». Évidemment l’humour vient du fait qu’ils sont vieux et que une torgnole de vieillard ça fait pas mal. On parle de Viagra pas parce que c’est un cliché poche mais parce que c’est drôle (bof) et on protège des femmes pour montrer qu’on a des principes malgré le fait qu’on va au bordel…


Sexy Evil Genius : Sexy Evil Genius est un très mauvais film. Voilà, c’est dit! Le suspense est terminé. Quand on n’a pas de budget, ce n’est pas tellement un problème de faire un huis clos dans un seul décors toujours faut-il que le film n’ait pas l’air d’une pièce de théâtre filmé. Sexy Evil Genius a non seulement l’air de théâtre filmé mais avec une facture très télévisuelle. Comme un épisode de CSI. La mise en scène essaie très fort d’avoir l’air dynamique mais le jeu des acteurs nous fait friser les oreilles ou peut-être est-ce la faute aux dialogues pas aussi brillants qu’on essaie de nous faire croire. Sexy Evil Genius est loin de la comédie noire intélligente qu’elle croit être. On dirait plutôt un mauvais épisode de télé étiré sur 90 minutes qui essaie de nous donner le plus de revirements possibles et de laisser planer un doute sur un possible meutre. Le gros problème outre la facture télévisuelle et le jeu assez Seth Green-ien de Seth Green c’est les dialogues. Toutes les fautes du film peuvent être pardonner mais les dialogues et la performance de la pire actrice au monde (Katee Sackhoff)ne nous le permettent pas. Le film raconte l’histoire de 3 étrangers, tous des anciens amants de la Sexy Evil Genius du titre qui se rencontrent dans un bar à la demande de cette ancienne flamme. Elle arrive avec son nouvel amant au bras. Tout le monde jasent de façon statique sur des choses et des affaires et des patentes qu’on se contrecrisse. Les personnages sont unidimentionnels ce qui rend leur dialogues risibles puisqu’ils ne s’adaptent pas à la réalité de la situation mais du début à la fin, ils gardent les caractéristiques que le scénario leur demande : si Seth Green joue le p’tit stuck up, et bien chacune de ses répliques nous le prouvera au risque de le faire passer pour un être naîf( ce que le scénario veut). Sexy Evil Genius est le genre de film où on explique tout par les dialogues, ce qui fait que l’ancienne amante est décrite de 3 façons différente par les 3 anciens amants pour que le spectateur puisse comprendre qu’elle est la femme la plus sexy du monde, la plus intélligente, la plus rusée, etc… Mais dès que l’on voit Katee Sackhoff et c’est peut-être une question d’opinion, jamais on ne peut croire qu’elle puisse faire ce genre d’effet sur les personnages ou sur n’importe quel humain. Elle n’a rien de sexy, n’a aucun charisme et m’apparaît assez instable mentalement au point d’être laide. L’entièreté du film repose sur le fait que les personnages la décrient comme étant incroyablement belle alors que ce n’est pas le cas. Une joute verbale s’installe entre les personnages à savoir si Sackhoff est folle ou non et on tente de nous faire croire qu’il y aura meurtre et on termine le tout par une scène complètement risible mais comme on trouve le film insipide et mauvais depuis 88 minutes, ce n’est pas cette scène finale qui y change quoi que soit.


Sightseers : Ben Wheatley à le vent dans les voiles depuis le succès culte de son Kill List. C’est un peu comme si tout ce qu’il pouvait ou allait faire serait un chef-d’œuvre par défaut. Sightseers est donc par défaut, tout ce que les gens ont aimé lors de sa tournée dans les festivals.  Évidemment que les attentes sont élevés mais Sightseers n’est pas écrit par Wheatley ce qui peut être un signe qu’il pourrait être moins intéressant que ses deux films précédents. Sightseers n’est pas tellement le grand film que l’on attendait. En fait, les 2 personnages ont été créée et joué au théâtre par les acteurs et ce depuis 12 ans, la genèse du film a donc un passé qui n'appartient pas à Wheatley. Le film prend place en campagne britannique avec beaucoup d’allusions au mode de vie en camping des britanniques, à la région et aux attractions touristiques spécifique à cette région. Ce qui pour un gars comme moi et probablement pour plusieurs autres gens, est beaucoup trop pointus comme allusions et peut facilement être incompréhensibles. La redondance du récit n’aide en rien. Le duo se met à tuer tout les gens qu’ils croisent, l’un parce qu’il trouve ça drôle et l’autre parce qu’elle veut devenir sa muse. Rien n’est particulièrement drôle dans les meurtres puisqu’il n’y a aucun prétexte pour que ces gens meurent. Alors on se lasse assez vite. Wheatley en profite pour nous faire le coup d’ornirisme de Kill List dans une séquence de rêve où se mélange plusieurs images qui semblent tout droit sortie de classiques du 7e Art britannique (Excalibur, Don’t Look Now). Bref, Sightseers demeure écoutable, antipathique (c’est le but) mais pas tellement drôle.


Gangster Squad : Gangster Squad est un ratage à grande échelle d’un point de vue historique et cinématographique. Bien que la direction photo soit belle et les décors et costumes assez authentiques, le film est assez stupide. Si on oublie l’aspect historique puisque pour les besoins de la cause il est évident que le scénario va jouer un peu avec la véracité historique pour les besoin du suspense et de l’arc scénaristique et si on met de côté le racisme du film, on peut difficilement faire plus raté que Gangster Squad. Le racisme dont je parle est du faux racisme, c’est plus une tentative de réuniffier les peuples (aller chercher le plus de spectateurs possible) en nous montrant une équipe qui inclus un afro-américain, un juif ouvertement juif et un mexicain. Dans les années 1940, ça aurait été impossible. J’ai l’impression que la tuerie d’Aurora qui a retardé la sortie du film en plus de le voir amputé d’une scène de fusillade dans un école est en partie responsable du ratage du film. Comme si on l’avait remonté du début à la fin et donner une version assez risible d’un film de gangsters. C’est que le ton du film n’est pas clair, tout est filmé comme une comédie cartoonesque alors qu’on se prend très au sérieux et que la violence n’a rien de cartoonesque. On ne semble jamais savoir qui est le personnage principal, comme si suite au succès de Drive, on avait remonté le film pour enlever toutes les scènes du « squad » sauf celles de Brolin et Gosling. Emma Stone est tout simplement anachronique et n’a aucunement le charisme d’une femme de l’époque. Les dialogues très virils paraissent caricaturaux et assez idiots. De plus, on a droit à plusieurs montages du genre : ils font des arrestations et tuent des criminels avec des journaux qui apparaissent en tournoyants devant nos yeux, etc… Tout à été copié (le réalisateur dira que c’est un hommage) à The Untouchables, Tombstone, Lethal Weapon (la bagarre finale mano-a-mano entre Riggs et Milo) et le moins connu mais pas nécéssairement supérieur (sauf pour les seins de Jennifer Connely) Mullholand Falls.
 

Lockout : Lockout est un film d’action/science-fiction à petit budget (15 millions de pommes de terre) écrit par 4 dudes (dont Luc Besson)qui ont voulu avoir du plaisir. Guy Pearce y joue le rôle principal d’un type musclé qui fume cigarette sur cigarette et qui sur-utilise les one-liners comme dans les films d’action des années 1980. Si on oublie la poursuite en moto du début, probablement les pires effets spéciaux depuis Birdemic, et si on laisse son cerveau dans son étui dans son casier, Lockout est divertissant et amusant même si complètement stupide. Pearse s’amuse comme un fou (il est plus amusant que Vin Diesel en héro), Maggie Grace est belle et s’en tire bien lors des moments où elle veut se battre. L’intrigue copiée sur environ 300 films vu avant n’a rien d’original mais le film ne veut que vous faire passer un bon moment alors pourquoi bouder son plaisir.


Ballistic : Eck Vs Sever : À sa sortie il y a dix ans, BEVS fut ridiculisé. J’étais allé le voir au cinéma pour voir l’ampleur des dégâts. Ma rétine m’en voulait. J’ai dû être gentil avec mes deux yeux pendant quelques semaines pour me faire pardonner cet écart de conduite. Depuis dix ans, ma rétine en a vu d’autre alors j’ai décidé de revoir le film puisqu’il n’était plus qu’un vague souvenir d’incohérences scénaristiques et d’embarassements pour tout les acteurs ayant participé au film. Écrit par le scénariste des 5 Wrong Turn (oui, il y en a 5!)et du film biblique pour les born-again christians Left Behind, B :EVS est un pot pourri de maladresses, de trous scénaristiques, d’invraissemblances et d’incohérences, le tout raconté n’importe comment mais surtout mis en scène comme un direct-to-video des années 1990. Réalisé par le très prétentieux Wych Kaosayananda qui préfère qu’on le nomme Kaos (Wych of the West aurait été mieux), le film n’a rien d’une réalisation profesionnel. Kaos n’avait qu’un autre film à son actif à l’époque alors pourquoi cette prétention. Avec un budget de 70 millions de palourdes, B : EVS donne l’impression d’en avoir coûté environ 3 millions. Ce qui est autant une insulte, qu’un énigme. Comment un film ayant couté aussi cher peut-il avoir l’air si pauvre visuellement? Surtout s’il est réalisé par un type qui se nomme Kaos. Avec un nom comme ça, la moindre des chose c’est qu’il sache ce qu’il fait et qu’il le fasse bien. Rien n’est bien fait dans B :EVS. Mis à part le fameux plan du policier qui tombe au ralentit d’un building et dont la caméra suit sa chute du début jusqu’à la fin jamais un film d’action n’aura autant eu de scènes d’action aussi molle, un montage aussi anti-thrillant et des explosions aussi peu impressionantes. Toutes les scènes d’action sont mal montées, pas assez serrées. On a vraiment l’impression d’assister à quelque chose réalisé par Jalal Mehri et mettant en vedette Billy Blanks tellement tout est foireux et approximatif dans les scènes d’action mais on a ici, 70 millions de dollars! Côté acteur, c’est pas mieux. La facture est tellement télévisuelle comme un mauvais téléfilm qu’on a l’impression que les scènes filmées sont en réalité les prises de la pratique générale. Les acteurs sont à se point détaché quand ils ne sont pas tout simplement mauvais. Il faut voir Antonio Banderas jouer le policier déchu avec sa barbe de 3 jours buvant son whisky et fumant sa clope pour se demander si on a pas affaire à une parodie de SNL. L’histoire est tellement incohérente qu ‘on finit par se dire que si on rajoute du ridicule au ridule, le ridicule s’élimine. Le FBI déploie son arsenal à Vancouver en Colombie-Britannique, cette ville américaine si connu (Kaos n'est pas un génie de la géographie) où Antonio Banderas que sa femme croit mort, se promène dans les rues sans jamais la rencontrer tout comme Banderas qui boie parce que triste depuis qu’il croit sa femme morte. Les deux se croyant mort, se promenent dans la même ville sans se rencontrer. Ou bien Vancouver est une grande ville ou bien ils ne se sont juste jamais donné la peine de se chercher. Tu as beau croire que ta femme est morte mais il me semble que si tu appelles tes beaux-parents pour 1)dire tes condoléances 2) pleurer 3)parler des funérailles, ils vont finir par te dire : Yo! Antonio, mais notre fille n’est pas morte, elle habite avec un gangster pas cool qui porte des chapeaux!


Warsaw Dark : Selon le livre de M. Night Shyamalan (que j’ai eu un plaisir fou à lire), Christopher Doyle, l’idole des jeunes, n’est qu’un pauvre type qui ne pense qu’à aller s’amuser avec des prostituées et prendre de la coke. J’imagine qu’il est donc normal que Warsaw Dark, réalisé par Doyle, soit remplie de prostituées varsovienne. Warsaw Dark est long, plate et prétentieux. Comme une tentative ratée de vouloir faire important et étrange à-la-Lynch. Doyle devrait s’en tenir à la photographie ou il devrait réaliser les scénarios des autres. 


The Bling Ring : On a beau prétendre que Sofia Coppola est la reine du « chic ennuie » ça ne veut pas dire que ce qu’elle fait soit bon. The Virgins Suicides est basé sur un roman et Lost In Translation est auto-biographique, si on oublie Marie Antoinette, Somewhere et the Bling Ring sont deux films complètement vide. Certains diront que c’est exactement ça le but. Dans le cas de Somewhere, on pouvait comprendre le but du film, l’idée, la vision de Coppola, se qu’elle a voulu dire. De plus, elle le montre en image, ce qui fait que l’ennuie du film est « contrôlé » et sa morale, bien claire. Dans The Bling Ring, il n’y a rien qui fonctionne. Elle filme un fait divers sans aucune implication morale, sociale ou émotive. Ce n’est pas qu’elle doive absolument avoir et montrer son opinion sur le sujet c’est seulement qu’en voulant montrer le superficiel qu’elle filme de façon superficielle, elle fini par ne rien filmer. À la fin du film, le personage de Marc dit à la caméra que les USA sont obssédé par le vedettariat. Cette réplique est la raison d’être du film mais jamais le film ne démontre cette obssession ailleurs que chez les protagonistes du film. Ce n’est pas parce que le personnage explique quelque chose que le film décrit automatiquement la même chose. On dirait un remake superficiel de Bully mais sans aucun parti pris. Comme je disais plus tôt, Coppola n’a pas nécéssairement besoin d’avoir un parti pris mais dans ce cas pourquoi faire un film sur un tel sujet si on est aussi détaché. Pourquoi ne pas faire un documentaire. Même si Coppola avait quelque chose à dire sur la jeunesse d’aujourd’hui, elle ne traiterait que d’un groupuscule d’ados, les jeunes riches de Beverly Hills, alors un ado du Burkina Faso ou du New Hampshire ne peuvent vraiment s’identifier à la jeunesse du film. Coppola semble autant fasciné par la superficialité des stars cambriolés du film que ses personnages ne le sont. La preuve c’est que tout est redondant, chaque scène est rejoué 3 ou 4 fois, les gardes-robes de Paris Hilton sont filmés en panoramiques pour aucune raison que le plaisir du spectateur qui s’il ne fini pas par se lasser, fini par trouver ça cool des sacoches et des robes griffées. En fait, tout est filmé de façon détachée et les acteurs jouent à-la-limite de la caricature humoristique au point où les jeunes dans la salle où j’ai vu le film, riaient sans arrêt alors que ce constat d’une jeunesse désabusé et blâsé n’a rien de drôle. Un truc qui me gosse dans un film du genre et je crois que ça ne dérange que moi mais, dans un film où les vedettes existent (Paris Hilton, Kirsten Dunst, Rachel Bilson, Orlando Bloom) ce n’est pas un peu contradictoire d’utiliser des acteurs connus (Leslie Mann). Si Paris Hilton existe dans l’histoire du film, Emma Watson devrait aussi exister et ne peut donc interpréter un personnage du film.


Berberian Sound Studio : Hommage raté au giallo, je ne sais pas trop où on veut en venir. On prend la blague du début de Blow Out de De Palma et on l’étire sur 100 minutes, avec style, certes, mais sans rien dire d’intéressant. Amer est supérieur à tout les niveaux mais c'est également un autre genre de film. Toby Jones est excellent mais comme il ne se passe rien dans le film…


CZ12 : Jackie Chan se fait vieux. Around The World in 80 Days, The Tuxedo, Accidental Spy, pas les meilleurs films de sa carrières mais on peu comprendre, il ne peut plus se permettre de faire de grandes cascades. De toute façon il a tout fait. CZ12 est un peu son testament cinématographique, une dernière escale avant la retraite. Malheureusement, la magie n’opère plus. Dragons Forever, Crime Story, Police Story et Project A et Armour Of God vont toujours être les plus grands films de sa carrière. Des sommets dans le film d’Art martiaux. Parce qu’on écoute pas un film de Jackie Chan pour l’humour, à moins bien sûr d’avoir moins de 4 ans ou d’être un fan fini de François Massicotte. On comprend Chan de vouloir faire un dernier film aux cascades élaborées mais son style est caduque. Ce qui à fait sa renommé ne peut malheureusement être refait aujourd’hui. Surtout après des films comme Merantau, Ong Bak et The Protector (celui avec Tony Jaa, pas Jackie Chan)Même les sous-merdes comme Chocolat et Born to Kill nous en donne plus pour notre argent au niveau des cascades que ce CZ12. Le gros problème avec CZ12 outre l’humour imbécile est le fait que Chan utilise de façon plus qu’évidente des cables pour ses cascades ou bien même des green screens (la scène finale en chute libre dans un volcan en éruption est faite devant green screens. Si Chan était plus jeune, il aurait sauté pour vrai dans un volcan). De plus, ses cascades sont molles et ses scènes d’action un peu plus lentes, ce qui nous rend la chorégraphie évidente et tout devient redondant. Le montage n’aide en rien puisque Chan ne se déplace plus aussi rapidement alors le montage essaie de garder un certain dynamisme surtout lors de la poursuite du début. Chaque fois qu’on a droit à un plan rapproché, on ne peut fausser la vitesse de la poursuite avec un accéléré alors le rythme en devient saccadé puisqu’on passe d’un plan où Chan roule très vite en patin à un plan où il doit faire une pitrerie mais à une vitesses presque lente. Le montage ralentie donc, un peu le rythme tout en nous montrant les artifices de la mise en scène et donnant aux cascades un côté cheap. On annonce une suite ou un remake de Police Story toujours avec Chan ce qui ne peut que faire peur.


Argo : All The President’s Men est un film basé sur des faits réels où le scénariste s’est permit quelques liberté pour que Alan J. Pakula, le réalisateur, puisse en faire un thriller politique qui en réalité, n‘est aucunement un thriller. Même chose pour Valkyrie. On a créé un suspense réussie sur des évènements réels en prenant certaines libertés pour que le suspense fonctionne et ce même si on connaît d’avance la conclusion de ces histoires. Argo est une pseudo-tentative de faire la même chose que Valkyrie du point de vue de l’intrigue, véridique certes, mais complètement exagérée pour en faire un suspense politique tout ça à la manière de All The President’s Men donc avec un côté 70’s  (photo au teintes brunes, pellicule granuleuse, moustaches, etc)(même si le film se situe en 1980). Ben Affleck à beau avoir gagné l’Oscar du meilleur film, il semblerait que les gens soient choqué par les libertés prisent par les scénaristes et par le fait même, Affleck pour raconter de façon le plus faussement possible cette histoire et ainsi donné aux américains un rôle de héro qu’ils n’ont aucunement eu durant cet événement. Ce qui a choqué les gens n’est pas tant le fait que le film prend des libertés pour en faire un thriller politique mais parce qu’Affleck passe sont temps à dire que tout ce qu’il y a dans le film est absolument véridique alors qu’environ 90% de ce qu’on peut voir dans Argo est faux. Si Affleck veut faire un suspense, tant mieux pour lui, s’il veut prendre des libertés pour raconter son histoire, tant mieux pour lui aussi mais qu’il cesse de dire qu’il raconte la vérité, parce qu’il a l’air d’un imbécile (ce ne sera pas la première fois, il a joué dans Surviving Christmas (RIP James Gandolfini)tout de même). Pris tel quel, Argo est un suspense assez mou qui essaie fort d’être plus grand qu’il ne l’est en utilisant de façon artificielle tout les rudiments du suspense 101. La photographie ne réussira jamais à nous faire croire que le film à été fait il y a 30 ans mais les moustaches et les lunettes peuvent nous induire en erreur. Affleck joue comme s’il était une statue et comme tout bon film américain qui se respecte, Bryan Cranston vient y jouer un role. Je me demande ce que serait la cinématographie américaine si Breaking Bad n’existait pas. Merci Cranston! D’un point de vue historique Argo ne peut pas être plus dans le champs que ça. Et c’est ce qui est triste puisque les gens ne se remémore que l’histoire officielle. On peut donc sortir du film en étant convaincu que les américains sont des héros et en étant complètement certain que si Jeopardy ou Trivial Pursuit posent une question sur cette histoire vraie, on aura la bonne réponse. Ce qui nous donnera l’impression d’être cultivé alors qu’on ne sera qu’en réalité, afflecké, c’est à dire un peu imbécile.


6 Month Rule : 6 Month Rule est un film qui ne suit tout simplement pas son canevas de base et qui finit par se concentrer de façon narcissique sur le personnage principal pas aussi sympathique qu’on veut nous le faire croire joué par Blayne Weaver qui est également le scénariste et réalisateur. Weaver est sympathique mais il se donne le rôle ingrat du beau gosse qui couche avec pleins de femmes et qui n’a aucune attache. Même s’il est charmant et relativement bel homme pour un type de 38 ans, Weaver ne parvient pas à nous rendre son personnage sympathique même s’il essaye fort de le rendre un peu gaffeur et naïf. Un womaniser reste un womaniser peu importe s’il rencontre l’incroyablement belle Natalie Morales et qu’il désire changer et devenir mature, le spectateur ne pourra jamais lui pardonner son attitude de marde envers les autres femmes et envers son soi-disant meilleur ami. Le synopsis du film veut que le personnage de Weaver explique à son meilleur ami (Martin Starr qui commence à faire du surplace) les rudiments du détachement émotionnel alors que le film n’en parle pratiquement jamais laissant Weaver tel un jeune gamin courir après la jupe de Morales qui finie par évidemment, être la plus mature des deux. Un film pas aussi détestable que je ne le laisse croire mais il faut d’abord passer par dessus ce personnage antipathique.



Tuesday, May 28, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


Fear X : Nicolas Winding Refn en à fait rager plusieurs avec Fear X parce que le film n’a pas vraiment de conclusion. Il y en a (peut-être) une mais on doit se creuser la tête pour trouver une parcelle de quelque chose et expliquer les trous laissé ouverts par Refn. En principe, ce n’est pas un problème d’avoir une conclusion ouverte mais ici, le problème c’est tout simplement qu’il n’y a pas de conclusion. Refn l‘a dit en entrevue, il n’avait pas le temps de conclure son film, alors le spectateur doit essayer de rapiécer des morceaux et/ou s’inventer une linéarité logique alors qu’il y en a pas. Du coup, le film laisse une impression de prétention incroyable. Mais Fear X n’est pas dénué d’intérêt, la direction photo est impeccable, la musique ensorcelante, les acteurs parfaits mais le scénario, vide. L’histoire prend une tournure explicative en milieu de parcours de façon plaqué et non convaincate. On peut pratiquement voir un blueprint pour Drive tant les deux films se ressemblent. Il y a quelque chose de lynchéen dans Fear X sans toutefois avoir l’air d’un lynch wanna-be, ce qui est bien.


Get Smart : Get Smart est une adaptation moderne d’une série TV de jadis que tout le monde à oublié et que tout le monde s’en fout mais avec un budget de 80 millions de patates. Comme tout les bons moments du film sont dans la bande-annonce, il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent en visionnant le film. On peut essayer autant comme autant mais jamais on me fera croire qu’Anne Hathaway peut tomber en amour avec Steve Carell. Y a quand même des limites à nous faire croire que Carell à du sex-appeal.


Ghost Rider 2 : Spirit Of Vengeance : Le premier film est d’une nullité incroyable. Réalisé par Mark Steven Johnson, un type sans talent, il avait réussi à bousiller un budget de 100 millions de patates sur des effets spéciaux pas super top notch. En plus, il s’était contenté de laissé Nic Cage à lui-même ce qui n’est jamais une bonne idée et il n’avait aucunement dirigé Eva Mendes ce qui est pire. Par contre, il avait réussi à filmer la poitrine de Mendes sur à peu près tout les angles ce qui n’est aucunement un gage de réussite. Voilà que le duo de masturbateurs filmiques Neveldine/Taylor ont décidé de donner suite aux aventures de Johnny Blaze mais en tournant le scénario de 3 pages (il faudrait commencer à blâmer David S. Goyer pour les mauvaises adaptation de BD qu’il fait)en Europe de l’Est pour diminuer les coûts de production et probablement garantir des prostitués et de la coke à l’équipe de prod. Moins epileptique que Crank, Crank 2 et Gamer, Ghost Rider 2 est peut-être le film le plus sage de la filmographie de nos deux bozos du kodak. Idris Elba vient perdre son temps dans ce court métrage étiré sur 100 minutes tout comme et je ne pensais jamais écrire ça un jour, Christophe Lambert qui se contente de sourire niaisement. J’imagine qu’il n’a pas lu le scénario, il s’est dit : Bof, c’est juste de 3 pages. À ce stade-ci de la carrière de Nic Cage s’est à se demander si Neveldine/Taylor lui ont demandé de jouer le plus caricaturalement possible ou si tout ça est devenu l’idée de Cage de jouer comme s’il était un échappé de l’asile sur le crack. Mon avis c’est que Cage pense déjà à sa retraite et tout ce qu’il désire est de s’auto-parodier et ainsi lors de son Lifetime achievement award, le montage vidéo des extraits de sa carrière va être rempli de scènes méga-caricaturales et de cris et de visages déformés et de tout ce qui est devenu Cage-esque. La blague sera à nos dépends. Bravo Nicolas!


New Kids Turbo : New Kids Turbo est un peu l’équivalent cinématographique de Brice de Nice, un long métrage basé sur une série Web. C’est un peu comme si on faisait un film sur Contrat d’gars, ce serait anecdotique, vulgaire et parfois drôle. New Kids Turbo est donc anecdotique, vulgaire et parfois drôle. Venant du pays qui nous à donné Les Lavigueurs déménagent (1, 2 et 3) New Kids Turbo est un peu le même genre, une grosse comédie grotesque où les personnages mal habillés, coiffés et élevés enfilent leur bière tout en se rebellant contre le gouvernement. Une version trash des Bougons. Le film est meilleur que ne le sont les sketches sur le Web. Ce qui est déjà pas si mal.


New Kids Nitro :  Suite de New Kids Turbo, Nitro est évidemment moins amusant que l’original et les blagues déjà redondantes dans le premier film sont ici étirés jusqu’à plus soif. Combien de fois peut-on voir quelqu’un se faire renverser par une voiture avant que l’effet ne soit plus drôle. En 70 minutes, le film est court et on voit que la série à épuisé tout son répertoire de blagues trashs. D’ailleurs la partie avec les zombie semble inutile mais sans celle-ci, le film aurait une durée de 40 minutes. Mais bon, on ne va pas bouder son plaisir, c’est trash et c’est drôle malgré tout.


Robot Holocaust : L’affiche du film est incroyable mais il n’y a rien sur cette affiche qui apparaît dans le film. Je sens qu’on m’a menti. Mais je ne vous mentirais pas en vous disant qu’il s’agit d’un film complètement exécrable. Jamais des robots n’ont paru aussi insignifiants, on a l’impression de gens qui se seraient déguisé pour une fête costumée. C’est à se point réussi comme costume. Robot Holocaust n’est pas bon tant il est mauvais, il est seulement mauvais, mais à l‘extrême. Aucun acteur ne semble comprendre ses répliques et la façon de les livrer et si cela affecte ou non le récit dans lequel ils n'ont pas tellement l'impression de prendre part.


Whisper : Whisper c’est un peu ce que ça donne quand Sawyer décide de quitter le plateau de Lost entre deux épisodes pour tourner un film sérieux question de prouver qu’il est un acteur talentueux.(même cheveux, même barbe, même torse nu) Au final, le film est médiocre et les fans de Josh Holloway (entre 7 et 12 fillettes)sont du même avis. La fin de Lost à dû être mortelle pour la carrière de Holloway.


Bones Brigade : An Autobiography : Dans ma tendre enfance, Stacy Peralta et sa compagnie Powell-Peralta étaient le nec plus ultra de mes amis skateurs. Tout le monde voulaient faire partie du Bones Brigade mise sur pied par Peralta. Vingt ans plus tard, Peralta est devenu documentariste et chaque fois qu’il braque sa caméra sur un sujet qui lui tient à cœur, il en résulte de très bon films (Dogtown & Z-Boys, Riding Giants). Bones Brigade : An Autobiography est, vous l’aurez deviner, un autobiographie filmée d’une partie de sa vie et des jeunes qui ont transformé à jamais le monde du skateboard. C’est avec Bones Brigade que des gens comme Steve Caballero, Mike McGill et Tony Hawk sont devenues les icônes qu’ils sont aujourd’hui. Mais en plus c’est grâce à Bones Brigade si ces jeunes ont pu devenir des millionaires. Ils ont prouvé ce que le skate pouvait devenir d’un point de vue sportif et d’un point de vue mercantile et ils ont défini les nouvelles règles de ce sport tout en y inventant les termes et les techniques encore utilisés aujourd’hui. Quand le film se concentre sur la vie de Rodney Mullen, Bones Brigade devient très touchant. Mullen est à la limite de l’autisme et il est d’une émotivité palpable lorsqu’il parle. Sensé et intélligent, Mullen donne au film une humanité. Mullen a vraiment fait évoluer le sport et le film de Peralta lui rend hommage. J’aurais pu me passer des interventions de Fred Durst et Ben Harper mais bon…
 

The Woods : The Woods est, je pense, le seul film de Lucky Mckee qu’il n’a pas écrit ou du moins en collaboration avec Jack Ketchum. En fait, The Woods est son 2e film et je crois que l’expérience l’a un peu rendu amer face à une production hollywoodienne et ce même si le budget est minime. Probablement ce qui se rapproche le plus d’un film d’horreur original dans la filmographie de Mckee, The Woods n’est pas l’ultime chef-d’œuvre que l’on a attendu à l’époque mais il est éfficace en plus d’être un hommage réussi au Suspiria de Argento. L’histoire est un peu bâclé surtout en fin de parcours à cause des producteurs qui voulaient du gore aux détriments de Mckee qui voulait du suspense mais la réalisation est impeccable. Ce qui est un peu triste puisque Mckee s’est par la suite concentré sur des micro-productions d’adaptations de Ketchum avec toujours la même fougue mais pas toujours le même résultat.


The Great Texas Dynamite Chase : Un peu comme un Bonnie And Clyde mais avec deux filles qui volent des banques à la dynamite et beaucoup comme Thelma & Louise mais  15 ans plus tôt, The Great Texas Dynamite Chase est quelque peu divertissant. Pour les pervers qui veulent voir deux filles ramasser des cowboys ou des valets d’hotel et en faire leur boytoy en s’érotisant dans des liasses de dollars tout en buvant du champagne, ce film est pour vous. Pour les autres qui aiment leur divertissement sans prétention, ce film est pour vous et pour tout les autres qui aiment les films de Goddard, rester loin de The Great Texas Dynamite Chase.


French Kiss : À me pas confondre avec le film French Kiss où Kevin Kline joue un parisien convaincant et drôle même si un peu caricatural. French Kiss est une comédie romantique québécoise complètement détestable. Ce n’est pas en choisissant des acteurs compétants et admiré de la population qui va nous permettre d’oublier que les personnages sont des crisses de sans-dessins complètement dénué d’humanité, de bon sens et de réalisme. Les comédie-romantiques sont toutes faites sur le même modèle et parfois c’est redondant, parfois c’est cute mais parfois c’est insultant. French Kiss essaie fort fort fort d’être cute mais n’est qu’une suite d’insultes inconscientes de la part du scénariste et du réalisateur et probablement des acteurs principaux qui se sont probablement tous dit : ça va être cute. Je crois qu’il y a une façon de faire cute dans une comédie-romantique mais il faut d’abord avoir des personnages qui ont un sens de l’humour envers eux-même et non des êtres humains minables comme dans ce film de Sylvain Archambaut qui devrait peut-être écouter quelques rom-com avant de penser qu’il peut en réaliser une. Le ton du film n’est pas clair ce qui insulte encore plus. Si on veut faire des blagues sur des restaurants prétentieux il faut aller au bout de sa blague ou s’arranger pour que les blagues fonctionnent dans le ton et la réalité des personnages. Il faudrait qu’on m’explique ce qu’il y a de drôle dans le fait de nous montrer des femmes un peu connes qui s’accrochent à des hommes qui ne les respectent pas mais qui finissent par coucher avec le meilleur ami de ces hommes irrespectueux. Pourquoi dénigrer les femmes de la sorte? En quoi cette blague est hilarante? En quoi ça sert le récit? En quoi c’est cute? Le meilleur ami, lui, pourquoi il décide de coucher avec cette femme que l’on dit hystérique? N’y a-t-il pas un bro code entre hommes et ce même si les mœurs et la classe de ses dits hommes sont douteuses (des womanisers)? Est-ce qu’on essaie vraiment de me faire croire que Céline Bonnier est un espèce de pichou, de vieille fille misérable dans la quarantaine alors qu’on nous montre (au ralenti, rien de moins) ses incroyables jambes et son délicieux popotin? Est-ce qu’on essaie aussi de me faire croire que Claude Legault aussi trou du cul qu’il puisse être dans ce film, va aller jusqu’à rouler en voiture pendant 45 minutes pour aller diner avec une fille qu’il ne connaît pas en espèrant qu’elle ne pose pas trop de question pour qu’il puisse enfin mettre sa main dans ses petites culottes? C’est lui le personnage principal? Un womanizer au sourire d’enfant? Un homme qui ment à une femme après avoir vu (au ralenti, rien de moins)ses incroyables jambes et son délicieux popotin pour coucher avec mais dès qu’elle lui dit qu’elle savait tout depuis le début, il est insulté qu’on lui ait menti et se sent utilisé? C’est lui le personnage principal? Un trou du cul qui pleure? L’arroseur arrosé? Grow the fuck up, dude! Il serait temps que l’on change le modèle des comédie romantique si on est rendu là. D'autant plus que celle-ci est écrite par une femme et est remplie de sexismes.  


The Grandmaster : Environ 4 années après l’énorme succès de Ip Man (et ses deux suites)qui est probablement le meilleur film d’art martiaux hong kongais depuis Iron Monkey et qui a réssucité la carrière de Donnie Yen, voilà que Wong Kar Wai nous arrive avec un film sur le même sujet. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, hollywood est rempli de films qui se ressemblent et qui sortent environ au même moment, le meilleur exemple est Olympus Has Fallen sorti un peu plus tôt cette année et White House Down qui sort le mois prochain sur nos écrans. Deux films, la même histoire. La différence ici est que le succès d’Ip Man à engendré deux suite sorti en 2010 et 2012. Mais la grosse différence c’est qu’il s’agit d’un film de Wong Kar-Wai, rarement de grands réalisateurs s’attaquent à des sujets vu et revu récement. Il faut dire que The Grandmaster est un projet que Wong Kar-Wai mijote depuis 10 ans. Il faut dire aussi que la vie ou le personnage de Ip Man à été porté à l’écran mainte et mainte fois ce qui n’en fait pas un sujet chaud ou actuel. Bref.  The Grandmaster est un film d’une beauté incroyable, jamais des combats ont-ils paru aussi fluide et réaliste dans leur exécution et ce même si Wong Kar-Wai souffre de la maladie de Michael Bay période The Rock où les plans ne durent pas plus de 3 secondes. Ça ne rend pas le film incohérent visuellement ou epileptique, c’est seulement dommage de ne pas pouvoir mieux apprécié en plans d’ensemble les chorégraphies. Tony Leung va toujours être plus cool et charismatique que Donnie Yen et ce même si Leung n’est pas un champion d’arts artiaux et Zhang Ziyi est particulièrement surprenante dans son rôle. Mais au-delà de la beauté des chorégraphies, The Grandmaster est un gâchi d’incohérence et de manque de direction. Surtout dans la deuxième moitié du film où on se concentre un peu mais pas trop sur différents personnages tout en bouchant les trous par des textes explicatifs à l’écran. Un impression que le film à été saboté au montage ou lors de la production plane durant la seconde partie du film. Une déception.


Marianne : Après avoir vu sa graine dans Le Polygraphe de Robert Lepage et son tour de force dans Fargo des frères Coen, Peter Stormare s’est mis à jouer dans n’importe quel films de marde (Armageddon, Mercury Rising, 8MM, Constantine) jouant souvent des méchants de service un peu caricatural. Mais avec Marianne, c’est la première fois que je vois Stormare jouer dans sa langue natale. C’est peu impressionant (sauf pour la scène de décapitation cauchemardesque).


Exit Humanity : Exit Humanity est un film de genre canadien, donc Stephen McHattie, par défaut, y tient un rôle secondaire. Ce qui surprend c’est que Brian Cox y fait la narration. Ceci étant dit, Exit Humanity est un film de zombies. Un autre. Un de plus dans la liste des 150 films de zombies qui sortent chaque année sur la planète Terre. Celui-ci lorgne plus du côté de drame-zombie-esque que du carnage gore et redondant qu’on nous sert à toutes les 2 semaines. Exit Humanity n’a pas le budget des ses ambitions, mais il a juste assez de talent pour venir à bout de ceux-ci. Il n’y a aucun doute que si le budget avait été plus gros et un certain travail de ré-écriture avait été fait, Exit Humanity aurait, peut-être pas été dans le top 10 des meilleurs films de zombies de tout les temps, mais au moins dans le Top 20. ce qui est un compliment. C’est que le côté sérieux et la pseudo métaphore fonctionne et ce sans être prétentieux et sans ajouter inutilement des touches d’humour hors contextes. 


Overtime : Overtime c’est un film de zombie (fuck, encore!!!!!!!!!!) et de tueur à gages complètement stupide et ridiculement minable, réalisé approximativement par quelqu’un qui n’utilise pas de DOP et qui ne soigne pas sa mise en scène (les mauvais raccords peuvent presqu’en faire un drinking game). Mais…………Overtime est complètement divertissant et amusant. La moitié des acteurs sont poches mais l’autre moitié à un plaisir coupable avec les dialogues plus près de la réalité de leur situation (contrairement à plusieurs films du genre) et l’humour fonctionne. Loin de moi l’idée de vous dire de voir ce film absolument mais si on se laisse aller, Overtime est ridiculement amusant dans le genre film fauché-amateur-mais-fait-avec-passion.


Stag Night Of The Dead : SNOTD est à peu de chose près tout ce qu’il y a de détestable dans un film de zombies (et oui, un autre) et tout ce qu’il y a de détestable dans le cinéma. Un moment donné on ne peut plus utiliser l’excuse : "c’est un film indépendant au budget minime" parce que le budget du film n’a rien à voir avec l’incompétence de son contenu. Évidemment quand on n’a pas de budget, il faut automatiquement montrer que l’on ne se prend pas au sérieux alors on ajoute des blagues et pour montrer que notre humour est aiguisé et subtil on ajoute des blagues de pénis, de totons et flatulence parce que ÇA, c’est drôle. En plus d’y ajouter de la poitrine féminine et des blagues d’homosexuel. Le problème c’est que quand on n’a pas de talent autant derrière la caméra que scénaristiquement parlant, on ne devrait pas s’aventurer dans cette direction. À moins bien sûr que c’est tout ce qu’on a pour nous, des blagues de pénis. SNOTD à juste ça pour lui. Au-delà des acteurs minables du manque d’humour, des effets spéciaux ratés, d’une cinématgraphie morne, le montage du film est à la limite de l’amateurisme. Il faut dire que la mise en scène n’aide en rien le monteur puisque la mise en image et son montage donne un résultat presque approximatif. C’est pas tout à fait universitaire comme résultat c’est juste 3 ou 4 coches en-dessous. SNOTD à en plus le culot de se vouloir un croisement entre Shaun Of The Dead et Zombieland mais un peu comme si le scénariste n’avait pas vu ces deux films, qu'il en avait entendu parler vaguement. De plus, le film est dédié à un certain Jeff Rudom, décédé avant, pendant ou après le tournage. Rudom est probablement un être détestatble si on lui dédie une merde pareille.






Wednesday, May 8, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


Evil Dead : Dans mes souvenirs, et dans ceux de beaucoup de gens, Evil Dead 2 est un remake/reboot de Evil Dead. Alors pourquoi un autre remake/reboot? Probablement parce que Sam Raimi n’a jamais été en mesure de financer Evil Dead 4 et qu’avec le succès de ce remake/reboot il le pourra. Ou peut-être qu'i trouve que le côté slapstick est devenu gênant. À en juger par le clin d’œil insultant et inutile à la fin du générique, on peut être en mesure de voir bientôt sur nos écran Evil Dead 4/remake part 2. Le film où Ash viendra chercher sa voiture même si elle est avec lui dans le passé/futur (tout dépend de la finale d’Army of Darkness que vous avez vu). Si on prend Evil Dead remake sans le comparer à la trilogie originale, le film a un look d’enfer, beaucoup de sang et de gore mais peut difficilement passer pour un bon film d’horreur car les problèmes du film n’ont pas nécéssairement à voir avec une comparaison au film original mais avec un scénario déficient, des acteurs sans charisme, des situations bidons et plusieurs pistes scénaristiques jamais emprunté et laissé telles quelles. Donc Evil Dead the remake en plus de ne pas être un bon remake (c’est débattable) n’est pas un bon film d’horreur (ce n’est pas débattable). L'original a très mal vieilli mais au-delà de tout ses défauts et il y en as, le film demeure aujourd'hui un classique de par son inventivité visuel et la passion qui se fait sentir des artisans ayant travaillé très fort pour pondre cet oeuvre. Il est compréhensible alors que le but du remake est d'en faire une version moderne beaucoup plus tight et sérieuse question d'y éliminer l'humour non-volontaire. Le problème avec les remakes fait par des fans de l'original c'est que le réalisateur va toujours dire qu'il veut être le plus fidèle possible tout en voulant extrapoler sur certains aspects dont on se contre-crisse. Comme le fait de vouloir tout expliquer le surnaturel ou le background du croque-mitaine. (la mère de Michael Myers est une prostituée, Leatherface est tombé sur la tête quand il était un bébé, etc...). En voulant expliquer le surnaturel dans Evil Dead remake, on y annule tout ce qui rend le film terrifiant puisqu'on perd notre temps sur des passages surexplicatifs lu à voix haute dans un livre pour y donner un semblnt de cohérence alors que le film ne suit pas du tout les lignes qu'il s'est permi de tracer. Il en résulte un film beau visuellement mais complètement vide et non terrifiant. Un film surexplicatif qui ne semble pas comprendre sa propre logique et un film rempli de clin d'oeils pour les fans qui annulent tout le sérieux que le film veut se donner. Parfois on se demande, ce que les réalisateurs qui se disent fan de l'original ont bien pu comprendre de l'original tellement leur nouvelle version ne garde rien de ce qui faisait la force du modèle. L'épilogue et le prologue de ce film sont complètements inutiles et inintéressant d'autant plus qu'à quelques reprises ont utilise des flash frames de ce prologue pour bien nou sfaire comprendre ce qu'on avait déjà compris. Il n'y a rien de pire qu'un réalisateur qui prend son public pour des idiots. Evil Dead remake est divisé en 3 segments. Le premier est la mise en place d'un histoire de désintoxe remplie de clin d'oeils aux fans de l'original. On utilise donc un ehistoire plus élaborée que ce que faisait Raimi dans son film 30 ans plus tôt mais on ne fait rien avec cette histoire de désintoxe. Le film aurait pu être un métapore graphique sur le sevrage de la protagoniste et jouer avec les codes de l'horreur et du sevrage alors qu'on ne fait qu'implanter cette histoire pour donner un semblant de crédibilité au remake. On y installe des personnages complètements tarrés (la copine qui ne parle pas avant la 50ième minutes, l'infirmière qui n'a aucun charisme, l'ami ippie un peu bidon qui lit les paasages du livres des morts à voix haute alors qu'il est seul dans sa chambre) et on les fait mourir de  sanglante et violente (la raison d'être du film et 2e segement) mais sans que cela affecte le spectateur. Le spersonnages ne réagissent aucunement de façon réaliste à ce qui leur arrive et désamorce ainsi la tension, et la terreur qu'on essaie d'y installer. Le film se termine dans un prologue inutile sous une pluie de sang (visuellement beau) en nous donnant un twist surprise un peu trop tard sur le survivant du récit. Trop tard puisqu'à la fin on change le héro à la dernière minute pour le remplacer par un personnage qu'on se contre-crisse depuis pus d'une heure puisque ce personnage est un peu enfermé dans le sous-sol de la maison depuis longtemps. Bref, je pourrais continuer comme ça longtemps à énuméré tout ce qui fait de ce remake un gros ratage mais au final, Evil Dead remake est tout de même très gore et techniquement efficace.  


The Outfit : Je ne sais aucunement de quel costume on parle dans le titre mais s'il s'agit du manteau de cuir brun que porte Robert Duvall, et bien ce manteau vaut à lui seul le prix du DVD. The Outfit est un film d'action 70's où on n'avait pas besoin que le héro/anti-héro soit un tas de muscles à-la-Vin Diesel. La preuve c'est que Robert Duvall et Joe Don Baker font le travail comme des champions et ils ne sont pas les acteurs les plus musclés au monde. Ils n'ont qu'à porter un manteau de cuir brun et une rdingote comme Columbo et ils peuvent avoir l'air plus cool que Fonzi.


Black Aphrodite : Black Aphrodite c'est comme une tentative de film d'espions à-la James Bond mais fait par des grecs avec beaucoup de nudité. D'ailleur quand le film se termine, après que les méchants soient mort pis toute, il y a une scène de sexe. En fait, il y a environ 12 scènes de sexe dans le film et très peu de scène d'espion à moins, bien sûr, que les espions travaillent avec leur pénis et leur vagin.



Windy Heat City : Windy Heat City est une comédie hilarante et incroyablement drôle. En fait le film est hilarant que parce que l’acteur principal est un idiot et on rit à ses dépends. Windy Heat City est le making of d’un faux-film d’action appellé Windy Heat City et dont le comédien Perry Caravello est incrédule quant à la fausseté du film dans lequel il croit être la vedette. Caravello est un être raciste, sexiste, homophobe mais également arrogant et égocentrique (c’est à se demander tout ce qui n’a pas été mis au montage tellement Caravello insulte autant les afro-américains que les homosexuels)et c’est pour cela que le film fonctionne et c’est pour cela qu’il a été choisit pour jouer dans le faux-film, car Bobcat Goldwaith, le réalisateur et Jimmy Kimmel, le producteur, savaient qu’il ne se rendrait jamais compte qu’il est le bouc émissaire. En fait, il est tellement crédule et c’est là que le film perd de sa force, que Windy City Heat n’a pas de conclusion. Le film se termine un peu en queue de poisson à cause de Caravello. Quand on lui à annoncé qu’il s’agissait d’une blague, il ne l’a pas compris donc, le réalisateur n’a pu terminer le film sur une réaction à la Surprise Sur prise/Punk’d car Caravello est convancu que Windy City Heat est bien réel. D'ailleurs il attend toujours des propositions pour la suite du film. (Ça lui a pris environ 4 ans en lisant sur internet avant de comprendre que « certaines parties » ne sont pas vraies…)


Monster Brawl : Avec un budget ridicule (200 000$ canadiens) Jesse T. Cook arrive à donner un look incroyable à son film de monstres mais il n’arrive pas à nous faire oublier, justement, ce budget ridicule. C’est que au-delà des maquillages de monstres, de la narration de Lance Henricksen et de l’infographie amusante, Monster Brawl a vraiment l’air d’un film tourné dans un seul décors et où les acteurs ont tourné leur scène un à un sans jamais avoir été ensemble sur le plateau de tournage. Ce qui donne comme effet que les commentateurs des combats (le film est un genre de Mortal Kombat-meets-WWF où s’affronttent des monstres du genre Dracula contre la momie) commentent un match de lutte où ils est évident qu’ils sont absent de la scène. Un impression de dialogues lu mais de combat mal chorégraphiés qui ne ressemblent en rien aux commentaires.  Les combats sont assez plates comme si on avait peur de déchirer les costumes et les entraineurs (dont Jimmy Hart) qui lancent des insultes aux lutteurs/monstres hors champs sont visiblement seul, comme si on avait tourné leur scène une autre journée et dans un autre partie du décors. Ce qui devient très très vite lassant, un combat après l’autre, sans grand revirement. Le film aurait gagné à être un court métrage mais à 89 minutes, c’est beauoup trop long.


Putty Hill : Putty Hill c’est une tranche de vie de la classe pauvre de Baltimore. C’est un peu l’intensité de Sling Blade et la beauté de George Washington (le fabuleux film de David Gordon Green). C’est un peu comme un documentaire qui suit les jeunes de la banlieu tout en essayant de ne pas les déranger dans leurs activités et laissé les images fairent le travail, nous montrer la beauté malgré la laideur. Putty Hill c’est lent, c’est calme, c’est beau, c’est triste, c’est la vie.


Alex Cross : Il y a quelqu’un quelque part qui s’est dit : on va rajeunir la franchise Alex Cross du romancier James Patterson. Morgan Freeman à fait un travail remarquable, rajeunissons le personnage pour une nouvelle génération de cinéphiles qui n'iront pas voir Alex Cross parce qu'il n'y a pas de loup-garous ou de vampires. De toute la liste d’acteurs noirs assez solides pour prendre le flambeau (Will Smith, Idris Elba, Chewitel Ejiofor, Jamie Foxx, Don Cheadle, Isaiah Washington, Gregory Charles)ont à décidé unanimement que le dramaturge/producteur/acteur/travestie Tyler Perry ferait le travail.  J’imagine que le bouddhiste/zen master/chrétien/passifiste/producteur/réalisateur Rob Cohen a trouvé le choix de Perry audacieux et judicieux. Même si Cohen n’a pu transformer Perry en karatéka comme, j’imagine, il l’aurait voulu, Cohen n’a pas non plus réussi à transformer Perry en acteur sérieux crédible. J’aime bien rire de Perry mais en vérité, je n’ai rien contre lui, il est seulement un peu trop maniéré lorsqu’il essaie de jouer un rôle sérieux. Comme  s’il croyait que tout les clichés du monde faisait de son personnage, quelqu’un d’authentique alors qu’il a l’air d’une caricature d’un être humain. De toute façon Perry et sa bedaine ne sont pas les pires éléments de ce thriller policier complètement raté. On a l’impression que les 2 scénaristes ont adapté le roman de Patterson en incluants seulement les scènes qu’ils jugeaient amusantes et/ou pas pire, peu importe si ces scènes ont un lien entre elles ou qu’elles constituent un tout cohérent. On a donc droit à des sous-intrigues qui ne vont nul part, des personnages secondaires qui meurent sans trop que l’on comprenne comment, pourquoi, où mais surtout quand? Pourquoi nous présenter des personnages secondaires pas super intéressants puis les faire mourir sans que cela ne change rien 1)à l’histoire 2)aux personnages du films 3)aux spectateurs. Le film est un amalgame de ce genre de mauvaise écriture scénaristique. Tout ce qui est déficient dans le récit est déblatéré de façon artificielle dans les dialogues sur un ton informatif et détaché, comme un apparthé de plusieurs phrases. Les personnages vont d’un lieu à l’autre sans que l’on comprenne trop pourquoi. Tout ça sous fond de vengeance personnel entre les bons et les méchants et dont le spectateur n’en à rien à chier.


Premium Rush : David Koepp est un scénariste de gros projets hollywoodiens (Panic Room, Spider Man, War Of The Worlds, Mission : Impossible) il a également scénarisé quelques petits films intéressants (Bad Influence, Appartment Zero) ainsi que quelques flops (Snake Eyes, The Paper, The Shadow)Dans ses temps libres, il lui arrive de réaliser des films (Stir of Echoes, Secret Window, Ghost Town). En attendant Snow White and The Huntman 2 et Jack Ryan, Koepp s’est payé un petit film sympathique : Premium Rush. Sympathique si on laisse son cerveau au vestiaire. Le personnage principal est un peu idiot se croyant plus cool qu’il ne l’est et le méchant de service, joué par Michael Shannon est un peu trop méchant pour rien. Shannon est rarement non-caricatural losrqu’il joue au cinéma. N’étant aucunement un beau gosse il est facile pour les agents de casting de l’utiliser comme un psychopathe désaxé surtout depuis Bug. Il joue donc en mode psychopathe antipathique, mais le film n’en demande pas tant tout comme sa scène de mort qui est joué de façon beaucoup trop grosse, pour faire rire, certes,  mais cette scène choque tant elle semble inutilement glauque, morbide et violente alors que le film est avant tout un divertissement léger. Premium Rush est tout de même un film au rythme très rapide et aux scènes d’actions sans répit. La finale est tout de même extrêmement décevante et empêche Premium Rush d’être un divertissement au dessus de la moyenne. C’est comme un BMX Bandits pour le 21e siècle mais pas vraiment et sans Nicole Kidman.


Steak : Steak est le 2e film de Quentin Dupieux et probablement son plus accessible. Bien que je ne trouve pas particulièrement drôle Eric et Ramsy, la mise en images impeccable et le scénario de Steak m’ont fait oublié les deux humoristes français. Steak est selon mois extrêmement original et drôle dans un style pince-sans-rire. Tourné dans la province de Québec, cette comédie utilise bien le décors et la direction photo utilise bien les couleurs de façon vives. En attendant la sortie de Wrong, Steak et Rubber sont les seuls films de Dupieux que l’on peut se mettre sous la dent et quel duo de films!


Sound City : Bon, je vais commencer par admettre que je déteste intensément Dave Grohl et tout ce qu’il fait (post-Nirvana). Je ne crois pas qu’il soit sans talent mais je ne crois aucunement qu’il soit le génie musical qu’on essaie de me faire croire. Il peut rire autant qu’il veut de Nickelback mais Foo Fighters, c’est du Nickelback : du rock générique d’aréna sans grande originalité. La seule raison pour laquelle les gens acceptent Foo Fighters, c’est parce que Grohl à été batteur pour Nirvana. Ceci étant dit, il est normal que mon écoute de Sound City, première réalisation de Grohl, soit remplie de hargne de ma part.  1)parce que la musique tout comme le cinéma est l’art du peuple. Nos goûts personnels nous rendent spécial alors que ce sont toujours les autres qui suivent la mode  pour paraphraser Carl Wilson 2)ce qui fait que du name-dropping sur un sujet qu’on aime (qui n’aime pas la musique?)nous fait tendre l’oreille à ce qui se dit à l’écran puisque ce name-dropping nous donne un semblant de connaissances, donc d’intélligence et 3)cette intélligence qui semble nous envahir nous fait apprécier ce qui se passe à l’écran en nous faisant oublier le plus important : Sound City est un mauvais documentaire parce qu’il 1)n’a aucun fil conducteur 2)part dans tout les sens 3)prouve plus ou moins ce que Grohl nous sert comme discours (la musique analogue c’est cool, pro tools c’est de la marde! j’imagine très bien Will.I.Am avoir le discours contraire) et 4)le film fini par être un film sur Grohl et ses goûts à lui.  Le côté historique de Sound City est le plus intéressant, quand on nous raconte les albums qui ont été enregistré dans le studio mais on aurait aussi pu en faire un spécial à VH1 ou à MusiMax. L’historique même du studio est un peu en survol et tout les participants nous disent que Sound City c’est magique! Le documentaire est donc biaisé puisque personne n’a rien de négatif à dire sur le studio. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil! Stevie Nicks ou Frank Black ou Trent Reznor ont probablement tous enregistré des albums ailleurs, ils ont donc surement des bons mots à dire sur les différents studios qu’ils ont utilisé. Si Tom Petty n’avait utilisé que ce studio pour tout ses albums, je pourrais comprendre qu’il y a quelque chose de spécial mais ce n’est pas le cas. Sound City n’est donc pas si spécial, il devient seulement une suite de qualificatifs et d’anecdotes savoureuses racontés par des gens qui y ont vécus des anecdotes savoureuses. Jamais personne ne dit que Sound City est le meilleur studio au monde, ils ne font que raconter ce qui selon eux, fait de Sound City un studio différent des autres tout comme les autres studios doivent aussi être différent de Sound City. Bref, Grohl finit par tourner la caméra sur lui-même dans la 2e moitié du film en nous disant que la bonne musique se fait de façon analogue puisqu’on peut sentir le FEELING tandis que Pro Tools n’a pas de soul dans sa musique. Une question débatable bien sûr. Je suis d’accord avec certains aspects que Grohl apporte mais c’est dans sa façon de faire que je ne suis pas d’accord. La 2e moitié du film n’est que vaniteuseries où Grohl qui achète la console NEVE du studio Sound City (il faut le voir tripper comme un enfant lorsqu’on lui donne la facture originale de l’achat de la console alors que n’importe quel spectateur s’en câlisse) avant que le studio ne ferme ses portes pour la mettre dans son propre studio où il peut ainsi jouer avec ses chums des tounes pour nous faire sentir le FEELING. Grohl invite donc McCartney et Clapton et les autres qui sont encore vivant pour jammer et faire un disque. Sound City se transforme alors en publicité pour cet album sortie au Record Store Day le mois dernier. Grohl s’associe donc à la journée la plus mercantile de la musique pour nous vendre un album remplie de FEELING. Quel hypocrite!


Rabies : Il s’agit, à ce qu’il paraît, du premier film d’horreur israelien. Basé sur cet information, Rabies est bien. Mais… On ne peut apprécier un film sous prétexte qu’il est le premier de son genre. L’idée est bonne mais complètement mal réalisé, écrite et joué. Que les acteurs soient mauvais, ce n’est pas tant dramatique mais quand on les mêle à des dialogues humoristiques complètement hors contexte et dénué d’humour, on trouve le temps long. On comprend les intentions mais l’exécution est déficiente. Comme par exemple la scène où le protagoniste maculé de sang se fait demander par des touristes perdus le chemin pour le village le plus près. L’humour vient du fait que le type est maculé de sang et que cela ne dérange aucunement les touristes, un couple, qui ne font que s’engueuler parce que le mari est trop orgeuilleux pour admettre qu’ils sont perdu. La scène s’étire inutilement où le mari et sa femme s’engueulent pour des niaiseries. Le film est peu une extention de cette scène où les dialogues pseudo-comiques étirent inutilement chaques scènes. On a voulu utiliser les clichés du film de slasher et du films d'ados pour les détruire et en faire quelque chose d’original alors qu’on ne réussit aucunement. La mise en scène très bâclé n’aide en rien. Rabies est un genre de Dale & Tucker VS Evil mais raté. L’affiche  du film est belle par contre.



Thalia et Dan


Thalia Zedek se fait rare depuis la dissolution du groupe Come en 1999. 4 albums en 14 ans. Mais chaque fois l’attente en vaut la peine. Via, sont plus récent disque et le premier depuis Liars and Players en 2008 est probablement son moins mélancolique, son moins sombre, son meilleur depuis Been Here and Gone (un de mes 10 meilleurs albums à vie). Sur Via, Zedek s’entoure encore d’une bande de musiciens solides notament Mel Lederman(ex-Victory At Sea)au piano.  Sur les deux albums précédents, on s’est ennuyé de Chris Brokaw, son partenaire de Come et guitariste sur certaines pièces de Been Here And Gone. Brokaw est et as toujours été la plus grande force musicale dans l’univers de Zedek. Brokaw maintenant batteur de The New Year (il fut batteur pour Codeine avant de devenir guitariste pour Come), guitariste pour Dirtmusic et artiste solo était le yin du yang de Zedek, les deux se complètaient dans des élans de guitare blues et de mélodies sonores intenses. Zedek a donc changé sa musique intimiste après Been Here pour s’entourer d’un big band (devenue Thalia Zedek Band). Sa musique à un peu fait du surplace depuis tout en demeurant toujours admirable, intense et cathartique (autant pour Zedek, ex-junkie que pour l’auditeur). Via est malgré sa lourdeur émotive et sa grisaille l’album le plus heureux de Zedek. Une lueur d’espoir se fait sentir sur la plupart des pièces.  Comme l’acceptation ou la rédemption ou le désir de ne plus vouloir combattre les aléas de la vie (Zedek n’a jamais eu la vie facile). Zedek n’a pas la plus belle voix du monde et c’est ce qui lui donne sa force, cette voix écorchée qui a beaucoup de vécu. Get Away, In This World et Go Home sont ses meilleures chansons depuis longtemps. Via n’est pas l’abum le plus aboutit de Zedek mais son plus lumineux.  En attendant la réédition de la musicographie de Come (Matador réédite Eleven : Eleven  en mai prochain) pourquoi ne pas plonger dans celle de Thalia Zedek.



Dan Michaelson s’est fait connaître comme chanteur au sein de la formation rock britannique Absentee. Depuis 2009, il vogue en solo avec son groupe The Coastguards. Sur son 4e album en 5 ans Michaelson se remet d’une sévère peine d’amour. Un peu comme Bon Iver sur For Emma, Forever Ago, Michaelson s’est éclipsé dans la nature pour purger sa tristesse et il revient non pas avec un abum de chansons d’amour mais plutôt un album où la peine d’amour à déjà laissé place à la résignation et l’acceptation.
C’est plus un constat du vide qu’il reste qu’une suite de promesses à la bien-aimée qui l'a quitté que Michaelson chante avec sa voix de bariton. C’est ce qui charme chez Michaelson, cette voix profonde et hyper caverneuse qui donne toute sa vulnérabilité à l’auteur, on croirait entendre The National mais plus intimiste. En fait, Blindspot, est tellement intimiste qu’on a l’impression que Michaelson n’a pas eu besoin de The Coastguards puisqu’on ne les entends presque pas comme s’ils ne voulaient pas déranger et laisser Michaelson nous fendre le cœur avec ses chansons. Michaelson sait trouver la beauté dans la tristesse et il finit par faire de nous ses alliés dans sa reconstruction d’un avenir meilleur. Ce que Bon Iver n’a pas été en mesure de faire avec la suite de For Emma…où ses aspirations gospel-religieux ont fini par prendre le dessus alors que Michaelson, d’album en album abandonne son côté pop pour se pencher plus du côté d’un Leonard Cohen ou Bill Callahan/Smog de façon magistrale. 

Wednesday, April 17, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


The Man With The Iron Fist : Le gros problème avec TMWTIF c’est qu’il se cache derrière le fait qu’il est un hommage aux films de kung fu en plus de se cacher derrière la façade « film de gang » : Tarantino, Roth, RZA, Crowe, etc…En ce cachant derrière cette façade, le film est inatteignable puisque s’il est un hommage on ne peut donc rien lui reprocher. Qu’à cela ne tienne, TMWTIF n’est pas invincible. On peut très bien voir et sentir l’amour des films de Kung fu pour RZA par contre au niveau de l’écriture on a un peu l’impression qu’il ne comprend pas ce qui fonctionne dans le genre. Son scénario est un pot pourri de sous-intrigue jamais vraiment développées, de dialogues sur-explicatifs et de blagues de pénis. De plus, le film n’a aucun rythme si bien que des scènes se bousculent pour finalement aller nul part tout en nous servant son intrigue principale en milieu de parcourt sans aucun investissement émotionnel. RZA qui s’est donné le rôle principal n’est aucunement un acteur et le film en souffre beaucoup puisqu’il n’a aucun charisme et comme l’intrigue impliquant son personnage arrive en milieu du film, son manque de charisme fait en sorte que l’on ne s’intéresse aucunement à ce qui lui arrive puisque de toute façon on ne sait même pas qu’il est le principal protagoniste. Le film se perd un peu dans ses multiples personnages ce qui lasse assez rapidement puisque le film n’a rien d’une saga épique. La musique est bien entendu du hip hop de RZA ce qui crée un anachronisme un peu comme dans Django Unchained mais l’effet n’était pas bon dans le film de Tarantino alors il ne l’est pas plus ici quoiqu’un peu plus stylisé. Pour ce qui est des scènes de combats bien qu’elles soient dynamiques RZA semble oublier que les grands films d’arts martiaux ont une fluidité dans les combats plutôt qu’un rythme rapide. On est loin de l'inventivité d'Iron Monkey. TMWTIF mériterait 1 heure de plus pour être le film épique que RZA croit avoir fait à moins qu'il à réaliser exactement le film qu'il voulait. Dans ce cas, le film est à moitié réussi autant comme un hommage qu'un film d'action.


The Bay : The Bay n’est aucunement un bon film et plus souvent qu’autrement le récit est un peu trop alambiqué pour être crédible. Pas plus que l’on ne croit au message écologiste du film. Par contre, c’est exactement de cette manière que l’on doit faire un film de found-footage ou faux-documentaire. Avec toutes les plateforme où l’on peut trouver des images d’archives de nos jours, il est surprenant que les Paranormal Activity de ce monde n’aient jamais essayé de sortir de leur zone de confort comme le fait Barry Levinson avec The Bay. Un faux documentaire ça se fait comme Forgotten Silver ou L’affaire Bronswick pas comme The Last Exorcism ou The Devil Inside. Utilisant les archives tel un épisode de C’est incroyable! à Canal D, The Bay installe son suspense lentement mais surement et les non-acteurs jouent dans le ton voulu, même si au final on y croit peu.  


Battleship : On dira ce qu’on voudra mais Michael Bay sait comment faire un film divertissant avec des budgets ridiculement élevés même si les résultats varient au niveau de la qualité du divertissement. De plus, jamais il ne fait passer l’armée américaine pour des imbéciles. Avec Battleship, Peter Berg, acteur anonyme dans les années 1990(sauf pour le fait qu’il est « battie comme un cheval »)et réalisateur anonyme qui imite le style des autres sans jamais savoir comment l’adapter pour ses films (Friday Night Lights et son style faux-doc est le plus réussie alors qu’il utilise le même procédé de façon complètement raté dans The Kingdom) se met en mode Michael Bay en y accentuant tout ce qui fonctionnent très peu dans la filmographie du réalisateur de Bad Boys : des personnages dont on se contre-crisse qui ont des morale et un sens de l’humour plus que douteux, des femmes plus belles qu’intélligentes, des sous-intrigues implicants des sous-personnages dont on aurait pu éviter et qui ne changent en rien le résultat final, des effets sonores assourdissants et qui sont les mêmes que dans la trilogie Transformers (on peut donc nommer l’effet sonore : le son Hasbro). Mais en plus, Berg y ajoute : les extras-terrestres les plus stupides depuis les Critters, une intrigue romantico-tabarnak, des scientifiques tout droit sortient de la maternelle B, l’armée américaine la plus incompétente cinématographiquement, des extras-terrestres qui décident d’aller envahir une planète qui comporte la plus grande source d’élément nocif pour leur race (c’est à se demander comment il voyage dans la galaxie sans jamais avoir à affronter un rayon de soleil), des performances d’acteurs sans aucun charisme, une attaque avec le USS Missouri qui se prépare en 30 minutes avec des vétérans de la guerre qui semblent avoir en moyenne 78 ans et j’en passe. Berg se prend pour Bay sans jamais arrivé à utiliser la caméra comme le ferais Bay, sans jamais être capable de filmer les courbes de Brooklyn Decker pour nous la rendre plus belle qu’elle ne l’est rééellement. Il ne l’a rend qu’affreusement stupide. Rihanna avec ses 5 ou 6 répliques s’en tire plutôt bien, Taylor Kitch y va de son 3e flop au box-office en 6 mois c’est à se demander comment on peut penser qu’il a le charisme de soutenir un film sur ses épaules. Évidemment on écoute pas un film comme Battleship en espérant voir un chef-d’œuvre mais on l’écoute dans l’optique d’y voir un divertissement qui n’insulte pas l’intélligence. Ce que Berg avait réussie avec The Rundown, mais qui n'a jamais réussie par la suite. Non seulement Battleship est-il vide et ne raconte rien mais il le fait en 130 minutes.


Captain Kronos : Vampire Hunter : Le titre est beaucoup plus cool que le film mais cette production Hammer est fort sympathqiue. Réalisé avec style et beaucoup d’ambiance, Captain Kronos est divertissant et mériterait un remake moderne.


Zaat : C’est l’histoire, voyez-vous, d’un homme qui essaie de se transformer en poisson-chat dans son laboratoire. Après 20 minutes, il réussie puis tente de transformer une femme en poisson-chat parce que, vous savez, les poissons-chats aussi s’ennuient de ne pouvoir jouer avec d’autres gens de leur race. Tsé.


Killer Bitch : Il n’y a rien de particulièrement réussie dans Killer Bitch. Même la scène d’ouverture, une scène de sexe, cache difficilement le fait qu’il y a véritablement pénétration. La caméra et le montage ne réussissent pas à bien cacher le fait que le pénis entre dans le vagin. Ce qui n’est pas particulièrement dérangeant puisqu’on ne sait pas à quel genre de film on a affaire dans les 5 premières minutes. Mais lorsque la femme sort un couteau pour tuer l’homme Basic-Instinct-style, c’est là que l’on comprend plusieurs choses 1)l’actrice est mauvaise 2)elle est meilleure quand elle jouit 3)la réalisation est amateure 4)pas de directeur photo, la rétine va écoper 5)le faux sang est de couleur/texture rouge-Kool-Aid 6)le montage veut nous montrer deux intrigues en parrallèlles mais en vain 7)le monteur n’a pas toujours utilisé les meilleures prises.
Toujours est-il qu’une pseudo-actrice qui ressemble à une danseuse nue à pour mission de tuer 5 humains pour une raison que le spectateurs ne comprendra jamais. Le suspense est inexistant et le film n’a aucune tension ce qui rend certaines scènes assez ridicules puisqu’on comprend l’intention du réalisateur mais jamais il ne parvient à rendre quoique ce soit de cohérent surtout la finale qui non seulement ne résout rien mais en plus ne nous fait pas un pli sur la poche. On essaie fort fort de ressembler à du Guy Ritchie période Lock, Stock avec ses personnages de gangsters au slang incompréhensible et aux dialogues pseudo-cultes. Après avoir entendu 3 fois le mot « cunt » on a beaucoup de difficulté à y trouver un certain humour mais le réalisateur croit le contraire il faut croire. 
C’est le genre de film où tout le monde crient tout le temps des bêtises aux autres et où tout le monde est fâchés, ce qui justifie, j’imagine, le fait que tout le monde sort tout le temps un fusil ou deux pour tuer quelqu’un d’autre. Les gens meurent un peu comme Marion Cotillard dans The Dark Knight Rises (même si Guillaume Canet accuse Christopher Nolan pour cette scène) et le sang est peu crédible. Quand ton faux sang fait des bulles c’est parce que tu as mis trop d’eau ou trop de Kool Aid ou pas assez de sirop de maïs. La scène de sexe du début est éclipsé par celle à la fin où la pseudo-actrice qui ressemble à une danseuse nue est très prude cachant toujours sa poitrine alors qu’on en a vu au moins 64 paires depuis le début du film. La réussite de cette scène de sexe assez brutale, à la limite du porno mais où la fille se cache les seins et garde son slip même si le gars te swingne son mouvement pelvien comme s’il n’y avait pas de lendemain, les fesses à l’air pis toute vient du fait que la prise de caméra de gauche n’est visiblement pas la même que celle de droite alors chaque fois, au montage, que l’on passe d’un côté à l’autre pour étirer inutilement la scène, les culottes du gars ne sont jamais à la même hauteur sur ses cuisses. J’imagine que l’effet voulu était de rendre psychédélique une scène anodine entre un homme et une femme. Et bien, ça, c’est réussie!


Gunhed : Dans le genre Roboforce ou Robotrix, Gunhed est assez réussie visuellement, chose que seul les asiatiques peuvent se vanter de réussir : les films de robots. Bien sûr, les ricains ont fait Robocop et Robot Jox mais ce n’est pas du même calibre. Il y a quelque chose de cyberpunk-esque où seul les japonais peuvent faire bien avec peu. On est à des années de Real Steel et pourtant Gunhed semble avec coûté beaucoup plus cher et est beaucoup plus riche visuellement, créant un univers crédible. Par contre au niveau de l’intrigue, des dialogues et des acteurs, Gunhed est une terrible bouse.


Images : Je ne suis aucunement un fan de Robert Altman. Il a fait une quantité incroyable de films dans sa carrière, la plupart m’ont laissé extrêmement indifférent tandis que d’autres, m’ont beaucoup plu. Je dois admettre qu’Altman pouvait être très solide avec sa caméra et jamais cela n’a autant paru que dans Images. Un des meilleurs films, même si un peu daté aujourd’hui, sur la schizophrénie. Altman utilise méticuleusement sa caméra, ses zooms, ses panoramiques dans ce qui ressemble à un film de genre, un thriller horrifique à-la-Don’t Look Now. Je pense qu’Altman aurait pu devenir un excellent réalisateur de thriller comme Polanski.


Beneath the Darkness : Je ne peux pas comprendre ce qui a bien pu pousser Dennis Quaid à jouer dans un tel film. Peut-être que la pension alimentaire de son fils est plus élevé qu’il ne le croyait. J’ai l’impression que le réalisateur et lui ne se sont pas très bien entendu sur le ton du film tellement la performance de Quaid va à l’encontre du reste du film. Il joue comme s’il était dans une parodie d’une comédie noire alors qu’il est en plein thriller  horrifique assez sérieux. D’ailleurs ce thriller horrifique est sérieusement assez mauvais. Les deux acteurs principaux s’en tire assez bien mais tout le reste de la distribution offre des performance qui varient entre mauvais et moyen. La finale est tellement hors contexte et ridicule qu’elle en est presque magique.


Silent Night, Deadly Night : Ayant commencé par le remake, que j’ai apprécié pour ce qu’il était : un film d’horreur old school, voilà que je m’attaque à la série originale. SNDN est un film à la limite de l’amateurisme, les acteurs sont faibles et le film à pour décors qu’un entrepot déguisé en magasin  de jouets que l’on voit toujours avec les 2 ou 3 mêmes plans de caméra. L’histoire est assez farfelu, en fait elle est simple mais on l’a rend abracadabrante pour aucune bonne raison apparente. Le suspense est inexistant. Un bon divertissement quoi!


Silent Night, Deadly Night 2 : Les 45 premières minutes de SNDN 2 comportent environ 39 minutes d’images du premier film. C’est un peu comme voir un résumé du premier film. Mais lorsqu’on vient tout juste de le voir c’est un peu comme si on avait la mauvaise impression de s’être trompé de DVD et d’avoir remis celui de SNDN. Par contre, parmi les nouvelles scènes tournées (environ 7 minutes) les plans du gardien de l’asyle qui pointe le protagoniste du doigt sont d’un hilarantisme incroyable. Puis la seconde partie du film commence et on en croit tout simplement pas nos 5 sens. SNDN 2 est un ultime chef-d’œuvre de mauvais dialogues débité mauvaisement par de tristes acteurs. Eric "sourcils" Freeman qui tient le rôle principal est tellement mauvais qu’il est à pisser de rire. En fait, ses sourcils font tout le travail à sa place. J’ai fait dans ma culotte à 2 ou 3 reprises. « Garbage Day »http://www.youtube.com/watch?v=i7gIpuIVE3k est un classique et devrait être étudier au Lee Strasberg school for actors. La scène dans le cinéma est non seulement interminable, ultra-éclairée (alors que la scène se passe pendant la diffusion d’un film)et remplie d’humour qui ne fonctionne pas, pourtant Eric Freeman sort son épingle du jeu en débitant ses répliques avec le moins de talent possible. Ils ont le culot d'aller écouter SNDN au cinéma dans un effort de mise en abime accidentelle. Un pur joyau du 7e Art.


The Manitou : The Manitou c’est comme une grosse blague grand-guignolesque remplie de Shamans, de Vaudou, de science-fiction qui malgré son sérieux et sa stupidité, n’est jamais prétentieux. C’est tellement n’importe quoi que c’en est divertissant.


Strange Invaders : Je n’est rien compris au film. Pas que ce soit un cluster-fuck incroyable, juste un film tellement banal et plate que les images ont déferlé devant ma rétine sans s’enregistrer dans mon cerveau.