Monday, April 26, 2010

Des Films

Je procrastine beaucoup. Voici les films que j’ai vu dans les 3 dernières semaines. Et n’oubliez pas, Piratez c’est voler!

Bandidas : Comédie western-esque ne se prenant aucunement au sérieux où les acteurs s’amusent, malheureusment, plus que nous. Le film met en vedette Penelope Cruz et Salma Hayek dans le rôle de hors-la-loi rechercher par un Dwight Yoakam en pleine forme et aider par un Steve Zhan et un Sam Sheppard sur le pilote automatique. On a droit, bien sûr, à plein de gags sur la craque de seins à Madame Hayek.

Crazy On The Outside : premier film réalisé par Tim Allen et mettant en vedette ses amis (Ray Liotta, Kelsey Grammer, Sigourney Weaver). Comédie pas tellement drôle où Weaver nous montre un côté comique inexplorer dans son registre et où Allen joue du Allen (Tim pas Woody). Pour fans seulement.

From Within : Film d’horreur religieux ou chrétien assez surprenant. Sans être un grand film ce petit film bien foutu nous tiens en haleine, nous fais sursauté à quelques reprises et nous surprend avec une finale inatendu.

In Bruges :  Mettant en vedette Colin Farrel et Brendan Gleeson dans le rôle de 2 tueurs à gages qui doivent attendre les instructions de leur chef, joué par Ralph Fiennes, à Bruges. Un comédie noire très drôle où les acteurs, tous excellent, nous font passer un bon moment.

Miss March : Comédie minable où deux tatas décident de se rendre au Playboy Mansion pour une raison bidon. Mettant en vedette des blagues de pénis et de caca.

Island of Death : Oui, oui, il s’agit bien du film grec avec le gars qui fourre la chèvre. 

Sonny Boy : Film étrange, très rare et surestimé. David Carradine en travestie white trash….

Sick Girl : Film assez dérangeant où la protagoniste fait tout pour protéger son petit frère, incluant couper le pénis d’un garçon qu’elle séquestre et s’en servir pour sodomiser à mort une étudiante qu’elle n’aime pas…

Necro Files : Film tourné en vidéo qui ressemble à un démoclip de Musique Plus où des gothiques font revenir un mort à la vie. Celui-ci(le mort) en profite pour violer le plus de filles possible avec son gros pénis en plastique flasque et répugnant.

The Last Minute : Film de Stephen Norrington, surestimé par certains, sous estimé par d’autres. Un film cyber-punk à la linéarité complexe ne pouvant qu’être mis en scène par un clippeur. Le résultat peut paraître prétentieux mais pas ininteressant. Un film bien maitrisé.

Bitch Slap : Un pur navet. Croisement entre Tarantino et Rodriguez mais avec un soupcon de n’importe quoi. Des actrices, quoiques belles, extrêmement mauvaises pour une histoire abracadabrante qui ne tient pas la route. L’histoire est supposé être illogique pour être drôle mais tout est tellement ridicule que l’humour ne prend pas et on croirait voir un film de Cégep bien léché. On ne compte plus les moments de malaise. Le genre de film qui se défend d’être mauvais en disant que c’est voulu.

Killshot : Bof…

Harry Brown : Wow! Michael Fuckin’ Caine! Un film brutal sur la violence des gangs de rues dans un Angleterre moderne. Violence, drogue, meurtre, corruption policière mis en scène de façon éfficace. Un Death Wish moderne avec une morale politique subtile.

Cypher : Vincenzo Natali, cinéaste jadis prometteur nous sert son pire film. Genre de truc d’espion avec Lucy Liu. Come on! Lucy Liu! Il faudra attendre Splice pour voir ce dont il est vraiment capable.

Some Kind Of Monster : Documentaire sur Metallica. Extrêmement interessant pour les mauvaises raisons. On y voit Metallica sous son vrai jour. Des rockeurs gâtés par la vie qui font une thérapie de groupe. Kirk « je perds mes cheveux » Hammet passe pour un atardé mental, James Hetfield et Lars Ulrich passent pour de jeunes bébés qui s’engeulent à propos de nananes. Le film suit le parcours de nos rockeurs pendant les 2 années qu’ils ont mis à faire l’album St.Anger, leur pire en carrière. 2 années!!

Halloween 2 : La suite du remake et non le remake de la suite. Ah, ok, la mère de Michael Myers est une sorcière..ok, c’est pour ça….. Merci Rob Zombie!

Kidulthood : Croisement entre Kids et City of God mais britannique. Le film est troublant pour la dure réalité des ados qu’il dépeind mais la réalisation parfois tape à l’œil tombe à plat alors que quand elle se veut documentaire, elle épouse mieux son sujet et ce même si on y sent la mise en scène à plein nez.

All The Boys Love Mandy Lane : Film d’horreur remarquable pour ses acteurs justes et non stéréotypés. Sans réinventer le genre, All the boys est efficace. Pourquoi se film a attendu 3 ans sur les tablettes, je me le demande....

Triangle : Celui de Christopher Smith et non le tryptique de Ringo Lam, Johnnie To et Tsui Hark. Un genre de remake de Timecrimes mais sur un bateau et un peu plus malsain. Le film prend beaucoup trop de temps à démarrer mais il devient très vite un cluster fuck comme on les aime.

The Final Destination : À ne pas confondre avec Final Destination ou Final Destination 2 ou même Final Destination 3, il s’agit bien de THE Final Destination. Il y a quelque chose de malsain dans cette série de film où l’on souhaite la mort des protagonistes car les meurtres sont ingénieux. Cette fois, les meurtres sont assez mauvais, il s’agit surtout d’une suite de membre qui explosent question de profiter de la technologie de la 3e dimension. 

Skeleton Crew : Film d’horreur où un paquet de n’importe quoi arrive n’importe comment. Un genre de film dans le film dans le film mais pas vraiment parce que l’idée est meilleure que l’exécution.

Tony : Comparé à Henry : Portrait of a Serial Killer, Tony ressemble plus à un film de Mike Leigh ou Ken Loach mais avec un tueur sociopathe dans le rôle principal. Beaucoup de malaise.

Cop Out : Film policier de Kevin Smith et ratage complet à tout le niveau. Tracy Morgan n’est pas un acteur et il est encore moins un comique. Un supposé hommage aux buddy movies des années 1980 sans aucune chimie entre les acteurs et aucune blagues dans le scénario. Le film se laisse interminablement regarder pour voir où tout ça va bien finir par se conclure.

The Spirit : C’est comme Sin City avec plein d’actrices. Le côté fun en moins. Frank Miller est un être assez imbu de sa personne et pour une raison que j’ignore, son amour de lui-même ressort du film. Étrange!

The Crazies : Remake du film de mononcle Romero. Bof…

The Fourth Kind : Le film met en vedette Milla Jovovich. C’est facile à savoir car au début du film, elle regarde la caméra et elle dit : Hi, I’m actress Milla Jovovich… C’est comme un mélange de fiction et de réalité. C’est fou hein?

She’s Out Of My League : Comédie romantique pour ados moins pire qu’elle n’y paraît. Sympathique pour Jay Baruchel et pour Alice Eve en sous-vêtements, sinon ça ressemble à une peinture à numéro.

Five Accross The Eyes : Probablement un film tourné en 2 nuits pour un cours de poterie au Cégep. Film mal foutu tourné en DV avec un budget de 38$. Les intentions sont bonnes mais non respecté, les actrices (ou camarades de classe du réalisateur) sont terribles. Certaine scène sont incompréhensible comme l’histoire du tournevis…. 

InAlienable : Film d’extra-terrestre produit et écrit par Chekov, pas le dramaturge russe mais celui de Star Trek. Il y joue même un petit rôle dans ce navet intergalactique. Une facture télévisuelle et des acteurs en bois, un scénario risible, etc… 

Angel Of Death : Depuis Kill Bill et surtout Death Proof, il est devenu à la mode de faire jouer Zoe Bell dans un film avec des cascades. Zoe joue l’ange de la mort du titre, une tueure à gage qui botte des culs. C’est meilleur que Bitch slap mais c’est dans le même genre.

Boondock Saints 2 : Troy Duffy revient derière la caméra. Le plus grand loser d’Hollywood réssuscite ses personnages comme si Boondock Saints - the movie avait véritablement marqué une génération. Tout est extrêmement prétentieux dans cette suite inutile. Et c’est ce qui fait la force du film puisque la mise en scène risible et bourré de prétention nous fait rire aux éclats par son manque de punch. Surtout lors des scènes de fusillades au ralentit où nos deux héros se font attaquer par 4 ou 5 gars anonymes qui meurt en tombant, toujours au ralenti, dans des pots de fleurs. Duffy se prend pour un sous Michael Bay alors qu’il n’est que Troy Duffy, barman de Boston. En prime, on a droit à plein de blagues homophobes venants directement de l’écriture pointu de notre ami Duffy.

Legion : Un film plein de maladresses, pas bon, pas divertissant avec des effets spéciaux dignent des grand film de Peter Berg. Paul Bettany se la joue sérieux et plein de testostérone. Les anges attaques les humains dans un diner. Kevin Durand a droit à des ailes en métals coupantes alors que le reste des vilains sont fait en CGI.

Ninja Assassins : Probablement le pire film de l’année. Des hectolitres de sang giglent, des têtes se décapitent, etc tout ça en CGI même les dialogues des acteurs sont des effets spéciaux.

The Invention of Lying : Comédie raté où l’on mélange le fait de dire la vérité et le fait de dire tout ce qui nous passe par la tête. En partant de ce simple constat le film ne fonctionne tout simplement pas.

Blood Creek : Film d’horreur avec des nazis…mais pas comme Dead Snow. 

Land Of The Lost : Un grand flop incohérent et pas drôle, même pour les enfants. Bravo! 

Minghags : Réalisé par Bam Margera. Un mélange entre CKY et Pink Flamingos. Trash.

I Love You Beth Cooper : Adapté du roman de Larry Doyle, le film n’en a gardé que 3 scènes et les a allongé sur 90 minutes. Les personnages sont exécrables. Pas cute, pas drôle, pas amusant. Comme si Doyle n'avait pas compris son propre roman quand il a scénarisé le film. 

How To Train Your Dragon : Film d'animation fort sympathique. 

Slamin’ Salmon : Difficile à croire qu’après l’excellent Super Troopers, Broken Lizard n’ont jamais pu nous donné une comédie respectables. Ni avec Club Dread ni avec Beerfest. Slamin’ Salmon est moins pire que les deux derniers mais le film n’a rien de comique. L’idée de départ laisse présager une suite cocasse des évènements alors que pas du tout. Le film est handicappé par des personnages poches.

Bounty Hunter : Gerard Butler + Jennifer Aniston dans un film du réalisateur de Ever After. Wow! Un rêve devenu réalité.

The Losers


Chaque semaine apporte son lot de films adaptés d’une BD ou d’un roman graphique. Cette semaine, The Losers adaptation raté d’une BD qui au départ ne réinventait rien.

La BD a un côté « cool » dans son découpage et ses illustrations. Les dialogues sont au strict minimum et les personnages sont sympathiques. Le film n’a gardé que le côté sympathique des personnages et encore. En voulant créer quelque chose de branché et de bédéesque, Sylvain White, a mis en scène un scénario d’un ridicule assez intense et White n’a aucunement le talent ou le flair de mettre en image de façon convaincante le scénario de Peter Berg et James Vanderbuilt. Vanderbuilt, un scénariste surestimé et Berg qui devait au départ réaliser le film, ont déconstruit la BD pour essayer d’y pondre un semblant de récit cohérent. Ils ont parsemé se récit d’une blague ou deux et d’une scène d’action ou deux alors que la BD n’est qu’une seule poursuite inintérompue. 

Les scènes d’actions sont minablement mise en scène, ce qui est difficile à croire en 2010 et White utilise des arrêts sur images assez gênants qui sont supposés donné un côté bédéesque alors que le film nous paraît cheap et ininspiré. Certains effets spéciaux semblent tout droit sortie d’un film asiatique de 1998. Comme si Peter Berg avait refilé son tuyau pour des effets spéciaux à rabais ceux-là même qu’il utilise dans The Rundown et Hancock.

Les acteurs ne sont pas en faute, Jason Patric s’amuse comme un fou en villain, Chris Evans aussi et Jeffrey Dean Morgan a assez de charisme pour nous faire oublier qu’il est le Javier Bardem des pauvres. Les images exotiques sont belles quoique parfois on a l’impression qu’on change de directeur photo entre deux plans. Zoe Saldana est une beauté surestimé ou peut-être que des scènes de sexe quétaines au ralentit lui enlève ce petit je-ne-sais-quoi.

The Losers, malgré les acteurs sympathiques, est assez moche, beaucoup même. On ne s’ennui pas mais on passe la moitié du temps la bouche grande ouverte devant les trous du scénario. On est aussi stupéfait de la vitesse à laquelle les personnages se déplacent de Dubai à L.A. à Miami et la Bolivie en 2 ou 3 minutes, on se croirait dans The Dark Knight.

Friday, April 23, 2010

Pour Mélina

Comme le chante David Tétard: Faudra faire avec cette fin et dire que nous n'en reparlerons plus


Monday, April 19, 2010

Kick-Ass


Kick-Ass, la BD, est d’une extrême violence mais c’est là que réside sa force puisqu’elle surprend et donne un ton satirico-philosophico-bédéesque qui accentue autant le côté divertissant que le message que Millar nous sert. De plus, plusieurs de ses pivots diégètiques découlent de cette violence caricaturale.

Dans son adaptation de la bande déssinée, Matthew Vaughn a diminué le côté graphique de la violence en plus d’y éliminer toutes les pivots scénaristiques donc du même coup, toutes les surprises. Le film devient donc un crescendo qui prend son apogée dans une fusillade finale assez décevante. D’autant plus que l’on y écarte le personnage principal. Le film n’est pas surexplicatif seulement sans surprise, un peu plat puisqu’il n’y a jamais tension ou suspense dumoins il y en a peu.

Vaughn dirige bien ses acteurs à commencer par Aaron Johnson et ce même si certains n’ont pas beaucoup de talent (Mintz-Plasse). Mark Strong nous prouve encore l’étendue de ses talents alors que Nicolas Cage cabotine de façon "malalaisante". Même si la plupart des blagues tombent à plat, le film n’est pas dénué d’humour et c’est justement dans son ton et sa personnalité que l’on peut y déceler le comique de l’entreprise.

Les scènes d’actions ont un côté chaotique dû à un montage épileptique qui nous empêche de voir clairement. Et Vaughn profite d’une scène tourné à la manière d’un jeu vidéo pour faire un clin d’œil à la violence de certains de ces jeux. Là où la BD apportait un point de vue, une certaine morale sur cette surenchère de violence trop accessible à une jeunesse qui en devient insensible, le film de Vaughn préfère prendre la route du divertissement avant tout, ne faisant pas de morale (puisque de toute façon le film se contredit sur certain point).

Vaughnn à prouver qu’il était un meilleur réalisateur que Guy Ritchie, pour qui il a produit les premiers films. Alors Kick-Ass est certainement divertissant et bien réalisé (les images de New York sont sublimes) sans être chiant ou « top cool ». Par contre, le film n’est juste pas à la hauteur de sa réputation. Il est meilleur que la moyenne des films de super-héros mais il nest en rien « l’anti-film-de-super-héro » qu’il prétend être ou que Watchmen croyait être avant lui. Il n’est qu’une adaptation de plus.

Tuesday, March 30, 2010

Gaetan Roussel


C’était une question de temps avant que Gaëtan Roussel, n’arrive avec un album solo. Non seulement ses collaborations récentes avec Vanessa Paradis, Rachid Taha, Alain Bashung et Benoit Delépine et Gustave Kervern. (pour le film Louise-Michel) étaient des signes pré-curseurs, mais en plus, le (2e)hiatus de Louise Attaque et Tarmac (son groupe avec Arnaud Samuel) lui ont laissé beaucoup de temps libre. Arnaud Samuel s‘est joint à Ben’ Bop et Robin Feix, après Ali Dragon s’est joint à sa copine pour former Poney Express, l’album Daisy Street est EXTRÊMEMENT sympathique.

Pour un fan de la voix douce-amère et l’écriture poétique de Roussel, les attentes étaient énormes. Trop énormes peut-être. Laisser à lui même, sans ses comparses de Louise Attaque, Roussel livre des textes toujours aussi mélancoliques et beaux et garde son sens de la mélodie mais il englobe le tout d’une musique un peu quétaine mise un peu trop en avant plan. De plus, plus souvent qu’autrement, on a droit à des refrains en anglais chanté par quelqu’un d’autre. On aimait bien l’incursion de Roussel en anglais ou en espagnol dans le passé mais là, on croirait entendre un produit tout droit sortie des années 1980. Musicalement on avait connu Roussel plus inspiré, avec moins de synthé ou de main qui clappent. On a souvent l’impression que Roussel est un invité sur la chanson d’un autre artiste. Peut-être parce qu’il nous habitué à plus lyrique avec plus de minimalisme. Peut-être parce qu’il peut faire beau avec moins alors qu’ici trop est surchargé et disparate.

L’album commence avec un riff de guitare qui rappelle celui de 5/4 de Gorillaz. Si l’on comptait les étoiles ressemble étrangement à du Jean Leloup période La vallée des réputations. Dis-moi encore que tu m’aimes ressemble à du Cabrel mais est la chanson qui se rapproche le plus de ce que Roussel peut faire avec un certain minimalisme. Elle forme avec Les Belles choses les 2 meilleures chansons de l’album. On en aurait aimé d’autres comme celles-là.

On se tanne avant même la fin de l’écoute complète de Ginger. On à l’impression d’entendre un premier album, plutôt que le nouvel album d’un artiste en pleine posséssion de ces moyens et qui à prouver plus d’une fois son énorme potentiel. Déception.

Thursday, March 25, 2010

The Runaways


Pourquoi un biopic sur les Runaways? Parce que les biopics sont à la mode. Mais pourquoi The Runaways exactement, un groupe qui n'a pas vraiment connu de succès, qui a vite été oublié, un groupe préfabriqué qui connurent une existence typique de groupe rock n roll : célébrité subite, drogues, descente aux enfers. À l’instar des Johnny Cash, Ray Charles et autres Patch Adams(?)qui ont defilé sur nos écrans récement The Runaways peuvent se vanter d'avoir avec l'aide de X-Ray Specs, The Slits et autres Patti Smith ouvert la voie au mouvement riot grrrrl des années 1990.

Basé sur les mémoires de Cherie Currie, la bonne nouvelle c’est que The Runaways, le film,  est le premier long métrage de la photographe et clippeuse Floria Sigismondi. Ce qui peut expliquer le pourquoi d’une biopic sur un groupe hard-rock de jeunes filles. Un film de filles qui rockent fait par une femme qui rocke. 

Même si le film se veut un peu épisodique et que l’on est déçu de ne pas voir la signature de Sigismondi au niveau images dans la première moitié du film, il faut admettre que la film est bien foutu et qu'au fur et à mesure que l’on avance dans ce récit, axé principalement sur Cherie Currie et Joan Jett (oubliant au passage Lita Ford pour des raisons évidentes et ce meme si elle a connu une carrière solo plus que respectable par la suite) on peut sentir la touche Sigismondi-enne. Avec ces images saturés au look 70’s en passant par les vêtements vintages et le côté glamour Bowie-esque que l’on voit pratiquement jamais au cinema (Velvet Goldmine, Hedwig And The Angry Inch) , The Runaways est tristement trop court mais franchement divertissant.

Kirsten Stewart est épatante en Joan Jett et Dakota Fanning excelle en fragile Cherie Currie. Michael Shannon est capable du meilleur (Shotgun Stories, Revolutionary Road) comme du pire (Bug) ici, il se situe entre les deux en jouant Kim Fowley de façon un peu dérangeante ou caricaturale, c’est selon.

La mise en scène de Sigismondi n’est jamais redondante et les scènes, brèves, vont droit au but sans faire trop de surplace ou sans trop appuyer son récit. Elle nous fait même oublié en moitié de parcours que tout ça est épisodique. La finale est déchirante et triste. La mise en scène de Sigismondi se situe entre l'art, le lyrisme et le rock.

Peu importe si on tourne les coins ronds puisqu’au final le film de Sigismondi rocke comme une tonne de brique et peut très bien servir de programme double a Prey For Rock N Roll où Gina Gershon en Joan Jett wannabe, nous offre une leçon de rock au feminin.  

Wednesday, March 24, 2010

Avatar


Avatar c'est...
-150 minutes de plantes et de mouches en 3D
-des couleurs plus brillantes que les Pokemon
-des rétines qui explosent et des sclérotiques qui sèchent
-des clichés jouer de façon cliché-esque
-un scénario écrit par un garçon de 7 ans et mis en scène par James Cameron
-des personnages qu'on déteste, jouer par des acteurs qu'on se contrecrisse
-des robots qui sautent (2 fois)
-un gros manga risible magistralement mis en scène
-Stephen Lang qui s'est trompé de film
-la même chose que Return Of The Jedi, mais plus grand, moins poilu et bleu. La même chose que Dances with wolves mais plus grand, moins poilu, moins costner-esque et bleu. La même chose que Pocahontas mais plus grand, moins poilu et bleu. La même chose que Titanic mais sur une autre planète plutôt qu'un gros bateau.
-d'une naîveté qui fait mal
-plein d'effets visuels en 3D
-plein de discours artificielles et une montée dramatique inexistante
-un monde imaginaire remplie de détails intéressant
-un monde imaginaire remplie de symboliques peu subtiles
-beaucoup de bruit pour rien