Monday, March 3, 2014

Réflexions sur de la cinématographication un peu bidon


Zombie Babies : En écoutant autant de films de zombies en peu de temps j’en ai peut-être mélangé quelques uns. Ce que je peux dire par contre c’est que pratiquement chaque film de zombies (il en sort environ 18 par semaine) sont à peu près tous (99,9% du temps) basé sur le même modèle. Zombie Babies ne fait donc pas exception. Les acteurs se ridiculisent avec aplomb en jouant dans des scènes dégradantes comme par exemple celle où un redneck obèse croyant faire un cunilingus à une fille poitrinée, les yeux fermés se trouve à cunilingusser un bébé zombie sans trop faire la différence (ses yeux sont fermés après tout et jamais il ne les ouvrira) entre un anus de bébé et un vagin. Il se fait donc chier du sang dans la bouche et meurt par un cordon ombilical autour du cou. Tout ça est supposé être très drôle. Les acteurs se défendent bien malgré tout mais il semblerait que ce soit devenu une norme de choisir pour les rôles féminins des ex-Suicide Girls question de voir de la poitrine dénudée, tattouée. Zombie Babies est rempli de mauvais effets devant écrans verts au point où les poupées qui servent de bébés zombies sont visiblement tenu dans une main puisque le key-ing de ces scènes nous montrent bien la démarcation des doigts autour des poupées.


Zombie Hunter : Zombie Hunter looke un peu mieux (mais pas vraiment) que les autres films de zombies visionnés cette semaine. Le gros avantage de Zombie Hunter c’est qu’on a essayé fort, fort, fort de faire un genre de comic book movie à-la-Six-Strings Samourai, mais en vain. Danny Trejo apparaît pendant 18 secondes, les effets sont complètements dégueulasses, il n’y a aucun zombie mais plutôt un gros monstre qui ressemble à une sous-copie du dude au 6 bras de Mortal Kombat ce qui fait du titre un mensonge. En plus on a droit à la pire scène de sexe jamais filmé. Possiblement qu’on a voulu faire rire mais c’est raté, en fait, on rit de honte pour toute l’équippe ayant travaillé sur le film alors j’imagine que si l’on rit de honte, alors on rit, donc, l’effet est réussie. Bravo Zombie Hunter pour le rire!


Zombie A-hole : Zombie A-Hole n’a pas de zombie, le titre est donc trompeur. Ils m’ont menti, qu’ils aillent chier! Par contre il y a une tueur avec un maquillage semi-réussie qui sème la terreur en tuant des Suicide Girls un peu nue de façon alléatoire. Zombie A-Hole est mal joué, mal filmé, mal écrit, mal etc… On a aussi abusé de l’effet « Old movie with scratches and poils and more scratches » disponible dans Final Cut Pro. Le film aurait gagné à n’être qu’un court métrage puisqu’il se divise en trois parties, celle où le monstre attaque des midinettes, celle où les gens parlent et c’est long et celle où notre héro vêtue maladroitement d’un chapeau à-la-IndianaJones trop grand pour lui essaie de tueur le monstre. La 3e partie est plus divertissante même si plus caricaturale. On aurait peut-être dû se concentrer sur ce héro mal fringué et sa quête que tout le remplissage qui va avec.


Bloodlust Zombies : Dan Lantz a écrit, réalisé, filmé, cinématographié, produit et joué avec fierté dans cette pocherie. Tout dans Bloodlust Zombies est cheap. L’humour ultra bidon fait passer Benny Hill pour le roi du gag. Les acteurs sont à ce point mauvais qu’une fois leur talent amalgamé à l’humour pour donner un genre au film, est mis de l’avant, on assiste à ce qui semble être les plus longues scènes de cinéma jamais filmés.
De l’humour de niveau école secondaire et des scènes de sexes pour les moins de 4 ans parsèment ce film d’une nullité incroyable. Évidemment quand ton actrice principale est une porn star (qui se débrouille pas si mal) on a l’impression que le film est une parodie sexy d’un film de zombie tellement tout est foireux. En fait on a l'impression qu'il s'agit d'un porno dont toutes les scènes de sexes explicites ont été enlevés. Les décors sont visiblement ceux de la compagnie de post-production qui fait passer ses salles AVID pour un laboratoire scientifique qui n’a rien d’un laboratoire scientifique si ce n’est qu’il y a des éprouvettes et 2 ou 3 béchers. Les scientifiques n’agissent aucunement comme des professionnels  et si je ne l’ai pas déjà mentionné, l’humour est plus que mauvais. Le sang change de couleur dépendemment de la scène parfois il ressemble à du sirop de maÎs, parfois à de la soupe tomate mais jamais à quelque chose de réaliste. Plusieurs scènes sont tournés dans des corridors et/ou des cages d’escaliers sans éclairages convaincants et où certains personnages meurent tout en ayant beaucoup de difficulté à ne pas respirer ou bouger des yeux question d'avoir l'air d'un cadavre crédible. Un bon cadrage semble une idée farfelu pour le réalisateur qui de toute façon est occupé à écrire et filmer des blagues de pénis pas drôles.


Bath Salt Zombie : Il ne me reste, heureusement, aucun souvenir de mon écoute de Bath Salt Zombie sauf peut-être cette introduction en animation 3D et ces images de maquillages zombie-esques complètement caoutchouteux. Filmer dans un appartement ou deux avec un minimum d’éclairage (pas pour le style, juste parce qu’on ne sait pas comment faire un film)Bath Salt Zombie est un bon exemple de comment créer un hype autour d’un fait divers mais en ne tenant aucunement le-dit fait divers en considération.


Cockneys VS Zombies : Peut-être est-ce parce qu'après avoir visionné autant de films de zombies je suis devenu un peu imbécile mais Cockney VS Zombies m'a semblé être très drôle et amusant. On vise vraiment un Shaun Of The Dead wanna be avec ce film mais sans être aussi légendaire, le film mêle habilement l'humour et l'horreur avec une scène finale hilarante dans un centre pour l'âge d'or. Zombies VS vieillards en marchette. 


Now You See Me : Now You See Me est un pari réussi. Dans le sens où si on à été accroché par la bande annonce et que le leitmotiv du film (If you look too close you'll miss the big picture ou quelque chose comme ça) aussi redondant soit-il nous excite au point où on oublie toute logique, il se peut que Now You See Me soit le plus grand film qu'on ai jamais vu depuis Cutthroat Island.  Le genre de film qui nous offre exactement ce qu'il nous promet, peu importe si ça a du sens. Parce que voyez-vous Now You See Me est probablement le film le moins crédible depuis Basic de John McTiernan. Aussi excitant et divertissant que puisse être le film de Louis Letterier, et aussi intriguant que puisse être son récit au point de se laisser prendre à vouloir savoir qu'elle en est sa conclusion, il n'en demeure pas moins que le punch final est complètement ridicule, que l'histoire d'amour sort de nulle part, que les personnages sont finalement des imbéciles qui ne savent pas se qu'ils font, que le film nous laisse avec beaucoup trop de questions à propos de la cohérence qu'on ne le veut vraiment. C'est un peu comme si tout au long du récit on essayait de nous faire croire qu'il y a une mécanique derrière les trucs de magies de nos 4 magiciens (un agent du FBI essaie de prouver cette mécanique avec l'aide d'un Morgan Freeman qui nous explique, nous, petit spectateur idiot toute l'histoire) pour finalement nous démontrer qu'avec un montage frénétique et une succession de scènes d'action on peut venir à bout de n'importe quel incohérence, en autant que le spectateur soit un tantinet ADD. Que le film se termine comme étant une histoire de vengeance, ça peut passer, mais il faut que ça ait du sens, une logique, ce que le film n'a pas. Now You See Me se défend derrière le fait que comme un tour de magie, la finale doit être impressionnante au point où l'explication n'est plus nécéssaire. C'est là que Now You See Me se perd puisque justement on aimerait bien comprendre les explications qui nous ont été servie de façon inadéquate depuis le début du film. Parce que cette histoire de vengeance est ridicule à plusieurs niveaux et le fait que le vengeur prenne plus de 30 ans pour perpétrer cette vengeance n'est pas le plus ridicule. Au final, Now You See Me est l'exemple parfait d'un film qui fait n'importe quoi, raconter n'importe comment pour un public qui n'y voit que du feu sans trop se poser de question sous prétexte qu'ils ont été surpris par la finale. Comme dans Basic


You’re Next : You’re Next n’est pas le film incroyable qu’on nous a fait croire. Il est supérieur à beaucoup de films du genre mais le film perd toute crédibilité dans des scènes de surexplications surdialogués sur les raisons de un et de l’autre pour expliquer au spectateur pourquoi il a fait ceci et cela alors que ces dialogues sont non seulement surexplicatifs mais en plus ils sont addressés à des personnages qui connaissent déjà cette surexplication. Alors si c’est surexplicatif pour nous, imaginez pour les personnages…
 

The Purge : Pour quelqu’un qui a commencé sa carrière comme scénariste, James DeMonaco donne l’impression qu’il est plus attiré par la possibilité de faire un film avec Ethan Hawke (3 films sur 7) que de raconter quelque chose de cohérent.  Tout dans l’écriture de The Purge est problématique. Avec un concept de ce genre, il est assez difficile de 1)nous faire avaler cette prémisse 2)utiliser une façon de ne pas surexpliquer 3)nous donner un punch final utile et 4)minimiser les incohérences qui créent des trous scénaristiques et /ou nous laissent avec des questions. The Purge fait tout ça en croyant ne pas le faire résultat d’une écriture qui se croit béton alors qu’elle va dans toutes les directions au lieu de bien ancrer son univers. Avec cette prémisse (1 journée par année le gouvernement donne le droit aux habitants de tuer pendant 12h sans être puni ou quelque chose comme ça)on peut s’attendre au pire mais on se dit que si le film à été produit c’est qu’il doit avoir plus ou moins de sens. Pas du tout. Je suis naïf. 
Il y a tellement de problème avec ce film que c’est difficle de savoir par où commencer. La mise en situation de la prémisse est expliquée de façon acceptable par des émissions de télé et/ou radio en plus d’un texte qui défile à l’écran. On embarque donc dans le film en ce disant que c’est possible mais c’est par la suite que ça se gâte. Quand le scénariste/réalisateur commence à nous faire vivre cette « Purge » on cesse tout bonnement d’y croire. Comme s’il n’avait jamais réfléchit plus loin que son canevas de base et comme: le gouvernment est d’accord et les psychologues expliquent que c’est saint dans une société parfaite d’expurger le méchant. C’est que vu sous cette angle, c’est bien mais ce n’est pas l’angle choisit par le réalisateur par la suite et en se lançant dans des idées pas aboutits, il finit par nous laisser plus de questions que de réponses. Et il finit par nous offrir un film qui n’a aucun sens en plus de ne pas être cohérent avec l’univers offert. DeMonaco essaie d’en faire une histoire de riche VS pauvre alors que ça peut être vrai que cette « purge » soit bénéfique pour les riches plus que les pauvres mais pas de la façon dont il le traite dans son film. D’autant plus que les pauvres sont représenté par un personnage noir, ce qui donne une dimension raciale non voulu et inutile au film et au message de De Monaco. Évidemment, le réalisateur ne veut que nous divertir mais avec chacune des idées qu’il croit apporter pour expliquer les gestes de ses personnages, 18 autres questions en ressortent.

Si la société américaine a un degré de crime d’environ 0.01% et que le gouvernement décide d’instaurer cette « purge » pour assouvir les plus bas instincts des habitants puisque psychologiquement parlant c’est saint, je crois sincèrement que certain gens s’adonnerait au meurtre, vol, et viol pour ce 12h annuel mais ils le feraient qu’un an ou 2 parce qu’après 5-10-15 ans dans une société parfaite, les gens ne seraient pas éduqué dans la violence et les crimes et ce même si on veut nous faire croire que c’est ancré dans l’ADN humaine. De toute façon après un ans ou 2 on s’apercevrait que ça ne fonctionne pas vraiment. Si quelqu’un nous cause du trouble, il couche avec notre femme ou bat notre chien, on attend la purge pour aller le tuer légalement? Une fois qu’on a tuer le fils du voisin parce qu’il fait chier son chien sur notre gazon, on fait quoi? On salut son père et sa mère le lendemain de la purge(désolé pour votre fils, mais je l’avais avertit!)? Si on bat le gars qui a obtenue la promotion au bureau qui nous était destinée, on ne le tue pas mais on le blesse fortement, quand il sort de l’hopital on fait quoi?
« Excuse moi dude, c’était la purge »
« C’est cool André, je comprends! »

Rien dans le film nous est expliqué sur comment les gens réagissent vraiment à la purge puisque le film se concentre sur un quartier uppé d’une banlieue de Los Angeles. Par contre on tente de nous expliquer comment pourrait se dérouler un 12h de purge. 
-Le copain de la fille d’Ethan Hawke veut lui faire comprendre que même s’il est trop vieux pour sa fille, ils sont heureux ensemble. Comme Ethan Hawke refuse leur union le copain décide d’aller tuer Ethan Hawke puisque pendant la purge, c’est légal. Mais, il s’attend à quoi par la suite? Qu’il va continuer de sortir avec la fille du dude qu’il vient d’assassiner? Qu’elle va dire : Tu as tuer mon père mais puisque c’était légal je ne peux t’en vouloir, voici mon vagin, éjacule dedans »? 
-La bande de malfrats qui veut la peau du jeune noir en cavale semble être des jeunes qui n’attendent que la purge à chaque année pour tuer, boire de la bière et rouler vite avec leur camion. S’il est saint d’expurger notre violence une fois par année, il me semble que ces malfrats doivent trouver le temps long les 364 autres jours de l’année. 
-Si Ethan Hawke est un spécialiste de l’installation de systèmes de sécurité comment se fait-il que son système est faillible? Pourquoi n’est-il pas capbale de défendre sa famille? Kevin McCallister à fait un meilleur boulot que lui et il avait 11 ans. 
-Pourquoi les voisins se mêlent-ils de la situation? On comprend pourquoi, bien sûr, mais les raisons sont tellements bidons. Ce sont les voisins, comment vont-ils se réveiller le lendemain?
« Bon matin, je m’excuse d’avoir tué Ethan Hawke, mais cétait la purge, sans rancunes »
« Pas de trouble, avoir été dans votre situation, j’aurais fait la même chose et bien plus. »

L’élément déclencheur est bien entendu le fils qui laisse entrer le jeune noir dans la maison alors qu’il ne devrait pas. Comme le scénario essaie fort de nous expliquer que le petit garçon est très intélligent pour son âge, je ne crois pas me tirer dans le pied en disant que c’est probablement le truc le plus ridiculement stupide qu’un enfant peut faire. Qu’il soit intélligent ou non. Le scénario essaie fort de nous faire comprendre que le petit garçon est contre la purge (comme si les gens anti-purge doivent être une minorité). Mais même s’il est contre, cet effort scénaristique n’explique pas le geste. Quand nos parents nous explique qu’il ne faut pas parler avec les inconnus ou qu’on ne doit pas ouvrir la porte aux étrangers, qu’on soit pour ou contre les témoins de Jéhova ou les monsieurs qui donnent des bonbons gratuitement, on écoute nos parents. Ne pas ouvrir aux étrangers est la base de l’éducation enfantine. Bref, je pourrais continuer comme ça pendant des heures à expliquer que l’univers et la prémisse offerts ne fonctionne pas mais puisque j’ai vu la bande-annonce de The Purge 2, j’imagine que je suis peut-être le seul à avoir un problème avec ce film… 


Maniac Cop 2 : J’ai écouté souvent et très souvent Maniac Cop 2 dans ma jeune jeunesse. En le revoyant, je ne me rappellais aucunement à quel point cette suite d’un film de série-B assez moyen est extrêmement solide. La réalisation et la direction photo sont excellentes donnant au film un côté dispendieux en plus de lui donner un côté cinématographique qui peut rappeller le cinéma de Larry Cohen des années 1970 (Cohen à scénarisé le film). Les scènes d’action sont bien montés mais surtout bien filmés ce qui aide le montage et les acteurs sont tous solide. Vraiment Maniac Cop 2 est un film à revoir.


VHS 2 : J’ai eu le même problème avec VHS 2 qu'avec le film précédent : chaque segment est filmé de façon différente mais jamais sur support VHS ce qui fait qu’on se demande pourquoi quelqu’un qui filme avec sa GoPro transfère ensuite son segement sur une VHS s’il doit d’abord mettre le-dit segment sur son ordinateur avant. Le titre devrait être DVD 2 parce que personne aujourd’hui ne met ses films ou souvenirs sur VHS. L’idée de base n’est donc comme dans le film précédent, pas respecté. Mais ce n’est pas tellement grave puisque chacun des segments est assez amusants et divertissants (sauf A Ride In The Park) VHS 2 vaut le visionnement ne serait-ce que pour le segment Safe Haven qui est complètement fou, bizarre et violent en plus d’être techniquement incroyable.


The Tall Man : Après le succès de Martyrs on s'est demandé ce que Pascal Laugier allait bien pouvoir nous offrir. Avec The Tall Man, son premier film an anglais, il a continué dans le même genre tout en continuant également avec ses scénarios qui partent dans une direction pour nous surprendre en faisant un virage de180 degrés dans l'autre. Avec ce Tall Man, ces virages puisqu'il y a en a plusieurs ne fonctionnent pas autant. Ce n'est pas tant que Laugier ne réussie pas à nous surprendre c'est qu'il devient de plus en plus difficile de croire aux actions des protagonistes après les pivots scénaristiques. L'histoire devient un peu plus abracadabrante et pas tout à fait crédible. La réalisation est tout de même solide mais c'est au niveau du récit que ça cloche. Comme si le côté politico-anthropologique lui avait échappé.


Tenement : Game Of Survival : Environ 35e film de la légendaire Roberta Findley, Tenement Game of Survival est une série Z sans budget un peu crade qui se laisse regarder comme un genre de Home Alone pour adultes (dans le sens de gens majeurs et non dans le sens de XXX). Une bande de malfrats un peu punk prend un édifice à appartements en otage et les résidents ne comptent pas les laisser faire. Ils posent des pièges pis toute et ils tuent les malfrats pis toute.


Idlewild : Une comédie musicale n’est évidemment pas pour tous le monde. Il faut tout de même en connaître les codes pour pouvoir en faire une. Un film comme Dancer In The Dark malgré son côté faux-musical est très ancré dans les règles du genre. Idlewild peut nous apparaître comme quelque chose qui pourrait être divertissant à cause entre autre au groupe Outkast comme principaux protagonistes mais surtout pour son mélange de hip hop et de swing se déroulant dans les années 1930. Mais voilà qu’au-delà du fait que le film comporte des chansons, Idlewild n’a rien d’une comédie musicale pour cause de manque de repère. Bryan Barber, réalisateur de vidéo clips, ne peut aucunement se cacher derrière l’excuse : J'ai fait un anti-musical tant il ne semble pas comprendre comment un musical fonctionne. On a plutôt l’impression qu’Idlewild est une suite de 3 vidéoclips (c’est environ le nombre de chansons dans le film) mal intégrés à une histoire rempli de lieux communs d’où les dites chansons font acte de touriste. Habituellement un musical est un prétexte pour raconter une histoire en chansons et danses intercallées de bout de film dont on se fout un peu puisqu’on attend la prochaine séquence musicale. Ici, l’histoire dont on se fout est étiré jusqu’à plus soif puis une fois par 30-40 minutes une chanson y surgit sans qu’on n’y comprenne tellement le lien. Le fait qu’Outkast ne soient pas des acteurs n’est pas en cause mais plutôt le manque de cohésion du scénario qui passe du coq à l’âne comme s’il voulait absolument cocher la to-do list des clichés du film d’époque. 


Crystal Lake Memories : Après un documentaire intéressant sur la série des Friday the 13th (His Name Was Jason) celui sur la série des Nightmare On Elm Street (Never Sleep Again) d'une durée de 4 heures et sortie peu de temps après, est beaucoup plus complet et intéressant. Friday The 13th a décidé de faire un documentaire encore plus complet sur sa série de film avec ce Crystal Lake Memories. D'une durée de 7 heures, ce documentaire retrace les étapes de la production de chaque film. Chaque segment à une durée d'environ 25-40 minutes. On n'analyse pas chaque film comme dans Never Sleep Again, on reste du côté anecdotique mais avec assez de matériel pour rendre le tout très intéressant et pour nous offrir assez de scènes inédites et des photos de productions également inédites. Le plus intéressant est la section sur Freddy Vs Jason parce que le projet à longtemps trainé et plus de 14 versions différents du scénario écrit par 14 personnes différentes existent. Et dire qu'ils ont choisi probablement le pire scénario écrit par 2 osties de sans dessins pour ce film. 


Tyson : The Undisputed Truth : Devant les caméras de Spike Lee et sur une scène de théâtre, Mike Tyson nous raconte son histoire sans censure, de façon humoristique et sans gêne devant une foule conquise d’avance. Il demeure vague sur sont histoire de viol mais nous fait rire en racontant qu’il aurait pu casser la gueule à ce jeune fumeur de pot qui couchait avec sa femme en cachette : Brad Pitt. Tyson est accessible, sensible et drôle. Sans croire qu’il pourrait être acteur (Black & White et Hangover nous l’ont prouvé), il pourrait peut-être être humoriste dans sa carrière post-pugiliste.



Monday, February 17, 2014

Réflexions sur de la cinématographication


Fear and Desire : Fear And Desire est le premier long métrage (à peine 65 minutes) de Stanley Kubick. Kubrick à toujours détesté ce film et à tout fait pour que personne ne le voit. Évidemment qu’après sa mort les distributeurs vont « pour l’amour du 7e Art », tout faire pour trouver une copie du film et le distribuer. Les gens qui ont vu Fear And Desire sont bien entendu des fans finis de Kubrick et ne comprennent pas pourquoi il en avait honte. Venant de quelqu’un qui apprécie Kubrick mais qui l’a enlevé de son piedestal depuis au moins 15 ans, il est facile pour moi de prendre du recul et de dire haut et fort que Kubrick avait raison. Fear And Desire est un film mauvais. Mauvais si on le compare au reste de sa filmographie. Mais mauvais également si on le met dans le contexte du cinéma de l’époque. Si on écoute Fear And Desire sans savoir qu’il s’agit d’un Kubrick, on trouve le film moins que moyen, sachant que c’est un Kubrick, on peut lui trouver n’importe quel crisse de qualité mais il n’en demeura pas moins que le film est moins que moyen et que de toute façon, la seule raison que l’on peut avoir de voir ce film est son affiliation à son auteur. Sous des tonnes et des tonnes de décibels de musique violonneuse, Fear And Desire est lourd et la grande qualité du film n’est certainement pas dans sa direction d’acteur ni dans son récit. Par contre, on peut facilement voir que le film est une expérience pour Kubrick qui semble chercher et tâter le pouls du 7e Art. Pour chercher à comprendre la mécanique du cinéma. Fear And Desire n’est certainement pas une honte mais plutôt un mal nécéssaire mais j’imagine que Kubrick voulait entretenir son propre mythe, c’est la raison pour laquelle il ne voulait pas que l’on voit ce film, pour ne pas qu’on s’aperçoive qu’il (Kubrick) n’était pas parfait.


World War Z : On a maintes fois répété que World War Z est le seul film de zombies sans sang. C’est tout à fait vrai et quelque peu insultant. Même Zombiez film au budget de 45$ avec des zombies afro-américain à plus de gore que ce World War Z. Basé sur un livre que je n’ai pas lu et dont je n’ai pas l’intention de lire, le film de Marc Forster et Brad Pitt (Pitt à produit le film et casser la gueule à Forster, alors le film lui appartient quand même un peu)à une portée épique et internationale question de réunifier les peuples. C’est tout à son honneur mais c’est évidemment trop ambitieux. Bien que la bande-annonce nous montre tout le film, World War Z est tout de même rythmé au quart de tour et c'est là sa grosse force si bien qu’après 10 minutes on oublie que le film est sans sang. De toute façon ce qui est plus insultant n’est pas le manque de gore mais plutôt la surutilisation de CGI pour créer une horde de zombies méchants. Si c’était mauvais dans I Am Legend, je ne vois pas pourquoi ce serait mieux ici. Pitt survie à plusieurs attaques zombiesques ainsi qu’à un crash d’avion d’où il en ressort avec un p’tit bout de métal dans le ventre. Mais juste sur le côté du ventre, dans le mou, cette fameuse partie de l’anatomie qui ne nous fait pas mourir, à peine grimacer lorsqu’elle est quelque peu stimulé par un objet quelconque. Toujours est-il que Brad Pitt fini par sauver le monde entier et peut-être même la lune ce qui n’est pas une mince tâche mais j’imagine qu’en étant marié à Angelina Jolie et après avoir adopté 18 enfants, il a vu pire.


Welcome To The Punch : Après le visionnement, j’ai tout de suite oublié ce que je venais de voir. Il est donc difficile pour moi de parler de ce film d’action britannique. Sauf pour dire que tout est bleu. Mark Strong et James McAvoy font ce qu’ils peuvent d’un scénario famélique. Bien que ce film policier soit extrêmement bien filmé, il n’en demeure pas moins que le récit est inintéressant, inutilement pseudo compliqué et particulièrement plate. Un exemple parfait d’un film dont tout est dans le contenant, rien dans le contenu.


Cold Light Of Day : Cold Light Of Day est un film d’action dont la réalisation solide est complètement ridiculisé par un scénario inachevé, un montage abracadabrant et une propension de faire du film une série-B formattée et sans âme. Évidemment à quoi peut on s’attendre d’un Direct-to-DVD avec Bruce Willis et Superman. Le but du film était, sans doute, de filmer des paysages italiens anonymes et donner une vitrine de promotion pour Henry Cavill juste avant de le voir dans la peau du plus prétentieux Superman (le film est prétentieux, pas l’acteur). Au final, on a droit à de bonne poursuites en voiture et à pieds beaucoup d’abracadabrance à-la-Bourne et le constat que ce Cahill est un piètre acteur.


The Bourne Legacy : Parlant de Bourne, voilà la trilogie terminé qu’on décide de continuer une sous-intrigue en entremêlant de façon habile mais abracadabrante les aventures de notre James Bond moderne à celui d’un autre « soldat » ayant subit le même procédé secret. Le but étant bien sûr de les faire s’afronter/faire équipe dans un éventuel film. Tony Gilroy, scénariste de la trilogie initiale passe derrière la caméra (non pas pour la 1ere fois) et à malheureusement de gros sabots à chausser. Il doit nous faire oublier la réalisation solido-exemplo-post-moderne de Paul Greengrass (qui lui avait hérité d’une réalisation mollassone de Doug Liman pour le 1er film) mais il doit le faire sans plagier Greengrass. Il utilise donc une mise en scène plus classique qui s’apparente à celle de Liman tout en utilisant quelque chose de greengrassien dans ses scènes d’action. Au final le film est inutile et particulièrement inintéressant. Probablement que Gilroy voulait remettre les pendules à l’heure après avoir été trahi sur les 3 films de la trilogie (aucun des 3 films n’a respecté les scénarios, Liman et Greengrass les trouvant moins que moyen)mais voilà que celui-ci devrait se rendre à l’évidence : ses scénarios sont ronflants.


Carrie : Les remakes de films d'horreur ont ce problème qu'ils sentent le besoin d'humaniser le méchant, lui donner une raison pour exister, faire ce qu'il fait. Ce qui va à l'encontre du genre. De savoir que la mère de Michael Myers (version Rob Zombie) est une prostituée n'explique aucunement son comportement de tueur. Non seulement, les producteurs ne comprennent pas le genre mais ils ne comprennent pas la fonction symbolique du personnage. L'important c'est que les jeunes d'aujourd'hui aient l'impression d'avoir des personnages plus "complexes" en ayant l'impression que le film remit aux goûts du jour est plus "profond" parce que plus moderne. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'Hollywood ait remaké tout le catalogue des années 1970-80. Carrie est probablement le film le plus "utile" pour un remake à cause de la fameuse mode de l'intimidation scolaire. Selon Kimberley Pierce, son remake de Carrie à l'approbation de Brian De Palma, un ami de longue date et il sera plus près du roman de Stephen King que du film film de 1976. Au final, Carrie The Second Remake Because We Always Forget The TV Version And The Shitty Sequel est une copie conforme du film de De Palma mais avec des cellulaires et une maitrise formelle inférieur à tout point de vue. Les intentions de Peirce sont nobles (ils le sont toujours), je crois qu'elle a vraiment voulu moderniser le roman pour l'actualiser dans une intrigue moderne(des cellulaires, des internets mais pas assez d'internet pour que Carrie puisse googler "menstruation") mais je crois également qu'elle n'a pas la technicité de De Palma et son film souffre des comparaisons puisqu'elle ne réussie aucunement à 1)nous faire oublier l'original et 2)nous donner une vision personnelle du bullying. Ce qui est troublant c'est que ce n'est pas sa faute (sauf pour le manque de connaisances techniques et de vision cinématographique) car le film a été vu et revu en commités, réunions et en projections tests, comme c'est souvent le cas avec les films hollywoodiens. Le montage a tellement été fait et refait pour plaire au public cible selon les commentaires des projections tests qu'au final il ne reste du film qu'une copie pâlotte de celui de De Palma. On se demande alors qu'elle est le but de nous présenter un film identique et inférieur à l'original. On essaie de nous faire croire que les personnages sont plus complexes et que la relation mère/fille est plus développée mais en vain. L'histoire n'est pas là de toute façon et ce n'est pas ce qu'on nous a promis. La mise en scène est tellement vide et évacuée de son âme qu'on ne sent jamais la montée dramatique qui culmine vers ce carnage au bal des finissants. On a donc droit à des scènes qui s'enchainent que parce que De Palma les avait enchainé jadis et on attend patiemment le moment d'anthologie : cette finale qui sans ses split screens n'a pas de sens spatio-temporels pas plus que de puissance émotionnelle. Le film se laisse regarder comme une peinture à numéros un peu honteuse.



Her : Dans un futur où les hommes portent des pantalons taille haute, probablement pour montrer de façon métaphorique que le mâle alpha n'est plus, les gens peuvent tomber en amour avec leur téléphone intélligent sans que ce soit étrange. C’est là qu’on est rendu dans notre monde où les rencontres interpersonelles clochent et où on semble être plus habile avec notre périphérique d’ordinateur qu’avec un vrai humain en chair et en os. Partant de cette prémisse farfelue, Spike Jonze nous tresse un portrait futuro-réaliste de notre civilisation. Il le fait de manière triste, pathétique presque mais jamais condescendante. Jamais Jonze n'est moralisateur ou accusateur dans ce qui semble être une grosse part autobiographique. Le film est triste, certes, mais il est également rempli d'espoir pour les personnages qu'il trace. Un film vrai et sincère.


Frankenstein’s Army : Karel Roden fait toujours de bons méchants au cinéma. C’est à peu près tout ce que j’ai à dire sur ce Frankenstein’s Army. Le film à un look d’enfer mais le côté found footage fait en sorte qu’on ne comprend aucunement ce qu’il s’y passe. J’ai passé 90 minutes à plisser les yeux pour bien comprendre alors que je ne voyais que du gore et de la féraille qui s’entrechoque. C'est fatigant pour la rétine.


Sympathy for Delicious : Première réalisation de Mark Ruffalo, Sympathy for Delicious ressemble étrangement à Touch de Paul Schrader et même un peu à Henry Pool Is Here de Mark Pellington. Je ne sais pas pourquoi les acteurs qui deviennent réalisateur nous offrent souvent des films pseudo religieux sur le sens de la foi (Keeping The Faith d’Edward Norton est un bon exemple, Les 3 p’tits cochons de Patrick Huard est un mauvais exemple). Sympathy for Delicious est un film bien jouer mais n’apporte rien de bien nouveau.


Hell Baby : Je n’ai rien contre Robert Ben Garant, mais Thomas Lennon, je ne suis pas capable. Non seulement les scénarios (ils écrivent toujours ensemble) sont rarement drôle, mais Lennon semble toujours vouloir se voir à l’écran et il apparaît toujours comme un enfoiré (rôle dans lequel, il excelle) mais en plus il a un petit air de prétention qui agace. Surtout qu’il n’a rien à prétentionniser puisque le film dans le lequel il joue, il l’a écrit sans grande implication émotionnelle (vous pouvez toujours lire sont livre Writing movies for Fun and Profits) et ça le rend encore moins sympathique. Même que lorsqu’il apparaît dans autre chose que ses comédies bas de gamme, comme dans The Dark Knight Rises par exemple, je ne peux faire autre chose que décrocher du film et croire que Christopher Nolan à dû perdre une gageure. Bref, Hell Baby, écrit et réalisé et joué par Garant et Lennon est quelque peu comique, c’est du côté de la réalisation que ça cloche. Tout est filmé sans ambiance, sans âme, comme si on avait posé la caméra sur un trépied et l’avait laissé filmer. Tout est suréclairé et le montage aurait gagné à être resseré surtout si on veut avoir un sens du timing comique, sinon ça ressemble à un film étudiant. Hell Baby une fois passé les 15 premières minutes fini par ressembler à un long sketch étiré vraiment trop longtemps. Une faute à un scénario qui manque d’inventivité dans ses blagues qui finissent par n’être que des lieux communs.


Last Vegas : Une réflexion qui commence par : je ne suis pas raciste mais… commence plutôt mal… Alors, je ne suis pas raciste mais après 12 secondes de Last Vegas je me suis posé une question : comment 3 jeunes blancs-becs d’un patelin quelconque des Etats-Unis en 1955 peuvent-ils être ami avec un jeune noir? Je ne dit pas ça de façon malicieuse mais c’était une époque où les noirs allaient dans le fond de l’autobus. Les années 60 et 70 ont changé tout ça et c’est tant mieux mais en 1955? J’avoue que j’avais oublier que Buckwheat s’amusait avec Alfalfa bien avant 1955… Bref, j’imagine que le but de cette scène est de montrer le lien d’amitié incroyable qui unis les 4 zigotos du film. Une scène assez inutile. Last Vegas est le genre de film qui a pour public cible les 58 ans et plus, on y fait donc des blagues de viagra, d’érection, de pénis bandés, de poitrines féminines très très jeunes, de différence entre la femme de Kevin Kline et la p’tite plotte qui veut coucher avec lui à Vegas, etc… C’est donc encore une fois une comédie où les personnes plus agées sont culturellement imbéciles (malgré le fait qu’ils ne font que regarder la télé, ils ne connaissent pas 50 Cents et/LMFAO). C’est le genre de film où tout les problèmes se résolvent dans les 3 dernières minutes du film et ce même si les-dits problèmes ont une plus grande importances qu’ils ne devraient. Tout le film se joue autour de  "ces  problèmes" entre 2 des personnages et c’est le genre de truc qui peut se terminer de façon moralisatrice. Mais non, Last Vegas est tout doux avec la morale mais il est également tout doux avec l’humour alors on s’emmerde un peu.


Lone Survivor : Lone survivor est un film terrible. Terrible parce qu’en essayant de « rendre hommages » à des soldats tués au combat dans une guerre qu’on se contrecrisse, le film devient de la propagande pour l’armée américaine et contre le peuple arabe grâce entre autre au mauvais travail de réalisation de Peter Berg. Car Berg essaie très fort de rendre hommage aux soldats mais particulièrement aux soldats qui ont fait partie de cette opération et dont un seul en est sortit vivant (d’où le titre). Berg veut avant tout démontrer le travail des soldats sur le terrain, ce à quoi ils font face lors de missions dangeureuses qui tournent mal. C’est une histoire de courage et de blablablabla prout! Le courage n’a absolument rien à voir avec le fait d’être sous une rafale de tirs ennemies, la survie et le courage sont deux trucs complètement différent. Ce n’est pas le courage qui fait qu’un soldat qui s’est brisé la jambe continue à ramper jusqu’à être en sureté, c’est la soif de vivre. Bref. Toujours est-il que je n’ai pas tant de difficulté avec l’histoire du film j’ai plutôt un problème avec la manière. Quand on ne connaît pas le langage cinématographique et qu’on fait n’importe quoi, on finit par donner à son film un message, une morale contraire à ce qu’on croit faire. Peter Berg a toujours eu de bonnes intentions dans ces films mais n’a réussie qu’une fois à viser dans le mille (Friday Night Light où son côté faux-documentaire était parfait). Tout les films de Berg ont un problème de mise en scène, comme s’il ne comprenait pas le langage cinématographique qu’il utilise comme s’il avait une idée de comment allait se dérouler sa réalisation sans qu’il ne comprenne réellement pourquoi elle fonctionne ou pas, sans qu’il ne comprenne s’il s’agit de la meilleure façon de faire, sans qu’il ne comprenne les enjeux d’un tel choix. C’est un peu comme s’il avait en tête le produit fini sans trop se remettre en question. Que Very Bad Things soit mauvais ou que la mise en scène faux-documentaire de The Kingdom ne fonctionne pas n’est pas tant un problème le problème c’est que l’apogée de ce manque de connaissance cinématographique culmine vers ce Lone Survivor qui devient un film anti-arabe et pro-américain sans que Berg ne le veule vraiment. Je suis convaincu qu’il ne pourrait possiblement pas défendre son film s’il se faisait attaquer de propagando-révisionno-historico-raciste. En voulant faire du Terrence Malick en filmant des rayons de soleil qui passent au travers les feuilles des arbres, Berg fait en sorte que chaque ennemi (lire arabe) fini toujours par avoir un flare lumineux dans le visage. Cet ennemi est donc toujours « sans visage » dans le sens qu’il pourrait être n’importe qui (le résultat voulu) alors qu’au final, ce flare lumineux, cet ennemi sans visage fini par être « un arabe, ils sont tous pareils et méchants » (le résultat obtenu). En glorifiant la mort des soldats américains avec des ralentits et en nous montrant des arabes anonymes mourir à qui mieux mieux sans qu’on les discerne les uns des autres donne également le même résultat. Je n’ai aucun problème avec le fait que tout le travail des SEALs soient réalistes, je n’ai rien n’ont plus avec les libertés que Berg à dû prendre pour raconter sont histoire (une fusillade finale plaquée et inutile, un semblant de dilemme morale pour faire passer les soldats pour des gentils monsieurs en libérant une famille de bergers (l’élément déclencheur du film)alors qu’on ne sait pas si tout ça a rééellement eu lieu, etc..) j’ai surtout un problème avec le fait que Berg en voulant démontrer quelque chose (le courage américain(boring)) finit par dire autre chose (les arabes sont tous des méchants, l’armée américaine est blood en esti!) mais j’ai surtout un problème avec la façon de raconter quelque chose qui est contraire au sens voulu par manque de vision, de connaissance cinématographique. Non seulement Lone Survivor raconte quelque chose qu’on a vu 1606 fois mais en plus il le fait de façon racoleuse et pseudo-patriotico-machin. 


Machete Kills : À ma grande surprise, Machete Kills est de loin supérieur à son film précédent, moi qui aurait cru le contraire. Machete Kills est beaucoup plus concis et précis que son prédécésseur et ce même si le film n’a pratiquement rien à voir avec le grindhouse qu’il croit décrire (parce qu’il y a une différence entre grindhouse et un n’importe quoi pince-sans-rire). Tout les éléments sont là tout au long du film pour une éventuelle suite dans l’espace. Je ne dis pas que j’irais voir Machete Kills in Space mais bon…


Angst : Angst est un film dont j’ai raté la projection à Fantasia il y a au moins 10 ans et dont je n’ai jamais pu remettre la main sur une copie VHS ou DVD (un jour j’ai commandé un film croyant être ce Angst sur les internets et j’ai reçu à la maison une copie d’un film poche britannique avec le même titre). Je savais qu’il avait influencé la carrière de Gaspar Noé mais je ne m’attendais absolument pas à avoir un choc cinématographique. Angst est un chef-d’œuvre obscur. Seul film du réalisateur Gerald Kargl (qui est devenu une pointure en publicité), Angst suit durant une journée la remise en liberté d’un tueur qui retrouve à sa sortie, l’impulsion de tuer à nouveau. Tout est filmé de façon magistrale autant au ras-le-corps que vue à vol d’oiseau mais toujours avec un fisheye pour que le spectateur se distancie de l’action, du personnage. On y voit une vision distortionné de la réalité mentale d’un tueur fou. Le film est maitrisé et jamais la caméra ne sert à accentuer ou glorifier la violence contrairement à ce que Noé à bien pu comprendre du film de Kargl. Il y a toujours une distance entre ce qui se passe et le spectateur mais celui-ci ne ressort pas indemme de cette expérience visuelle.


Salvador : Salvador est le 3e film d’Oliver Stone et il est beaucoup plus près thématiquement de son œuvre que ne pouvais l’être Tango Macabre et The Hand, 2 films d’horreur qui font touristes dans la filmographie du réalisateur de Wall Street. Salvador est probablement basé sur une histoire vraie puisque le scénariste du film et le personnage principal ont le même nom. Se déroulant durant la guerre civile salvadorienne James Woods et James Belushi se saoulent et font chier les habitants sous prétexte qu’ils sont des américains. Le film est intense et très réaliste mais il est malheureusement désamorcé par des personnages antipathiques et détestables au point où on se fout éperdument de leur sort.


Viy : Viy est un vieux (1967) film d’horreur russe qui je crois est en plein remake en ce moment. Il y a quelque chose de très Hammer dans Viy, une ambiance, des décors qui ancrent cet histoire de possession démoniaque dans la réalité et le mystère. La coupe de cheveux du protagoniste donne l’impression qu’on a à faire à une comédie bidon mais les 15 dernières minutes du film sont d’une inventivitée cinématographique incroyable (pour l’époque). Les effets sont simples, mais inventifs, et jouissifs. Cette finale m’a redonné goût aux films de genre et j’espère revoir quelque chose d’aussi sympathique et effrayant.



Sunday, December 29, 2013

Réflexions sur de la cinématographication




L’Écume des jours : Chaque fois que Gondry sort un film, tout le monde devient un peu érectionné dans ses culottes. Comme si on oubliais que la réussite de Eternal Sunshine Of The Spotless Mind était en grande partie dû au scénario. Comme si on oubliait que les films scénarisés par Gondry sont assez moches. L’écume des jours est certes, écrit par Boris Vian et Gondry est semble-t-il l’homme de la situation mais c’est aussi oublier que Gondry adapte lui-même le scénario et qu’il a plus de films moches dans sa filmographie que de romans moches dans la bibliographie de Vian (whatever that means). L’Écume des Jours est visuellement inventif, amusant et beau. Scénaristiquement parlant, le film de Gondry est fidèle au roman, un peu trop au point que rendre cinématographique quelque chose qui ne l’ai pas devient lassant puisque ce qui relie cette inventivité soit l’histoire d’amour est complètement vide. Le littéraire ne peut pas toujours devenir visuel. L’artifice devient du tape-à-l’œil et perd de sa symbolique imagée. En rendant visuel toute les inventions de Vian, Gondry ne fait que transposer un texte en image, de façon vide.


Kick Ass 2 : Pas que Kick Ass soit un grand classique mais il était plutôt amusant et passait un peu à côté de son méssage en glorifiait un peu la violence. Kick Ass 2 est réalisé et écrit par un dude qu’on s’en torche qui à jadis gagné un concours genre Star Académie du cinéma. Ce qui semble être important pour lui c’est que le film soit violent et drôle. Encore une fois, on change la BD pour en faire un film qui passe à côté de son message et qui accumule des blagues pas drôles. Bien que tout ait un côté bédéesque, le film ressemble plus à une peinture à numéro qu’à quelque chose ressemblant minimalement à quelque chose de bon.


Unlucky Charms : Unlucky Charms c’est une façon de profiter du succès de Leprechaun mais 15 ans trop tard. Alors on adapte le film en parodie de télé-réalité mais 10 ans trop tard. On a donc un retard de 25 ans pour un film qui va rembourser ses frais dans peut-être 25 ans. Unlucky Charms est donc un film mathématiquement peu plaisant. Beaucoup de poitrines dénudés et de scènes de sexe tout ça fait par des actrices qui ne savent pas jouer. Il y a une histoire mais je ne m’en rapelle plus, il y avait trop de seins à voir alors fuck le récit! On dirait que le film a été tourné dans l’entrée de maison du producteur avec l’éclairage disponible à portée de main en un après-midi de juillet. Les acteurs sont embarassants et j’espère qu’ils ont été bien payé.


Drinking Buddies : Drinking Buddies n’est décevant que parce qu’il promet plus qu’il n’offre. Un film mumblecore mais avec des acteurs connus détruit un peu le but recherché soit un genre de ciné-vérité sur 2 couples sur le déclin. Olivia Wilde au naturel est toujours aussi belle et Jake Johnson avec une barbe forment un beau couple d’amis. Par contre Jason Sudeikis, Anna Kendrick et Ron Livingston ne sont pas crédibles en gens du peuple. Pas qu’ils ne « soient » pas crédible mais comme ils sont connus, il y a quelque chose qui se perd dans les intentions de faire « vrai ». Sympathique malgré tout.


Hellbenders : Hellbenders c’est une bonne idée mal exploitée. En fait, pas tant mal exploité que pas exploité jusqu’au bout. Un genre de mélange entre Dogma et Bubba oh-tep et Jack Brooks : Monster Slayer. Une comédie d’horreur vulgaire pas assez drôle et pas assez vulgaire où des prêtres péchant à qui mieux mieux attendent la venu du diable pour le retourner en enfer. La faute revient peut-être au scénariste-réalisateur (dont le film est une adaptation de sa BD) qui n’a peut-être pas assez d’expérience dans le domaine de la comédie. N’empêche que Hellbenders n’est décevant que parce qu’il promet mieux mais il demeure toutefois divertissant et est de loin supérieur aux essaies du genre.


Dracula 3D : Par où commencer? On sait depuis longtemps que Dario Argento n’est plus que l’ombre de l’ombre de lui-même. Pelt, sa contribution au Masters of Horror lui avait redonné des ailes mais il nous avait pondu un Giallo complètement plus qu'exécrable. Peut-être que les problèmes de production ont eu raison du film alors c’est pourquoi son Dracula 3D est donc attendu. Pour voir s’il s’est vraiment refait la main avec Pelt. Pour être gentil, Dracula 3D est un film minable. C’est comme si Argento depuis Two Evil Eyes ne comprennait pas ce qui avait fait de lui le cinéaste culte qu’il a été et qu’il est toujours pour autant qu'on ne s’aventure pas plus loin qu’Opera (1988) dans sa filmographie. Les scénarios un peu trop explicatifs et les dialogues mal traduits ont toujours été problématique dans le cinéma d’Argento mais on s’en foutait un peu puisque la caméra, l’ambiance, la musique et les meurtres inventifs et bien chorégraphiés nous faisait apprécier ses films. Ce n’est donc pas de ce côté que les films récents d’Argento décoivent mais du côté cinématographique. Comme s’il ne comprenait pas ou plus comment fonctionne une caméra, des éclairages, des cadrages. Comme s’il ne comprenait pas la fonction d’acteur. Il a toujours eu du mal avec les CGI alors imaginez maintenant il doit utiliser le 3D. Dracula 3D est un hommage aux films de la Hammer et c’est louable mais encore faut-il comprendre ce qui faisait de la Hammer un studio favori des fans du genre. Pour Argento, un bon film de Dracula se tourne en décors cheaps de studio ultra éclairé, trop éclairé. On dirait du mauvais télé-théâtre. Même Les Belles Histoires des pays d’en-haut semble plus réaliste d’un point de vue historique. Encore une fois l’inceste nous guette puisque Dario dénude sa fille Asia pour la 5 ou 6e fois. On ne s’habitue jamais à ce genre de scène, non pas parce qu’Asia Argento n’est pas superbe nue mais parce qu’on sait que c’est son père derrière la caméra. Parlant de nue, l‘actrice principale se dévetie dans les 5 premières minutes de façon non-érotique et accèssoire. C’est assez étrange de voir une fille se dénudé pour rien dans un décors en carton ultra-éclairé où l’on peut apprécier à notre plus grand désarroi, les imperfections de la-dite dame, à cause du HD. Non pas que la midinette soit imparfaite physiquement mais on a pas pris en considération qu’une scène aussi mal foutu allait à l’encontre du côté érotique recherché. Thomas Kretcshmann est probablement le Dracula le moins impressionnant jusqu’à ce jour délogeant ainsi Gérard Butler et Richard Roxburgh qui ont jouer le rôle dans des bides cinématographiques. Les acteurs sont tous exécrables et jouent phonétiquement avec une patate dans la bouche alors les scènes de tensions ressemble à ceci :

Fille #1 : Poublas babou nono rectrif, Dracula!

Fille #2 : Nassa issa mda ectrapur.

Fille #1 : Bablo pas bi !

Fille #2 : Don’t be scared!

On a l’impression que tout le monde parle français comme Joey dans Friends. Les effets CGI sont d’une médiocrité extrême. Dracula se transforme en mante religieuse pour une raison obscure mais complètement loufoque et une scène de gare en CGI m’a fait vomir jusqu’à ce que je me rapelle que le film est en 3D. J’ai donc compris pourquoi le train, la fumée, la gare et les mouches étaient aussi réussi : pour compétitionner avec Avatar. Rutger Hauer apparaît le temps d’une scène ou deux dans le rôle de Van Helsing et joue avec un air torve, comme s’il n’en revenait tout simplement pas que le décors en carton dans lequel il se trouve représente le studio du film et que les acteurs à qui il s’adresse ne semble pas comprendre l’anglais. Un film sans âme, sans suspense, sans tension, sans érotisme mais Dracula en mante religieuse, ça vaut le visionnement.


Curse of Chucky : Curse Of Chucky est le 6e film de la série. Il jongle avec beaucoup de chose en même temps :il est une sorte de remake, une suite immédiate au premier film de la série, il essaie de faire oublier le ton humoristique des deux précédents et il essaie de bouclé la boucle avec les 5 films pour repartir à neuf. Un pari réussit.Un film beaucoup moins drôle que ne l’était les dernier films de la série, beaucoup plus sérieux, donc. Le film en profite pour créer un suspense efficace et réussit l’exploit de faire un film d’horreur qui rapelle les années 1980 sans être con. Curse Of Chucky est un Direct-to-DVD mais le profesionnalisme et le talent mis de l'avant donne l’impression d’un film au budget énorme et qui aurait définitivement sa place sur un écran de cinéma. Une bonne surprise.


Curandero : Curandero est un film écrit et produit par Robert Rodriguez mais réalisé par Edouardo Rodriguez (aucun lien de parenté). Curandero est un film que Miramax à laissé sur les tablettes pendant 5 ans avant de le sortir en DVD dans l’indifférence la plus totale. Pas que le film soit très bon mais il est visuellement soigné et très sanglant. En plus, il nous permet de voir Carlos Gallardo, le mariachi original. Tourné au Mexique et se déroulant dans le milieu de la magie noire, Curandero montre le savoir faire de Rodriguez (Edouardo). Le film ne va pas au bout de ses idées mais il est plus intéressant que bien des trucs américains tournés au Mexique dans les dernières années.


Hatchet 3 : Hatchet 3 commence où Hatchet 2 s’était terminé, dans le bayou avec une tête qui explose. On étire un peu (beaucoup trop) la sauce pour trouver tout ça encore amusant. C’est gore et les effets spéciaux old school sont excellents mais le plaisir n’y ai plus. Cette fois c’est vraiment le dernier de la série puisqu’à la fin, sa tête explose (encore).


Last Exorcism part 2 : Non mais quel film de marde! On oublie le côté faux-documentaire qui faisait le charme en plus d’être la raison de vivre du premier film et on se concentre de façon classique sur « l’après » des évènements du premier. Mais de façon complètement poche. Sans suspense, horreur, humour, amour, drame, sport, dessin animé, sous-titre, science-fiction, religion, guerre, bataille navale, poursuite dans un champs de pissenlits, explosion, nain, pirate, etc…Juste le film le plus plate jamais crée. Je ne demande même pas de ravoir les 90 minutes de vie que ce film m’a fait perdre, je ne veux pas qu’il me doive quoi que ce soit.


The Collection : Il y a quelques années le scénario d’une suite à la série Saw à été refusé, le scénariste à donc utilisé le-dit scénario pour tourner un film original: The Collector, film d’horreur surprenant quoique quel que peu ridicule. The Collector est de loin meilleur que toute les suites à Saw sortie à ce jour (je n’ai pas vu le Saw 3D). Alors pourquoi ne pas en faire une suite avec The Collection?  Qui dit suite, dit film inférieur, The Collection est donc un film inférieur au précédent. Bien que tout soit divertissant, remplie d’action et de gore que tout soit monté de façon rapide (au point où les ellipses passent pour des mauvais raccords)malgré tout ça, le film est complètement stupide. Du début à la fin. Rien n’est cohérent avec la réalité. Tout est extrêmement con. Tout les personnages agissent de façon idiote à chaque instant pour les services du scénario. Rien n’est logique dans les actions des protagonistes. Comme le film bouge très rapidement, le spectateur n’a pas tout à fait le temps d’y réfléchir puisqu’il n’y aucun répit dans le film. il se passe toujours quelques chose pour surprendre le spectateur. Des félicitations sont de mise pour l’inventivité à laquelle le scénariste à pu trouver tout ces moyens de piéger/torturer/massacrer ces gens mais des tapes sur la gueule se sont perdu quand est venu le temps au scénaristes de tout raccorder ça ensemble.  


Pat Garret & The Kid : C’est le film avec Bob Dylan qui joue un cow boy. Il est plus crédible comme cow boy que Mick Jagger ne pouvait l’être en Ned Kelly. Mais il est moins crédible en acteur que ne pouvait l’être Mick Jagger (Freejack rules!). Peckinpah filme les paysages de façon magistrale et ces acteurs (Kris Kristofferson/Jason Robards) sont crédible. On a par contre l’impression qu’il était saoul lors du montage. Pas que tout soit incohérent, juste inamusant. 


Twilight’s Last Gleaming : Aussi surprenant que soit ce film, il n’en demeure pas moins que The Rock est une version sur le speed et la kétamine de Twilight’s Last Gleaming (non il ne s’agit pas d’un prequel à Twilight). L’histoire en est pratiquement la même mais sans explosion et/ou poursuite en voiture/tramway et/ou scène de sexe et/ou Nicholas Cage en pleine fornication. Le montage n’est pas aussi frénétiquement psychédélique que dans le film de Michael Bay mais plutôt simple avec quelques split-screens. La finale est surprenante.


Devil’s Pass : Un faux-docu/found footage/imitation d’un film à-la-Troll Hunter mais réalisé par Renny Harlin, le dude qui à fait Cutthroat Island en plus de marier et divorcer Geena Davis. On est loin de 12 Rounds qui lui était loin de Cliffhanger. Harlin ne cesse de tourner des films de commandes soit pour adolescents pas super intélligents ou pour fanatiques de films d’action qui n’en demandent pas tant. Devil’s Pass ressemble à un film tourné par un débutant qui ne comprend pas le genre, écrit par quelqu’un qui ne connaît rien d’autre que des clichés pour télégraphier son intrigue et jouer par des acteurs qui ont été dirigé par un finlandais fou qui jadis était marié à Geena Davis.  J’ai sérieusement l’impression que le réalisateur de ce film s’est désisté au montage et que Harlin a complété le travail. Il l’a fait pour Exorcist IV alors pourquoi pas pour Devil’s Pass, aucun projet n’est assez petit ou minable pour ce viking barbu.


Blair Witch Project : On a souvent ri de Blair Witch Project disant qu’il s’agissait d’un film sur 3 tatas qui s’engueulent à propos d’une map perdue en pleine forêt. En le réécoutant, force est d’admettre que c’est plutôt vrai. Ayant toujours été un défenseur du film voilà que celui-ci à mal vieilli et je dois admettre qu’avec tous les founds footages sortient dernièrement Blair Witch a beau être en quelque sorte la raison de cette mode récente, il a perdu de sa superbe. La mécanique du film m’est apparut tout à coup beaucoup trop évidente, les dialogues, trop écrit (la faute à un montage qui va directement à l’essentiel). La finale est toujours aussi intense mais elle m’a aussi toujours paru un peu plaquée après autant de minutes de dialogues vides entre 3 tatas qui s’engueulent pour une map perdue.


Longest Yard : The Longest Yard est une bonne idée sur papier : un match de football où tout les coups sont permis entre des prisonniers et l’équipe de gardiens de la prison. Il est donc normal qu’on en ait fait un remake (foireux). Le remake s’est concentré sur des blagues de pénis, d’homosexuels et de flatulences avec Adam Sandler et Chris Rock alors que l’original s’est concentré sur sa vedette, Burt Reynolds. Les deux films n’ont finalement pas utilisé le potentiel que le scénario leur offrait. Ce qui rend la version de Sandler encore plus foireuse puisqu’ayant été tourné 30 ans plus tard, il n’a pas cru bon  nous donner quelque chose de décent. La version Reynolds est problématique sur plusieurs points. Le ton du film n’est pas clair. Il s’agit d’une comédie mais sans humour et un peu trop vulgaire (à peine mais elle rend confus le côté humoristique de la chose). Il s’agit d’un film de bromance mais avant-gardiste, au point où par peur de ne pas être assez viril, on effleure la question de bromance et le film à du mal à se rattraper par la suite au moment du match de football. On y perd l’amitié et le etc dans les relations entre prisonniers. Le film se concentre beaucoup trop sur la partie « Burt Reynolds est un mauvais garçon » et « Burt Reynolds est en prison et doit donc labourer des champs de marde ». Ce qui est 1)inutile et 2)finit par laisser moins de temps au camps d’entrainement (trop court, trop de personnages, pas assez de temps avec eux, deviennent inutiles au final) et moins de temps au match (un peu trop garoché). On y perd donc les enjeux et le divertissement que le film aurait pu nous donner. Burt Reynolds sans moustache c’est divertissant mais pas assez.