Tuesday, November 29, 2011

Zatoichi at the Blood Fest : Le Festival de sang promis dans le titre n’arrive jamais mais ce 25e film dans la série des Zatoichi est une agréable surprise surtout que les 4 ou 5 dernières aventures du samourai aveugle sont plus que mauvais.


Priest :

Scott Stewart(réalisateur) : Hey Paul, ça va?

Paul Betanny (acteur roux n’apparaissant pas dans l’œuvre de Romain Gavras et mari de jennifer Connely) : Oui ça va!

Scott : Écoute, je ne te l’ai jamais dit, mais j’ai utilisé toute les scènes coupées de Legion et je les ai monté pour en faire un autre film.

Paul : Fuck Off!

Scott : Je te le dit. J’ai tout pris, ajouté des CGI et des vampires bidons. J’ai aussi tourné quelques scènes avec les abdos de Cam Gigandet…

Paul : Cam Gigandet? What the fuck?

Scott : Oui, le vampire poche qui meurt dans Twilight.

Paul : Oh Cam Gigandet! Le sodomite du remake de The Experiment.

Scott : Je ne sais pas, j’ai pas vu.

Paul : C’est pas nécéssaire.

Scott : Bon. Toujours est-il que si tu vois des affiches du film Priest avec ta face dessus et que tu n’as aucun souvenir d’avoir tourné dedans, c’est parce que, comme je t’explique, je l’ai un peu traffiqué.

Paul : Ok, pas de problème. Est-ce que c’est bon?

Scott : Paul, Paul, Paul, a-t-on déjà fait quelque chose de mauvais toi et moi?


Sucker Punch : Aussi beau à regarder que soit Sucker Punch, Zack Snyder n’est absolument pas capable de raconter une histoire. Watchmen et 300 étaient les meilleurs storyboards jamais fait pour lui, il n’a fait qu’un copier coller, l’histoire se racontait d’elle même. Dawn of the Dead est un remake pratiquement copier coller aussi, l’histoire est la même mais la morale est inexistante. Sucker Punch est le premier scénario original que Snyder met en scène et il arrive difficilement à raconter quelque chose, à apporter un point sur quoique ce soit. Au mieux, Snyder apparaît comme un brillant faiseur d’images, au pire, un misogyne qui rate complètement sa cible. On est supposé lire plusieurs niveaux de lecture dans Sucker Punch mais ça ne fonctionne tout simplement pas. Comme on a tous vu La Rivière du Hibou de Robert Enrico, on sait après 10 minutes où le film se dirige, Enrico nous faisait patienter 15 minutes alors que Snyder passe plus de 2 heures à nous abrutir le cerveau d’images de jeunes femmes en baby doll qui joue du coude ou mitraillent tout ce qui bouge. On a parfois l’impression de voir un version sérieuse d’un sketch de Contrat d’Gars.


Mother’s Day : Remake d’un film de Troma, Mother’s Day est avant tout la chance ultime pour Darren Lynn Bousman de faire un mea culpa pour toutes les merdes qu’il nous à pondu (Saw 2, 3 et 4, Repo The Genetic Orchestra). Bousman n’a pas le talent de James Wan mais il n’est pas non plus un sous-tâcheron, il a seulement la mauvaise habitude de mal choisir ses projets. Mother’s Day s’inscrit dans la lignée des rares films d’invasions de domicile, genre beaucoup plus présent dans les années 1980. D’une grande violence, Mother’s Day a l’avantage d’avoir une mise en scène soignée et un montage assez serré pour que le suspense fonctionne, dumoins dans sa première demie. Le film n’échappe pas aux clichés du genre mais s’en tire plutôt bien puisque les acteurs jouent bien diminuant ainsi l’impact des clichés.


Final Destination 5 : La série tourne en rond depuis au moins 2 films, mais elle est toujours bien réalisée si ce n’est que les acteurs sont toujours exécrables. La qualité du film repose dans l’ingéniosité des morts/meurtres des personnages dont on ne ressent jamais la moindre sympathie et dont on souhaite la mort la plus vicieuse qui soit. Ce qui est un peu malsain d’écouter un film pour voir les gens mourir. Le suspense ne réside jamais à savoir qui va survivre mais plutôt comment vont-ils mourir. Malsain mais divertissant, Final Destination 5 ressemble aux autres films de la série mais cette fois ils ont inclus une finale surprise surprenement surprenante qui fait sourire malgré le fait que ça ne fonctionne pas à 100%.


Parole de Flic : Film d’action écrit, interprété et produit par Alain Delon, il en profite également pour chanter la chanson thème du générique de fermeture dans un anglais risible qui vous fait friser les oreilles. Pour venger la mort accidentelle de sa fille par une bande de malfrats en redingote/cagoule/gants de cuirette, Pratt (Delon), se rend à Lyon (en France) et enquête. Il en profite pour séduire une policière qui tombe en amour avec lui après s'être mise nue au plus grand plaisir du spectateur qui roule des yeux depuis au moins 45 minutes. Pratt prend part à une poursuite en voiture incompréhensible qui se termine de façon bizarre dans une rivière et il se déguise en clown pour kidnapper le méchant à l'aide d'un crocodile en plastique sur roues dans une scène beaucoup trop longue pour être efficace ou amusante. La fin nous laisse perplexe autant parce que ne comprend pas se qui s'est passer et autant par la réaction des 28 figurants qui regarde un cadavre sans bouger comme s'il s'agissait d'une scuplture de Rodin.


Hyenas : On prend un film de loups-garous et on les change pour des hyènes (pourquoi?) avec un résultat beaucoup plus que navrant. Bien sûr les effets spéciaux des transformations sont risibles mais jamais autant que les hyènes en CGI qui pourraient rivaliser avec les oiseaux de Birdemic. Les dialogues sont atroces mais pas autant que les acteurs qui les récitent. Christa Campbell qui se met nue à peu près à chaque présence devant la caméra, a toujours les seins un peu flous comme si on ne voulait pas vraiment les montrer. Agace-pissette! Certaines performances d’acteurs irritent par leur caricature (le policier qui se pourlèche les babines). Beaucoup de revirements surprises qui ne tiennent pas la route et une histoire d’amour qui défie toute la logique du film. La scène de l’auto-stop est tellement ridicule, cliché, mauvaise et ahurissante qu’elle est de loin, la scène la plus drôle de l’année peu importe le média.


Vampira : Documentaire sur Maila Nurmi qui tenait le rôle de Vampira dans Plan 9 From Outer Space entre autres et qui fut la première "horror host" pour la télévision. Filmé et monté de façon très rudimentaire, à la limite du film étudiant, ce documentaire nous apprend très peu au sujet des "Horror Host", passe en vitesse sur la vie de Nurmi et nous montre le chanteur des Misfits être content et Julie Strain dans une robe en léopard.


The Terminators : Des cyborgs à forme humaine arrivent sur la terre et tue des gens pour aucune raison valable. C’est à Jeremy London de jouer les héros, ainsi qu’un shériff et 2 ou 3 idiots et une camionette et un fusil et etc… Tourné avec le budget d’un épicerie pour deux étudiants (Kraft Dinner, beurre d’arachide, thon en canne), on étire inutilement un scénario inexistant et on insulte le spectateur avec une poursuite finale inter-gallactique. Je ne surpendrais personne en écrivant qu’Arnold Schwarzenneger ne joue pas dans le film.


Zatoichi Darkness is His Ally : 26e et dernier film de la série (en excluant le remake de Kitano), ce Zatoichi a été produit 16 années après le 25e film (les 25 films ont été produit entre 1964 et 1973), ce qui explique que Zatoichi est maintenant grisonant. Cette fois, le film est beaucoup plus sombre, beaucoup plus violent et d’une intensité jamais vu en 25 films. Possiblement le meilleur Zatoichi, cette conclusion est satisfaisante.


Don’t Ring The Bell : Aussi connu sous le titre de The Mafu Cage, ce 2e titre est beaucoup moins trompeur puisqu’il y a bel et bien une cage dans le film. Carol Kane joue une femme qui perd peu à peu la tête et enferme des hommes dans la cage du gorille qui appartenait à son papa et dont elle et sa sœur ont héritée. Voilà, ça ressemble à ça! C’est assez psychédélique.





Sunday, November 20, 2011

reflexions sur de la cinématographication

Zatoichi and the Fugitives : Rien à voir avec le docteur Richard Kimble, Zatoichi se frotte à une bande de malfrats pas gentils dans un combat épique assez sanglant.

Samaritan Zatoichi : C’est le film de la série qui est interchangeable avec les autres. D’autant plus que le titre ressemble étrangement à Zatoichi, the Samaritan.

Boss Nigger : Oui, le titre du film est raciste mais pas autant que les personnages qui utilisent le N-word pour nous faire comprendre qu’ils sont vils et terribles. Par chance, Fred Williamson troque son habit de footballeur pour des chaps de cuir et vient à la rescousse pour faire le ménage de ce bled western-esque pourri.

Burning Palms : Il y a quelque chose d’amusant et d’intéressant dans ce film à sketches à l’humour très noir. Le seul hic c’est que le film est dépeint comme une bande dessinée divisée en 5 histoires comme si on n’assumait pas tout à fait le côté trash du film et qu’on s’excusait en disant : « C’est bédéesque, jamais je ne me permettrait de rire des couples gais qui veulent adopter un enfant ou jamais je ne me permettrait de rire d’un viol ». Malgré cette maladresse pardonnable, ce film est assez irrévérencieux pour passer un très bon moment.

Fitzccaraldo/Aguirre The Wrath of God : Je n’écoute jamais les commentaires audios des réalisateurs sur les DVD (sauf lorsque c’était, jadis, mon travail de le faire) mais comme Fitzccaraldo et Aguirre The Wrath of God font partie de mes meilleurs films les plus préférés au monde, je me suis prêté à l’exercice. J’ai été surpris à quel point Werner Herzog est très précis dans ses souvenirs et anecdotes et ce pratiquemement 35 années après avoir réalisé les 2 films (les commentaires ont été enregistrés en 2007). Ses interventions sont vraiment intéressantes et démontre le grand sens du cinéma que possède Herzog. Deux très très grands films à voir absolument.

Red White and Blue : Bon, bon, bon, quelqu’un essaie de choquer l’Amérique avec son film. Fail!

Super : Super est un inième film où des gens ordinaires se prennent pour des super héros. Là où Kick Ass restait plus ou moins fidèle à la BD dumoins au style bédéesque, Batman Begins aussi et Defendor, gardait une légèreté comique, Super est très sérieux, malgré son côté déglingué-dramatico-comique. Il apporte les mêmes questions que les autres films et touche aux même thèmes. Autant dire qu’il n’est pas meilleur ni pire que Defendor par exemple. Comme c’est un film de James Gunn, on doit s’attendre à quelque chose de plus trash d’où cette scène de sexe malaisante mais surtout inutile. Gunn frappe dans le mille lorsqu’il nous montre la violence mais surtout l’impact de celle-ci sur les gens ordinaire, on a beau se prendre pour un super héros, de la chevrotine dans les dents, ça fait mal, tout comme un coup de clé anglaise. Mon problème avec Super et j’avais le même avec Defendor, c’est que les protagonistes sont tous un peu fêlés dans la tête, à la limite de la maladie mentale. Rainn Wilson agit comme il le fait parce que ça copine le quitte pour un mafieux, il agit donc par vengeance. Alors pourquoi se déguiser si ce n’est que pour faire un travail de vigilante à la Death Wish. Donc les raisons justifient très mal les actions, tout comme l’état mental des protagonistes, c’est un peu réducteur d’en faire des gens malades mentals. Il y a de plus en plus de gens ordinaire qui jouent les « Héros » dans plusieurs grands centres urbains en amérique, Phoenix Jones à Seattle étant le plus médiatisé (pour les mauvaises raisons), je ne crois pas que ces gens soient moindrement atteint mentalement.

Zatoichi the Festival of Fire : Il n’y a absolument aucun festival dans ce film ni même de feu alors le titre est trompeur. J’ai téléphoné aux producteurs pour avoir des explications mais impossible de leur parler. Moi je voulais voir du feu et je n’en ai pas eu. J’avais le même sentiments que lors de la projection du film de barbarerie très peu sanglant, Les Invasions Barbares. Il s’agissait d’une histoire contemporaine qui n’avait rien à voir avec une invasions de vikings. On m’avait répondu, à l’époque, avez-vous déjà vu un film de vikings mettant en vedette Rémy Girard. La morale de cette histoire est qu’il est important d’avoir un titre qui représente bien le film pour éviter toute confusion ou quelque chose comme ça.

Zatoichi at Large : Probablement le pire film de la série et de loin. La série est assez redondante et chaque film se ressemble beaucoup mais il reste que tout est sympathique et divertissant, comme les James Bond. Zatoichi at Large serait le Live and Let Die ou le Living Daylight de la série. En essayant de faire changement le film devient une espèce de comédie grotesque où les japonais moustachus surjouent et où Zaroichi, pour une raison inexpliquée, devient tout simplement con, en tombant dans les pièges de ses adversaires, lui qui à toujours été stratégiquement prudent et ayant toujours été en avance sur ses ennemis. Comme si son spidey-sense ne fonctionnait plus (chose qui arrive souvent dans la trilogie de Sam Raimi). Il se fait piéger avec deux cordes et il semble impossible pour lui de les couper avec son sabre alors que dans les 22 films précédants il pouvait couper des murs de bambous ou des chariots de légumes avant même que ceux-ci se rendent à lui. Moi, je crois, qu’on se fout de ma gueule.

Zatoichi Meets the One-Armed Swordman : Une autre tentative de croisement entre Zatoichi et un autre personnage mythique du cinéma japonais. Le One-Armed Swordman n’est pas aussi épique que Yojimbo et on s’entend qu’avec un seul bras, il n’est pas tellement spectaculaire. C’est pourquoi il n’apparaît qu’au début et à la fin du film, parce qu’il est plate.

Zatoichi in Desperation : Un changement radical dans la série où musique funk et ambiance sale prennent le dessus sur ce qui était jusqu’à présent, une bonne série de films sympathiques. On a l’impression d’arriver en plein milieu de Shaft in Tokyo ou Coffy and The Samourais si ce n’est qu’il n’y a aucun afro-américain. Habituellement, une série de films commence à sentir sa fatigue après 3 ou 4 films, c’est un miracle qu’il en a fallu 22 pour que Zatoichi commence vraiment à devenir minable. En fait, depuis la scène de l’homosexuel-travestie qui essaie une pénétration anale à Zatoichi pendant son sommeil, la série à commencer à piquer du nez. C’est vraiment pas cool de profiter de la générosité d’un aveugle de la sorte.

Mindflesh : Film britannique à petit budget qui l’utilise à fond pour nous donner un mindfuck captivant. Un mélange minimaliste entre Lynch et Cronenberg qui ne se prend pas au sérieux et qui est surprenement intriguant. Malgré les sous-intrigues et le mélanges de flash backs, flash forwards et scènes oniriques, tout est bien maitrisé.

Last Cannibal World : En inssérant le mot « cannibal » dans le titre et en faisant croire qu’il s’agit d’images d’archives (ou reconstitution) d’un événement « vécu par le Docteur Robert Arper », on essaie de surfer sur la vague de Cannibal Holocaust. Last Cannibal World est sortie avant Cannibal Holocaust et à été réalisé par le même réalisateur, on a seulement changé le titre par la suite pour le plus grand plaisr des amateurs de cannibales. L’acteur Massimo Foschi gagne des points non pas parce qu’il joue le Docteur Robert Arper avec conviction mais parce qu’il est nu pour plus de la moitié du film en plus de se faire tirer le pénis et se faire « shaker la bourse » par des aborigènes. Last Cannibal World est, de mémoire, le seul film où une femme accouche d’un bébé pour ensuite couper le cordon ombélical avec ses dents, prendre le bébé et le lancer à un crocodile dans un lac.

Automaton Transfusion : À 73 minutes, Automaton Transfusion est extrêmement redondant. Film de zombies/infectés/virusés filmé avec une caméra à 37 dollars et ayant un budget 2 fois plus élevé, se contente d’avoir un rythme extrêmement rapide et des plans un peu tout croches pour créer un chaos alarmant qui semble plus débile qu’autre chose. Des acteurs de 38 ans jouent des ados pré-universitaires et courent partout pour accentuer le chaos, le sang coule à flot et tout le monde crient, etc…

The Ward : The Ward c’est le retour au cinéma de grand-papa Carpenter. The Ward c’est aussi un croisement entre une version moins chiante de Sucker Punch et une version trash de Girl, Interupted pour finalement conclure à la manière de Identity (un autre film de James Mangold). La facture est très télévisuelle, probablement dû au fait que Carpenter à travaillé sur la série Masters of horror et en à gardé quelques tics. Je crois que Carpenter n’est pas très bon avec les histoires fantastiques impliquants des fantômes/esprits, il a toujours excéllé dans tout ce qui est réaliste (Assault On Precinct 13, Halloween, Escape From New York, They Live). Chaque fois qu’il a mis en scène du fantastique, il en a résulté ses films les plus faibles (Ghosts of Mars, Prince of Darkness, In the Mouth of Madness, Big Trouble in Little China). N’empêche qu’un mauvais ou moyen Carpenter vaut mieux qu’un bon Wes Craven alors on ne va pas bouder le retour de papi Carpenter. De plus, Amber Heard ne m’a jamais semblé aussi belle.

Legend is Born : Avec le succès de la série Ip Man, ce prequel n’apporte absolument rien sinon des combats compétants mais mous.

Zatoichi Meets Yojimbo : Film le plus long de la série, il met en scène les deux héros mythiques du cinéma japonais. La rencontre entre les deux samourais n’est pas aussi excitante qu’espèrée. La chimie entre Mifune et Katsu est amusante.

The Beast in Heat : Film de la nazi-exploitation, The Beast in Heat n’est rien d’autre qu’un très mauvais croisement entre Ilsa She-Wolf of the SS et Gestapo’s Last Orgy. Des soldats nazis font des expérimentations scientifiques en torturant des juifs dans un sous-sol remplie de cages et d’intruments de torture. La scène d’anthologie du film est bien sûr celle où un espèce d’homme-bête viole des juives sur un lit de foin. Il rugit comme une bête en donnant des coups de pelvis où l’on peut très bien apercevoir que son petit pénis mou n’entre aucunement en contact avec les parties intimes de la demoiselle en détresse qui crie en s’époumonant. Il y a aussi quelques vagins qui se font électrocutées. À la toute fin,****Spoiler**** tout le monde meurt.

5 Days of War : Renny Harlin essaie de faire un Redacted ou un Welcome to Sarajevo avec ce 5 Days of War, film de guerre se cachant derrière une pseudo-morale patriotico-machin. Harlin n’a absolument rien à dire, il préfère faire exploser des maisons et des camions. Pour les fans de Heather Graham, ne perdez pas votre temps, elle meurt dans les 3 premières minutes. En fait, elle meure tellement rapidement, qu’on a l’impression qu’elle va revenir plus tard dans le film. Non. Le frère jumeaux bedonnant de Val Kilmer s’amuse et Rade Serbadzia est égal à lui-même en personifiant une fois de plus, un général louche de l’europe de l’est.

Big Man Japan : Faux-documentaire qui pendant les 20 premières minutes suit un homme dont on ignore les raisons qui en font le sujet du film. Puis, après l’entrevue, on comprend qu’il fait partie d’une famille de super-héros-monstre-géant qui avec l’aide de l’electricité, se transforme en énorme guérrier prêt à défendre sa ville contre les monstres/pieuvres géantes/mutants intergalactiques. Tout ceci est joué de façon humoristique avec des effets spéciaux pas tout à fait crédibles mais on embarque tout de même dans cette histoire farfelue qui fait rire surtout à la toute fin où les personnages portent de gros costumes où l’ont aperçoit la fermeture éclair.

The People I’ve Slept With : C’est bien connu, les comédies-romantiques se ressemblent à peu près toutes et peuvent parfois être pénibles. Qu’arrive-t-il si on prend tous les clichés de la rom-com et on les réunis dans un film remplie de personnages non seulement antipathiques, naivements stupides, insultants par leur immaturité et leur manque de civilité culturelle mais en plus mal joués par des acteurs mauvaisement pénibles? La réponse : The People I’ve Slept With, film indépendant où les hochements de tête et les soupirs du spectateur se comptent par centaine. On essaie de faire rire en créant des situations qui dépassent l’entendement de la protagoniste où elle agit comme s’il ne lui était jamais rien arrivée ni à elle, ni à sa famille, ni à ses amis comme si elle était venue au monde il y a 5 minutes. Elle est d’une stupidité frustrante et c’est ce qui est supposé nous faire rire alors que le film accumule les clichés et les situations malhonnêtes au dépend de sa cervelle d’oiseau ce qui nous la rend encore plus stupide. On a envie d’entrer dans la télé et lui expliquer la vie à coup de taloches derrière la tête, elle ou le réalisateur-scénariste. De plus, tout sonne faux, du happy ending aux changements émotionnels de la protagoniste en passant par des révélations chronologiquements douteuses.

Zwart Water : Thriller horrifique hollandais à l’ambiance glauque et aux acteurs respectables. Très, très peu sanglant mais hautement chargé en atmosphère, ce film de fantômes est un des plus réussi depuis la fameuse vague de J-horror et ses remakes des dernières années.

Sunday, October 30, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

Left Bank : Film d’horreur belge ayant ses détracteurs ainsi que ses admirateurs, autant dire qu’il ne laisse pas indifféent. Il faut dire que les personnages ne sont pas très sympathiques, que l’histoire est lente et que le film est rempli d’une imagerie dont on ne comprend jamais vraiment s’il s’agit d’un rêve, de symbolique flamande ou de style bidon. Le film est lent si bien qu’on ne sait jamais vraiment où il se dirige et une fois arrivé à sa conclusion qui peut sembler ridicule pour certains, on en comprend beaucoup plus sur cette symbolique, ces rêves mais il est trop tard, le film est terminé. Une chose est sûr, ce film mérite une seconde écoute. En plus de faire jaser sur sa signification. Une très bonne surprise.

Kinchiku : Le leader d’un groupe de…de…d’anarchistes? Se retrouve en prison et c’est à sa copine que revient le droit de continuer les activités de ces activistes. L’histoire est simple mais il faut la lire derrière la pochette du DVD car en visionnant le film, on pige que dalle. Pas que ce soit psychédélique et tout mais plutôt que c’est foutrement mal filmé, extrêmement mal monté et particulièrement mauvais. On voit que le réalisateur cherche à créer un style mais il n’y arrive jamais autant avec son montage approximatif qu’avec sa composition du cadre mal chié. C’est gênant! Mais ce qui est encore plus gênant ce sont les scènes de sexe où l’on peut voir des couilles de japonais taper flasquement sur les fesses d’une japonaise un peu dégueu qui jouit en faisant des faciès iritant pour la pupilles. Après avoir couché avec tout les membres du groupe (sauf 1, le petit gêné à lunettes), ils partent tous en excursions dans la forêt pour… je ne sais trop… mais on fini par couper le pénis de l’un, exploser la tête de l’autre en plus de jouer dans sa matière cervicale, on tranche la tête de l’un, on mitraille les trompes de phalopes de l’autre avec un shotgun etc… comme ça jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un et même lui, gêné par sa performance, j’imagine, s’enlève la vie en se laissant glisser le cou sur son sabre.

Zapped : Moment de gloire dans la carrière de Scott Baio, Zapped est une comédie adolescente qui semble avoir de la difficulté à trouvé son public cible. Après avoir reçu un coup sur la tête et inventer une boisson bidon dans son laboratoire d’école, Baio se met à pouvoir déplacer des objets télékinétiquement. Tout ça est évidemment très stupide avec beaucoup d’humour famillial et caricatural jusqu’à ce que Baio utilise son pouvoir pour dévêtir des poitrines et dénudir des seins féminins. Ce que je croyais être un genre de Watatatatow :the movie devient tout à coup un Porky’s… pour adolescents. Une finale Carrie-esque qui avec ses seins et ses robes qui s’envolent diffère des feux et meurtres du film de De Palma tout en nous laissant espérer que jamais plus ils n’oseront refaire un film dans le genre…

Zapped Again : Ils ont oser refaire un film dans le genre et il se titre : Zapped Again. C’est un peu la suite de Zapped mais 8 années plus tard, mieux joué, moins stupide (un peu) et moins de seins.

The Wiz : The Wiz, c’est la version cinématographique de la pièce de Broadway basé sur le Wizard of Oz mais pour les afro-américains du ghetto new yorkais. Michael Jackson y joue l’épouvantail et Diana Ross, Dorothy. Les chansons sont entrainantes mais oubliables, et le film est visiblement tourné dans un studio, alors les décors sont impressionnant mais hermétiques. On aurait dû tourner dans les rues de la ville. Le budget en aurait pris un coup mais à ce que je sache, le film à coûté très cher alors…

7 Women for Satan : Aussi connu sous son titre original : Les Weekends maléfiques du Comte Zoroff, ce film français est une honte cinématographique mais un bon partie pour une programmation double avec un film de Jean Rollin. L’histoire est simple mais on semble vouloir la compliquer avec une imagerie psychédélique où plusieurs femmes se mettent nue et courent dans un champs ou une forêt ou etc… En poussant beaucoup sa chance, Michel Lemoine (scénariste, acteur et réalisateur) tente de nous faire croire qu’il s’agit d’une suite au film de 1932 The Most Dangerous Game. On y croit pas une seule seconde. Certaines scènes sont incompréhensibles, ex : une femme dont le comte Zoroff vient de faire la connaissance s’enfuit parce qu’elle a peur de lui (il l’a giflé et insulté quand même). Elle s’enfuit donc et le Comte la poursuit en cadillac, dans la forêt, accumulant les crissement de pneus sur la pelouse et les virages dangereux entre les rochers pour ensuite la happée avec sa voiture, s’excuser et lui dire qu’il l’aime alors qu’elle est morte. Les dialogues sont risibles et font de ce film une pure merveille.

Wicked Little Things : L’histoire est banale mais certaines images sont angoissantes. Des enfants mort-vivants tueurs-vengeurs, on n'en voit pas assez dans les films. Le tout est gâché par une sous-intrigue où de méchants hommes d’affaires avec des fusils surjouent leur rôle inutile ainsi qu’un hermite qui est rapide pour aviser les nouvelles venues (Lori Heuring, Scout Taylor-Compton et Chloe Moretz) d’un danger environnant tout en révélant le moins possible ce qu’il s’y passe préférant être mystérieux et ambiguë. Boring….

The Hamiltons : The Hamiltons est le genre de film à micro-budget où tout à été tourné avec une caméra cheap (on est loin du Nadja de Michael Almereyda quand même). On justifie la mauvaise qualité de l’image en faisant du film un faux-documentaire. Dans ce cas-ci, un faux-film-familial. Le problème c’est qu’on ne voit pratiquement aucune différence entre ce qui constitue le document familial, le film et le POV des victimes de la familles Hamilton, mis à part un faux 4:3 pour ce qui est filmé par la caméra familiale. Tout est extrêmement foireux et prend plusieurs dizaines de minutes avant de comprendre la structure formelle du film. À mon avis, ce n’est pas réussi. Le jeu des acteurs non plus n’est pas réussi et c’est ce qui semble bizarre dans ce film. Tous les acteurs donnent l’impression qu’ils sont bons. Ils sont extrêmement mal dirigé et déblatèrent des clichés de façon cliché, ce qui enlève beaucoup de réalisme à l’ensemble. On a parfois l’impression qu’on a pas laissé les acteurs jouer comme ils l’auraient souhaité. C’est vraiment dommage car la conclusion du film est intéressante. The Hamiltons gache une bonne finale intriguante avec un visuel de marde ne servant pas le récit et une pluie de clichés embarassants.

The Gravedancers : Il y a quelque chose de très ridicule dans ce film où deux rednecks dansent sur une tombe ou deux dans un cimetière pour ensuite être hantés par les spectres des tombeaux profannés par la danse. Il n’y a rien de sérieux dans cette intrigue où on y mêle deux recherchistes en phénomènes paranormaux qui radotent tout plein de niaiseries. Tout y est ridicule, surtout les effets spéciaux. Le gros problème c’est que le film se prend très au sérieux et c’est ce qui empêche le spectateur d’apprécier ou bien même de rire du film à ses dépends. Une pure perte de temps.

Zatoichi’s Pilgrimage : Aussi connu sous le titre Zatoichi’s Ocean Voyage, ce film ne se passe jamais sur un bateau ou en bordure d’un lac ou rivière. Un peu plus grand guignolesque que les précédents opus (une main se fait couper, beaucoup de sang rouge-peinture), cette quatorzième aventure du samourai aveugle est divertissante.

Zatoichi’s Cane Sword : Même si le titre semble vouloir se concentrer sur l’épée de Zatoichi, on n'en fait jamais vraiment un cas dans le film. Même si celle-ci sert à couper à travers des barils en bois et des murs en bamboo. Peut-être est-ce une métaphore pour parler du pénis de Zatoichi car pour la première fois en 15 films, il masse une femme. Il est peut-être aveugle mais il n’est pas fait en bois.

Zatoichi the Outlaw : Un autre des films de la série où je n’ai pu avoir accès aux sous-titres. Les dialogues éaient très difficiles à comprendre car je ne parle pas japonais. Depuis les 2 derniers films de la série, il semblerait que Zatochi prend une tengente un peu plus gore. Il y a donc du sang qui coule dans Zatoichi the Outlaw mais il y a également une tête tranchée à coup de sabre ainsi qu’une femme se faisant torturer à la cire de chandelle avant d’aller se suicider au bout d’une falaise.

Zatoichi’s Challenge : La bataille finale se passe sous la neige pour une 2e fois dans cette série de films mettant en scène un samourai aveugle. La neige tombe en gros flocons, c’est presqu’une tempête et le lendemain, Zatoichi quitte le village où la neige à entièrement disparue. Il verse une larme (ce n’est pas à cause de la neige mais à cause d’un gamin) Zatoichi est donc un homme sensible même s’il a tué environ 300 hommes depuis le début de la série.

Flash Point : Donnie Yen continue, à 48 ans, d’enfiler les films d’action dans son Hong Kong natal à un rythme d’enfer. Il a su se renouveller au moins 3 fois depuis le départ de Jackie Chan et Jet Li vers Hollywood. Flash Point n’est rien de moins qu’une imitation d’hybride entre John Woo et les meilleurs Jackie Chan (ceux mis en scène par Sammo Hung) mais une très bonne imitation. L’aspect John Woo-esque ne se fait sentir qu’au tout début, en surface seulement mais le film fini par prendre son envol et on a affaire à une solide série B où les combats, surtout la finale, pourraient presque faire rougir ceux de Drunken Master 2.

Alien VS Ninja : Il y a certainement un « Alien » dans ce film, mais il y a environ 40 ninjas alors le titre est quelque peu trompeur, je dirais. Le alien est un homme dans un habit en caoutchouc et les effets spéciaux sont une gracieuseté de Cheapo-CGI. L’histoire est simple (voir le titre) et est remplie de personnages-dont-on-s’en-bat-les-couilles, en plus d’un humour bon enfant et des centilitres de fluide corporel étrange. Sans être gore à souhait, le film accumule les scènes foubraques en essayant le plus possible de divertir. Je dirais que malgré le choix douteux de certains passages et la qualité caoutchouteuse de plusieurs effets, ce film est supérieur au niveau du divertissement à Alien VS Predator, et Alien VS Predator 2.

Biozombie : Comédie zombie-esque hongkongaise pas drôle, pas gore et pas amusante. Le premier zombie apparaît après 30 minutes. On a donc droit à 30 minutes de comédie pathétique, rien de trop embarassant. Le film ne se prend jamais au sérieux ce qui lui donne un côté très amateur, très caricatural et très oubliable. On a l’impression qu’il est tout droit sortit des années 1980 alors qu’il date de 1998. Si le spectateur est habitué aux comédies peu subtiles de Hong Kong, Biozombie passe le test. La finale se prend pour un jeu vidéo de façon peu convaincante. Un sous-Shaun Of The Dead (même si le film de Wright est sorti 6 années plus tard).

Monday, October 17, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

Cafe De Flore : Le succès de C.R.A.Z.Y. à permis à Jean-Marc Vallée de pouvoir faire un film aussi personnel que Cafe de Flore. On est loin de Liste noire ou la suite de Posse avec Mario Van Peebles. L’intrigue de Cafe de Flore nous captive peu puisque c’est un film sensoriel, un film que l’on ressent, un véritable objet cinématographique habilement mis en scène, monté et découpé. Il y a une simili-intrigue qui semble avoir un dénouement imprévisble et on fait confiance à Vallée pour boucler la boucle de façon majestueuse tant les 90 premières minutes du film nous captive avec sa musique, ses images, son peu de dialogues. Il nous guide peu à peu vers un crescendo qui ne peut qu’être jouissif et touchant et ce malgré les quelques maladresses. Mais voilà que Vallée rend les 30 dernières minutes difficiles à accepter en surexpliquant un peu trop dans les dialogues et en forçant une finale aussi improbable qu’inintéressante. Inintéressante parce que cette finale arrive de nul part sans que Vallée n’ai pris le temps de dévellopper quoi que ce soit. Alors tout semble forcé tout en croyant être d’une intélligence et d’une humanité touchante alors que rien ne semble fonctionner sauf, bien sûr, si on surexplique le tout pour y donner un semblant de cohérence. Comme si tout d’un coup, Vallée ne faisait pas confiance à ses specteateurs et que tout devenait extrêmement prétentieux mais avec peu d’argument pour nous convaincre. En fait, on a l’impression qu’il s’agit d’un problème de montage, comme si on avait trop coupé dans les moments les plus importants. Dommage car Vallée a presque réussi un tour de force.

Rien à déclarer : Pour une raison difficile à expliquer, Bienvenue chez les Ch’tis est devenu un succès immensément populaire. Rien à déclarer est le nouveau film de « Daniel » Boon et l’humour « raffiné » de son premier film est remplacé par quelque chose d’encore plus pénible. Avec la subtilité d’une hache dans le front et la drôlerie d’un biscuit Lu dans le vinaigre, le scénario remplie de blagues télégraphiées de Boon est mis en scène de façon télévisuelle et joué de façon caricaturale. Les bandits sont de terribles incompétants, les blagues sont télégraphiés et expliqués, puis, sur-expliqués pour être bien sûr que le spectateur trouve cela incommensurablement drôle. Une histoire d’amour dont on s’en bat les couilles est mélangée à une histoire de traffiquants de drogues sous fond de racisme franco-belge qui ne lève jamais vraiment très haut. Le malaise est au menu. Tout les acteurs belges font partie de la distribution (sauf bien sûr, Jean-Claude Van Damme).

The Mechanic : Remake d’un film d’action des années 1970, The Mechanic garde la même intrigue mais l’actualise, surtout au niveau de la mise en scène plus éfficace au dépend de l’intrigue mal ficellé ainsi qu’au dépend de la relation entre les personnages. Ben Forster est meilleur que Jan-Michael Vincent mais Statham n’arrivera jamais à la cheville de Mr. Majestyk. Le film avance à un rythme rapide si bien qu’on a l’impression que rien ne s’y passe, que Forster n’a pas le temps d’apprendre le métier de Mechanic que la divulgation du méchant arrive sans qu’on ne comprenne pourquoi ils en sont arrivé là, etc… Comme Hollywood n’aime pas les risques, on n’a pas gardé la finale de l’original, préférant penser que l’on a sous la main, le début d’une franchise.

Dylan Dog : Dead Of Night : Dylan Dog est une BD italienne archi-populaire où un détective privé fauché vivant avec son accolyte, un sosie de Groucho Marx, combat les forces du mal (zombies, etc…). Michele Soavi nous avait donné une adaptation personnelle et réussi en 1994 avec Dellamore Dellamorte mettant en vedette Rupert Everett (qui avait servit de modèle pour le personnage de la BD). Certains diront qu’il s’agit du dernier vrai bon film d’horreur italien. D’autres, ceux qui auront vu la version américaine du film (Cemetary Man), diront le contraire. Un gros débat. Peu importe qui a tort, tout le monde à raison de craindre une nouvelle adaptation de la BD. Dylan Dog : Dead Of Night n’arrive pas à la cheville du film de Soavi ou de la BD ou d’un bon film de genre. Avec un budget risible* qui n’aide pas du tout le film, Kevin Munroe met en scène un Brandon Routh qui n’a pas le charisme ou le talent de nous faire croire à son personnage. Routh donne des malaises tellement sa performance est à la limite de l’amateur. Taye Diggs joue le méchant de service avec conviction mais son personnage est peu mémorable. Le tout baigne dans une intrigue où monstres, esprits, loups-garou, vampires et etc se font la guerre en Louisiane. Les CGI pleuvent et donne un côté bédéesque au film, ce qui n’est pas un compliment. Certaines scènes sont foutrement mal chiés puisqu’on n’a pas le budget des ambitions. Le film ne ressemble en rien à la BD (il y a une photo de Groucho Marx dans l’appart de Dylan Dog), le ton et l’humour ne fonctionne absolument jamais. On se demande si c’est supposé être drôle ou non. Les mélanges de genres ne fonctionnent pas, ils donnent plutôt l’impression d’un énorme foutoir foireux où l’on aurait voulu faire un croisement entre An american Werewolf in London, Constantine (qui n’avait rien à voir avec sa BD non plus), Underworld et Blade.

*après avoir fait des recherches, j’a vu que le budget est de 20 millions de dollars, pas si risible que ça finalement.

Limitless : Sorte de pseudo thriller dramatico-peu-thrillo-mauvais, Limitless souffre d’une mise en scène pas si cool mais surtout d’une intrigue qui ne va nul part. On mise sur les yeux bleus et le charme de Bradley Cooper et ce n’est jamais un problème puisqu’il supporte le film sur ses épaules c’est au niveau de l’intrigue que tout est foireux. Cooper prend une pillule que son ex-beau frère/ex-dealer lui donne et sa vie change. Elle lui permet d’utiliser toute ses connaissances acquises pour faire de lui un surhomme. Cooper devient vite accro après avoir écrit un roman en 2 jours et enrichit son compte en banque. Jusqu’ici tout va bien. Puis, un mafieux russe veut lui briser les jambes, son ex revient dans le décor et prend une pillule pour battre un méchant à coup de patins d’enfant et un homme d’affaire véreux veut utiliser Cooper pour s’enrichir alors que ce dernier doit combattre les effets secondaires de la pillule. Même si tout est relativement divertissant, rien n’a vraiment de sens, comme s’il y avait 18 sous-intrigues en même temps mais peu dévellopées alors tout devient épisodique. Johnny Whitworth a toujours de beaux cheveux.

Wet Hot American Summer : J’ai vu ce film à sa sortie alors qu’il avait un aura de film-culte et le seul souvenir que j’en avait 5 minutes après le visionnement était que je n’en avait plus aucun souvenir. Alors ma 2e écoute presque dix année plus tard me fait comprendre que la première écoute avait raison de s’éffacer de ma mémoire. Comédie se passant sur un camp d’été Meatballs-style, ce film est remplie d’acteurs comiques qui ne font aucune blague. Des membres de SNL (Garofalo, Poehler, Shannon), The State (Showalter, Black, Marino, Miles) la troupe Apatow inc. (Rudd, Banks, Lo Truglio) David Hyde Pierce et un Bradley Cooper pré-Wedding Crashers, pré-célébrité et pré-musculature s’égeangent des répliques assez péniblement peu drôles.

Gift : Comme Perry Farrell à un énorme égo en tant qu’artiste, il a demandé à Warner Bros. un budget pour tourner un film à la suite du succès de Nothing’s Shocking, le premier album de son groupe Jane’s Addiction. Farell, le créateur de Lollapalooza, passe son temps avec sa petite amie de l’époque (la co-réalisatrice/artitste Casey Nicolli) à prendre de l’héroïne pendant l’enregistrement de Ritual de lo Habitual. Il n’y a donc pas vraiment d’histoire à son film qui ressemble plus à une vidéo familialle mais avec un budget. Dave Navarro, Eric Avery et Stephen Perkins, les autres membres du groupe semblent ne pas vouloir se mêler des élans cinématographiques de Farrell, alors ils participent le moins possible de façon flagrante à ce film qui n’en est pas un.

Devil’s Playground : Documentaire sur les Amish, Devil’s Playground se concentre surtout sur le rite de passage où les ados Amish sont relâché dans la nature urbaine des villes où drogues, alcool et sexe et drogue et crack tentent de les emmener vers le côté obscur tout en créant un mindfuck où les ados doivent décider s’ils veulent rester Amish et servir Jésus jusqu’à la fin des temps ou s’ils veulent se fendre la gueule en couchant avec des prostititués cokées en essayant d’oublier leur vie antérieur, leur famille, leur religion. Le film ne prend aucun parti-pris et se contente de très bien expliquer le dillemme que vivent les ados Amish. Ils ont un choix qui déterminera le reste de leur vie. Devil’s Playground est hyper intéressant et humain.

Outsourced : Comédie romantico-prolétaro-machin-truc, Outsourced ressemble à un sitcom avec ses décors de studio, ses blagues pas drôles et ses acteurs plus beaux que bons. Le film raconte l’histoire d’une compagnie américaine de ventes par téléphone qui déménage sa salle téléphonique en Inde question de sous-payer ses employés. Pour garder son emploi, le protagoniste décide de partir en Inde et superviser les ventes. Il tombe amoureux, réussi à se faire aimer de tous les employés et pousse les ventes dans le tapis. Tout le monde est heureux à la fin et tout le monde s’aiment, c’est très beau pis toute. Mais c’est vraiment ennuyant. Surtout les blagues qui jouent avec les clichés de l’Inde (vaches, accent, kama sutra, Thank you, come again, etc).

The Scar Crow : 4 idiots voulant brouter du minou se retrouve dans un village pseudo-hanté par les fantômes de quelque chose qu’on s’en torche et finissent par servir de sacrifice à un épouvantail possédé par l’esprit de quelqu’un ou quelque chose qui autrefois à donner ou vendu son âme etc… De jolies jeunes femmes (pas tant que ça) se dénudent pour attirer les idiots et ça marche. Le montage est remplis de flashs montrant du sang et des gens ensanglantés et de la sanglitude pour absoument rien sauf peut-être pour faire peur au spectateur qui a depuis vraiment longtemps appuyer sur le bouton « stop » du lecteur DVD.

X-Men : First Class : On n‘attendais pas grand chose de ce X-Men First Class surtout après la trahison qu’avait été X-Men III. Mais voilà que le film de Matthew Vaughn (aucun lien de parenté avec Vince) est dans la lignée des 2 premiers films de la trilogie réalisé par Bryan Singer (qui agit ici en tant que producteur). Une réalisation soigné, un souci du détail, un rythme lent qui laisse place au dévelloppement des personnages et de l'intrigue. X-Men First Class est donc un divertissement honnête sans être un grand film d’action.

Étant quelqu’un de très pointilleux je dois tout de même exprimer mon mécontentement face au film mais surtout face au prequels qui selon moi ne servent à rien. Un film comme X-Men Origins : Wolverine n’apporte rien. Au-delà du fait qu’il s’agit d’un des pires films jamais fait, on apprend rien sur les origines du personnages (d’accord sa femme est morte) mais c’est le genre de film où on essaie de boucler une boucle qui n’a pas besoin d’être boucler. On sait que Wolverine est devenu amnésique suite à un accident quelconque, on a pas besoin d’un film pour nous le montrer. D’autant plus que ce genre de film n’a aucun suspense puisque l’on sait que le personnage survivra puisque la temporalité du film se situe avant la trilogie X-Men. On peut dire la même chose de la trilogie Star Wars, là où a New Hope, Empire Strikes Back et Return Of The Jedi concluaient tous sur des finales mythiques et dignent de Shakespeare (ObiWan meurt, Darth Vader est le père de Luke/Han Solo cryogénisé et Luke utilise le côté obscur de la Force), il ne peut donc rien arrivé dans Phantom Menace, Attack Of The Clones et Revenge Of The Sith qu’on ne sache déjà pas. Ces films ne servent à rien dans le sens qui ne font pas avancer l’histoire, il ne font que montrer des choses que l’on savait déjà tout en ayant aucun suspense quant à la destinée des protagonistes. X-Men First class est différent puisque l’intrigue est utile quant au futur de l’histoire. Par contre, et c’est là que je veux en venir (désolé si c’est long), les personnages en sortent tous égratignés. On ne croit jamais en l’amitié entre Professeur Xavier et Magneto et il est difficile de croire que ce dernier avec sa fougue vengeresse redondante soit devenue le Magneto suave et intelligent que Sir Ian McKellen à interprété. Je refuse de croire que McKellen est un être vengeur et un fils à maman il est beaucoup plus profond que ça alors que Michael Fassbender donne l’impression de jouer un tout autre personnage. Même chose pour Beast(d’ailleurs la façon de trouver les surnoms dans le film est risible), il est difficile de croire que la raison de son jolie pellage est dû au fait qu’il s’est injecté un sérum anti-mutation pas tout à fait au point et il est difficile de croire qu’il inventerai lui-même un sérum pas au point. Même chose pour Mystique, il est difficile de croire que Jennifer Lawrence (qui n’est pas une très bonne actrice pour les films de cette envergure) devienne en vieillissant Rebecca Romjin. On peut voir qu’elle prend la forme de Rebecca Romjin dans le film question de faire un clin d’œil aux fans mais pourquoi alors garde-elle le physique de Lawrence si elle peut avoit celui de Romjin. Ce n’est plus une question d’âge, son physique adolescent n’a donc rien à voir. Elle est beaucoup plus verbomoteure et moins cynique que dans la future trilogie et ce n’est pas l’âge qui lui permettra de dévellopé son cynisme, c’est un scénario mal écrit. Xavier est un don juan? Vraiment? Ça lui enlève tout son côté mystérieux, rassembleur et son côté père protecteur. Pour quelqu’un qui peut lire dans les pensées des gens, il a difficilement prévu sa paraplégie. X-Men first Class ne rend pas hommage aux personnages forts des films de Singer, il les écorches un peu en voulant boucler une boucle à-la-George-Lucas. Ne vous en faites pas, ces petits détails ne dérangent que moi et n’empêchent en rien l’écoute de First Class.

Scream Bloody Murder : Dans la scène d’ouverture, un gamin ne trouve pas mieux que de monter dans le tracteur famillial pour écraser son père. Comble de malchance en s’éjectant du véhicule, il se fait écrabouillé le bras sous les roues du tracteur. Ce qui n’est jamais vraiment clair, c’est s’il a agit de son plein gré et qu’il s’est lui-même mutilé le bras pour faire passé le tout pour un accident ou s'il n’a pas fait exprès. En voyant le personnage manchot à sa sortie de l’asile plusieurs années plus tard on comprend que tout ça doit être dû au hasard tellement il est idiot, stupide et imbécile. Il va donc, à sa sortie, voir sa mère qui s’est remarié avec un moustachu, ce qui rend notre jeune hommu uni-bras en colère ( il a tout de même passé 15 ans en institut psychiatrique ce qui est donc une réaction étonnante, je dirais) Il n’accepte donc pas que sa mère puisse être passé à un autre homme puisque son père est mort depuis 15 ans par sa faute. Fou de rage il tue sa mère, son moustachu et d’autre gens qui se trouve sur son chemin alors qu’il essaie de refaire sa vie avec une prostituée rencontré quelque part. N’acceptant pas que la prostituée soit une prostituée, il tue un de ses clients puis il la séquestre jusqu’à ce qu’elle tombe en amour ou devienne sa mère c’est pas super clair. Il est évident que Pedro Almodovar n’a pas été influencé par ce film pour Tie Me Up, Tie Me Down.

The Final Terror : Sorte de slasher-meets-Delivrance, ce film de Andrew Davis (The Fugitive, Under Siege et le très grand Chain Reaction mettant en vedette un Keanu Reeves bedonnant), est un ennui mortel. Un groupe part en expédition en forêt et se font suivre par un être étrange qui sans nécéssairement les tuer un à un, leur fait peur. Le spectateur doit plisser les yeux puisque tout se passe la nuit et il doit en plus endurer des personnages antipathiques qui s’engueulent pour rien.

Battle Queen 2020 : Film futuriste sans budget qui n’a pas d’autre amition que de montrer la poitrine dénudée de Julie Strain à plusieurs reprises, en fait pendant presque tout le métrage. Les acteurs sont nuls et l’intrigue aussi. On a droit à des motoneiges en guise de vaisseaux spatials, et des images un peu rouge en guise de flashback. Que dire des effets spéciaux expliquant le contact entre la planète Terre et un météorite sinon que les dessins d’un enfants manchots de 7 ans sont beaucoup plus précis et cinématographiques. La mise en scène est déficiente et les scènes de combats ne sont pas montées de façon fluide. En d'autres mots, ce film est risible.

Monday, October 3, 2011

Reflexions sur de la cinématographication

I’ll Never Die Alone : J’ai un problème avec des films comme I Spit On Your Grave (surtout son inutile remake) parce que violer c’est mal et je n’ai pas besoin d’un film pour me le dire surtout quand le seul argument du film est « de dénoncer la violence faite envers la femme ». C’est comme faire un film de 2 heures sur quelqu’un qui coupe des légumes parce que « Les légumes c’est bon pour la santé ». C’est faux de croire qu’un film comme le remake de I Spit On Your Grave ou celui de Last house On The Left apporte un quelconque message anti-machisme-machin puisque ces films ont le soucis de rendre le spectateur voyeur d’une scène de viol. Plus on en met, plus le spectateur est supposé croire que tout ça est dégueulasse alors que c’est de la foutaise, on en met le plus possible seulement pour repousser les limites du bon goût parce qu’on peut arriver au même résultat et avoir le même message sans avoir recours à autant de mauvais goût. Irréversible était risible par la prétention de Gaspar Noé et par son message peu subtil (Noé l’écrit en grosses lettres stroboscopiques) mais contrairement à LHOTL ou ISOYG remake ou Chaos par exemple, il a l’avantage d’apporter beaucoup plus et n’a pas la lacheté de se cacher derrière une pseudo morale féministe. Avec I’ll Never Die Alone on se retrouve dans les même lieux communs mais cette fois on est en Argentine. L’Argentine, le pays où les policiers violent des filles en groupes. Le récit est encore plus mince que les films auxquels il fait référence. La grosse différence ici c’est que le film à un côté atsy-fartsy qui devient un épée de Damocles. Le film n’a aucunement le budget de ses ambitions (un budget de 6000$) ce qui fait que le réalisateur n’a pu mettre la main sur un directeur photo de talent ou même une caméra efficace (il a filmé en 29,97 fps et à mis le tout sur une timeline en 24 fps, sans faire les ajustements nécéssaires) alors tout le côté artistique semble plaqué à la limite du ridicule. On voit les énormes efforts du réalisateur mais le côté voyeur-violence-viol-tuerie prend le dessus et ses élans artistiques, peu convaincants par manque de budget, donne au film un côté plus quétaine qu’il ne le souhaite et donne des scènes un peu longues pour rien. On a parfois l’impression de voir des scènes contemplatives féministo-machins parodiques. Le réalisateur n’est certainement pas aidée par des actrices affreusements mauvaises. Au lieu de donner des prestations digne de l’intensité du film, elles se contentent de donner une imitation de prestation d’actrice. Comme si elles essayaient de faire passer des émotions par leur visages effrayés tout en voulant recréer La Passion de Jeanne D’Arc de Dreyer. Pour ce qui est de la scène de viol, elle est beaucoup trop longue et filmé de façon anonyme où l’on cache le visage des fautifs. S’ensuit une vengeance remplie d’invraissanblences et de stupidités difficilements acceptables et de manque d’intensité et de mise en scène peu efficace et de etc…

The Cable Guy : À sa sortie il y a 15 ans (je n’avais pas détesté à l’époque), The Cable Guy avait été un flop et Ben Stiller en était le responsable. Le revoyant aujourd’hui je peux comprendre pourquoi. Mis à part Reality Bites, Stiller à toujours réalisé des comédies TRÈS PEU SUBTILES, Zoolander, Tropic Thunder ou même Heat vision and Jack et les sketches de son Ben Stiller Show, tout est parodique, et caricatural. The Cable Guy demandait un traitement beaucoup plus subtil, son humour noir est un peu maltraité par Stiller qui ne sait trop quoi en faire et donne un côté parfois bédéesque pour absolument rien à son film. DeVito (Danny) est beaucoup plus compétent avec l’humour noir et aurait pu donner un meilleur film s’il avait été derrière la caméra.

The Minus Man : The Minus Man est le seul film du scénariste Hampton Fancher et c’est une peu désolant. On aimerait bien qu’il récidive. N’ayant pas vu le film depuis sa sortie, j’avais apprécié son côté sérieux comparativement à Clay Pigeons sortie environ au même moment(les deux films ont pour vedette féminine Jeanene Garofalo). Il y a quelque chose de paisible dans cette histoire de tueur en série, comme si l’amabilité du tueur (joué par Owen Wilson) le rendait sympathique malgré ses actions( il tue Sheryl Crow, ce qui le rend sympathique à mes yeux). Il y a quelque chose de Steinbeck, Kerouac ou John Ford dans ce film. Dwight Yoakam, Dennys Haybaert, Brian Cox et Mercedes Rhuel complète la distribution.

A Guide To Recognizing Your Saints : La première fois que j’ai vu le film de Dito Montiel, j’ai été touché et j’ai pleuré (presque). J’ai fini par acheter son autobiographie (le film en est l’adaptation) ainsi que son roman suivant. En réécoutant le film 5 ans plus tard, j’avais des appréhensions. Le film de Montiel est selon moi, toujours aussi touchant, ses acteurs n’auront jamais été aussi bon (on parle de Shia Groundbeef et Channing Tatum). On a l’impression d’être dans le New York pauvre du Queens de 1986. Montiel ne prend pas le risque de ridiculiser la mode vestimentaire de l’époque, les vêtements, pour une fois, ancre le film dans son époque. Il peut sembler prétentieux qu’un auteur adapte son autobiographie et la réalise tout en insufflant une presque mise en abime, mais A Guide To Recogninzing Your Saints est tout, sauf prétentieux.

Fight, Zatoichi, Fight : C’est à peu près ce que cri le spectateur tout au long de ce film où Zatoichi se promène avec un poupon dans les mains, en ne se battant jamais.

Adventures of Zatoichi : C’est exactement ça, oui!

Zatoichi’s Revenge : Zatoichi retourne dans son patelin pour apprendre que son maître à été assassiné par une bande de lâches. Zatoichi cherche les coupables en massant des japonais louches. L’affrontement final est visuellement sublime, avec certaines similitudes à la scène du marteau de Old Boy.

Zatoichi’s and the Doomed Man : Ça devient redondant.

Zatoichi & the Chess Expert : J’ai vu ce film sans sous-titre. Je n’ai rien compris et pourtant j’ai vraiment essayé. Je ne saurais dire qui est l’expert du titre tellement tout le monde semblaient posséder une certaine expertise dans une matière quelconque.

Zatoichi’s Vengeance : Après sa revenge le voici qui prend sa vengeance. Un sublime duel au soleil conclut ce 13e film de la série.

American Grindhouse : Documentaire sur le grindhouse américain à partir de ses débuts jusqu’au film de Tarantino/Rodriguez. Ce documentaire nous apprends très très peu sur quoi que ce soit, on a l’impression d’écouter un supplément DVD pour Planet Terror. D’avoir John Landis comme intervenant principal donne une idée du très peu d’information que ce documentaire peu contenir. Je n’ai rien contre Landis, mais quand ton dernier succès cinématographique date de 1988 et qu’il s’agit d’une comédie, je me dit que Roger Corman aurait été plus intéressant (Joe Dante intervient). American Grindhouse est très décevant surtout après This Is Not Hollywood qui a fait grimper les standards en matière de documentaire sur le cinéma de genre.

Lemmy : Lemmy Kilmister est une légende du rock mais n’étant pas un fan de Motorhead j’ai toujours eu l’impression que Lemmy surfait sur la vague de Ace of Spades depuis plus de 30 ans. Je le respecte malgré tout, ce qui me trouble c’est l’angouement qu’on lui porte depuis 30 ans alors que chaque album de Motorhead tombent dans l’oublie et que les gens ne s’intéressent plus aux nouvelles parutions du groupe depuis au moins 27 ans. Lemmy est une légende parce qu’il a cotoyer les Beatles, a été roadie pour Jimi Hendrix, etc… Il a toujours des anecdotes à raconter tel un mononcle. (à moins que de savoir qu’il a déjà échanger de copines avec son fils vous le rend moins redneck). Lemmy est dépeint comme un homme intègre et sympathique mais c’est l’aura de « légende » qu’il traine avec lui qui empêche de le trouver pathétique. Un rockeur de 65 ans habillé en cuir qui collectionne des objets nazi et qui passe son temps dans les vidéos poker est un peu triste. Tout cela fait partie de l’homme, du personnage et c’est correct. C’est quand les intervenants ne cessent de l’acclamer et de l’idolâtrer que tout devient gênant. Qu’Ozzy ou les Damned interviennent, ça va, mais que Dave Grohl se la pète du genre : « Je suis avec Lemmy et je pète de la broue devant mes amis rockeurs de mardes », c’est un peu lourd. Tout sonne faux surtout de voir Billy Bob Thornton échanger avec Lemmy sur des sujets pathétiquements inintéressants. La force de Lemmy est de parler et d’être gentil avec chaque personne qui l’approche mais il semble radoter toujours la même chose, pas parce qu’il souffre de déficience de mémoire mais parce que les gens qui interviennent avec lui, lui demandent toujours les même osties de niaiseries.

Anvil : Anvil est un documentaire un peu difficile à aimer. C’est que les mésaventures que vivent les membres du groupe heavy metal ontarien font rire aux éclats tout en donnant des malaises. On rit aux dépends des gens ce qui est toujours un peu malaisant surtout quand les gens concernés sont sympathiques. On a l’impression de voir un véritable This Is Spinal Tap. Je recommande chaudement le film mais mon seul problème avec Anvil et c’est le problème que j’avais avec NOFX Backstage Passes, c’est qu’après 30 ans de carrière, je trouve un peu difficile à accepter qu’un groupe de musique continuent de faire des erreurs de débutants.

Dunn & Vito’s Rock Tour : On suit Ryan Dunn (pré-accident) et Don Vito pendant une tournée américaine d’un groupe punk-rock bidon dont j’oublie le nom (Paris…quelquechose). Dunn fait le pitre sur scène en première partie du spectacle et Vito se fait sucer les orteils par de jeunes filles en chaleur. C’est un peu l’équivalent de Girls Gone Wild ou d’un Easy Girls From Spring Break. Des filles qui se mettent nues, ou se montrent les seins pour la caméra, et un groupe de punk-rock qui en profite. Le but est évidemment de voir Vito manger et boire dégueulassement et nous faire rire avec son syndrome de Tourette. Dunn & Vito’s Rock Tour est pathétique pour plusieurs raisons, entre autres parce qu’on peut y voir le comportement des jeunes américaines lorsqu’elles sont loin de leurs parents puritains et prudes et aussi parce que Ryan Dunn qui n’a jamais vraiment eu de talent particulier, à terminé sa carrière en se faisant « kicker les gosses » sur scène pour gagner sa vie. Pitoyable.

Believe : Rien à voir avec le spectacle de Criss Angel au Luxor de Las Vegas, Believe est un documentaire sur le retour sur scène de Eddie Izzard. Izzard avait délaissé la scène et sa carrière d’humoriste pour une carrière cinématographique respectable mais ne lui ayant jamais donné de très grand rôle (sauf pour The Riches). Believe accumule les images d’archives de ses débuts sur scène et même bien avant à l’école. Intéressant pour les fans mais Believe n’apporte rien pour les néophytes en ce qui à trait à l’humour du britannique, le documentaire ne nous montre très peu de ce dont il est capable, ce concentrant sur sa famille et sa carrière.

Sunday, September 11, 2011

reflexions sur de la cinématographication

New Tale Of Zatoichi : Le titre ne pourrait pas être plus juste.

Zatoichi the Fugitive : C’est à ce moment qu’on a l’impression que Zatoichi est comme Le Vagabond, il se promène de villages en villages, de films en films pour sauver la veuve et l’orphelin. Quand tout commençait à devenir un peu redondant, voilà que la série est en couleur.

Zatoichi on the Road : Cette fois, les chorégraphies et les mouvements de caméra sont inventifs et garde notre attention. Zatoichi est toujours aussi cool mais comme il est masseur de profession, c’est toujours un peu gênant quand il réussi à charmer un japonais qui lui dévoilera tout plein de secrets en le massant.

Zatoichi & The Chest of Gold : Zatoichi affronte des yakuzas à l’ère des samourais, c’est vous dire que la pègre japonaise existe depuis plusieurs années. D’autant plus que les tattoos, sont d’une précision moderne.

Zatoichi’s Flashing Sword : Le titre est trompeur, c’est symbolique cette histoire d’épée qui illumine. Le mélange d’humour, d’action et de drame de la série atteint son apogée dans ce film. La mise en scène gagne en maturité. Le meilleur de la série jusqu’à maintenant (il m’en reste encore 19 à voir)

The Tripper : Ayant vu le film il y a quelques années, je ne sais pas ce qui ma pris de le réécouter. Peut-être à cause de mon amour non avoué pour David Arquette. Ah non! Je sais! C’est parce que sans m’en rendre compte j’accumule les écoutes de films mettant en vedette Thomas Jane. The Tripper est un slasher avec un sois-disant message politico-machin qui ne va jamais bien plus loin que : Ronald Reagan était un président pas bon ou quelque chose comme ça. Plus près du Hatchet d’Adam Green que de Haute Tension, The Tripper est le genre de film où tout est un peu caricatural pour cacher le manque d’ambition et pour que tout ai l’air d’un « trip entre amis ».

Real Men : Espèce de buddy-movie ridicule qui raconte l’histoire d’un agent de la CIA qui fait équipe avec un vendeur d’assurance pour aller donner des documents secrets à des extra-terrestres. Le film a un rythme rapide, un humour bon enfant et une bonne chimie entre John Ritter et James Belushi mais tout est tellement foireux qu’on n’y croit jamais une seule seconde et c’est ce qui fait le charme de ce film. On finit par trouver cela attachant et sympathique tellement tout va vite et tout est rempli de n’importe quoi.

Unstoppable : Denzel Washington et son amant Tony Scott refont équipe encore une fois pour le plus grand plaisir des gens qui aiment les films pas bons. Ce qui est « unstoppable » dans le film n’est ni l’arrogance de Washington ou le style visuel épilleptique de Scott. Même s’il s’est assagit, côté montage, la caméra de Scott bouge beaucoup, surtout à des moments où elle ne devrait pas. L’utilisation de caméras de télévision qui couvrent le drame aide Scott à mieux focuser sur son récit même si celui-ci est très mince. Washington et Chris Pine jouent les héros de service avec peu de chimie entre eux. On leur invente un peu de drame dans leur vie pour les rendre attachant mais rien qui justifie réellement les raisons pour lesquelles ils décident de se lancer à la poursuite d’un train qui risque de dérailler, entrer en collision avec un train qui arrive en sens inverse rempli d’enfants et exploser puisqu’il est remplie de matière toxique extrêmement flammables et mortelle.

Unknown : Thriller sans queue ni tête où Liam Neeson perd son identité après un accident de voiture. Évidemment il y a un revirement final qui ne tient pas la route. Ce n’est pas tant qu’on le voit venir c’est plutôt tellement tiré par les cheveux que ça ne fonctionne pas puisque la réactions des autres personnages enlèvent tout réalisme à ce revirement. En essayant de berner le spectateur, on l’endort avec des surexplications qui rendent les choses encore plus stupides. Le film a un bon rythme, les acteurs sont inégaux, les poursuites en voitures n’ont aucunes raisons d’exister et la finale est risible.

Paranormal Activity 2 : Pour tout ceux qui admirent d’un amour fou les portes qui ferment toute seule, ce film est pour vous. Il y a beaucoup de portes qui ferment à différentes vitesses dans Paranormal Activity 2. Le titre est trompeur puisqu’il n’y a rien de paranormal qui se produit dans le film et il y a encore moins d’activité. Les amateurs de chiens ne seront pas en reste puisque Paranormal Activity 2 met en scène un beau chien qui aboie souvent. Le montage est tout simplement manipulateur puisqu’à chaque fois qu’on s’en crisse, on peut voir à travers les différentes caméras, tout ce qui se passe(pas) dans la maison, dans chaque pièce, on suit quelqu’un par exemple de la chambre au salon de façon banalement pénible. Alors que lorsqu’on aimerait bien savoir ce qu’il s’y passe, le montage est incohérent du genre, on voit la cuisine puis tout à coup le salon où une femme brise le cou de son mari. D’ailleurs qui fait le montage du film puisqu’il s’agit de caméras de surveillance? Pourquoi ne pas seulement voir la femme qui brise le cou et la femme qui s’envole dans le mur? Paranormal Activity 2 pourrait durée 2 minutes 45 secondes, certes mais à quoi bon voir tout le reste où rien ne se passe? Pour crééer un suspense? Avec quoi? Avec la vie de soi-disant victimes? En quoi des casseroles qui s’entrechoquent créer un crescendo qui culmine sur une femme qui brise un cou?

Give ‘em Hell Malone : Thomas Jane joue Malone, un détective privé dans ce film ultra violent de Russell Mulcahy(Highlander 2). La scène d’ouverture est un carnage. Give ‘em Hell Malone est un pseudo-film noir très bédéesque, les personnages ont l’air tout droit sortie d’une BD à commencer par Pretty Boy qui ressemble au Joker en fait il ressemble plus à Heath Ledger jouant le Joker. Les acteurs sont assez terribles sauf Ving Rhames (il semble se demander ce qu’il fout là), French Stewart a pris de l’âge au point d’être méconnaissable, Leland Orser AKA l’acteur qui surjoue à un petit rôle de même que Gregory Harrison (C’est un film de Mulcahy après tout). Pas sûr que le mélange années 1950 et années 2009 soit très réussit. Pour les fans de Sin City ou Max Payne (le jeu vidéo, pas le film, quoique...)


Your Highness : Les fans de Danny McBride (sa mère, sa tante Evelyn et un ou deux neveux) doivent se taper les cuisses lorsqu’ils écoutent Your Highness puisqu’il n’est pas surprenant que McBride joue dans un film aussi vulgairement mauvais (il en est le scénariste). Mais les fans de David Gordon Green (moi) ne comprennent pas pourquoi il tient absolument à réaliser des comédies stupides (j'ai lu quelqu part qu'il s'attaquait à un remake de Suspiria. Ohh David!!). Il y a des limites à vouloir payer son hypothèque. On dira ce qu’on voudra de Seth Rogen mais au moins il a du talent, McBride ne fait que de la vulgarité cheap, comme si Maxim Martin décidait d’écrire une comédie moyen-âgeuse. Tout les acteurs perdent leur temps dans cette merde cinématographique : Natalie Portman, James Franco, Zooey Deschanel, Damian Lewis, etc… tout le monde sauf McBride.

Take Me Home Tonight : Take Me Home Tonight est un projet produit par Topher Grace pour prouver qu’il est un acteur sérieux et versatile. Il chosit donc ce film se déroulant en 1988 et étant rempli d’anachronismes non voulus. Un genre de simili-pseudo-film-à-la-John-Hughes. C’est sympathique mais tellement prévisible, au point où on ne croit jamais aux tourments des protagonistes. Tout à l’air plaqué là comme si on suivait le guide du parfait film nostalgique 80’s. Le but premier étant bien sûr de se moquer de la mode vestimentaires de l’époque et de remplir le films de références culturelles. Ces références sont pour la plupart anachroniques aux dépends des scénaristes. Il faudra un jour comprendre que la mode vestimentaire d’une autre époque doit servir à ancrer le récit dans la réalité de cette époque et ne peut servir à la porter en dérision de façon condescendo-futuristo-humoristique, Take Me Home Tonight en est une preuve de plus.

Freddy’s Nighmares : Probablement la pire série télé à jamais avoir été produite (je ne les ai pas toutes vu, mais celle-ci est définitivement dans le Top 2), Freddy’s Nightmare est un genre de Tales From The Crypt où Freddy présente chaque épisode, mais n’y participant pas ou une fois sur 5. Les pires acteurs du monde (l’épisode Sister’s keeper donne l’impression que les jumelles de Watatatow sont de grandes comédiennes) déblatèrent des choses devant des décors en cartons et puis… c’est tout, l’épisode se termine. Les épisodes sont divisé en deux de façon incohérente et la finale laisse souvent à désirer. On a l’impression que le budget de chaque épisode est d’environ 350$. En voyant Lori Petty dans le 4e épisode, je me suis dit que ce serait probablement la seule star en début de carrière à avoir participé à cette série, quelle ne fut pas ma surprise de voir Brad Pitt au 14e épisode. La 2e saison est tout aussi mauvaise.

The Roomate : Sorte de pseudo-remake-pour-adolescents de Single White Female, The Roomate met en scène des acteurs beaucoup trop vieux pour jouer des ados (Autumn de (500) Days of Summer et le vampire poche avec des abdos qui meurt dans Twilight). Il n'y a aucun suspense dans le film puisque tout semble être un copier/coller du suspense 101 mais en moins imaginatif. J'imagine qu'avec les centaines de millions d'amoureux du film Swimfan (pseudo-remake-pour-adolescents de Fatal Attraction) les producteurs se sont dit qu'en tournant les coins ronds, en perdant certains personnages en cours de route, en ne dévellopant aucunement la psychologie de la psychopathe (dévellopper la psychologie des personnages, c'est pour les faibles) en utilisant la technologie (cellulaires, réseaux sociaux) de façon paresseuse (on est sur un campus tout de même), en faisant perdre le temps de certains acteurs dans le rôle des parents...etc, les jeunes allaient faire de The Roomate un film culte qui accumulera tout plein de MTV Movie Awards. Au mieux, The Roomate est une perte de temps, au pire il est un voleur de 90 minutes de votre vie.

Penny Dreadful : Dans un élan généreux de ma part, en plus de visionner les 26 films de la série Zatoichi, je visionnerai les films des 5 années du AfterDark Festival, sorte de festival de films d'horreur pseudo-indépendant mais ayant tous un look plus ou moins pareil. Penny Dreadful faisant partie de la première édition du festival en est surement pas sont grand gagnant. Sur 90 minutes, environ 60 de celles-ci se passent dans une voiture en plein milieu d'une forêt où un tueur en série rode dans les parages, car tous le monde sait que le meilleur endroit pour un tueur de tuer c'est exactement là où il n'y a personne. Rachel Miner doit donc utiliser toute l'tendu de son talent pour garder le spectateur en haleine. Elle réussit à moitié, c'est que le film est beaucoup trop long et remplie de "flatulences d'AVID" pour dréer un suspense, ou dans ce cas-ci, "un horreur". Le montage veut tellement être habile et stylé qu'il enlève tout intérêt au film en plus de ne jamais servir le récit. Le film gagne un point en donnant à Michael Berryman (aucun lien de parenté avec Dorothy) un petit rôle.


Dark Ride : Tout le monde se souvient du petit rouquin laid des films The Sandlot et Son-in-Law mais personne ne sait ce qu'il est devenue. Alors voici, il utilise son talent dans Dark Ride, un film d'horreur assez moche et assez gore. L'intro du film est tout simplement mauvaise. Le reste du film aussi d'ailleur, tout est une suite de clichés de films d'horreur des années 1980. Le sang est baucoup trop liquide et trop rouge, les acteurs surjouent et la scène de sexe est VRAIMENT inutile. Le tueur ressemble à celui beaucoup plus réussi de The Hills Run Red et la finale est banale et ronflante. Par contre, le film est remplie d'idées de mise en scène souvent hyper interressantes mais c'est comme s'il y avait un décalage entre l'idée et sa mise en image. On voit l'idée, mais on jubilerait si la mise en scène était mieux soignée ou le budget, plus élevé. Dommage.