Sunday, January 13, 2013

Top 10 musical


Je suis un peu en retard pour ma revue musicale de 2012 mais peu importe puisque 1)tout le monde se fout des top 10 2)personne ne lit mes écrits et 3)les Top 10 ne servent qu’à démontrer l’étendue des goûts musicaux de ceux qui les écrivent, croyant par le fait même qu’ils sont des mélomanes dignes d’être ami avec Jésus et/ou ses apôtres.

Pour 2012, j’ai donc décidé de faire d’une pierre deux coups en 1)démontrant toute l’étendue de mes goûts et 2)donnant mon appréciation approximative de TOUT les albums sortient en 2012 et dont je me suis procuré avec mon argent. Autrement dit, tout ce que j’ai payé, je me donne le droit d’en dire ce que je veux puisque j’ai payé et tout ce que j’ai piraté illégalement sur les Internets, se passeront de mes commentaires non-pertinants.

Le but étant de 1)faire découvrir des trucs musicaux qui sont peut-être passés sous le radar et 2)me faire plein d’amis pour pouvoir jouer dans mon carré de sable avec mes camions et ma nouvelle p’tite pelle toute rouge.

Berry : Les Passagers : Pour son 2e album, la jolie Berry nous offre un peu la continuité de Mademoiselle. Chansons françaises un peu jazzy qui rapellent Françoise Hardy ou Jane BirkinBerry convainct peu lorsqu’elle chante en anglais. Les Passagers est beaucoup plus ensoleillé que ne l’était Mademoiselle et la douce voix de Berry va nous bercer jusqu’à son prochain album.


Martin Rossiter : The Defenestration of St. Martin : Martin Rossiter, le chanteur du groupe Gene, nous offre un album solo loin des sonorités de guitares de son groupe. Piano et voix sont tout ce qui se retrouvent sur cet opus. Un chant pas trop propre, pas trop mélodique mais chanté a capella accompagner de lignes de piano qui font un contrepoint aux paroles et aux émotions de l’album. Pas facile d’accès, l’album demande plusieurs écoutes.


Micoe : À Retardement : Avec la publicité autour de l’album de Fanny Bloom en 2012, il est étonnant que celui de Micoe n’est pu jouir du même traitement puisque les deux chanteuses œuvrent dans le même genre musical. Les textes de Micoe étant plus soignés, elle gagnerait donc au bras de fer contre Fanny Bloom. Boudée par les Francos en 2012, elle s’est vengée en allant conquérir la France.


Mike Doughty : The Question Jar Show /The Flip Is Another Honey : L’année 2011 a vu Mike Doughty sortir 2 albums ainsi que son autobiographie (où il renie sa période Soul Coughing). En 2012, Doughty nous offre encore 2 albums. Cette fois, The Flip Is Another Honey est un album de covers où Doughty élargie sa palette sonore et The Question Jar Show, une compilation de pièces lives intercallées de Q&A avec son public (d’où le titre de l’album et de la tournée, j’imagine). The Question Jar Show est inégal dans son mixte sonore mais il permet de mieux apprécier les chansons de Doughty dans le sens où elles sortent de l’envirronement hermétique des albums où souvent elles sont redondantes. De plus, il semble y avoir beaucoup de spectateurs à ses spectacles, spectateurs qui apprécient la carrière solo du chanteur grace à Soul Couging , Doughty devrait peut-être arrêter de bouder, puisqu’il sait qu’il a la carrière qu’il a à cause de son défunt groupe rock-jazz.


Hugo Mudie et Fred Jacques Present …Miracles : Avec un son un peu moins lo-fi et une voix un peu moins écorchée, Miracles est un album qui pourrait s’apparenter à une version moins noir et pessimiste de Yesterday’s Ring. Ce qui ne veut pas dire grand chose quand on sait que Hugo Mudie et Fred Jacques sont justement 2 membres de Yesterday’s Ring.


Paul Banks : Banks : Suite au EP de son alter ego Julian Plenti, sortie plus tôt cette année, Paul Banks nous sert un album complet qui réussi l’amalgame parfait entre Interpol et Julian Plenti. Comme si Banks pouvait maintenant voler de ses propres ailes sans avoir droit aux comparaisons avec Interpol bien que ses sonorités vocales ne s’en éloigne pas trop. Banks pourrait être le meilleur Album d’Interpol depuis Antics, ce qui n’est pas un si mauvais commentaires.


PAWS : Cokefloats! : Si on était en 1996, on écouterait tous PAWS en boucle après avoir écouté nos CD de Marcy Playground, Pluto, Fountains Of Wayne, Everclear,  et l’album bleu de Weezer. PAWS s’apparente à l’album de Yuck sortie l’année dernière, un espèce d'hommage réussie aux groupes des années 1990 tout en étant original et jamais nostalgiqco-machin-truc.


Peter Peter : Une Version améliorée de la tristesse : Aucun autre album n’a autant joué dans mes oreilles en 2012 que le 2e de Peter Peter, et plus particulièrement la chanson Beauté baroque. Même si les sonorités de claviers planants et l’ajout de saxophone sont loins de me plaire, elles donnent a l’album un côté onirique. Peter Peter est le dernier des romantiques.


Pinback : Information Retrieved : Ayant atteint le consécration populaire ainsi que le sommet de leur art avec Summer In Abaddon en 2004, Pinback nous reviens 5 années après Autumn Of The Seraphs où le duo avait raffiné leurs sonorités sans pour autant atteindre l’excellence de Summer In Abaddon. Durant le hiatus de 5 ans, Armistead Burwell Smith IV a ressucité Three Mile Pilot, sortie un album ainsi qu’un album solo avec System Officer(excellent) tandis que Rob Crow… a continué à faire ce qu’il fait (il a participé à au moins 8 albums ). Bref, Pinback reviennent avec un album qui semble faire du surplace à la première écoute mais dont les écoutes subséquentes permet l’apprivoisement lentement mais surement de ce qui semble être leur album le plus important jusqu’à maintenant.


Nick Waterhouse : Time’s All Gone : Il se peut que je me trompe mais le premier album de Nick Waterhouse est en grande partie une compilation de singles et EP en plus de nouvelles chansons. Peu importe puisque l’album est excellent, la preuve c’est que certaines chansons jouent dans des publicités de voiture. Tout le monde sait qu’au 21e siècle quand notre musique fait vendre des chars c’esr parce que 1)on est bon, 2)on est beau ou 3)on est cool. Un rare exemple de musique R&B 50’s modernisé qui fonctionne.


Regina Spektor : What We Saw From The Cheap Seats : Avec les années la musique de Regina Spektor se raffine et prend de la maturité. Certains disent : Ouain, moé je l’aimais mieux quand elle était moins commerciale » Whatever, dude!


River City Tanlines : Coast To Coast : Le groupe d’Alicja Trout à déjà rocké beaucoup plus que ça sur leur 2 derniers albums. Coast To Coast n’est pas garage mais plutôt rock-pop à-la-runaways mais surtout à la Joan Jett, le genre de truc qui ne rocke pas trop. Comme si Trout voulait faire revivre Suzi Quatro mais en moins bon. Décevant.


Serena Ryder : Harmony : Serena Ryder, la p’tite torontoise à déjà été promise à un bel avenir. En prenant son temps entre chaque album, on a l’impression qu’elle s’est tannée d’attendre et elle a tout misée pour qu’Harmony soit l’album de la consécration. Ryder perd donc tout son côté folk-rock et tout ce qui faisait d’elle une chanteuse prometteuse pour se tourner vers la grosse chanson radiophonique un peu cheap où sa voix est mise de l’avant question d’entrer dans les rangs des Sarah McLachlan de ce monde. Si What I Would do qui ouvre l’album donne une bonne idée de ce à quoi on s’attendais de Ryder, le reste de l’album n’est que chansons formattées un peu insipides.


Tilly And The Wall : Heavy Mood : Tilly And The Wall est le seul groupe de musique qui en remplacement de la batterie, utilise les danses de claquettes de Jamie Williams. Délaissant les stepettes de Williams pour des percussions plus usuelles sur l’album précédant, Tilly And The Wall continuent avec un beat box en plus de sonorités plus pesantes sur Heavy Mood. Comme si le groupe sortait de sa phase enfantine avec ses petites chansonnettes naives pour entrer dans l’adolescence. Avec des sonorités qui rapellent Creature, Heavy Mood n’est pas tant plus pesant, il est surtout plus pesant pour un album de Tilly And The Wall.


Sexe illégal : 40 ans dans l’chant : Un 300e album de chansons humoristiques sortie en 2012, 40 ans dans l’chant à le mérite d’être drôle et de ne pas, malgré ses 25 chansons, d’étirer la sauce. Il est en fait l’extension du duo humoristique plutôt qu’être un album qui veut profiter du succès commercial des ventes de CD d’humour. Les chansons vont d’un genre à un autre et ont souvent une courte durée permettant d’aller droit au but, soit de faire rire, plutôt que se vouloir radiophonique et obtenir un succès commercial. 


Scott Lucas & The Married Man : Blood Half Moon : Scott Lucas explore des genres musicaux qui ne lui sont pas permit lorsqu’il joue avec Local H. L’ajout de piano et de violons donnant un côté americana-folk donnent une richesse et une ouverture aux chansons les laissant respirer et leur donnant la chance d’exister contrairement aux chansons plus urgentes et « dans ta face » de Local H.


Les Appendices : Compilations de chansons humoristiques ayant été entendus ultérieurement dans la série télé, l’album des Appendices rappellent une version un peu plus vulgaire(un peu) des Chick N Swell.


The Shins : Port Of Morrow : James Mercer aurait pu sortir Port Of Sorrow comme étant un album solo puisqu’il en est un mais il aurait vendu 37 copies de l’album. En le sortant sous le nom de son ancien groupe, il peut ainsi aller chercher l’appuis des 150 fans de Garden State et tout les gens qui trippent fort fort sur Osheaga et qui n’ont pas trop de jugement et ainsi vendre 2000 copies de son album pas super bon.


Smashing Pumpkins : Oceania : Il était facile pour Billy Corgan de nous donner un meilleur album que le précédent. Oceania sonne un peu comme Siamese Dreams mais en beaucoup moins bon. Le martelement de la batterie rappelle celui de Jimmy Chamberlain et c’est ce qui frappe le plus(sans jeu de mot) sur l’album : un martelement continue de batterie. Ce qui frappe aussi c’est le sentiment que Corgan à décidé d’arrêter de bouder et de livrer ses meilleures chansons depuis fort longtemps où la prétention d’inover est quasi-inexistante et où le désir de ne pas vouloir revenir en arrière et souffrir des comparaisons nostalgiques handicappe l'album alors qu'il pourrait sauver Corgan et sa musique.


The Soft Pack : Strapped : Strapped est une continuation de l’album éponyme de The Soft Pack mais il est un peu paresseux, un peu sur le pilote automatique, on joue la carte de la facilité. Strapped n’est pas mauvais pour autant, on a juste l’impression que le groupe fait du surplace.


Stereo Total : Cactus VS Brezel : Pour Stéréo Total, leur 9e album est exactement comme tout les autres.


Tiff Meritt : Travelling Alone : D’album en album, Tiff Merritt perd un peu de sa singularité pour ressembler à n’importe quelle chanteuse country. Même si elle écrit toujours des textes honnêtes, sincères et touchants, son chant devient moins intéressant qu’avant. Travelling Alone n’est décevant que parce qu’il est un album de Tiff Merritt et qu’on s’attend à beaucoup d’elle. 


Two Gallants : The Bloom And The Blight : Après 5 ans d’absence le duo san franciscain revient avec un album qui aurait pu ne jamais voir le jour à cause de l’accident de la route qui a presque coûté la vie à Adam Stephens.  Difficile de faire mieux que l’album éponyme, un chef-d’œuvre de chansons folk aux émotions à fleur de peau et aux paroles déchirantes, Two Gallants ont tout simplement décidé d’ajouter de la distortion à la guitare qui se fait plus pesante. The Bloom And The Blight devient donc un album tout aussi touchant que le précédant mais beaucoup plus massif du point de vue musical. Un de mes meilleurs albums de l’année.

The Walkmen : Heaven : Avec la débandade de A Thousand Miles Off, il était difficile de prévoir ce qu'allait advenir de The Walkmen. Ressuscitant avec le magnifique You & Me (un de mes meilleurs à vie), ils se sont surpassés 2 années plus tard avec Lisbon. 2012 est l'année où The Walkmen se surpasse encore en nous offrant leur meilleur album et le meilleur de l'année. Heaven mis à part une pièce un peu moins intéressante, est ce qu'ils ont fait de mieux de toute leur vie. Écouter Dreamboat en boucle est devenu mon passe-temps favori.


Wintersleep : Hello Hum : Avec leur 4e album, New Inheritors, le groupe de Halifax, Nova Scotia avait atteint des sommets et nous avait donné leur meilleur album. Hello Hum réussi l’exploit d’être tout aussi bon. Avec sa musique rock plannante qui semble inspriré par la froideur des hivers de la Nouvelle-Écosse(dumoins c’est ce que ça me rapelle), Wintersleep n’a qu’un défaut sur Hello Hum, celle de vouloir avoir des refrains accrocheurs qui ne sied pas toujours aux chansons. Paul Murphy est un lyriciste de talent.


Yann Perreau : À genoux dans le désir : Bien que le but de cet album était de mettre en musique des textes inédits de Claude Péloquin, je dois avouer que je préfère quand Perreau met ses propres textes en musique.


Fanny Bloom : Apprenti-guerrière : Je n’ai écouté l’album qu’une seule fois et j’ai dû le crisser au bout de mes bras car je ne le trouve plus…


Sonny And The Sunsets : Pour faire comme tout le monde, Sonny And The Sunsets ont décidé de faire un album country.


Louis-Jean Cormier : Le 13e étage : Peu importe les tortures que vous pouvez m’infliger, je ne pourrais jamais faire semblant de comprendre ce que les gens apprécient de Louis-Jean Cormier. Je trouve ses textes moins qu’ordinaires alors qu’on me dit le contraire, qu’il est un poète moderne. Lors de la sortie de Le 13e étage, tout le monde étaient en érection devant cet album mineur où on disait que Cormier volait de ses propres ailes en s’éloignant de Karkwa et en élargissant son répertoire de styles musicaux à des millers de kilomètres de se qu’il fait habituellement et bla, bla, bla…alors que Le 13e étage ressemble à tout ce qu’il a fait avant et à tout ce qu’il fera après.


Cursive : I Am Gemini : Tim Kasher et sa bande nous donne encore un album concept remplie de leur post-hardcore-emo-rock qui a fait la renommé du groupe avec Domestica en 2000. Même si le concept de l’album, l’histoire de deux siamois séparés à la naissance, est peu intéressant, Cursive nous sert ses chansons fracturés, ses riffs de guitares angulaires, ses changements de rythme et ruptures de ton et c’est ça qui est important. Sans avoir la portée de Domestica ou The Ugly Organ, I Am Gemini peut ressembler à un croisement entre une trame sonore d’un film qui n’existe pas et la musique de Refused période pré-The Shape of Punk To Come.


Les Trois Accords : J’aime Ta Grand-mère : Les Trois Accords ont survécu au départ du chanteur-compositeur de bridges Olivier Benoit. Il composait les textes des chansons avec Simon Proulx et son départ s’est fait sentir sur Dans Mon Corps. Les Trois Accords ont dû se renouveler et ils ont réussie même si les textes sont maintenant plus faibles et répétitifs. Avec J’aime ta grand-mère, Les Trois Accords continue leur exploration musicale avec cuivres et intruments à vent comme sur Dans mon corps. Les textes sont un peu mieux et rendent l’album meilleur que le précédent. 


Grimes : Visions : Celle-là, je la comprends pas. N’étant aucunement le public cible de ce genre musical, je ne me prononcerait pas. Par contre, de là à dire « Album de l’année »….vraiment? Je ne suis pas du genre à chiâler sur les hipsters et autres hippies mais là! Come on! Grow the fuck up et avouez que ce n’est pas si bon que ça!


Le Chelsea Beat : Dans son désir de vouloir amalgamer le garage rock, le psychédélique et la pop des années 1960, Pat Météore et sa bande ont oublié d’écrire de vrais chansons. S’ils ont le style à la perfection, ils n’ont pas le contenu.


Lambchop : Mr. M : Probablement l’album le plus triste à écouter cette année, Mr M. est beau et poétique mais un peu lourd. Heureusement que la musique plannante et la voix de Kurt Wagner donne côté optimiste (l’effet recherché). Sans être extrêmement mélodique, un petit coté jazzy ressort de tout ça et couronne, encore une fois, Lambchop comme un groupe atypique.


Julian Plenti : Lives! : Paul Banks semble avoir vidé son tiroir à chansons pour son projet pré-Interpol. Ce EP du pseudonyme de Banks arrive sur les tablettes 5 mois avant son premier album solo sous son vrai nom. Demeurant dans le style de Julian Plenti …is Skycraper, on reconnaît la voix chaude de Banks et son côté électro se fait plus sentir. On aurait préféré que ce Ep qui reprend entre autre une chanson de Frank Sinatra,  soit un album complet tant les chansons de Banks sont prometteuses.


Local H : Hallelujah! I’m A Bum! : Depuis Pack Up The Cats et même As Good As Dead, Local H à enfillé les albums concepts un après l’autre. Sans jamais vraiment réinventer leur rock (ils ne sont que deux après tout) Scott Lucas et Brian St-Clair continuent tout de même à exceller dans ce qu’ils font. C’est la première fois depuis qu’il a rejoint le duo que l’on peut apprécier le travail de St-Clair à la batterie. Hallelujah est un album un peu long (17 chansons), mais comme il traite de politique, le projet est donc un peu plus ambitieux, il est donc plus facile d’accepter les 65 minutes que durent l’album.


Jukebox The Ghost : Safe Travel : Jukebox The Ghost nous a habitué à du pop-rock un peu bubble gum mais là avec Safe Travel, leur 3e album, le trio dévoile son agenda secret : passer absolument à la radio. Non seulement Safe Travel est-il le pire album du groupe, mais il est également un album de marde. Des chansons toutes aussi oubliables les unes que les autres, une production qui met de l’avant le côté pop-bonbon de chansons sans mélodie et des paroles inssipides parfois gênantes. Le genre de paroles hyper clichés que l’on a déjà entendu ailleurs mais en mieux et, ici, écritent de manière prétentieuse. L’équivalent moderne du gars/fille qui met une réplique de Dexter comme statut Facebook : lourd par son vide intellectuel, risible par l’approximation d’une idée inoriginale.


Ingrid St-Pierre : L’Escapade : Il y a quelque chose de juvénile dans la voix d’Ingrid St-Pierre, quelque chose d’enfantin. Chose que certains reprochent également à Cœur de Pirate. Mais comme Béatrice Martin, Ingrid St-Pierre puise sa force dans ses textes. Avec son univers romantico-naïf, la voix de St-Pierre sied mieux à ses textes que celle de Cœur de Pirate. Bien que St-Pierre nous a offert les deux pires pochettes d’album depuis longtemps, cela ne nous empêche aucunement d’apprécier ses chansonnettes imagées et touchantes. Elle est bourrée de talent et est ma découverte de l’année. Si vous ne versez pas une larme en écoutant La Planque à Libéllules, et bien félicitation, vous êtes un cyborg!


John Frusciante : Letur-Lefr :
Moi : John, qu’est-ce que tu fais? C’est quoi cette musique de marde?

John : Oh Seb, j’ai découvert qu’en 2012 on n’était plus obligé, nous les artistes, d’aller en studio pour enregistrer de la musique. Je peux maintenant faire tout ça avec Garage Band sur mon laptop. Que ce soit chez moi, dans mon grenier, dans un parc, à l’épicerie, dans un temple bouddhiste insonorisé, peu importe, j’ai tout les outils à porter de la main.

Moi : Oui mais John, c’est pas une raison pour faire n’importe quoi.

John : Seb! Tu comprends pas! Ma musique évolue.

Moi : Whatever!


John Frusciante : PBX Funicular Intaglio Zone :
Moi : JOHN? JOHN? QU’EST-CE QUE TU CRISSES? C’EST QUOI CETTE MUSIQUE DE MARDE?


Jack White : Blunderbuss : Peu importe ce que Jack White fait, sa musique ressemble toujours à du Jack White, ce qui n’est pas péjoratif mais plutôt une remarque. Mis à Part les chansons chanté par VV pour The Dead Weathers ou celles chantées par Brendan Benson pour The Raconteurs, tout le reste sonnent comme White. C’est plutôt un compliment puisque rien n’est redondant, puisque son sac à surprises ne semble jamais se vider. Blunderbuss est son premier album solo mais il sonne comme la continuité des White Stripes surtout Get Behind Me Satan (un album sous-estimé). Essayant toujours de sortir de sa zone de comfort en se donnant des défis, White s’est entouré de musiciens invités tout en essayant de suivre leur rythme plutôt qu’eux suivent le sien. Il relève son défi avec brio et nous donne l’impression que tout est facile pour lui. Même s’il y a un peu trop de ballades, Blunderbuss est un excellent album et il est la preuve que White devrait se concentrer sur la musique et arrête de vouloir faire l’acteur.


Gentleman Jesse : Leaving Atlanta : Gentleman Jesse ou Gentleman Jesse & His Men nous prouve qu’il est le porte-étendard du rock n roll moderne. Sans être flabbergastant ou zenithement excellent, Leaving Atlanta est le meilleur album power pop de l’année. Avec des influences très 60’s et des sonorités vintage, Gentleman Jesse rappelle Elvis Costello du temps où il était bon.


Holly Golightly & The Brokeoff : Sunday Run Me Over / Long Distance : Chaque année, Holly Golightly nous arrive avec un nouvel album, si elle oublie, elle en sort 2 l’année suivante. En 2012, elle nous a offert 2 albums en plus d’un EP live (que je n’ai pas entendu). Long Distance est un albums de relecture de 10 de ses chansons alors que Sunday Run Me Over est un album de nouveau matériel. Par contre, les deux ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. Avec Long Distance elle réactualise ses chansons avec ses sonorités actuelles. Ce qui l’empêche de faire du surplace et donne par le fait même son meilleur album depuis longtemps. Sunday Run Me Over est une continuité de ces sonorités et donne beaucoup plus d’énergie. Sans se réinventer entièrement, elle maitrise maintenant mieux son style folk-garage. 


The Intelligence : Everybody’s Got It Easy But Me : Avec EGITBM, The Intelligence nous offre leur album le plus cohérent et accessible mais du même coup, ils perdent ce qui faisait leur charme. Qu’à cela ne tienne, je préfère un album moins inspiré de The Intelligence que pas d’album du tout.


Interpol : Turn On The Bright Light : Au lieu de terminer les rééditions de Pavement commencé en 2002 (il ne manque que Terror Twilight)Matador à décidé de rééditier le premier album d’Interpol, le désormais classique Turn On Th e Bright Light. Que dire de plus qui na pas encore été dit sur le premier d’Interpol mis à part le fait que Paul Banks à toujours autant de grains de beauté, j’aurais donc pris un peu moins de photos. La réédition offre l’album possiblement remasterisé, un DVD remplie de trucs vidéo et un 2e CD de B-sides, demos et Peel Sessions. L’album est ancré dans son époque tout en étant intemporel. Cette réédition n’est que pour fans seulement mais également pour tout ceux qui ne connaissent pas Turn On The Bright Light.


Jaill : Traps : Pour leur 2e album, Jaill nous offre de solides chansons power-pop-esques radiophoniques qui ne sentent pas le formatage. Ni le fromage. Traps est la continuuité de That’s How We Burn mais en beaucoup plus solide et plus mature. Pour les fans de The Shins (les 4 personnes qui trippent encore ben raide sur Garden State).


Gaz Coombes : Here Comes The Bombs : Supergrass maintenant derrière lui, Gaz Coombes passe à autre chose et nous offre donc un premier album solo puisque Release The Drones, le 7e de Supergrass, ne verra jamais le jour. L’album ne ressemble en rien à du Supergrass ou peut-être un peu du côté des ballades de Road To Ruin. Here Comes The Bombs part un peu dans tout les sens et n’est pas super cohérent, on a plutôt l’impression d’entendre des pièces rejetées ou des B-sides très moyens. Pour fans seulement.


Future Of The Left : The Plot Against Common Sense : Andrew Falkous mérite le prix Nobel du cynisme pour 2012. Mais sa musique semble n’être devenu que ça. Du cynisme sans humour, des textes slamés sur un mur de sonorités non-mélodiques. Peut-être que le départ de Kelson Mathias à la basse y est pour quelque chose. Un album décevant mais ça fait quand même du bien d’avoir un nouvel album pour le jogging matinal. Ce qui est un compliment.


The Fresh & Onlys : Long Slow Dance : Pour un album enregistré dans un sous-sol/grenier crasseux, Long Slow Dance est surprenant par la qualité sonore du mixte final, les différentes couches de guitares et les vocaux plus clairs qu’auparavant. Tim Cohen semble avoir écrit ses meilleurs chansons sur Long Slow Dance mais l’album est aussi remplie de chansons un peu moins convaincantes. Reste que Long Slow Dance est très solide et un des meilleurs albums de 2012. The Fresh & Onlys, c’est meilleur que du Ty Segall.


Ezra Furman : The Year Of No Returning : Pour son premier effort solo Ezra Furman ne s’éloigne pas trop de ce qu’il fait habituellement avec ses Harpoons. Cette fois, il se permet d’ajouter des intruments à vents et des violons sur des chansons un peu plus intimistes, un peu moins rockantes. La voix nassilarde de Furman qui rapelle celle de Gordon Gano, donne un côté cru, touchant et non-prétentieux à sa musique. Sans nécéssairement vouloir faire cette comparaison, Furman ressemble à du Dylan du 21e siècle. Pas aussi bon en solo qu’avec ses Harpoons, The Year Of No Returning est dans  mes meilleurs de l’année.


The Experimental Tropic Blues Band : Liquid Love : ETBB peut rappeller Jon Spencer Blues Explosion, il n’est donc pas surprenant de voir Spencer comme producteur du 3e album du groupe rock-trash-experiemento-blues belge. Le groupe à eu une popularité soudaine pendant 47 secondes cet été quand les hipsters étaient excités de peut-être aller les voir jouer pendant Pop Montréal et disant à qui veut l’entendre qu’il s'agit du meilleur groupe de musique au monde. La curiosité à laissé place à autre chose rapidement comme c’est souvent le cas avec la jeunesse d’aujourd’hui et  ETBB est repartie en Belgique bredouille. C’est un peu ce qui est arrivé avec leur album, il est sortie sans tambour ni trompette pour devenir populaire pendant 32 secondes (15 de moins que la nouvelle voulant que le groupe brûle les planches d’un bar montréalais durant un festival pour pseudo-mélomanes-amnésiques) pour retourner dans l’oubli. Liquid Love est un peu brouillon et pas aussi solide qu’il le croit. Disont qu’il ressemble au pire album du Jon Spencer Blues Explosion avec son manque de cohérence et son style qui part dans toues les directions. Ce qui n’est pas si mal.


Eleni Mandell : I Can See The Future : Eleni Mandell c’est un peu comme du Vincent Vallières, c’est comme une vieille pantoufle que l’on enfile un dimanche après-midi où habillé en mou, on passe la journée à faire les mots-croisé, à siroter un café, à manger une chocolatine devant un feu de foyer et à se masturber avec nos doigts plein de beurre. Autrement dit, ça fait du bien.


Dumas : L’heure et L’endroit : On a l’impression que Steve Dumbass (Dumas en anglais) à un léger accent franco-français-hexagonal, comme si 2012 était l’année, pour lui, d’essayer de percer en France. Il nous offre ses chansons les moins pop, les moins inspirées, les moins intéressantes et ce quelques temps après nous avoir servie 5 albums dans la même année. On a l'inspiration de façon passagère, on dirait.


Dr Dog : Be The Void : Dr. Dog a toujours un peu fait ce qu’ils voulaient sans jamais suivre un courant musical populaire ou essayer à tout prix de passer sur les ondes FM. Il n’est donc pas surprenant que Be The Void, leur 7e album, ne sorte des sentiers battus. Ils continuent d’expériementer leur sonorité et parviennent à donner un côté un peu plus mélodieux qu’avant. Ils auraient pu se clôner en Mumford And Sons et surfer la vague de la popularité pseudo-bluegrass-bidon, mais ils ont préféré rester tels qu’ils sont. Be The Void est leur album le plus aboutit.


Divine Fits : A Thing Called… : Divine Fits est un wet-dream pour les pseudo-mélomanes, ils réunient Britt Daniel de Spoon et Dan Boeckner de Wolf Parade. Il réunie également Sam Brown de New Bomb Turks ce que la plupart des journalistes/critiques/blogueurs ont oublié de mentionner. Probablement parce qu’Émilie Côté ne connaît pas New Bomb Turks parce que le groupe s’est dissout avant de pouvoir participer à Osheaga. Le hype s’est, pour une fois, avéré vrai. Divines Fits rassemble tout ce qu’on aime des trois groupes mentionnés. Une solide dose de rock, donc.


Dany Placard : Démon Vert : Si on oublie les albums de Plywood 3/4 et Placard-MacBeth, Raccourcis et Rang de l’église sont les meilleurs albums de Dany Placard et probablement les meilleurs albums folk-québécois du 21e siècle. L’album éponyme fut une déception décevante alors il est évident que Démon vert soit meilleur que le précédant. Placard réussie son pari de vouloir donner une sonorité radiophonique à son folk lo-fi question de commerciabilité sans perdre son âme et/ou sa créativité. Démon vert est donc une réussite même si je préfère les deux premiers opus de Monsieur Placard.


Danko Jones : Rock N’ Roll Is Black And Blue : Après quelques albums assez gênants pour l’ami Danko, le voilà de retour en force avec Rock N’ Roll Is Black And Blue. Plaisir coupable assumé, Danko Jones est surtout amusant pour ses riffs de guitares et son énergie parce qu’au niveau des paroles, c’est moins que moyen. Jones, pour son 7e album, reste fidèle à lui-même avec des paroles pas trop matures mais des riffs de guitare qui tuent qui rapellent AC/DC. La guitare te martèle la face pendant 45 minutes et te réconcilie avec Jones. Il te fait oublier Never Too Loud et Below The Belt. Bravo Danko!


The Dandy Warhols : This Machine : Voilà un album qui est complètement passé inaperçu cette année et c’est dommage. Le 7e album des Dandy Warhols est leur meilleur depuis 13 Tales From Urban Bohemia. Le groupe ne s’aventure pas trop en terrain experimento-electro comme sur les précédents opus, ils nous servent des chansons un peu moins rockantes ou dansantes mais ils nous offrent un album solide.

Damien Robitaille : Omnipresent : Damien Robitaille est toujours le même dans le contenu c’est le contenant qui change. Sur Omniprésent, les sonorités latino-cubaines se font entendre et nous réconfortent et nous réchauffent pour l’hiver qui commence.


Marie Fisker : So, Hoes & Heroes : Mon ami me dit : « Écoute ça Marie Fisker c’est un mélange de PJ Harvey et un soundtrack de Lynch fait par Badalamenti. »  Il avait raison.

The Cribs : In The Belly Of The Brazen Bull : Pour une raison que j’ignore, The Cribs ont toujours su bien s’entourer pour enregistrer leurs albums. Après Ed Deegan, Edwyn Collins, Alex Kapranos et Johnny Marr (qui a même joint le groupe en tant que 2e guitariste) c’est au tour de Steve Albini de se retrouver derrière les consoles. In The Belly Of The Brazen Bull est non seulement l’album le plus faible du groupe mais il est le plus redondant. Certaines mélodies sont des reprises de mélodies déjà utilisées sur les albums précédents. The Cribs est totalement en manque d’inspiration tout en étant égal à eux-mêmes. 


Corin Tucker Band : Kill My Blues : Suite à l’excellent album de Wild Flag, j’imagine que Corin Tucker s’est senti gênée de nous avoir offert un premier album solo, 1000 years, vraiment mauvais et ininspiré. Elle s’est donc entouré de musiciens et à décidée de rocker un peu plus question de prouver à Carrie Browntein qu’elle aussi pouvait avoir une vie après Sleater-Kinney. Elle se rachète mais sans plus.


Chloé Lacasse : Pour son premier album, Chloé Lacasse s’est entouré d’Antoine Gratton à la réalisation. Sa pop piano-esque se retrouve dans un enrobage de basses groovy qui lui donne une dimension fort intéressante. Quand je l’ai rencontré (elle est l’amie d’une amie) elle était assez antipathique. Si elle est toujours aussi chiante avec les gens qui on acheté son album, sa carrière de chanteuse ne décollera jamais. À moins qu’elle était menstruée. Sinon, qu’elle aille chier.


Chinatown : Comment j’ai explosé : Avec La Cité d’or, son premier album, Chinatown à connu un succès radiophonique et a multiplié les entrevues ou la prétention du groupe se faisait sentir à chacune de leurs paroles. En essayant d’aller dans une autre direction avec Comment j’ai explosé, le groupe nous démontre que tout le snobisme suite au succès n’était que poudre aux yeux : ils n’ont pas le talent de supporter leur prétention. Ils réussissent même à détruire leur relecture de Retour à Vegas (chanson qu’ils avaient écrit pour The Stills). Les textes un peu forcés faisaient la force du premier album, ici, ils sont forcés au point de nous faire friser les oreilles. Ils devraient s’apercevoir qu’ils faussent, même en studio.


The Hives : Lex Hives : Retour aux sources pour le groupe suedois après un Black And White Album plutôt très décevant. En voulant à tout prix être radiophonique, ils avaient collaboré avec Pharrell Williams et s’étaient un peu perdu. Lex Hives n’est pas meilleur que Tyrannosaurus Hives(leur meilleur album, même si Emilie Côté ne sait pas qu’il existe) mais s’en rapproche énormément. Ils ont toujours autant d’énergie (chose qu’ils avaient également sur l’album précédent)mais cette fois elle est canalisée pour nous donner des chansons dignes de leur talent. 


Cat Power : Sun :  Sans avoir la portée vocale et émotionnelle de The Greatest, Sun est le retour musical de Cat Power. Versant plus dans l’électro sans être ambiant, Chan Marshall sort un peu de sa zone de confort avec pour résultat un album un peu plus froid et distant. L’album est inférieur que parce qu’on avait de grosses attentes.


Brendan Benson : What Kind Of World : Lapalco, le 2e album de Benson ne lui a jamais donné la popularité promise pas même sa contribution aux côtés de son ami Jack White avec The Raconteurs ni même sa courte apparition sous l’étiquette V2. autant dire que Benson ne sera jamais reconnu pour ses talents et c’est dommage. Il nous offre son meilleur album depuis Lapalco avec What Kind Of World. Sa power-pop beatles-esque est plus inspirée que jamais même si elle est un peu moins accessible à la première écoute.


Benjamin Gibbard : Former Lives : Avec tous les fans de The Postal Service qui rêvent d’une suite à Give Up, peut-être que Gibbard aurait dû sortir cette compilation de vieilles chansons sous ce nom plutôt que d’opter pour l’album solo. Ce n’est pas la première incarnation solo de Gibbard, c’est seulement que comme Give up était une compilation de EP et que personne ne s’est jamais plaint du manque de ligne directrice, Former Lives aurait pu aussi éviter les plaintes de manque de cohésion. C’est que l’album part un peu dans tout les sens et c’est un peu normal puisqu’il est une accumulation de chanson sur une période de 8 ans. Bref, les fans de Death Cab For Cutie vont apprécier, peu importe ce que j’en pense.


The Beatdown : Walkin’ Proud : Le reggae et le ska sont des genres qui n’ont plus la cote depuis longtemps. Par contre, les adeptes sont toujours vivants et on peut sentir une réssurgence du mouvement. The Beatdown, fier étendard du ska montréalais, nous donne, avec leur 2e album, une raison de plus d’aimer le ska/reggae/rocksteady et une raison de croire que la capitale canadienne du style musical est bel et bien Montréal. Se déclarant prétentieusement et ridiculement comme étant du « northern reggae » Walkin’ Proud est de loin l’album le plus ensolleillé de 2012 et celui qui avec les riffs de guitare parfois surf, parfois garage de Jovanny Savoie, les lignes de basse groovantes de Pascal Lesieur et la voix « soulless » d’Alex Giguère, nous fait le plus taper du pied. L’énergie du groupe est palpable et la musique jamais redondante. Le groupe nous prouve qu’il est en plein possession de ses moyens.


Band Of Skulls : Sweet Sour : Le groupe avait réussi avec son premier album a se départir  de ses ressemblances aux White Stripes et ainsi voler de leurs propres ailes. Sur leur 2e album, Sweet Sour, le trio joue la carte de la facilité en proposant un album rempli de power ballades radiophoniques assez lascantes et presqu’un peu moins qu’ordinaire. Seul le simple The Devil Takes Care Of It’s Own nous laisse croire que l’album va rocker. Décevant.


Avec Pas d’Casque : Astronomie : Lyriciste de grand talent, Stéphane Lafleur nous offre toujours, entre deux films, d’excellents albums folk-rock. Étant plus un fan de Dans la nature jusqu’au cou que du plus lent Astronomie, il n’en demeure pas moins que l’album est plus qu’excellent. Le groupe se devait de se réinventer un peu plutôt que de faire du sur place et c’est ce qui se passe avec Astronomie. Le trio devient quatuor et les lignes mélodiques ne peuvent qu’en bénificier. Avec Pas D’Casque c’est un peu le White Hassle québécois.


Archers of Loaf : All The Nation’s Airports/White Trash Heroes/Vee Vee : Les réédition de la musicographie d’Archers Of Loaf commencée en 2011 avec Icky Mettle se termine en 2012 avec les 3 albums suivant (seul le live Seconds Before The Accident manque à l’appel). On redécouvre donc l’étrangeté de White Trash Heroes qui nous permet de le replacer dans son contexte historique, on rocke notre popotin devant One Slight Wrong Move on crinque le volume à 11 en écoutant Strangled By The Stereo Wire, on se laisse bercer par la finale de Scenic Pastures, on verse une larme avec Churning The Oceans et on revit notre adolescence en écoutant en boucle Vee Vee du début à la fin mais surtout en faisant du air guitar pendant l’écoute de Underdogs Of Nipomo, Harnessed in Slums et Let The Loser Melt .


Alexandre Belliard : Légendes d’un peuple Tome 1 et 2 : J’ai toujours été un grand fan d’Alexandre Bélliard. Lyriciste sensible et poétique il se perd souvent dans ses albums en voulant trop en donner au lieu d’épurer et de garder une ligne directrice (chose qu’il rectifie sur Des Fantômes, des étoiles). Le voilà rempli d’une mission : raconter l’histoire du peuple québécois à travers des chansons historiques. Bien que tout cela soit un peu redondant à cause du ton de voix de Bélliard qui sonne souvent pareil et de la guitare acoustique qui ne réinvente pas tellement la roue (chose qu’on ne reproche pas à Dylan, alors pourquoi le faire ici)il n’en demeure pas moins que la force des albums sont les textes. Puisant autant dans les livres d’histoire que dans des lettres d'époque, Bélliard non seulement nous touche sur certaine pièce sensible mais nous permet également d’en apprendre sur certains événements de notre histoire. Mission accomplie, je dirais.


Grand Duchy : Let The People Speak : Après la courte réunion des Pixies, Frank Black nous a servie les meilleurs albums de sa carrière solo (Honeycomb, Bluefingers, entres autres) et le premier album de Grand Duchy, duo formé avec sa femme, ne fait pas exception. Let The People Speak est donc leur 2e aventure qui ne ressemble en rien à Petits fours, l’album précédent. On a l’impression d’écouter de la pop electro européenne anonyme. Comme si on était dans un bar miteux de Moscou qui ferait jouer de la musique dont on s’en bat les couilles. Assez décevant.


Gros Méné : Agnus Dei : La sortie d’Agnus Dei en 2012(10 ans après Tues ce drum! Pierre Bouchard!), fait en sorte que tous les gens cools peuvent faire semblant que c’est l’album qu’ils attendaient depuis longtemps. Ils peuvent se donner des airs de gens intéressants et de mélomanes exceptionnels en disant à qui veut l’entendre que le retour de Gros Méné ne pouvait mieux tomber alors que personne ne possède une copie de l’album précédent ou ne savait qui ils étaient avant Agnus Dei. Ce n’est pas tellement un problème puisqu’il est vrai qu’Agnus Dei est un excellent album de gros rock sale qui bûche en crisse. Ce qui me fait rire c’est l’acharnement des critiques à nous faire croire qu’ils sont content du retour du groupe ou qu’ils attendaient donc cette album ou que Gos Méné à toujours été leur meilleur groupe favori alors qu’il est évident qu’ils ne connaissent pas grand chose du band. Bref, Agnus Dei est un album beaucoup moins trash que la galette précédente du super groupe, un son beaucoup plus propre mais des riffs de guit’ qui tuent, un martèlement de batterie qui pioche et de la basse qui nous subwoofe le popotin. Un peu comme si Kyuss rencontrait Galaxie. Ça torche!!








Wednesday, December 26, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Pocket Ninjas : 4 scénaristes ne réussisent pas à pondre quelque chose de cohérent alors que le titre est beaucoup plus cool que le film. Je sais que je ne suis pas l’homme le plus intélligent du monde mais Pocket Ninjas m’a fait gratter la tête à plusieurs reprises me demandant sans cesse : What the fuck, esti? Le public cible étant les jeunes de 2 à 3 ans, je me suis dit qu’on les prenais vraiment pour des ordures. Le film est tellement condescendant dans sa stupidité que ça fait mal.  C’est toujours noble de vouloir faire des films familliaux mais il faut d’abord savoir que les enfants ne sont pas des entités complètement abruties et sans âmes. Dave Eddy, le réalisateur, semble penser que tout les enfants du monde sont de jeunes crétins entièrement débiles à qui on peut présenter n’importe quoi en autant qu’il y ait des clowns, des ballons et des grimaces. Le film accumule les montages « d’entrainements sous fond de musique remplie d’espoir et de persévérance » et il recycle sans cesse les mêmes images lors de ces multiples montages d’entrainement. On peut comparer Pocket Ninjas à Sidekick mais pas vraiment non plus…


Up The Academy : Je crois que c’est le 1er et peut-être le seul film produit par le magazine MAD, Up The Academy est remplie d’humour qui même en 1980, année de sortie du film, était vraiment dépassé. À moins bien sûr que des blagues de flatulences soit le nec plus ultra en matière d’humour pour vous et vos enfants.


Carriers : La cinématographie essait de donner un style au film. Bravo, cinématographie! Mais un film est beaucoup plus que ça, je pense. Carriers est un pseudo-film de zombie mais à-la-manière de 28 Days Later, se sont des gens infectés d’un virus quelconque, des virusés, donc, et non des zombies. Nuance! Le film est un mélange de 28 days Later et The Road Warrior mais se concentre sur la relation entre ses protagonistes qui se détériore assez rapidement. Le problème c’est qu’on essaie d’en faire un film d’horreur avec des scènes risibles de il-y-a-peut-être-des-loups-qui-nous-guettent-dans-le-noir et autre un-virus-mortel-qui-ressemble-à-des-trucs-pas-cool-de-sang-qui-sort-de-la-bouche-etc… alors que le film se veut une étude de personnage face à une situation de crise, soit l’épidémie d’un virus mortel. Bien que le film soi écoutable, les personnages sont détestables, il est donc difficile de ne pas vouloir les voir mourir. On passe donc a côté de tout ce qui aurait pu être intéressant pour se concentrer sur une intrigue mille fois vu au cinéma et à la télé.


The Revenant : Film avec, surprise, des zombies, The Revenant est une comédie politico-guerrio-bidon à-la-manière d’un An American Werewolf in London-meets-Dead of Night mais comme si on pensais que l’humour passerait mieux si on était vraiment aucunement subtil. Le film commence plutôt mal avec son humour pas clair et ses acteurs pas bons, puis on comprend après 20 minutes qu’il s’agit d’une comédie. Un dude de l’armée revient d’entre les morts et va habiter chez son meilleur ami, un blondinet qui ressemble à Jake Busey. Ayant besoin de sang pour vivre, les deux zigotos décident d’aller tuer les vendeurs de drogues et autres malfrats du quartier pour 1)voler leur argent et 2)donner du sang frais à l’ami zombie. Tout ça devient ridiculement absurde lorsque le blondinet devient aussi un zombie, que les traficants de drogues reviennent d’entre les morts et etc… Le film veut tellement être culte et cool que ses bons coups sont souvent anéanties par ses nombreux plus mauvais. Dans le même genre, je préfère les films de Jake West.


They Eat Scum : Je n’ai personne d’autre que moi à blâmer pour avoir perdu mon temps avec ce vidéo tourné dans un sous-sol crasseux. Ma rétine m’en veux encore.


Paranormal Entity : Paranormal Entity ressemble étrangement à Paranormal Activity, même, les plus rusés s’en apercevront, l’orthographe du titre est sensiblement le même.
PE raconte l’histoire d’un dude qui décide de filmer les phénomènes paranormaux qui se passent dans la maison familliale tout en nous faisant croire qu’il s’agit de vrais images prisent sur le vif. Le film débute plutôt bien avec des acteurs pas super mauvais et une histoire qui tient la route. Juste au moment où on arrive pour croire que PE est supérieur à PA, le film devient un peu n’importe quoi et les lacunes du réalisateurs se font sentir de façon flagrante. Non seulement l’histoire tourne-t-elle à vide en peu de temps mais l’accumulation de stupidités, d’erreurs techniques et les invraisemblances nous font friser les cheveux. Comme si le peu qui nous tenait intéressé, prenait le bord pour se concentrer sur quelque chose de plus exploitatif. Plus le film avance plus on aperçoit des truc qui habituellement ne nous dérangeraient pas lors de l'écoute d'un film du genre : le film est visiblement tourné dans une maison modèle loué ou squatté, toutes les pièces sont vides (il s’agit de la maison familliale quand même, un minimum de meuble serait exigé), les pièces que l’on voit à l’écran sont toujours les mêmes et situées au devant de la maison comme si l’équipe de tournage ne pouvait utiliser toute la maison, les thermostats ont encore leur emballage, on aperçoit souvent des fils qui ouvre des portes, etc… Au final, l’histoire soit disant « vrai » qu’on nous explique à coup de textes en débuts de métrage n’a aucun sens avec ce que l’on voit ou ce que l’on nous dit durant le film comme si on avait improvisé du début à la fin sans se souvenir du canevas de base. On trouve également douteux de voir la poitrine dénudée de l’actrice principale non pas parce qu’elle à de beaux seins mais parce que son frère (protagoniste principal) l’a filme sans aucune pudeur alors qu’elle est SPOILER morte. On sait qu’il s’agit de technique de marketing que d’ajouter de la poitrine et que cela permet à l’actrice d’ouvrir plus de portes pour sa carrière mais dans le contexte du film il y a quelque chose d’incestueux!


Piranha 3DD : Suite du surprenement divertissant remake du divertissant film de Joe Dante, Piranha 3DD est un film qui a demandé 3 scénaristes pour essayer de parvenir à tenter d’entrependre de risquer quelque chose de bien. Le résultat est imbien. C’est un peu comme si John Gulager, le réalisateur, n’avait pas vu le remake avant de vouloir en faire la suite. C’est aussi comme si John Gulager, le réalisateur, n’avait aucune idée de comment mélanger horreur et humour, chose qu’il nous a déjà prouver avec Feast, Feast 2 et Feast 3. Pour Gulager, rien n’est assez sérieux, tout est une suite de conneries, de grosses poitrines et de sang et ce même si cela va au dépend du film et de sa logique. Comme s’il se disait : « Ce n’est pas du Shakespeare, c’est une suite de gros totons et de piranhas qui mangent des graines, c’est de l’humour. Y a un public pour ça! » Il n’a pas tout a fait tort. La preuve c’est que le remake d’Alexandre Aja à bien fonctionné mais Aja sait ce qu’il fait et il mêle adroitement humour-horreur-poitrine-divertissement, ce que Gulager ne peut se vanter de faire. La ligne est mince entre divertissement de série B et insulte ce que Gulager semble ne pas comprendre. Dans un registre court métrage et/ou sketchs parodiques Gulager serait le roi du trash, dans un registre « cinéma », il ne fait qu’accumuler une suite de blagues salées qui rend le tout épisodique et incroyablement minable. Ce n’est pas parce qu’un film se veut ridicule et cheesy qu’il doit automatiquement être fait avec peu de talent ou de sérieux.


Tony Manero : Vendu comme un film de tueur en série alors qu’on a surtout l’impression d’y voir les aventures dramatico-obssessionel d’un fan de Saturday Night Fever et de son personnage joué par John Travolta, Tony Manero. Ce film chilien se veut une pseudo-métaphore sur la politique chilienne de l’époque, ce qui est possible, loin de moi l’idée de nier ce dont j’ignore. Par contre, comme le film est vendu à-la-manière d’un suspense qui croiserait le Maniac de Lustig et Henry Portrait Of a Serial Killer de McNaughton, on ne peut qu’être déçu devant si peu de suspense ou de développement psychologique. Ce qui a pour effet que lorsque le protagoniste tue, on ne comprend pas pourquoi et comme ça arrive si peu souvent (2 fois) on ne comprend encore moins. Tout est crade et antipathique et assez malsain.


The Carter : Je ne suis pas un fan de rap, je ne connais aucunement Lil’ Wayne et sa musique. Je connais par contre sont visage anti-humain et sa dentition qui me rappelle Jaws (celui de Moonraker). Je dois admettre qu’après avoir vu ce documentaire pas flatteur mais pas glorifiant non plus, j’ai trouvé  Lil’ Wayne sympathique. Je n’écouterais jamais sa musique (trop d’auto-tune) mais c’est un type qui au-delà de sa consommation exorbitante de sirop pour la toux, se conssacre uniquement à sa musique et rien d’autre. Ce qui peut être plate pour sa fille. On est loin du rappeur qui s’entoure de femmes-objets ou qui s’amuse avec ses fusils dans son hood avec ses homies. Lil’ Wayne ne vit que pour son art et se doit d’en faire pour ne pas sombrer dans un état mental regrettable, un peu comme John Frusciante et son besoin de faire des albums pour éviter de prendre de l’héroïne, par exemple.  


The League Of Gentlement’s Apocalypse : Ce film est l’adaptation d’un série télé britannique que je ne connais aucunement alors je me sens mieux puisque je n’ai rien compris au film. Par contre, j’ai ri.


Infestation : Infestation est un film qui a couté 5000$ et ça paraît. Tourné avec une caméra cheapette et monté sur différents logiciels informatiques pour lui donner toute sorte d’effets visuels et looks différents. Infestation fait très mal à la rétine. Il y a quelque chose d’admirable à voir un film, assez mauvais, mais tourné et produit avec tellement d’amour qu’on ne peut qu’être surpris du talent des gens qui y ont travaillé. On nous en donne beaucoup pour le maigre budget. Ne méprennez pas mes propos, Infestation est un film que l’on doit applaudir pour le seul fait que ses artisans sont venu à bout du processus de création. Le film devient redondant assez rapidement surtout à cause des mauvais acteurs et du changements de look continuel (on passe du night-vision au tout-est-rouge au noir et blanc au etc…) Le montage resserré à la limite de la crise d’epilepsie est ce qui sauve le film et lui donne un côté beaucoup plus dispendieux, il est ce qui permet d’apprécier ce film. Au-delà, du montage, ça sent le désastre.


The Divide : Xavier Gens est un habile faiseur d’images, il place la caméra à des endroits et des angles qui avec ses travellings, donne un côté sensuel. Un look cool et sur de lui mais qui au delà du style, n’apporte rien au langage cinématographique et par le fait même à la narration. Gens semble également ressasser les mêmes thèmes post-apocalyptiques où l’homme est un loup pour l’homme et sans son humanité, l’homme devient un nazi. Que ce soit subtil(dans The Divide) ou pas (Frontière(s)), il semblerait que pour Gens, on est tous un peu nazi dans notre intérieur. The Divide est léché, apporte des questionnements mais finit par être inoriginal assez rapidement, surtout dans son dénouement. Le fait que The Road, assez similaire dans ses thèmes et Blindness, assez similaire dans ses thèmes et dénouements soient sortie sur les écrans récement font de The Divide une pâle copie des deux autres et ce, même si aucun des 3 films ne soent rééellement bons ou réussis. Le film a un certain problème avec la temporalité de son récit et les actions des personnages frustres par leur imbécilité. Comme si le but était de choquer de façon un peu forcer plutôt que d'essayer de nous présenter le tout de façon un peu plus crédible.


Livide : Alexandre Bustillo et Julien Maury ont frappé fort avec À l’intérieur, leur premier film. Film gore, violent mais également puissant par son suspense, chose rare pour un film d’horreur et encore plus pour un film d’horreur français. Les portes d’Hollywood se sont ouvertes pour le duo (on a parlé d’un remake d’Hellraiser) mais elles se sont refermées aussitôt. Le duo à pris le chemin contraire de leur collègue Pascal Laugier y allant pour leur 2e offrande, d’un film d’horreur ambiant dans une maison pseudo-hantée, alors que Laugier avait utilisé la maison hantée comme 1er film avant son Martyrs. Livide est efficace mais très lent à démarrer. Les fans de À l’intérieur, risquent d’être décus par le manque de violence et de gore quoique le film comporte certaines scènes sanglantes. Bustillo et Maury se rapprochent plus de James Wan et son Dead Silence avec leur mise en scène solide, leur ambiance lugubre mais leur incapacité à raconter une histoire intéressante en multipliant des flash backs inutiles et surexplicant des trucs dont on s’en bat les couilles. Reste que Livide peut être apprécié des fans de James Wan ou des détracteurs de Paranormal Activity 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7


Splintered : Ce film est tellement identique à tout les films d’ados en péril dans la forêt sortient entre 1895 et 2012 que c’est à se demander comment quelqu’un peut-il écrire et/ou réaliser un film pareil en se disant qu’il est fort différent et/ou original. Il n’y a rien de vraiment détestable dans ce film, c’est seulement qu’il est tellement comme les 812 789 autres films que vous avez vu avant que c’est presqu’insultant.


Slithis : Slithis c’est une vue de bibitte avec un gars dans un suit. Le suit est cool mais chaque fois que l’on voit le monstre ce n’est qu’à coup de plans de 1 ou 2 secondes, question de ne pas vraiment voir qu’il s’agit d’un habit avec fermeture éclair. Ce qui n’aide pas, c’est évidemment le fait que les attaques du monstre caoutchouté sont très très peu nombreuses. Alors on doit se taper des scènes de bavardages entre deux poilus. Tout est très sombre alors le spectateurs doit plisser les yeux ou tout simplement gosser avec le « brightness » de sa télé et ça, c’est chiant. L’affiche est M-A-L-A-D-E!


Ice Pirates : Ice Pirates est une comédie futuriste qui se moque un peu de l’univers crée par Star Wars. Contrairement aux parodies du genre Spaceballs ou des mauvais films de science-fiction qui en deviennent drôle, The Ices Pirates se la joue sérieux tout en étant à la base une comédie et c’est tout à son avantage. L’humour est pince-sans-rire ce qui rend le tout acceptable, car les blagues ne volent pas très haut sauf bien sûr pour les amateurs de blagues d’herpès et castration ou autres banalités raciales comme le n-word. Les costumes sont visiblement en caoutchoucs quand ils sont supposés être en métal. Certains robots rappellent R2-D2 mais en plastiques cheap. Encore plus cheap que le robot dans les annonces de Deep n’ delicious (un gâteau mouelleux et magique! WTF?). The Ice Pirates est le genre de film où on accéllère les poursuites en voiture pour 1)donner un côté Benny Hill-esque, 2)faire rire et 3)nous faire croire que la voiture en plastique va vite. Autrement dit, on espère très fort que le spectateur ne s’aperçoive pas qu’on le prend pour un idiot.


Repo : The Genetic Orchestra : Darren Lynn Bousman tourne environ 1 film au 6 mois. Repo est son projet le plus personnellement personnel de sa jeune carrière : une comédie musicale à-la-Rocky Horror Picture Show mais avec des voleurs d’organes. L’idée est noble et probablement bonne si on aime ce genre de chose mais quand ton rêve le plus fou et le plus perssonnel est de créer une comédie musicale pseudo-sanglante, la moindre des choses est de connaître la musique et/ou les comédies musicales. Repo est kitch à cause de son manque de budget et le manque de vision de Bousman. Disont qu’il n’est pas Busby Berkeley. Mais là où la bât blesse est évidemment dans les chansons. Le film, un peu comme Evita par exemple, est chanté du début à la fin. On chante donc les dialogues mais tout est tellement ridicule, surexplicatif et outrageusement malaisant qu’aucune émotion s’en dégage sauf celui d’assister à une parodie beaucoup trop longue d’une imitation d’un musical. Remake de son propre film, Bousman a même une version longue (150 minutes) de son opéra-gore tellement il aime son film. Un autre problème est que tout est hermétique, tourné en studio avec de mauvais éclairages qui accentuent le manque d’espace et qui ne permet pas aux acteurs d’avoir l’air d’autre chose que de mauvais acteurs/chanteurs.  Mon amour pour la comédie musicale n’est pas tellement élevé mais ce n’est pas le fait que je ne suis pas le public cible qui m’a dérangé, c’est le fait que Bousman croit tellement qu’il a crée quelque chose d’original que son film sent la prétention du film culte.





Sunday, November 11, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Neon City : Film de science-fiction canadien tourné quelque part dans les Rocheuses entre Jasper et Banff. Neon City est populaire pour la dernière participation cinématographique de Lyle Alzado, décédé d’un cancer peu de temps après la sortie du film. Film post-apocalyptique qui copie de façon éhontée The Road Warrior, Neon City n’est pas bon mais il est loin d’être mauvais. La direction photo est impeccable pour se genre de production et elle élève le film pour lui donné un aura de film bien foutu malgré son budget. Michael Ironside est excellent dans un de ses seuls rôles principaux sur une carrière de plus de 35 ans. Bravo Michael. Le film est divertissant et pas aussi stupide que l’affiche le laisse croire. Probablement le meilleur clone de The Road Warrior. Il y a tout de même quelques scènes risibles mais bon, je ne vais pas m’acharner sur le testament cinématographique de Lyle Alzado.  

Ator II : Ator II est la suite de Ator que je n’ai jamais vu mais ce n’est pas grave, je n’était pas perdu. Ator est un gars hyper musclé, un douchebag d’une autre époque, sans les tattoos mais avec une épée. Il décide d’aller délivrer quelqu’un ou battre quelqu’un ou les deux ou ni un ni l’autre mais en tout cas, il se bas contre un gros serpent en caoutchouc qui ressemble à un gros bas. Les techniciens semblent avoir de la difficulté à bien faire bouger le serpent/bas pour lui donner un semblant de réalisme, la lumière est donc un peu trop tamisée pour éviter que le spectateur ne s’aperçoive des déboires des techniciens et pour ainsi les laisser croire qu’il s’agit vraiment d’un gros serpent. C’est ça, la magie du cinématoscope.

Ator III : Ator III est le mal aimé de la série. Allez savoir pourquoi? Les 4 film semblent assez identiques à tout point de vue. Et c’est le cas.

Cashback : J’avais beaucoup aimé à sa sortie ce film de Sean Ellis qu’il avait adapté de son propre court-métrage qui lui avait valu une nomination aux oscars En le réécoutant, on s’aperçoit que les mauvais raccords au montage sont multipliés au point d’en faire un « drinking game ». L’humour ne fonctionne plus même si le film n’est pas si vieux mais le cinématographie est belle et Ellis, photographe de profession, à mis l’emphase là-dessus. Les acteurs principaux sont sympathiques, certains rôles secondaires un peu trop caricaturaux pour faire rire mais le film demeure pseudo-romantique et est parfait pour la St-Valentin, même si la St-Valentin est dans plus de 3 mois…

Tetsuo The Bullet Man : Pas vraiment la suite des deux autres mais quand même un peu mais pas vraiment, Tetsuo The Bullet Man est la preuve que Shin’ya Tsukamoto devrait arrêter de faire des films dans ce genre. C’est que pour moi, il n’y a aucune différence entre Tetsuo, Tetsuo 2, Bullet Ballet, Tokyo Fist et celui-ci. Ce sont tous le même film. Oui, d’un point de vue imagerie/montage/cinématographie, c’est cool mais bon, une fois c’est assez. Heureusement Tsukamoto à fait autre chose dans sa carrière mais une fois de temps en temps il revient à ce genre cyber-punkesque qui l’a rendu célebre. La maitrise formelle est indéniable mais le plaisir est introuvable.

Havoc : Havoc c’est un peu une version 21e siècle de Kids mais en moins bon, en moins réussi et avec un groupe spécifique d’adolescents : les ados riches de L.A. qui s’emmerdent. Le film est surtout connu pour le fait que l’on peut y voir les (beaux)seins de Anne Hathaway mais sans avoir à se taper une intrigue de cowboys qui s’aiment. Écrit par le l’auréat d’un oscar Stephen Gaghan, Havoc est porté par de solides performances d’acteurs surtout Hathaway et Freddy Rodriguez en gangsta’  latino. Le film décrit bien le milieu qu’il met en scène mais demeure une peinture à numéro sans être convaincant. Le film de Larry Clark est toujours la référence dans le genre (sauf pour son intrigue poussé de SIDA).

Hanger : Ryan Nicholson est le roi du film trash. J’ai l’impression qu’il se trouve drôle. J’ai l’impression que les gens le trouve drôle. Hanger c’est un peu une façon de repousser les limites du bon goût mais comme son Gutterball, le film précédent de Nicholson, on repousse les limites dans une intrigue qui n’en demande pas tant. Il y a vraiment trop de plans de vagin dans Hanger. Il y en a un qui est particulièrement repoussant (un plan, pas un vagin) où le protagoniste entre un cintre dans le vagin de la fille pour faire un avortement (d’où, j’imagine, le titre du film). Il y sort un bébé avec son cordon ombilicale et son placenta. Inutile de dire que le protagoniste n’a rien d’un Vera Drake. L’intrigue nous présente le bébé avorté qui n’est pas mort et est maintenant ado et se tient avec sa gang de gens défigurés (pourquoi pas). Des gens meurent, des seins nous sont présentés (et des vagins), des scènes de sexe plates s’accumulent mais il y aussi des gens qui se font chier dans la gueule avant de se faire écraser le crâne par une botte, sans oublier le gars qui se fait pénétrer par un pénis (on dit un viol) dans l’orifice de son ilestomie. On dira ce qu’on voudra, Frank Hennenlotter faisait des films sympathiques, Nicholson, pas mal moins.

Dracula 3000 : 3000-ième adaptation du roman de Bram Stoker, Dracula 3000 est la suite des 2999 autres. On a enfin compris que pour réussir une adaptation de Dracula, on devait situer l’intrigue du Prince de Transylvanie sur un vaisseau spatial un peu comme on l’avait fait de façon magistrale avec Hellraiser 4, Lepreachun In Space, Moonraker et Jason X. Dracula 3000 à tout pour lui, des décors recyclés d’un film beaucoup plus dispendieux, des effets spéciaux fait sur un ordinateur, un montage approximatif fait avec un programme de montage sur un ordinateur, un cast d’acteurs bétons  (Coolio, Zeus, Erika Eleniak et Casper Van Dien), un acteur personnifiant le prince des ténèbres de façon soporifiquement hilarante, etc… Les dialogues ne sont pas seulement une vraie farce mais la manière de les livrer aussi Van Dien donne l’impression qu’il est un héro romantique un peu farceur et un tantinet coquin. Le film se termine sur une scène à l’humour douteux ainsi qu’une explosion assez mal chié par l’équipe des techniciens en effets visuels qui visiblement n’ont aucune idée de ce à quoi ressemble une explosion.

Emmanuelle VS Dracula : C’est un peu le contraire de Bleu nuit, dans le sens où il y a beaucoup de sexe dans le film mais on n’aimerais qu’il y en ait moins… Le gars qui joue Dracula ressemble à un vendeur de voiture de Repentigny sans le charisme. Les filles sont toutes à poil et jouissent fort. Il y a un intrigue vampiresque mais pas vraiment puisque 89 des 90 minutes du film sont remplie de poitrines feminines.

Hell Comes To Frogtown : La carrière cinématographique de Roddy Rowdy Pipper se limite au classique They Live mais en fouillant un peu sa filmographie remplie de navets on s’aperçoit que Hell Comes To Frogtown est un simili-film culte. Tourné en Afrique avec des acteurs sans grand talent Hell Comes… peut devenir un plaisir coupable. On nous raconte une histoire où des femmes doivent absolument enfanter pour la survie de la race et qui d’autre que Rowdy Pipper, mâle alpha par excellence(il fut une vedette de la WWF après tout) pour les ensemencer. Mais voilà, il devra se battre contre des hommes-grenouilles, repousser les avances sexuelles de sa patronne d’avec qui il tombera amoureux et se vider les testicules dans toutes sortes de femmes sans oublier les calambours à double sens qu’il utilisera sans cesse pour divertir les spectateurs.  Ce film a généré 4 autres suites que je n’ai pas vu mais connaissant mon goût pour le risque et l’aventure…

Feast 2 : Sloppy Second : Suite de Feast, film produit par Miramax Dimension dans un moment où la compagnie se voulait plus gore, Feast 2 pousse un peu plus son humour bidon trash mais se perd dans une intrigue inexistante et crissement mal mise en scène. John Gulager, gagnant de Project Greenlight (téléréalité produite par le couple Damon-Affleck, où le gagnant se voyait réaliser son premier film hollywoodien) et fils de Clu, se spécialisant dans le film trashgorecomédique croit qu’un film se contente de gags douteux et de femmes poitrinées. Feast 2 se croit vachement cool en nous montrant des suicides girls les seins à l’air et des nains gangta’ latinos alors que le film est tristement inoriginal, maladroitement joué par des acteurs assez moyens. Mais le pire est sa mise en scène, Gulager n’a aucune idée de comment raconter une histoire mais a encore moins d’idée à comment la mettre en images pour que ce soit cohérent, brisant parfois la règle du 180 degré par amateurisme plutôt que par rebellion des règles établies. Le montage est tellement approximatif que certain plans ne durent que 15 ou 16 frames, non pas pour donner un semblant de dynamisme mais par manque d’inserts, par manque d’images pour nous faire comprendre l’action. Comme si Gulager n’avait pas fait de storyboard ou n’avais aucune idée de ce qu’il faisait. Le fameux : on va arranger ça en post-prod, n’a jamais été aussi vrai mais n’a jamais été aussi peu efficace. Le tout devient un désastre d’incohérence où certains personnages apparaissent pour ne revenir que beaucoup plus tard, où certains autres personnages meurent sans affecter le spectateur mais surtout sans affecter les personnages. Tout est filmé d’un peu trop près, les green screen sont assez évident, le budget microscopique aussi (il n’y a que 3 cadavres dans la rue). Les gags gores sont peu drôles mais très gore ( un bébé se fait lancer et écrapoutre), les effets CGI sont passables mais cache plusieurs lacunes de la mise en scène. Gulager essaiera de faire mieux avec Feast 3 et Piranha 3DD.

22 mei : Magistralement filmé et beau 22 mei est onirique et pseudo-poétique mais le sujet n’en demande pas tant. Le film fini par lassé à la longue à cause surtout d’un manque de point de vue ou d’un manque de quelque chose à dire. 22 mei raconte l’histoire d’un gardien de sécurité dans un centre commercial qui est victime d’une explosion par un extrémiste. Le gardien reconstitue la scène dans sa tête et se met à rencontrer le fantôme des victimes. Se déroulant dans un monde qui ressemble beaucoup plus à un rêve remplie de poussière qu’à la réalité le protagoniste est remplie de remords et de culpabilité puisqu’il n’a pu arrêter le coupable avant son délit, il le recherche donc dans les décombres et dans la rue. Sorte de pseudo métaphore sur la culpabilité du peuple et le pardon facile de la société face aux actes d'extrémistes sans jamais leur en vouloir, 22 mei se contente d’être impécablement beau et ne dévellope pratiquement pas son message.

Absurd : Suite inutile à l’inutile Anthopophagus, Absurd suis encore une fois le personnage joué par Georges Eastman mais cette fois, dans un hopital plutôt que sur une île grec d'où il a été rescapé après le premier film. Il tue des gens avec des scie et des haches. C’est un hopital un peu spéciale où il y a une scie-sauteuse et toutes sortes d’outils.

Burn Hollywood Burn : An Alan Smithee Film : À Hollywood, quand un réalisateur est insatisfait du produit final puisque sa vision d’auteur à été violé par les producteurs, il a droit d’enlever son nom du film pour le remplacer par un pseudonyme : Alan Smithee. Burn Hollywood Burn raconte l’histoire farfelue d’un réalisateur qui se nomme pour vrai Alan Smithee et qui désire enlever son nom du film qu’il a fait. Mais comme il a le nom du pseudonyme… La grosse blague avec ce film écrit par Joe Eztheras, c’est que Arthur Hiller, le réalisateur, à enlevé son nom du produit final. Burn Hollywood Burn An alan Smithee film est donc un film réalisé par Alan Smithee. En le revoyant pour la première fois depuis sa sortie, mon opinion du film n’a pas changé, c’est un mauvais film : sorte de comédie sur Hollywood et sa façon de produire des films sans âme. Par contre, le problème, outre des acteurs qui jouent gros et une mise en image très télévisuelle, est l’humour très hermétique. Si on ne travaille pas à hollywood, si on n’est pas un producteur hyper puissant, on a l’impression que le film ne nous concerne pas, que les insides jokes ne sont pas pour nous. Il s’agit donc d’un film hollywoodien pour les hollywoodiens. Un bien petit cercle d’êtres humains, si vous voulez mon avis. De plus, certaines références sont carréments d’une autre époque même si le film n’a pas 15 ans. Chuck D perd son temps dans sa seule prestation cinématographique. Dans un autre registre And God Spoke est une parodie beaucoup plus réussie de la machine hollywoodienne même si le film se concentre sur le tournage d’un film alors qu’ici on se perd dans le « behind the scene », chose qu’on ne comprend pas toujours et qui nous éloigne donc de l’humour du film et de ses personnages détestables.






Tuesday, October 9, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Looper : Rian Johnson est malheureusement peu connu des cinéphiles mais en trois films il a sû implanter son univers, sa passion pour le film de genre (film noir pour Brick, comédie hollywoodienne mêlant exotisme européen avec The Brothers Bloom et le film de sci-fi avec Looper). Il nous a aussi offert des scénarios intélligents, réfléchis et remplie de dialogues forts sans jamais être explicatifs. Johnson malgré son manque de reconnaissance est jusqu’à maintenant supérieur au pseudo-génie de Richard Kelly. Looper sans réinventer le film de voyage dans le temps, mêle adroitement The Terminator, Scanner et un film de mafia en un film noir excitant. Johnson réussi à nous surprendre plusieurs fois et sa mise en scène, soignée, est inventive. Joseph Gordon-Levitt transformé physiquement pour ressembler à Bruce Willis est épatant tant il imite les tics de Willis à la perfection.


He’s Just Not That Into You : J’avais oublié avoir déjà vu ce film adapté d’un pseudo-roman pour femmes malheureuses. Ma 2e opinion n’est pas tout à fait différente de la première. Jennifer Connelly ne peut être une femme trompée, surtout pas pour Scarlett Johansson (même si on la voit en sous-vêtement, Johansson n’arrive pas à la cheville de Connelly). Ben Affleck et Jennifer Aniston mérite d’être un couple plate. Justin Long sert un peu de narrateur et de fil conducteur car comme je n’ai jamais lu le livre à succès, j’ai l’impression que son personnage, dans le livre, raconte à une fille les secrets de la technique de la drague et autres rudiments du « comment savoir si un dude veut juste te fourrer ou te tromper avec ta mère ». Justin Long est à ce qu’il paraît un coureur de jupons incroyables dans la vrai vie (j’imagine que les pubs d’Apple sont plus populaires que je ne le pense) il est tout de même difficile de l’imaginer flirter comme un mâle alpha du haut de ses 3 pieds 5 et de son ossature de gamin pré-pubère. Busy Philips semble le trouver irrésistible alors qu’elle mesure au moins 4 pieds de plus que lui. Kristof Kristopherson joue le père de Aniston comme si on pouvait y croire. Bradley Cooper est  peu ou pas sexy. Kevin Connolly nous rejoue le gars pas super confiant parce qu’il mesure 3 pouces de plus que son coloc, Justin Long et qu’il porte mal la cravate. Seule Ginnifer Goodwin est crédible mais tellement chiante qu’aucun spectateur ne veut s’identifier à elle. C’est un peu comme si on avait trouvé ça cool d’avoir un casting de gros noms mais qu’on avait pas trop réfléchie à comment on allait utiliser les acteurs dans des rôles qui ne fonctionnent pas vraiment.


Beastly : C’est un peu une version pour adolescents attardés de la Belle et la Bête. Une version abrutissante surligner au gros marqueur gras pour surexpliquer aux adolescents la morale de l’histoire au cas où ils seraient distrait par leur SMS pendant l’écoute du film. On veut être sûr que même s’ils écoutent d’une oreille attentive, ils vont tout piger. C’est donc l’histoire d’un gars super beau avec une coupe de cheveux vraiment cool et un corps de nageur avec abdos pis toute. Il répète sans cesse qu’il est beau et qu’il a de beau cheveux et que ses abdos sont meilleurs que les tiens. Il se fait jeter un sort par une des Olsen Twins qui joue une sorcière ou qui est devenue une sorcière depuis sa majorité. Le gars devient pas tellement laid, mais disont spécial. Il a perdu ses beaux cheveux mais ses abdos sont toujours meilleurs que les tiens. Il a 12 mois pour trouver l’amour ou quelque chose comme ça sans avoir à se fier à son physique. L’amour intérieur. Le film a donc été écrit par un(e) petit(e) obèse. Il jette son dévolue sur la blonde de Zac Efron. Par un pivot scénaristique incroyable que je ne me rappelle plus, elle finit séquestré chez le gars aux abdos parce que le père de la fille, Roc Laforturne (de la populaire télé-série Les Boys) est un drogué. Je sais ça na pas de sens mais c’est comme ça que je m’en souviens. Dr Doogie vient nous jouer son personnage de Barney mais aveugle et là non plus j’ai pas pigé.  Peu importe parce qu’à la fin le gars retrouve ses beaux cheveux et vole la blonde de Zac Efron. Tel est le pouvoir de la beauté et des abdos. 

The Five-Year Engagement : Emily Blunt et ses yeux bleus + Jason Segal et son humour bon enfant un peu cute, dans le même film ça ne peut qu’être amusant ou cute ou drôle. Aucune de ses réponses mais The Five-Year Engagement n’est pas pour autant un film plate, juste pas super spécial.

Amateur Porn Star Killer : Oui, ce film existe mais il n’est pas tout à fait un film. C’est surtout une excuse pour nous montrer un meurtre qu’on ne montre pas. Il y a malaise non pas parce que la fille que l’on voit à l’écran va se faire violer ou tuer ou les deux ou ni un ni l’autre mais parce que la scène où rien ne se passe à une durée d’environ 38 minutes. On veut créer un malaise avec ce que le tueur dit et fait avec la fille alors que le malaise vient du fait qu’il n’y a rien de cinématographique, rien d’érotique, rien de subversif, rien de talentueux, rien d’angoissant. Le peu de fois où j’ai filmé mes propres aventures sexuelles, le résultat était beaucoup plus net et érotico-machin que les 71 minutes de ce film. Ces 71 minutes donnent l’impression que le temps s’arrête et que chaque minutes se rallonge d’environ 180 secondes. On ne comprend pas trop le style du film. On a l’impression qu’il s’agit d’un found footage alors que tout est monté avec des effets cheaps pour choquer ou donner l’impression que le 45$ de budget à en fait été de 45 0000$. On a aussi l’impression que c’est un document policier puisqu’un texte défile à l’écran nous expliquant que le tueur cours toujours ou je ne sais pas trop quelle niaiserie. Tout est cheap et amateur, ils ont eu ça de vrai avec le titre mais sinon il n’y a pas de tueur ni de porn star ni de tueur de porn star ni de porn star amateure. On peut décortiquer le titre comme bon nous semble mais jamais on arrivera à trouver un sens entre le titre et le film. Ils nous ont donc menti, qu’ils aillent chier.

Amateur Porn Star Killer 2 : Oui, cette suite existe. Pas tellement meilleur que le premier opus mais on doit tout de même donner des points à la pseudo-actrice qui joue de façon convaincante et aguichante une femme voulant visiblement s’adonner à des jeux érotiques violents. C’est donc surprenant qu’elle capote quand le « tueur » lui donne ce qu’elle demande depuis 55 minutes. On a droit à un pénis qui pénètre un vagin, une fille se faisant étrangler, des plans de doigts qui entrent dans un anus, tsé des trucs que tu ne veux pas nécéssairement voir un mardi après midi. C’est un peu insultant pour la fille qui joue dans le film et doit non seulement être nu mais se faire humilier par le caméraman qu’on ne voit jamais (sauf pour son shaft en érection).

Amateur Porn Star Killer 3 : Oui, cette trilogie existe. Le film prend place dans une voiture pendant environ 78 des 81 minutes du film. Un caméraman embarqe une fille qu’il humilie en la giflant, la déshabillant, la pénétrant avec ses doigts et son pénis pour ensuite la battre ou je ne sais trop, ce n’est pas toujours évident. Une scène d’environ 5 minutes est hors foyer parce que le caméraman est trop minable pour s’apercevoir que sa caméra est à « autofocus ». Il a dû sacrer au montage quand il a vu le résultat et c’est tant pis pour lui. Ça lui apprendra de faire des films de mardes.

Leprechaun In Tha Hood : Avec un humour bidon pour faire gansta’rap mais pas sérieux, Warwick Davis continue de s’embarrasser dans le rôle titre et Ice-T vient nous jouer le rôle de l’homme d’affaire riche et louche avec toutes les nuances et la subtilité qu’il avait déployé, jadis, dans New Jack City. Davis fini bien sûr le film sur un rap/slam à propos d’arc-en-ciel, pépittes d’or et autres stupidités lutinesques. Gore comme un bon direct-to-VHS de l’époque, Leprechaun In Tha’ Hood marque le début de la mode « films d’horreur from tha hood » qui fut populaire pendant 3 semaines au début du siècle et qui a remplie les poches de Snopp Dogg et Ernerst Dickerson.

Slow Torture Puke Chamber : Dernier film d’une trilogie que je ne suggère à personne, Slow Torture Puke Chamber est pire que ce que le titre indique. Oui, le film est lent et est une vraie torture. Oui, il se passe dans une seule pièce où la protagoniste vomie du début à la fin. Mais ne vous inquiètez pas, elle explique au tout début du film qu’elle à collaboré pendant 2 ans et demi avec le réalisateur pour nous donner cette œuvre artistique. Elle est donc consentante. Elle sait ce qu’elle fait. C’est de l’art. Pas de problème. C’est pourquoi lorsqu’elle écarte les jambes dans un bain et qu’elle entre un crucifix dans son vagin, je ne me suis pas inquièté une miette de l’humiliation qu’elle devra subir chaque fois qu’elle devra parler à sa mère. De toute façon le crucufix dans le vagin, il n’y a rien là et elle le sait, c’est pourquoi en plus elle se fait vomir sur son vagin ouvert. C’est de l’art, même Picasso pourrait vous le dire. Lorsqu’elle se cambre sur le mur de dos pour s’uriner dans la bouche, on peut comprendre la symbolique d’une telle scène. Ou encore lorsqu’elle « Kotex slap » une fille séquestrée avec son tampon remplie de « jus de menstru », on sait que tout ça est une performance pour nous démontrer les horreurs du génocide au Rwanda ou quelque chose de deep comme ça. Par contre, après tout ce vomie et surtout lorsqu’elle vomie dans un entonnoir attaché sur la bouche d’une fille, on ne peut qu’être divertit mais pas autant que la scène où un homme, sortie de nul part, ouvre avec un couteau le ventre d’une femme enceinte pour lui retirer un bébé en caoutchouc. Là, en tant que spectateur, on ne peut qu’être satisfait d’autant de bon goût. Il vomie sur le bébé avant de le violer et de lui arracher une jambe, se faire vomir en entrant la jambe dans sa bouche et ensuite mettre le bébé dans un melaxeur pour finir par le boire en riant machiavéliquement. Je ne sais pas si vous avez déjà bu un bébé liquéfié mais il est difficile de rire avec la bouche pleine alors : Bravo homme sortie de nul part!

A Lonely Place To Die : Espèce de croisement pas super cool de Deliverance et The Final Terror, a Lonely Place To Die est un survival où des gens partient faire du hiking paisiblement se font éliminer par des tueurs carabinés qui veulent retrouver une petite fille kidnappée et délivrée par les gens partient faire du hiking paisiblement. Avec aucune raison assez solide pour justifier leur meurtre, les tueurs ne peuvent qu’être bidons. Melissa George fait ce qu’elle peu dans un genre qui commence à lui peser lourd. Les mouvements de caméras ne sont pas fluides et donnent un look pauvre et moche au film.