Monday, June 23, 2008

Surf the Channel, part 1


Grâce à la très grande et sympathique Valérie Juneau (mieux connu sous le nom de Ju-Ju-Ju-Juno!), j'ai pu découvrir les joies de surfthechannel.com. Maintenant je peux écouter des émissions de télé sur mon ordine sans me faire trop chier et sans être obligé de dépenser 80 $$$ pour acheter la saison 1 de Deadwood, par exemple ou encore mieux sans être obligé de dépenser des centaines de dollars pour avoir une copie DVD de Pimp my car ou autre Punk'd. Maintenant je peux rédiger des textes sur mon ordine tout en écoutant la 4e saison de Lost, je peux faire des corrections tout en jetant un oeil sur Kat Von D dans un épisode de Miami Ink, faire du montage video tout en portant très légèrement attention à Are you being served?.
Le plus beau dans tout ça c'est lorsque j'ai découvers que je pouvais en plus écouter des films, des VRAIS. War of the Worlds 2 avec C. Thomas Howell (stay gold, Ponyboy!) ou même Sex in the City avec les 4 conasses. Car voyez-vous, sur surfthechannel.com, les films apparaissent plus vite qu'au club video du coin. C'est ce qui m'a permis de voir Indiana Jones et le Crâne de Crystal des extraterrestres (oupssss!).
Le plus beau dans tout ça c'est que l'on peut expérimenter, essayer des films qu'on aurait jamais oser toucher, voir ou entendre de notre sainte vie mais qui parfois nous permette de faire de vraie trouvaille, d'énormes découvertes.
En deux mois, comme je n'ai pas de vie, j'ai pu voir, les deux saisons de Masters of Horrors. Cette série télé où des has been de l'horreur essaient de réssussiter leur carrière en s'essayant à un style Tales from the Crypt. Comme tout le monde j'ai été laissé sur ma faim mis à part les deux surprenant épisodes de Dario Argento et les deux de Joe Dante (peut-il être mauvais?), la série est très conservatrice. La deuxième saison par contre, est mieux, plus gore, plus violent, utilisant des sujets plus tabous, prenant plus de risques. 15 Storeys High, série britannique sans grand impact m'a un peu découragé avant de mettre le cap sur Dead Like me, très bonne série américaine sur une bande de gens décédés qui agissent comme grim reaper, tout ça avec un humour pince-sans-rire.
Du côté cinématographique j'ai pu rattraper le temps perdue dans ma filmographie films de marde avec Jumper, un pur navet mettant en vedette le très peu charismatique Anakin Christensen, Van Wilder 2 et sa suite de blagues sexuelles peu subtiles mais surtout peu comiques, 88 Minutes, mettant en vedette un Al Pacino sous l'effet de l'alcool semblant se demander se qu'il fout là tout comme Amy Brenneman, Alicia Witt en jeune étudiante épaisse qui semble être un rôle sur mesure et une Leelee Sobieski en méchante beaucoup trop fanatique et stupide pour créer le revirement de situation voulu. Le film mal écrit par le scénariste de The Fast and The Furious est encore plus mal joué. Wrestlemaniac, film d'horreur amateur mettant en vedette des actrices pornos et des lutteurs masqués est une perte de temps. World Trade Center, film n'ayant pas la moindre raison d'être et Wicker Man, le remake, forment un duo incroyable pour une soirée Nicolas-Cage-qui-cabotine sont deux films mal chié, peut-être la présence de Leelee Sobieski au générique de Wicker Man, peut donner le goût de revoir 88 Minutes et comparer la pire des deux prestations. The Tripper est le premier et ce qu'on espère le dernier, film de David Arquette. Au générique, on peut y voir toute sa famille en plus de quelques acteurs sans talents. Untraceable qui donne encore la chance à Diane Lane de montrer qu'elle est toujours bien conservé malgré ses 43 balaies.
Dans la catégorie, Colin Firth joue toujours le même rôle, Then She Found Me de et avec Helen Hunt est un drame juif-esque famillial long, très long mettant en vedette tout les amis de Hunt et Hope Springs, comédie romantique où Colin Firth doit faire le choix entre coucher avec Minnie Driver ou Heather Graham. Il semblerait que pour Firth, Graham soit un meilleur choix...
Dans la catégorie, J'ai vu ce film avant toi, Indiana Jones and the Not-So-Secret Skull-Thing-From-the Alien-In Close-Encounter- a pu être apprécié mise à part pour la finale un peu trop...Spielbergienne (un indice se trouve dans le titre du film), Trade, film sur le kidnapping et le traffic de jeunes filles au Moyen-Orient, mettant en vedette le trop absent, Kevin Kline est un film qui n'est jamais sortie sur les écrans Nord-Américains, ce n'est ni le sujet ni le traitement un peu difficile qui explique ce choix mais probablement l'absence de sous-titre dans un film où l'anglais n'"est pas la langue première. War, Inc. comédie parodique, sur la guerre écrite et joué par John Cusack est un peu une suite à Grosse Pointe Blank mais en moins bon, en plus politico-machin et tirant sur trop de cible à la fois.
Dans la catégorie, On s'en fout un peu, le surestimé mais écoutable Hotel Rwanda ne m'a pas touché moi et mon coeur de pierre. The Humain Stain avec une Nicole Kidman nue, est de loin une perte de temps tant on ne comprend jamais vraiment les enjeux du film. The Holiday, grosse farce plate de Nancy Myers mettant en vedette un très convaincant et sympathique Jack Black mais une stupide Cameron Diaz, un Edward Burns absent (quand a-t-il été présent celui-là?) et un Jude Law artificiel.
Dans la catégorie, What the fuck!, Hollow Man 2, est une stupidité mettant en vedette le grand acteur Peter Fascinelli et un Christian Slater qui n'est là que pour encaissé son chèque pour faire ses paiements sur sa porsche. Hors de Prix, comédie-romantique française avec Audrey Tatou trop cute et un Gad Elmaleh peu inspiré. Hot Rod, comédie Saturday-Night-Life-esque réussi à faire rire avec un humour très bizarre qui brise souvent le rythme au film où Isla Fisher est tout simplement la plus merveilleuse petite rouquine au monde. Trailer Park Boys : The Movie, est le film basé surla série téléculte canadienne du même nom et qui nous fait douter si on est fier d'être canadien.
Et il y a tout le reste. You Kill Me, comédie noire sympathique mais pas aussi bizarre qu'elle aimerait être. White Noise 2, suite du film fantastique à la facture télévisuelle mais compétente et écoutable met en scène un Nathan Filion en forme. We Own The Night, troisième film de James Gray qui ressemble au deux premier. Waitress, dernier film de Adrienne Shelley avant d'avoir été assassiné dans son appartement est fort sympathique grâce entre autre au dialogues livré comme dans un film de Hal Hartley dont Shelley fut la muse. Les performances de Kerri Russell et Nathan Filion (encore) sont sympathique et efficace. Trust The Man, troisième film du mari de Julianne Moore et mettant en vedette sa muse est une comédie romantique pour les trentenaires en pleine remise en question. 4Sans être original, drôle ou sympathique, Trust The Man, se laisse écouter surtout après The Wicker Man. Things We Lost In The Fire est un drame efficace grâce surtout à la performance INCROYABLE de Benicio Del Toro en junkie. Le gros problèeme du film est le reste de la distribution qui compte entre autre Halle Berry, et qui aurait gagné à utiliser des acteurs non connus. Finalement, This Is England, film du toujours surprenant Shane Meadows est d'une grande brutalité, en plus d'être d'actualité autant historique que sociologique. Toute ressemblance avec Romper Stomper est purement naive. Le film qui nous à fait connaitre Russell Crowe en Amérique mettait l'accent sur la violence mais oubliait d'être réaliste se permettant d'être une suite de clichés qui ont beaucoup trop mal vieillis.

Wednesday, June 18, 2008

The Incredible Hulk


Tout le monde s'acharne sur la version de Ang Lee datant de 2003. Lee avait eu l'audace de faire un film d'auteur personnel avec une méga-production basé sur une BD. Le film avait fait ses frais au box-office, n'étant ni un flop ni un succès commercial. Marvel a donc décidé de produire une nouvelle version du film.
La compagnie qui n'est plus sur la loi de la faillite fait donc un retour indépendant au cinéma avec Hulk et Iron Man. Ça passe ou ça casse pour eux, mais comme Iron Man est un énorme succès, ils peuvent couvrir les frais si jamais Hulk ne rempli pas ses promesses monétaires. Le public semble apprécier cette version réaliser par le grand Louis Leterrier, un protégé de l'ami Besson. Les critiques semblent aussi mieux apprécier, peut-être parce que Edward Norton y joue le rôle de Bruce Banner. Norton a eux du mal à partir avec Marvel, lui qui a co-scénarisé le film, voulait une version plus zen, plus psychologico-machin et non un gros film d'action musclé comme les studios ont préférés sortir sur les écrans. Norton connu pour ses sautes d'humeurs et son controlfreakness sur les plateaux, on se demande ce qu'il pensait en acceptant de jouer dans Hulk en croyant naïvement ne pas participer à un film d'action.
Une loi non écrite du film de monstre est qu'il ne faut jamais montré le-dit monstre avant 40 minutes. On ne doit que voir, l'ombre ou les jambes ou encore mieux, le visage d'un protagoniste criant d epeur à la vue du monstre. Cette loi ne doit jamais être brisé pour une raison qu'on ignore. C'est ce qu'on avait reproché à Cloverfield. Il faut créer un suspense avec le non-vu. C'est en réalité une règle de films de série B qui dans les années 50 n'avaient pas toujours le budget pour avoir un costume de monstre ou des effets spéciaux décents, alors on le montrait le moins possible. La règle est donc resté. Elle est donc, évidement utilisé dans Hulk, mais pourquoi? On sait tous à quoi ressemble l'incroyable Hulk, d'autant plus qu'il s'agit d'une pseudo-suite au film de 2003. On sait tous à quoi il ressemble alors pourquoi nous refaire le coup de cacher Hulk dans des nuages de fumées ou dans l'ombre ?
En voulant mettre l'enphase sur l'action, Leterrier à fait perdre toute crédibilité au film, lui donnant un aura de Godzilla des pauvres. Leterrier élimine toute logique pour créer ses scènes d'action qui sont loin d'être extraordinaire. Une poursuite sur des toits de buildings se transforme en n'importe quoi quand l'hélicoptère de l'armée dirigé par un William Hurt moustachu un peu unidimensionel se met à bombarder et à mitrailler les buildings, les immeubles, les appartements pour essayer, évidement de tuer l'Abomination, espèce de monstre en CGI joué par un Tim Roth en forme. La scène est d'un ridicule, les immeubles explosent puisque l'Abomination évite les tirs de l'hélicoptère, laiissant l'armée préfèrer tuer des gens avec des balles perdues en plein New York que de réfléchir à une stratégie éfficace. L'autre scène d'Action se déroule sur le campus d'un Université en plein après-midi. Il n'y a personne sur le terrain du campus, sauf deux étudiants qui semblent déjà saoul, prenant des photos avec leur cellullaire. Encore une fois, l'armée ne fait rien pour créer un périmettre de sécurité autour du terrain, ils préfèrent utiliser des jeeps qui sortent des buissons à tout bout de champs pour piéger Hulk. La scène est d'un ridicule total, les jeeps sortent directement de fossés et de buissons et comme tout ça se déroule sur un campus universitaire il est bien évident qu'ils sont super bien caché, vraiment bien enfui sous les feuilles des arbustes pour ne pas se fair evoir des 2 élèves qui trainent par-là, c'est une mission top secret après tout.
Hulk est à l'image de ces deux scènes, c'est une suite d'illogisme et de stupidités. Comme si personne n'avait réellement réfléchit en lisant le scénario. Pourquoi mettre Hulk dans une favela au Brésil? s'il se déchaine les répercussion serait disproportionnés. Bref en dire plus serait une perte de temps. Il n'y a rien dans ce film qui soit intéressant, amusant, divertissant. Les acteurs offrent de piètre performance. Liv tyler à l'air trop nunuche pour être une scientifique, Ed Norton en met beaucoup trop pour avoir l'air triste et intense, Tim Roth est éfficace mais son personnage est un peu escamotté, ce qui rend son cheminement vers l'Abomination un peu artificiel.

Tuesday, June 17, 2008

The Happening


M. Night Shyalaman est d'une prétention sans bornes. Ses films aussi. Il nous fait toujours la morale comme s'il était un descendant de Bouddha, comme s'il nous pointait du doigt, nous le petit peuple et qu'il nous expliquait tout nos travers en tant que société et en tant qu'humain. En gros Shyamalan se prend pour Dieu en plus de se prendre pour un génie du 7e art. C'est ce qui rend l'écoute de ses films désagréables. Cette espèce d'ego qui sort de tout les plans séquences, cet égo qui est palpable à l'écran et qui nous fait soupirer chaque fois qu'il décide de se donner un caméo, essayant de se surpasser pour se mettre en scène de façon ultra-cool (comme dans The Village où on peut le voir dans le reflet d'une télévision).
Lady in the Water a prouvé au monde entier qu'il n'était pas le génie qu'il croit être. Le film a été un flop en plus de faire perdre à l'ami Shyamalan toute crédibilité puisque se croyant invinsible, il a brisé son contrat avec Disney pour aller voir ailleur sa valeur marchande. Ne trouvant preneur nul part, il a dû produire le film lui-même et pour prouver qu'il ést un des grand de ce monde il s'est donnée un rôle secondaire dans son film, celui d'un écrivain dont le génie va révolutionner le monde de l'écriture. (une métaphore grosse trop grosse, ÉNORME). Il s'est cassé la gueule et comme aucun distributeur ne veut de lui maintenant, il a décidé de produire indépendement et réadapter le scénario que personne n'a voulu pour arrivé avec ce que les fans croit être son retour en force.
The Happening, arrive donc sur les écrans avec les pires critiques de l'année. C'est comme si les spectateurs avaient complètement oubliés que le meilleur film qu'ils ont vu est The Sixth Sense, c'est comme si tout le mopnde avait oublié que Signs est leur deuxième film préféré au monde entier. C'est comme si Lady in the Water avait éffacé toute trace de compétence dans la réalisation cinématographique de Shyamalan, comme si on se rendait compte pour la première fois du vide scénaristique de ses films, de la prétention de ceux-ci, de leur côté hyper-moralisateur, de leur sens biblique caché. C'est comme si tout le monde ne pardonnait plus les excès de leur réalisateur préféré.
On déplore son sens du punch, lui qui nous avait habitué à des pivots scénaristique vertigineux. C'est comme si avec les années et de film en film les spectateurs s'attendaient à un revirement chaque fois. Si bien qu'on ne lui pardonne plus ces mêmes pivots en plein milieu du film, on n'accepte plus de ne pas être rouler à la fin du film, en fait on exige que le punch final soit, justement, à la fin. Alors comme il n'y a pas vraiment de dénouement incroyable dans The Happening, les spectateurs ont décidé de bouder leur plaisir, d'exécrer le film, de ridiculiser les acteurs. Qu'en est-il alors de ce film maudit.
Bien que l'histoire m'apparaisse comme étant ridicule,il n'en demeure pas moins que Shyamalan cré, un peu artificiellement, un état d'alerte, de paranoïa qui fonctionne. D'autant plus que le film est rapide et très bien réalisé (la force de Shyamalan), surtout dans les scènes de suicide. La première partie du film est éfficace mais le rythme ralentit et le film devient de plus en plus moralisateur, enfilant les scènes inutiles, les métaphores stupides et le symbolisme pesant. Jusqu'à ce jour Shyamalan a pu s'en tirer en copiant et plagiant des idées vues dans d'autres films que personne ne se souvient, mais voilà qu'avec The Happening, il réussi difficilement à nous faire oublier que les scènes inutiles ont déjà été vue ailleurs mais qu'en plus elles avaient plus de sens.
En résumé, The Happening est un film prétentieux sous ses allures modeste mais il n'en demeure pas moins un divetissement sans être trop agréable ou excellent.

Tuesday, June 10, 2008


Weezer est un groupe très contradictoire. Avec la parution de leur premier (chef-d'oeuvre) album, Weezer s'est taillé une place de choix chez les fans de l'indie rock et dans les radios commerciales. Deux ans plus tard, avec la sortie de Pinkerton, Weezer à voulu perdre les fans de la première heure, ceux qui ont moins de 18 ans en chantant des chansons beaucoup plus rock mais aux thèmes beaucoup plus sexués et sexuels. Puis, après un absence de cinq ans, Weezer est revenu avec le Green Album, un disque de 10 chansons copiés sur les brûlots du premier album éponyme. Après avoir voulu perdre ses (faux) fans, Weezer est revenu à la formule de la première heure après un absence qui a fait d'eux, un groupe culte. Maladroit est sortie moins d'un an après le Green Album et encore une fois Weezer est revenu avec quelque chose de beaucoup plus rock, beaucoup plus pesant mais en essayant de gardé le côté pop de la première heure. Suite aux fiasco de l'album Maladroit, Weezer s'est absenté pendant trois pour revenir avec leur pire effort Make Believe, qui leur a réouvert les portes des radios commerciales. Une autre absence de trois années et les revoilà de retour avec le Red Album où ils retournent encore aux sons de la première époque mais en y prenant plus de risque.
Weezer jongle donc d'album en album avec la formule du Blue Album et un rock pus pesant pour y perdre les trop jeunes auditeurs mais en essayant d'expérimenter avec un son qui ne leur va pas bien. Ce jeux de yoyo devient tellement abhérant qu'écouter un album de Weezer maintenant est devenu redondant.
Avec ce nouvel opus, Rivers Cuomo laisse plus de place à ses coéquipiers, Patrick Wilson chante une chanson et Brian Bell en signe une autre. Ils essaient même différent style. Mai srien à faire, Weezer nous a perdu il y a longtempsau point où leur album sont devenu inégal et inintéressant. Dommage!

Friday, May 23, 2008

À l'intérieur


Le film d'horreur français est un genre qui fait rire. On imagine très mal le cinéma français donner dans le film de genre puisqu'il maîtrise un cinéma de dialogue, de personnage, de situation plutôt qu'un cinéma d'action. De plus, leur passé cinématographique dans le genre autant policier que d'horreur à été plus souvent qu'autrement risible, plagiant sur le cinéma américain. Heureusement pour eux, ils ont plusieurs réussite dans le genre policier (L.627, Police, Monsieur Hire, Garde à vue, etc) Par contre, leur feuille de route du côté de l'horreur est assez courte. Les diaboliques, La féline et Les yeux sans visages datent des années 1940. Des années 1950 aux années 1980 fut un grand vide jusqu'à ce que quelque titres ressortent durant les années 1980 mais rien de très bon ou digne de mention et ce même si quelques uns ont gagné des prix à Avoriaz. 3615 Code Père Noël de René Manzor fut un retour au genre pour le cinéma français qui s'est estompé aussi vite. Jusqu'à tout dernièrement de jeunes cinéastes s'abreuvant du cinéma d'horreur des années 1970 autant américain (Hooper, Craven, Carpenter) qu'européen (Argento, Bava, Fulci) se mettent à faire éclabousser l'hémoglobine sur les écrans français. Le succès est tel, que même Hollywood vient les recruter pour qu'ils puissent souiller leur réputation.
Depuis Maléfique d'Éric Valette, huis-clos fantastique se déroulant dans une cellule de prison, pas très bon mais assez efficace au niveau du suspense et de l'atmosphère, le genre à de plus en plus bonne réputation dans l'hexagone et dans le monde entier. Valette à pu aller à Hollywood réaliser un remake de One missed call qui selon les dires, est un très beau navet. Alexandre Aja a ensuite réussi à se tailler une place à Hollywood grâce à Haute tension un slasher féminin ultra violent haut en suspense et en hémolobine mais ayant un revirement final qui détruit toute la cohérence du film. Haute tension est hautement surestimé mais il a tout de même permit à Aja de réaliser le remake très, réussi de The Hills Have Eyes et de produire le film P2 en plus d'écrire le scénario. Même chose pour Xavier Gens qui à même réussi à réaliser un film hollywoodien (Hitman) avant même que son premier long métrage ultra violent et stupide, Frontière(s) ne sorte sur les écrans. Tout ces films ont été auréolés de réputations bétons et ce même s'ils ne sont pas à la hauteur des attentes ou tout simplement pas à la hauteur.
Alexandre Bustillo, ancien rédacteur pour Mad movies, et Julien Maury ont, eux aussi, donné dans l'horreur avec À l'intérieur. Mais cette fois, la réputation du film va au-delà des espérances. Bustillo et Maury ont réussi non seulement le pari de créer un vrai film d'horreur mais ils ont élevé le standard autant au niveau suspense qu'au niveau hémoglobine. En plus d'avoir créée un standard pour les films d'horreur à venir, ils ont enfin mis le film d'horreur français sur la carte du monde. Hollywood et les fanatiques de l'horreur ne se tourneront plus désormais vers le Japon ou la Thaillande pour y trouver leur dose de sang, de suspense et de violence. Exit les fantômes et les filles aux cheveux longs noirs dans le visage et au teint pâlotes.
À l'intérieur est un film d'une grande brutalité et d'une rare violence mais contrairement aux films qui mettent uniquement l'accent sur le gore et le sang, Bustillo et Maury ont réussi à créer un suspense et un climat de terreur du début à la fin. La musique omniprésente mais jamais trop présente aide à créer ce climat de terreur angoissant. Les deux cinéastes réussissent à nous surprendre plus d'une fois en évitant certains clichés et en en retravaillant certains autres.
Bien sûr le film n'est pas parfait, il y a toujours dans ce genre de film quelque stupidités commises par des personnages secondaires qui n'ont aucune raison d'être sauf de mourir. Mais cette fois-ci, les stupidités passent sans trop détruire la cohérence du récit et le suspense est tellement haletant que le spectateur oublie très vite les bévues faites par nos deux réalisateurs qui ont, visiblement, un énorme amour pour le genre. Certaines images, dont la scène finale, vous hantent bien après le visionnement du film.

Friday, May 9, 2008

White Hassle


Étant un grand fan de Railroad Jerk, il était tout simplement normal qu'à la dissociation du groupe, je les suive dans leur nouveau périple folk-rock White Hassle, où Dave Varenka avait remplacé son drum pour 2 casseroles et Marcellus Hall avait troqué sa guitare électrique pour une guitare acoustico-folk sur le premier album National Chain. Le duo avait récidivé sur le EP Life is Sweet. Ils sont ensuite devenu un trio avec The Death of Song mais l'album n'a jamais été disponible au Kénada. Comme il est de loin le moins bon de leur album, on leur pardonnera cet erreur(?) de distribution. En 2006, White Hassle revient en très grande force avec l'album Your Language, un nouveau classique! Cet fois-ci l'album n'est pas distribué en Amérique. aucune façon de se procurer ce bijoux. De Montréal à Vancouver, de San Francisco à New York, leur ville d'origine, impossible de mettre la main sur une copie du disque qui est seulement distribué en France sur le label français Fargo. J'avais même écrit au groupe un peu avant mon passage à New York pour savoir où me procurer le CD. Il m'avait répondu qu'étant de Montréal et français, je n'aurais aucun problème à me procurer l'album en France...Alors l'album d'un groupe New Yorkais était disponible seulement sur une compagnie française portant le nom d'une ville perdue du mid-west américain...
Ne voulant pas commander l'album et payer le double du prix en euros en plus des frais de port et manutention j'ai dû me contenter pendant 2 années d'une version piraté sur le Web de l'album jusqu'à tout récement...
Il y a 2 semaines, je me décide et je commande l'album sur Fargo.com en me disant : "Au diable les dépenses". J'ai reçu le CD 1 semaine plus tard et j'ai été chargé sur ma carte Visa. Le punch de cet histoire sans but c'est que j'ai attendu 2 ans pour me procurer un album qui m'a couté...2,50$ canadien...Et oui, le CD était au prix de vente de 2 euros...Sacré français!

Friday, April 25, 2008

Street Kings


Depuis le début de sa carrière, Keanu Reeves, l'ami d'enfance de Carl Marotte, est critiqué de toute part par les critiques qui le trouvent tout à fait minable comme acteur. Il connait une carrière en dent de scie, mais il n'est pas le seul. Pourquoi tant d'acharnement sur cet acteur monolythique mains non moins sympathique et ayant plus souvent qu'autrement la gueule de l'emploi. On peut dire ce qu'on veut de lui, mais il faut porté le même jugement sur le reste des acteurs qui font partie de la distribution de Street Kings. On peut le descendre comme on veut, mais il faut descendre le film de la même manière. En agissant ainsi, on pourait s'apercevoir que Keanu est un des seul bon élément du film de David Ayer.

KEANU REEVES :
Le problème avec le personage joué par Keanu c'est qu'il est crédible en tant que policier paumé et corrompue mais pas en tant qu'être auto-destructeur et alcoolique. Car c'est ce avec quoi on essaie de nous montrer la faiblesse du personnage, le pourquoi de ses actes, de sa corruption. On se sert du fait qu'il a connu un traumatisme dans sa vie antérieur pour nous faire croire qu'il s'est aveuglé au point de ne plus voir le vrai du faux, le bien du mal. Cette grande maladresse de la part du scénariste nous fait voir un Keanu qui titube, qui boit de la vodka qui cabotine un peu. Outre passé ces clichés malhabile, Keanu est crédible c'est le scénario qui l'est un peu moins.

CHRIS EVANS :
Le seul autre bon élément dans ce film. Avec ce film et Sunshine, Evans nous fait oublier qu'il joue dans la serie des Fantastic Four. Un petit rôle mais solide et intense.

FOREST WHITAKER :
Depuis son oscar il y a deux ans tout le monde est prêt à dire qu'il est excellent. "Une chance que Whitaker est là pour sauver le film" disent souvent les critiques à propos de Street Kings et Vantage Point. On dirait que les gens ont la mémoire courte. De tout les films que Whitaker a fait dans les 20 dernières années on peut compter sur les trois doigts de la main les bons films qu'il a fait. On peut compter sur ses mêmes trois doigts le nombre de prestations décentes. C'est que Whitaker à toujours joué de petit rôle un peu étrange où il était un gros bêta qui louche ou un ami loyal qui louche ou bien encore et souvent un général de l'armé qui louche. Il jouait un voyant éfféminé qui louche dans Species et mon Dieu qu'il était risible pas seulement parce que le film était minable mais aussi parce que c'était Whitaker. Whitaker à toujours été synonyme de rôle poche qui louche et que dire de Waiting to Exhale et First Daughter qu'il a réalisé. Katie Holmes!!!! La mère de Suri!!! Suri!!!! Non, Whitaker n'a jamais été un super bon acteur alors ce n'est pas un oscar qui me fera dire le contraire. Dans Street Kings il surjoue au point de devenir ridicule, au point de devenir égal à lui-même. Il joue un personnage tellement caricatural que la scène finale où il nous récite une inième version du speech de l'homme qui veut dominer le monde, nous semble une parodie. On a le goût de rire et de dire : C'est Keanu qui est supposé être mauvais.

JAY MOHR :
On m'a déjà dit qu'il est très drôle. Pourquoi alors, a-t-il besoin d'une moustache et d'un polo jaune?

DAVID AYER :
Si Street Kings est mauvais c'est entièrement de sa faute. Bien que la réalisation soit efficace c'est au niveau du scénario que ça chie. Training Day était un film un peu trop arrangé avec le gars des vues pour être crédible. Que tout se passe dans une seule journée et que le plan machiavélique de Denzel Washington fonctionne de A à Z était beaucoup trop tiré par les cheveux. Ici c'est un peu le même principe. Ayer tente de faire un drame policier complexe alors que plusieurs scènes sont incompréhensible, comme celle où les deux tueurs de flics finissent pas ouvrir le feu pour une raison qu'on ignore mis à part le fait de créer un suspense et une confusion. Cette scène ressemble à l'affrontement Christian Slater / Gary Oldman dans True Romance mais en moins bien réussi. Les similitudes entre Training Day et Street Kings sont à la limite du plagiat. Ayer qui se plagit lui-même ou un manque vraisemblable d'idée? Même si cette fois le scénario est écrit pas Kurt Wimmer et James Ellroy. La scène où Keanu, les mains attachées, va se faire exécuter par ses collègues ressemble à celle où Hawke, attaché aussi, va se faire descendre par deux méchants. Les deux scènes ont un revirement de dernière minute, cliché, inattendu et ridicule. Le rôle du flic corrompu plus grand que nature joué par Washington dans le film de Fuqua est ici repris par Whitaker avec un discours final sur le bien de la corruption et sur le pouvoir que possède les deux personnages afro-américains arrivent au dernier acte du film et se ressemble étrangement. En multipliant les pistes et les personnages, Ayer ne crée ni suspense, ni drame. En laissant les acteurs à eux-mêmes, il ne crée ni tension, ni affrontement. Ayer se contente de mettre l'emphase sur la violence et le sang. Il se contente de créer des dialogues qui pour lui, semble brillant, mais qui sont beaucoup trop écrit pour être crédible comme par exemple : Do the department a favor and wash your mouth out with buckshot. Et après on s'acharne sur Keanu Reeves parce qu'il ne peut délivrer ses dialogues de façon crédible.