Sunday, November 9, 2008


Guy Ritchie a, pour une raison que j’ignore, une horde de fans qui sont prêt à attendre la sortie d’un de ses films. Dumoins c’est ce qu’on essaie de nous faire croire depuis Lock, Stock and Two Smoking Barrels, film sortie de nul part qui est devenu depuis un film culte. Tom Cruise en a meme acheter les droits pour un eventual remake. Snatch, son film suivant, fut un plus grand succès , puis, plus rien. Ritchie est resté culte pour les 23 personnes qui ont aimé ses 2 premiers opus mais son remake de Swept away de Lina Westmuller fut un échec total et Revolver n’est jamais sortie sur les écrans nord-américains.
Le voilà de retour en forme, selon les critiques, avec RocknRolla, film de gangsters et de fraudeurs peuplé de personnages Ritchie-esque et de situations dont lui seul croit excitantes.
Ce qui est fascinant avec Ritchie c’est que plusieurs acteurs sont prêt à jouer dans ses films pour une fraction de leur salaire juste pour le plaisir de jouer sous sa direction. C’est pour cela que Thandie Newton, Jeremy Piven, Tom Wilkinson et Ludacris jouent dans RocknRolla, comme si Ritchie était le Tarantino des temps modernes.
On peut dire que RocknRolla est le meilleur des films de Ritchie et ce même si il n’y a aucun suspense et que le revirement final est scotché au récit comme s’il était important. Les personnages sont bien développé et l’humour noir fonctionne justement à cause des personnages et des acteurs qui les campent.
Le gros problème du film et il est énorme c’est qu’une voix off raconte tout le film dans les 5 premières minutes. Tout est expliqué et les 110 minutes suivantes ne servent à rien puisque le suspense est inexistant. C’est ce qui donne l’illusion que le punch final ne sert à rien puisque la découverte du « méchant » n’a jamais été le but du film. Le film n’est qu’un prétexte à suivre une multitude de personnages qui essaient de doubler les autres et comme rien n’arrive, tout ça se termine un peu en queue de poisson.
On aurait aimé peut-être plus d’action, peut-être de plus grands enjeux pour créer un semblant de suspense mais non. RocknRolla est le film le moins prétentieux de Ritchie, dommage que ce soit le seul compliment que l’on peut ui donner.

Zack and Miri Make a Porno


Avec Clerks 2, Kevin Smith avait prouvé qu’il pouvait utilisé le langage cinématographique (un peu) et dirigé des acteurs pour donné une comédie trash mais touchante. Il avait réussit à rendre touchant et presque épique son histoire de deux commis dans un restaurant de fast food.
On pouvait donc s’attendre à une comédie sale et vulgaire mais réussi avec Zack and Miri Make a Porno. Et bien non. Le film ne fait jamais rire et les situations qu’il engendre sont anecdotiques et trop caricaturales pour créer un climat de sympathie pour les deux protagonistes qui n’ont de toute façon pratiquement aucune chimie. Elisabeth Banks est jolie et très drôle mais Seth Rogen joue encore le personnage balour et irritant, sans charisme auquel il nous a habitué une douzaine de fois depuis trois ans.
Smith nous avait donné la comédie romantique ou plutôt le drame romantique réussie Chasing Amy et on se disait qu’il connaît un truc ou deux aux rom-com ce n’est malheureusement pas le cas. Tout ici est générique et cliché et surtout très peu inspiré.
C’est rare que l’on peut prétendre attendre des clichés, en fait on en demande vu la situation initiale du film et jamais ils n’arrivent, jamais le film porno que Zack et Miri tournent n’est une source de comédie et jamais on ne peut différencer entre la réalisation bancale et molassone du film de Smith et du porno que ses protagnistes tournent tellement tout est filmé de façon plate et statique. Le tournage d’un porno parodique est une source de situations cocasses. Pas ici, c’est comme si Smith avait cru bon parodier quelque chose qu’il n’a même pas le talent de pouvoir faire, comme si c’était son film qui était une parodie d’une parodie. On ne croit jamais à l’histoire d’amour entre Banks et Rogen, raison d’être du film, peut-être à cause du caractère détaché de Rogen, tout ce qui sort de sa bouche n’est que platitudes ou insultes aux dépents des autres. Personnage égoîste et sexiste, il ne trouve jamais notre sympathie. Smith à réaliser avec Zack and Miri make a Porno son pire film, même si l’idée de départ laissait place à quelque chose de plus hilarant.

Tuesday, September 30, 2008

Eagle Eye


D.J. Caruso ou Daniel John pour ceux qui aime le détester, est un réalisateur qui a le vent dans les voiles depuis le succès surprise Disturbia. Il est réuni encore une avec la vedette de son film précédent, le jeune et talentueux Shia Labeouf puisque le seul talent de Caruso c'est d'avoir Labeouf comme acteur. Caruso n'a ni l'imaginaire pour créer un monde étrange (The Salton Sea), ni le savoir-faire pour créer un suspense (Taking Lives, Disturbia). Il se contente de lire un scénario aussi minable soit-il, et de le porter à l'écran avec un maximum d'effet pyrotechnique et un minimum de logique et de cohérence. Ok, Disturbia était sympathique pour un thriller adolescent, mais il n'y avait aucun suspense, aucun rythme, de l'humour douteux et surtout aucun build up, aucun mystère quant à l'identité d'un voisin tueur pyschopathe.

Cette fois, Caruso, a entre les mains un scénario beaucoup plus achevé et moins idiot que Two for the Money ou Taking Lives. Un scénario beaucoup plus étoffé, ce qui l' empêche de faire des faux pas ou tout simplement n'importe quoi (comme de faire passer la ville de Québec pour Montréal (oui, le Chateau Frontenac) dans Taking Lives avec des acteurs français (Olivier Martinez, Jean-Hugues Anglade) pour jouer des policier québécois qui parlent en anglais). Avec un scénario aussi étoffé, Caruso n'a qu'a faire ce qu'il fait le mieux, filmer sans trop se poser de question sur la pertinence ou la cohérence de ce qu'il met en scène. Et comme tout bon réalisateur sans talent, il na qu'à copier d'autre metteur à scène (allo Fincher et la scène des pylones électriques, bonjour Spielberg et la scène de Aria, comment ça va Fincher, encore, pour un semblant de rythme à la The Game) pour donner un semblant style bien à lui.

Le film commence plutôt bien et nous tient en haleine jusqu'à la fin, mais c'est le genre de film où tout arrive très vite et où tout est très haletant pour que le spectateur n'ai pas le temps de respirer, pour qu'il se sente absorbé dans un univers ultra compliqué alors que tout la vélocité de la mise en scène et du montage ne sert qu'a caché tout ce qui cloche avec le scénario pas aussi béton qu'il croit être. Bien sûr les questions qui restent en suspens après le film ne nous empêche pas d'être divertit mais il nous permet de voir à quel point les 4, oui, oui QUATRE scénaristes ainsi que le réalisateur n'ont jamais pensé plus loin que leur scénario, n'ont jamais pensé que leur infrastructure s'étendait à quelque chose de beaucoup plus grand au niveau de la conspiration autant qu'au niveau géographique que la partie qui est montré dans le film. La différence avec The Game par exemple c'est que le film de Fincher nous faisait douter tout au long du film qui ou quoi faisait partie de la conspiration et heureusment pour les scénaristes ils n'avaient pas impliqué beaucoup de personnages ce qui rend toute l'opération crédible. Alors qu'ici au fur et à mesure que l'intrigue devient évidente, que le suspense se ramolie, que les invraissemblances se multiplient, le film nous laisse avec un tas de questions à propos des gens impliqué dans l'histoire à savoir s'ils sont utilent ou non. À la toute fin, ce qui a commencer comme un thriller paranoiaque aux allure d'un Parallax View, se transforme en grosse conspiration nationale où les dommages collatéraux sont beaucoup plus intense et élevés que ne le laisse croire le scénario. On finit par douter énormément des gens impliqués malgré eux dans l'affaire, et on finit par croire que tous les détour pris par nos amis scénaristes en rapport à l'intélligence de l'ordinateur n'est qu'après tout aux services de l'action puisqu'en conclusion, le dit ordinateur n'a pas l'intélligence ou les moyens de venir à bout de son plan alors que tout le début du film nous laisse croire le contraire.

En conclusion, Eagle Eye demeure divertissant même si on aurait pu se passer de la fameuse scène d'amour entre les deux protagoniste qui ont facilement 14 ans de différence entre eux. Le film ne laisse aucun temps mort même s'il s'éssouffle assez rapidement après un premier 30 minutes intense. On finit par ne plus trop y croire tellement les scénaristes ont essayer aussi fort qu'ils le pouvaient d'écrire quelque chose de tight, alors que les trous dans le scénario se multiplient comme des morpions dans les petites culottes de Paris Hilton. Grâce entre autre à un montage très serré et un rythme rapide, le film fini par tout de même à nous garder en haleine même s'il se dégonfle très rapidement en cours de route.

Monday, September 29, 2008

Surf the channel part 3

Surfer le channel est devenu un mode de vie pour moi. voici pourquoi :

Parce qu'on peut y écouter des films PLATES.

J'ai pu y voir de grands classiques comme P2, où Wes Bentley promit à une belle carrière pour son rôle de jeune fucké dans American Beauty joue les psychopathes avec autant de subtilité que Boom Desjardins dans un jeu de quilles(?). Des meurtres très sanglants, des décolletés très plongeant et un vide scénaristique affligeant. D-War ou Dragons war pour les intimes est une grosse merde qui a couté 32 millions de dollars pour ne jamais sortir sur les écrans nord-américains. Des effets spéciaux fait sur un Commodore 64 et un scénario écrit sur une facture de Jean Coutu nous donne l'impression que le film à coûté 10 fois moins cher.
Schrooms, sorte de slasher pour drogués nous dévoile un punch final absurde et sans intérêt dans un film où le réalisateur a cru que de belles images léchés et une ambiance cauchemardesque pouvait excuser une suite incroyable de faux pas.

Dans un mélange entre les deux films précédents, Skinwalkers film de loups-garous et non frère illègitime de Luke Skywalker, est un espèce de croisement banal et mal chié entre Underworld, Silver Bullet et Aliens.Rhona Mitra et Elias Koteas essaient tant bien que mal de nous garder en haleine en télégraphiant le scénario 13 ou 14 pages à l'avance et où Jason Behr, acteur dont on a pu voir le talent dans D-War, leur donne la réplique en chef des méchants lycanthropes qui veulent dominer le monde.

Parlant de talent, The Eye, le remake avec Jessica Alba, se passe de tout commentaire. Tout comme le remake inutile et inintéressant de Prom Night où les meurtres commis hors champs par un Jonathon Schaech au plus profond du gouffre dans sa carrière, doit faire face à des acteurs de 28 jouant les ados attardés.

Dernier film de la catégorie Ça pue! Death Race, autre remake de film des années 1970 qui avait vu naître la carrière de Sly Stallone. Cette fois au commande nul autre que le talentueux Paul WS Anderson, mari de Milla Jovovich et réalisateur de Mortal Kombat et autres gros films solides comme Soldier, À ne pas conffondre avec l'autre réalisateur du même nom. Jason Statham joue aux côtés de l'anti-charismatique Tyrese Gibson dans un pseudo-film violent qui démontre avec violence ce qu'il dénonce, la violence à la télé. Film hypocrite mal écrit aux dialogues forcés et au punch finale mal orchestré, Death Race nous écrapouti le cerveau avec son faux cynisme et ses one-liners digne de Demolition Man.

Dans la catégorie, Film correct, j'ai passé un bon moment!, Rocket Science, Rescue Dawn, Elisabeth : The Golden Age, Traitor, Stardust, Spiral, Flags of our fathers, Silk et Resurecting the Champs qui nous prouve que josh Hartnet peut jouer et que Samuel Jackson n'a pas été aussi bon depuis The Caveman's Valentine , sont tous des films qui sont correct et où j'y ai passé un bon moment.

Quid Pro Quo, film étrange avec Vera Farmiga et Nick Stahl où Farmiga est obsédé par Stahl, quadraplégique et devient excitée lorsqu'elle fait semblant d'être en chaise roulante...

The Promotion
, comédie pas drôle où Sean Williams Scott et John C Reilly se donnent la réplique dans ce qui se croit un pseudo- Office Space.

Smart People où tout les acteurs jouent des rôles qu'ils ont déjà joué avant en mieux, se croit....smart.

Run, Fatboy, Run, première réalisation de David Schwimmer et qui ne change strictement rien à l'écoute du film d'avoir cet information, est un véhicule pour Simon Pegg, pour sa percée Hollywoodienne.

Girl With The Pearl Earring, film ronflant et prétentieux avec une Scrkett Johansson encore plus fatiguante et laide que jamais (pas de sourcils, grosse poitrine tombante, lèvres pseudo-pulpeuses)

Sleuth, remake inutile d'un grand film du même nom est très décevant.

Shrunken Heads, petit bijou de film réalisé par le frère de Danny Elfman est peut-être ce qui s'est fait de mieux pour la compagnie Full Moon.

Slipstream, film de science-fiction très fauché, assez divertissant mettant en vedette un Mark Hamill, post-Star Wars dans ce qui semble être un pseudo-Blade Runner sans ambition et sans moyen.

(REC), le film d'horreur espagnol le plus médiatisé depuis Accion Mutante et dont le remake hollywoodien ne s'est pas fait attendre n'est pas aussi génial que le laisse supposé sa réputation. Le film bien réaliser mais un peu mal joué par l'actrice principale qui en met un peu trop et qui du même coup nous empêche de vivre réellement le suspense du film. Quelques scènes chocs, beaucoup d'attente, beaucoup trop. C'est à ce demander ce qu'un Robert Morin aurait pu en faire, lui qui maitrise la technique du cinéma à la caméra objective.

Felon, film de prison, ayant comme principals interprètes, Val Kilmer, Stephen Dorff, Harold Parrineau et Sam Sheppard est lon d'être aussi mauvais que le laisse croire le casting. Beaucoup de trahison, abus de pouvoir, rien de bien nouveau pour un film de ce genre mis à part le synopsis où un Stephen Dork(!) se retrouve en plein milieu d'une guerre de gang alors qu'il se retrouve en prison pour homicide involontaire lorsqu'il a tué à coup de batde baseball un voleur entré chez lui par infraction. Étant le petit nouveau de la prison et n'appartenant à aucune bande, il devient le bouc-émissaire, les prisonnier se servant de lui pour faire leur sale besogne sachant qu'il ne veut pas de trouble....

Finalement, Righteous Kill, film retrouvaille pour Pacino et De Niro. Thriller policier qui semble avoir été écrit en 1992, quand le thriller policier était à la mode et un peu mal écrit car les scénaristes essayaient de nouveaux trucs, de nouveaux punch finals, etc.... Le film est mal joué et tout est télégraphié tellement c'est mal écrit. On se retrouve au final avec le film typique où le méchant psychopathe saute une coche et surjoue, expliquant tout son plan machivélique et blah, blah, blah. Donnie Wahlberg joue mieux que De Niro et Pacino joue une sorte d'imitation de Pacino qui joue mal. Carla gugino joue la salope un peu nympho et John Leguizamo s'est trompé de plateau de tournage mais ils ont décidé de garder le footage quand même, ça bouche des trous....

Sunday, August 3, 2008

The Mummy : Tomb of The Dragon Emperor


The Mummy et The Mummy Returns sont de très mauvais films qui ont surprenement été adoré par des milliers de gens. Le but, pour Stephen Sommers, était de ressortir des boulamites le bon vieux personnage de la momie qui avait fait les grands jours des studios Universal dans les années 1930. Sommers avait même été jusqu'à croire qu'il était invinsible après les peformances grandioses au box-office des deux premiers volets en rassemblant les autres personnages de l'horreur des studios : Frankenstein, Dracula et le loup-garou en un seul film : Van Helsing. Film ayant fait ses frais mes ayant été descendu par les critiques de partout dans le monde. Sommers a donc pris un temps de repos où il nous concocte G.I. Joe, the movie.

On décide donc de faire une suite plus de 6 années plus tard avec, cette fois, aux commandes, Rob Cohen, monsieur Ego. Depuis qu'il est passé de producteurs à réalisateur, Cohen croit qu'il a réinventé le thriller (The Skulls) mais surtout le film d'action ( XxX, The Fast and The Furious). J'imagine qu'il va jusqu'à croire qu'il a crée la carrière de Vin Diesel. Sans blague chaque fois que Cohen sort un film, il en parle comme s'il venait de révolutionner le 7e Art. Il nous fait croire que ça a été tout un défi de mettre en scène un avion avec des sentiment dans Stealth, Are you fucking kidding, Rob? Non seulement tout les films mentionné ci-haut sont surement les pires fait dans les 10 dernières années mais en plus The Mummy 3 ne leur arrive pas à la cheville en terme de nullité. C'est dire si Cohen est un génie qui se réinvente à chaque navet.

Il est extrêment dur de trouver des qualité au dernier volet de la trilogie. Les scènes 'action sont correctements menés et les effets spéciaux sont réussi même si tout est fait en CGI. Cohen met en scène un vieux fantasme en tournant des scènes d'action avec Jet Li, Michelle Yeoh et même Anthony Wong. Cohen rend donc hommage aux films de hong Kong à qui il voue un culte. On peut deviner l'amour du réalisateur pour le cinéma de genre asiatique puisqu'il avait réalisé la biographie de Bruce Lee Dragon, The Story of Bruce Lee, peut-être seul film dans la fimographie du réalisateur de Daylight qui puisse avoir un semblant d'intérêt. Jet Li joue ici encore une fois le vilain et comme il a déclaré qu'il prenait sa retraite il y a 3 ans, il doit ajouter un autre navet à sa filmographie qui ne finit plus de finir malgré ses menaces de retraite.. Michelle Yeoh fait se qu'elle peut avec les dialogues embarassant qu'on lui fait dire, Wong se débrouille, Maria Bello en remplacement de Rachel Weisz, est laissé à elle même et cabotine jouant un rôle très naïf au côté d'un Brendan Fraser égal à lui-même qui semble prendre un malin plaisir à sous-tiré le plus de ironie de ses dialogues cabotins. ajoutez un John Hannah cabotinant et Luke Ford, un des pires acteurs que j'ai pu voir depuis Sébastien Huberdeau dans L'Ile de Sable et vous avez la recette gagnante pour un film où les acteurs ainsi que leur performances ne font que remplir le film entre deux scènes d'actions pas très excitante de toute façon.

L'histoire est un prétexte et il n'y a pas de mal à cela mais lorsquelle est remplie de clichés débilisants, de one-liner ratés, de dialogues soit descriptifs, soit embarassants, soit raccourcissants l'histoire à sa plus simple expression, on a non seulement l'impression que l'on se fout du spectateur mais celui-ci finit par avoir la certitude que le scénario fut écrit par des élèves de maternelle B. cohen essai de faire revire les films d'aventure de l'époque laissant joué les acteurs comme s'ils étaient dans un film de Capra en donnant une naiveté et un charme que le film n'a jamais et qui finit par faire cucul et immature. Cohen essaie également de profiter du succès du dernier Indiana Jones mais failli lamentablement à la tâche.

Thursday, July 31, 2008

Surf The Channel part 2

Grâce à la magie de surfthechannel.com, j'ai pu voir dans les deux derniers mois de très grands films.

J'y ai eu droit à The Condemned, film produit par la WWE et joué par des lutteurs, une histoire de télé-réalité qui sera bientôt repris dans le remake de Death Race 2000 du grand Paul W.S. Andersson, sorte de croisement entre The Most Dangerous Game et autre Hard Target mais avec comme toile de fond, un émission de télé et un constats social sur la facination des gens avec la violence, etc...Un brin meilleur que The Marine produit par les mêmes gens sympathiques, mais assez plate et ennuyant malgré un rythme rapide et des acteurs offrant des prestations au-dessus de la moyenne.
Dans la même catégorie, disons films de bien mauvais goût, Hero Wanted mettant en vedette mon acteur préféré, Cuba Gooding, Jr. n'est rien d'autre qu'un drame policier dont j'ai tout oublié....Harold and Kumar escape from Guatanamo Bay est une autre comedie pour jeunes drogués qui sans être la plus subtile et la moins stupide, fait tout de même rire quelque fois. Sublime, film vendu comme un film d'horreur mais n'est qu'en fin de compte qu'un drame médical un peu épeurant n'ayant ni gore, ni suspense que des acteurs qui surjouent. Starship Troopers 3, deuxième suite à l'excellent film de Paul Verhoeven est une coche au=dessu du second film de la série mais c'est tout. Film de série B n'ayant qu'un seul décors pour les 30 première minutes et cherchant à tout prix que ça ne paraisse pas trop, Straship Troopers 3 est avant tout un film de recrutement pour l'Église, nous disant que si on prit fort, fort, Dieu va nous accorder ce que l'on désire vraiment.

Dans la catégorie "Drame soporifique", The Painted Veil , est beau, bien joué mais extrêmement prévisible et classique tant dans sa réalisation que dans son récit. Joshua, film qui se cherche , hésitant entre drame familial ou film d'horreur à la Good Son où les acteurs font se qu'ils peuvent avec le peu qu'on leur donne. The Straightheads sorte de rape-revenge mettant en vedette Gillian Andersson n'est pas très intéressant à cause d'une facture visuelle qui va à l'encontre de son sujet. Grace is Gone sorte de Kramer vs Kramer des temps moderne où dans un élan d'originalité, la femme d'un père de deux enfants joué par John Cusack, meure en Iraq et celui-ci doit annoncer la nouvelle aux enfants et vivre avec le deuil. Sujet actuel s'il en est un mais cette fois au lieu de faire mourir le père c'est la mère qui meure en héro au combat. Cusack est bon comme toujours, pour faire passer des dialogues un peu cucul et pour montrer les sentiments enfouis d'un homme meurtri mais il n'est pas crédible en espèce de nerd.

Dans la catégorie "Fais moi rire", The Heartbreak Kid, remake d'un film du même nompar les frères Farelly est assez navrant et pas particulièrement drôle. Il va falloir qu'on m'explique l'admiration des gens pour Michelle Monaghan qui selon moi gâche plus souvent un film qu'elle ne le rend mémorable.Hairspray, version John Waters est un film assez sympathique, la version 2007 du film met en vedette John Travolta dans un déguisement de femme obèse plutôt ridicule. C'est en voyant la version de Waters que j'ai compris pourquoi. Dans le film de Waters l'actrice jouant la mère est nul autre que Divine, acteur fétiche, ami de Waters et travestie par excellence. Donc pour faire un clin d'oeil au film de Waters, Adam Shankman a décidé de rendre hommage à Divine plutôt que d'utiliser Kathy Bates. C'est une erreur de la part de Shankman puisque Divine se voulait une femme et en voyant le film de Waters on ne croirait jamai sle contraire alors que Travolta en femme est juste complètement absurde en plus d'être immoral pour les enfants.

Finalement dans la catégorie "Heureuses surprises" He Was A Quiet Man mettant en vedette un Christian Slater chauve et une Elisha Cuthbert paraplégique. Même si le film est un peu prétentieu et que les effets spéciaux sont risibles, il n'en demeure pas moins qu'il est très intéressant. Talk To Me
est un agréable film où Don Cheadle et Chiwetel Ejiofor se donnent la réplique avec aplomb. Surviving My Mother est une comédie familialle meilleure que ce qu'elle n'a l'air. Je ne comprends pas pourquoi utiliser autant d'acteurs francophones pour les faire parler en anglais. Il me semble qu'il y a assez d'acteurs anglophones au Québec. Green Street Hooligans sorte de Romper Stomper mais en mieux. Un film violent où l'on peut voir jusqu'où les fans de soccer européens sont prêt à aller pour faire chier les fans de l'équipe adverse.

Pour finir, Halloween, la version de Rob Zombie. Un autre remake inutile à mettre dans la pile avec les autres, Amytiville Horror, The Hitcher, etc... Zombie fait dans la première partie du film, ce qu'on se contrefout, il essaie de donner une humanité à Michael Myers, une raison pour justifier ses actions. C'est un peu la façon PC de faire des films d'horreur maintenant, La même chose à été fait avec Texas Chainsaw Massacre. Pourquoi créer des raisons et justifier le comportement d'un tueur? pour que le spectateur s'identifie à lui? pour enlever tout monstrusotié au personnage? Ce qui crée le suspense et la terreur dans ce genre de film c'est justement le fait que le meurtrier est fou et sans âme et qu'il peut s'urgir à tout moment et tuer de n'importe quel façon. Que sa mère fut une prostituée, qu'il se soit fait taxé son argent de poche à l'école n'est q'une façon stupide de nous développer la psyché d'un meurtrier. Il tue car des ados le ridiculisaient à l'école, Join the fucking club, buddy!
La deuxième partie du film est un remake du fim, c'est bien fait, plus rythmé que l'original mais justement cette lenteur faisait de l'original un crescendo de suspense. Zombie n'a pas la subtilité de Carpenter.

Wednesday, July 23, 2008

Hancock


Hancock est le nouveau film mettant en vedette Will Smith et c'est probablement le pire film de l'année. Un inième film de super-héro sortant sur nos écrans déjà saturé par le genre depuis le mois de mai. Hancock a l'avantage de ne pas être basé sur un comic book mais sur une idée originale bien mince qui débute pourtant bien pour ensuite prendre un détour inutile et malhabile à la suite d'un élément surprise du scénario fort prévible et télégraphié par le réalisateur Peter Berg qui semble n'avoir aucune idée de se qu'il fait derrière la caméra.

Berg, ancien acteur jouant souvant le Ethan Hawke des pauvres, un sous-Matt Dillon ou un simili-Bill Paxton, s'est tourné vers la réalisation avec Very Bad Thing, une comédie noire complètement détestable et surtout aucunement drôle. Il a ensuite réalisé The Rundown, comédie d'action sympathique mettant en vedette The Rock, pour ensuite surprendre tout le monde avec le film sportif Friday Night Light, film sur le football universitaire extrêmement intéressant et fort bien réalisé comme un faux documentaire qui a été le sujet d'une série télévisée par la suite. Berg a ensuite réalisé le film d'action pseudo-politico machin The Kingdom, scénarisé par Matthew Carnahan, le frère de Joe Carnahan pour qui Berg avait tenu un rôle dans son film Smokin' Aces aussi scénarisé par Matthew.

Cela étant dit, On peut voir la feuille de route de Berg qui est écclectique laissant plus souvent qu'autrement le sentiment que Berg ne sait pas ce qu'il fait ou bien qu'il sait ce qu'il fait mais il le fait n'importe comment. Oui, le style faux documentaire sciait à merveille à Friday Night Lights mais il n'était pas approprié pour The Kingdom, d'autant plus que l'utilisation d'acteurs connu comme Jamie Foxx, Jennifer Garner, Chris Cooper et Jason Bateman enlevait toute logique au côté documentaire du film et en devenait sa plus grande faiblesse.
Avec Hancock, Berg utilise le même procédé dans certaines scènes et rend par le fait mêmes ce procédé tout à fait inutile laissant croire que Berg ne comprend pas se qu'il fait. Et c'est peut-être vrai puisque le film fini par s'essouffler après 30 minutes et prendre un détour vers les origines, inutiles, de son protagoniste pour ainsi perdre toute logique et s'éloigner du synopsis de départ.
Si Berg s'avait ce qu'il fait il aurait 1)jamais tourné ce film, 2)lu le scénario et 3)mieux dépenser les 150 millions de dollars du budget qui, on se demande, ou ont bien pu passer ces dollars. Surement pas dans les effets spéciaux de très mauvaises qualités.
Il est difficile à croire qu'avec l'argent à sa disposition, il ait pu nous donner des effets visuels aussi mal chié mais en même temps si on se remémore les scènes de l'usine dans The Rundown, on se souviendra que les effets visuels étaient tout aussi mauvais. À croire que Berg s'en fout un peu ou qu'il devrait porter des lunettes avant d'approuver quoi que ce soit qui dépasse ses compétences. Il faut tout de même avouer qu'il faut avoir du coulot pour réaliser un blockbuster et donner moins que le strict minimum aux spectateurs qui ne désirent pas moins que voir des explosions ou des déraillements de trains qui ont un semblant de vérité visuelle.

Pour revenir au tournant que le film prend en plein milieu de parcours, il est sans contredit inutile, prévisible et complètement incohérent. Berg télégraphie un pseudo pivot scénaristique grace entre autre à un montage (trop)appuyé et mal foutu au niveau du récit. Le film prend ainsi une tournure explicative dont on se contre-crisse relatant les origines de notre héro et prenant tout le reste du film délaissant ainsi les scènes d'action pour ensuite y revenir pour une finale bâclé et anti-climax-esque. Une finale violente avec un semblant de profondeur ou les protagonistes agissent n'importe comment et réagissent bizarrement aux tournures que prend le drame.

Berg y ajoute ou dumoins croit y ajouter des touches humoristiques. Si on a vu Very Bad Things, on sait immédiatement que Berg n'a aucun sens de l'humour et que ce qu'il considère comme étant de l'humour noir est tout simplement des gens qui se tapent sur la gueule violemment, filmé crûement et hermétiquement et laissant très peu de place aux rires voire même à un sourire en coin.

Le scénario d'environ 2 napkins et demi est d'un illogisme abhérant. Théron passe environ 10 minutes à surexpliquer une partie de l'histoire qu'on avait compris puisque Berg filme et monte son film sans aucune surprise allant même jusqu'à faire comprendre le CV de chaque personnages laissant ainsi peu de place à la surprise, donc suite aux surexplications, le film se met à nous montrer tout le contraire de ce qui à été surdit de façon maladroite, scénaristiquement parlant.

Ces explications artificielles fort mal intégrées au film font sombrer Hancock dans une nullité cinématographique abjecte.