Wednesday, March 7, 2018

Réflexions sur de la cinématographications


Tragedy Girls : Tragedy Girls est une comédie d’horreur méta qui se prend un peu pour Heathers, un genre devenu un peu trop éculé depuis 5 ans. Mais………. Tragedy Girls est possiblement le meilleur du lot, grace entre autre aux 2 actrices complètement gossantes dans leur besoin d’être cute et populaire. En fait, elles sont cutes et populaires et brillantes dans leur déviance meurtrière (elles kidnappent un tueur genre Jason, pour qu’il leur apprenne comment tuer, le tueur s’échappe, hilarity ensues). Le film me rapelleait Detention de Joseph Kahn mais moins éparpillé, mois tape-à-l’œil. J’ai passé un bon moment, ce qui est rare.


Suburbicon : Je n’ai sérieusement pas compris le but du film. On part d’une prémisse, l’arrivée d’un couple d’afro-américain dans une banlieue cossue et de la tohue que cela apporte aux habitants pour ensuite ne jamais y revenir et porter notre attention sur une histoire de meurtre, de pègre, d’assurance et de personnages détestables. Tous ça enchaîné de façon à ce que chaque sous-intrigue ne trouve jamais vraiment de conclusion et ne trouve jamais de relation entre elles. Je crois qu’il y a une raison pour laquelle ce scénario des frères Coen fut tabletté pendant près de 30 ans (il y a un côté Crimewave quand même). Je crois que dans les mains d’un réalisateur plus près d’un ton bédéesque (Raimi, Gondry, les frères Coen) on aurait pu en tirer quelque chose, mais là Clooney se la joue pince-sans-rire, mais en évacuant toute politique, tout humour, et tout commentaire social. Il ne reste que des scènettes un peu mal imbriquées les unes dans les autres. 


Good Time : Robert Pattinson à depuis longtemps l’intention de nous prouver qu’il est beaucoup plus qu’Edward de la série à succès pour adolescentes en pleine découverte de leur moiteur, Twilight. On a compris depuis longtemps que Pattinson est un acteur sérieux, caméléon. Mais bon, il s’acharne. Avec Good Time, Pattinson casse la baraque. Si on n’avait toujours pas compris qu’il a du talent, on ne le comprendra jamais. Bien que Pattinson porte le film sur ses épaules et il le fait de façon convaincante et magistrale, force est d’admettre qu’il n’est pas seul à devoir recevoir des lauriers. La direction d’acteur, la palette de couleurs très néonné, la musique, le scénario sorte d’After Hours de Scorcesse sans l’humour, très urbain, un montage nerveux toujours en raccord avec le plan d’avant et la direction photo. Cette direction photo est tout simplement sublime, une caméra braquée sur le visage de Pattinson mais qui varie ses plans en fonction de nous faire comprendre la détresse du personnage et des vues aériennes vertigineuses. En donnant à des non acteurs des rôles de soutient, les frères Safdie nous font croire à l’urbanité de leur histoire, de la jungle nocturne New Yorkaise. On dirait presqu’un film d’Abel Ferrara si Ferrera avait du talent (petit bémol pour Buddy Duress qui joue un peu gros). Good Time m’a surpris à plusieurs occasions, non pas qu’il réinvente la vie, mais jamais il ne se croit plus intelligent que le spectateur, jamais le film n’attire l’attention sur lui-même. Les frères Safdie laissent les acteurs raconter l’histoire comme on fait dans un vrai film de cinéma. De la cinématographication comme je l’aime.   


Jigsaw : J’aime beaucoup les Frères Sprierig, il n’ont aucun lien de parenté avec Steven Spielberg mais quand on lit leur nom rapidement sur un boitié de DVD on peut, si on est vraiment un osti d’idiot, penser que ce sont ses 2 fils. L’aspect visuel de leurs films est toujours soigné ce qui fait que si on a affaire à une 103e suite au film Saw, on peut au moins se dire que la partie visuelle sera douce pour nos yeux à défaut d’y trouver une autre qualité.  Jigsaw est un peu plus un reboot qu’une suite ce qui fait qu’on a l’impression de revoir le même film depuis les 8 ou 9 ou 10 autres. Rien ne fonctionne vraiment dans le scénario, surtout dans la finale surprise mais bon, j’imagine que c’est comme ça dans chacun des films je n’ai juste aucun souvenir, parce que c’est une série de films qui m’emmerde, des films qui se cachent derrière une pseudo morale bidon qui semble exciter les jeunes cinéphiles qui chiâlent lorsqu’on leur ressert le même film (celui-ci). Jigsaw n’est en rien différent des autres sinon un visuel moins décrissant pour les yeux, et du gore au-dessus de la moyenne. Tobin Bell vient chercher son chèque comme dans chacun des autres films et le petit bonhomme sur son tricycle vient également chercher son chèque.


Beyond Skyline : Un peu comme le 11 septembre 2001, on se rappelle tous où on était et ce qu’on faisait lorsque Skyline est sortie sur nos écrans de cinéma. Je veux dire, c’était une bombe que nous lançait les frères Strause avec ce film de sci-fi qui a changé nos vies. Dans le 7e Art, il y a un avant et un après Skyline. La question qui revient souvent lorsqu’on évoque ce moment charnière c’est : que se passe-t-il dans le vaisseau des extra-terrestres une fois que les humains y ont été aspiré. On s’est tous posé la question, on a tous eu cette curiosité, s’inventant des histoires dans notre tête que ce soit au travail ou lors de nuit d’insomnie ou même en chiant après avoir mangé chez Carlos & Pepe’s. Voilà que Liam O'Donnell, le scénariste de l’original nous fait ce joli cadeau et répond à notre question. En partie. Parce que sur 105 minutes de film, la question est répondue après 27 minutes mais co-production oblige, on nous transporte dans la dernière heure en Asie où le cast de The Raid 2 se bat contre des extra-terrestres blindés avec des machettes qui transperce le métal. C’est possiblement du métal mou, ce qui enlève tout raison d’être à un armure quand une machette passe au travers, mais bon, qu’en sais-je. Toujours est-il qu’on fait confiance à Frank Grillo, le Van Damme des années 2010, ce qui je l’admets, lui donne un air ridicule mais Grillo fait toujours du bon travail et vaut mieux que 2 JCVD. On lui fait donc confiance pour amener ce film dans des racoins inexploré d’un univers qui nous à tant chamboulé jadis. Beyond Skyline est un mélange correct de série B, d’action, de sci-fi, d’effets spéciaux réussis, de violence, et de stupidité. On peut sérieusement passer le temps de façon plus insipide (sniffer de la colle, manger des ring-o-los par les yeux, boire du piment de cayenne, etc…) que d’écouter Beyond Skyline. Sans dire que c’est amusant, le film en donne pour son argent et c’est plutôt rare une série B qui pense au divertissement du spectateur avant son propre confort. Le film est beaucoup trop long, manque cruellement d’humour mais Frank Grillo fait la job, comme à chaque fois.


The Marine : On m'a lancé le défi d'écouter la série The Marine et j'ai accepté en ignorant qu'il y en avait 6. Comme je n'ai aucun souvenir des 2 premiers sauf celui de les avoir regardé un moment donné, je me suis dit que j'allais les réécouter pour me rafraichir la mémoire. Déjà que je croyais que Renny Harlin avait réalisé le premier (Je me suis trompé avec 12 Rounds un autre film avec John Cena), je me suis dit que 1)je devenais vieux et mélangeais mes films de marde 2)je mélangeais mes films avec John Cena 3)je mélangeais mes films de Renny Harlin 4)je mélangeais l'importance de cette série de films (il y en a 6 après tout) et 5)je mélangeais le temps que je dois mettre sur les films de marde et sur le temps que je dois mettre pour me trouver un emploi. Toujours est-il que John Cena y est ridicule (tout comme dans 12 Rounds), le mec devrait se concentrer sur la comédie et non pas essayer de devenir le Van Damme du 21e siècle. Robert Patrick qui y joue le méchant est celui qui s'amuse le plus avec ce film, il sait à quel point tout est ridicule et il rend l'écoute du film plaisante. The Marine est le genre de film où tout explosent et fort. Des camions, des cabanes, des chalets, des station-service tout explosent dans un mélange de bruit, de feu et de CGI moyens. Même Cena est victime de 2 explosions et les CGI sont tellement moyen qu'il survit les 2 fois. Il faut dire que Cena a beaucoup de chance dans ce film parce que lorsque 4 personnes vident leur mitraillettes sur sa voiture, aucune balles ne le touche. L'humour est inapproprié, non pas que ce soit vulgaire, juste inutile compte tenu de la situation (est ce qu'une histoire homo érotique de camps de vacances est nécéssaire au moment où la police est à vos trousses). Soudainement, j'ai compris pourquoi j'avais oublié ce film, parce que c'est vraiment mauvais. Bon, il m'en reste 5.


The Marine 2 : Je ne suis pas trop sûr pourquoi ce film est la suite puisque le personnage principal n'est pas le même. Peut-être parce que l'histoire est sensiblement pareil ou peut-être que chaque film de la série porte sur un marine différent, question de voir tout l'étendu du talent et de l'entraînement des marines américains. Ou peut-être que comme il s'agit encore une fois d'un personnage dont les balles, les explosions et les coups de couteaux ne peuvent l'atteindre, il est par défaut, un marine. J'en sais rien mais moi je pense que si Lethal Weapon 2 était un peu le même film que le premier mais avec tout plein d'acteurs différents, je trouverais ça poche. J'aurais l'impression que le titre n'a rien à voir. Je veux dire, je veux voir John Cena (pas vraiment) continuer à se battre contre un autre méchant qui a kidnappé sa femme (pas vraiment). En fait, c'est un peu ça qui se passe avec The Marine 2, mais sans John Cena, Ted Dibiase, le fils du Million Dollar Man de la WWF, joue un marine de façon beaucoup plus convaincante que Cena, ce qui augure bien. Le film est supérieur au premier à tout les points de vue ce qui est une grande surprise. Il faut dire qu'on a donné la réalisation à Roel Reiné, le roi de la suite DTV. Possiblement un des réalisateurs tâcherons les plus compétent du genre. Les chorégraphies de combat sont réussis, la mise en scène avec ses plans séquence d'action sont également une force et la qualité visuel donne l'impression d'un film plus dispendieux que l'original. Dibiase est loin d'être un acteur mais il est convaincant en marine on ne peut pas en dire autant de l'actrice qui joue sa femme, elle semble ni convaincante en femme, ni en victime. Encore une fois les explosions sont en CGI mais au lieu d'avoir l'air de la moutarde ou du Sunny Delight, elles sont tout simplement mal keyées (terme de post-prod). Si j'avais 12 ans, je trouverais The Marine 2 fort divertissant. Bon, il m'en reste 4.  


Master : Je déteste quand j'écoute un film asiatique et que les sous-titre anglais ont été fait dans Google Translate. Parfois certaines tournures de phrases sont hilarantes mais plus souvent qu'autrement je ne comprends pas l'histoire. Évidemment je ne parle pas de Drunken Master 2 où l'on peut très bien se passer de sous-titres mais de quelque chose d'un peu plus complexe qui finalement, devient une comédie à force de rire des sous-titres.


The Guardians : Aussi connu comme étant le film de superhéros russe, The Guardians est devenu le wet dream des internautes il y a 2 ans quand un teaser est apparu sur le Web nous laissant croire que ce film serait meilleur que tout ce que Marvel font. En fait, The Guardians qui ressemble à une copie de Fantastic Four gagne des points pour avoir inventé une histoire de superhéros en n’adaptant aucune BD. Ce qui est tout à son honneur. Dommage que l’histoire soit inintéressante quoique Black Panther à le même problème et ça n’empêche pas la plèbe de croire que c’est le meilleur film depuis l’arrivé du train à la gare des frères Lumières. Le film fait beaucoup avec peu. Je veux dire, il n’a coûté que 5 millions de patates et semble en avoir coûté au moins 135 millions. Les effets spéciaux sont très bons sauf pour l’homme loup qui ressemble à l’ours polaire des publicités de Coca-Cola des années 1990 et les hélicoptères qui font très cheaps. Sinon c’est un 5 millions bien investit, même Black Panther n’a pas l’air aussi urbain. Les acteurs sont risibles, je veux dire, le chef de l’Armée ressemble à Richard Fréchette avec une moustache et la femme à la tête du groupe de superhéros n’est là que parce que ses pantalons de cuir lui vont bien. Le film est un peu mal foutu, les scènes d’action manque de conviction, le montage sert à cacher les lacunes de la réalisation, etc. Le film accumule les clichés de mise en scène ce qui l’empêche d’être convaincant. Le méchant, sorte de croisement entre That Yellow Bastard et Michael Berryman avec des muscle est tout de même un adversaire redoutable et est meilleur que tout ce que Marvel nous à chier jusqu’à maintenant. Au final,  The Guardians, dans les mains d’un réalisateur plus compétant, un scénariste lui donnant une raison d’être et avec le double du budget (10 millions de patates) serait possiblement le meilleur film de superhéros depuis 10 ans.


The Foreigner : The Foreigner c’est une version moderne de First Blood. C’est aussi le film où Jackie Chan ne sourit jamais ou ne fait jamais de grimace lorsqu’on lui donne une bonne droite sur la gueule. Ça fait du bien de voir Chan dans un film un peu moins con que les 47 qu’il a fait avant celui-là. Mais bon, il paraît que Rush Hour 4 arrive sur nos écrans bientôt.


Flatliners : Dans la scène d’ouverture Ellen Page a un accident de voiture qui tue sa petite sœur. Ensuite 9 ans plus tard, Ellen Page est devenu stagiaire en médecine dans un hôpital. Ellen Page semble avoir le même âge 9 ans plus tard, déjà qu’elle à l’air d’avoir 12 ans cela n’aide en rien à croire qu’elle est médecin. Kiefer Sutherland vient faire un tour en docteur-mentor qui n’a rien à voir avec le film original même s’il marche avec une canne. Il a dû boucler ses 2 scènes en une journée et empocher un beau chèque. Le reste des acteurs sont plus beau que bon. Diego Luna y est bon mais son mauvais accent anglais empêche de le prendre au sérieux comme médecin et il a possiblement la pire coupe de cheveux de toute l’histoire de la médecine générale. Je veux dire, si tes cheveux n’entrent pas dans une queue de cheval, ne fait pas de queue de cheval. L’original est loin d’être un chef-d’œuvre mais la réalisation, l’ambiance et les acteurs y sont pour beaucoup dans sa réussite. Ici, on se contente de croire qu’on améliore l’original alors que ce n’est qu’au niveau du bla bla de la médecine qu’on ancre le film dans une réalité moins farfelu que son original. Sinon, les acteurs sont anonymes, Ellen Page, n’a pas le charisme de nous faire croire qu’elle peut avoir l’ambition d’un tel projet (se tuer pour réssusciter). De toute façon elle meurt en plein milieu du film (spoiler I guess) alors on est pris avec le reste de la distribution qu’on péfèrerait voir mourir aussi.



Sunday, February 25, 2018

Réflexions sur de la cinématographication

Killing Ground :  Il est difficile de savoir où le réalisateur du film veut en venir. Pas que Killing Ground ne soit pas bien, le suspense est un peu bon, l’ambiance aussi mais s’agit-il d’un film d’horreur, d’un drame, d’un suspense? On ne le sais jamais vraiment alors le film défile devant nos yeux et on se demande quel en est le message, s’il y en a un. Surtout que Killing Ground à été fait récement et de façon complètement efficace dans Eden Lake. C’est un peu le même film, beaucoup même mais Eden Lake a une portée sociologique qui rend le film encore plus terrifiant tandis que Killing Ground se contente de raconter quelque chose de façon un peu molle mais avec des flashbacks alors la linéarité du récit empêche le film d’être prenant.  La finale tourne pratiquement au ridicule si on prend le film pour un drame la faute entre autre au casting. Il y a quelque chose d’éculé et de calissement chiant à toujours vouloir prendre des rednecks qui violent et tuent dans les films du genre. Comme si tout les rednecks du monde ne faisaient que ça : violer et tuer les gens et cacher leur cadavre et en rire à gorge déployer pendant qu’ils se font sucer par leur cousine ou je ne sais trop. Je trouve toujours que c’est un raccourci narratif tellement bidon de croire qu’un redneck va automatique violer les gens. Peut-être que je suis naïf et qu’ils ne font que ça mais j’ai beaucoup de difficulté à le croire. Je suis convaincu que certains font du kayak ou chasse les papillons ou même font du tricot. Encore une fois, c’est mon côté naïf mais sans vouloir diminuer le nombre de viols commis, je ne crois pas qu’il y en ait autant que les films veulent nous le laisser croire : comme si c’était une activité de groupe un samedi midi. Je ne dis pas que les viols n’existent pas, il y en a surement beaucoup trop, mais si je me fis aux films de genre, je ne pense pas que des familles entières se font violer par 3 amis rednecks à tout les lundis. Alors je m’adresse aux scénaristes bidons, peut-on trouver autre chose pour créer le malaise, svp ?


Wish Upon : Wish Upon est un pseudo-film d’horreur pour ados attardés. Un genre de Wishmaster des pauvres ou un Final Destination des peu éduqués. Rarement un film a utilisé les ellipses de temps de façon aussi foireuse non pas pour raconter l’histoire mais tout simplement par manque 1)d’imagination 2)de compréhension cinématographique 3)par déficience scénaristique qui n’a jamais été débattu par qui que ce soit en pré-production et 4)par incompréhension totale du monde du cinéma. Il faut dire que de choisir Ryan Philippe pour jouer le père de la fillette qui se retrouve avec une machine à tuer entre les mains est un 1er faux pas. Philippe joue un homme qui fouille les vidanges pour trouver on ne sait quoi puisqu’il ne fait qu’accumuler des choses chez lui. On est supposé croire qu’il vend ses trouvailles pour vivre mais le film décide que ces détails ne sont pas importants, comme beaucoup de détails d’ailleurs. La 1ere scène est hilarante puisqu’on y voit une fillette qui laisse son vélo sur le terrain familial (plan en contreplongée du vélo et de la maison en arrière plan) pour ensuite entrer dans la maison et voir sa mère se suicider. Puis texte sur image : 10 ans plus tard, avec le même plan en contre-plongée du vélo, laissé au même endroit. DEPUIS 10 ANS! Vers la fin du film alors que Philippe et sa fille devront revenir ré-habiter à la maison, le vélo est encore au même endroit. Ce n’est pas ce que j’appelle la magie du cinéma. Toujours est-il que Philippe qui n’a jamais été un acteur respectable, trouve dans les poubelles un engin qu’il donne à sa fille. L’engin permet d’exaucer des vœux mais évidemment avec un twist : chaque vœux exaucé, donne automatiquement la mort à quelqu’un de l’entourage. Pourquoi? Who cares? L’important c’est que ce soit une jeune asiatique qui explique les règles en les lisant à moitié sur l’engin et la moitié oubliée, finit par lui revenir au moment où elle meure empaler sur une statue beaucoup trop grande pour un appartement de jeune asiatique et beaucoup trop dispendieuse pour une asiatique qui semble travailler dans le milieu de la manucure. Le film est rempli de trucs comme ça où on s’attarde à l’aspect visuel d’une maison hi-tech ou d’un appartement sans jamais se demander si ça a du sens. Comme quand l’oncle milionaire meurt et que Philippe et sa fille hérite de tout, ils héritent tout bonnement, sans questions posé par les assurances ou la police ou les avocats ou le notaire. Juste : vous héritez! Et ils passent de leur vieille maison à la nouvelle comme ça sans rien déménager. Ce qui rend ça risible quand à la fin ils doivent revenir habiter à la vieille maison et que tout le mobilier est encore là, à commencer par le vélo sur la pelouse (DEPUIS FUCKING 10 ANS!). Le fait d’être riche n’empêche pas Philippe de continuer de fouiller les poubelles ce qui nous laisse croire qu’il le fait parce qu’il a une maladie mentale et non pas pour faire vivre sa famille. Mais le fait d’être riche donne à Philippe le courage de poursuivre sa vrai passion : jouer du saxophone. Si cette phrase ne vous à pas fait rire, essayer d’imaginer la scène ou Philippe joue du air-saxophone dans un bar jazz avec toute la finesse d’un acteur qui n’a jamais tenu l’instrument dans sa main avant de tourner la scène.  Tout ça se termine dans la plus hilarante scène de mort depuis celui de l’autobus dans Final Destination : la jeune fille est frappée par une voiture qui roule à 30 km/h mais elle est projeté à environ 150 km/h sur un autobus devant les yeux de sont père. Et ça, c’est hilarant!


Dean : Dean c’est un petit coming-of-age story, venant de Dimitri Martin qui malgré ses 45 ans à l’air d’en avoir 22. Alors j’imagine que lorsqu’il s’amourache de Gillan Jacobs (la nouvelle coqueluche pour ce genre de rôle) on n’a pas trop l’impression qu’il choisit des filles trop jeunes pour lui. Dean c’est une version sympathique de Garden State et beaucoup moins « pas subtile ». Je dit ça, mais on a tous aimé Garden State pendant 10 minutes en 2005 alors j’imagine très bien que Dean deviendra ringuard la journée ou quelque chose du genre arrivera sur nos écrans et que je pourrais dire Film X est une version sympathique de Dean. Malgré tout le film est drôle mais Dimitri Martin n’a pas un grand éventail d’émotion alors on ne s’attache pas trop à ses problèmes personnels qui sont vraiment pas si terribles au final ni à ceux de son papa joué par Kevin Kline.


Catch Hell : On m’a lancé le défi d’écouter ce film, basé sur l’histoire vraie de l’acteur Ryan Philippe et de son kidnapping, des tortures qu’il a subit aux mains d’un mari cocu et des leçons qu’il en a tiré du genre, ne pas couché sexuellement avec les maquilleuses sur les plateaux de cinéma ou être une bonne personne signifie d'habiter seul dans une énorme maison au pied de Hollywood Hill. Mais Catch Hell est aussi l’histoire vraie où Philippe s’est lié d’amitié avec un redneck qui voulait le violer et de l’histoire d’amour qui s’en est suivie. Écrit par Ryan Philippe, basé sur sa vie, et réalisé de façon semi-simili-pas-trop-correct par un certain RP (je me demande de qui il s’agit), Catch Hell est un film beaucoup trop long pour sa prémisse. L’idée n’est pas tant mauvaise, c’est son exécution qui est terrible. Filmé de façon anonyme, le film n’est jamais terrifiant, les cadrages sont toujours un peu off pour donner du style, alors le film n’en a tout simplement pas. Philippe se croit brillant en jouant un peu entre la réalité et la fiction, donnant des titres de films approximatifs dans lequel il a déjà joué genre Cupid Crimes pour Cruel Intentions. Il tente fort de nous démontrer comment sa carrière a déraillée et comment les acteurs hollywoodiens peuvent tout perdre du jour au lendemain et boo hou hou. Encore une fois on a droit à des rednecks méchants remplie de haine et de violence. Mais Philippe tombe en amour avec l’un d’eux. S’agit-il du syndrome de Stockholm, le film ne va jamais jusqu’à nous expliquer la vie amoureuse de Philippe mais il est clair qu’il s’ennuie éperdument de son tortionnaire. Histoire d’amour et de vengeance Catch Hell ne donne pas tant le goût de voir plus de film de RP puisqu’il paraît un peu imbut de sa personne mais on imagine très bien ce qu'aurait donné la même histoire entre les mains d’un meilleur cinéaste et scénariste.


American Satan : Dans les années 1980 il y avait beaucoup de ce genre de film où un groupe de hard rock pas bon faisait un pacte avec le diable pour devenir populaire. La plupart de ces films sont risibles mais amusant à écouter. American Satan c’est une version 2.0 de ce genre de film mais avec une morale bidon, des clichés éhontés et de la musique pauvre, tout ça en se prenant extrêmement au sérieux. Le plus risible c’est que le film commence avec une citation d’un vieux rocker quelconque prise dans une entrevue pour Hit Parader (un magasine de hard rock) et le film se termine de façon tout aussi prétentieuse avec d’autres citations de rockers tiré du Hit Parader. C’est hilarant parce que le film est présenté par Hit Parader… alors ils ne sont pas allé chercher les citations tellement loin. Un peu comme quand Les Boys était présenté par Pringles et que tout le monde dans le film se remplissait la geule de chips courbées. Ça manque de sérieux mettons. Filmer de façon professionnelle mais monté de façon limite amateur, American Satan offre à Denise Richards un rôle de mère qui ne lui va pas, même si elle est maman dans la vrai vie, Richards n’a tout simplement pas l’air d’une mère d’un jeune ado de 20 ans tattoué jusque dans le cou (de très mauvais tattoos en passant) et qui fait du mauvais hard rock de pauvres. Malcolm MacDowell continue de rire de sa carrière et Bill Dukes vient y jouer un rôle de simili-ange gardien pas subtil. Parlant de pas subtil, le personnage principal se nomme Johnny Faust. Autour de tout ses beaux acteurs sur le déclin, on y a fait jouer des rockers bas de gamme pour donner de la crédibilité aux personnages. Puis on rempli le film de clichés sexe, drogues et rock n’ roll, une finale qui ne fait aucun sens et des chansons aussi bonnes que du mauvais Limp Bizkit. On a droit à un condensé de clichés typiques du rock en l'espace de 20 minutes comme si on faisait un film pour démontrer les dangers de faire du rock ou de vendre son âme au Diable. Parce que la morale c'est un peu ça : dealer avec Satan, c'est pas super bon, les jeunes. Les choses bougent tellement vite, que le groupe rock devient un succès en 3 jours et tout le jeunes écervelés de la planète viennent voir leur spectacles, font des orgies avec eux et lorsque le chanteur fait un overdose, le groupe est interviewé par Larry King qui leur dit que leurs chansons parlent de Satan et c'est pas bien pour la jeunesse américaine. Tout ça en 3 jours. Toute cette popularité soudaine en 3 jours. Il me semble que la morale c'est : dealer avec Satan gets shit done!


Day Of The Dead : Bloodline : Dawn of The Dead à déjà eu droit à un remake qui est étonnement meilleur qu’il n’a le droit de l’être. Night Of The Living Dead le seul des films de la série à être libre de droit n’a eu qu’un seul remake il y a 30 ans, surpervisé par Romero lui-même. Mais surprenant qu’il n’en ai pas eu plus étant donné la liberté des droits. Day of The Dead lui, est le seul qui a eu droit à 2 remakes. Une horreur sortie il y a 10 ans dont je n’ai aucun souvenir sauf le fait que le film n’avait rien à voir avec l’original. Et maintenant ce Day Of The Dead : Bloodline qui ressemble plus à l‘original dans sa prémisse mais qui est de loin un gros, gros tas de marde. C’est un peu comme si le réalisateur et les 3 scénaristes n’avaient pas compris le 2e degré du film de Romero et s’était concentré au 1er degré seulement. Ce qui laisse une intrigue assez mince, des personnages en carton, des dialogues tellement terribles que c’est à se demander si les scénaristes ont déjà vécu avec d’autres humains. Les personnages agissent de façon imprudente compte tenu de la situation dans laquelle il se trouvent : genre faire son jogging à côté de la cage qui détient les zombies, ou jouer au ballon à côté d'une forêt remplie de zombies, etc... Je pourrais continuer longtemps comme ça mais vous aurez compris que ce Day of the Dead, je ne le recommande fortement pas.



Hellraiser : Judgment : Dans un monde où il y a 10 films de la série Hellraiser, je ne veux certainement pas être la personne qui ne les a pas tous vu, right ? Qui voudrait être cette personne? Bref, il y a longtemps qu’on a cessé d’y croire, il y a 25 ans en fait après Hellraiser III : Hell On Earth (1993)(qui n’était pas terrible mais un peu amusant). Depuis le 4e opus réalisé par Alan Smithee, la série n’est que du DTV bas de gamme. Dimension Films qui se contrecrisse des fans, avait décidé de tourné un 9e film de la façon la plus cheap possible au lieu d’en faire un remake (ce qu’Alexandre Bustillo et Julien Maury étaient supposé faire avant leur très décevant Texas Chainsaw massacre). Le but était de ne pas perdre les droits de la série. Ils avaient donc chier un film rapidement tourné en mini-DV avec un gros lard qui jouait Pinhead, un espèce de p’tit gros joufflu qui rendait le film assez rigolo. On aurait dit une parodie. Bref, avec Judgment, la série tente un retour. C’est semi-réussie. Les 15 premières minutes sont remplie d’idées intéressantes si seulement le film ne s’appelait pas Hellraiser et les 20 dernières minutes sont aussi intéressantes, on essaie d’apporter de nouveaux éléments et c’est tant mieux. Dommage qu’entre les deux on doit se taper 60 minutes d’un drame policier jouer par des acteurs qui sortent tout droit d’un cours de théâtre du club optimiste local.