Tuesday, July 17, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Requiem pour une tueuse : Mélanie Laurent nous refait son numéro des grands yeux bleus et du nez retroussé dans une intrigue de tueuse à gage bidon qui y va de « son dernier contrat ». Tcheky Karyo nous rejoue le rôle du patron froid de Nikita et semble avoir joué toutes ses scènes dans la même journée, au même endroit. Clovis Cornillac en joueur de guitare manouche et agent secret est risible avec sa barbichette. L’intrigue est complètement ratée et le suspense est inexistant grâce entre autre, à plusieurs tentatives de nous servir des scènes clichés mais avec un dénouement original. En vain. Chaque fois que le film essaie de nous surprendre, il nous endort à grand coup de ronflement. Les acteurs ont tous, TOUS, l’air idiot.

Atrocious : Atrocious est un rêve devenue réalité : amalgamer The Blair Witch Project et Paranormal Activity en utilisant le night vision comme celui Rec. Je sais, j’ai de tout petits rêves. C’est pas bien grave puisque le réalisateur d’Atrocious à peu de talent et comme le dit si bien le proverbe : Les petits rêves engendrent l’odeur de la merde de ton talent. Ou quelque chose comme ça. En tout cas, c’est profond. Parlant de profond, Atrocious atteint le fond du baril. Le film raconte l’histoire d’une famille qui déménage dans une maison où il y a eu meurtres, jadis. L’endroit est hanté selon une légende macaquo-abénaco-iroquoio-redneck. Ils achètent donc des caméras pour filmer « les choses qui se passent qui sont pas supposées se passer parce que tsé, la vie, c’est pas ça et les fantômes sont gentils, il me semble ». C’est à ce moment que le réalisateur nous explique que pour créer la peur dans « une vue de peur » il faut seulement filmer des gens qui courent partout dans le bois, la nuit, en criant et en filmant absolument n’importe quoi. On a donc droit à 80 minutes d’images d’arbres et de roches parce qu’on sait tous que des roches, ça fait peur en crisse.

Rec 3 : Il n’y a rien de mal à vouloir sortir du moule dans lequel on s’est soi-même mis. Rec est un film de zombie à la Robert-Morin, avec une caméra subjective. Un genre de Quiconque meurt, meurt à douleur. Victimes de leur succès, ils ont remis ça dans Rec 2 avec un petit côté jeu vidéo à-la-Doom. Avec Rec 3 on oublie la caméra subjective et on nous raconte la suite de l’histoire : qu’arrive-t-il lorsque l’épidémie se propage en dehors de l’immeuble dans lequel étaient cloitrés les 2 premiers films? C’est un peu comme si Return Of The Jedi se passait en 1973, à Kalamazoo au Michigan dans une famille de hippies qui mange du blé d’inde, sans Luke Skywalker. C’est un peu weird. Si Rec s’était contenté d’être qu’un seul film, on aurait fait avec mais voilà, on veut en faire une saga et sortir du moule. Comme ça, sans la mise en scène cool, Rec 3 n’a l’air que d’un inième film de zombies sans importance. On a l’impression de voir Return Of The Living Dead 4, mais en mieux.(Return Of The Living Dead 4, c’est celui avec Peter Coyote (Peter Coyote, c’est le père de Elliot) (Elliot c’est l’ami de E.T.)(E.T. c’est l’extra-terrestre de Spielberg) (Spielberg c’est le gars qui fait Jaws)(Jaws c’est le requin).

30 Days Of Night : Dark Days : 30 Days Of Night est un film de vampires ultra-violent qui a une excellente idée basé sur le roman graphique de Steve Niles et la scène d’attaque de vampires est époustouflante. Mais le film est d’un ennui mortel à cause d’un scénario qui multiplie les éllipses et qui une fois transposé à l’écran ne fonctionne pas et deviennent très difficiles à croire (comment peut-on survivre 30 jours sans nourriture, caché sous un lit, en Alaska). Pour Dark Days, on a pris la route opposée. On mitraille à bout portant des vampires, on courent dans tous les sens, on multiplie les scènes d’action en plus de multiplier les faux pas scénaristiques. En fait, le film ne raconte rien et en plus l’acrice principale fait pitié. Au lieu de jouer, elle fait la moue, se trouvant cute, mais comme ce n’est pas le but de son rôle, on a hâte de la voir mourir.

Breakin’ 2 : Electric-boogaloo : Dans la catégorie « plaisir coupable » Electric Boogaloo est un chef-d’œuvre. Enfin un film de danse où on se contrecrisse de l’histoire. Il y a bien 2 ou 3 répliques de dialogues pour expliquer le récit entre 3 ou 4 danses mais qu’est-ce qu’on s’en fout. La musique est assez kitch mais elle finit par avoir raison de nos appréhensions et nous donne le goût d’acheter la bande sonore, en vinyle, rose et en cuir, svp. Tout les acteurs/danseurs donnent l’impression d’être des figurants du vidéo de Beat It. La mode vestimentaire de l’époque transpire des pores du DVD et nous donne le goût de couper nos gaminets au nombril et de porter beaucoup beaucoup de bracelets. Nous aussi on aimerait s’appeler Ozone ou Turbo. Du réalisateur de American Ninja et Cyborg Cop.

Death Bell : Une façon réductrice d’expliquer Death Bell serait : un film d’horreur avec des chinois dans une école. En réalité, Death Bell est coréen.

Death Bell 2 : Une version plus slick, visuellement plus belle que son prédécéseur. Un peu comme Demons 2 de Bava qui lookait beaucoup plus que l’original. L’intrigue est moins intéressante, les meurtres plus gore, l’intrigue plus surnaturel (il y a des fantômes pis toute). Bof…

Johnny English Reborn : La suite de Johnny English où Mr. Bean joue un agent secret un peu maladroit, une version britannique de l’Inspecteur Clouseau. Sans être d’un hilarantisme incroyable, sans être mémorable et tout en voulant plaire au plus commun dénominateur, Johnny English et sa suite sont par défaut tout ce qu’une comédie québécoise grand public n’est pas. Un film comme Le Sens de l’humour ou De Père en flic qui cherchent à tout prix à être aimé par le plus petit commun dénominateur, fini toujours par avoir un scénario qui privilégie la blague aussi stupide soit-elle au détriment de l’intrigue ou des personnage. Comme si on avait peur de passer à côté d’un rire et ce même si ce rire va à l’encontre du récit. Dans une bonne comédie, l’humour nait des actions des protagonistes face aux situations auxquelles ils sont confrontés et qui vont souvent à l’encontre de qui ils sont. Un film comme Johnny English Reborn réussit très bien cela. Il met le personnage naif et idiot de Johnny English dans des situations drôles et ce peu importe votre degrés d’humour, et le personnage s’en sort grace à sa maladresse. Le film ne sort jamais de sa propre réalité pour faire rire à tout prix le spectateur. Celui-ci décide, ou non, s’il trouve cela drôle, on n’a pas à le lui rappeller en le martelant de blagues qui sortent de la réalité diégétique du récit. Je ne veux pas dire que les réalisateurs de comédies québécoises devraient prendre exemple sur Johnny English, loin de moi, cette idée, mais oui, c’est exactement ce que je veux dire.

VII : Cette fois, la blague est vraiment à mes dépends…J’ai vu ce film il y a environ moins d’un an et ça m’était completement sortie de la tête mais grâce à la scène d’ouverture, j’ai tout de suite compris que quelque chose clochait. J’ai reconnu le manque de talent des acteur et la drôlerie de les voir essayer de déblatérer des dialogues complètements débiles sans essayer d’avoir l’air de lire un texte. Grâce à mon flair, j’ai vu juste. Merci film de marde!

Roller Blade Warriors : Des nonnes en patins à roulettes habillées comme des prostituées futuristes (des g-strings en cuir) entrent en guerre contre des faux-punks post-apocalyptiques dans cet intrigue se déroulant dans un futur désertique où il ny a plus de voitures mais où il est visiblement difficile de se déplacer en patins…Les 2 nonnes se déplacent difficilement dans le sable et les rochers et il aurait été préférable qu’elles marchent car toutes leurs actions paraissent débilent, au ralenti et pas cool du tout. Le film donne l’impression qu’il a été filmé dans le même 300 pieds carrés de terrain sableux et le réalisateur qui n’a pas particulièrement un bon sens du timing et/ou une bonne idée du cadrage, filme tout en plans un peu trop serrés. Plusieurs acteurs jouent plus d’un rôle, en espèrant que le spectateur ne s’en aperçoive, ils changent de costume mais à moins qu’ils ne changent de visage, la stratégie ne peut vraiment fonctionner. Beaucoup de seins et de transitions en étoiles.

The Empty Beach : C’est comme une version cheap des aventures de Sam Spades ou si vous voulez une version légère de Chinatown. En Australie. Dans les années 1980. Pas une version cheap, juste moins ambitieuse mais non moins divertissante. Il y a des poursuites en voitures, des fusils, des guet-apens pis toute.

Chronicle : J’aime la façon qu’utilise Josh Trank pour raconter son histoire de faux superhéros mais j’aime surtout sa façon de nous exposer comment on utilisera la caméra de façon subjective. Par contre, ça tourne à vide assez rapidement. Les lacunes se font sentir assez rapidement et comme le film est lent et ce n’est pas un défaut, c’est à se demander pourquoi nous le raconter de cette façon. Évidemment, le but est de nous montrer la surutilisation de la caméra pour filmer nos déboires dans le quotidien(la preuve étant la fille qui filme pour son blog) mais rarement y a-t-il une continuité dans nos agissements de jour en jour alors que dans le film, chaque nouvelle scène est la suite de la précédente. La finale est un ramassis d’images de caméras différentes qui filment en temps réel alors que le film est supposé être un « found footage » ou au pire un montage des aventures de nos trois zigotos. Le problème c’est que la caméra disparaît au Tibet, dans la neige, à la fin et que l’utilisation des caméras de voitures de police ne pourraient être utilisé. D’autant plus, qu’elles ne filment pas en HD. Sans vouloir à tout prix chercher des défauts dans Chronicle, il faut souligner la prestation de Michael Kelly en papa alcolo et celle de Dane Dehaan (un genre de clone de DiCaprio et Tintin)en ado rempli de mal de vivre comme s’il habitait à Hamilton ou n’importe quel patelin où il est difficile d’être un ado. Le film aurait bénificier avoir une mise en scène classique plutôt qu’une idée tape-à-l’œil non aboutit.

I Melt With You : Bon! Ce serait mentir d’écrire que ce film m’a laissé indifférent. J’ai été surpris par plusieurs aspects mais frustré par plusieurs autres. Les aspects frustrants font en sorte que mon appréciation n’a pu être positive. La trame sonore est excellente, une compilation de succès alternato-punk des années 1980 (Cramps, X, Pixies, Sex Pistols, English Beat) qui en plus sied parfaitement aux personnages du film : 4 quarantenaires qui ont cessé de grandir depuis fort longtemps, donc encore ancré dans leur jeunesse qu’ils revivent chaque année, ensemble, pendant une semaine. Le film raconte donc une de leur escapade où drogue à profusion, alcool à profusion et tentatives de sexe avec la jeunesse du patelin est entremêlé à un drame relativement puissant. Du moins au début. Sans vouloir rien gâché disons que I Melt With You est une version trash de La Bouteille. Ou si vous voulez un croisement entre Tout est parfait et Fight Club. La photographie est superbe mais parfois un peu trop arty-fartsy comme si le réalisateur ne savait pas s’il voulait faire un film d’auteur ou simplement un film pour choquer son public parsemé d’images pour rendre fier Gus Van Sant. Comme mentionné plus haut, la trame sonore est magnifique mais chaque fois qu’il y a utilisation de musique original, c’est pour surligner en gros crayon gras des passages plus troublant alors que tout aurait été plus efficace sans musique. Ces passage ont donc un impression d’artificialité alors que le spectateur est supposé avoir le souffle coupé. De plus, on comprend assez rapidement les enjeux et le comment du pourquoi mais le film tente d’en faire une surprise scénaristique en surexpliquant un peu subtilement mais pas vraiment les agissements des personages alors que non seulement on a saisit mais que de toute façon laissé le spectateur avoir sa propre opinion est beaucoup plus satisfaisant et sensé. D’autant plus, que le spectateur, surtout masculin, serait remué par en dedans, tsé veut dire…L’autre problème et il est énorme, c’est qu’il est difficile de croire à la mise en situation : les 4 personnages ont raté leur vie. C’est plutôt que le degré de ratage de leur vie est trop éléphantesque pour chacun des 4 amis. Comme si on avait voulu les rendre le plus raté possible pour justifier leurs action alors qu’un degré moins élevé de ratage aurait paru plausible et réaliste. Rob Lowe et Thomas Jane porte le film sur leurs épaules alors que Carla Gugino est inutile et Sasha Grey, nue. Je dois admettre que le film aurait gagné à être resserré et mieux écrit plutôt que de se cacher derrière une façade expérimentalo-machin. Je ne doute pas de la passion mis dans la création de ce film, mais j'ai l'impression qu'à quelque part, le réalisateur à voulu freiner ses ardeurs pour ne pas paraitre cynique et désabusé.

Savages : Après 5 minutes j’en avais assez! Je n’ai rien contre une voix hors champs qui fait la narration d’un film et ce même si le personnage qui narrate est complètement idiot(e). C’est dans le choix des mots que ça devient problématique et Savages a des dialogues qui fonctionnent dans un roman (le film est tiré d’un roman) mais qui deviennent complètement cons dit à voix haute dans un film, parce que personne ne parle comme O (la narratrice) dans la vraie vie. D'autant plus que son QI peu élevé fait en sorte qu'elle ne peut utiliser de tels analogies. Et comme le trio d'acteurs principaux n'ont aucun charme, aucun charisme et presque peu de talent, le spectateur se retrouve devant 3 connards (le masculin est utilisé afin d'alléger, etc...) qui sont plus beau à regarder que bon à aimer. Oliver Stone tente de nous expliquer qu'il est pro-marijuana alors que tout le film contredit son propos, surtout la 2e finale (on a droit à deux finales, longue histoire...). Je n'ai rien contre le fait que le film comporte deux scènes finales différentes, mon problème vient du fait que 1) elles auraient dû être inversées 2) la 1ere finale est inutile dans le film mais utile dans le roman (j'imagine) puisqu'il s'agit du closure  que l'histoire d'amour à besoin, Roméo-et-Juliette-style et 3) c'est à ce moment, deux heures après le début du film, qu'on s'aperçoit que le film est supposé être une comédie. Un peu trop tard à mon avis ou tout simplement que Savages est une comédie sans humour. Benicio Del Toro est un être à part dans ce film et la scène de cuisine avec John Travolta est non seulement hilarante (la seule preuve d'humour dans le film) mais semble tiré d'un autre film. Cette scène aurait pu être un court métrage ou les deux personnages auraient dû être dans un tout autre film dédié complètement à leurs aventures rocambolesques.  





Thursday, July 5, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Dutch : Les nostalgiques vont toujours oublier qu’après Planes, Trains And Automobiles, John Hughes nous a donné sont dernier film, son pire, Curly Sue. Les nostalgiques vont aussi oublier qu’après son dernier film en tant que réalisateur, il a continué sa carière comme scénariste et producteur d’œuvres qui peuvent rivaliser avec Ferris Bueller’s Day Off ou Breakfast Club. Je pense entre autre au remake des Visiteurs ou Home Alone 3. Je pense aussi à ce Dutch produit et scénarisé par Hughes mais réalisé par Peter Faiman, Hughes étant occupé sur le plateau de Curly Sue. Dutch, comédie familliale par excellence, est le film où on a cru qu’Ed O’Neill pourrait être une tête d’affiche. Je n’ai rien contre O’Neill dans un sitcom ou comme figurant dans un film d’Adam Sandler mais comme personnage principal? Je dois m’identifier à lui? À ses déboires? Dans une comédie loufoque? Admettons que j’accepte cette mission, est-ce que Dutch deviendra, par magie, autre chose qu’une copie de Planes, Trains And Automobiles mais avec une intrigue familliale et Ethan Embry, 13 ans,  dans le rôle de John Candy? I don’t think so!

Journey To Japan : La suédoise Christina Lindberg est probablement l’actrice qui s’est fait le plus souvent violer par toutes sortes de suédois au 7e Art. Mais comme elle a aussi jouer dans des productions japonaises où elle mettait à profits ses talents d’actrice et de ninja, on lui pardonne(surtout Tarantino qui continue de lui porter un culte. Elle a tout de même inspirée les personnages de Elle Driver et The Bride dans Kill Bill) toutes ses aventures en terrain suédo-analo-vengeresse. Journey To Japan est « l’exception qui confirme la règle » ou plutôt le « plus ça change, plus c’est pareil » ou si vous préférez le « on fait la même chose mais ailleurs». Inutile d’expliquer que la pauvre Christina se retrouve en voyage, seule, au Japon, se fait kidnapper par le chauffeur de taxi, se fait violer par le chauffeur, plusieurs fois, encore et encore, puis elle en tombe amoureux tel Patsy Hearst, Stockholm-Syndrome-style, comme dans les meilleurs films hollywoodiens. Stockholm est en Suède, j’imagine que c’est ça la blague.

Alien Opponent : Roddy Piper bedonnant et Jeremy London bedonnant pré et post kidnapping doivent payer leur loyer ou faire un paiement sur leur voilier. Ils décident de jouer dans ce film de science-fiction qui n’a rien de science-fictionesque sauf un extra-terrestre, un genre de storm trooper qui ne veut que revenir sur sa planète. Ça ne ressemble pas du tout à E.T. à moins que je n'ai raté la scène dans le film de Spielberg où tout les rednecks du village tentent de tuer E.T. C’est un peu ça Alien Opponent, c’est tout ce que Speilberg ne mettrait jamais dans un de ses films et il a fait 1941 alors…

Ninja Thunderbolt : Dès le générique d’ouverture on est sûr d’une chose : la rétine va écoper. Nos yeux doivent tenter de compendre les mouvements d’un ninja durant la nuit pendant que défile sur l’écran le générique en grosses lettres blanches. Le film va aussi à l’encontre de la déonthologie ninja. Les ninjas sont un espèce de groupe secret anonyme, alors que dans le film, les gens disent haut et fort, habillés en civil, des trucs du genre : "Je suis un ninja, alors je réussirais" ou "Je suis un ninja, je ne peux pas perdre", ce qui à mon avis, enlève beaucoup de charme à l’entreprise. Ninja Thunderbolt est heureusement ou malheureusement le genre de film où lors des poursuites en voiture on accélère les images pour leur donner un petit côté Benny Hill. Le montage à probablement été fait à la steenbeck par quelqu’un qui portait des mouffles. Il faut voir la scène de l’accident de voiture où la fille se retrouve accrochée devant la voiture pour ensuite à succèssion rapide apparaître sur le capot de la voiture, attérir dans le gazon (sur l’autoroute?) et voir la voiture faire des tonneaux dans une suite ininterompue de changement d’échelle de plans et de bris de la loi des 180 degrés. La rétine saigne mais la rate est dillatée.

Legend Of Boogey Creek : Sorte de Blair Witch Project mais 25 ans plus tôt, Legend Of Boogey Creek à extrêmement mal vieilli. Il est difficile de croire que ce film fut un énorme succès à l’époque et peut être considéré comme un classique.

Yor, The Hunter From The Future : WOW! Je vais laisser la scène d’ouverture parler pour moi :

Up From The Depths : Qu’est-ce qu’on en aura vu, dis donc, des copies bâclées de Jaws suite au succès du film de Spielberg. Up From The Depths est probablement le pire du lot. Le premier requin apparaît à la 55e minutes d’un film qui en dure un peu moins de 90. Toutes les images de requins ont été adroitement choisi d’un documentaire et incorporées de façon avant-gardiste en quick cut avec des images où les acteurs feignent la douleur ou la surprise. Le film a le mot « depths » dans son titre et l’acteur principal est Sam Bottoms. J’imagine qu’ils ne l’ont pas vu venir celle-là!

Alyce : Alyce est un film étrange, non pas dans le sens lynch-éen du terme mais dans le sens qu’on ne comprend pas du tout le but du film. S’il s’agit d’un film anti-drogue, c’est grotestement moralisateur. S’il s’agit d’un film sur la descente aux enfer du personnage, c’est immensement vide et maladroitement dévellopé. S’il s’agit d’une comédie noire, c’est malaisement aucunement drôle. Après une soirée arrosée et une visite chez le vendeur de drogues, Alyce, par accident, pousse son amie du toit de l’immeuble où elle habite. Se sentant coupable, elle cache la vérité à la police pour une raison que personne ne peut comprendre et est ensuite obsédée par les remords et le fantôme de son amie qui n’est pas morte. Elle fait donc ce que n’importe qui dans sa situation ferait, elle tue tout les autres personnages que le spectateur à vu depuis le début du film. Elle flingue le vendeur de drogue à bout portant, ses amis aussi. Elle écrase le crâne d’un copain à coup de baton de baseball, elle dépece des gens avec un couteau à steak, etc… Pour une raison encore moins expliquée, elle se permet de parsemer ses aventures d’humour qui ne fonctionne pas du genre, lorsqu’on lui demande pourquoi elle veut une scie, elle répond que c’est pour se débarasser d’un cadavre, les gens la regardent d'un air torve en ne la croyant évidement pas et le spectateur roule des yeux. J’ai comme l’impression qu’il s’agit d’humour pour les gens pas drôle. Les fans de Magnotta vont pisser dans leur culottes.

Robo Vampire : Le titre n’est pas tout à fait compréhensible. Il n’y a pas de Robot vampires dans le film. Il y a des vampires et un robot. Nuance. Mais ça ne veut pas dire que vous ne passerez pas un bon moment sauf bien sûr si vous trippez sur Edward et Bella parce que ce n’est pas ce genre de vampire. Non, il s’agit plutôt du genre de vampire qui saute pour se déplacer tout en ayant les bras devant eux, tel Michael Jackson dans le video de Thriller. Vous savez de quel genre je veux dire. Le genre de vampires qu’il ne peut qu’y avoir dans un film minable. Robo Vampire est dans le top 10 des plus grands navets intergalactiques. La portion robot du titre est similaire à celle de Robocop, où un flic mort renait sous les trait d’un robot hyper éfficace pour contrer le crime. Si vous aimez la science-fiction, ce film n’est pas pour vous, il s’agit plutôt du genre de robot qu’il ne peut qu’y avoir dans un film minable. Je veux bien sûr faire référence à ces hommes qui portent un costume en coton gris qui ressemble à des mitaines pour le four et qui se font passer, grâce à la magie de la cinématographication, pour des robots. L’intrigue Robocop-ienne n’est révélée, dans un flashback, que dans les 10 dernières minutes du film, ce qui n’aide aucunement la compréhension du récit, j’étais confu. Pourquoi tant de vampires qui sautent? Pourquoi cet homme avec un masque de gorille? Pourquoi cette femme qui se déplace tel un fantôme nous montre-t-elle ses seins dans les 5 dernières minutes? Qui est-elle? Qui est sa doublure qui se cache le visage lors des scènes de combat? Lors de la fusillade finale, un figurant est touché par une balle et meurt, on coupe au montage à un plan d’ensemble, et on peut voir un autre figurant lancer un mannequin. Un autre figurant qui meurt regarde, de façon subtile, vers la caméra pour voir si le réalisateur à aimé sa cascade. Robo Vampire est comme ça, très généreux avec son mauvais goût.

Colin : Colin est un film de zombies. Un autre. Celui-ci à l’avantage d’avoir comme plan marketing : le film le moins cher au monde. Le budget est de 70$, apparement. Depuis sa sortie en 2008, Colin à fait parler de lui par rapport à son budget plutôt qu’à son contenu. Tout le monde s’entend pour dire qu’il est impossible que le film ait un budget aussi minime. On peut s’engueuler longtemps. Même El Mariachi qui a coûté 7000$ à vu son budget augmenté à 300 000$  après le gonflage en 35mm. Colin à certainement pu coûté 70$  à faire, mais une fois terminé, il a dû bénificier d’un budget pour le transfert et la duplication et le etc… Mais bon, qu’en est-il du film? C’est un film de zombie filmé avec une caméra cheap, un peu trop long et qui gagne des points grace à une trame audio incroyablement riche en bruits et effets qui donne un côté professionnel et qui nous empêche de croire qu’il s’agit d’un film amateur.

Forgive Me For Raping You : Je crois bien avoir atteint le fond du baril avec ce film réalisé par un certain Bill Zebub (la pognes-tu?). Filmé un peu tout croche comme un oncle un peu saoul filmerait un party de famille, FMFRY raconte l'histoire d'un prêtre qui viole des filles avant de les tuer en les étranglant et en utilisant de façon abusive le zoom in et out pour montrer la tenson et le suspense. Je crois. On finit par se rendre compte que le prêtre n'est pas vraiment un prêtre et c'est tellement le dernier de nos soucis. Les dialogues minables sont délivrer avec lenteur par des gens qui ne connaissent rien au métier d'acteur et le double sens de ces dialogues (on se rit de la religion, plein de jeux de mot sexuels) finissent pas nous achever après 3 minutes. Tout est d'un malaise palpable, les pseudo-actrices livrent leur répliques sans intonation, toujours sur le même ton. Le réalisateur surutilise le zoom in pour filmer des vagins sous tous les angles et le spectateur ne peut faire autrement qu'avoir pitié des filles qui ont voulu jouer dans ce débris cinématographique. En plus, on nous prend pour des imbéciles en nous montrant une fille d'environ 26 ans qui a été kidnappée  alors que le prêtre va violer la mère de la fille qui elle ne doit pas avoir plus de 29 ans, un peu cute, des piercings, des tattoos. C'est bien évident que la mère n'a pu être enceinte à l'âge de 3ans. Il y a donc des lacunes dans l'histoire que tente de nous raconter Bill Zebub(ha, ha, ha, non, mais la pognes-tu?). Le film réussi tout de même à inventer quelque chose qui je l'espère fera la joie des tout petits durant l'été ou au plus tard à l'automne : du air sex!. C'est exactement comme du air guitar, on reste habillé et on fait semblant de baiser une fille nue en faisant des mouvements de bassin peu convaincants. Ça se joue à deux, il ne faut que des vêtements de prêtre et une amie nue et en plus c'est gratuit!

Summer of Massacre : Oh! Euh…Mmmm…Que dire? Le film est à jamais dans le Livre des Records Guiness pour le plus de meurtres à l’écran, quelque chose comme 60 personnes meurent devant la lentille de ce film qui selon mon humble opinion, n’en est pas un. Le fait qu’il n’y ait pas d’histoire mais seulement une suite de meurtres ne me dérange pas vraiment, c’est plutôt le fait que je n’ai jamais vu des effets spéciaux aussi mauvais. Je croyais sérieusement qu’il y avait un problème avec ma copie du film, avec mon téléviseur et/ou avec ma persistence rétinienne. Je ne comprends pas du tout comment quelqu’un peut faire un truc comme ça et prétendre que le film est terminé et prêt à une diffusion interplanétaire. Pour avoir jouer dans Le Bagman, film québécois le plus sanglant, je peux me permettre de dire que de créer des meurtres à l’écran ne demandent pas seulement des acteurs et du sang, mais beaucoup de créativité derrière la caméra et au montage et un planing efficace pour que tout fonctionne. Summer Of Massacre n’a non seulement aucune créativité mais en plus tout les effets sont en CGI et mauvaisement monté ce qui donne pour résultat quelque chose de complètement insultant pendant 90 minutes. Je ne peux malheureusement donner un exemple concret de ce que le film peut avoir l’air mais imaginez une scène où quelqu’un qui se fait rentrer de façon puissante une télécommande de télé dans la tête, imaginez que l’effet donné donne quelque chose du genre : le visage d’un homme en gros plan, une télécommande surimposée par dessus son visage, son crâne un peu écrapou sous l’impact toujours surimposé par dessus le reste en plus de ne pas avoir la même couleur de peau et chaque fois qu’il y a un soubresaut de la part de l’homme (il est tout de même défiguré) les surimpositions ne bougent pas de la même façon et au même moment. Ajoutez à cela du sang en CGI qui gicle toujours sur la lentille de la caméra pour une raison inexpliquée puisqu’en principe si ce n’est pas un documentaire ou que le personnage ne tient pas une caméra, il n’est pas supposé y avoir présence de caméra, c’est la magie du cinéma. On a parfois l’impression que le montage à été fait avec le logiciel Photoshop et qu’on a fait l’animation en surimposant deux diaporamas de photos dans Power Point en espèrant donner un look pour rivaliser avec la scène de transformation dans Altered Beast sur le Sega Genesis. Bref, j’avais vraiment l’impression d’avoir sniffer beaucoup de colle ou de m’être injecté du crack dans les yeux. Sérieusement, je ne comprends pas, il n’y a personne pas même le réalisateur, le producteur, le monteur (ok, c’est la même personne) ou même le distributeur qui ne s’est rendu compte qu’il y avait un truc qui cloche avec le film? Le film est par défaut très innoffensif malgré le nombre élevé de meurtres. J’ai l’impression qu’on m’a fait une blague, mais je ne la pige toujours pas.

La Run : Si on m’avait dit qu’après La Dernière Incarnation, les frères Fuica sont capable de faire un film appréciable, j’aurais répondu : mais voyons, donc! Siboire! Les Frères Fuica? Fuck that, man! Ma curiosité à eu le meilleur de moi et j’ai acheté une copie de La Run. Un film qui réussie à moitié à aller au bout de ses ambitions mais QUELLE MOITIÉ! Le film perd des points en essayant d’être cool avec ses mauvais accélération-ralenti-arrêt-sur-image-flashback et sa narration ultra prétentieuse qui n’a rien à voir avec le film d’autant plus qu’elle ne peut être dite par le personnage principal. Certains passages dialogués laissent vraiment à désirer et il faut parfois suspendre notre incrédulité par rapport au fait que le protagoniste entre et sort un peu trop facilement du milieu des vendeurs de drogues (on parle de grosses pointures ici, pas du dude qui vend du pot au métro Berri), Au-delà de ces faiblesses qui ne réussisent pas à couler le film, La Run est porté par des acteurs d’un naturel incroyable (sauf pour Leonardo Fuica, mais il est sympathique) et par une mise en scène efficace par ses plans-séquences et l’utilisation subtile de la steady-cam. Certains passages ne fonctionnent pas, comme mentionné plus haut, mais la plupart du temps on comprend ce que Damian Fuica à voulu faire. À défaut de réussir complètement, son film ne donne pas l’impression d’être à moitié raté mais plutôt à moitié réussi puisqu’on sent le cœur et les trippes des artisans qui y ont participé en faisant le plus d’un budget restreint (400 000 patates). Contrairement à Bumrush ou Sortie 67, La Run n’a pas une prétention socio-anthropologique, ce qui nous évite sauf dans la narration(au début et à la fin seulement), les dialogues lourds de sens et la rédemption judéo-chrétienno-religio-salvatrice typique de ce genre de film. La Run peut se comparer, dans ses meilleurs moments, à Pusher de Nicolas Winding Refn. C’est le plus beau compliment que je peux faire.

Monday, June 25, 2012

Future Of The Left - The Plot Against Common Sense


Depuis The Moon And Antartica, on peut dire qu’Isaac Brock s’est rangé du côté des optimistes. On peut dire la même de Chuck Palahniuk qui quelque part entre Diary et Lullaby, a cessé de nous offrir ce qu’il faisait de mieux : un écriture sarcastico-cynique. La voie est donc libre pour Andrew Falkous et son groupe Future of The Left d’être couronné les rois du cynisme, avec son 3e et nouvel album The Plot Against Common Sense

La barre est haute pour Fututre of The Left, non seulement Travels With Myself and Another, l’album précédent, est un des meilleurs albums du 21e siècle, mais en plus, Falkous doit encore et toujours vivre avec les conséquences de Mclusky do Dallas, le meilleur album de son défunt groupe, Mclusky, et aussi un des meilleurs albums du 21e siècle, rien de moins. 

Avec Travels With… la bande à Falkous avait justement réussi à trouver leur style et se départir du côté punk-pixies-esque de Mclusky. Un album où toutes les chansons ont une hargne, une urgence et une rage tout en étant mélodiques et drôles. De Arming Eritrea à la dansante Drink Nike en passant par l’ironique You Need Satan More Than He Needs You, Travels With … est remplie de bijoux où les textes humouristiques et sarcastiques de Falkous sont adroitements amalgamés à des riffs de guitare qui tuent. Les textes de Falkous ont souvent eu l’air de s’attaquer à des cibles ou sujets faciles comme sur Collagen Rock ou Dethink to Survive mais sa prose et son "sérieux" malgré son manque de sérieux font d’une chanson comme Fuck This Band, une pièce touchante, honnête et vraie. The Plot Against Common Sense, s’il est mis en relief avec toutes ses comparaisons, ne peut donc qu’être une déception. 

Exit le bassiste Kelson Mathias qui donnait rythme et sens mélodique autant dans ses lignes de basse que dans ses chœurs toujours décallés. En plus de la remplaçante de Mathias qui joue du clavier, un deuxième guitariste vient donc se joindre à Falkous et au batteur Jack Egglestone. Ce qui frappe le plus à la première écoute c’est que Future of The Left est revenue aux débuts de Mclusky, un mur de son, du bruit et des cris. Rien n’est véritablement mélodiques. Comme si on avait voulu appliquer du gros bruit par dessus les textes de Falkous qui a arrêté de chanter et se contente de lire les paroles. Sur les 15 pièces que contient l’album, environ 4 peuvent se considérer comme tel, le reste ne semble être qu’une cacophonie. Ce qui n’est pas problématique quand on pense qu’à l’époque de Come On Pilgrim, on disait la même chose des Pixies. Par contre là où l’on peut avoir de la difficulté avec l’album, au-delà du manque de ligne mélodique, c’est que Falkous peut finir par n’avoir l’air que d’un vieux grincheux qui chiâle. La musique n’a pratiquement plus de valeur. Et c’est justement là que Future of The Left excellaient : appliquer des textes sur des mélodies qui fonctionnent. 

C’est facile de se moquer d’Hollywood, et Falkous ne le fait de façon ni convaincante ni brillante sur Robocop 4 – Fuck Off Robocop (ok, la réplique : If Michael Bay wants a bigger house, let’s help him est hilarante). La musique qui accompagne ce texte n’est aucunement musicale pour l’oreille. C’est comme si Falkous aurait dû sortir un receuil de poésie plutôt que de mettre du bruit sur sa voix qui crie ces poèmes. The Plot Against Common Sense n’est décevant que parcequ’on a l’impression que la troupe régresse musicalement et que parce qu’il succède à Travels with Myself… 

Sinon, les textes sont les meilleurs que Falkous ait écrit et même si musicalement on a plus l’impression d’entendre un boucan que de la musique, il sera très difficle d’écouter autre chose que Beneath the Ocean a Wave ou Camp Cappucino lors des prochaines séances au gym ou du prochain jogging matinal. Notes On Achieving Orbit rappelle Lapsed Catholics avec sa ligne de guitare et ses répliques assassines sur la culture populaire (Where were you when Russel Brand discovered fire? Where were you when Pele cured cancer?). 

En gros, outre la déception de voir Future Of The Left suivre son meilleur album avec ce qui s'apparente être un retour aux sources de Mclusky. période My Pain And Sadness Is More Sad And Painful Than Yours, on ne pourra jamais les accuser de ne pas rocker notre face. The Plot Against Common Sense demande plusieurs écoutes avant d'en sortir grandi mais une seule pour nous faire hocher la tête, le poing en l'air. 

Monday, June 18, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Nothing To Lose : J’ai vu ce film au cinéma il y a de ça des lunes et je me permets parfois de le réécouter car… il est divertissant et drôle. Au niveau du montage et des chansons, il a un peu mal vieillie (il faut dire qu’à l’époque je n’étais pas un fan de Scatman John) mais Nothing To Lose tient encore la route. Steve Oederkerk pré-Kung Pow, qui écrit et réalise le film se permet même un caméo débile mais amusant et vole presque la vedette. Tim Robbins, John C McGinley et Giancarlo Esposito sont amusant et Martin Lawrence nous offre sa seule performance sympathique et tolérable dans une filmographie qui compte que des navets (Black Knight!!)*. Les buddy movies ont été une sorte de gangrene dans les années 1990 (Bulletproof, Showtime, I Spy, The Hard Way, etc…(etc n’est pas un film)) mais je crois que Nothing To Lose est la seule comédie du genre à ne pas avoir comme protagonistes un policier. Ce qui ne fait pas automatiquement de Nothing To Lose un grand film, mais il permet de traiter de d’autres sujets importants, comme le racisme et le racisme mais jamais de façon condescendante comme on pourrait le croire avec un Martin Lawrence comme acteur principal.
*Lawrence à aussi joué dans Do The Right Thing, mais c’est avant You’so Crazy, où il a commencé à se prendre pour Eddie Murphy. Nothing To Lose est donc le 2e film potable de sa filmographie.

There’s Nothing Out There : Sorte de Scream mais 6 ans plus tôt (c’est dumoins comme ça que Troma essaient de vendre le film maintenant), TNOT a beaucoup d’idées, très peu de budget et réussie à moitié à amuser, ce qui n’est pas mal du tout. Plusieurs idées visuelles et même au niveau du montage fonctionne presque mais étonnent car ce n’est pas le genre de film a vouloir essayer quoique ce soit sauf nous montrer des seins (oui, il y en a). L’humour fonctionne quand on sait qu’il s’agit d’une comédie et ce n’est pas toujours très clair. Le montage frôle parfois l’amateurisme mais ce n’est que parce que le cadrage, à la base, est une des faiblesses du film. Les acteurs ne sont pas mauvais, plutôt un peu mal dirigé et n’ont absolument pas l’âge de leur personnage, ils sont supposé être à l’école, donc avoir entre 18 et 19 ans mais le plus jeune du lot à facilement 37 ans, ce qui rend ses actions un peu débiles puisqu’il semble beaucoup plus mature que ce qu’il nous montre. Il n’y a pas d’âge pour avoir peur dans le noir mais il y a un âge où crier comme une fillette ne fait pas tellement 37 ans.

Contraband : Remake de l’honnête thriller islandais Reykjavik-Rotterdam, Contraband est une version plus pesante, plus hard rock radiophonique. Contraband se prend pour Nickelback, mais il est en fait Sloan. On allonge l'intrigue inutilement et le film fait donc du surplace au lieu d'aller droit au but.  
Tout est filmé et monté avec urgence comme si notre vie en dépendait ou comme si on croyait avoir affaire avec Jason Bourne ou Michael Mann. Le résultat est assez ordinaire, aussi bien écouter l'original.  

Footloose : Le premier truc qui frappe dans Footloose The Remake, c’est que l’histoire de l’original (un pasteur interdit toute musique et danse dans un village) qui est un peu farfelue, est encore une fois utilisé dans un contexte où des ados sont morts après une soirée dansante. On peu comprendre que si des jeunes écervelés sont morts, le pasteur ou prêtre ou celui qui s’occupe des écrit des apôtres, veut responsabiliser les jeunes du patelin.Mais ce qui est encore plus farfelue que l’histoire original de Footloose qui est reprise ici, et c'est là que je veux en venir, c’est que les jeunes qui sont mort dans l’accident de voiture au début du film, dansaient sur une version 2.0 de la chanson Footloose. Autrement dit dans l’univers de Footloose The Remake, Footloose existe. Alors est-ce que le prêtre s’est inspiré du film pour passer sa loi anti-musique dans le village? Si oui, il a bien dû s’apercevoir que ça ne marcherais jamais puisqu’un ado rebelle allait chambouler le village avec ses pas de danse électric-boogaloo-esques. Avec la génération Iphone, combien de temps le pasteur pensait-il qu’il allait garder les ados en otage? Il aurait dû interdire le cinéma au village plutôt que l amusique et ainsi éviter aux jeunes de voir des classiques des années 80 sur Netflix et leur donner des idées de rebellion, comme dans le film Footloose par exemple. Comme les jeunes ont été happé par un gros semi-remorque, il aurait pu, à la place, interdire l’accès aux semi-remorques dans son village entre 22h et 6h. À moins bien sûr que le film ne soit une métaphore sur le sexe. On remplace sexe par danse, alors le pasteur leur interdit les soirées de sexe entre ados dans la salle communautaire du village. Et on sait tous que des ados plein d’hormones dont on interdit le copulage finit toujours par dégénérer… mais je ne pense pas que soit ça. C’est simplement que Lori Singer dans l’original passait pour une sainte-nitouche qui ne voulait que s’émanciper alors qu’ici Julianna Hough à tout de la fillette qui a perdu son hymen à plusieurs reprises avec tous les garçons du village. Autres temps, autres moeurs

The Woman In Black : Le retour de la Hammer dans le paysage horrifique britannique ne nous a donné rien de bien intéressant jusqu’ici mais voilà que The Woman In Black est leur meilleur effort et s'apparente à tout ce qui avait donné à la compagnie ses titres de noblesses dans les années 1960-1970. Le film de James Watkins est visuellement sinistre et inquiétant et l’ambiance est horrifique à souhait, dommage que l’intrigue soit inexistante. Bien que le récit soit tiré d’un roman c’est surtout du côté de la J-horror que l’on va chercher cette simili-intrigue de fantômes. Harry Potter y tient le rôle principal et je dois dire qu’il s’en tire très bien dans un registre tout en intériorité par contre il est beaucoup trop jeune pour être crédible dans le rôle d’un père de famille. De toute façon et c’est bien connu, les magiciens n’ont pas de vie sexuelle.

Wise Guys : Ma fascination pour Danny DeVito n’a d’égal que celle que je porte à Joe Piscopo. Meilleur ami jaloux d’Eddie Murphy aux temps de SNL, Piscopo à complètement disparu du paysage humoristique ou cinématographique lors de son départ de SNL. À moins que l’on compte Dead Heat comme étant sa plus grande réussite au 7e Art, réussite qu’il peut partager avec Treat Williams qui n’en menait pas large lui non plus à cette époque. Wise Guys est un simili-retour à la comédie pour Brian De Palma. Le film est comique dans son ton et son ambiance. Comme la comédie se passe en milieu mafieux, rien n’est tellement menacant tout le monde est gentil à la limite de l’imbécillité. Piscopo et DeVito sont de minables comptables pour la mafia mais rêvent de diriger la ville un jour ou dumoins avoir un rôle moins éffacé. Autrement dit, ils ne veulent plus être les têtes de turc de la pègre. En gros, ça ressemble à ça, avec un humour très Blues-Brothers-on-fait-exploser-des-trucs-pis-toute. DeVito porte une perruque pour ceux qui trouveraient ça drôle!

Going Ape : Ma fascination pour Danny DeVito n’a d’égal que celle que je porte aux singes et autres primates en tout genre. Going Ape est donc un chef-d’œuvre par défaut puisque Devito, trois singes en plus de Tony Danza se partagent la vedette de cette comédie complètement poche. Dans un humour très Blues-Brothers-on-fait-exploser-des-trucs-pis-toute, Going Ape n’a pas une once d’humour, on est à l’opposé de Every Wich Way But Loose. De Vito porte une barbichette et joue un russe pour ceux qui trouveraient ça drôle.

My Best Friend’s Girl : Dane Cook n’est pas Ryan Reynolds non pas dans le sens que Dane Cook n’a pas d’abdominaux mais plutôt dans le sens où Reynolds n’a pas une peau ravagé par des années et des années d’acné. Ce qui fait de Cook l’acteur parfait pour jouer le rôle d’un coureur de jupons. Il nous prouve qu’une extreme confiance en soi et une arrongance à toute épreuve mêlé à une attitude bad boy est la meilleur façon de faire mouiller l’entrejambe de la gent féminine. Le film nous explique également qu’il n’y aura jamais une fille plus belle dans tout l’univers que Kate Hudson. My Best Friend’s Girl est donc un film qui nous ment en plein visage sans arrêt. Mais c’est bien sûr le dernier de nos soucis. Il y a pire. On ne comprend pas le film. Cook joue le rôle d’un trou du cul qui est payé pour sortir une fille, lui faire passer la pire soirée au monde pour qu’elle retourne en pleurant dans les bras de son ex. Le meilleur ami de Cook, Jason Biggs, lui demande donc ses service pour que sa copine, Kate Hudson, lui revienne ou pour qu’elle le trouve beau ou je ne sais trop. Autrement dit Jason Biggs, baise encore des tartes. Cook tombe en amour avec Hudson et il doit s’arranger pour tout faire foirer. Le film ressemble un peu à ça mais il est incroyablement mal raconté. L’humour est assez vulgaire, ce qui n’est pas du tout un problème. On ne comprend jamais si Hudson et Biggs sortent ensemble ou si tout ça est dans l’imagination de Biggs. Biggs disparaît pendant plus de la moitié du film ce qui nous fait douter du titre et de l’amitié qui le lie à Cook puisque celui-ci est incroyablement irrespectueux. Cook n’a aucune valeur rédemptive ce qui nous empêche de le trouver cute, drôle ou remplie de remords. On est supposé croire que Kate Hudson est la plus belle fille au monde alors que sa coloc est Lizzie Caplan. Hudson est incroyablement antipathique et froide et aucunement sexy et le fait qu’elle joggue ni change absolument rien, mais bon, si elle se laisse pèter la cenne par Cook, on est supposé croire qu’ils vont bien ensemble puisqu’ils sont tous deux des pervers. Bravo Hollywood!

Father’s Day : Avec le succès noble de Hobo With A Shotgun, voilà Father’s Day du collectif déjanté Astron-6. Avec un budget risible de 10 000 patates, le collectif en met plein la vue. Le film est gore et crasse et drôle. Dommage qu’on doit utiliser les pires taboos pour essayer de faire rire : inceste, viol, pédophilie, etc… Le film est soigné au niveau du montage, des costumes et du visuel, les effets spéciaux laissent parfois à désirer. Le film utilise encore l’excuse de l’humour bidon pour cacher ses ambitions, son manque de budget et nous faire croire que le viol et le meurtre peuvent être drôle avec la bonne dose de gore. Amusant quand même.

Sexual Parasite : Aussi connu sous le titre Killer Pussy, Sexual Parasite est un moyen métrage et une excuse pour nous montrer des seins en trop grande quantité. Une scène prend environ 12-13 minutes où un garçon joue avec les mamellons d’une fille. C’est long! Il y a des « crotch shot » terme que j’ai inventé pour expliquer un POV de l’intérieur d’un vagin où l’on peut voir le fameux parasite sexuel. Il s’attaque exclusivement au pénis sans aucune raison apparente et ensuite, avec l’aide d’effets spéciaux un peu pas super résussies et/ou gênants, on peu voir un vagin avec des dents. On est loin de Teeth, on est plutôt en mode Wicked City (le film d’animation, pas son adaptation live). Donc ça se résume pas mal à ça : des asiatiques qui baisent dans une usine vide parce que c’est plus facile d’y tourner un film. Il y a du sang et des boyaux mais on ne comprend jamais comment un pénis coupé entraine automatiquement une extériorisation des intestins. À mon avis il n’y a que dans City Of The Living Dead où l’on peut roter nos intestins.   

Imago Mortis : Imago Mortis est un film d’horreur qui prend place dans une école de cinéma italienne. C’est un peu comme Urban Legend 2 mais sans Eva Mendes. Le film a un visuel très soigné. Voilà! C’est tout! Pour ceux qui trippent sur les visuels soignés Imago Mortis va vous donnez des wet dreams tandis que ceux qui trippent sur le cinéma en général que ce soit The Magnificent Amberssons ou Terminal Velocity ou n’importe quoi avec James Stewart ou Wesley Snipes, Imago Mortis va vous faire sacrer parce que c’est plate en tabarnak.

Stuck : Stuck est le dernier film, je pense, de Stuart Gordon. J’adore tout ce que Gordon nous a donné au cinéma (je n’ai jamais vu Castle Freak). Stuck est le pire truc qu’il a fait. Ce n’est pas que le film soit terrible, c’est qu’il est beaucoup trop long autant pour son histoire que pour la morale qu’il nous donne. Stuck aurait dû être un court métrage. Plus le film avance et moins on y croit. Gordon est avant tout un metteur en scène de théâtre et Stuck est ce qu’il a fait de plus théâtral. Une suite de scènes dialoguées qui finissent par lasser car elle nous éloigne de la réalité du film : une fille (Mena Suvari avec des corn rows) qui frappe un sans abris qui reste pris (stuck, l’a pognes-tu?) dans son pare-brise. Elle se sent coupable puisqu’elle avait bu  et décide de le laisser mourir dans son pare-brise, dans son garage puisqu’après tout, il s’agit d’un sans abris. Voilà que plusieurs scène de sexes plus tard, Suvari et son copain n’ont toujours rien fait pour débarasser le sans-abris, toujours vivant. C’est là que les nombreuses scènes de dialogues viennent ralentir le tout parce que peu importe si le ton est humoristiquement noir, que l’on voit les seins de Suvari et qu’elle doit faire avec l’infidélité évidente de son copain, on finit par perdre le sens de la réalité : un homme est pris dans le garage, dans le pare-brise. On finit le tout par une suite de revirements par dessus revirements assez inutiles. La théâtralité de l’ensemble ne dérange en rien, c’est le fait qu’on s’éloigne beaucoup trop de la raison du pourquoi on est dans cette situaton qui nous fait décrocher.

Eaters : Un moment donné les films de zombies qu’ils soient tournés ou non par Uwe Boll, il y en a marre. Sapristi!

The Bleeding House : The Bleeding House malgré son budget risible, ses éclairages moins que presque professionnels (on parle d’éclairages à la limite du film étudiant) et sa mise en scène pas toujours très professionnel (moins pire que les éclairages) réussi tout de même à aller au bout de ses ambitions grâce entre autre à un acteur principal convaincant (on dirait Charles Berling mais du mid-west américain) et un scénario pas mauvais qui nous laisse souvent dans l’intérogation, ce qui est bien pour un suspense, je pense.

The Thing : Le gros problème avec les prequels et je ne cesserais jamais de le dire, c’est qu’il n’y a pas d’intérêt puisqu’on sait comment tout ça va se terminer. D’autant plus que l’on force toujours un peu la note pour faire coincider les éléments du ou des films précédents pour boucler une boucle qui n’a pas tant besoin d’être boucler. Les geeks trippent au boutte car ils peuvent reconnaître les éléments qui vont boucler cette boucle de façon plus souvent qu’autrement artificielle et ça donne toujours l’impression d’être intélligent. Je ne sais pas comment on calcule l’intélligence mais j’ai toujours eu l’impression que ce n’était pas en comprenant que la mort de Jango Fett allait entrainer l’ascension de son fils Boba. The Thing The Remake fait parte de ses films où même moi, j’ai de la difficulté à accepter. Non pas que le film de Carpenter (et avant celui-de Hawk) soit parfait mais le suspense fonctionne, les effets spéciaux MAGISTRAUX n’ont jamais été égalé et la partition musicale donne des frissons. Autrement dit un film réussi où Carpenter à soigné son suspense. La première chose qui étonne (pas vraiment) après le visionnement de son remake c’est qu’il n’a aucun suspense, le film est un copier-coller de l’original en y changeant ça et là quelques éléments (la lampe de poche dans la bouche au lieu du fil de fer chauffé sur le sang pour reconnaître la créature). Au lieu de nous expliquer un peu plus le mystère de la créature, on nous montre la même chose que dans l’original et encore moins. Comme si on se disait qu’on a pas à expliquer puisque les gens comprennent. Donc, on a pas à faire tout un plat avec un chien qui capote puisque l’on sait, après avoir vu le film de Carpenter, que les chiens capotent avec la créature à proximité, on n’a pas à créer un suspense puisque les gens savent que la créature va sortir de nul part, on a pas à nous faire aimer les personnages puisqu’on sait qu’ils vont mourir, etc… Le film gagne des points puisqu’il n’essait pas de boucler une boucle (le norvégien attaché sur une chaise, les veines coupées découvert dans le film de Carpenter et le chien survivant, sont absent) mais il perd aussitôt ses points puisque cela veut dire qu’il doit y avoir une suite en préparation. Les effets spéciaux, mélange de CGI et de latex, n’arrivent évidemment pas à la cheville de l’original et on semble ne plus trop comprendre ce que la créature veut et/ou fait lorsqu’elle assimile un humain. Dans l’original elle tentait de devenir l’être humain parfait alors qu’ici elle se contente de les manger. Il y a même une scène dans la soucoupe volante de la créature. Non, mais qu’est-ce qu’on s’en fout!

Thor : Thor c’est un peu comme Green Lantern mais en beaucoup moins idiot. Il n’y a  pas grand chose à dire sur le film à part que les effets spéciaux sont pas pires. Sinon le film est une excuse pour nous donner une introduction aux personnages (Thor et Loki) avant The Avengers. Si Anthony Hopkins avait eu cette barbe et cet eye-patch dans The Edge, il aurait été encore plus badass quand il s’adresse à l’ours en disant : Come on motherfucker!

Prometheus : Le gros problème avec les prequels et je ne cesserais jamais de le dire, c’est que bla, bla, bla… Prometheus est un prequel à Alien même si Ridley Scott nous dit qu’il est un film en soit, pas nécéssaire de l’associer à la saga alors qu’il fait tout pour boucler la boucle et nous donner un alien avant le générique de fin. La première partie du film est incroyablement soignée, les décors, les costumes même le mystère de l’intrigue nous tient en haleine. On nous raconte une histoire sur l’origine des humains intrigante et puis à peu près tout s‘écroule en 2e partie. Comme si tout d’un coup, le temps manquait pour expliquer toutes les questions que l’on pose depuis le début. Comme si tout à coup on voulait faire un film d’action. La première partie est intéressante parce qu’on semble vouloir nous raconter quelque chose d’inédit, on semble vouloir prendre des risques puis petit à petit on s’apercoit que le film refait exactement Alien mais dans un décor différent et en prenant un peu moins son temps et en multipliant les idioties. Si on met de côté tout le côté scientifique du film qui est d’un ridicule abrutissant (des scientifiques de pacotilles s’envolent pour une mission dont ils ignorent les enjeux, on touche à tout sans stérilisation, on part à la recherche de quelque chose puis lorsqu’on le trouve on n’est pas plus heureux que ça, on touche à un étrange serpent en se disant qu’il veut un calin, etc) si on oublie vraiment tout ça, il ne reste finalement pas grand chose. On passe la 2e partie du film à multiplier les ellipses de temps, les gens se mettent à multiplier les comportement étranges et les personnages unidimentionnels meurent à gauche et à droite sans que cela n’affecte, l’histoire, le suspense, notre plaisir. Il y a un problème dans les prequels où étant donné que tout se passe avant l’original, la technologie semble toujours plus avancé avant qu’après. David, le cyborg-machin est mis en évidence alors que dans l’original on ne savait pas que Ian Holm en était un puis dans Aliens, Bishop était une forme avancée de cyborg, quelqu’un de gentil, de simili-humain. Prometheus se passe facilement 100 ans avant Aliens, et David est encore plus humain que Bishop. David est également plus vilain que Bishop et il semble connaître d’avance les résultats de son plan diabolique. Comme si le mythe de Prométhée apartenait intrinsèquement à David, alors que l'on s,éfforce de nous montrer que la métaphore-mythico-machin à plutôt un lien avec le(les) space jockey. En 2e partie, le film multiplie les hypothèses de lorigine de l’homme mais dans des dialogues un peu lourds, un peu clichés qui servent en même temps de dévellopement de personnage de façon plaqué et inutile. Le personnage de Charlie se met à bouder en buvant de la vodka pour aucune raison et il devient tout à coup antipathique et la mission devient tout à coup de moins en moins crédible puisqu’on passe le reste de la durée du film à essayer de boucler une boucle de façon artificielle et qu’on met de côté toutes les questions que le film s’est posé depuis l’ouverture. On doit donc se contenter de logique toute simple et incroyablement décevante. Charlize Theron ne sert à rien sauf déblatérer la ligne de dialogue la plus stupide du film. Idris Elba pis sa gang ne servent à rien non plus et lors de son suicide-kamikaze on ne peut que se demander pourquoi tout d’un coup il veut jouer les héros et on ne peut que penser à Randy Quaid qui faisait la même chose dans ID4. À partir du moment où Noomi Rapace s’auto-césarienne le ventre, le film perd toute la logique qu’il avait essayer très fort de mettre en place. Je n’ai jamais eu de césarienne et je touche du bois en ce moment mais j’ai l’impression qu’on marche drôle pendant un petit bout après. Noomie court avec difficulté, oui, mais elle grimpe, court, se débat contre une pieuvre(longue histoire, la pieuvre c’est son bébé, en tout cas ça serait long à tout expliquer) et porte sans difficulté aucune David sur son dos. À la surprise générale, Wyland qui a financer la mission se cache sur le vaisseau et décide d’aller se faire arracher la tête sans que cela ne nous affecte. On avait, dans le minable Alien VS Predator, expliqué que Wyland était en vérité Bishop, mais dans Prometheus, il s’agit de Guy Pearce avec du maquillage de vieux. Lance Henriksen à aujourd’hui l’âge du personnage joué par Pearce, on aurait pu économiser sur le maquillage, je dis ça de même. Il y aussi l’histoire des hologramme-flashbacks qui ne sont pas super bien expliqués, on comprend qu’il s’agit de pseudo-poussière d’étoile d’ADN qui nous montre ce qui a bien pu se passer à un endroit X mais il me semble que les endroits visiter ne sont pas vierge d’une seule visite, on devrait en principe voir des millier de flashbacks surimposés l’un sur l’autre et ne rien comprendre à se qui s’y passe. À moins bien sûr, qu’il ne s’agisse en fait que d’un monde en 3D. J’ai vu le film en 2D classique je me suis dit que de toute façon le 2D était la dimension et l’épaisseur des personnages mais j’ai perdu quelque chose dans la traduction, il semblerait. Les dernières minutes essaient avec beaucoup d’effort de boucler la boucle avec Alien mais comme on n’est sur une autre planète et que le space jockey n’est pas celui du premier film, on ne peut que se dire qu’il y aura donc une suite pour expliquer encore plus ce qui n’est pas vraiment expliquer  qu’on va encore plus approfondir le lien entre le space jockey, le vaisseau, le alien, alors qu'il n'y a plus rien à dire. S’il y a suite, pourquoi nous avoir montrer à la toute fin un alien? S’il n’y avait qu’un seul space jockey de vivant où en trouveront-ils dans une suite subséquente? Pourquoi nous montrer que David peut lire les rêves alors que cette idée est oublié aussitôt et qu'elle est à l'origine du débat de l'homme vs Dieu vs machin? Je crois que si j’avais eu mes lunettes 3D je n’aurais pas plus compris. Ridley Scott semble être intéressé par des aspects du film que les fans de la saga n’ont rien à battre, alors le film fini par poser plus de questions que de trouver de réponses. Je ne serais pas surpris si dans 10 ans, Ridley Scott réécoute le film et décide d'y ajouter des licornes pour éclaircir le tout.

Comedian : Documentaire sur les stand-ups comedians américain, c’est un peu un behind the scene d’un univers méconnu sauf lorsqu’on habite au Québec puisqu’il y a 3 humoristes par pied carré. Le film se concentre sur le retour sur scène de Jerry Seinfeld et d’un inconnu méprisable Orny Adams. On peut y voir la camaraderie entre humoristes et parfois y sentir la jalousie. Du point de vue de Seinfeld, puisqu’il est connu, il est donc apprécié partout où il passe même s’il doute sans arrêt sur son métier, sur son matériel, sur son avenir. Il se met constament en danger pour douter encore plus de lui. Mais comme j’ai toujours pensé et que François Debellefeuille à déclaré récement, les humoristes connus peu importe la blague qu’il raconte, les gens vont toujours rire. Tant que l’amour du public est là, l’humoriste n’a pas à s’en faire. Ce qui explique souvent la piètre qualité des textes de certains humoristes mais qui n’empêche pas la vente de billets et les rates dillatées alors que les même textes mis dans la bouche de finissants de l’école de l’humour peuvent paraître tout d’un coup malaisants. Orny Adams, lui, est l’humorsite inconnu du documentaire, celui dont les gens ne rient pas de ses blagues puisqu’ils ne le connaissent pas. C’est un peu 50/50, il peut donner un spectacle acclamé alors que le lendemain personne ne rient. Et tout ça met Orny en beau tabarnak. Parce que voyez-vous Orny Adams est un être incroyablement arrogant, chiant, détestable et prétentieux. Il a de grandes ambitions mais la première d’entre elle est de devenir une vedette ce qui nous donne un impression de superficialité chez l’homme qui se considère un excellent humoriste, un être incroyablement drôle qui n’a rien que les autres n’ont pas. Après 10 minutes de l’entendre se vanter qu’il est un être génial et un génie incompris on n’a un peu le goût d’avoir le pouvoir d’entrer dans notre téléviseur et de lui donner 2 ou 3 coups de crowbar dans les dents. Mais la violence ne règle rien. Il faut voir sa réaction lorsque quelqu’un lui explique qu’il est trop arrogant et qu’il devrait se calmer un peu. Le film est sortie en 2002, nous sommes en 2012 et je n’ai toujours jamais entendu parler de Orny Adams, il y a donc une justice!

Jack And Jill :  Jack and Jill est une idée, sur papier, qui a dû faire rire Adam Sandler et toute sa gang. C'est ensuite devenu un film qui n'a fait rire personne, Gad Elmaleh peu maintenant se vanter, s'il le veut bien, d'avoir perdu son temps dans un film d'Adam Sandler.




Tuesday, June 5, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Marvel’s The Avengers A Joss Whedon Film With An Afro-American Nick Fury : Quand j’étais jeune, je lisais The Avengers, c’était mon comic préféré, sans être un expert dans le domaine, je dirais que je n’ai aucun souvenir que Nick Fury faisait partie du groupe et je n’ai aucun souvenir d’un Nick Fury afro-americain. Ce qui me fait dire que le film Nick Fury Agent Of S.H.I.E.L.D. mettant en vedette David Hasselhoff, est par défaut, un meilleur film, une meilleure adaptation. Je plaisante, The Avengers est bien meilleur mais beaucoup moins amusant. Bien que les 140 minutes que durent le métrage de Whedon passent rapidement, elles sont relativement ronflantes. L’histoire se résume en 4 mots mais on empile le remplissage (Thor se bat contre Hulk, Hulk se bat contre Black Widow, Iron Man ne respecte pas Captain America, Captain America se bat contre Thor et etc/pis toute/et j’en passe)pour donner des éjaculations précoces aux geeks. Évidemment il n’y a rien de mal à ça, surtout quand les dialogues sont bédéesques à souhait et qu’un certain humour s’en dégage. Il n’en demeure pas moins que tout ça est du remplissage pour nous donner une scène d’action finale pas super jouissive, surtout si on a vu la bande-annonce. Whedon devait faire co-habiter des personnages que l’on a vu ailleurs et donner exactement le même nombre de scènes spécifiques pour chacun des superhéros et ainsi éviter la foudre des amateurs-amateurs(dans le sens de novice ou débutant) de films de superhéros. Il gagne ce pari, Bravo Joss! Partout sur les Internets on peut y lire que Avengers est la « meilleure adaptation de comic book ever » alors que le film n’est une adaptation de rien. Le film met en scène des superhéros de comic book mais l’histoire n’est adaptatée de rien, elle est complètement originale(dans le sens de nouvelle).Donc dans ce sens, oui The Avengers est une bonne adaptation de son scénario mais n’est pas l’adaptation d’un livre. Nuance. On peut aussi lire sur les Internets que Scarlett Johansson est très bonne. Là aussi il faut nuancer. Elle est bonne dans Ghost World, dans Avengers, elle est égale à elle-même, elle fait la moue en étant un peu amorphe mais parce qu’elle porte du moulant sur ces courbes on a l’impression qu’elle est sexy et complètement « su' a coche » côté acting. Vous pouvez me traiter de pervers mais il n’y a rien de sexy chez une fille amorphe peu importe si elle s’habille de latex ou non. Cobie Smulders dans un rôle très effacé, très inutile mais beaucoup moins passif est beaucoup plus sexy. Pour ce qui est de la scène d’action finale, elle n’arrive pas à la cheville d’un Transformers mais elle donne la chance à chaque personnage de nous montrer ce dont ils sont capable et tout est assez fluide. Juste un petit mot sur un plan-séquence durant une scène d’action, je sais que le Tintin de Spielberg en a une aussi mais un plan-séquence fait en CGI sur fond d’écran vert n’a rien de fascinant. Dans 300, c’était d’un chic fou mais lorsque Shyamalan a essayé la même chose (avec zooms in et out) dans son très peu réussie/amusant The Last Airbender tout le monde s’est foutu de sa gueule de jeune cinéaste fini alors que maintenant tout film d’action à 200 000 000$ se doit d’avoir une scène pareille pour montrer toute l’étendu de la vision de génie de son réalisateur. Joss Whedon ici dans une scène qui passe d’un héros à l’autre par l’entremise d’une caméra qui suit un vaisseau spatial nous donne quelque chose à  la limite de la paresse visuelle. On peut voir une scène similaire dans la bande-annonce du remake de Total Recall. Quand le mari de Kate Beckinsale se permet les mêmes excès CGI-esques que Joss Whedon, on sait qu’il y a quelque chose qui cloche à Hollywood. J’adore les plan-séquences, lorsqu’il y a quelque chose de créatif qui donne l’impression que l’équipe à travaillé fort pour réussir à rendre visuellement une scène physiquement ardue, je ne peux qu’être en admiration devant le talent et la réussite. Par contre quand on se contente de faire sauter des acteurs devant des écrans verts et qu’on fait bouger des pixels, c’est à se demander où s’arrête la création et où commence la facilité informatique. Dans un tout autre ordre d’idée, je sais que Stan Lee est important pour Kevin Smith c’est pourquoi il a un rôle dans Mallrats mais est-il vraiment aussi important pour Bryan Singer, Brett Ratner, Louis Leterrier, Marc Webb, Sam Raimi, Joss Whedon, Ang Lee(aucun lien de parenté), Tim Story, Mark Steven Johnson, Jon Favreau, Kenneth Branagh, Joe Johnston pour avoir un caméo dans chaque film de Marvel? Si on prend pour acquis que tout les films de Marvel ont lieu dans le même Univers-espace-temps, Stan Lee est donc un seul et même homme/personnage. Il est donc un vendeur de hot dog qui travaille dans une foire mais qui est aussi gardien de sécurité  qui bien qu’il semble à la retraite puisqu’il arrose son gazon, est également libraire et général de l’armée dans les années 1940-50 qui joue au échec dans un parc durant ses temps libres. Pas pire pour un homme de 90 ans. Bref, The Avengers ne m’a pas insulté mais n’a chaviré en rien mon petit cœur d’enfant ou ma geekitude de niveau 8.

Disney’s The Sweatbox : Documentaire sur le making of de Kingdom of the Sun qui deviendra par la suite The Emperor’s New Groove, The Sweatbox est le film que Disney ne veut pas que vous voyez. Aucunement disponible puisqu’il fut censuré par Walt pis sa gang, The Sweatbox n’est disponible que si vous êtes super fuckin’ cool comme moi et que d’écouter un film avec le TCBI ne vous dérange pas. Le film est réalisé par Trudie Styler, la femme de Sting qui après Elton John pour The Lion King et avant Phil Collins pour Tarzan est celui qui fut approché pour faire les chansons du film. Le documentaire adopte donc le point de vue de l’auteur de De Do Do Do De Da Da Da. Disney Inc. interdit le visionnement du film car il ne veut en aucun cas que les gens puissent voir comment les artisans sont exploités et comment tout est géré de façon un peu bordélique. Oui, tout est bordélique, oui, certains artisans perdent leur emploi, oui, Sting a l’impression de se faire niaiser, oui, c’est un peu n’importe quoi. Mais il n’y a rien de gênant ou de révélateur sur les dessous d’un film de Disney dans The Sweatbox. Il n’y a rien qu’on ai pas lu ailleurs dans The Final Cut ou The Devil’s Candy ou qu’on n’ai pas vu dans Overnight ou Lost In La Mancha par exemple. The Sweatbox est presqu’un film de Disney sur les dessous d’un film de Disney : timide, respectueux, sans surprise, avec des chansons. Le truc le plus choquant par rapport à The Sweatbox, c’est le fait qu’on croit qu’il est dérangeant alors qu’il est exactement ce dont on s’attend d’un tournage « chaotique ». Même Living In Oblivion est plus chaotique dans son ironie. 

Mortel Transfert : Jean-Jacques Beineix produit peu mais chaque film est un objet cinématographique et une oeuvre d’art même si c’est toujours au niveau du scénario que la qualité varie. Comme Beineix adapte toujours des romans en étroite collaboration avec l’auteur original, on peut donc dire que ses films sont parfois un peu trop littéraire. C’est le cas de IP5 par exemple, son film précédent(8 ans plus tôt). Avec Mortel Transfert, Beinex nous donne un film noir pseudo-freudien où Jean-Hughes Anglade est au sommet de sa forme. Visuellement Beineix est égal à sa réputation de faiseur d’images. L’intrigue semble un peu décousu et facile même le 2e degré semble facile mais au niveau du suspence policier Mortel Transfert est solide.

Les Adoptés : Mélanie Laurent est jolie. Et si ce n’était que ça, Mélanie Laurent. Un sourire et de grand yeux bleus qui nous font oublier son nez. Je pose la question parce qu’après son séjour chez Tarantino et son rôle dans Beginners (dont elle ne fait qu’être cute) elle est revenue en France avec son premier album de chansons et sa première réalisation de long métrage avec comme résultat : une banalité presque fade. Les Adoptés dont elle a écrit le scénario, réalisé le film et joué le rôle principal n’a rien qui semble à première vue, personnel pour son auteur. Ce qui n’est pas un reproche mais plutôt une surprise pour une première réalisation. Les acteurs sont tous bons et ont tous une bonne chimie entre eux qui nous fait croire à leur personnage mais le récit est plutôt ennuyant. Il faut donner des points à Laurent parce qu’elle n’a pas essayé d’en mettre plein la vue avec un visuel ultra léché et/ou des mouvements de caméra top cools. Elle a plutôt privilégié les émotions aux dépends de la coolité. Par contre son album…

À L’aventure : Comme c’est un film de Jean-Claude Brisseau, À l’aventure est donc remplie de femmes nues qui se masturbent. Brisseau continue ses explorations sexuelles cinématographiques, les mêmes qui l’ont mené deux fois en prison. Bien que le film pose certaines questions, on peut rarement y voir autre chose qu’un prétexte pour Brisseau de vouloir filmer des femmes se lècher le pubis. Il y a quelque chose de Rohmer-esque dans certaines scènes des films de Brisseau et sa mise en scène est toujours soignée, ce qui ne rend jamais ses films trop lourds et moralisateurs. Par contre, il fait du sur place depuis un bon moment déjà.

Dragon Eyes : Dragon Eyes est le nouveau film de John Hyams c’est donc dire que les scènes de combats sont assez bien filmé avec de beaux ralentis. Les combats respirent, on donne une pause à la rétine puisque tout y est fluide. Par contre en allant faire un tour sur IMDB.com, j’ai pu y lire le synopsis et je n’ai aucunement reconnu le film. Peter Weller qui joue le méchant de service est supposé être le chef de la police alors que ce n’est aucunement évident dans le film. Ce n’est pas tellement grave puisque Weller semble s’amuser. Pour les fans de Van Damme et il doit encore en avoir quelques uns, le film est décevant puisqu’il n’apparaît que dans les scènes de flashback. Par contre pour les fans de wanna-be gangsters-latinos un peu cheap, ce film est pour vous puisque tout y est ridicule et que chaque gangster tattoué surjouent et se prend pour Tony Montana (aucun lien de parenté avec Hannah Montana), ce qui commence à être un pléonasme. Il faudrait que quelqu’un m’explique ce qui est cool dans un visuel où les couleurs sont saturées à l’extrême. Un m’ment donné là, il faudra trouver une signification à la déssaturation parce que ce n’est pas assez de dire que c’est un style alors qu’on essaie simplement de caché le manque de budget de la patante.

The Devil Inside : Avec Paranormal Activity, le film de found footage ou le faux documentaire d’horreur est devenu une mode. On peut comprendre pourquoi, on peut utiliser un budget minime et le tourner n’importe comment et on est sûr de devenir millionaire. Avec son budget de 1 millions de patates et ses recettes de plus de 100 millions$, The Devil Inside à rendu riche quelques opportunistes. Le probleme avec ce genre de film c’est que leurs créateurs ne réfléchissent jamais beaucoup à la forme du film : si c’est du found footage, on montre des images de caméras de surveillances ou de vidéos familliales avec un montage qui crée un pseudo-crescendo dans la tension nous montrant des personnages dont on en a rien à chier puisque le but du found footage est de voir des images chocs. The Blair Witch Project fonctionne parce que c’est un mélange de faux-documentaire et de found footage où les protagonistes filment parce que la caméra leur sert aussi de lampe de poche. Il n’y a rien d’inutile et la tension est palpable. Dans Paranormal Activity on on nous montre longtemps des images qui ne servent à rien sauf quand c’est le temps de manipuler le spectateurs (exemple : laisser la caméra dans le salon au moment où la table prend feu alors que la caméra est toujours dans la chambre) Si on va sur Youtube pour voir un vidéo nommé : Chat qui fait des pets de bédaine sur un dinosaure, on s’attend à voir exactement ça, pas 80 minutes de chat qui se roule dans l’herbe avant de faire un pet de bédaine. Paranormal Activity est ce genre de vidéo. Il veut montrer des images chocs pseudo-vrais en utilisant la technologie actuelle en montrant 80 minutes de rien alors qu’il ne devrait que montrer les images de portes qui s’ouvrent. La forme sied au propos, oui, mais la longueur, non. De l’autre côté le faux-documentaire comme The Devil Inside est le genre de film dont les artisans n’ont aucune idée de comment faire un documentaire. Alors imaginer leur idée de ce que peut être un faux-documentaire. Ce n’est pas parce qu’on utilise des fausses images d’archives et une caméra épaulée qu’on a un documentaire. Et c’est là que l’on mélange tout. On veut nous faire croire qu’il s’agit d’une histoire vrai pour ensuite nous faire croire que l’on fait un documentaire sur les évènements bidons (un exorcisme) mais le film est tourné comme du found footage. Les pseudo-acteurs livrent leur répliquent de façon peu convaincante et les dialogues sont beaucoup trop écrit pour avoir l’air naturel. Un espèce de playboy-gigolo-italien-avec-cheveux-long déblatèrent des trucs scientifiques alors qu’il n’a pas du tout le profil de l‘emploi. La même chose pour le prêtre. L’idée d’un prêtre selon le réalisateur est un homme qui déclare des vérités du genre : Dieu est partout! Comme on ne sait pas comment faire un (faux)documentaire et qu’on écrit des dialogues basés sur des clichés gênants, le caméraman filme tout et n’importe quoi mais il fini toujours par filmer des bribes de dialogues qui sont supposés être secrets ou des bouts d’images pour développer les personages alors qu’ils ne sont pas des personnages puisqu’il s’agit « d’un documentaire ». Les pièces de résistances du film sont bien sûr les scènes d’exorcisme qui pour une raison que tout le monde ignore utilisent environ 5 caméras différentes, question d’avoir des angles cools, pour voir une madame blasphémer ou baver sur plusieurs angles. Comme c’est un (faux)documentaire à un caméraman, d’où viennent les caméras additionnelles? Si le projet est top secret et que les scientifiques de pacotilles sont contre l’exorxisme, et ne veulent en aucun cas que l’hôpital soit utilisée, d’où viennent les caméras? Lors de l’interview à l’hôpital, d’où viennent les caméras? Elles semblent toujours là au bon endroit pour un montage plus dynamique et une compréhension plus incohérente. Comme mentionné plus-haut, les protagonistes de Blair Witch utilisaient la caméra car elle servait de lampe de poche et par le fait même filmait leurs aventures nocturnes dans le bois, alors que toutes les imitations bidons comme ce Devil Inside utilisent la caméra de façon illogique. Si Luka Magnotta me poursuit avec un couteau ou s’il tente de zigouiller ma mère je ne vait pas continuer à filmer, je vais me sauver en coursnt ou aider ma mère. Dans Devil Inside le caméraman filme ce qu’il ne devrait pas filmer puisque les images ne servent qu’a montrer ce qui a été scénarisé. The Devil Inside aurait eu tout à gagner en utilisant une mise en scène classique plutôt que de s’aventurer dans un genre que le réalisateur ne maitrise pas.

A Horrible Way To Die : La présence de l’acteur Joe Swanberg nous laisse croire que ce film aura des relents du mouvement mumblecore et ce n’est pas loin de la vérité. On y reconnaît l’esthétisme minimal et une abondance de dialogues qui semblent n’apporter rien au récit comme dans Nights And Weekends ou Hannah Takes The Stairs par exemple.  A Horrible Way To Die c’est un peu ça mais transposé dans un film de genre, le film d’horreur. Les acteurs sont non seulement bons mais ils élèvent la qualité du film et la qualité des performances dont un film d’horreur se doit d’avoir. D’autant plus que l’on croit en leur personnage et donc, la surprise finale ne peut qu’être plus surprenante. Par contre, c’est au niveau de la réalisation qu’on risque de ne pas apprécier. Le film est tourné en caméra épaulée mais elle bouge beaucoup trop durant certaines scènes pour créer un chaos et accentuer l’angoisse du personnage féminin mais donne pour résultat l’effet contraire. Tout est beaucoup trop chambranlant et la rétine saigne puisqu’elle ne peut focusser sur quelque chose de précis. Un sens de l’amateurisme s’en dégage et peu faire décrocher le spectateur. J’aime mieux quelque chose de plus expérimental qui sied aux propos comme dans A Horrible Way To Die que de déssaturer les couleurs pour cacher le manque de budget et prétende qu’il s’agit de style.

The Big Year : On peut comprendre pourquoi un film comme The Big Year est passé inapercu. On y traite d’oiseux mais plus particulièrement de ce qu’on appelle The Big Year, une sorte de compétition où les participants doivent voir le plus de spécimens différents d’oiseaux durant une année. Les dépenses sont à leur frais. C’est un peu comme prendre une année sabbatique pour voyager partout aux USA et voir des oiseaux. Le défi n’est pas plus grand que ça. Pas besoin de les nourrir ou de voler un œuf ou d’en empaillé un ou se faire tattouer chaque oiseau sur le corps. Non, juste à les comptabiliser dans un calepin et à la fin de l’année le gagnant à une photo de lui dans un magazine d’ornithologie. Difficile de rendre le livre de Mark Obmascik cinématographiquement excitant. On essaie très très fort d’en faire une comédie légère pour l’âge d’or avec de l’humour subtil et cute pour les 78 ans et plus. Ce qui n’est en aucun cas un crime, le problème est dans le casting. Jack Black, Owen Wilson et Steve Martin. Ils sont capables de rendre leur personnage crédible et sympathique ce qui n’est pas facile mais on s’attend à tellement plus au niveau de l’humour. Et c’est là que le bât blesse. Les acteurs sont beaucoup trop mal choisi pour pour un film qui à la base n’est pas une comédie. Les acteurs ont aussi mal choisi le film pour démontrer l’étendue de leur talent dramatique alors qu’on attend moindrement d’eux qu’il nous fasse rire. Évidemment le film va au-delà de cette simple histoire, il y a un conflit générationnel et chaque personnage doit : apprendre le sens de la vie et/ou la valeur de l’amitié et/ou le poids du etc… Le problème c’est que le film se cherche énormément entre ses scènes d’oiseaux et ses scènes familliales et ne sait jamais sur quel pied danser.

Saint : Les films de Dick Maas ont toujours été au pire de la série B, au mieux, de la série B tourné à Amsterdam. Pas surprenant que Saint, une comédie d’horreur où le père Noël et ses lutins tuent des enfants, soit divertissante. Il n’y a rien de très subtil dans Saint mais l’humour fonctionne, les effets spéciaux et le gore amusent et le film est amusant. Même le côté horreur bien qu’il soit teinté d’humour fonctionne aussi. Meilleur que Rare Export et aussi amusant bien que différent de Trollhunters.

I Am Number 4 : Pourquoi Tymothy Olyphant a-t-il voulu jouer dans un film aussi minable? Peut-être s’est-il dit : Ça serait chouette, dis donc, de pouvoir participer à un truc où à la toute fin un gros chat en CGI attaque une espèce de chauve-souris qui ne vole pas, dans un école. Et bien, bravo Olyphant tu peux cocher ta do-to list! Je sais que depuis le succès interplanétaire de Harry Potter et ses amis de la garderie magique on cherche à tout prix a vouloir adapter une série de livres pour en faire LA prochaine série de films qui va rendre des gens millionaires et donner aux ados des raisons de perdre leur virginité en fantasmant sur le nouveau Robert Pattison ou Rupert Grint mais ce n’est pas une raison pour adapter n’importe quoi.

One Day : Le film raconte l’histoire de deux être humains qui se connaissent et qui font des choses un peu plates. On les voit à chaque année à la même date pendant 10 ans qu’il soit ensemble ou non à cette date. On est supposé croire qu’ils sont cute et qu’ils devraient dont sortir ensemble ou dumoins frencher un peu mais bon la vie étant ce qu’elle est ils vivent leurs aventures de façon indépendantes l’un de l’autre sauf quand c’est stratégiquement nécéssaire pour le film. Adapté d’un roman à succès qui aurait dû demeurer à l’état littéraire, One Day enfile une suite de scènes qui ne vont nul part. Dans un roman on peut développer les scènes et les personnages plus en profondeur au cinéma, cela demande un peu plus de doigté puisqu’il faut être précis et concis en peu de temps et c’est la que les images entrent en ligne de compte, pour éviter les longs dialogues descriptifs. One Day se contente, lui, de courtes scenettes qui ne vont jamais assez loin pour qu’on apprivoise les personnages donc, du même coup de s’attacher à eux ou aux trucs plates qu’ils font. Ce qui fait que le film avance s’en qu’on en ait rien à battre. Jim Sturgess est tellement antipathique et pas super bon qu‘on ne peut que le détester. Lorsqu’il est confronté à lui-même et qu’il arrête la cocaine et devient un meilleur humain et comprend le sens de la vie et tout ce qu'il a perdu en étant un crétin, on ne peut que souhaiter que le film se termine puisqu’on s’en fout de sa rédemption. Ce n’est pas tellement que le film soit terrible, c’est que l’adaptation de ce roman est trop difficile et ne rend justice ni au bouquin ni au cinéma. Par contre les amis de Anne Hathaway vont aimer ça.
SPOILER (ce qui veut dire qu’un pivot scénaristique va être dévoilé)Les scènes de mort choquantes à-la-MeetJoe Black/Final-Destination où une voiture/autobus frappe et tue le personnage est toujours ridicule. Un véhicule fait du bruit, pas seulement lors de l’impact sur un humain mais avant aussi et les humains regardent moindrement à gauche et à droite avant de traverser une rue (pas toujours, je sais) mais au cinéma, on sait que c’est pour choquer le spectateur. L’impact est violent, sournois mais ô combien ridicule et manipulateur. Dans One Day ce qui insulte c’est qu’on nous montre Anna Hathaway en vélo, en plein milieu de la rue qui fait attention, qui fait ses signes de mains de jeune cycliste européenne responsable et qui regarde avant d’emprunter des ruelles alors pourquoi se fait-elle frapper par un camion muet?

Tower Heist : Brett Ratner gagne environ 6-7 millions de dollars par film, il est plus riche que vous et moi. Scott Gomez gagne 7 millions de dollars par saison, il est plus riche que vous et moi. Mais je peux vous garantir que sans vous connaître, vous et moi travaillons avec plus d’acharnement, de passion et de détermination que c’est deux millionaires, peux importe le travail que vous et moi faisons. Gomez joue au hockey pour gagner et il ne gagne pas, Ratner fait des films pour divertir (et coucher avec des actrices) et il ne divertit pas (par contre il couche avec des actrices pour ensuite les ridiculiser à la radio, chose que vous et moi ne ferions jamais). Gomez ridicule sont entraîneur durant les pratiques de l’équipe, Ratner ridiculise les homosexuels lors d’entrevues. Il va de soit que Tower Heist est au cinéma ce que Gomez est à la saison 2011-2012 du Canadiens de Montréal : triste, pathétique, drôle pour les mauvaises raisons, remplie de pommes pourries, n’arrivant jamais à la cheville de ses ambitions, ne respectant pas le soi-disant retour de Gomez/retour d’Eddie Murphy, mal dirigé, laissé à lui-même, sans intérêt, etc…

Laurence Anyways : Dolan, Dolan, Dolan, on associe son nom un peu trop facilement avec « génie ». On utilise le mot génie un peu trop facilement de toute façon. Mais dans son cas, ça lui monte un peu à la tête. Je n’ai rien contre les gens qui ont de l’ambition surtout ceux qui foncent pour réaliser leur rêve, j’ai donc beaucoup de respect pour Dolan. Jean-Claude Lauzon aussi avait beaucoup d’ambition et il était furax de ne pas avoir gagné à Cannes. Je crois que c’est bien d’être déçu et fâché, ça prouve que ce que l’on fait, on le prend au sérieux. Loin de moi l’idée de vouloir comparer Léolo et Laurence Anyways mais Lauzon était un cinéaste beaucoup plus mature qui maitrisait son art alors que Dolan à encore un du chemin à faire avant d’accoucher de son chef-d’œuvre (ça s’en vient, j’ai confiance). Dolan à un peu le problème de Tarantino, il est en amour avec ses dialogues au point où il n’est pas capable de prendre du recul et déterminer ce qui est inutile de ce qui est utile. C’est dans ce sens que le mot « génie » lui monte à la tête. Ce n’est pas parce qu’on écrit un film en 4 jours que ce que l’on chie sur une page est automatiquement intéressant et épique. Laurence Anyways s’apprécie par scène, comme si Dolan avait réfléchi une scène à la fois au point qu’elles n’ont pas toutes les mêmes qualités, la même utilitée. Le film semble donc décousu et sans rythme, ce qui rend les 159 minutes assez longues. D’autant plus que jamais on ne ressent ce qui unit Laurence et Fred, les principaux protagonistes, sauf le fait qu'ils crient, jamais on ne sent cette « amour fou », cette histoire d’amour épique qui est la raison d’être du film. Tout semble arriver de nul part comme lorsque Laurence déclare haut et très fort qu’il veut être une femme. Jamais on ne l’a senti prisonnier de son corps masculin (sauf si on compte le fait qu’il sue de la nuque et qu’il porte des trombones en guises d’ongles), mais comme son désir d’être femme est la raison d’être du film, ce n’est pas aussi dérangeant que la scène où Fred engueule Denise Filiatrault. Il n’y a rien qui nous prépare à cette scène non pas parqu’elle nous prend par surprise mais parce que rien nous permet d’y croire. Un peu comme la scène où Anne Dorval pète sa coche dans J’ai tué ma mère, Suzanne Clément pète la sienne alors que rien d’autre que le scénario ne le demande. Elle est supposée en avoir ras-le-bol de toute cette histoire alors qu'elle nous donne l'impression de n'avoir aucune patience puisque le film vient à peine de commencer. Ce qui nous laisse perplexe sur son amour pour Laurence. Le film est remplie de ce genre de scène où tout semble arriver de nul part pour ensuite nous donner de sublimes images métaphorico-symboliques qui alourdissent un peu le propos. Sans oublier les inombrables personnages inutiles et des costumes très 1980's qui clochent lors des scènes en 1999. C'est comme si Dolan, dans ses élans de génie, avait magistralement réalisé des scènes et les avait emboité une à l'autre en oubliant de paufiner son scénario pour créer un fil narratif tout en espèrant que le spectateur allait y croire autant que lui. C'est d'un manque de recul face à son oeuvre ou d'un manque de maitrise du langage cinématographique qu'il s'agit. Le problème que j'ai c'est que Laurence Anyways ne m'apparait aucunement personnel pour Dolan, simplement un objet cinématographique, comme si après 3 films, il n'avait plus rien à dire. Je sais j'ai l'air dûr envers le jeune Xavier mais c'est parce que je m'attends à tellement de lui que je ne veuz pas le voir s'enlisser dans la médiocrité. Jusqu'ici tout va bien, tout va très bien, même! 

Captain America : Captain America est, à ce que le titre nous indique, le premier Avenger. Félicitations Capitaine! Voulant à tout prix nous montrer que le flop de The Rocketeer il y a 20 ans n’avait rien à voir avec le talent de Joe Johnston, ce dernier nous concocte une histoire de super héros très élliptique. Pourtant la durée du film va au-delà du 120 minutes. Les premières 60 minutes sont intéressantes et amusantes par la suite, on ne peut que trouver le métrage un peu fade. La reconstitution d’époque est chouette et Chris Evans est bien dans le rôle titre et si j’étais une petite fillette de 12 ans, je serais contente d’être heureuse à chaque visionnement d’un film mettant en vedette Dominic Cooper. Mais comme j’aime les femmes en bikini et qu’il n’y en a pas dans Captain America, j’étais plutôt blâsé devant ce film qui visuellement à l’air artificiel. Rien ne semble vrai dans Captain America, tout semble CGI-esque. On dirait la suite de Sky Captain and The World Of Tomorrow. Peut-être que Sky Captain est le vrai premier Avenger?

The Devil's Rock : Il y a une fille rouge avec des cornes sur la pochettes, je me suis dit : Wow! Malade! La soeur du méchant de Legend dans son propre film!!! Avec des nazis!!  Ben non, c'est plate!