Sunday, November 7, 2010

Cette semaine j'ai vu....

Mon horaire chargé ne me laisse plus beaucoup de temps pour continuer ma quête du 7e Art. Trouver une perle rare parmis les films bas de gammes.


Sleepaway Camp : Le seul souvenir que j’avais de ce film est bien sûr sa finale. L’image est encore terrifiante quoiqu’un peu dépassé côté effet spéciaux. Par contre je n’avais aucun souvenir à quel point les acteurs étaient mauvais et à quel point le punch final est télégraphié un peu trop en avance. Les scènes de flashback sont complètement ratées par une image surexposée, des dialogues ridicules joué de façon théâtralo-caricaturale dans ce qui est clairement un décors de studio.

Pirahna : Agréable surprise que ce film de Joe Dante. Malgré le poids des années ce rip-off de Jaws est toujours aussi amusant et divertissant. Joué de façon sérieuse sans jamais se prendre au sérieux, cette production Roger Corman est efficace.

The Driver : Walter Hill a toujours excellé dans le film d’action urbain. The Driver est donc un solide film d’action où plusieurs poursuites en voitures extrêmement bien filmées et un attitude macho servie par de bon acteurs nous font passer un bon moment. Sorte de film noir urbain contenant son lot de revirements de situations et de violence, il est un parfait compagnon au Getaway de Peckinpah.

Schlock : Grosse farce pas drôle de John Landis où un gorille (John Landis dans un costume de singe, gracieuseté de Rick Baker) sème la panique dans la ville. Un humour dépassé mais à contre-courant de ce qui se faisait à Hollywood à l’époque.

Troll 2 : Devenu la mode de ridiculiser ce film depuis Best Worst Movie, le documentaire retracant la production de ce film, il faut admettre que le film n’est pas aussi mauvais qu’on le laisse croire. N’ayant pas vu le film depuis 15 ans, je dois admettre que dans mes souvenirs il était extrêmement mauvais. Le revoyant aujourd’hui, je ne change pas d’avis, ce film est terrible, les acteurs sont amateurs (surtout la mère), certaines scènes sont embarrassantes, les maquillages et autres masques sont pire qu’amateurs (une sorcière avec beaucoup trop de fond de teint, des masques de lutins statiques et visiblement en plastiques où les yeux ne bougent pas), le message du film n’est pas super clair (le vegetarisme = pas bon?, un sandwiche au baloney peut-il sauver le monde?). Mais au-delà de tout ça, la mise en scène bas de gamme est tout de même fonctionnelle. Oui ce film est risible mais il n’est pas le pire film au monde.

Knightriders : Premier film hors du créneau horreur pour Georges Romero, Knightriders est un OVNI étrange. Film sur les Jeux de rôle grandeur nature à la Wild Hunt, Demain dès l’Aube, L’Âge des ténèbres et autres Roles Models. Ce film a la particularité de remplacer les chevaux par des motos. Devant une performance intense de Ed Harris, Tom Savini en acteur n’est pas à la hauteur, il n’est pas mauvais mais il n’est pas l’acteur qu’il croyait être à une certaine époque des années 1980. La musique du film est insuportable laissant croire que Romero rit de son sujet, heureusement sa mise en scène et son scénario nous font vite oublié qu’il se rit des gens participant à ce genre d’activité comme le faisait avec arrogance et mépris Arcand dans son film. La finale est un peu abrupte et pas tout à fait en harmonie avec le film.

Get Him To The Greek : Pseudo-suite de Forgetting Sarah Marshall où l’on reprend le personnage de Aldous Snow joué par Russell Brand et on invente un autre personnage pour Jonah Hill. Il est alors étrange de constater que Aldous Snow ne trouve aucune similitude physique entre le personnage de Jonah Hill et le type qui lui cassait les couilles avec son démo lors de ses vancances à Hawaii avec Sarah Marshall. On reprend donc la même équipe mais on rend tout moins drôle, moins efficace, moins intéressant. Le film se laisse regardé mais on se demande où sont allé les blagues d’autant plus que le sujet laissait la porte ouverte à une comédie beaucoup plus entrainante et à la limite puérile.

MacGruber : Ne reculant devant aucun ridicule, force est d’admettre que MacGruber est une comédie très drôle mais pas un grand film. On rit devant tant d’inepsies mais on oublie aussi très rapidement une fois le visionnement terminé. Un des bons films adapté de SNL.

Prison On Fire : Revoyant le film pour la première fois en 15 ans, il avait été un de mes favoris à la première édition de Fantasia, je ne suis pas déçu. 1987 est l’année où Chow Yun-Fat à joué dans 18 films dont celui-ci, il était au sommet de sa coolitude. Prison On Fire est un film de prison, c’est un film dur, un peu dépassé mais avec une grande performance de Chow Yun-Fat. Un genre de Lock Up Hong Kongais mais en mieux, c’est Ringo Lam derrière la caméra. Voyant ce film en même temps que Dog Pound, on peut tout de suite voir que Lam veut nous raconter une histoire tout en nous présentant ses personnages et ses règlements en milieu carcéral. Contrairement à Chapiron qui préfère jouer sur les clichés en pensant qu’on les voit pour la première fois. Comme les deux films se terminent de la même façon, Lam prépare le terrain, crée un crescendo de tension qui nous amène à l’émeute final alors que Chapiron nous montre une émeute qui sort de nulle part, pour son propre plaisr de montrer de la violence gratuite et nous faire la morale.

The Good, The Bad & The Weird : Un hommage au spaghetti western venant de la Corée. Une mise en scène fluide, maîtrisé, exceptionelle, des personnages loufoques, amusants, charismatiques et crédibles, une histoire cinglé. Bref, Un très bon moment de cinéma!

Ong Bak 3 : Après la gifle de Ong Bak, on ne pensait que du bien de Tony Jaa. The Protector avait son lot de scènes cultes, même si le film laissait à désirer. Ong Bak 2 par contre, ouch! Tony Jaa revient derrière la caméra pour remettre les pendules à l’heure, lui qui avait donné un Ong Bak 2 non seulement décevant mais extrêmement confus. Le film lui a été enlevé en post prod, paraît-il. Qu’en est-il de Ong Bak 3 alors? Un peu la même chose que celui avant mais avec un mélange d’Apocalypto de Gibson et une pelletée de clichés. Les combats sont mornes, pas très inventifs et le film est ennuyant…

Killers : Sortie presqu’au même moment que Knight and Day les deux films auraient dû échanger tout leurs points forts et ainsi créeé qu’un seul Film : Killer Knight & Days. Si on applique la performance de Tom Cruise (décdemment meilleur que Kutcher), le ton et l’humour de Killers, la chimie de Diaz et Cruise mais remplacer Diaz par Heigl, le budget et la mise en scène du film de Mangold, un scénario à mis chemin entre les deux, on pourrait obtenir un divertisement pseudo-simili-sympathique. Avec Killers on a droit à des blagues de moustaches (gracieuseté de Tom Selleck), aucune chimie entre ses deux vedettes, Katherine Heigl qui est loin d’avoir fait ses preuves sur grand écran (si on oublie la scène du bikini de Mon Père, Ce Héro, le remake), un scénario bon enfant, une mise en scène approximative, des blagues faciles, de l’action mollassonne, etc…

Dog Pound : Après le semi-culte Sheitan, Kim Chapiron tourne son deuxième film et premier en anglais. Dog Pound est un mauvais film. Une mise en scène prétentieuse, un sujet intéressant et pourtant le film n’arrive jamais à dire quoi que ce soit sur son sujet et jamais on ne comprend le propos ou le parti-pris de Chapiron. Le film accumule tous mais vraiment tous les clichés du film de prison (même s’il s’agit ici, d’une centre correctionel pour délinquants juvéniles). Tellement qu’on ne peut qu’en rire, surtout lorsqu’on comprend que Chapiron ne s’intéresse qu’à la violence, la filmant comme s’il voulait choquer alors qu’elle ne devient qu’un prétexte plutôt qu’une finalité inévitable. La scène finale est d’un ridicule cinglant voulant nous montrer la brutalité policière gratuite alors que les délinquants l’on bien cherché en tapant sur tout ce qui bouge lors d’une émeute. Chapirion hésite entre fiction et constat socio-machin, il se pète les bretelles en croyant nous montrer la réalité alors qu’il semble ne jamais maitriser son sujet. Autant revoir Bad Boys (pas celui de Michael Bay, l’autre) ou 10 et demi.

The Oxford Murders : Premier film, de mémoire, en anglais pour Alex de la Iglesia où la fluidité de la mise en scène est excellente comme toujours mais où tout humour est absent. De la Iglesia a toujours donné dans l’humour noir mais cette fois, rien. Peut-être que quelque chose a été perdu dans la traduction. L’intrigue n’est pas parfaite mais John Hurt est au sommet de sa forme. La conclusion est un peu bâclé et on ne croit jamais vraiment à l’obsession de Frodo pour les théories du personnage de John Hurt. Peut-être un moins bon de la Iglesia mais écoutable quand même.

The Sasquatch Dumpling Gang : Cette comédie à l’humour puéril a l’avantage d’être bien joué par des acteurs non-professionnels. En fait les seuls acteurs connus sont les plus caricaturals. Pas particulièrememtn drôle sauf si on aime l’humour à-la-Napoleon-Dynamite.

Body Count : J’avais aimé ce film il y a 15 ans et le revoyant aujourd’hui, je suis heureux de voir que mes goûts ce sont raffinés avec l’âge. Un slasher sanglant mais foutrement mal monté, probablement dû à la censure, cette inième version du tueur dans un chalet/camp de vacances/village perdu est une accumulation de scènes vu ailleurs et n’ayant pas nécéssairement de logique. On ne comprend pas toujours comment les choses arrivent, où se trouve le tueur (dans la cuisine ou dans le salon?) et à la toute fin on ne comprend pas trop qui il est. Rien n’est trop subtil mais rien n’est trop clair.

St-Ange : Premier film de Pascal Laugier dont j’avais été assez indifférent à la première écoute de son Martyrs. Mais voilà qu’en visionnant ce film je me dit qu’il a du talent pour créer un ambiance morbide, crée des tableaux beaux et laids à la fois et foutre la petoche (comme disait Duke dans Predator). Martyrs n’était pas horrible, juste un peu déroutant. St Ange donne l’envie de revoir Martyrs et même de voir le prochain de Laugier. Le seul problème c’est que le film est tourné en anglais. Pourquoi? Virginie Ledoyen et Lou Doillon se débrouillent bien dans la langue de Shakespeares mais probablement que Christophe Gans, producteur ici, voulait exporter le film ailleurs où il a des fans, comme au Japon et aux USA. Christophe, si Marc Dacascos ne joue pas dans le film, il peut être tourné en français.

Sombre : Premier film de fiction du documentariste français Philippe Grandieux, cette histoire(?) d’un tueur de femmes/prostituées est assez désagréable dans sa première moitié. C’est comme si le réalisateur s’était dit : On va battre le record d’images de vagin. Le viol est presque vu comme si un chien faisait pipi sur la moquette : Non! Ne fais pas ça! C’est pas beau! dit Elina Lowensohn, la reine du film indépendant-weird, dans un français approximatif. Et puis, tout se replace, un semblant d’histoire s’installe. Jamais on ne comprend les personnages, jamais Grandieux ne veut qu’on les comprenne non plus. Alors le film se laisse regarder difficilement. Grandieux expérimente avec l’image et le son c’est d’ailleurs la raison d’être du film. Mais il ne fait rien de plus que ce que Lodge Kerrigan avait fait avant lui de façon cohérente, limpide et intéressante dans Close, Shaven.

Rabid Grannies : Dans mes souvenirs, ce fim gore belge était un classique trop mal connu. Après une seconde écoute 15 ans plus tard, Rabid Grannies est un film ennuyant, ennuyeux, pas toujours bien monté (censure?) pas divertissant et surtout pas drôle. Il est par contre une grosse inspiration pour le Brain Dead de Peter Jackson et probablement une tentative de rip-off du Demons de Lamberto Bava.

Ghosthouse : C’est en voyant ce terrible film de maison hantée assez gore que j’ai pu m’apercevoir que…. J’avais déjà vu ce film débile dans ma tendre jeunesse innocente. Le film est particulièrement drôle pour ses effets ratés mais surtout pour les mauvais acteurs. Ils débitent des clichés assez poches mais de façon tellement comique. C’est comme si les acteurs ne s’écoutaient pas entre eux, ils ne font que dire leurs lignes une à la suite de l’autre sans vraiment comprendre ce qu’ils radotent et ce que l’interlocuteur leur dit. Comme s’il ne prenait pas vraiment le temps de digérer les déclarations choquantes qu’on leur envoie en plein visage. Par exemple :

Homme : Have you ever find something peculiar about him?

Docteur : Well, I remember the last day that he was here, he became obsess with a doll.

Homme (sur un ton où se mélange surprise, dédain, intérrogation et absence complète d’émotion) : Did you say a doll?

Goemon : Goemon est le Sin City des pauvres, le 300 des sans talents, le Casshern des cinéastes sans vision, le Sky Captain And The World Of Tomorrow des minables… même Speed Racer et The Spirit sont supérieur à ce film mal foutu. Tout est im-bien dans ce film. Il est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on tourne un film devant un Green screen.

Epidemic : 2e film de Lars Von Trier et probablement son plus mauvais. Après le succès de Element Of Crime, Von Trier, se prenant pour un génie, n’obtenait pas les subventions et budget espéré, il dû se tourner vers le film intimiste en noir et blanc. Un genre de rip-off de la nouvelle vague. Epidemic est donc un petit film fauché mais dont le désir et la passion du cinéma sont plus grand que tout. Dommage que tout soit si prétentieux. Von Trier veut démontrer son intelligence mais n’a pas le moyen de ses ambitions alors tout sonne un peu faux. D’autant plus qu’après le triomphe technique de Element Of Crime, on ne peut s’attendre à un film aussi inférieur en tout point. Parfois, on croirait voir un film des finissants du CEGEP Limoilou.

All Night Long Vol 1 : Premier film d’une suite de je ne sais combien où démontrer beaucoup de violence ultime semble être le but premier. La morale du film doit être quelque chose comme : Si tu violes une fille, arrange toi pour la tuer avant qu’elle ne se sauve et appelle la police d’une cabine téléphonique/cellulaire. Sinon tu vas être obliger de lui passer dessus avec ta voiture. Du moins, c’est la morale que j’ai retenu et grâce à ce film japonais êxtremement mauvais, je sais que la violence, c’est pas beau.

Kung Fu Master : Souvenez-vous à quel point le film Sidekick était incroyable. Vous avez été marqué par cette histoire de courage et d’espoir où un garçon joué par Jonathan Landis (le petit blond de Never Ending Story 2 qui a disparu de la carte depuis) côtoie dans ses rêves les plus fous, Chuck Norris. Parce que Chuck est son idole, Chuck l’aide à passer à travers l’adolescence ingrate, etc… Kung Fu Master est exactement la même chose mais avec Jackie Chan. Un jeune indonésien de 16 ans joue le rôle de Landis. Même s’il n’est jamais mentionné dans le film, le jeune indonésien doit être déficient mental (je m’excuse). 16 ans et cette obsession libidineuse de vouloir à tout prix voir Jackie Chan, il lui manque visiblement un boulon dans la caboche. Tout ça est entremêlé de scènes embarassantes et de kidnapping (ou non) et de policière abrutie question de faire du remplissage entre 2 séquences où Jackie Chan, sourire aux lèvres, nous apparaît comme un idiot. Le film met en scène un ado de 16 ans et ses amis alors que le public cible est clairement les 4-8 ans. Chan, en perte de popularité s’est surement dit qu’il lui falait faire un truc à-la-Being John Malkovich pour relancer sa carrière.

Sunday, October 17, 2010

Thralls : Mélange d’un paquet de genre sans jamais trouver le siens, ce film de vampires ressemble à Coyote Ugly, c’est vous dire. Une simili-histoire fantastique gâchée par de mauvais dialogue, de mauvais acteur (Lorenzo Lamas en chef des vampires n’est pas le pire acteurs du film) et un petit budget qui force le film à rester dans le même lieu, un bar. Les effets spéciaux sont risibles et la direction photo est déficiente,le film est tout simplement trop sombre pour qu ‘on y voit quoi que ce soit.

Road Kill : Film d’horreur australien qui veut sortir des sentiers battus et se retrouve avec une intrigue gênante, des acteurs masculins peu convaincants et des images soignées qui veulent donné un style à un film qui n’en a pas plutôt que de créer une ambiance et une intrigue prenante. Le film commence comme une relecture de Duel et continue comme un paquet de n’importe quoi.

Babysitter Wanted : Film d’horreur voulant créer une surprise à mi-parcours mais se plante royalement en utilisant des procédés de mise en scène malhonnêtes. La surprise est chouette mais pas aussi incroyable que le film veut bien se faire croire. De plus, les acteurs jouent tellement faux que la 2e partie du film apparaît plus comme une mauvaise comédie. Dommage.

Africa Addio : Documentaire sur l’Afrique banni dans plusieurs pays à sa sortie dans les années 1960 est aujourd’hui toujours aussi choquant avec ses images de tortures animales (éléphants, lions et vaches se font découper à coup de machettes ou tirer à la carabine ou la lance). Des êtres humains se font descendre par l’armée, etc…

Righting Wrongs : Classique du cinéma d’action de Hong Kong, ce film policier avec Yuen Biao et Cynthia Rothrock est rempli de cascades spectaculaires.

August Underground : Trilogie sortie de je-ne-sais-où et qui semble vouloir repousser les limites du mauvais goûts. Ces trois films qui ont en commun un point de vue subjectif et un tueur qui ramène ces victimes dans son sous-sol pour les mutiler et les humilier avec sa copine sont dégueulasse. Le genre de film où une fille attachée sur une chaise depuis plusieurs jours se fait couper les seins et l’ami du tueur en profite pour mettre les excréments de la victime sur ses seins coupéstout en riant. On se demande pourquoi les gens font de pareils films, probablement parce que des gars comme moi les écoute mais y-a-t-il des gens qui aiment ça?

Franklyn : Aussi connu sous le nom de Dark World, mais pas Dark World avec Micheal Paré, l’autre. Le film ressemble à Dark City raconté en voix off par Rorschach (Ryan Philippe avec un masque ressemblant étrangement à celui de Rorschach…). Ce qui explique peut-être le changement de titre. Film futuriste avec des sauts dans l’espace-temps, ce qui rend le tout un peu confu mais pas inintéressant. On aurait pu arriver au même résultat sans les décors, soignés, certes, et les effets spéciaux.

Aveux : Série télé québécoise joué de façon magistrale et assez prenante. Le problème, si on veut bien en trouver un, c’est que comme dans toute série télé, on étire l’intrigue inutilement en plus d’y inclure une sous-intrigue avec la belle famille dont aurait pu faire sans. La direction photo est copié inutilement sur tout ce que fait Podz et l’utilisation de flashbacks explicatifs gache plus souvent qu’autrement le récit. Il n’en demeure pas moins que pour le jeu des acteurs et pour son intrigue (qui aurait suffit de 5 épisodes), cette série vaut le détour.

Hamlet 2 : Comédie pas super drôle où Steve Coogan se retrouve à blasfémer sur Jésus et Hamlet, etc…

Puffball : Arrivant difficilement à expliquer ce film de Nicolas Roeg, force est d’admettre qu’il n’est pas aussi étrange et beau que ce à quoi il nous a habitué dans le passé. On a droit à une image étranges d’un gros plan d’un pénis qui éjacule, dans un condom, dans un vagin.

The Limits Of Control : N’étant pas un grand fan de Jim Jarmusch (Stranger Than Paradise étant mon préféré et résumant bien toute sa carrière à venir), je doit admettre que The Limitis Of Control m’a beaucoup plus. Pour ces images, ses running gags, sa musique, l’intrigue inexistante, sa parade d’acteurs connus faisant de simple apparition. Un film décontracté où Jarmush réussi à rendre intéressant le vide.

Fantastic Four : La version de Roger Corman. Celle qui n’a jamais eu de sortie cinéma et/ou VHS. Le film qui n’existe qu’en copie piratée. Cette adaptation à micro-budget de la bande dessiné est d’un ridicule à plusieurs niveau. La prestation des simili-acteurs fait mal, le scénario mal écrit et condensé est une honte à quiconque aime moindrement le cinéma, les costumes en carton donnent l’imporession de voir un sketch de SNL. Par contre les effetx spéciaux, cheaps mais efficaces et la mise en scène amateur mais minutieuse rend le film sympathique. Le réalisateur s’est appliqué pour donner plus qu’il ne pouvait avec le budget alloué. On peut sentir la volonté du réalisateur pour offrir un bon divertissement. Dommage que le film soit extrêmement nul. Pas autant que les bourde de Tim Story mais quand même.

Nightmare In a Damaged Brain : Film d’horreur un peu gore et se voulant dérageant à-la-Maniac mais n’arrivant pas à la cheville du film de Lustig. C’est d’ailleurs pour ça que Nighmare In A Damaged Brain est un film oublié aujourd’hui et Maniac, un classique.

Hitch-hike : Aussi connu sous le nom de Naked Prey ce film de série-B où Franco Néro et Davis Hess se confronte tout en étant doublé puisqu’ils parlent un anglais approximatif est étiré inutilement sur 90 minutes. On a droit à Corrine Cléry nue, ce qui fait de ce film un chef-d’œuvre. Par contre l’intrigue rédigée sur une napkin, est affaibli par des dialogues inutiles et des revirements de situations peu convaincants.

Gator Bait : Film qui doit avoir coûté 1,50$ en 1972, tourné uniquement dans un bayou quelconque, genre le lac en arrière de chez mon oncle Richard. Un B-movie comme il s’en faisait à la tonne pour les ciné-parcs.

Klansman : Lee Marvin en sherrif d’un village doit défendre OJ Simpson contre les membres du KKK. Simpson, dans le film, à assissiné un membre du KKK et s’en sort indemme. Quand la fiction est une prémonition de la réalité…

Control : Exercice de style pour Anton Corbjin où il s’essait au long métrage pour la première fois en adaptant la vie de Ian Curtis et Joy Division. Bien que le récit soit secondaire, tout comme la reconstitution historique, Corbjin montre son savoir faire avec une mise en scène léché, une performance d’acteur intense et un très beau noir et blanc. Il est, selon moi, plus difficile d’apprécier ce biopic si on n’est pas à la base un fan de Joy Division ou un hipster.

Amytiville Horror : Le remake. Ryan Reynolds a de beaux abdos. J’en suis jaloux. Par contre, ils sont utilisés de façon énigmatique dans ce mauvais remake du film de Stuart Rosenberg. LA fameuse énigme : pourquoi ce type est-il si musclé? Un peu comme Schwarzenneger dans plusieurs films on se demande pourquoi ce type qu’on ne voit jamais en plein entrainement est-il aussi en forme. Jamais on utilise le corps sculpté de l’acteur comme accessoire pour développer le personnage. Non, il est seulement bien charpenté, c’est tout. Pourtant, il faut être acharné pour avoir un corps aussi sculpté. Amityville Horror pose une autre question puisque le film se déroule en 1974, et que le bodybuilding ou le culte du corps n’est devenu une obsession que beaucoup plus tard : Pourquoi Ryan Reynolds est-il si découpé? Il s’agit en fait de la même question, posé deux fois par le même spectateur alors que le réalisateur du film ne semble jamais avoir eu ce questionnement. De toute façon, le réalisateur ne semble pas avoir eu aucun autre questionnement puisque le film est une bourde. Basé sur la pseudo-histoire vraie, le film s’en dégage pour ainsi ne pas faire mourir ses personnages principaux. La suite logique des évènements n’a tout simplement pas de logique et les acteurs nagent dans une suite de situations clichés où au final tout ressemble à un résumé du pitch du film. L’idée d’un film d’horreur pour le réalisateur est d’utiliser une image un peu délavée autant dans la réalité que lors des passages où Reynolds allucine des trucs un peu poches du genre un chiens ou une tache de sang, etc… Les mouvements de grues et les panoramiques orchestrés de façon mécanique croient donnée un semblant de style Argento-esque à l’œuvre alors qu’on a l’impression de voir un vidéoclip de Bush X ou de My Chemical Romance.

The Lasr Horror Film : D’un côté il y a William Lustig et son film Maniac et de l’autre il y a ce film. Tout les deux sortient en 1982. Tout les deux mettant en vedette Joe Spinnell dans le rôle d’un psychopathe. Tout les deux se ressemblant étrangement. Par contre, un seul des deux a repoussé les limites du gore, un seul à repoussé les limites des effets spéciaux, un seul est bien dirigé et offre une bonne performance de Spinnell, un seul est crédible. Il s’agit de Maniac. The Last Horror Film est mal mis en scène, mal dirigé, mal éclairé souvent, mal écrit, etc…

Birth : 2e film de Jonathan Glazer qui nous donne le goût de voir son prochain le plus rapidement possible tant son style sied bien à cette histoire de réincarnation en milieu bourgeois et ses connaissances en matière de musique classique tout comme ses connaissances cinématrographique rendent ce film sublime. Ce film est loin de Sexy Beast et il est loin d’être un chef-d’œuvre. Il est tout simplement beau à regarder tout comme les vidéoclips ou les publicités que Glazer à su faire dans sa jeune carrière.Nicole Kidman offre une performance toute en finesse et rend crédible ce récit farfelu.

Thursday, September 23, 2010

Cette semaine j'ai vu....

Arnacoeur : Comédie romantique bien banale avec une idée de départ solide mais qui s’essoufle en cours de route. On ne comprend jamais trop pourquoi Duris tombe pour Vanessa Paradis, pas qu’elle soit chiante mais comme objet de désir, on a vu mieux.

Black Deep Throat : Une grande africaine couche avec tout ce qui bouge en Italie pour obtenir des renseignements. Genre film érotico-espionage mais plus érotico que espionnage.

I Spit On Your Corpse, I Piss On Your Grave : Probablement le pire film du monde. Rien à voir avec I Spit On Your Grave ou son remake prochain. Non, je n’avais pas le goût de voir une fille se rentrer un manche à balaie dans le vagin et non j’avais encore moins le goût de la voir utiliser ce manche dans l’anus d’un homme séquestré sur son lit. Tout ça en guise de vengeance. Les pires acteurs du monde sont réunis dans le sous-sol d’une pseudo-punk/goth ratée et subissent ses sévices.

Tekken : Basé sur le jeu vidéo. Un effort a été fait au niveau direction artistique pour élever ce film de combats au-dessus de la moyenne. Tout est cliché et typique mais pas trop chiant. Rien n’est vraiment captivant, ni les combats, ni l’histoire, ni les acteurs mais après avoir vu King Of Fighters, on se dit qu’un peu de talent fait toute la différence.

Ennemi Public no 1 : 2e partie sur Jacques Mesrine où cette fois Richet se concentre sur l’après-Québec. Cassel incarne avec intensité, Mesrine, Ludivine Sagnier est nue, Amalric porte la moustache et Richet se la joue un peu.

Rampage : Uwe Boll avait fait Postal, sorte de comédie sur les USA où son personnage principal « goes postal » mais dans une farce où il était difficile d’y voir un second degré. Cette fois, Boll réalise son meilleur film en reprenant l’idée du « mec qui pète les plombs » et nous offre un drame violent et très bien joué et écrit. La réalisation et le montage sont les points faibles mais rien qui nous empêche d’y voir le message que Boll veut livrer.

Protege : Drame polcicier hong konguais très réaliste et prenant, du point de vue des dealer d‘héroïne.

Rob B Hood : Jackie Chan nous offre son meilleur film depuis fort longtemps même s’il est beaucoup trop long. Quelques cascades impressionantes et de l’humour bon enfant Pour fans seulement.

Best Of The Best 4 : oui…bon….c’est ça…

Case 39 : Film d’horreur avec Renee Zellweger qui après avoir adoptée une fillette battue par ses parents se retrouve avec beaucoup trop de trucs sur les bras du genre, la fillette à besoin d’attention et se met à tuer (télépathiquement, j’imagine) les amis de Renee. La fillette est probalement le diable incarné ou quelque chose comme ça, j’écoutais à moitié, c’est à ce point prenant.

Merentau : Ong Bak à donné un nouveau souffle et au cinéma Taïwannais et aux films d’arts Martiaux en plus d’être une sacré surprise. Merentau est le Ong Bak de 2010. Il n’arrive pas à la cheville de Ong bak au département des cascades/combats/scènes d’action mais il est beaucoup plus écoutable grâce entre autre à une histoire plus solide et une finale surprise. Les combats sont parfois trop chorégraphiés et souvent accélérés de façon maladroite mais on ne boudera pas sont plaisir devant tant de bastons bien filmé, au montage fluide.

No Distance Left To Run : Documentaire sur la tournée réunion de Blur, en fait, sur le retour de Graham Coxon dans l’alignement après 7-8 ans de mutisme entre lui et Damon Albarn. Superbement filmé avec images d’archives à l’appuie, ce film retrace rapidement la carrière du légendaire groupe britannique. Le survol est un peu trop rapide.

Zone Of The Dead : Film de Zombies serbe (le fim est une production serbe et non les zombies…en fait oui les acteurs jouant les zombies sont serbes). Le film n’est pas meilleur ni pire que tout ce qui se fait comme film à petit budget. Dénué d’humour et mettant en scène des acteurs figés qui débitent des dialogues explicatifs et risibles, Ken Foree y perd son temps et l’acteur principal est caricatural.

The Substitute : Ole Bornedal peut être 5-6 ans sans réaliser de films et puis revenir avec 3 films en 3 ans. The Substitute est un espèce de truc science-fiction/horreur pour enfants. Les images sont sublimes, le film, pas trop épeurant genre Opération beurre de pinotte. Bien.

Solomon Kane : Production française, ce film de capes et épées est soutenue par un acteur sans grand charisme, un 2e degré biblico-chrétieno-propagando-religieuse, des images magnifiques et beaucoup de prétention. Dans le genre Clash Of The Titans meets Le Pacte des loups.

Giallo : Il y a quelque chose d’horriblement gênant dans Giallo. Dernier film de Dario Argento et maître incontestable du Giallo (polar d’horreur italien, genre). On ne sait pas où Argento veut en venir, puisque son film n’est pas un giallo étant donné qu’on connaît l’identité du meurtrier en milieu de parcours. Giallo est le nom du meurtier, celui-ci a la jaunisse (giallo veut dire jaune en italien). La partie extrêmement gênante est dû au fait que Vincent Gallo, devant jouer le meurtrier, s’est désisté, Argento à donc remplacé Gallo par Adrian Brody. Brody joue le meurtrier mais également le policer, personnage principal. On voit donc Brody pourchasser Brody sous un masque risible mais toujours avec le même gros nez et la même voix rendant le tout extrêment confu. Un giallo doit surprendre par son meurtrier alors qu’ici on connaît son identité mais comme il s’agit d’Adrian Brody, acteur américain par excellence, le spectateur se dit que c’est peut-être une surprise, un revirement choc alors que le film semble linéaire, peut-être ne l’est-il pas, etc… Et bien non tout ça se termine de façon abrupte ou Brody tue Brody laissant le spectateur toujours confu quant au meurtier. Était-il le frère jumeau séparé à la naissance Van-Damme-style ou s’agit-il tout simplement de 2 personnes n’ayant aucun lien de parenté mais avec le même grand nez croche et le même sourire. Au générique on nomme Byron Deidra pour le rôle du tueur, un anagramme de Adrien Brody ou est-ce le vrai Byron Deidra, acteur italien par excellence?

Long Weekend : Remake de l’autre et fièrement écrit par le même scénariste même si 30 années séparent les deux films, ce pseudo survival est exécrable. Le réalisateur n’a pas réactualisé l’original, ne lui a pas donné une portée plus socio-écologico-machin actuel, il a seulement refait le film. Les personnages sont INCROYABLEMENTS détestables, c’était le but de l’original et c’est encore le but ici mais il n’en demaure pas moins que 1) on veut les voir mourir 2) on se crisse pas mal de leur sort et 3) ils donnent le goût d’arrêter d’écouter le film. Le message est clair et important mais la façon de le traiter est chiante.

Exponerad : Film dans la lignée de tout les autres mettant en vedette Cristina Lindberg (Maid In Sweden, Thriller, Sex and Fury (la plus grande inspiration pour Kill Bill)) dans sa période « je découvre ma sexualité en Suède ».

Frat House : Faux documentaire sur les fraternity houses par le réalisateur de The Hangover. Le côté suspense fonctionne moins mais le film est très drôle si on reconnait qu’il n’est pas vrai.

The Adventures Of Buckaroo Banzai Across The Eighth Dimension : Buckaroo Banzai est un chirurgien/scientifique/rockstar et il doit défendre la terre contre une menace extra-terrestre. Plaisir coupable de mon enfance, le film est encore meilleur aujourd'hui pour son côté bédéesque et pince-sans-rire et surtout pour le style vestimentaire.

House On Sorority Row : Film d’horreur du début des années 1980. Quelques meurtres ingénieux, un simili-suspense éfficace et des acteurs sans talents. Un soi-disant classique qui a mal vieilli, peut-être le petit budget de l’entreprise y est pour quelque chose.

Le Villain : Albert Dupontel nous sert son meilleur film. Une comédie cartoonesque comme il en fait toujours, sorte de croisement entre Bernie et Tatie Danielle. Dupontel, Catherine Frot et Bouli Lanners sont excellent.

Art Of The Devil 1-2-3 : Une triologie d’horreur qui ne se suit pas trop mis à part des scènes de tortures assez intenses et des reptiles qui sortent par des orifices.

Wednesday, September 8, 2010

Cette semaine j'ai vu....

J’ai pris un mois pour conconcter une nouvelle liste de films à voir et/ou à ne pas voir….

Timber Falls : L’histoire d’un couple qui part en camping et qui tombe sur des rednecks pas gentils. Le film commence assez bien, l’acteur principal n’est pas très talentueux mais à une certaine présence, quelques surprises interéssantes et puis…. tout se dégonfle, les personnages accumulent stupidités et illogismes. Tout ça se termine de façon bien convenu et frole parfois l’insipidité.

Lie To Me (saison 2) : L’idée de départ de Lie to Me est très interéssante, Cal Lightman (Tim Roth) peut lire les tics nerveux des gens et ainsi savoir s’ils mentent. Malheureusement la première saison ne sait pas quoi faire de cette idée après 3 épisodes. Par contre, la prestation époustouflante de Roth, les personnages secondaires et les jambes de Jennifer Beals rendent le tout sympathique. Avec la 2e saison, les créateurs ont tout simplement décidé de s’amuser avec le concept. Sympathique.

Lasko : Death Train : J’ai vu ce film 2 fois en 3 mois sans m’en rendre compte avec 2 titres différents. Ce n’est que dans les 10 dernières minutes que je m’en suis aperçu….
Bref, un film de moine karateka sur un train comme on en voit si souvent, fait de façon compétente mais peu prenante.

Ellie Parker : Tourné à la base comme un court métrage/démo/portfolio/machin pour mousser la carrière de Naomie Watts et probablement celle du réalisateur/acteur Scott Coffey, ce trop long et trop soporifique film tourné en DV est une perte de temps. Pseudo-comédie difficilement drôle, cette suite de scènes incompréhensibles brûle la rétine.

Trilogie Warhol/Morissey

Flesh : Morissey filme Joe D’allesandro à poil dans un appartement pendant 90 minutes. Du cinéma amateur à micro-budget avec tout ce que cela implique de mauvais raccords et mauvaise piste audio.

Trash : Avec un peu plus de budget, Morissey filme D’allesandro à poil dans un appartement et habillé dans la rue. Plus intéressant que Flesh et moins amateur.

Heat : Pseudo-remake de Sunset blvd, Morissey a prit de l’expérience et c’est tant mieux. Le film est un peu daté et les acteurs laissent parfois à désirer.

Heartless : Film le plus mainstream de Phlip Ridley qui nous donne un film à tout les 15 ans environ. Tout ses thèmes chers s’y trouvent et on peut y reconnaître son obsession des forces du mal. On oubliera une fin un peu baclée et des coins tournés rondements, grand public oblige, puisqu’un Ridley se fait si rare.

Gentlemen Broncos : Jared Hess a un talent pour les génériques d’ouvertures, pour les idées farfelues. Par contre, ces comédies qui mettent en scène des losers sympathiques ne sont jamais drôle. On est supposé rire aux dépends des personnages plutôt que des situations dans lesquelles ils se trouvent et ça, ce n’est jamais une bonne idée. Gentlemen Broncos, en plus d’être ambitieux, est un gros foutoir pas comique et un peu débile.

The Expendables : Film voulant à tout prix qu’on ne le prenne pas au sérieux, alors il multiplie les trous scénaristiques et autres incohérences aux dépends d’un soi-disant trip nostalgique. Hommage aux films d’action des années 1980 filmé avec les méthodes et le style des années 2000, ce film n’est en rien le plaisir jouissif qu’il croit être. Des acteurs/personnages absent pendant plus de la moitié du film, des scènes d’action molles, un vilain pas terrible, des détours ridiculements inutiles du genre Jason-Statham-a-une-blonde-et-on-s’en-crisse, une hésitation palpable sur le ton et le style etc… Dolph Lundgren nous prouve encore une fois qu’il est celui avec le plus de talent de cette bande d’acteurs aux muscles surdimensionnés et anachroniques. Dans un registre hommage années 1980, je crois que Fair Game était plus près de ce que Stallone croit nous servir avec The Expendables.

Birdemic : Les mots me manquent… Un compagnon pour The Room. Un amateurisme gênant. Une bande son atroce. Un montage moins qu’aproximatif. Un message écolo-machin-truc barbant et pas subtil. Des acteurs dignent d’une pub de l’institut linguistique, Des effets spéciaux embarrassants. UN PUR CHEF-D’ŒUVRE!!

Drunks : Adaptation de la pièce de théâtre du même nom, cette suite de vignettes ressemble à un numéro d’acteurs où chacun essaient, sans trop forcer la note, d’être plus désagréables les uns que les autres.

Death Sentence : La version non-censurée. Film étrange par son incapacité à démontrer ce qu’il veut vraiment démontrer et où le talent de James Wan derrière la caméra (le fameux plan-séquence dans le stationnement) est supérieur au scénario qu’il met en scène et où le message du film se perd dans une suite de scènes violentes réalistes mais commis par des personnages cartoonesques. Beaucoup de qualité que les films du genre n’ont habituellement pas mais plein de défauts.

Doghouse : Jake West se spécialise dans les comédies gore un peu stupides pour ainsi cacher son manque de budget, de point de vue et de talent. Cette fois, West à pris de l’expérience et arrive avec son film le plus aboutit mais c’est peu dire. Sorte de buddy-movie où les hommes sont des ados attardés ayant peur de l’engagement et doivent affronter une hordes de femmes zombies dans un village fantôme. Les femmes sont des castratrices et les hommes, lorsqu’ils sont en bande, sont ce qu’il y a de plus beau semble nous dire West. Pas subtile et (un peu) amusant.

Class Of Nuke’em High : Un classique de Troma pas aussi mauvais que la plupart de leur film mais quand même….

Class Of Nuke’em High 2 : Suite de l’autre avec beaucoup de stock shots du premier film pour boucher des trous et faire du remplissage.

Class Of Nuke’em High 3 : Suite logique des 2 autres où encore plus de stock shots remplissent encore plus de trou.

Grown Ups : Surprenement meilleurs que The Expendables même si les deux films n’ont rien à voir l’un envers l’autre sauf l’idée de réunir une bande d’acteurs has-been. Le film semble trouvé son humour dans une suite de scènes où les protagonistes passent leur temps à s’insulter.

The Killing Room : C’est la mode en ce moment de tourner des films où 8-9 protagonistes se réveillent dans une salle toute blanche, filmé à leur insu et où ils doivent faire des choses pour rester en vie. Meurtres, engueulades et tout plein d’autres affaires plates sont au menu.

The Nines : Film en trois parties où dans chacune d’elle les mêmes acteurs reviennent pour y jouer des personnages différents. Mais sont-ils différents? Pas super intriguant puisqu’il n’y a pratiquement aucun lien entre les parties (sauf pour les acteurs), alors la finale tombe un peu à plat puisqu’on a l’impression que le film a deux parties en trop…et que les thèmes biblico-religio-patentes sont un peu trop appuyé.

Soul Kitchen : Première incursion dans la comédie grand public pour le talentueux Fatih Akin, Soul Kitchen, comédie pas drôle et embarassante vu la filmographie antérieur de Akin, est la preuve que faire rire, c’est dur.

Universal Soldier : Regeneration : Van Damme à refusé The Expendables pour jouer dans cette 3e suite officiel au film de Roland Emmerich alors que Lundgren, lui, à accepté les deux films. Universal Soldier : Regeneration est tout ce que le film de Stallone n’est pas. Probablement le meilleur film d’action de l’année à être sortie directement en DVD. Les scènes d’action sont magistralement mise en scène, la photographie donne un ton froid qui sied parfaitement à l’univers du film ainsi qu’au jeu des acteurs. Peut-être un peu trop violent pour être un bon divertissement, ce film est la preuve que l’on peut faire des films d’action solides avec un budget très réduit si on y met de la passion. Mets ça dans ta pipe, Sylvester.

The Ghost Writer : Probablement le meilleur film de Roman « j’aime les très très jeunes filles » Polanski depuis Frantic. Ce thriller politico-machin est prenant, bien joué et très bien mis en scène. Efficace.

Waz : Film d’horreur comparé à tord à Saw. Rien de bien original mis en scène de façon compétente et bien joué par Stellan Skarsgard, Tom Hardy, Selma Blair et Melissa George. Bien.

Shuttle : Une idée de départ parfaite pour un court métrage, le film s’étire inutilement multipliant les stupidités des protagonistes de façon inaceptable.

The Dead Ouside : Sorte de 28 Days Later bas de gamme.

Hackers 2 : Il y a pire acteur que Skeet Ulrich, il y a Skeet Ulrich avec une moustache. Suite-mais-vraiment-pas-du-tout du film de Iain Softley, Hackers 2 se concentre sur l’histoire vraie de Kevin Mitnick et du policier qui a voulu l’arrêter. Un film extrêmement démodé, ayant mal vieilli même s’il fut tourné en 2000 grâce entre autre à une direction artistique inexistante.

Dark World : Ayant mélangé le film Dark World pour le film Dark World, j’ai du me contenté de celui-ci où Michael Paré se débrouille très bien dans un film noir malhabile et mal joué. La finale est une insulte à tout ceux dont le QI dépasse 7.3.

Knife In The Water : Premier film de Roman « elle était conscentente » Polanski, ce simili-thriller en espace clos (un voilier) n’est pas à une surprise près. Le film ne va jamais dans la direction que l’on croit qu’il va prendre et c’est tant mieux ainsi.

Salvage : Bof…des infectés/zombies dans une balieue. Une mère pète des gueules pour retrouver sa fille enfermée dans la maison en face. Ça a l’air chouette…mais non.

Dante 01 : Caro sans Jeunet c’est un peu plate.

2019 After The Fall Of New York : Co-production italo-française tourné en anglais où des maquettes de New York maladroitement filmées font souvent rire
dans ce sous-Mad Max remplie d’action et de crânes qui explosent.

Ogroff Mutilator : Rien ne m’a préparé dans ma petite vie bien rangée à ce film d’horreur français. Je me croyais invincible, imunisé et voilà qu’arrive ce film vieux de presque 30 ans, tourné pour, j’imagine, 4.26$ dans le bois environnant le chalet des grand-parents ou d’un oncle du réalisateur/acteur/scénariste/producteur/caméraman/monteur. Le film a visiblement été tournée sur plusieurs années puisqu’on peut y déceler un début de direction scénaristique après les 30 premières minutes. De plus, techniquement, le réalisateur devient plus à l’aise au fur et à mesure que le film avance. Par contre n’allez pas croire que le film devient bon ou interessant pour autant. Le montage son est déficient du début à la fin, préférant une bande sonore musicale plutôt que des dialogues puisqu’à chaque fois que quelqu’un ouvre la bouche, la synchro n’est pas de mise et la musique s’éteint de façon drastique créant une gêne forte, forte forte pour le spectateur courageux.
Que dire du montage image tout à fait incohérent où pratiquement jamais on ne peut comprendre qui fait quoi, quand et où et à qu’elle heure du jour puisque tout ça change entre deux plans. Le film gagne des points pour être probablement celui où le plus de mains ont été coupé. Ogroff (nous l’apellerons Ogroff)donne un coup de hache (son arme de prédilection, il se masturbe avec quand même) sur le bras d’une victime : bang une main qui tombe, Ogroff donne une coup de hache dans l’omoplate d’une victime : bang, une main qui tombe, Ogroff donne un coup de hache dans le ventre d’une victime, bang : une main qui tombe, Ogroff, de jour, donne un coup de hache, de nuit, sur du gazon : bang, une main qui tombe en plein jour. Il est comme ça, Ogroff il coupe des mains et il peut changer le jour et la nuit comme bon lui semble.

Crackerjack : Comédie Australienne à propos d’un tournoi de pétanque.

Aquarium : C’est la mode en ce moment de tourner des films où 8-9 protagonistes se réveillent dans une… Cette fois au tour d’un français de prendre le concept Cube-esque et essayer de lui donner une twist interéssante. Film pauvre visuellement où une image délavée en post-prod ne lui rend pas justice et où les effets de montage médiocres tue le film. Des simili-acteurs débitent des pseudo-dialogues atroces et tellement clichés que le réalisateur ne semble pas s’être posé la question : est-ce que c’est réaliste? Prenant??Plein de rebondissements excitants? Non, il s’est dit : C’est hot! Il y a un message anti-mondialisation!

Dogs In Space : Film culte Australien mettant en vedette un Michael Hutchence pré-strangulation (blague de mauvais goût). Une ambiance punk,, une attitude crade, des images sales et la musique qui va avec.

Baby of Macon : Pour prendre les mots du tata dans ma classe au CEGEP n’ayant vu qu’un film de Peter Greenaway : C’est bon en sale du Peter Greenawitch! Il aurait trouvé le temps bien long en visionnant ce théâtre filmé un peu longuet mais bien maîtrisé et contenant les thèmes typiques de Greenaway.

Made In Britain : Tourné pour la BBC ce film sur la délinquance juvénile du point de vue d’un anarchiste demeure actuel même 30 ans plus tard. Tim Roth dans son premier grand rôle est génial.

Elephant : Moyen métrage d’Alan Clarke (Made in Britain) visuellement spectaculaire au point ou Van Sant en à copié le style et le titre pour son propre film Elephant. Traitant de la série de meurtre en Irlande du Nord dans les années 1970, ce film est plus poétique qu’un constat politico-historico-social juste,

Newcastle : Genre de Blue Crush australien avec des blondinets à la place de Kate Bosworth. Un drame tout ce qu’il y a de convenu avec une finale un peu abrupte.

The Wog Boy : Comédie classique australienne pas subtile mais drôle. Peut-être qu’être australien aide à la compréhension de plusieurs blagues mais il n’en demeure pas moins que The Wog Boy est amusant et peut être l’équivalent d’un De Père en Flic pour nous.

Strange Bedfellows : Comédie australienne avec nul autre que Paul Hogan, ce pseudo-remake de I now Pronounce you Chuck and Larry est beaucoup plus drôle que ne l’était la bouse avec Adam Sandler. Même s’il accumule les clichés typiques de la comédie homosexuel, la force de Strange Bedfellows réside dans les dialogues remplie de jeux de mots, de sous-entendu et de qui pro quos.

Fist Power : Film d’arts martiaux hong kongais meilleur que la plupart des films d’action américains mais assez décevant surtout à cause du montage un peu trop vire-voltant laissant le spectateur pantois devant certains combats incompréhensibles. Du sous-Jackie Chan.

Benny’s Video : Michael Haneke est très moralisateur, ce qui lui donne des airs de supériorités ou une certaine prétention. Mais au-delà de tout ça, ces films sont comme des coups de poing dans la gueule, il met toujours le doit sur le bobo et dénonce la société dans laquelle il vit. Peut-être n’est-il pas prétentieux et on le croit ainsi parce qu’il pointe nos défauts.

Nine Dead : C’est la mode en ce moment de tourner des films où 8-9 protagonistes se réveillent dans une… Nine Dead essaie fortement de déjouer les clichés du genre mais se pète la gueule d’aplomb avec des acteurs mauvais qui campent des personnages caricaturaux typiques au genre. Pas un seul n’essaie de s’entraider tout le monde s’engueule tout le temps pour rien rendant le tout énervant. Que dire de cette finale mal monté, anti-climactique et insatisfaisante.

Scott Pilgrim VS The World : Jamais on aurait pu croire que Edgar Wright avait le talent et la vision pour crééer des images aussi sublime, un montage aussi parfait et survolté qu’on se croirait en plein dans un jeu vidéo, pas que Wright ne soit pas talentueux mais sa filmographie ne laissait présager en rien un film comme celui-ci. Scott Pilgrim n’a aucun temps mort, l’humour, très drôle, fonctionne mais tout ça est, malheureusement, une coquille vide. Outre le fait que Scott Pilgrim n’est pas un personnage sympathique, il n’est antipathique que parce qu’il nous rappelle nos défauts, nos faux pas, etc, le film manque un je-ne-sais-quoi qui l’empêcherais de devenir redondant..tel un jeu video.

Vampire Diary : Il y a dans le genre « films de vampires » de très très très mauvais films. Vampire Assassin par exemple où un afro-américain bedonnant se prend pour Blade dans un habit en pseudo-cuir/sac de poubelle. Mais rien n’égalera jamais ce Vampire Diary où l’on suit une documentariste retraçant sa rencontre avec une vampire. Tourné comme Blair Witch Project avec encore moins de budget, c’est dans le point de vue que l’on perd le spectateur puisqu’on ne sait jamais qui filme, qui filme quoi et qui filme pourquoi quoi quand. Le film est une suite de scènes n’ayant apparement aucune suite logique sauf pour voir des seins et de l’amour entre femmes. Sans véritable point de vue, sans véritable ligne directrice, sans véritable talent autant devant que derrière la caméra, ce Vampire Diary est une honte au 7e Art.

Obsessed : Film dans la lignée de Fatal Attraction ou The Hand That Rock The Cradle, donc tout simplement anachronique en 2009-2010. Pas mal moins con qu’on pourrait le penser, ce thriller sans grande surprise est également joué de façon beaucoup moins terrible qu’il ne le laisse présager.

Porno Shoot Massacre : Le titre dit tout…. En fait presque tout, le titre n’indique en rien que le meurtier porte un masque risible, croisement entre Jason et Michael Myers, que les acteurs sont embarassants, que la mise en scène est inexistante et que le film n’a pas tout à fait…. non, finalement, le titre dit tout.

39 A film by Carrol McKane : Gary Sherman fait des films depuis au moins 30 ans il a d’ailleurs réalisé le pseudo-classique Dead & Buried, alors rien n’explique pourquoi ce 39… semble avoir été fait par un étudiant de CEGEP. Cette inième version en 5 ans du tueur-psychopathe qui se filme en torturant ses victimes est une bourde phénoménale. Sherman croit faire l’étude de la psyché d’un psychopathe alors que la mise en scène pauvre, un sous-sol remplie de caméras vidéo, et la prestation extrêment embarassante et risible du protagoniste n’aide en rien ce film et le range dans la catégorie des « films amateurs ». Le genre de film où le canevas de base ne fonctionne tout simplement pas.

Prime Cut : Ce thriller d’action très 70’s à-la Mr Majestik est un excellent divertissement. Quelque part, si on lit entre les lignes un message anti-capitaliste s’y glisse sinon c’est le classique : Œil pour œil pas très subtil en surface. Lee Marvin au sommet de sa « coolité »

Cocaine Cowboys : Documentaire vraiment interessant sur le cartel de cocaine de Miami au début des années 1980. Entrevues avec les gens impliqués dans le cartel, les policiers ayant travaillés sur le dossier et images d’archives à l’appui, ce documentaire a tout pour lui…sauf cette mise en scène rapide aux images très post-moderne en 2D et à la musique cool qui dans un film comme le Z-Boy and Dogtown de Stacy Peralta accentue l’ambiance, l’époque et la scène(skateborad et surf) du sujet alors qu’ici ou dans Manda Bala par exemple une mise en scène du genre glorifie le sujet, ce qui va à l’encontre, je l’espère, de ce que le documentariste souhaite. Un très bon film malgré tout.

Return To Sleepaway Camp : N’ayant pas vu Sleepaway Camp 1, 2 et 3 depuis au moins 15 ans, je m’attendais au pire avec celui-ci, croyant à un remake. En fait, il s’agit du 5e film de la série, donc il existe un Sleepaway Camp 4 dont j’ignorais l’existence. Le réalisateur et la plupart des acteurs du premier opus reviennent pour un film très 80’s. Les 15 premières minutes sont à s’y méprendre. La réussite du film provient du fait que son manque de sérieux et son côté un peu kitsh est entièrement assumé et le ton donné autant par les acteurs et les dialogues sont juste et ne tombe jamais dans la parodie. Le film n’est pas bon pour autant mais dans cette époque où le moindre film ne voulant pas se prendre au sérieux (Filière 13, The Expendables, etc) le ton n’est jamais aussi juste et réussi que dans Return To Sleepaway Camp.

Johnny Mnemonic : La version longue. N’ayant pas vu le film depuis 15 ans, j’avais oublié que Takeshi Kitano y jouait le vilain. Par contre, je me souvenais à quel point le film était pénible par son manque de vision, de budget, de direction, de cohérence. D’ailleurs Robert Longo n’a pas fait de film depuis. Tourné à Montreal pour un budget risble étant donné les ambitions du projet, les effets spéciaux non aboutits et le manque incroyable de vision et de direction artistique détruit ce qui aurait pu être un bon film de science-fiction basé sur un roman de William Gibson.

District 9 : Les 40 premières minutes du film m’ont donné l’impression de voir This Is Spinal Tap. Le faux documentaire paraissait beauoucp trop ironique pour être interessant et sérieux, mais lorsque le réalisateur laisse tombé ce côté faux-doc pour une raison que j’ignore, le film prend son envol et devient quelque chose de bien. Sorte de croisement entre Enemy Mines et un drame social. Dommage qu’il faut encore une fois un méchant de service, j’avais l’impression de revoir Green Zone. Impressionnant mais loin d’être parfait.

King Of Fighters : On m’a chaudement reommandé ce film basé sur un jeu vidéo dont j’ignore l’existence. Des acteurs en cartons débite des dialogues figés et débiles à propos d’une autre dimension où ont lieu des combats tout aussi figé et chorégraphié par un enfant de maternelle B. Un agent de la CIA passe son temps à dire qu’il est dans la CIA tout en zezayant est le point fort du film, lui enlevant toute crédibilité comme acteur et comme agent de la CIA. Ray Park prouve sont talent extrêment limité en tant qu’acteur. Les cadrages aux angles biscornus, les flash backs avec narration et les effets de montage cheap achèvent le spectateur qui s’en veut de ne jamais pouvoir ravoir les 90 minutes qu’il a perdu en visionnant ce navet. Dans la lignée de Dragonball.

Friday, August 13, 2010

Filière 13 et The Other Guys


Filière 13 et The Other Guys sont deux films similaires qui demandent votre attention cette semaine. Le premier parce qu’il fut dilapidé sur la place publique par Marc Cassivi de La Presse et le deuxième...parce qu’il s’agit d’une comédie américaine.

The Other Guys n’a pas de problème, il s’assume pleinement comme étant une comédie stupide qui se veut divertissante. Le film est anecdotique, il traine en longueur, les blagues pour la plupart improvisées, sont étirées jusqu’à plus soif. Bref, une comédie d’action bien grasse où l’action n’est pas très réussi et où le style visuel anonyme se maintient du début à la fin.

On ne peut malheureusement pas dire la même chose de Filière 13. Il a les mêmes problèmes que The Other Guys mais en plus…

…il veut trop en faire, court plusieurs lièvres à la fois, veut plaire à tout prix et ce mélange humour-drame-action en devient incohérent. En plus il essaie tellement d’être cool que s’en est trop. 

Le gros problème avec Les 3 petits cochons, le précédent flm de Huard résidait dans le scénario minable de Claude Lalonde et Pierre Lamothe où une suite de blagues insignifiantes et forcées rendaient les personnages stupides et antipathiques en plus d’y perde des personnages en plein milieu. La morale du film étant que les femmes sont tous des putains nunuches sans cervelle et que les gars sont des crottés rendait le film déplaisant et laissait un mauvais arrière goût quant à son réalisateur puisqu’un film avec une telle morale est difficilement défendable.

Pour Filière 13, le scénario est toujours aussi défficient. Il part dans plusieurs sens sans finesse, et force le rire avec des blagues plus appropriés à un sketch de Samedi de rire qu’à un film. Même que certains personnages sont inutile à commencer par celui d’Anik Jean qui ressemble plus à un fantasme du réalisateur qu’à un véritable personnage mais également celui de Paul Doucet. Faisant partie du trio 3-cochonesque, donc raison d’être du film, son personnage n’apporte absolument rien et est pratiquement absent du film en plus d’être mauvaisement joué par Doucet qui en fait beaucoup trop nous empêchant d’y croire. Les scénaristes y vont même avec des blagues de « tapettes » qui prennent des proportion ridicule au point de détruire un couple visiblement en manque de communication ou tout simplement en manque de bons scénaristes.

Les images léchés semblent être la seule chose qui intéresse Huard puisque ses acteurs sont mal dirigés, la plupart en faisant trop (Doucet, Jean) tandis que d’autres ne semblent pas trop comprendre le ton du film (Normil, Auger) et que son récit est incohérent (après 97 minutes on apprend que Lemay-Thivierge à un fils…) et prend des détours qu’on se contre-crisse (Legeault et ses problèmes de femmes(WTF?)) en plus d’apporter des scènes ringuardes (une bataille contre des skateboarder) et une scène d’action malhabile (la baguarre contre les motards). Sa réalisation est tape à l’œil et Huard en est fier. Il en profite pour intégrer des clins d’œil à Hitchcock de façon complètement déplacée pour démontrer à quel point il est cultivé.

Comme pour De père en flic, Filière 13 oublie qu’il est un sois-disant film d’action alors il utilise ses 15 dernières minutes pour nous donner une poursuite à pied des plus tenace. On en profite pour casser la geules tout à fait gratuitement à de méchants ados de 47 ans qui font du saketboard. On sait comment ça se passe dans la vie, les gens qui font du rouli-roulant n’aime pas les flics et passe leur après-midi à se battre avec eu à grand coups de poing dès qu’ils en ont la chance.

La chimie entre Lemay-Thivierge et Legeault est le seul élément intéressant, divertissant et sympathique de ce film. Sinon tout est stupide et mal réfléchie dans cette comédie policière fade et insipide.

 

Friday, July 30, 2010

Cette semaine j'ai vu Part 4

De retour chez moi après 1 mois d'absence....

Rapt : Un film froid et pas aussi dur qu'il croit l'être mais magnifiquement bien joué surtout par Yvan Attal qui est la raison d'être de ce film. Le film le moins intéressant de Lucas Belvaux.

Repo Men : Espèce de foutoir qui oscille entre comédie futuriste, film cool et gore et statement politique sur les multi-nationales, Repo Men n'est rien d'autre qu'une bonne prémisse maladroitement écrite pour ressembler à un film d'action mais qui ressemble à un paquet de scènes rabouté sans aucun aucun véritable lien scénaristique entre elles outre le fait que la suite logique d'un cliché est un autre cliché. Le film essaie beaucoup trop d'être ce qu'il n'est pas : cool, branché et détaché-post-moderniste-machin (genre wink, wink, nudge, nudge) mais il n'en demeure pas moins qu'il se laisse regarder sans trop d'effort.

The A-team : Remake de la série télé des années 80's. Les acteurs semblent avoir énormément de plaisirs à faire exploser tout ce qui bouge. Le plaisir n'est pas toujours contagieux mais rien est à prendre au sérieux. Joe Carnahan prouve que sa carrière penche plus vers ce genre de film insipide comme l'était Smokin' Aces et Blood, Guts, Bullets & Octane plutôt que le prometteur Narc.

The Grand : Comédie pas drôle à-la-Christopher-Guest sans une once d'idée susceptible de faire rire. D'ailleurs le film tombe à plat avec une finale aucunement prenante.

The Taking Of Pelham 123 : Tony Scott se défend d'avoir fait un remake, pourtant, il s'agit de la même histoire et du même titre que le film de Joseph Sargent. D'un autre point de vue, Tony Scott prétend qu'il fait du cinéma...

Nick And Norah's Infinite Playlist : Comédie pour ados qui ne prend pas les ados pour de jeunes écervelés. Les acteurs sont cutes (Cera nous montre un peu plus l'étendu de son talent), la musique est bonnes, les personnages sont attachants, incluant les amis du personnage principal. Sympathique.

Cruising : N'ayant pas vu le film depuis plusieurs années, je dois me ranger du côté des gens qui l'ont jugé homophobe à sa sortie en 1980. Je ne connais pas les intentions de Friedkin, mais le film est dérangeant quant à sa façon de démontrer la communauté homosexuelle de New York avant l'arrivée du SIDA. Il faut voir Al Pacino courir dans son appartement pour bien comprendre l'étendue des dégats.

Hot Tub Time Machine : Comédie pas aussi stupide qu'elle n'y parait, en fait oui, et assez amusante. Rien de vraiment nouveau au niveau du pipi-caca-poil-vulgaire mais les interprètes rendent le tout divertissant. Film oubliable qui nous fait tout de même passer un bon moment.
On peut y voir Jessica Paré(Stardom) nue et la très charmante et jolie Lizzy Caplan (Party Down).

Animals : Dans la catégorie films minables, Animals c'est du solide. Histoire de pseudo-loup-garou-érotique mis en scène de façon cégepienne. Beaucoup de nu pour les amateurs de jolies jeunes blondes, très peu de sang, de rebondissements et de cohérence, ce film va même jusqu'à nous servir des loups-garous en CGI cheap, pas comme un film de Stephen Sommers, pire. Tellement cheap qu'on n'utilise même pas les CGI pour remplir les loups-garous, on se contente du contour. Comme si L'Alinéa était un loup-garou. Naveen Andrews (Lost) cabotine et semble se dire : Mon Dieu, je n'ai pas fait l'école de théâtre pour jouer dans de pareil navets.

1 Day : Film sur les gangs de rues britanniques, plus particulièrement les blacks et les indiens. Ce film slamé tel une comédie-musicale, reste très stéréotypé et assez ennuyant.

Hated : Documentaire de Todd Philips(The Hangover) sur GG Allin and The Murder Junkies, groupe punk-trash de la fin des années 1980, n'est pas pour les coeurs sensibles. Car voyez-vous GG Allin aimait bien jouer nu sur scène faisant aller son micro-pénis de tout bord tout côté avant de chier sur la scène pour s'enduire le visage de ses excréments. Tout ça au nom de l'ART et de la LIBERTÉ!

44 Inch Chest : Film théâtral se déroulant pratiquement dans une seule pièce où s'affrontent verbalement Ray Winstone, cocu, Joanne Whalley, sa femme, Melvil Poupaud, son amant ligoté sur une chaise et les amis (imaginaires?) de Winstone : John Hurt, Ian Mcshane, Tom Wilkinson et Stephen Dillane. Des scénaristes de Sexy Beast, ce huit-clos verbal est magnifiquement joué et écrit.

Date Night : Bof...

Les Documents Interdits : Présenté sur la chaine ARTE en France, cette suite de (faux) documentaires qui a pour sujet le surnaturel et l'inexplicable, donne des frissons dans le dos. Même si le tout devient redondant, tout est extrêmement bien fait, de la narration aux explications. Le meilleur faux documentaires depuis Forgotten Silver. À ne pas regarder seul la nuit.

Free Tibet : Documentaire qui ne sait pas trop où il veut en venir. Tourné dans le cadre du Freedom Tibetan Concert, ce mauvais film ne nous apprend absolument rien sur la cause du Tibet et préfère se concentrer sur des images du spectacle (The Fugees, Beck, Sonic Youth, etc). Le documentaire essaie de nous faire comprendre les enjeux alors que la documentariste ne semble même pas savoir ce qui s'y passe, préférant filmer le torse d'Anthony Kiedis. On a parfois droit à des entrevues avec les jeunes qui sont venus voir le spectacle débiter des trucs du genre : Yeah, man! Tibet, It's not cool! Man, You Know!

Urban Flesh : Ce film gore interdit au Canada à cause de certaines scènes horrifiques est maintenant disponible en DVD dans un transfert assez dégueulasse. La qualité de l'image est terrible mais elle n'est rien comparé à la bande audio mal synchronisé. Tourné en anglais à Montréal par une équipe française, les acteurs ont tous un accent assez moche. Il faut dire que la mise en scène cégepienne n'aide en rien ce film de pseudo-cannibales où Martin Dubreuil (L'idée noire, Casino(la série télé avec Lemay-Thivierge, pas le film avec De Niro)) mange un feotus.

Evil Toons : Ayant mélangé le film Evil Toons pour Evil Toons, deux films différents ayant le même titre, j'ai du me contenter du plus mauvais des deux et j'en pleure encore.

Monday, July 26, 2010

Salt


Dans les premières minutes du film Salt, Evelyn Salt (Jolie), agente de la CIA, est séquestrée et torturée par de violents ennemis asiatiques. Par contre, elle a les aiselles fraichement rasées.

Salt est ce genre de film, un gros film d’action où tout explose et tout va vraiment vite pour que le spectateur n’ai pas à se rendre compte des petits détails, des trous scénaristiques ou des revirements surprises non-surprenants.

Quiconque à vus 3 ou 4 films d’action dans sa vie connais la mécanique de Salt. La où le film gagne ses points, mis à part la prestation des acteurs qui se débrouillent tous pas mal et ce même si Schreiber et Ejiofor peuvent faire se genre de rôle dans leur sommeil (leur force est de s’impliquer physiquement dans leur rôle aussi stéréotypé soient-ils), est justement dans le montage et la mise en scène des poursuites en voitures ou à pied. Le film est monté au quart de tour et le spectateur en oubli toutes invraisemblances, illogismes et pivots scénaristiques déficients. Tout ça est bien sûr un leurre puisque Salt demeure sans surprise pour l’amateur de films d’action qui y devine, sans exception, tout le déroulement du film à l’avance. Philip Noyce fait ce qu'il peut pour donner du caractère à un scénario faiblard et remplie de clichés mal dissimulés, gracieuseté de Kurt Wimmer (qui ne nous à rien donné de bien depuis Equilibrium)

Le fait que Jolie incarne l’héroïne, donne un cachet à Salt que le film n’aurait pas s’il utilisait les services d’un acteur masculin athlétique genre Adrien Brody, Emilio Estevez ou Jon Favreau. Si Salt avait été joué par un homme, le film serait privé de son seul élément intéressant.