Monday, February 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Fear and Desire : Fear And Desire est le premier long métrage (à peine 65 minutes) de Stanley Kubick. Kubrick à toujours détesté ce film et à tout fait pour que personne ne le voit. Évidemment qu’après sa mort les distributeurs vont « pour l’amour du 7e Art », tout faire pour trouver une copie du film et le distribuer. Les gens qui ont vu Fear And Desire sont bien entendu des fans finis de Kubrick et ne comprennent pas pourquoi il en avait honte. Venant de quelqu’un qui apprécie Kubrick mais qui l’a enlevé de son piedestal depuis au moins 15 ans, il est facile pour moi de prendre du recul et de dire haut et fort que Kubrick avait raison. Fear And Desire est un film mauvais. Mauvais si on le compare au reste de sa filmographie. Mais mauvais également si on le met dans le contexte du cinéma de l’époque. Si on écoute Fear And Desire sans savoir qu’il s’agit d’un Kubrick, on trouve le film moins que moyen, sachant que c’est un Kubrick, on peut lui trouver n’importe quel crisse de qualité mais il n’en demeura pas moins que le film est moins que moyen et que de toute façon, la seule raison que l’on peut avoir de voir ce film est son affiliation à son auteur. Sous des tonnes et des tonnes de décibels de musique violonneuse, Fear And Desire est lourd et la grande qualité du film n’est certainement pas dans sa direction d’acteur ni dans son récit. Par contre, on peut facilement voir que le film est une expérience pour Kubrick qui semble chercher et tâter le pouls du 7e Art. Pour chercher à comprendre la mécanique du cinéma. Fear And Desire n’est certainement pas une honte mais plutôt un mal nécéssaire mais j’imagine que Kubrick voulait entretenir son propre mythe, c’est la raison pour laquelle il ne voulait pas que l’on voit ce film, pour ne pas qu’on s’aperçoive qu’il (Kubrick) n’était pas parfait.


World War Z : On a maintes fois répété que World War Z est le seul film de zombies sans sang. C’est tout à fait vrai et quelque peu insultant. Même Zombiez film au budget de 45$ avec des zombies afro-américain à plus de gore que ce World War Z. Basé sur un livre que je n’ai pas lu et dont je n’ai pas l’intention de lire, le film de Marc Forster et Brad Pitt (Pitt à produit le film et casser la gueule à Forster, alors le film lui appartient quand même un peu)à une portée épique et internationale question de réunifier les peuples. C’est tout à son honneur mais c’est évidemment trop ambitieux. Bien que la bande-annonce nous montre tout le film, World War Z est tout de même rythmé au quart de tour et c'est là sa grosse force si bien qu’après 10 minutes on oublie que le film est sans sang. De toute façon ce qui est plus insultant n’est pas le manque de gore mais plutôt la surutilisation de CGI pour créer une horde de zombies méchants. Si c’était mauvais dans I Am Legend, je ne vois pas pourquoi ce serait mieux ici. Pitt survie à plusieurs attaques zombiesques ainsi qu’à un crash d’avion d’où il en ressort avec un p’tit bout de métal dans le ventre. Mais juste sur le côté du ventre, dans le mou, cette fameuse partie de l’anatomie qui ne nous fait pas mourir, à peine grimacer lorsqu’elle est quelque peu stimulé par un objet quelconque. Toujours est-il que Brad Pitt fini par sauver le monde entier et peut-être même la lune ce qui n’est pas une mince tâche mais j’imagine qu’en étant marié à Angelina Jolie et après avoir adopté 18 enfants, il a vu pire.


Welcome To The Punch : Après le visionnement, j’ai tout de suite oublié ce que je venais de voir. Il est donc difficile pour moi de parler de ce film d’action britannique. Sauf pour dire que tout est bleu. Mark Strong et James McAvoy font ce qu’ils peuvent d’un scénario famélique. Bien que ce film policier soit extrêmement bien filmé, il n’en demeure pas moins que le récit est inintéressant, inutilement pseudo compliqué et particulièrement plate. Un exemple parfait d’un film dont tout est dans le contenant, rien dans le contenu.


Cold Light Of Day : Cold Light Of Day est un film d’action dont la réalisation solide est complètement ridiculisé par un scénario inachevé, un montage abracadabrant et une propension de faire du film une série-B formattée et sans âme. Évidemment à quoi peut on s’attendre d’un Direct-to-DVD avec Bruce Willis et Superman. Le but du film était, sans doute, de filmer des paysages italiens anonymes et donner une vitrine de promotion pour Henry Cavill juste avant de le voir dans la peau du plus prétentieux Superman (le film est prétentieux, pas l’acteur). Au final, on a droit à de bonne poursuites en voiture et à pieds beaucoup d’abracadabrance à-la-Bourne et le constat que ce Cahill est un piètre acteur.


The Bourne Legacy : Parlant de Bourne, voilà la trilogie terminé qu’on décide de continuer une sous-intrigue en entremêlant de façon habile mais abracadabrante les aventures de notre James Bond moderne à celui d’un autre « soldat » ayant subit le même procédé secret. Le but étant bien sûr de les faire s’afronter/faire équipe dans un éventuel film. Tony Gilroy, scénariste de la trilogie initiale passe derrière la caméra (non pas pour la 1ere fois) et à malheureusement de gros sabots à chausser. Il doit nous faire oublier la réalisation solido-exemplo-post-moderne de Paul Greengrass (qui lui avait hérité d’une réalisation mollassone de Doug Liman pour le 1er film) mais il doit le faire sans plagier Greengrass. Il utilise donc une mise en scène plus classique qui s’apparente à celle de Liman tout en utilisant quelque chose de greengrassien dans ses scènes d’action. Au final le film est inutile et particulièrement inintéressant. Probablement que Gilroy voulait remettre les pendules à l’heure après avoir été trahi sur les 3 films de la trilogie (aucun des 3 films n’a respecté les scénarios, Liman et Greengrass les trouvant moins que moyen)mais voilà que celui-ci devrait se rendre à l’évidence : ses scénarios sont ronflants.


Carrie : Les remakes de films d'horreur ont ce problème qu'ils sentent le besoin d'humaniser le méchant, lui donner une raison pour exister, faire ce qu'il fait. Ce qui va à l'encontre du genre. De savoir que la mère de Michael Myers (version Rob Zombie) est une prostituée n'explique aucunement son comportement de tueur. Non seulement, les producteurs ne comprennent pas le genre mais ils ne comprennent pas la fonction symbolique du personnage. L'important c'est que les jeunes d'aujourd'hui aient l'impression d'avoir des personnages plus "complexes" en ayant l'impression que le film remit aux goûts du jour est plus "profond" parce que plus moderne. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'Hollywood ait remaké tout le catalogue des années 1970-80. Carrie est probablement le film le plus "utile" pour un remake à cause de la fameuse mode de l'intimidation scolaire. Selon Kimberley Pierce, son remake de Carrie à l'approbation de Brian De Palma, un ami de longue date et il sera plus près du roman de Stephen King que du film film de 1976. Au final, Carrie The Second Remake Because We Always Forget The TV Version And The Shitty Sequel est une copie conforme du film de De Palma mais avec des cellulaires et une maitrise formelle inférieur à tout point de vue. Les intentions de Peirce sont nobles (ils le sont toujours), je crois qu'elle a vraiment voulu moderniser le roman pour l'actualiser dans une intrigue moderne(des cellulaires, des internets mais pas assez d'internet pour que Carrie puisse googler "menstruation") mais je crois également qu'elle n'a pas la technicité de De Palma et son film souffre des comparaisons puisqu'elle ne réussie aucunement à 1)nous faire oublier l'original et 2)nous donner une vision personnelle du bullying. Ce qui est troublant c'est que ce n'est pas sa faute (sauf pour le manque de connaisances techniques et de vision cinématographique) car le film a été vu et revu en commités, réunions et en projections tests, comme c'est souvent le cas avec les films hollywoodiens. Le montage a tellement été fait et refait pour plaire au public cible selon les commentaires des projections tests qu'au final il ne reste du film qu'une copie pâlotte de celui de De Palma. On se demande alors qu'elle est le but de nous présenter un film identique et inférieur à l'original. On essaie de nous faire croire que les personnages sont plus complexes et que la relation mère/fille est plus développée mais en vain. L'histoire n'est pas là de toute façon et ce n'est pas ce qu'on nous a promis. La mise en scène est tellement vide et évacuée de son âme qu'on ne sent jamais la montée dramatique qui culmine vers ce carnage au bal des finissants. On a donc droit à des scènes qui s'enchainent que parce que De Palma les avait enchainé jadis et on attend patiemment le moment d'anthologie : cette finale qui sans ses split screens n'a pas de sens spatio-temporels pas plus que de puissance émotionnelle. Le film se laisse regarder comme une peinture à numéros un peu honteuse.



Her : Dans un futur où les hommes portent des pantalons taille haute, probablement pour montrer de façon métaphorique que le mâle alpha n'est plus, les gens peuvent tomber en amour avec leur téléphone intélligent sans que ce soit étrange. C’est là qu’on est rendu dans notre monde où les rencontres interpersonelles clochent et où on semble être plus habile avec notre périphérique d’ordinateur qu’avec un vrai humain en chair et en os. Partant de cette prémisse farfelue, Spike Jonze nous tresse un portrait futuro-réaliste de notre civilisation. Il le fait de manière triste, pathétique presque mais jamais condescendante. Jamais Jonze n'est moralisateur ou accusateur dans ce qui semble être une grosse part autobiographique. Le film est triste, certes, mais il est également rempli d'espoir pour les personnages qu'il trace. Un film vrai et sincère.


Frankenstein’s Army : Karel Roden fait toujours de bons méchants au cinéma. C’est à peu près tout ce que j’ai à dire sur ce Frankenstein’s Army. Le film à un look d’enfer mais le côté found footage fait en sorte qu’on ne comprend aucunement ce qu’il s’y passe. J’ai passé 90 minutes à plisser les yeux pour bien comprendre alors que je ne voyais que du gore et de la féraille qui s’entrechoque. C'est fatigant pour la rétine.


Sympathy for Delicious : Première réalisation de Mark Ruffalo, Sympathy for Delicious ressemble étrangement à Touch de Paul Schrader et même un peu à Henry Pool Is Here de Mark Pellington. Je ne sais pas pourquoi les acteurs qui deviennent réalisateur nous offrent souvent des films pseudo religieux sur le sens de la foi (Keeping The Faith d’Edward Norton est un bon exemple, Les 3 p’tits cochons de Patrick Huard est un mauvais exemple). Sympathy for Delicious est un film bien jouer mais n’apporte rien de bien nouveau.


Hell Baby : Je n’ai rien contre Robert Ben Garant, mais Thomas Lennon, je ne suis pas capable. Non seulement les scénarios (ils écrivent toujours ensemble) sont rarement drôle, mais Lennon semble toujours vouloir se voir à l’écran et il apparaît toujours comme un enfoiré (rôle dans lequel, il excelle) mais en plus il a un petit air de prétention qui agace. Surtout qu’il n’a rien à prétentionniser puisque le film dans le lequel il joue, il l’a écrit sans grande implication émotionnelle (vous pouvez toujours lire sont livre Writing movies for Fun and Profits) et ça le rend encore moins sympathique. Même que lorsqu’il apparaît dans autre chose que ses comédies bas de gamme, comme dans The Dark Knight Rises par exemple, je ne peux faire autre chose que décrocher du film et croire que Christopher Nolan à dû perdre une gageure. Bref, Hell Baby, écrit et réalisé et joué par Garant et Lennon est quelque peu comique, c’est du côté de la réalisation que ça cloche. Tout est filmé sans ambiance, sans âme, comme si on avait posé la caméra sur un trépied et l’avait laissé filmer. Tout est suréclairé et le montage aurait gagné à être resseré surtout si on veut avoir un sens du timing comique, sinon ça ressemble à un film étudiant. Hell Baby une fois passé les 15 premières minutes fini par ressembler à un long sketch étiré vraiment trop longtemps. Une faute à un scénario qui manque d’inventivité dans ses blagues qui finissent par n’être que des lieux communs.


Last Vegas : Une réflexion qui commence par : je ne suis pas raciste mais… commence plutôt mal… Alors, je ne suis pas raciste mais après 12 secondes de Last Vegas je me suis posé une question : comment 3 jeunes blancs-becs d’un patelin quelconque des Etats-Unis en 1955 peuvent-ils être ami avec un jeune noir? Je ne dit pas ça de façon malicieuse mais c’était une époque où les noirs allaient dans le fond de l’autobus. Les années 60 et 70 ont changé tout ça et c’est tant mieux mais en 1955? J’avoue que j’avais oublier que Buckwheat s’amusait avec Alfalfa bien avant 1955… Bref, j’imagine que le but de cette scène est de montrer le lien d’amitié incroyable qui unis les 4 zigotos du film. Une scène assez inutile. Last Vegas est le genre de film qui a pour public cible les 58 ans et plus, on y fait donc des blagues de viagra, d’érection, de pénis bandés, de poitrines féminines très très jeunes, de différence entre la femme de Kevin Kline et la p’tite plotte qui veut coucher avec lui à Vegas, etc… C’est donc encore une fois une comédie où les personnes plus agées sont culturellement imbéciles (malgré le fait qu’ils ne font que regarder la télé, ils ne connaissent pas 50 Cents et/LMFAO). C’est le genre de film où tout les problèmes se résolvent dans les 3 dernières minutes du film et ce même si les-dits problèmes ont une plus grande importances qu’ils ne devraient. Tout le film se joue autour de  "ces  problèmes" entre 2 des personnages et c’est le genre de truc qui peut se terminer de façon moralisatrice. Mais non, Last Vegas est tout doux avec la morale mais il est également tout doux avec l’humour alors on s’emmerde un peu.


Lone Survivor : Lone survivor est un film terrible. Terrible parce qu’en essayant de « rendre hommages » à des soldats tués au combat dans une guerre qu’on se contrecrisse, le film devient de la propagande pour l’armée américaine et contre le peuple arabe grâce entre autre au mauvais travail de réalisation de Peter Berg. Car Berg essaie très fort de rendre hommage aux soldats mais particulièrement aux soldats qui ont fait partie de cette opération et dont un seul en est sortit vivant (d’où le titre). Berg veut avant tout démontrer le travail des soldats sur le terrain, ce à quoi ils font face lors de missions dangeureuses qui tournent mal. C’est une histoire de courage et de blablablabla prout! Le courage n’a absolument rien à voir avec le fait d’être sous une rafale de tirs ennemies, la survie et le courage sont deux trucs complètement différent. Ce n’est pas le courage qui fait qu’un soldat qui s’est brisé la jambe continue à ramper jusqu’à être en sureté, c’est la soif de vivre. Bref. Toujours est-il que je n’ai pas tant de difficulté avec l’histoire du film j’ai plutôt un problème avec la manière. Quand on ne connaît pas le langage cinématographique et qu’on fait n’importe quoi, on finit par donner à son film un message, une morale contraire à ce qu’on croit faire. Peter Berg a toujours eu de bonnes intentions dans ces films mais n’a réussie qu’une fois à viser dans le mille (Friday Night Light où son côté faux-documentaire était parfait). Tout les films de Berg ont un problème de mise en scène, comme s’il ne comprenait pas le langage cinématographique qu’il utilise comme s’il avait une idée de comment allait se dérouler sa réalisation sans qu’il ne comprenne réellement pourquoi elle fonctionne ou pas, sans qu’il ne comprenne s’il s’agit de la meilleure façon de faire, sans qu’il ne comprenne les enjeux d’un tel choix. C’est un peu comme s’il avait en tête le produit fini sans trop se remettre en question. Que Very Bad Things soit mauvais ou que la mise en scène faux-documentaire de The Kingdom ne fonctionne pas n’est pas tant un problème le problème c’est que l’apogée de ce manque de connaissance cinématographique culmine vers ce Lone Survivor qui devient un film anti-arabe et pro-américain sans que Berg ne le veule vraiment. Je suis convaincu qu’il ne pourrait possiblement pas défendre son film s’il se faisait attaquer de propagando-révisionno-historico-raciste. En voulant faire du Terrence Malick en filmant des rayons de soleil qui passent au travers les feuilles des arbres, Berg fait en sorte que chaque ennemi (lire arabe) fini toujours par avoir un flare lumineux dans le visage. Cet ennemi est donc toujours « sans visage » dans le sens qu’il pourrait être n’importe qui (le résultat voulu) alors qu’au final, ce flare lumineux, cet ennemi sans visage fini par être « un arabe, ils sont tous pareils et méchants » (le résultat obtenu). En glorifiant la mort des soldats américains avec des ralentits et en nous montrant des arabes anonymes mourir à qui mieux mieux sans qu’on les discerne les uns des autres donne également le même résultat. Je n’ai aucun problème avec le fait que tout le travail des SEALs soient réalistes, je n’ai rien n’ont plus avec les libertés que Berg à dû prendre pour raconter sont histoire (une fusillade finale plaquée et inutile, un semblant de dilemme morale pour faire passer les soldats pour des gentils monsieurs en libérant une famille de bergers (l’élément déclencheur du film)alors qu’on ne sait pas si tout ça a rééellement eu lieu, etc..) j’ai surtout un problème avec le fait que Berg en voulant démontrer quelque chose (le courage américain(boring)) finit par dire autre chose (les arabes sont tous des méchants, l’armée américaine est blood en esti!) mais j’ai surtout un problème avec la façon de raconter quelque chose qui est contraire au sens voulu par manque de vision, de connaissance cinématographique. Non seulement Lone Survivor raconte quelque chose qu’on a vu 1606 fois mais en plus il le fait de façon racoleuse et pseudo-patriotico-machin. 


Machete Kills : À ma grande surprise, Machete Kills est de loin supérieur à son film précédent, moi qui aurait cru le contraire. Machete Kills est beaucoup plus concis et précis que son prédécésseur et ce même si le film n’a pratiquement rien à voir avec le grindhouse qu’il croit décrire (parce qu’il y a une différence entre grindhouse et un n’importe quoi pince-sans-rire). Tout les éléments sont là tout au long du film pour une éventuelle suite dans l’espace. Je ne dis pas que j’irais voir Machete Kills in Space mais bon…


Angst : Angst est un film dont j’ai raté la projection à Fantasia il y a au moins 10 ans et dont je n’ai jamais pu remettre la main sur une copie VHS ou DVD (un jour j’ai commandé un film croyant être ce Angst sur les internets et j’ai reçu à la maison une copie d’un film poche britannique avec le même titre). Je savais qu’il avait influencé la carrière de Gaspar Noé mais je ne m’attendais absolument pas à avoir un choc cinématographique. Angst est un chef-d’œuvre obscur. Seul film du réalisateur Gerald Kargl (qui est devenu une pointure en publicité), Angst suit durant une journée la remise en liberté d’un tueur qui retrouve à sa sortie, l’impulsion de tuer à nouveau. Tout est filmé de façon magistrale autant au ras-le-corps que vue à vol d’oiseau mais toujours avec un fisheye pour que le spectateur se distancie de l’action, du personnage. On y voit une vision distortionné de la réalité mentale d’un tueur fou. Le film est maitrisé et jamais la caméra ne sert à accentuer ou glorifier la violence contrairement à ce que Noé à bien pu comprendre du film de Kargl. Il y a toujours une distance entre ce qui se passe et le spectateur mais celui-ci ne ressort pas indemme de cette expérience visuelle.


Salvador : Salvador est le 3e film d’Oliver Stone et il est beaucoup plus près thématiquement de son œuvre que ne pouvais l’être Tango Macabre et The Hand, 2 films d’horreur qui font touristes dans la filmographie du réalisateur de Wall Street. Salvador est probablement basé sur une histoire vraie puisque le scénariste du film et le personnage principal ont le même nom. Se déroulant durant la guerre civile salvadorienne James Woods et James Belushi se saoulent et font chier les habitants sous prétexte qu’ils sont des américains. Le film est intense et très réaliste mais il est malheureusement désamorcé par des personnages antipathiques et détestables au point où on se fout éperdument de leur sort.


Viy : Viy est un vieux (1967) film d’horreur russe qui je crois est en plein remake en ce moment. Il y a quelque chose de très Hammer dans Viy, une ambiance, des décors qui ancrent cet histoire de possession démoniaque dans la réalité et le mystère. La coupe de cheveux du protagoniste donne l’impression qu’on a à faire à une comédie bidon mais les 15 dernières minutes du film sont d’une inventivitée cinématographique incroyable (pour l’époque). Les effets sont simples, mais inventifs, et jouissifs. Cette finale m’a redonné goût aux films de genre et j’espère revoir quelque chose d’aussi sympathique et effrayant.



Sunday, December 29, 2013

Réflexions sur de la cinématographication




L’Écume des jours : Chaque fois que Gondry sort un film, tout le monde devient un peu érectionné dans ses culottes. Comme si on oubliais que la réussite de Eternal Sunshine Of The Spotless Mind était en grande partie dû au scénario. Comme si on oubliait que les films scénarisés par Gondry sont assez moches. L’écume des jours est certes, écrit par Boris Vian et Gondry est semble-t-il l’homme de la situation mais c’est aussi oublier que Gondry adapte lui-même le scénario et qu’il a plus de films moches dans sa filmographie que de romans moches dans la bibliographie de Vian (whatever that means). L’Écume des Jours est visuellement inventif, amusant et beau. Scénaristiquement parlant, le film de Gondry est fidèle au roman, un peu trop au point que rendre cinématographique quelque chose qui ne l’ai pas devient lassant puisque ce qui relie cette inventivité soit l’histoire d’amour est complètement vide. Le littéraire ne peut pas toujours devenir visuel. L’artifice devient du tape-à-l’œil et perd de sa symbolique imagée. En rendant visuel toute les inventions de Vian, Gondry ne fait que transposer un texte en image, de façon vide.


Kick Ass 2 : Pas que Kick Ass soit un grand classique mais il était plutôt amusant et passait un peu à côté de son méssage en glorifiait un peu la violence. Kick Ass 2 est réalisé et écrit par un dude qu’on s’en torche qui à jadis gagné un concours genre Star Académie du cinéma. Ce qui semble être important pour lui c’est que le film soit violent et drôle. Encore une fois, on change la BD pour en faire un film qui passe à côté de son message et qui accumule des blagues pas drôles. Bien que tout ait un côté bédéesque, le film ressemble plus à une peinture à numéro qu’à quelque chose ressemblant minimalement à quelque chose de bon.


Unlucky Charms : Unlucky Charms c’est une façon de profiter du succès de Leprechaun mais 15 ans trop tard. Alors on adapte le film en parodie de télé-réalité mais 10 ans trop tard. On a donc un retard de 25 ans pour un film qui va rembourser ses frais dans peut-être 25 ans. Unlucky Charms est donc un film mathématiquement peu plaisant. Beaucoup de poitrines dénudés et de scènes de sexe tout ça fait par des actrices qui ne savent pas jouer. Il y a une histoire mais je ne m’en rapelle plus, il y avait trop de seins à voir alors fuck le récit! On dirait que le film a été tourné dans l’entrée de maison du producteur avec l’éclairage disponible à portée de main en un après-midi de juillet. Les acteurs sont embarassants et j’espère qu’ils ont été bien payé.


Drinking Buddies : Drinking Buddies n’est décevant que parce qu’il promet plus qu’il n’offre. Un film mumblecore mais avec des acteurs connus détruit un peu le but recherché soit un genre de ciné-vérité sur 2 couples sur le déclin. Olivia Wilde au naturel est toujours aussi belle et Jake Johnson avec une barbe forment un beau couple d’amis. Par contre Jason Sudeikis, Anna Kendrick et Ron Livingston ne sont pas crédibles en gens du peuple. Pas qu’ils ne « soient » pas crédible mais comme ils sont connus, il y a quelque chose qui se perd dans les intentions de faire « vrai ». Sympathique malgré tout.


Hellbenders : Hellbenders c’est une bonne idée mal exploitée. En fait, pas tant mal exploité que pas exploité jusqu’au bout. Un genre de mélange entre Dogma et Bubba oh-tep et Jack Brooks : Monster Slayer. Une comédie d’horreur vulgaire pas assez drôle et pas assez vulgaire où des prêtres péchant à qui mieux mieux attendent la venu du diable pour le retourner en enfer. La faute revient peut-être au scénariste-réalisateur (dont le film est une adaptation de sa BD) qui n’a peut-être pas assez d’expérience dans le domaine de la comédie. N’empêche que Hellbenders n’est décevant que parce qu’il promet mieux mais il demeure toutefois divertissant et est de loin supérieur aux essaies du genre.


Dracula 3D : Par où commencer? On sait depuis longtemps que Dario Argento n’est plus que l’ombre de l’ombre de lui-même. Pelt, sa contribution au Masters of Horror lui avait redonné des ailes mais il nous avait pondu un Giallo complètement plus qu'exécrable. Peut-être que les problèmes de production ont eu raison du film alors c’est pourquoi son Dracula 3D est donc attendu. Pour voir s’il s’est vraiment refait la main avec Pelt. Pour être gentil, Dracula 3D est un film minable. C’est comme si Argento depuis Two Evil Eyes ne comprennait pas ce qui avait fait de lui le cinéaste culte qu’il a été et qu’il est toujours pour autant qu'on ne s’aventure pas plus loin qu’Opera (1988) dans sa filmographie. Les scénarios un peu trop explicatifs et les dialogues mal traduits ont toujours été problématique dans le cinéma d’Argento mais on s’en foutait un peu puisque la caméra, l’ambiance, la musique et les meurtres inventifs et bien chorégraphiés nous faisait apprécier ses films. Ce n’est donc pas de ce côté que les films récents d’Argento décoivent mais du côté cinématographique. Comme s’il ne comprenait pas ou plus comment fonctionne une caméra, des éclairages, des cadrages. Comme s’il ne comprenait pas la fonction d’acteur. Il a toujours eu du mal avec les CGI alors imaginez maintenant il doit utiliser le 3D. Dracula 3D est un hommage aux films de la Hammer et c’est louable mais encore faut-il comprendre ce qui faisait de la Hammer un studio favori des fans du genre. Pour Argento, un bon film de Dracula se tourne en décors cheaps de studio ultra éclairé, trop éclairé. On dirait du mauvais télé-théâtre. Même Les Belles Histoires des pays d’en-haut semble plus réaliste d’un point de vue historique. Encore une fois l’inceste nous guette puisque Dario dénude sa fille Asia pour la 5 ou 6e fois. On ne s’habitue jamais à ce genre de scène, non pas parce qu’Asia Argento n’est pas superbe nue mais parce qu’on sait que c’est son père derrière la caméra. Parlant de nue, l‘actrice principale se dévetie dans les 5 premières minutes de façon non-érotique et accèssoire. C’est assez étrange de voir une fille se dénudé pour rien dans un décors en carton ultra-éclairé où l’on peut apprécier à notre plus grand désarroi, les imperfections de la-dite dame, à cause du HD. Non pas que la midinette soit imparfaite physiquement mais on a pas pris en considération qu’une scène aussi mal foutu allait à l’encontre du côté érotique recherché. Thomas Kretcshmann est probablement le Dracula le moins impressionnant jusqu’à ce jour délogeant ainsi Gérard Butler et Richard Roxburgh qui ont jouer le rôle dans des bides cinématographiques. Les acteurs sont tous exécrables et jouent phonétiquement avec une patate dans la bouche alors les scènes de tensions ressemble à ceci :

Fille #1 : Poublas babou nono rectrif, Dracula!

Fille #2 : Nassa issa mda ectrapur.

Fille #1 : Bablo pas bi !

Fille #2 : Don’t be scared!

On a l’impression que tout le monde parle français comme Joey dans Friends. Les effets CGI sont d’une médiocrité extrême. Dracula se transforme en mante religieuse pour une raison obscure mais complètement loufoque et une scène de gare en CGI m’a fait vomir jusqu’à ce que je me rapelle que le film est en 3D. J’ai donc compris pourquoi le train, la fumée, la gare et les mouches étaient aussi réussi : pour compétitionner avec Avatar. Rutger Hauer apparaît le temps d’une scène ou deux dans le rôle de Van Helsing et joue avec un air torve, comme s’il n’en revenait tout simplement pas que le décors en carton dans lequel il se trouve représente le studio du film et que les acteurs à qui il s’adresse ne semble pas comprendre l’anglais. Un film sans âme, sans suspense, sans tension, sans érotisme mais Dracula en mante religieuse, ça vaut le visionnement.


Curse of Chucky : Curse Of Chucky est le 6e film de la série. Il jongle avec beaucoup de chose en même temps :il est une sorte de remake, une suite immédiate au premier film de la série, il essaie de faire oublier le ton humoristique des deux précédents et il essaie de bouclé la boucle avec les 5 films pour repartir à neuf. Un pari réussit.Un film beaucoup moins drôle que ne l’était les dernier films de la série, beaucoup plus sérieux, donc. Le film en profite pour créer un suspense efficace et réussit l’exploit de faire un film d’horreur qui rapelle les années 1980 sans être con. Curse Of Chucky est un Direct-to-DVD mais le profesionnalisme et le talent mis de l'avant donne l’impression d’un film au budget énorme et qui aurait définitivement sa place sur un écran de cinéma. Une bonne surprise.


Curandero : Curandero est un film écrit et produit par Robert Rodriguez mais réalisé par Edouardo Rodriguez (aucun lien de parenté). Curandero est un film que Miramax à laissé sur les tablettes pendant 5 ans avant de le sortir en DVD dans l’indifférence la plus totale. Pas que le film soit très bon mais il est visuellement soigné et très sanglant. En plus, il nous permet de voir Carlos Gallardo, le mariachi original. Tourné au Mexique et se déroulant dans le milieu de la magie noire, Curandero montre le savoir faire de Rodriguez (Edouardo). Le film ne va pas au bout de ses idées mais il est plus intéressant que bien des trucs américains tournés au Mexique dans les dernières années.


Hatchet 3 : Hatchet 3 commence où Hatchet 2 s’était terminé, dans le bayou avec une tête qui explose. On étire un peu (beaucoup trop) la sauce pour trouver tout ça encore amusant. C’est gore et les effets spéciaux old school sont excellents mais le plaisir n’y ai plus. Cette fois c’est vraiment le dernier de la série puisqu’à la fin, sa tête explose (encore).


Last Exorcism part 2 : Non mais quel film de marde! On oublie le côté faux-documentaire qui faisait le charme en plus d’être la raison de vivre du premier film et on se concentre de façon classique sur « l’après » des évènements du premier. Mais de façon complètement poche. Sans suspense, horreur, humour, amour, drame, sport, dessin animé, sous-titre, science-fiction, religion, guerre, bataille navale, poursuite dans un champs de pissenlits, explosion, nain, pirate, etc…Juste le film le plus plate jamais crée. Je ne demande même pas de ravoir les 90 minutes de vie que ce film m’a fait perdre, je ne veux pas qu’il me doive quoi que ce soit.


The Collection : Il y a quelques années le scénario d’une suite à la série Saw à été refusé, le scénariste à donc utilisé le-dit scénario pour tourner un film original: The Collector, film d’horreur surprenant quoique quel que peu ridicule. The Collector est de loin meilleur que toute les suites à Saw sortie à ce jour (je n’ai pas vu le Saw 3D). Alors pourquoi ne pas en faire une suite avec The Collection?  Qui dit suite, dit film inférieur, The Collection est donc un film inférieur au précédent. Bien que tout soit divertissant, remplie d’action et de gore que tout soit monté de façon rapide (au point où les ellipses passent pour des mauvais raccords)malgré tout ça, le film est complètement stupide. Du début à la fin. Rien n’est cohérent avec la réalité. Tout est extrêmement con. Tout les personnages agissent de façon idiote à chaque instant pour les services du scénario. Rien n’est logique dans les actions des protagonistes. Comme le film bouge très rapidement, le spectateur n’a pas tout à fait le temps d’y réfléchir puisqu’il n’y aucun répit dans le film. il se passe toujours quelques chose pour surprendre le spectateur. Des félicitations sont de mise pour l’inventivité à laquelle le scénariste à pu trouver tout ces moyens de piéger/torturer/massacrer ces gens mais des tapes sur la gueule se sont perdu quand est venu le temps au scénaristes de tout raccorder ça ensemble.  


Pat Garret & The Kid : C’est le film avec Bob Dylan qui joue un cow boy. Il est plus crédible comme cow boy que Mick Jagger ne pouvait l’être en Ned Kelly. Mais il est moins crédible en acteur que ne pouvait l’être Mick Jagger (Freejack rules!). Peckinpah filme les paysages de façon magistrale et ces acteurs (Kris Kristofferson/Jason Robards) sont crédible. On a par contre l’impression qu’il était saoul lors du montage. Pas que tout soit incohérent, juste inamusant. 


Twilight’s Last Gleaming : Aussi surprenant que soit ce film, il n’en demeure pas moins que The Rock est une version sur le speed et la kétamine de Twilight’s Last Gleaming (non il ne s’agit pas d’un prequel à Twilight). L’histoire en est pratiquement la même mais sans explosion et/ou poursuite en voiture/tramway et/ou scène de sexe et/ou Nicholas Cage en pleine fornication. Le montage n’est pas aussi frénétiquement psychédélique que dans le film de Michael Bay mais plutôt simple avec quelques split-screens. La finale est surprenante.


Devil’s Pass : Un faux-docu/found footage/imitation d’un film à-la-Troll Hunter mais réalisé par Renny Harlin, le dude qui à fait Cutthroat Island en plus de marier et divorcer Geena Davis. On est loin de 12 Rounds qui lui était loin de Cliffhanger. Harlin ne cesse de tourner des films de commandes soit pour adolescents pas super intélligents ou pour fanatiques de films d’action qui n’en demandent pas tant. Devil’s Pass ressemble à un film tourné par un débutant qui ne comprend pas le genre, écrit par quelqu’un qui ne connaît rien d’autre que des clichés pour télégraphier son intrigue et jouer par des acteurs qui ont été dirigé par un finlandais fou qui jadis était marié à Geena Davis.  J’ai sérieusement l’impression que le réalisateur de ce film s’est désisté au montage et que Harlin a complété le travail. Il l’a fait pour Exorcist IV alors pourquoi pas pour Devil’s Pass, aucun projet n’est assez petit ou minable pour ce viking barbu.


Blair Witch Project : On a souvent ri de Blair Witch Project disant qu’il s’agissait d’un film sur 3 tatas qui s’engueulent à propos d’une map perdue en pleine forêt. En le réécoutant, force est d’admettre que c’est plutôt vrai. Ayant toujours été un défenseur du film voilà que celui-ci à mal vieilli et je dois admettre qu’avec tous les founds footages sortient dernièrement Blair Witch a beau être en quelque sorte la raison de cette mode récente, il a perdu de sa superbe. La mécanique du film m’est apparut tout à coup beaucoup trop évidente, les dialogues, trop écrit (la faute à un montage qui va directement à l’essentiel). La finale est toujours aussi intense mais elle m’a aussi toujours paru un peu plaquée après autant de minutes de dialogues vides entre 3 tatas qui s’engueulent pour une map perdue.


Longest Yard : The Longest Yard est une bonne idée sur papier : un match de football où tout les coups sont permis entre des prisonniers et l’équipe de gardiens de la prison. Il est donc normal qu’on en ait fait un remake (foireux). Le remake s’est concentré sur des blagues de pénis, d’homosexuels et de flatulences avec Adam Sandler et Chris Rock alors que l’original s’est concentré sur sa vedette, Burt Reynolds. Les deux films n’ont finalement pas utilisé le potentiel que le scénario leur offrait. Ce qui rend la version de Sandler encore plus foireuse puisqu’ayant été tourné 30 ans plus tard, il n’a pas cru bon  nous donner quelque chose de décent. La version Reynolds est problématique sur plusieurs points. Le ton du film n’est pas clair. Il s’agit d’une comédie mais sans humour et un peu trop vulgaire (à peine mais elle rend confus le côté humoristique de la chose). Il s’agit d’un film de bromance mais avant-gardiste, au point où par peur de ne pas être assez viril, on effleure la question de bromance et le film à du mal à se rattraper par la suite au moment du match de football. On y perd l’amitié et le etc dans les relations entre prisonniers. Le film se concentre beaucoup trop sur la partie « Burt Reynolds est un mauvais garçon » et « Burt Reynolds est en prison et doit donc labourer des champs de marde ». Ce qui est 1)inutile et 2)finit par laisser moins de temps au camps d’entrainement (trop court, trop de personnages, pas assez de temps avec eux, deviennent inutiles au final) et moins de temps au match (un peu trop garoché). On y perd donc les enjeux et le divertissement que le film aurait pu nous donner. Burt Reynolds sans moustache c’est divertissant mais pas assez.  




Tuesday, November 26, 2013

Réflexions sur de la cinématographication


Vertige : Vertige est une série télé québécoise en 6 épisodes dont le vertige n’y a rien à voir. La série fut la plus récompensé lors des…prix de la télé…en 2012. Les Jutra? Les Métrostar? Les Adisq? Les Gémeaux? Je ne me rappelle plus du nom des trophées que la série à gagné à pleine pelletée mais une chose m’a énormément surpris. Un prix pour le scénario. C’est que Vertige est rempli de très mauvais dialogues non naturels et d’une intrigue abracadabrante très télégraphiée tout en essayant de donner les informations au compte goûte de façon hyper artificielle au point où l’intrigue aurait dû se terminer après 1 seul épisode. Les acteurs font leur possible pour exagérer leur réaction pour cacher se qu’ils cachent et ainsi faire durer l’intrigue plus longtemps qu’elle ne devrait. Dès le début on comprends à grand renforts de montage et mise en scène malhonnête que personne n’est qui il semble être mais on comprend également très très rapidement que personne n’est réellement méchant et que tout ça va se terminer par un malentendu. L’amnésie est un syndrôme très cinématographique, on ne sait trop comment ça fonctionne mais elle est très intéressante dans un intrigue lorsqu’on veut en dévoiller le moins possible sous prétexte que le personnage principal en souffre. Vertige en devient pratiquement ridicule tellement on mise sur cette amnésie alors qu’elle handicappe l’intrigue plutôt que de la servir comme elle croit le faire. À un moment donné Fanny Malette s’écrit : Je suis tannée de plus me souvenir, d’avoir ces trous dans ma tête!. Alors qu’on pouffe de rire devant une telle exclamation complètement ridicule d’un personnage qui ne semble aucunement martyrisé par cette perte de mémoire mineure qui lui a, évidemment, fait oublié que les grandes lignes de l’intrigue principale. Les éléments du scénario sont tellement télégraphié qu’à la toute fin, alors qu’on a compris les enjeux depuis fort longtemps, on ne peut que trouver imbécile et risible les actions de la mère du personnage principal et la réaction de celle-ci lorsqu’elle comprend ce qu’on a tous compris. Les personnages se parlent tellement peu entre eux pour faire durer le mystère que rien n’est naturel, tout est complètement chiant. Vertige n’est pas le pire truc que j’ai vu dans ma vie, la réalisation est soignée malgré quelque choix de mise-en-scène débatables et les acteurs sont tous bons malgré leur tendance à exagérer et malgré le fait que l’on passe son temps à dire que Fanny Malette est très belle (on peut dire beaucoup de chose de Fanny Malette mais belle n’en est pas une). Mais le scénario est complètement foireux.


Men In Black 3 : Men In Black 2 n’est resté que 17 minutes dans ma boite de souvenirs. Men In Black 3 restera plus longtemps. C’est donc, plus amusant que le 2 mais plus chiant que le 1er. Men In Black 3 est le dernier film de la filmographie de Will Smith, de sa période « sans son fils » ou « Jaden-less ».  Une bonne époque!


Hustlers, Hoaxters, Pranksters, Jokesters and Ricky Jay : Un documentaire sur la vie d’illusionniste de Ricky Jay. C’est super bon!


The Oregonians : The Oregonians a quelque chose de surprenant. Comme un mélange entre Carnival Of Souls et Eraserhead. Comme un hommage à David Lynch et une pseudo-experimentation à-la Amer. Un film inhabituel et cauchemardesque. Il faut par contre passer par dessus une très très mauvaise direction photo pour pouvoir rééellement apprécier le film. C’est que la caméra à 17$  c’est une chose mais encore faut-il savoir s’en servir et savoir utiliser la lumière naturelle (si on n’a pas le budget d’utiliser des lumières artificielles). Malgré son écclectisme et sous ses airs de film complexe d’auteur, The Oregonians demeure un film facile d’accès et pas aussi étrange dans sa métaphore qu’il ne le croit. Peu importe si les acteurs ne sont pas terribles puisque le but est de donner un spectacle étrange et c’est là que la direction photo trop pauvre nous empêche de vraiment y croire. Le film est terriblement handicappé par ce visuel, ce qui a pour effet de ne pas trop prendre au sérieux certains aspects du film comme par exemple ce costume de grenouille assez navrant et ces multiples hommages à Lynch. C’est un peu comme si  le réalisateur s’était dit que son film allait devenir culte de toute façon alors à quoi bon soigner sa direction photo. Au contraire, c’est le visuel non soigné du film qui nous empêche de vouloir le revoir et le revoir.


Brothers Justice : Dax Sheppard décide de tourner un film blockbuster d’action hollywoodien et ainsi devenir une vedette du film d’action. Brother’s Justice est en quelque sorte un faux-documentaire sur le faux film que Sheppard veut faire. L’idée du film est plus drôle que le film lui-même. Une sorte de mauvais mélange entre The Office et un film de Christopher Guest, Brother’s Justice est rempli de caméos qui font sourire mais qui ne donnent pas plus au film une raison de l’apprécier. Les intentions sont bonnes, l’exécution pas tout à fait réussi.


Dudes : Si vous avez toujours rêver de voir Flea (le bassiste des Red Hot Chili Peppers),  se promener sur un cheval en se dirigeant vers l’horizon, Dudes est le film pour vous. Pour les autres qui adorent Jon Cryer dans Two and a Half Men, Dudes est le moment de vous apercevoir que Cryer n’est pas un super bon acteur. Il y a quelque chose de très années 1980 dans Dudes ne serait-ce que l’histoire de vengeance typiquement 80’s. Dudes est une tentative de Penelope Spheeris (pré-Wayne’s World) d’hollywoodaliser le mouvement punk qu’elle aime bien. 


Cyborg Cop : Cyborg Cop est une tentative evidement ratée de faire un Robocop en mieux. En fait, Robocop aurait dû s’appeler Cyborg Cop puisqu’il est plus cyborg que robot mais bon. Toujours est-il que Cyborg Cop est remplie de dialogues complètements hilarants. Que dire des effets spéciaux? Brillant! Des lames sortent des doigts du cyborg méchant pour trancher des gorges. Les lames ressemblent à des limes à ongles du dollorama. Le bras mécanique-robotique du cyborg méchant est en fait un chandail où l’on a déssiné un squelette métallique donc quand il bouge son bras, ça plie, c’est drôle. Je ne suis pas trop sûr pourquoi le titre est Cyborg Cop puisqu’on ne le voit qu’à la toute fin du film et qu’il n’est pas un policier.


Bad Medecine : Bad Medecine n’a rien à voir avec la chanson du même nom de Bon Jovi, il s’agit en fait d’une comédie en milieu hospitalier comme il s’en faisait tant dans les année 1980. Le film n’est pas très drôle et a un humour très familial, il faut dire que Steve Guttenberg n’a jamais vraiment fait dans le salace. Bad Medecine donne un 2e rôle à vie au cinéma pour Robert Romanus et à Alan Arkin un rôle de mexicain qui lui permet non seulement de voler la vedette mais lui permet également d’être très crédible en mexicain. Plus crédible que Charlton Heston dans Touch Of Evil, mettons.


Brain Dead :À ne pas confondre avec Brain Dead ou même Brain Dead, Brain Dead est un film d’horreur un peu gore de Kevin Tenney qui nous avait donné il y a de cela des lunes Night Of the Demon. Brain Dead est le genre de film poche qui ne se prend pas au sérieux, alors il y a toujours des one-liners ridicules pour cacher le fait que le budget est risible et les acteurs peu bons. Brain Dead est gore, ce qui est intéressant mais tout est un peu foireux et c’est à l’humour de cacher les carences scénaristiques et/ou de mise en scène. Tenney ne sait aucunement comment diriger des comédiens pour qu’ils jouent sur le même ton alors tout le monde est laissé à eux-même ce qui donne des résultats qui varient beaucoup. Les 3 actrices se montrent les seins dans les 3 premières minutes du film tout à fait gratuitement. Elles le font de façon indépendante dans 3 scènes différentes puisque les personnages ne se connaissent pas vraiment mais bon, après 3 minutes, le spectateur à vu 6 seins.


Among Friends : Among Friends est la première réalisation de Danielle Harris, après des années à jouer l’actrice dans des films d’horreur, Harris passe derrière la caméra pour un film… d’horreur. Elle s’en sort plutôt bien, il faut dire qu’elle n’a qu’un seul décors et que le film à l’avantage de ne pas avoir une longue durée. Par contre, le scénario est complètement foireux. Il n’y a pas grand chose qui fonctionne et il n’y a surtout aucune logique derrière les intentions du personnage principal et les actions des autres protagonistes. Je veux bien croire que la méchante vilaine fille veut torturer ses amis pour le mal qu’ils ont fait mais elle n’a aucne raison valable de le faire. Et le plus dérangeant c’est que tout les personnages commettent l’adultère (jusqu’ici tout va bien) mais entre eux. Il n’y a aucun personnage qui décide de ne pas tromper son chum/blonde avec le/la meilleur( e) ami( e)de celui/celle-ci. C’en est presque incestueux et c’est tellement con que le spectateur fini par ce dire qu’il y a du Jerry Springer en dessous de tout ça.


Let It Be : Let It Be est un semi-documentaire sur l’enregistrement de l’album du même nom des Beatles. Le groupe de Liverpool joue les chansons du disque de façon mécanique et sans âme. Georges Harrison joue comme s’il boudait et Lennon et McCartney lui parle comme s’ils le chicanaient. Ringo Starr semble ne pas comprendre la langue anglaise. Puis en milieu de parcourt, le film se transforme en spectacle surprise filmé je ne sais où en public. Les chansons s’enchainent de façon monotone, les membres du groupe ne se parlent pas et les gens interrogés dans la foule  pensent tous que les Beatles font de la musique satanique. Étrange.


War Games :War Games c’est 3 scénaristes qui ne savent pas écrirent qui sont partie d’un canevas de base assez convenue et basé sur une histoire vraie pour nous donner un film assez chiant. C’est une version avec budget de Trigger Man. Une caméra podzienne (qui abuse de foyer/hors-foyer) qui croit nous donner du style avec une désaturation post-produite est ce qui donne de la qualité au film. Sinon le reste est un peu confusant et ce n’est pas voulu c’est le manque d’expérience du réalisateur qui est en cause. Les acteurs se débrouillent mais ils ne peuvent excuser toutes les incohérences de leurs actions. Bref, War Games, c’est poche.


Jandek On Corwood : On vit à une époque où tout le monde pour des raisons différentes détestent les hipsters. Hipster, on l’est tous un peu. Voilà, le problème est réglé. Jandek On Corwood est un film complètement détestable. Il est un film typiquement hipsterien fait probablement par un hispter et pour les hipsters. Je m’explique. Jandek On Corwood est un documentaire sur un chanteur folk américain hyper mystérieux. Il a plus de 70 albums autoproduits, pour la plupart, à son actif en 35 ans de carrière. Le film est donc un tentative de la part du documentariste d’obtenir un entrevue avec Jandek. Le film passe donc les 89 minutes de sa durée à nous parler de Jandek sans jamais qu’on le voit puisqu’on ne sait pas qui il est. Dans un documentaire réussi comme le récent Color Me Obsessed où pendant plus de 2 heures on nous explique qui sont The Replacements sans jamais entendre une chanson, voir une photo ou un membre du groupe, on atteint le but voulu, celui de mythifier un groupe de musique sans l’aide de celui-ci. Jandek On Corwood à un agenda différent puisque le but pour le documentariste est de nous montrer qu’il peut, lui, avoir un entrevue avec Jandek, que ses goûts musicaux sont excellents puisqu’il connaît, lui, Jandek, un artiste que personne ne connaît. C’est ce que je veux dire par détestable et hipstérien. Cet espèce de : « Je connais un chanteur que personne ne connaît »  ou «  Je l’ai connu avant qu’il ne devienne populaire ». C’est un peu le combat de Jandek On Corwood, 89 minutes d’intervenants qu’on se contrecrisse genre un gars qui fait de la radio à Little Rock en Arkansas dans son garage et qui nous explique que LUI, il connaît Jandek, il a écouté tout ses albums et ils sont merveilleux. Tout les intervenants sans exception, nous explique qu’ils l’ont connu avant qu’il ne soit populaire ou avant tout le monde ou avant sa naissance ou etc… Tout les intervenants sont sans exceptions des pauvres gens qui n’ont pas de vie mais qui semblent penser en avoir une puisqu’ils connaissent, eux, Jandek. Tout les intervenants, sans exception, croient connaître Jandek mieux que quiconque. Ce qui devient complètement agaçant puisqu’on n’a pas le goût, nous, de le connaître Jandek. Parce que sa musique ne nous plaît pas tant que ça. Le premier truc que je n’ai pas dit à mes amis (j’en ai quelques uns) après le visionnement de Jandek On Corwood c’est que je connaissais un chanteur folk américain mystérieux que personne ne connaît. Je ne les pas dit à mes amis parce que j’ai détesté le film et surtout parce que le film ne m’a pas fait découvrir Jandek, l’artiste mais plutôt une bande de sans-dessins qui le connaissent mieux que quiconque. Où est l’intérêt?


Hype! : Hype! est un documentaire sur la musique grunge ou sur Seattle de l’après Nirvana. En fait, j’imagine que le but était de montrer le genre musical et sa ville mais que Kurt Cobain est mort pendant le tournage alors le film est devenu par défaut autre chose : une version opportuniste de traiter d'un sujet qui avait été traité 10 000 fois avant puisque la mort de Cobain à précipité les choses pour des milliers de journalistes du monde entier. Hype! en a donc souffert. Ne l’ayant jamais vu à l’époque, je doit admettre qu’il est beaucoup plus intéressant de voir ce film 15 ans plus tard, pour mieux y comprendre les dommages collatéraux et mieux comprendre le phénomène ainsi que la machination abbérante qu’est l’industrie du disque.


Trigger Man : Ti West a le vent dans les voiles depuis ses excellents The House of The Devil et The Innkeepers. On a même oublié qu’il avait fait et renié Cabin Fever 2. Trigger Man, son 2e film est une sorte de petit miracle pour un budget aussi risible (10 000$). Trigger Man est comme une version des pauvres d’Ennemy At The Gates, une version minimaliste à l’extrême de Deliverance. Ceci étant dit, c’est malheureusement là où s’arrêtent les qualités du film. Jamais ô jamais un film n’aura été aussi mal filmé, aussi approximativement mis en image. J’imagine que le caméraman a voulu créer un suspense à-la-Paul-Greengrass, caméra à l’épaule avec énorméments de mouvements et de zoom-ins/outs mais le résultat anéhantit complètement le but visé puisqu’au lieu de créer une tension, le film donne au spectateur une raison de croire qu’il écoute un film d’un amateurisme navrant. Les vidéos de Noël filmé par votre oncle en 1983 sont plus fluides. Que le résultat soit approximatif et extrêmement redondant peut pour certaines personnes comme moi, ne pas trop déranger. Mais le problème avec les zoom-ins/outs en abondances de Trigger Man c’est que comme la caméra très cheap (d’une valeur de pas plus de 38$) ne fait pas de supers beaux zooms à la base, il est d’autant plus frustrant de voir qu’une fois le zoom fait, la caméra est non seulement hors foyer mais l’image que l’on veut cadrer n’est pas cadrée, ce qui donne des images du genre : un homme debout dans la forêt, un zoom-in sur lui qui finalement se termine sur l’arbre en arrière plan ou sur son oreille au lieu de son visage, l’auto-foyer se met en marche pour finalement focaliser sur l’arbre/oreille et le caméraman peut ainsi se rendre compte de sa bourde et replacer légèrement sa caméra vers le visage qui lui fini par s’auto-foyer encore une fois. Le spectateur se gratte donc la tête en se demandant qu’est-ce qu’on veut bien me montrer, sapristi!


Go On :  Go On est la série télé du retour pour Matthew Perry (aucun lien de parenté avec Katy Perry) et malheureusement elle ne sera pas renouveller pour une 2e saison. C’est bien dommage puisque Perry a réussi à nous faire oublier le plus que médiocre Mr Sunshine. Go On est drôle et amusant et tout ses personnages sont attachants. Vous pouvez l’écouter sur Netflix mais ne vous attendez pas à quelque chose qui ressemble à Breaking Bad (il paraît que c’est bon).


Flight 666 : Flight 666 est un documentaire assez classique et chronologique sur la tournée mondiale d’Iron Maiden en 2008. Pour les fans du groupe britannique, ce documentaire est à voir et à posséder même s’il ne propose rien de bien nouveau puisqu’ils n’y apprendront rien mais il demeure que le film de Sam Dunn est plus qu’une pièce de collection. Flight 666 nous présente un groupe de musiciens qui ont évolué ensemble depuis la fin des années 1970 (sauf pour les quelques fois où Bruce Dickinson, le chanteur, fut remplacé sur certains albums) pour aboutir avec cette sérénité et ce bien-être de se côtoyer encore plus de 30 années plus tard. Il ne semble y avoir aucun conflit interne dans ce groupe, que des monsieurs contents de pouvoir encore donner tout ce qu’ils peuvent à leurs fans du monde entiers. Que des musiciens et pères de familles sereins et calmes, ayant réussient leur rêve d’enfance. Celui de jouer de la musique heavy metal. Avec Flight 666, on redécouvre Iron Maiden où on les avait laissé (puisqu’on a tous un jour ou l’autre écouter du Iron Maiden). Les scènes de spectacles capturés par Dunn et ses caméramens sont fluides et donnent le goût de hocher de la tête. Le plus, absurde dans Flight 666 qui est également le nom de l’avion que le groupe utilise pour sa tournée c’est, et c’est cela qui vend le film, que l’avion qu’utilise le groupe et son équipe pour voyager dans le monde est piloté par le chanteur de la formation. Bruce Dickinson, compositeur-interprète-producteur-propriétaire de chateaux et pilote.