Monday, June 18, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Nothing To Lose : J’ai vu ce film au cinéma il y a de ça des lunes et je me permets parfois de le réécouter car… il est divertissant et drôle. Au niveau du montage et des chansons, il a un peu mal vieillie (il faut dire qu’à l’époque je n’étais pas un fan de Scatman John) mais Nothing To Lose tient encore la route. Steve Oederkerk pré-Kung Pow, qui écrit et réalise le film se permet même un caméo débile mais amusant et vole presque la vedette. Tim Robbins, John C McGinley et Giancarlo Esposito sont amusant et Martin Lawrence nous offre sa seule performance sympathique et tolérable dans une filmographie qui compte que des navets (Black Knight!!)*. Les buddy movies ont été une sorte de gangrene dans les années 1990 (Bulletproof, Showtime, I Spy, The Hard Way, etc…(etc n’est pas un film)) mais je crois que Nothing To Lose est la seule comédie du genre à ne pas avoir comme protagonistes un policier. Ce qui ne fait pas automatiquement de Nothing To Lose un grand film, mais il permet de traiter de d’autres sujets importants, comme le racisme et le racisme mais jamais de façon condescendante comme on pourrait le croire avec un Martin Lawrence comme acteur principal.
*Lawrence à aussi joué dans Do The Right Thing, mais c’est avant You’so Crazy, où il a commencé à se prendre pour Eddie Murphy. Nothing To Lose est donc le 2e film potable de sa filmographie.

There’s Nothing Out There : Sorte de Scream mais 6 ans plus tôt (c’est dumoins comme ça que Troma essaient de vendre le film maintenant), TNOT a beaucoup d’idées, très peu de budget et réussie à moitié à amuser, ce qui n’est pas mal du tout. Plusieurs idées visuelles et même au niveau du montage fonctionne presque mais étonnent car ce n’est pas le genre de film a vouloir essayer quoique ce soit sauf nous montrer des seins (oui, il y en a). L’humour fonctionne quand on sait qu’il s’agit d’une comédie et ce n’est pas toujours très clair. Le montage frôle parfois l’amateurisme mais ce n’est que parce que le cadrage, à la base, est une des faiblesses du film. Les acteurs ne sont pas mauvais, plutôt un peu mal dirigé et n’ont absolument pas l’âge de leur personnage, ils sont supposé être à l’école, donc avoir entre 18 et 19 ans mais le plus jeune du lot à facilement 37 ans, ce qui rend ses actions un peu débiles puisqu’il semble beaucoup plus mature que ce qu’il nous montre. Il n’y a pas d’âge pour avoir peur dans le noir mais il y a un âge où crier comme une fillette ne fait pas tellement 37 ans.

Contraband : Remake de l’honnête thriller islandais Reykjavik-Rotterdam, Contraband est une version plus pesante, plus hard rock radiophonique. Contraband se prend pour Nickelback, mais il est en fait Sloan. On allonge l'intrigue inutilement et le film fait donc du surplace au lieu d'aller droit au but.  
Tout est filmé et monté avec urgence comme si notre vie en dépendait ou comme si on croyait avoir affaire avec Jason Bourne ou Michael Mann. Le résultat est assez ordinaire, aussi bien écouter l'original.  

Footloose : Le premier truc qui frappe dans Footloose The Remake, c’est que l’histoire de l’original (un pasteur interdit toute musique et danse dans un village) qui est un peu farfelue, est encore une fois utilisé dans un contexte où des ados sont morts après une soirée dansante. On peu comprendre que si des jeunes écervelés sont morts, le pasteur ou prêtre ou celui qui s’occupe des écrit des apôtres, veut responsabiliser les jeunes du patelin.Mais ce qui est encore plus farfelue que l’histoire original de Footloose qui est reprise ici, et c'est là que je veux en venir, c’est que les jeunes qui sont mort dans l’accident de voiture au début du film, dansaient sur une version 2.0 de la chanson Footloose. Autrement dit dans l’univers de Footloose The Remake, Footloose existe. Alors est-ce que le prêtre s’est inspiré du film pour passer sa loi anti-musique dans le village? Si oui, il a bien dû s’apercevoir que ça ne marcherais jamais puisqu’un ado rebelle allait chambouler le village avec ses pas de danse électric-boogaloo-esques. Avec la génération Iphone, combien de temps le pasteur pensait-il qu’il allait garder les ados en otage? Il aurait dû interdire le cinéma au village plutôt que l amusique et ainsi éviter aux jeunes de voir des classiques des années 80 sur Netflix et leur donner des idées de rebellion, comme dans le film Footloose par exemple. Comme les jeunes ont été happé par un gros semi-remorque, il aurait pu, à la place, interdire l’accès aux semi-remorques dans son village entre 22h et 6h. À moins bien sûr que le film ne soit une métaphore sur le sexe. On remplace sexe par danse, alors le pasteur leur interdit les soirées de sexe entre ados dans la salle communautaire du village. Et on sait tous que des ados plein d’hormones dont on interdit le copulage finit toujours par dégénérer… mais je ne pense pas que soit ça. C’est simplement que Lori Singer dans l’original passait pour une sainte-nitouche qui ne voulait que s’émanciper alors qu’ici Julianna Hough à tout de la fillette qui a perdu son hymen à plusieurs reprises avec tous les garçons du village. Autres temps, autres moeurs

The Woman In Black : Le retour de la Hammer dans le paysage horrifique britannique ne nous a donné rien de bien intéressant jusqu’ici mais voilà que The Woman In Black est leur meilleur effort et s'apparente à tout ce qui avait donné à la compagnie ses titres de noblesses dans les années 1960-1970. Le film de James Watkins est visuellement sinistre et inquiétant et l’ambiance est horrifique à souhait, dommage que l’intrigue soit inexistante. Bien que le récit soit tiré d’un roman c’est surtout du côté de la J-horror que l’on va chercher cette simili-intrigue de fantômes. Harry Potter y tient le rôle principal et je dois dire qu’il s’en tire très bien dans un registre tout en intériorité par contre il est beaucoup trop jeune pour être crédible dans le rôle d’un père de famille. De toute façon et c’est bien connu, les magiciens n’ont pas de vie sexuelle.

Wise Guys : Ma fascination pour Danny DeVito n’a d’égal que celle que je porte à Joe Piscopo. Meilleur ami jaloux d’Eddie Murphy aux temps de SNL, Piscopo à complètement disparu du paysage humoristique ou cinématographique lors de son départ de SNL. À moins que l’on compte Dead Heat comme étant sa plus grande réussite au 7e Art, réussite qu’il peut partager avec Treat Williams qui n’en menait pas large lui non plus à cette époque. Wise Guys est un simili-retour à la comédie pour Brian De Palma. Le film est comique dans son ton et son ambiance. Comme la comédie se passe en milieu mafieux, rien n’est tellement menacant tout le monde est gentil à la limite de l’imbécillité. Piscopo et DeVito sont de minables comptables pour la mafia mais rêvent de diriger la ville un jour ou dumoins avoir un rôle moins éffacé. Autrement dit, ils ne veulent plus être les têtes de turc de la pègre. En gros, ça ressemble à ça, avec un humour très Blues-Brothers-on-fait-exploser-des-trucs-pis-toute. DeVito porte une perruque pour ceux qui trouveraient ça drôle!

Going Ape : Ma fascination pour Danny DeVito n’a d’égal que celle que je porte aux singes et autres primates en tout genre. Going Ape est donc un chef-d’œuvre par défaut puisque Devito, trois singes en plus de Tony Danza se partagent la vedette de cette comédie complètement poche. Dans un humour très Blues-Brothers-on-fait-exploser-des-trucs-pis-toute, Going Ape n’a pas une once d’humour, on est à l’opposé de Every Wich Way But Loose. De Vito porte une barbichette et joue un russe pour ceux qui trouveraient ça drôle.

My Best Friend’s Girl : Dane Cook n’est pas Ryan Reynolds non pas dans le sens que Dane Cook n’a pas d’abdominaux mais plutôt dans le sens où Reynolds n’a pas une peau ravagé par des années et des années d’acné. Ce qui fait de Cook l’acteur parfait pour jouer le rôle d’un coureur de jupons. Il nous prouve qu’une extreme confiance en soi et une arrongance à toute épreuve mêlé à une attitude bad boy est la meilleur façon de faire mouiller l’entrejambe de la gent féminine. Le film nous explique également qu’il n’y aura jamais une fille plus belle dans tout l’univers que Kate Hudson. My Best Friend’s Girl est donc un film qui nous ment en plein visage sans arrêt. Mais c’est bien sûr le dernier de nos soucis. Il y a pire. On ne comprend pas le film. Cook joue le rôle d’un trou du cul qui est payé pour sortir une fille, lui faire passer la pire soirée au monde pour qu’elle retourne en pleurant dans les bras de son ex. Le meilleur ami de Cook, Jason Biggs, lui demande donc ses service pour que sa copine, Kate Hudson, lui revienne ou pour qu’elle le trouve beau ou je ne sais trop. Autrement dit Jason Biggs, baise encore des tartes. Cook tombe en amour avec Hudson et il doit s’arranger pour tout faire foirer. Le film ressemble un peu à ça mais il est incroyablement mal raconté. L’humour est assez vulgaire, ce qui n’est pas du tout un problème. On ne comprend jamais si Hudson et Biggs sortent ensemble ou si tout ça est dans l’imagination de Biggs. Biggs disparaît pendant plus de la moitié du film ce qui nous fait douter du titre et de l’amitié qui le lie à Cook puisque celui-ci est incroyablement irrespectueux. Cook n’a aucune valeur rédemptive ce qui nous empêche de le trouver cute, drôle ou remplie de remords. On est supposé croire que Kate Hudson est la plus belle fille au monde alors que sa coloc est Lizzie Caplan. Hudson est incroyablement antipathique et froide et aucunement sexy et le fait qu’elle joggue ni change absolument rien, mais bon, si elle se laisse pèter la cenne par Cook, on est supposé croire qu’ils vont bien ensemble puisqu’ils sont tous deux des pervers. Bravo Hollywood!

Father’s Day : Avec le succès noble de Hobo With A Shotgun, voilà Father’s Day du collectif déjanté Astron-6. Avec un budget risible de 10 000 patates, le collectif en met plein la vue. Le film est gore et crasse et drôle. Dommage qu’on doit utiliser les pires taboos pour essayer de faire rire : inceste, viol, pédophilie, etc… Le film est soigné au niveau du montage, des costumes et du visuel, les effets spéciaux laissent parfois à désirer. Le film utilise encore l’excuse de l’humour bidon pour cacher ses ambitions, son manque de budget et nous faire croire que le viol et le meurtre peuvent être drôle avec la bonne dose de gore. Amusant quand même.

Sexual Parasite : Aussi connu sous le titre Killer Pussy, Sexual Parasite est un moyen métrage et une excuse pour nous montrer des seins en trop grande quantité. Une scène prend environ 12-13 minutes où un garçon joue avec les mamellons d’une fille. C’est long! Il y a des « crotch shot » terme que j’ai inventé pour expliquer un POV de l’intérieur d’un vagin où l’on peut voir le fameux parasite sexuel. Il s’attaque exclusivement au pénis sans aucune raison apparente et ensuite, avec l’aide d’effets spéciaux un peu pas super résussies et/ou gênants, on peu voir un vagin avec des dents. On est loin de Teeth, on est plutôt en mode Wicked City (le film d’animation, pas son adaptation live). Donc ça se résume pas mal à ça : des asiatiques qui baisent dans une usine vide parce que c’est plus facile d’y tourner un film. Il y a du sang et des boyaux mais on ne comprend jamais comment un pénis coupé entraine automatiquement une extériorisation des intestins. À mon avis il n’y a que dans City Of The Living Dead où l’on peut roter nos intestins.   

Imago Mortis : Imago Mortis est un film d’horreur qui prend place dans une école de cinéma italienne. C’est un peu comme Urban Legend 2 mais sans Eva Mendes. Le film a un visuel très soigné. Voilà! C’est tout! Pour ceux qui trippent sur les visuels soignés Imago Mortis va vous donnez des wet dreams tandis que ceux qui trippent sur le cinéma en général que ce soit The Magnificent Amberssons ou Terminal Velocity ou n’importe quoi avec James Stewart ou Wesley Snipes, Imago Mortis va vous faire sacrer parce que c’est plate en tabarnak.

Stuck : Stuck est le dernier film, je pense, de Stuart Gordon. J’adore tout ce que Gordon nous a donné au cinéma (je n’ai jamais vu Castle Freak). Stuck est le pire truc qu’il a fait. Ce n’est pas que le film soit terrible, c’est qu’il est beaucoup trop long autant pour son histoire que pour la morale qu’il nous donne. Stuck aurait dû être un court métrage. Plus le film avance et moins on y croit. Gordon est avant tout un metteur en scène de théâtre et Stuck est ce qu’il a fait de plus théâtral. Une suite de scènes dialoguées qui finissent par lasser car elle nous éloigne de la réalité du film : une fille (Mena Suvari avec des corn rows) qui frappe un sans abris qui reste pris (stuck, l’a pognes-tu?) dans son pare-brise. Elle se sent coupable puisqu’elle avait bu  et décide de le laisser mourir dans son pare-brise, dans son garage puisqu’après tout, il s’agit d’un sans abris. Voilà que plusieurs scène de sexes plus tard, Suvari et son copain n’ont toujours rien fait pour débarasser le sans-abris, toujours vivant. C’est là que les nombreuses scènes de dialogues viennent ralentir le tout parce que peu importe si le ton est humoristiquement noir, que l’on voit les seins de Suvari et qu’elle doit faire avec l’infidélité évidente de son copain, on finit par perdre le sens de la réalité : un homme est pris dans le garage, dans le pare-brise. On finit le tout par une suite de revirements par dessus revirements assez inutiles. La théâtralité de l’ensemble ne dérange en rien, c’est le fait qu’on s’éloigne beaucoup trop de la raison du pourquoi on est dans cette situaton qui nous fait décrocher.

Eaters : Un moment donné les films de zombies qu’ils soient tournés ou non par Uwe Boll, il y en a marre. Sapristi!

The Bleeding House : The Bleeding House malgré son budget risible, ses éclairages moins que presque professionnels (on parle d’éclairages à la limite du film étudiant) et sa mise en scène pas toujours très professionnel (moins pire que les éclairages) réussi tout de même à aller au bout de ses ambitions grâce entre autre à un acteur principal convaincant (on dirait Charles Berling mais du mid-west américain) et un scénario pas mauvais qui nous laisse souvent dans l’intérogation, ce qui est bien pour un suspense, je pense.

The Thing : Le gros problème avec les prequels et je ne cesserais jamais de le dire, c’est qu’il n’y a pas d’intérêt puisqu’on sait comment tout ça va se terminer. D’autant plus que l’on force toujours un peu la note pour faire coincider les éléments du ou des films précédents pour boucler une boucle qui n’a pas tant besoin d’être boucler. Les geeks trippent au boutte car ils peuvent reconnaître les éléments qui vont boucler cette boucle de façon plus souvent qu’autrement artificielle et ça donne toujours l’impression d’être intélligent. Je ne sais pas comment on calcule l’intélligence mais j’ai toujours eu l’impression que ce n’était pas en comprenant que la mort de Jango Fett allait entrainer l’ascension de son fils Boba. The Thing The Remake fait parte de ses films où même moi, j’ai de la difficulté à accepter. Non pas que le film de Carpenter (et avant celui-de Hawk) soit parfait mais le suspense fonctionne, les effets spéciaux MAGISTRAUX n’ont jamais été égalé et la partition musicale donne des frissons. Autrement dit un film réussi où Carpenter à soigné son suspense. La première chose qui étonne (pas vraiment) après le visionnement de son remake c’est qu’il n’a aucun suspense, le film est un copier-coller de l’original en y changeant ça et là quelques éléments (la lampe de poche dans la bouche au lieu du fil de fer chauffé sur le sang pour reconnaître la créature). Au lieu de nous expliquer un peu plus le mystère de la créature, on nous montre la même chose que dans l’original et encore moins. Comme si on se disait qu’on a pas à expliquer puisque les gens comprennent. Donc, on a pas à faire tout un plat avec un chien qui capote puisque l’on sait, après avoir vu le film de Carpenter, que les chiens capotent avec la créature à proximité, on n’a pas à créer un suspense puisque les gens savent que la créature va sortir de nul part, on a pas à nous faire aimer les personnages puisqu’on sait qu’ils vont mourir, etc… Le film gagne des points puisqu’il n’essait pas de boucler une boucle (le norvégien attaché sur une chaise, les veines coupées découvert dans le film de Carpenter et le chien survivant, sont absent) mais il perd aussitôt ses points puisque cela veut dire qu’il doit y avoir une suite en préparation. Les effets spéciaux, mélange de CGI et de latex, n’arrivent évidemment pas à la cheville de l’original et on semble ne plus trop comprendre ce que la créature veut et/ou fait lorsqu’elle assimile un humain. Dans l’original elle tentait de devenir l’être humain parfait alors qu’ici elle se contente de les manger. Il y a même une scène dans la soucoupe volante de la créature. Non, mais qu’est-ce qu’on s’en fout!

Thor : Thor c’est un peu comme Green Lantern mais en beaucoup moins idiot. Il n’y a  pas grand chose à dire sur le film à part que les effets spéciaux sont pas pires. Sinon le film est une excuse pour nous donner une introduction aux personnages (Thor et Loki) avant The Avengers. Si Anthony Hopkins avait eu cette barbe et cet eye-patch dans The Edge, il aurait été encore plus badass quand il s’adresse à l’ours en disant : Come on motherfucker!

Prometheus : Le gros problème avec les prequels et je ne cesserais jamais de le dire, c’est que bla, bla, bla… Prometheus est un prequel à Alien même si Ridley Scott nous dit qu’il est un film en soit, pas nécéssaire de l’associer à la saga alors qu’il fait tout pour boucler la boucle et nous donner un alien avant le générique de fin. La première partie du film est incroyablement soignée, les décors, les costumes même le mystère de l’intrigue nous tient en haleine. On nous raconte une histoire sur l’origine des humains intrigante et puis à peu près tout s‘écroule en 2e partie. Comme si tout d’un coup, le temps manquait pour expliquer toutes les questions que l’on pose depuis le début. Comme si tout à coup on voulait faire un film d’action. La première partie est intéressante parce qu’on semble vouloir nous raconter quelque chose d’inédit, on semble vouloir prendre des risques puis petit à petit on s’apercoit que le film refait exactement Alien mais dans un décor différent et en prenant un peu moins son temps et en multipliant les idioties. Si on met de côté tout le côté scientifique du film qui est d’un ridicule abrutissant (des scientifiques de pacotilles s’envolent pour une mission dont ils ignorent les enjeux, on touche à tout sans stérilisation, on part à la recherche de quelque chose puis lorsqu’on le trouve on n’est pas plus heureux que ça, on touche à un étrange serpent en se disant qu’il veut un calin, etc) si on oublie vraiment tout ça, il ne reste finalement pas grand chose. On passe la 2e partie du film à multiplier les ellipses de temps, les gens se mettent à multiplier les comportement étranges et les personnages unidimentionnels meurent à gauche et à droite sans que cela n’affecte, l’histoire, le suspense, notre plaisir. Il y a un problème dans les prequels où étant donné que tout se passe avant l’original, la technologie semble toujours plus avancé avant qu’après. David, le cyborg-machin est mis en évidence alors que dans l’original on ne savait pas que Ian Holm en était un puis dans Aliens, Bishop était une forme avancée de cyborg, quelqu’un de gentil, de simili-humain. Prometheus se passe facilement 100 ans avant Aliens, et David est encore plus humain que Bishop. David est également plus vilain que Bishop et il semble connaître d’avance les résultats de son plan diabolique. Comme si le mythe de Prométhée apartenait intrinsèquement à David, alors que l'on s,éfforce de nous montrer que la métaphore-mythico-machin à plutôt un lien avec le(les) space jockey. En 2e partie, le film multiplie les hypothèses de lorigine de l’homme mais dans des dialogues un peu lourds, un peu clichés qui servent en même temps de dévellopement de personnage de façon plaqué et inutile. Le personnage de Charlie se met à bouder en buvant de la vodka pour aucune raison et il devient tout à coup antipathique et la mission devient tout à coup de moins en moins crédible puisqu’on passe le reste de la durée du film à essayer de boucler une boucle de façon artificielle et qu’on met de côté toutes les questions que le film s’est posé depuis l’ouverture. On doit donc se contenter de logique toute simple et incroyablement décevante. Charlize Theron ne sert à rien sauf déblatérer la ligne de dialogue la plus stupide du film. Idris Elba pis sa gang ne servent à rien non plus et lors de son suicide-kamikaze on ne peut que se demander pourquoi tout d’un coup il veut jouer les héros et on ne peut que penser à Randy Quaid qui faisait la même chose dans ID4. À partir du moment où Noomi Rapace s’auto-césarienne le ventre, le film perd toute la logique qu’il avait essayer très fort de mettre en place. Je n’ai jamais eu de césarienne et je touche du bois en ce moment mais j’ai l’impression qu’on marche drôle pendant un petit bout après. Noomie court avec difficulté, oui, mais elle grimpe, court, se débat contre une pieuvre(longue histoire, la pieuvre c’est son bébé, en tout cas ça serait long à tout expliquer) et porte sans difficulté aucune David sur son dos. À la surprise générale, Wyland qui a financer la mission se cache sur le vaisseau et décide d’aller se faire arracher la tête sans que cela ne nous affecte. On avait, dans le minable Alien VS Predator, expliqué que Wyland était en vérité Bishop, mais dans Prometheus, il s’agit de Guy Pearce avec du maquillage de vieux. Lance Henriksen à aujourd’hui l’âge du personnage joué par Pearce, on aurait pu économiser sur le maquillage, je dis ça de même. Il y aussi l’histoire des hologramme-flashbacks qui ne sont pas super bien expliqués, on comprend qu’il s’agit de pseudo-poussière d’étoile d’ADN qui nous montre ce qui a bien pu se passer à un endroit X mais il me semble que les endroits visiter ne sont pas vierge d’une seule visite, on devrait en principe voir des millier de flashbacks surimposés l’un sur l’autre et ne rien comprendre à se qui s’y passe. À moins bien sûr, qu’il ne s’agisse en fait que d’un monde en 3D. J’ai vu le film en 2D classique je me suis dit que de toute façon le 2D était la dimension et l’épaisseur des personnages mais j’ai perdu quelque chose dans la traduction, il semblerait. Les dernières minutes essaient avec beaucoup d’effort de boucler la boucle avec Alien mais comme on n’est sur une autre planète et que le space jockey n’est pas celui du premier film, on ne peut que se dire qu’il y aura donc une suite pour expliquer encore plus ce qui n’est pas vraiment expliquer  qu’on va encore plus approfondir le lien entre le space jockey, le vaisseau, le alien, alors qu'il n'y a plus rien à dire. S’il y a suite, pourquoi nous avoir montrer à la toute fin un alien? S’il n’y avait qu’un seul space jockey de vivant où en trouveront-ils dans une suite subséquente? Pourquoi nous montrer que David peut lire les rêves alors que cette idée est oublié aussitôt et qu'elle est à l'origine du débat de l'homme vs Dieu vs machin? Je crois que si j’avais eu mes lunettes 3D je n’aurais pas plus compris. Ridley Scott semble être intéressé par des aspects du film que les fans de la saga n’ont rien à battre, alors le film fini par poser plus de questions que de trouver de réponses. Je ne serais pas surpris si dans 10 ans, Ridley Scott réécoute le film et décide d'y ajouter des licornes pour éclaircir le tout.

Comedian : Documentaire sur les stand-ups comedians américain, c’est un peu un behind the scene d’un univers méconnu sauf lorsqu’on habite au Québec puisqu’il y a 3 humoristes par pied carré. Le film se concentre sur le retour sur scène de Jerry Seinfeld et d’un inconnu méprisable Orny Adams. On peut y voir la camaraderie entre humoristes et parfois y sentir la jalousie. Du point de vue de Seinfeld, puisqu’il est connu, il est donc apprécié partout où il passe même s’il doute sans arrêt sur son métier, sur son matériel, sur son avenir. Il se met constament en danger pour douter encore plus de lui. Mais comme j’ai toujours pensé et que François Debellefeuille à déclaré récement, les humoristes connus peu importe la blague qu’il raconte, les gens vont toujours rire. Tant que l’amour du public est là, l’humoriste n’a pas à s’en faire. Ce qui explique souvent la piètre qualité des textes de certains humoristes mais qui n’empêche pas la vente de billets et les rates dillatées alors que les même textes mis dans la bouche de finissants de l’école de l’humour peuvent paraître tout d’un coup malaisants. Orny Adams, lui, est l’humorsite inconnu du documentaire, celui dont les gens ne rient pas de ses blagues puisqu’ils ne le connaissent pas. C’est un peu 50/50, il peut donner un spectacle acclamé alors que le lendemain personne ne rient. Et tout ça met Orny en beau tabarnak. Parce que voyez-vous Orny Adams est un être incroyablement arrogant, chiant, détestable et prétentieux. Il a de grandes ambitions mais la première d’entre elle est de devenir une vedette ce qui nous donne un impression de superficialité chez l’homme qui se considère un excellent humoriste, un être incroyablement drôle qui n’a rien que les autres n’ont pas. Après 10 minutes de l’entendre se vanter qu’il est un être génial et un génie incompris on n’a un peu le goût d’avoir le pouvoir d’entrer dans notre téléviseur et de lui donner 2 ou 3 coups de crowbar dans les dents. Mais la violence ne règle rien. Il faut voir sa réaction lorsque quelqu’un lui explique qu’il est trop arrogant et qu’il devrait se calmer un peu. Le film est sortie en 2002, nous sommes en 2012 et je n’ai toujours jamais entendu parler de Orny Adams, il y a donc une justice!

Jack And Jill :  Jack and Jill est une idée, sur papier, qui a dû faire rire Adam Sandler et toute sa gang. C'est ensuite devenu un film qui n'a fait rire personne, Gad Elmaleh peu maintenant se vanter, s'il le veut bien, d'avoir perdu son temps dans un film d'Adam Sandler.




Tuesday, June 5, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Marvel’s The Avengers A Joss Whedon Film With An Afro-American Nick Fury : Quand j’étais jeune, je lisais The Avengers, c’était mon comic préféré, sans être un expert dans le domaine, je dirais que je n’ai aucun souvenir que Nick Fury faisait partie du groupe et je n’ai aucun souvenir d’un Nick Fury afro-americain. Ce qui me fait dire que le film Nick Fury Agent Of S.H.I.E.L.D. mettant en vedette David Hasselhoff, est par défaut, un meilleur film, une meilleure adaptation. Je plaisante, The Avengers est bien meilleur mais beaucoup moins amusant. Bien que les 140 minutes que durent le métrage de Whedon passent rapidement, elles sont relativement ronflantes. L’histoire se résume en 4 mots mais on empile le remplissage (Thor se bat contre Hulk, Hulk se bat contre Black Widow, Iron Man ne respecte pas Captain America, Captain America se bat contre Thor et etc/pis toute/et j’en passe)pour donner des éjaculations précoces aux geeks. Évidemment il n’y a rien de mal à ça, surtout quand les dialogues sont bédéesques à souhait et qu’un certain humour s’en dégage. Il n’en demeure pas moins que tout ça est du remplissage pour nous donner une scène d’action finale pas super jouissive, surtout si on a vu la bande-annonce. Whedon devait faire co-habiter des personnages que l’on a vu ailleurs et donner exactement le même nombre de scènes spécifiques pour chacun des superhéros et ainsi éviter la foudre des amateurs-amateurs(dans le sens de novice ou débutant) de films de superhéros. Il gagne ce pari, Bravo Joss! Partout sur les Internets on peut y lire que Avengers est la « meilleure adaptation de comic book ever » alors que le film n’est une adaptation de rien. Le film met en scène des superhéros de comic book mais l’histoire n’est adaptatée de rien, elle est complètement originale(dans le sens de nouvelle).Donc dans ce sens, oui The Avengers est une bonne adaptation de son scénario mais n’est pas l’adaptation d’un livre. Nuance. On peut aussi lire sur les Internets que Scarlett Johansson est très bonne. Là aussi il faut nuancer. Elle est bonne dans Ghost World, dans Avengers, elle est égale à elle-même, elle fait la moue en étant un peu amorphe mais parce qu’elle porte du moulant sur ces courbes on a l’impression qu’elle est sexy et complètement « su' a coche » côté acting. Vous pouvez me traiter de pervers mais il n’y a rien de sexy chez une fille amorphe peu importe si elle s’habille de latex ou non. Cobie Smulders dans un rôle très effacé, très inutile mais beaucoup moins passif est beaucoup plus sexy. Pour ce qui est de la scène d’action finale, elle n’arrive pas à la cheville d’un Transformers mais elle donne la chance à chaque personnage de nous montrer ce dont ils sont capable et tout est assez fluide. Juste un petit mot sur un plan-séquence durant une scène d’action, je sais que le Tintin de Spielberg en a une aussi mais un plan-séquence fait en CGI sur fond d’écran vert n’a rien de fascinant. Dans 300, c’était d’un chic fou mais lorsque Shyamalan a essayé la même chose (avec zooms in et out) dans son très peu réussie/amusant The Last Airbender tout le monde s’est foutu de sa gueule de jeune cinéaste fini alors que maintenant tout film d’action à 200 000 000$ se doit d’avoir une scène pareille pour montrer toute l’étendu de la vision de génie de son réalisateur. Joss Whedon ici dans une scène qui passe d’un héros à l’autre par l’entremise d’une caméra qui suit un vaisseau spatial nous donne quelque chose à  la limite de la paresse visuelle. On peut voir une scène similaire dans la bande-annonce du remake de Total Recall. Quand le mari de Kate Beckinsale se permet les mêmes excès CGI-esques que Joss Whedon, on sait qu’il y a quelque chose qui cloche à Hollywood. J’adore les plan-séquences, lorsqu’il y a quelque chose de créatif qui donne l’impression que l’équipe à travaillé fort pour réussir à rendre visuellement une scène physiquement ardue, je ne peux qu’être en admiration devant le talent et la réussite. Par contre quand on se contente de faire sauter des acteurs devant des écrans verts et qu’on fait bouger des pixels, c’est à se demander où s’arrête la création et où commence la facilité informatique. Dans un tout autre ordre d’idée, je sais que Stan Lee est important pour Kevin Smith c’est pourquoi il a un rôle dans Mallrats mais est-il vraiment aussi important pour Bryan Singer, Brett Ratner, Louis Leterrier, Marc Webb, Sam Raimi, Joss Whedon, Ang Lee(aucun lien de parenté), Tim Story, Mark Steven Johnson, Jon Favreau, Kenneth Branagh, Joe Johnston pour avoir un caméo dans chaque film de Marvel? Si on prend pour acquis que tout les films de Marvel ont lieu dans le même Univers-espace-temps, Stan Lee est donc un seul et même homme/personnage. Il est donc un vendeur de hot dog qui travaille dans une foire mais qui est aussi gardien de sécurité  qui bien qu’il semble à la retraite puisqu’il arrose son gazon, est également libraire et général de l’armée dans les années 1940-50 qui joue au échec dans un parc durant ses temps libres. Pas pire pour un homme de 90 ans. Bref, The Avengers ne m’a pas insulté mais n’a chaviré en rien mon petit cœur d’enfant ou ma geekitude de niveau 8.

Disney’s The Sweatbox : Documentaire sur le making of de Kingdom of the Sun qui deviendra par la suite The Emperor’s New Groove, The Sweatbox est le film que Disney ne veut pas que vous voyez. Aucunement disponible puisqu’il fut censuré par Walt pis sa gang, The Sweatbox n’est disponible que si vous êtes super fuckin’ cool comme moi et que d’écouter un film avec le TCBI ne vous dérange pas. Le film est réalisé par Trudie Styler, la femme de Sting qui après Elton John pour The Lion King et avant Phil Collins pour Tarzan est celui qui fut approché pour faire les chansons du film. Le documentaire adopte donc le point de vue de l’auteur de De Do Do Do De Da Da Da. Disney Inc. interdit le visionnement du film car il ne veut en aucun cas que les gens puissent voir comment les artisans sont exploités et comment tout est géré de façon un peu bordélique. Oui, tout est bordélique, oui, certains artisans perdent leur emploi, oui, Sting a l’impression de se faire niaiser, oui, c’est un peu n’importe quoi. Mais il n’y a rien de gênant ou de révélateur sur les dessous d’un film de Disney dans The Sweatbox. Il n’y a rien qu’on ai pas lu ailleurs dans The Final Cut ou The Devil’s Candy ou qu’on n’ai pas vu dans Overnight ou Lost In La Mancha par exemple. The Sweatbox est presqu’un film de Disney sur les dessous d’un film de Disney : timide, respectueux, sans surprise, avec des chansons. Le truc le plus choquant par rapport à The Sweatbox, c’est le fait qu’on croit qu’il est dérangeant alors qu’il est exactement ce dont on s’attend d’un tournage « chaotique ». Même Living In Oblivion est plus chaotique dans son ironie. 

Mortel Transfert : Jean-Jacques Beineix produit peu mais chaque film est un objet cinématographique et une oeuvre d’art même si c’est toujours au niveau du scénario que la qualité varie. Comme Beineix adapte toujours des romans en étroite collaboration avec l’auteur original, on peut donc dire que ses films sont parfois un peu trop littéraire. C’est le cas de IP5 par exemple, son film précédent(8 ans plus tôt). Avec Mortel Transfert, Beinex nous donne un film noir pseudo-freudien où Jean-Hughes Anglade est au sommet de sa forme. Visuellement Beineix est égal à sa réputation de faiseur d’images. L’intrigue semble un peu décousu et facile même le 2e degré semble facile mais au niveau du suspence policier Mortel Transfert est solide.

Les Adoptés : Mélanie Laurent est jolie. Et si ce n’était que ça, Mélanie Laurent. Un sourire et de grand yeux bleus qui nous font oublier son nez. Je pose la question parce qu’après son séjour chez Tarantino et son rôle dans Beginners (dont elle ne fait qu’être cute) elle est revenue en France avec son premier album de chansons et sa première réalisation de long métrage avec comme résultat : une banalité presque fade. Les Adoptés dont elle a écrit le scénario, réalisé le film et joué le rôle principal n’a rien qui semble à première vue, personnel pour son auteur. Ce qui n’est pas un reproche mais plutôt une surprise pour une première réalisation. Les acteurs sont tous bons et ont tous une bonne chimie entre eux qui nous fait croire à leur personnage mais le récit est plutôt ennuyant. Il faut donner des points à Laurent parce qu’elle n’a pas essayé d’en mettre plein la vue avec un visuel ultra léché et/ou des mouvements de caméra top cools. Elle a plutôt privilégié les émotions aux dépends de la coolité. Par contre son album…

À L’aventure : Comme c’est un film de Jean-Claude Brisseau, À l’aventure est donc remplie de femmes nues qui se masturbent. Brisseau continue ses explorations sexuelles cinématographiques, les mêmes qui l’ont mené deux fois en prison. Bien que le film pose certaines questions, on peut rarement y voir autre chose qu’un prétexte pour Brisseau de vouloir filmer des femmes se lècher le pubis. Il y a quelque chose de Rohmer-esque dans certaines scènes des films de Brisseau et sa mise en scène est toujours soignée, ce qui ne rend jamais ses films trop lourds et moralisateurs. Par contre, il fait du sur place depuis un bon moment déjà.

Dragon Eyes : Dragon Eyes est le nouveau film de John Hyams c’est donc dire que les scènes de combats sont assez bien filmé avec de beaux ralentis. Les combats respirent, on donne une pause à la rétine puisque tout y est fluide. Par contre en allant faire un tour sur IMDB.com, j’ai pu y lire le synopsis et je n’ai aucunement reconnu le film. Peter Weller qui joue le méchant de service est supposé être le chef de la police alors que ce n’est aucunement évident dans le film. Ce n’est pas tellement grave puisque Weller semble s’amuser. Pour les fans de Van Damme et il doit encore en avoir quelques uns, le film est décevant puisqu’il n’apparaît que dans les scènes de flashback. Par contre pour les fans de wanna-be gangsters-latinos un peu cheap, ce film est pour vous puisque tout y est ridicule et que chaque gangster tattoué surjouent et se prend pour Tony Montana (aucun lien de parenté avec Hannah Montana), ce qui commence à être un pléonasme. Il faudrait que quelqu’un m’explique ce qui est cool dans un visuel où les couleurs sont saturées à l’extrême. Un m’ment donné là, il faudra trouver une signification à la déssaturation parce que ce n’est pas assez de dire que c’est un style alors qu’on essaie simplement de caché le manque de budget de la patante.

The Devil Inside : Avec Paranormal Activity, le film de found footage ou le faux documentaire d’horreur est devenu une mode. On peut comprendre pourquoi, on peut utiliser un budget minime et le tourner n’importe comment et on est sûr de devenir millionaire. Avec son budget de 1 millions de patates et ses recettes de plus de 100 millions$, The Devil Inside à rendu riche quelques opportunistes. Le probleme avec ce genre de film c’est que leurs créateurs ne réfléchissent jamais beaucoup à la forme du film : si c’est du found footage, on montre des images de caméras de surveillances ou de vidéos familliales avec un montage qui crée un pseudo-crescendo dans la tension nous montrant des personnages dont on en a rien à chier puisque le but du found footage est de voir des images chocs. The Blair Witch Project fonctionne parce que c’est un mélange de faux-documentaire et de found footage où les protagonistes filment parce que la caméra leur sert aussi de lampe de poche. Il n’y a rien d’inutile et la tension est palpable. Dans Paranormal Activity on on nous montre longtemps des images qui ne servent à rien sauf quand c’est le temps de manipuler le spectateurs (exemple : laisser la caméra dans le salon au moment où la table prend feu alors que la caméra est toujours dans la chambre) Si on va sur Youtube pour voir un vidéo nommé : Chat qui fait des pets de bédaine sur un dinosaure, on s’attend à voir exactement ça, pas 80 minutes de chat qui se roule dans l’herbe avant de faire un pet de bédaine. Paranormal Activity est ce genre de vidéo. Il veut montrer des images chocs pseudo-vrais en utilisant la technologie actuelle en montrant 80 minutes de rien alors qu’il ne devrait que montrer les images de portes qui s’ouvrent. La forme sied au propos, oui, mais la longueur, non. De l’autre côté le faux-documentaire comme The Devil Inside est le genre de film dont les artisans n’ont aucune idée de comment faire un documentaire. Alors imaginer leur idée de ce que peut être un faux-documentaire. Ce n’est pas parce qu’on utilise des fausses images d’archives et une caméra épaulée qu’on a un documentaire. Et c’est là que l’on mélange tout. On veut nous faire croire qu’il s’agit d’une histoire vrai pour ensuite nous faire croire que l’on fait un documentaire sur les évènements bidons (un exorcisme) mais le film est tourné comme du found footage. Les pseudo-acteurs livrent leur répliquent de façon peu convaincante et les dialogues sont beaucoup trop écrit pour avoir l’air naturel. Un espèce de playboy-gigolo-italien-avec-cheveux-long déblatèrent des trucs scientifiques alors qu’il n’a pas du tout le profil de l‘emploi. La même chose pour le prêtre. L’idée d’un prêtre selon le réalisateur est un homme qui déclare des vérités du genre : Dieu est partout! Comme on ne sait pas comment faire un (faux)documentaire et qu’on écrit des dialogues basés sur des clichés gênants, le caméraman filme tout et n’importe quoi mais il fini toujours par filmer des bribes de dialogues qui sont supposés être secrets ou des bouts d’images pour développer les personages alors qu’ils ne sont pas des personnages puisqu’il s’agit « d’un documentaire ». Les pièces de résistances du film sont bien sûr les scènes d’exorcisme qui pour une raison que tout le monde ignore utilisent environ 5 caméras différentes, question d’avoir des angles cools, pour voir une madame blasphémer ou baver sur plusieurs angles. Comme c’est un (faux)documentaire à un caméraman, d’où viennent les caméras additionnelles? Si le projet est top secret et que les scientifiques de pacotilles sont contre l’exorxisme, et ne veulent en aucun cas que l’hôpital soit utilisée, d’où viennent les caméras? Lors de l’interview à l’hôpital, d’où viennent les caméras? Elles semblent toujours là au bon endroit pour un montage plus dynamique et une compréhension plus incohérente. Comme mentionné plus-haut, les protagonistes de Blair Witch utilisaient la caméra car elle servait de lampe de poche et par le fait même filmait leurs aventures nocturnes dans le bois, alors que toutes les imitations bidons comme ce Devil Inside utilisent la caméra de façon illogique. Si Luka Magnotta me poursuit avec un couteau ou s’il tente de zigouiller ma mère je ne vait pas continuer à filmer, je vais me sauver en coursnt ou aider ma mère. Dans Devil Inside le caméraman filme ce qu’il ne devrait pas filmer puisque les images ne servent qu’a montrer ce qui a été scénarisé. The Devil Inside aurait eu tout à gagner en utilisant une mise en scène classique plutôt que de s’aventurer dans un genre que le réalisateur ne maitrise pas.

A Horrible Way To Die : La présence de l’acteur Joe Swanberg nous laisse croire que ce film aura des relents du mouvement mumblecore et ce n’est pas loin de la vérité. On y reconnaît l’esthétisme minimal et une abondance de dialogues qui semblent n’apporter rien au récit comme dans Nights And Weekends ou Hannah Takes The Stairs par exemple.  A Horrible Way To Die c’est un peu ça mais transposé dans un film de genre, le film d’horreur. Les acteurs sont non seulement bons mais ils élèvent la qualité du film et la qualité des performances dont un film d’horreur se doit d’avoir. D’autant plus que l’on croit en leur personnage et donc, la surprise finale ne peut qu’être plus surprenante. Par contre, c’est au niveau de la réalisation qu’on risque de ne pas apprécier. Le film est tourné en caméra épaulée mais elle bouge beaucoup trop durant certaines scènes pour créer un chaos et accentuer l’angoisse du personnage féminin mais donne pour résultat l’effet contraire. Tout est beaucoup trop chambranlant et la rétine saigne puisqu’elle ne peut focusser sur quelque chose de précis. Un sens de l’amateurisme s’en dégage et peu faire décrocher le spectateur. J’aime mieux quelque chose de plus expérimental qui sied aux propos comme dans A Horrible Way To Die que de déssaturer les couleurs pour cacher le manque de budget et prétende qu’il s’agit de style.

The Big Year : On peut comprendre pourquoi un film comme The Big Year est passé inapercu. On y traite d’oiseux mais plus particulièrement de ce qu’on appelle The Big Year, une sorte de compétition où les participants doivent voir le plus de spécimens différents d’oiseaux durant une année. Les dépenses sont à leur frais. C’est un peu comme prendre une année sabbatique pour voyager partout aux USA et voir des oiseaux. Le défi n’est pas plus grand que ça. Pas besoin de les nourrir ou de voler un œuf ou d’en empaillé un ou se faire tattouer chaque oiseau sur le corps. Non, juste à les comptabiliser dans un calepin et à la fin de l’année le gagnant à une photo de lui dans un magazine d’ornithologie. Difficile de rendre le livre de Mark Obmascik cinématographiquement excitant. On essaie très très fort d’en faire une comédie légère pour l’âge d’or avec de l’humour subtil et cute pour les 78 ans et plus. Ce qui n’est en aucun cas un crime, le problème est dans le casting. Jack Black, Owen Wilson et Steve Martin. Ils sont capables de rendre leur personnage crédible et sympathique ce qui n’est pas facile mais on s’attend à tellement plus au niveau de l’humour. Et c’est là que le bât blesse. Les acteurs sont beaucoup trop mal choisi pour pour un film qui à la base n’est pas une comédie. Les acteurs ont aussi mal choisi le film pour démontrer l’étendue de leur talent dramatique alors qu’on attend moindrement d’eux qu’il nous fasse rire. Évidemment le film va au-delà de cette simple histoire, il y a un conflit générationnel et chaque personnage doit : apprendre le sens de la vie et/ou la valeur de l’amitié et/ou le poids du etc… Le problème c’est que le film se cherche énormément entre ses scènes d’oiseaux et ses scènes familliales et ne sait jamais sur quel pied danser.

Saint : Les films de Dick Maas ont toujours été au pire de la série B, au mieux, de la série B tourné à Amsterdam. Pas surprenant que Saint, une comédie d’horreur où le père Noël et ses lutins tuent des enfants, soit divertissante. Il n’y a rien de très subtil dans Saint mais l’humour fonctionne, les effets spéciaux et le gore amusent et le film est amusant. Même le côté horreur bien qu’il soit teinté d’humour fonctionne aussi. Meilleur que Rare Export et aussi amusant bien que différent de Trollhunters.

I Am Number 4 : Pourquoi Tymothy Olyphant a-t-il voulu jouer dans un film aussi minable? Peut-être s’est-il dit : Ça serait chouette, dis donc, de pouvoir participer à un truc où à la toute fin un gros chat en CGI attaque une espèce de chauve-souris qui ne vole pas, dans un école. Et bien, bravo Olyphant tu peux cocher ta do-to list! Je sais que depuis le succès interplanétaire de Harry Potter et ses amis de la garderie magique on cherche à tout prix a vouloir adapter une série de livres pour en faire LA prochaine série de films qui va rendre des gens millionaires et donner aux ados des raisons de perdre leur virginité en fantasmant sur le nouveau Robert Pattison ou Rupert Grint mais ce n’est pas une raison pour adapter n’importe quoi.

One Day : Le film raconte l’histoire de deux être humains qui se connaissent et qui font des choses un peu plates. On les voit à chaque année à la même date pendant 10 ans qu’il soit ensemble ou non à cette date. On est supposé croire qu’ils sont cute et qu’ils devraient dont sortir ensemble ou dumoins frencher un peu mais bon la vie étant ce qu’elle est ils vivent leurs aventures de façon indépendantes l’un de l’autre sauf quand c’est stratégiquement nécéssaire pour le film. Adapté d’un roman à succès qui aurait dû demeurer à l’état littéraire, One Day enfile une suite de scènes qui ne vont nul part. Dans un roman on peut développer les scènes et les personnages plus en profondeur au cinéma, cela demande un peu plus de doigté puisqu’il faut être précis et concis en peu de temps et c’est la que les images entrent en ligne de compte, pour éviter les longs dialogues descriptifs. One Day se contente, lui, de courtes scenettes qui ne vont jamais assez loin pour qu’on apprivoise les personnages donc, du même coup de s’attacher à eux ou aux trucs plates qu’ils font. Ce qui fait que le film avance s’en qu’on en ait rien à battre. Jim Sturgess est tellement antipathique et pas super bon qu‘on ne peut que le détester. Lorsqu’il est confronté à lui-même et qu’il arrête la cocaine et devient un meilleur humain et comprend le sens de la vie et tout ce qu'il a perdu en étant un crétin, on ne peut que souhaiter que le film se termine puisqu’on s’en fout de sa rédemption. Ce n’est pas tellement que le film soit terrible, c’est que l’adaptation de ce roman est trop difficile et ne rend justice ni au bouquin ni au cinéma. Par contre les amis de Anne Hathaway vont aimer ça.
SPOILER (ce qui veut dire qu’un pivot scénaristique va être dévoilé)Les scènes de mort choquantes à-la-MeetJoe Black/Final-Destination où une voiture/autobus frappe et tue le personnage est toujours ridicule. Un véhicule fait du bruit, pas seulement lors de l’impact sur un humain mais avant aussi et les humains regardent moindrement à gauche et à droite avant de traverser une rue (pas toujours, je sais) mais au cinéma, on sait que c’est pour choquer le spectateur. L’impact est violent, sournois mais ô combien ridicule et manipulateur. Dans One Day ce qui insulte c’est qu’on nous montre Anna Hathaway en vélo, en plein milieu de la rue qui fait attention, qui fait ses signes de mains de jeune cycliste européenne responsable et qui regarde avant d’emprunter des ruelles alors pourquoi se fait-elle frapper par un camion muet?

Tower Heist : Brett Ratner gagne environ 6-7 millions de dollars par film, il est plus riche que vous et moi. Scott Gomez gagne 7 millions de dollars par saison, il est plus riche que vous et moi. Mais je peux vous garantir que sans vous connaître, vous et moi travaillons avec plus d’acharnement, de passion et de détermination que c’est deux millionaires, peux importe le travail que vous et moi faisons. Gomez joue au hockey pour gagner et il ne gagne pas, Ratner fait des films pour divertir (et coucher avec des actrices) et il ne divertit pas (par contre il couche avec des actrices pour ensuite les ridiculiser à la radio, chose que vous et moi ne ferions jamais). Gomez ridicule sont entraîneur durant les pratiques de l’équipe, Ratner ridiculise les homosexuels lors d’entrevues. Il va de soit que Tower Heist est au cinéma ce que Gomez est à la saison 2011-2012 du Canadiens de Montréal : triste, pathétique, drôle pour les mauvaises raisons, remplie de pommes pourries, n’arrivant jamais à la cheville de ses ambitions, ne respectant pas le soi-disant retour de Gomez/retour d’Eddie Murphy, mal dirigé, laissé à lui-même, sans intérêt, etc…

Laurence Anyways : Dolan, Dolan, Dolan, on associe son nom un peu trop facilement avec « génie ». On utilise le mot génie un peu trop facilement de toute façon. Mais dans son cas, ça lui monte un peu à la tête. Je n’ai rien contre les gens qui ont de l’ambition surtout ceux qui foncent pour réaliser leur rêve, j’ai donc beaucoup de respect pour Dolan. Jean-Claude Lauzon aussi avait beaucoup d’ambition et il était furax de ne pas avoir gagné à Cannes. Je crois que c’est bien d’être déçu et fâché, ça prouve que ce que l’on fait, on le prend au sérieux. Loin de moi l’idée de vouloir comparer Léolo et Laurence Anyways mais Lauzon était un cinéaste beaucoup plus mature qui maitrisait son art alors que Dolan à encore un du chemin à faire avant d’accoucher de son chef-d’œuvre (ça s’en vient, j’ai confiance). Dolan à un peu le problème de Tarantino, il est en amour avec ses dialogues au point où il n’est pas capable de prendre du recul et déterminer ce qui est inutile de ce qui est utile. C’est dans ce sens que le mot « génie » lui monte à la tête. Ce n’est pas parce qu’on écrit un film en 4 jours que ce que l’on chie sur une page est automatiquement intéressant et épique. Laurence Anyways s’apprécie par scène, comme si Dolan avait réfléchi une scène à la fois au point qu’elles n’ont pas toutes les mêmes qualités, la même utilitée. Le film semble donc décousu et sans rythme, ce qui rend les 159 minutes assez longues. D’autant plus que jamais on ne ressent ce qui unit Laurence et Fred, les principaux protagonistes, sauf le fait qu'ils crient, jamais on ne sent cette « amour fou », cette histoire d’amour épique qui est la raison d’être du film. Tout semble arriver de nul part comme lorsque Laurence déclare haut et très fort qu’il veut être une femme. Jamais on ne l’a senti prisonnier de son corps masculin (sauf si on compte le fait qu’il sue de la nuque et qu’il porte des trombones en guises d’ongles), mais comme son désir d’être femme est la raison d’être du film, ce n’est pas aussi dérangeant que la scène où Fred engueule Denise Filiatrault. Il n’y a rien qui nous prépare à cette scène non pas parqu’elle nous prend par surprise mais parce que rien nous permet d’y croire. Un peu comme la scène où Anne Dorval pète sa coche dans J’ai tué ma mère, Suzanne Clément pète la sienne alors que rien d’autre que le scénario ne le demande. Elle est supposée en avoir ras-le-bol de toute cette histoire alors qu'elle nous donne l'impression de n'avoir aucune patience puisque le film vient à peine de commencer. Ce qui nous laisse perplexe sur son amour pour Laurence. Le film est remplie de ce genre de scène où tout semble arriver de nul part pour ensuite nous donner de sublimes images métaphorico-symboliques qui alourdissent un peu le propos. Sans oublier les inombrables personnages inutiles et des costumes très 1980's qui clochent lors des scènes en 1999. C'est comme si Dolan, dans ses élans de génie, avait magistralement réalisé des scènes et les avait emboité une à l'autre en oubliant de paufiner son scénario pour créer un fil narratif tout en espèrant que le spectateur allait y croire autant que lui. C'est d'un manque de recul face à son oeuvre ou d'un manque de maitrise du langage cinématographique qu'il s'agit. Le problème que j'ai c'est que Laurence Anyways ne m'apparait aucunement personnel pour Dolan, simplement un objet cinématographique, comme si après 3 films, il n'avait plus rien à dire. Je sais j'ai l'air dûr envers le jeune Xavier mais c'est parce que je m'attends à tellement de lui que je ne veuz pas le voir s'enlisser dans la médiocrité. Jusqu'ici tout va bien, tout va très bien, même! 

Captain America : Captain America est, à ce que le titre nous indique, le premier Avenger. Félicitations Capitaine! Voulant à tout prix nous montrer que le flop de The Rocketeer il y a 20 ans n’avait rien à voir avec le talent de Joe Johnston, ce dernier nous concocte une histoire de super héros très élliptique. Pourtant la durée du film va au-delà du 120 minutes. Les premières 60 minutes sont intéressantes et amusantes par la suite, on ne peut que trouver le métrage un peu fade. La reconstitution d’époque est chouette et Chris Evans est bien dans le rôle titre et si j’étais une petite fillette de 12 ans, je serais contente d’être heureuse à chaque visionnement d’un film mettant en vedette Dominic Cooper. Mais comme j’aime les femmes en bikini et qu’il n’y en a pas dans Captain America, j’étais plutôt blâsé devant ce film qui visuellement à l’air artificiel. Rien ne semble vrai dans Captain America, tout semble CGI-esque. On dirait la suite de Sky Captain and The World Of Tomorrow. Peut-être que Sky Captain est le vrai premier Avenger?

The Devil's Rock : Il y a une fille rouge avec des cornes sur la pochettes, je me suis dit : Wow! Malade! La soeur du méchant de Legend dans son propre film!!! Avec des nazis!!  Ben non, c'est plate!









Tuesday, May 15, 2012

Réflexions sur de la cinématographication


Stake Land : Avec Mulberry Street, Jim Mickle avait réussit un tour de force, créer un film de vampires sous fond d’apocalypse avec un budget risible et ce sans jamais se moquer du genre. Avec Stake Land, Mickle nous donne pratiquement une suite à Mulberry Street mais il nous donne surtout un excellent film d’horreur. Mélange adroit de 28 Days Later et Mad Max, Stake Land est ce que j’ai vu de plus mature pour un film d’horreur dans les 5 dernières années. Ne ridiculisant jamais son sujet, sans jamais rien réinventer pour être cool et ne prenant jamais les spectateurs pour des idiots, Mickle nous arrive avec un film de vampire pseudo-religieux qui peut s’apparenter à Near Dark. Son (anti)héro ne la joue jamais cool mais toute en subtilité (contrairement au dude de Six-Strings Samourai par exemple). 

Stone Cold : Premier film mettant en vedette Brian « The Boz » Bosworth après une carrière comme linebacker pour les Seahawks de Seattle et probablement son meilleur dans une filmographie qui compte son lot de navets. Dans une période hollywoodienne où l’on cherchait à renouveler les stars de films d’action, Bosworth est arrivé au bon moment et en même temps que Gary Daniels, Jeff Speakman, Thomas Ian Grifith, Jeff Wincott, Billy Blanks, Jalal Mehri, Lorenzo Lamas(qui avait déjà une carrière) et etc… Stone Cold a été un succès au box-office alors que tout les autres acteurs mentionnés plus haut faisaient du Direct-to-video (sauf Jeff Speakman avec son Perfect Weapon qui eu un succès minime au cinéma mais comme tout le monde détestaient Speakman…)Bosworth est le seul de la liste à ne pas être un champion quelconque d’arts martiaux quelconques. Stone Cold est tout ce qui a de plus embarassant : acteurs inégaux, des torses d’hommes à la pelletée, de l’humour qui ne fonctionne jamais, un William Forsythe et un Lance Henricksen aux bords du cafouillages et pourtant, Stone Cold est divertissant. Il est difficile de décrire pourquoi tant de mauvais éléments mis ensemble fonctionnent. La finale est explosive et mémorable (c’est tout ce que je me souvenais du film). C’est comme si pour une rare fois, tout les artisans du film savaient qu’ils travaillaient sur une merde et sans vouloir rendre le film plus ridicule ou en faire une fausse parodie, avaient mis tout leur cœur dans le film pour avoir comme résultat un film de série-B incohérent et stupide, certes mais tellement divertissant qu’il en devient presque génial.  À quand un film d’action avec Chris Chelios? 

The Cabin In The Woods : Je n’ai jamais compris l’amour incommensurable que les amis des Internet vouent à Joss Whedon. Buffy The Vampire Slayer The Movie With Luke Perry est une pure merde alors comment justifier le succès de son adaptation télévisuelle. J’ai adoré Firefly et Serenity, mais un « amour incomensurable » pour tout ce qui est Whedon-esque? Je ne veux pas dire qu’il n’a pas de talent, je ne comprends tout simplement pas l’amour qu’on lui porte. Pas qu’il ne mérite aucunement d’amour dans son petit cœur mais plutôt parce que je suis incroyablement non-famillié avec l’œuvre de l’homme et suis incroyablement surpris du nombre de supporters que peut avoir quelqu’un qui me semble n’avoir rien créer de magicalement  magique. Je peux comprendre l’amour que l’on porte à Georges Lucas peut importe ce qu’il fait, même chose pour Akira Kurosawa ou Mick Collins ou Chuck Palahniuk ou Jacques Poulin mais Joss Whedon? Vraiment? Pourquoi pas. Toujours est-il que The Cabin In The Woods est un film d’horreur qui n’en est pas un. Il est difficile de parler du film sans vendre la moindre surprise. C’est ce que semble nous dire le marketing du film mais après 38 secondes on comprends très bien dans quel direction va le film tout comme on comprend les enjeux, la symbolique, les règles que l’on brise ainsi que les mises en abîme que l’on utilise pour nous faire comprendre le principe de la patente. Rien n’est aussi subtil ou cool ou intélligent que croit être le film. Par contre, rien de toute ça ne nous empêche de nous amuser, de nous faire surprendre à quelques occasions et de nous faire rire. The Cabin In The Woods n’est pas le chef-d’œuvre qu’il croit être mais il est tout de même inventif. On nous offre pour une rare fois des personnages attachants dont on ne veux en aucun cas voir mourir et on termine le tout de façon grand-guignolesque.

The Tracy Fragments : Avec l’arrivée du numérique au cinéma, il est devenue plus facile de tourner sans budget et le 7e Art est devenu accesible à tous. Du coup, il est également devenue plus facile d’expérimenter The Russian Ark en est un bel exemple. Time Code en est un moins bon. Mike Figgis a essayé de raconter 4 histoires en même temps qui s’entrecroisent sur un écran divisé en 4. Le problème avec ce genre de film c’est que la forme ne sied jamais au propos. Le film de Figgis en plus d’être chiant comme le rocher Percé, n’est en rien intéressant et son expérimentation est inutile dans le contexte qu’il nous donne. The Tracy Fragments, sans être un chef-d’œuvre ou une œuvre transcendante à une forme visuelle éclatée qui sert le propos peut importe si on aime le propos ou non. La forme et le contenu sont intrinsèquement lié et c’est ce qui rend le film de Bruce McDonald intéressant. Bien que l’on traite de la puberté et la perte de la virginité de Tracy (Ellen Page), le traitement visuel sert à nous expliquer les fragments de ses états d’âmes, les différents points de vue de ses mésaventures, plus elle se fâche ou s’enferme sur elle même, plus on multiplie ses états d’âmes. Avant l’arrivée du numérique un film comme The Tracy Fragments aurait été impossible à imaginer ou aurait été de toute évidence un flop puisque le film aurait bénificier d’un énorme budget et que personne ne serait aller le voir. Grâce à la technologie, un film comme The Tracy Fragments ne coûte presque rien (750 000$  canadiens), il peut donc être un flop noble.  

St-Trinian’s : Comédie britannique populaire (il y a eu suite), St-Trinian’s peut paraître un peu hors contexte pour un publique nord-américain. Les subtilités de l’humour peuvent nous échapper puisque l’humour est ancré dans un contexte socio-politico-educationel très britannique et l’action se situe dans un collège réputé pour filles seulements. N’empêche que St-Trinian’s est une comédie pseudo-féministo-girl-power fort amusante avec une brochette d’acteurs qui s’amusent comme des fous à commencer par Rupert Everett dans un double rôle et Colin Firth en ministre et ancien amant du personnage féminin joué par Everett. On multiplie les clin d’œil entre les deux puisqu’ils ont un historique cinématographique. Gemma Arterton est sexy comme jamais au point de faire faiblir un Russell Brand égal à lui-même, Juno Temple ne fait que passer, Lucy Punch est chiante comme à ses habitudes, etc. Il y a quelque chose de politically-incorrect dans le fait de voir une bande de filles mettrent en branle un plan pour dérober une toile de Vermeer et payer les créanciers pour sauver leur école. Mais bon, si c’était un film avec des gars on en ferait pas tout un plat et ce serait pas mal moins amusant. 

Voyage To the Planet Of The Prehistoric Women : Film russe dont on a refait la trame sonore et dont on a ajouté de nouvelles scène où des vénusiennes en bikinis se baignent dans un lac. Les scènes de bikinis sont assez inutiles par contre celles qui montrent les astronautes se promener devant des toiles représentant l’espace et les étoiles sont hilarantes. Des effets spéciaux moins qu’ordinaires rendent se film amusant. Dommage que les dialogues n’ont pas été ré-écrient de façon humoristique, tout est sérieux. Comme si on voulais absolument avoir du sens malgré tout plutôt que de s’amuser avec le matériel. Une belle chance de raté.

Lock, Stock And … : Pour les fans du film de Guy Ritchie, cette adaptation télévisuelle de son film scénarisé par Ritchie lui-même est pratiquement supérieure. On y retrouve le même humour, les mêmes personnages de truands amusants ou de mafieux idiots et le même genre d’intrigues foireuses. Visuellement la série est mieux maitrisé que le film et chaque épisode (sur 7) donne l’impression d’être un mini-film ou une suite au film de Ritchie. Pour tout ceux qui croient que Ritchie est un génie ou une pale copie de Tarantino, cette série est pour vous. Pour les autres qui croient, comme moi, que le remake de Swept Away est ce que Ritchie à fait de mieux, cette série est aussi pour vous.

Rachel Getting Married : Le film précédent de Jonathan Demme, The Truth About Charlie sorte de remake de Charade et pseudo-hommage à la Nouvelle Vague si on pense que la Nouvelle Vague se définie par une caméra portée, une improvisation inutile et une liberté sur les lieux de tournages choisis, était extrêmement raté tan t au niveau du remake qu'au niveau de l'hommage. Avec Rachel Getting Married on a l’impression que Demme veut faire un film du Dogme 95 tout en faisant un hommage au Festen de Vinterberg et au cinéma de Cassavetes. La caméra épaulée est sublime, les acteurs le sont tout autant mais le film est d’un ennuie mortel. Extreme, même. C’est un peu réducteur mais si vous êtes un fan fini de la scène de marriage de Melancholia ou The Deer Hunter, Rachel Getting Married sera pour vous jouissif. Au-delà des longueurs, le film de Demme est formellement bien maîtrisé et beau, dommage que les personnages soient aussi laids et détestables.

Abraxas : N’ayant pas vu le film depuis plusieurs années (je me rappelle avoir eu l’affiche du film, pas sur mon mur mais dans une pile d’affiches quelconques qui ont fini détruitent dans le foyer de la maison familiale), j’ai été surpris de constater qu’au niveau du montage, c’est beaucoup plus décent que dans mes souvenirs. Avec le budget qu’ils ont eu et la direction photo soit trop sombre soit en rien aidé par des mouvements de grue ou de travellings qui vont à l’encontre du langage cinématographie, Abraxas est d’une hilarité incroyable. Il faut dire que lorsque notre héro est joué par un Jesse Ventura presque chauve et le méchant par Sven-Ole Thorssen (un sosie de Billy Bob Thornton du temps ou Thornton souffrait d’embonpoint. De plus les deux acteurs ont un prénom composé et un nom qui se ressemble) on ne peut s’attendre à un grand cru. Délivrant ses dialogues comme s’il faisait un discours politique, Ventura, l’ancien gouverneur du Minessota, semble être le seul à croire à ce film canadien de science-fiction qui n’a de science-fictionesque que les pistolets ainsi que quelques effets spéciaux, lors de téléportations par exemple, qui même à l’époque de production du film étaient des années en retard. Abraxas est un peu une imitation de The Terminator si l’on prenait le synopsis du film de Cameron et on le brassait pour ainsi changer et mélanger les événements du film, et arriver avec un tout autre film INCROYABLEMENT ORIGINAL.

Baby Cart at The River Styx : La suite des aventures de Lone Wolf & Cub, cette fois ils se retrouvent dans un village et tuent des villageois….un peu comme… dans le 1er film… mais cette fois… non…c’est une copie du 1er film. Avec du sang en assez grande quantité. La fluidité des combats est de loin supérieure et le montage est beaucoup moins inepte que lors des premières aventures. Cette fois, la rétine nous permet de comprendre ce qu’il s’y passe. On a ajouté aux geysers de sang et beaucoup de tête coupées qui roulent sur le sol. Je me demandais comment ils allaient réussir à rendre plus malaisante la scène de sexe puisque dans le film précédent…isshhh. Ils ont répondu à ma question en montrant tout simplement Lonewolf forcer une femme à coucher avec lui. J’imagine que c’est une façon cinématographiquement japonaise de démontrer toute la virilité du personnage. Il la veut là, maintenant et la femme qui refuse ses avances, trop gênée par son excitation ne demande pas mieux que d’être forcée à assouvir ses vils instincts par un homme tout en masculinité. Moi, j’appelle ça un viol.

Mafia VS Ninja : Le titre du film est beaucoup plus excitant que le film lui-même. En fait, il n’y a pas vraiment de ninjas et il est très difficile de savoir qui fait partie de la mafia puisqu’un asiatique vêtu d’une chemise et d’un pantalon peut aussi bien passer pour un mafieux que pour un comptable. Toujours est-il que le film ressemble à n’importe quel truc que nous à servie la Shaw Brothers dans les années 1980.

ATM : Probablement le pire film à jamais avoir été fait, ATM est insultant sans bon sens. La réalisation est compétente surtout pour un budget de 3 millions de patates et les acteurs biens que jouant des personnages idiots sont corrects mais c’est au niveau du suspense et surtout du scénario que tout est exécrablement idiotiquement détestable. Le suspense est inexistant mais ce n’est pas tellement grave, ils ont essayé fort, j’en suis sûr. Par contre, au niveau du scénario, je ne comprends pas comment personne sur les lieux du tournage ne s’est rendu compte que tout était foireux. Parfois il faut suspendre notre incrédulité, mais quand en plus il faut faire comme si on n’avait jamais vu de films, jamais écouté la  télévision, lu de livres et écouter la radio, il me semble qu’il y a des limites à notre incrédulité. Il me semble. Ou c’est peut-être juste moi. Je m’explique : l’histoire est celle de 3 collègues de bureau (une fille, deux hommes) qui après une fête de bureau décide d’aller manger des pâtes ou des sushis, ce n’est jamais vraiment clair, comme ils n’ont pas d’argent, ils décident d’arrêter dans un guichet automatique et sont pris en otage par quelqu’un avec un manteau. On veut nous faire croire qu’il est un tueur sadique mais non, il est seulement un gars avec un manteau. Jusqu’ici c’est intriguant. Le guichet automatique est le genre en forme de cabine que l’on retrouve dans les stationnement de centre commercial, c’est pas super populaire au Québec mais j’en ai déjà vu un à Brossard. Jusqu’ici tout va bien. Voilà où tout tombe en couille : il décide d’aller au guichet au milieu de nulle part à 2am, ils stationnent leur voiture à environ 5 minutes à pied du guichet au lieu de stationner à côté, ils décident d’y aller les 3 alors qu’un seul d’entre eux à besoin d’argent, ils laissent leur cellulaire et autres sacoches dans la voiture. En sortant du guichet, ils voient un homme avec un manteau qui les regarde et au lieu de sortir et d’aller vers leur voiture et câlisser leur camps, prennent pour acquis que l’homme au manteau est un tueur qui veut les trucider. Alors ils restent dans le guichet. Toujours est-il qu’il est 2am et qu’ils sont au milieu de nulle part et qu’il n’y a personne sauf bien sûr un amoureux des animaux qui promène son chien dans le stationnement, peut-être par le plus grand des hasards ou peut-être est-ce sa routine habituelle on ne le saura jamais puisqu’il se fait éclater la tronche par l’homme au manteau. Nos 3 zigotos, au lieu de partir avec leur voiture, crient et pleurent dans le guichet. Ils veulent téléphôôôôner aux policiers mais le cellulaire est dans la voiture, etc… Quand je dis qu’il faut suspendre notre incrédulité… On a même droit à l’insulte fatale que l’on voit venir 15 minutes d’avance mais que jamais au grand jamais on pourrait croire que le scénariste veut nous insulter à ce point : L’homme au manteau entre dans le guichet, se fait attaquer par les 2 personnages masculins, ils le tuent pour se rendre compte qu’ils se sont trompés, ce n’est pas le méchant tueur mais un simple habitant de la ville qui va au guichet, lui-aussi à 2am au milieu de nulle par, à pied et qui porte EXACTEMENT le même manteau que l’homme au manteau. C’est vous dire à quel point ce manteau est à la mode. MESSAGE D’INTÉRÊT PUBLIQUE : L’hiver prochain, ne porter pas votre manteau Canada Goose, trop populaire, il pourrait vous mettre dans des situations facheuses d’erreur sur la personne. L’insulte finale est bien sûr quand les policiers arrivent sur les lieux, qu’ils examinent une seule des 3 caméras du guichet pour s’apercevoir que le méchant au manteau est aussi un génie de l’informatique et un monteur hors pair puisqu’il a coupé tout les bouts du films ou il apparaît ce qui a automatiquement comme effet, pour les policiers, de croire que le survivant de ce drame horrible est le tueur au lieu de chercher à comprendre pourquoi il y a des éllipses sur l'enregistrement vidéo. En espèrant que le succès de ATM ne donnent pas aux producteurs l'idée de faire une suite dans un drive-through d'un Harvey's ou un Jack In the Box.

Conan The Barbarian : Depuis le flop de Conan The Destroyer, Conan à été mis sur les tablettes en attendant le bon moment pour le réssusciter. On a penser à Vin Diesel, surtout depuis le plan final de The Chronicles Of Riddick où il est assis sur son trône tel Schwarzenegger dans la scène finale de Conan The Destroyer. Mais voilà que c’est  Jason Momoa, hawaien de formation qui hérite du rôle du Cimmérien. Momoa est photogénique et charismatique mais il n’est pas Conan, il est un Hugh Jackman des pauvres, ce qui est un compliment puisqu’il aurait pu être un Kevin Sorbo des pauvres.
Momoa est bien mais dans autre chose que Conan. On donne donc les rennes du films au barbu nordique Marcus Niespel, le roi du remake bidon. Celui dont le remake de Pathfinder n’arrive pas à la cheville de Valhalla Rising. Niespel est très bon pour filmer en forêt et dans la boue mais lorsqu’il doit ajouter des effets spéciaux en 3D, il a un peu de difficulté. D’autant plus qu’on a l’impression qu’il s’est souvenu que le film est en 3D que 15 minutes avant la fin. Il enfile donc des scènes sur fond vert qui parraissent vraiment mal dans un environement en 2D. Le film ressemble comme deux gouttes d’eau à Pathfinder au niveau visuel et au niveau de l’histoire et des costumes et au niveau de la véracité historique. Tout le monde parle comme s’ils étaient en 2010, pas d’accent, pas de slang de l’époque médiéval, il faut dire que c’est en 3D, on doit donc être de son temps. Jouant la fille en détresse, Rachel Nichols à décidée de se dévêtir dans une scène de sexe ultra quétaine. C’est que voyez-vous, Conan est un homme à femmes ultra macho du genre qu’il regarde une fille, lui fait un clin d’œil et l’aggrippe par le bras pour ensuite l’emener au pieux. Ce qui nous laisse croire qu’il est une sorte de sex machine en puissance et que les femmes « marche drôle » après être passé dans son lit, lui qui semble les traiter comme de vulgaires objets vaginaux. La scène de sexe est donc risible puisqu’il traite Rachel Nichols en toute sensualité sur une motte de foin dans une grange avec travellings circulaires autour du couple et fondus enchaînés tel la scène de sexe dans Top Gun la musique de Berlin en moins. Il y a une quantité incroyables de liquide rouge qui coule à tout bout de champs et dont on veut nous faire croire qu’il s’agit de geysers de sang. Le sang à l’époque des vikings est incroyablement liquide, si on se fit à Niespel, on dirait une sorte de kool-aid. Le sang à beaucoup changé depuis ce temps, maintenent il est beaucoup plus épais. Peut-être aussi est-ce dû au fait que je n’avait pas mes lunettes à 3 dimensions. Peut-être qu’une dimension de plus, donne une épaisseur de plus au liquide, qu’en sais-je.

Suicide Girls Must Die : Le but des DVD des Suicides Girls est bien sûr de montrer de jolie jeunes filles tattouées qui nous montrent leur seins parce qu’elle sont cute pis toute. Comme leur talent s’arrête au mamellons percés on peut donc dire qu’elles sont une forme d’agace-pissettes des Internets. Sans vouloir passer pour un sexiste, elles ont l’air gentilles et pleines de bonnes valeurs mais à part leur g-string, leur tattoos de dragons entre les seins et leur vernis à ongles fluo, elles n’ont pas beaucoup d’ambitions que de poser nues pour un site Web pour pervers. Bref, Suicide Girls Must Die est un pseudo-film, pseudo-d’horreur à la manière d’une pseudo-télé-réalité. Beaucoup de pseudo, très peu de concret. Absoluement rien ne fonctionne dans ce film. Sur les 90 minutes que durent le métrage, les 62 premières minutes ne servent qu’a montrer des seins et des poils pubiens. D’accord, on a vu pire, mais on a surtout vu mieux. Pendant un shooting pour un calendrier des Suicide Girls dans un chalet au Vermont, les filles disparaissent une à une sans que l’on comprenne pourquoi. Y aurait-il un meurtrier dans la forêt? Peut-être, mais on s’en câlisse. Le montage est epileptique et amateur un peu comme le vidéo clip de Mario Benjamin, les meurtres que l’on voit sont extrêmement mal filmés et mis en scène. Le plus insultant est l’illogisme. Comme tout est tourné comme une télé-réalité, les filles se confient à la caméra comme dans Occupation Double, même après avoir découvert le cadavre d’une des leurs, elles parlent à la caméra racontant comment elles ont fait la macabre découverte. Si j’étais dans cette situation je me foutrait pas mal d’aller raconter à la caméra mes états d’âmes. La conclusion est que bien sûr, tout ceci est une blague manigancée par Suicide Girls Inc. On est supposé croire qu’elles ont été mêlée à leurs dépents aux meurtres de leur copines alors que les cadavres respirent encore. Mon humble avis c’est qu’elles ont voulu les mêler à leur insu à une intrigue de disparition mais rien n’a fonctionné comme prévu au tournage et elles ont dû tourner des scènes additionnels pour que tout s’emboite. De toute façon comment peut-on être en situation de crise où des filles meurent ou disparaissent et que l’on continuent à se faire filmer par 3 caméramns sans que ça nous dérange. J’imagine que les Suicide Girls aiment bien être sous le sprojecteurs mais il y a des limites à vouloir montrer nos seins en situations de crise. En complément je dirais que pour les pervers et les pédophiles Suicide Girls Guide To Living, est tout aussi remplie de seins et de tattoos. Si vous voulez voir des filles nues vous montrez comment faire un noeud de cravate, comment rouler un joint ou comment tuer des vampires sous fond de musique rock alternative, procurez-vous immédiatement le DVD et restez, vous aussi ébahi devant autant d'inepties. Vous aurez la chance de voir comment des filles qui se prennent pour la crème de la crème en matière d'être humain vous expliquer la signification de leur tattoos ou leur plan pour le prochain  tout en étant condescendante en vous expliquant que si vous les rencontrez par hasard dans un bar, n'allez surtout jamais leur demander ce que signifie leur tattoo, elles sont beaucoup trop cool, spéciale et différentes de vous pour répondre à vos questions de mardes. Ou peut-être n'ont-elles tout simplement pas un inventaire énormes de mots dans leur vocabulaires pour s'exprimer.

The Innkeepers : Ti West aime les films d’horreurs, il en réalise tout plein et est très prolifique pour un garçon d’à peine de 31 ans (6 films en 7 ans). Avec The House Of The Devil, il est devenu l’ami des Internets et ceux-ci on pu lui pardonner Cabin Fever 2 (dont il s’est détaché du projet quand on lui a empêché de faire le montage). The Innkeepers est sont film le plus aboutit et une version intélligente de Paranormal Activity. Dans une ambiance très 80’s, The Innkeepers prend son temps et réussit à faire peur. Une histoire de fantômes dans un hotel, peut rappeller Ghost Story mais en beaucoup plus réussi tout en gardant ce côté réaliste dont Paranormal Activity utilisait de façon ratée. Bien que la scène où la protagoniste descend au sous-sol est assez insultante, l’image finale du film donne des frissons dans le dos. À voir.

Fuck, A Documentary : Documentaire sur la provenance historico-importante du mot FUCK. Est-ce utile? Vraiment pas. Est-ce instructif? Plus ou moins. Mais il y a un soucie de recherche et de concision qu’un film comme The Aristocrats n’a absolument pas. Est-ce un compliment? Bof.

Machete Maidens : Suite au succès du documentaire This Is Not Hollywood, film extrêmement bien fait, instructif et amusant tout en étant anecdotique sur les films d’exploitations australiens, on récidive avec Machete Maidens. Cette fois on traite des films d’exploitations tournés aux Philippines. On essaie de profiter du succès du film précédent et ça paraît. D’autant plus que le sujet est beaucoup moins intéressant. Encore une fois on fait appel à John Landis (qui est aussi dans American Grindhouse et plein d'autres documentaires récents sur les films d'horreur ). Encore une fois, je n’ai rien contre Landis mais il me semble qu’il n’a fait qu’un seul film d’exploitation dans sa vie alors que Allan Arkush et Joe Dante on travaillé pour Roger Corman comme monteurs de bande annonces de films tournés dans les Philippines. Il a selon, pas vraiment sa place. Le côté visuel est beaucoup moins intéressant que le film précédent et les anecdotes de tournages aussi. D’autant plus que la moitié des producteurs philippins sont morts aujourd’hui alors c’est leurs progénitures qui parlent à leur place. Pas aussi excitant que de voir Brian Trenchard-Smith ou Georges Miller (le vrai) raconter leur expérience de tournage.

Hostel Part III : N'étant pas un fan de la série, je dois admettre que l'ambiance crade rendait les deux films de Eli Roth intéressants. Le côté humour adolescent et une histoire qui se résume en 2 lignes nous donnaient l'impression que Roth est un paresseux qui préfére nous montrer des meurtres horribles que de paufiner une histoire solide. N'empêche que le suspense du premier film fonctionne et que le côté "on inverse tout pour la suite" du second film fonctionne aussi. Pour le 3e film, l'amant de Tarantino quitte le navire et donne les renes à l'amant de Sam Raimi, Scott Spiegel, un réalisateur qui s'intéresse davantage à placer la caméra à des endroits biscornues et ainsi donner des POV étranges plutôt que de servir un scénario qui pourrait mieux paraitre sous une direction plus conventionelle. Hostel Part III est une version trash de The Hangover puisqu'on amène l'intrigue de l'Europe de l'est vers Las Vegas. On peut aussi penser à une version 2.0 de Best Of The Best 2 si on remplace les combats clandestins par de la torture porn. Le film ressemble à n'importe quel imitation de Hostel qu'on a pu voir depuis, il a par contre l'avantage d'avoir une surprise dans sa scène d'ouverture et une autre en milieu de parcours. Par contre, une surprise au premier tiers fonctionne à moitié et la finale est ridicule et prévisible. Pour ceux que ça intéresse, les meurtres sont inimaginatifs et malaisement misent en scène. La finale n'a aucun suspense mais elle comporte son lot de bras tranchés et de visages fendues. Tout le film sonne un peu faux pas à cause du scénario mais à cause de la réalisation et la direction d'acteurs.  

Cowboys & Aliens : Avec un titre ultra cool qui laisse place à l'imagination, au divertissement et à l'originalité, il est surprenant de constater que le film de Jon Favreau est incroyablement ininspiré et désastreux. Il est d'autant plus surprenant de s'apercevoir que 3 scénaristes ont pondu une histoire que 5 autres scénaristes ont développés et que le résultat final est un grand vide remplie d'explications pour faire concorder, j'imagine, les idées de tout le monde sans jamais vraiment arriver à la cheville de son titre ou des attentes du spectateurs. Comme si le mélange des genres qu'on nous promets n'en était jamais un. Tout sonne faux, le côté western-esque, sauf pour les 5 premières minutes qui sont excitantes et prometteuses, ont tout l'air d'un western de studio où les acteurs jouent comme s'ils étaient à New York en 2012. Harrison Ford perd son temps, Olivia Wilde aussi dans un rôle étrange qui ne sert qu'a donner des explication aux spectateurs ou a boucher les trous du scénario mais qui ne fait que rajouter des trous scénaristiques. Le film est un fiasco incohérent d'idées mal définies et de surexplications boiteuses pour faire plaisirs à tout les scénaristes plutôt que de divertir le spectateur. Un gros ratage. 

What's your Number? : Juste avant le succès surprise de Bridesmaids, What's Your Number? est passé innaperçu sur nos écrans nord-américains. Il faut dire que cette comédie romantique  est assez terrible mais au niveau de l'humour, ça se rapproche de Bridesmaids. Un peu vulgaire, un peu drôle. Adaptation d'un roman de chick lit et ça se sent avec ses répliques assassines simplistes sur les hommes et un humour féminin rassembleur. Le film est une suite de scènes inutiles assez mal développées qui agissent comme une peinture à numéro plutôt que de faire avancer l'action ou nous expliquer quoi que ce soit sur lesperonnages, Une suite de scènes où l'on voit les ex de la protagoniste sans jamais dépassé l'anecdote ou être plus explicitif que ce que l'on a vu dans la bande annonce. N'empêche que Anna Faris y est excellente, drôle et sexy et qu'elle à une très bonne chimie avec Chris Evans. Dommage que tout soit tellement prévisible et mal écrit. 

Fright Flick : Qui dit budget risible pour un film d'horreur (100 000 bidous) dit mauvais film. Ce n'est pas que le budget rachitique fait en sorte qu'un film soit mauvais, mais lorsqu'il s'agit d'un film d'horreur, on peut être sûr que plus le budget est petit, plus le film utilisera un humour minable pour faire croire que les mauvais acteurs, le mauvais scénario et l'amateurisme du projet est voulu. Fright Flick ne fait pas exception à la règle. Des acteurs horribles jouant des homosexuels caricaturaux et des femmes nues montrant leur seins sont mêlés à une intrigue bidon de tueur sur le plateau de tournage d'un film d'horreur à petit budget. Tout simplement terrible. 




Thursday, April 19, 2012

Réflexions sur de la cinématographication

Ctrl+Alt+Delete : Un peu comme American Pie où un garçon insère son pénis dans une tarte aux pommes, ici, le protagoniste insère son engin dans un ordinateur. « Pie Fucker » est plus amusant à dire que « Computerfucker » ou « hardware rapist ». Dans ce qui est visiblement une comédie sur le 9à5 dans un bureau à-la-Office-Space, Ctrl+Alt+Delete, n’arrive pas à la cheville du film de Mike Judge. Sans être désagréable et tout en étant relativement drôle, le film souffre d’une histoire qui ne va nul part et d’acteurs trop caricaturaux pour être crédibles. Si tout ça était un sitcom avec rires en canne, ça passerait, mais en tant que film, c’est un peu long pour finalement pas dire grand chose. Dans un registre similaire mais complètement mieux maitrisé, écrit et joué, (untitled) de Jonathan Parker est de loin supérieur. C’est comme si la partie sarcastico-ironique ne fonctionnaient qu’à moitié. C’est souvent le cas dans ce genre de comédie où un scénariste-réalisateur essaie de recréer des anecdotes de bureaux qu’il/elle a vécu, mais sans conviction.

Three Musketeers in Marvellous 3D: Toute l’œuvre cinématographique de Paul Thomas Anderson est magistrale, selon moi. De Hard Eight à There Will Be Blood en passant par ses videoclips. Il a la prétention d’avoir le talent de ses ambitions et c’est ce qui le rend unique. Bravo! Paul WS Anderson, lui, tout ce qu’il touche se transforme en grosse marde. De Resident Evil qui ne ressemble en rien au jeu à Soldier avec la pire performance de la carrière de Kurt Russell en passant par le remake de Death Race 2000 qui a peu de lien avec l’original. Se croyant le roi du divertissement léger pourquoi ne pas s’attaquer au chef-d’œuvre de Dumas s’est-il dit. L’adaptation de Richard Fleisher est un peu désuète (mais beaucoup plus amusante) alors actualisons-là pour la génération Ipod. C’est probablement là que lui est venu l’idée d’ajouter des dirigeables et une intrigue bidon d’agents secrets. Les jeunes aiment ça les agents secrets : Cody Banks pis sa gang. Surtout en 3D. La troisième dimension donne toujours l’impression d’être là pour vrai, d’être seul parmi les CGI. Jamais je n’ai vu un film où l’on ne savait pas qui sont les personnages et leur fonction. Qui sont les méchants? Orlando Bloom semble apparaître de nul part avec tout son talent, Madds Mikkelson apparaît pour mieux disparaître pour ensuite apparaître de nouveau laissant le spectateur pantois devant sa présence, lui qui ne se souvenait plus que Le Chiffre jouait dans ce film. Christoph Waltz semble se demander pourquoi il est là tandis que Til Schweiger… je ne me souviens pas l’avoir vu une fois. Il faut dire que Anderson semble plus préoccupé par les courbes de sa femme, par la moumoutte de D’Artagnan qui semble être le 4e Jonas Brothers, par l’illogisme ballistique et par l’élimination le plus souvent possible de toutes références à l’œuvre de Dumas. On dira ce qu’on voudra mais la version Disney de 1993 avec Rod Steward, Sting et Bryan Adams est bien meilleure.

In Time : In Time c’est le film où Olivia Wilde joue la mère de Justin Timberlake. C’est aussi le film où tout le monde est beaucoup trop beau. Andrew Niccol à l’habitude d’écrire de bons scénarios science-ficitonesques (sauf son Lord Of War qui n’est pas de la science-fiction). C’est un peu le Michael Crichton du cinéma. In Time souffre du fait que Niccol est persuadé que son récit est béton alors qu’il lui est difficile de nous montrer un futur où le temps est devenue une monnaie d’échange sans qu’il ait à le répéter 58 fois autant visuellement qu’en dialogues. Tout devient extrêmement redondant très rapidement puisqu’on passe environ 1 heure à nous décrire de façon pas tout à fait réussie, le contexte socio-politique de ce futur. On ne comprend jamais vraiment comment fonctionne cette façon qu’on les gens de payer avec du temps en frotant leur poignet sur le poignet de quelqu’un d’autre. Peut-on refuser un paiement? Comment se fait-on voler du temps si on n’accepte pas le poignet de l’autre? Comment quelqu’un décide s’il donne ou reçoit du temps? Ensuite on nous embarque dans un récit de faux-kidnapping qui devient rapidement un genre de Bonnie & Clyde meets Robin Hood sans grande conviction pour ensuite devenir une course contre la montre avec un Cilian Murphy en méchant de service qui ne sert absolument à rien. On nous montre aussi une bande de voleurs de temps qui se promènent en vieux bolides et portant fièrements des chemises à gros cols. Il n’arrive jamais vraiment rien de satisfaisant avec cette bande de voyous, c’est à se demander pourquoi on nous les montres. In Time est remplie de sous intrigues qui j’imagine, à la base avait un but mais une fois le montage final créée pour vendre le plus de billets de cinéma possible, on nous a servi cette version du film où il y a beaucoup trop d’éllipses, beaucoup trop d’explications et beaucoup trop de lignes directrices pour très peu de réponses, de divertissements et de satisfaction. Un gros foutoir. Même les figurants ne semble pas vraiment comprendre se qu’ils doivent faire, il déambulent comme dand le clip de Thriller, les maquillages en moins.

The Dark Lurking : L’affiche du film est impressionante étant donné le budget et la qualité du film. Un genre de pseudo-mélange de Aliens, Fortress et un film de Jeunet-Caro (pour le visuel) The Dark Lurking est incroyablement peu impressionnant une fois que les acteurs se mettent à déblatérer les pires répliques du monde avec à peu près zéro talent. Les effets spéciaux sont très bons autant les maquillages des créatures que les explosions de liquides étranges. Visuellement, on utilise les décors de façon convaincante et on a l’impression que le film est beaucoup plus dispendieux, rivalisant avec des trucs de la trempe de Alien mais tout est filmé de beaucoup trop près et comme si le caméraman avait le Parkinson. D’un point de vue « action », le film en donne étrangement beaucoup plus que la moyenne, d’un point de vue « montage » le film est un peu saccadé à cause, j’imagine, d’un budget restreint qui nous empêche de jouir d’une certaine fluidité dans les scènes d’action. Ce qui aurait pu être une bonne série-B sans prétention se transforme en test d’endurance non seulement à cause des pires dialogues jamais écrit mais surtout à cause des mauvais acteurs qui les déblatèrent. Jamais autant de clichés dialogués n’ont été entendu dans le même film. D’autant plus qu’en nous servant des personnages stéréotypés, on s’arrange pour qu’ils soient bidimentionels en plus d’être incroyablement faux tant qu’à leurs réactions et leurs actions dans une situation qui demande beaucoup plus de réalisme. Les soldats agissent comme des soldats en étant tout muscles et en utilisant des tons de voix robotiques et sans émotions, les filles crient, chialent et défient l’autorité de façon pathétique et les scientifiques ont évidemment des agendas secrets et sont très méchants dumoins c’est ce que leur ton de voix condescendant et remplie de machiavelitée nous laisse croire. Non seulement les dialogues atroces nous font friser les oreilles, mais en plus ils sont dit sur des tons ridicules qui frisent la parodie et qui vont à l’encontre du réalisme de la situation dans laquelle se retrouvent les pseudo-personnages.

Chalet Girl : Chalet Girl est le genre de film qui a fait la renommée des années 1980. Des gens sur une station balnéaire et tout ce que cela implique de sexe, drogue, party en tout genre, histoire d’amour éphémère et de etc… pis toute. Chalet Girl n’a donc absolument rien de particulier mais n’essaie jamais d’être vraiment plus que ce qu’il est, une comédie-romantique dans les Alpes. Il n’est donc pas recommandable de courir au club vidéo le plus près (une rareté) pour mettre la main pendant 24h sur une copie du DVD de Chalet Girl. Par contre, si vous le faites, vous serez récompensé par la présence de l’irrésistible, charmante et incoyablement jolie Felicity Jones dans le rôle principal de la fille du chalet.

Dead Heads : Voici une idée farfelue et complètement originale pour un film d’horreur : une comédie pseudo-romantique …..avec des zombies. Hein! Hein! Vous ne l’avez jamais vu venir celle-là! Imaginez! Des zombies et une histoire d’amour avec des non-zombies! Où vont-ils cherchez ces idées, je me demande! Toujours est-il que Dead Heads est pas mal moins pire que ce que ça a l’air et moins pire que ce que mon ton condescendant ne le laisse préssentir.

Chrome Skull : Laid To Rest de Robert Hall est un slasher qui sans réinventer le genre, demeure une réussite pour les fans du genre grâce entre autre à de superbes effets spéciaux (Hall est un spécialiste en SFX) et un montage qui nous permet d’apprécier les meurtres tout en gardant un certain suspense. Par contre, au niveau des acteurs, Laid To Rest est tout simplement extremement mauvais car Hall en plus de faire du film sa carte de visite derrière la caméra, se sert du film comme carte de visite pour sa femme actrice qui joue le rôle principal. Probablement la pire actrice ever. Chrome Skull est la suite de Laid To Rest. Au niveau des acteurs on est allé chercher Brian Austin Green, Danielle Harris et Thomas Dekker, ce qui est déjà beaucoup mieux. On raconte donc la suite des aventures de Chrome Skull, le tueur au masque de chrome et aux armes blanches plus afilées les unes que les autres. En créant un nouveau croquemitaine à la Michael Myers, Hall réussi avec ce tueur sans visage par contre au niveau de l’histoire, il essaie beaucoup trop de donner des airs de film culte à cette série qui n’en ai qu’à son 2e film. On ne comprend jamais trop ce qui pousse le méchant à vouloir recréer « l’œuvre « de Chrome Skull alors que la série de meurtres du premier film est à peine en cours d’enquête. Chrome Skull n'est quand même pas Charles Manson, à moins que Chrome Skull soit Charles Manson... Mais bon Chrome Skull n’est pas à une invraisemblance ou incohérence près. C’est d’ailleurs dans ce film que l’on apprend que l’on peut se faire tatouer un gros crâne sur le torse en environ 15 minutes, incluant la guérison. On apprend qu’il est également aussi simple d’avoir le crâne rasé comme Yul Bryner en moins de 5 minutes avec un rasoir électrique. Imaginez, la fameuse coupe de cheveux du Roi de Siam en 5 minutes dans le confort de votre foyer. L’effet de surprise qu’a laissé Laid To Rest est disparu et Chrome Skull est un film mal réalisé où le suspense est inexistant et où l’on se fiche pas mal de tout les personnages. On comprends certaines tournures scénaristiques, mais elle sont beaucoup plus cool sur papier qu’une fois filmé et mal monté.

Killing Bono : Un peu comme Backbeat qui racontait l’histoire du 5e Beatles Stuart Sutcliffe, Killing Bono raconte celle du pseudo-peut-être 5e membre de U2. Croyant avoir affaire à une comédie où le(s) musicien(s) fâché(s) de ne pouvoir jouir du même succès que le fameux groupe Irlandais, essayerait(ent) d’assassiner Bono, je me retrouve devant une pseudo-comédie très sérieuse. En fait, jamais on ne se paie la tête du charismatique chanteur/homme aux-3000-opinions-sur-tous-les-sujets-possibles. Au contraire, on est très respectueux et on nous montre U2 comme de gentils garçons qui malgré leur ambitions de réussir à tout prix, sont restés eux-mêmes. C’est super cute! L’acteur principal à des airs de Eric Bruneau et je l’imaginais très bien jouer le protagoniste, il y avait le même manque de talent dans une redingote en cuir brune.

Shark Night : Pourquoi titrer un film Shark Night quand en fait il s’agit de rednecks qui torturent de jeunes adultes et par un hasard (ou non), des requins vivent dans les environs. J’aurais titrer le film Redneck Night With Some Sharks In The Background, Sometimes, But Not Always. Oui il y a bien un requin ou deux mais la menace vient d’ailleurs. Alors pourquoi mentir en titrant Shark Night? C’est comme si on titrait E.T., Le Vélo devant la lune ou Monsieur Lazhar, Le Juge André Robitaille ou encore The Matrix, The Man Who Walks On Walls In Slow Motion While Dodging Some Bullets In A Long Leather Trenchcoat. Toujours est-il que des rednecks nourrissent des requins pour le fun. En 3D. Ce qui ne veut pas dire grand chose quand on se rend compte que la troisième dimension sert à montrer des bout de maison qui explosent ou des darnes de requins qui s’envolent dans ton visage. Un peu comme Jaws 3D. Des bouts de poissons, comme c’est excitant en 3D! On a vraiment l’impression de vivre une « expérience cinéma ». Si Shark Night avait le tiers de l’humour de Pirahnna 3D The Remake, ce serait déjà plus agréable. Mais comme on préfère être désagréable….

Another State Of Mind : Documentaire qui n’en est pas vraiment un, Another State Of Mind nous montre une tournée canado-Américaine de Youth Brigade et Social Distortion au début des années 1980. Tout est filmé de façon chiante avec une caméra à 18$. Il faut dire que si les documentaristes auraient plus d’argent ça aurait été anti-punk et aurait par le fait même été à l’encontre du film et de ce qu’ils veulent démontrer. D’autant plus que Mike Ness et sa bande ont beaucoup de problème ne serait-ce qu’à ce payer un sandwich par jour alors s‘il fallait que les documentaristes mangent des sushis à Winnipeg pendant que les gars de Youth Brigade trainent avec la vermine winnipegoise pour partager une soupe à 6, ce serait insultant. Toujours est-il que Another State Of Mind se veut un documentaire sur le mouvement punk californien sans jamais expliquer son canevas de base. Le film n’est qu’une suite d’images où la punkattitude fait mal paraître la philosophie derrière le mouvement. Qu’ils soient jeunes, qu’ils portent des perfectos et qu’ils portent des coupes de cheveux bizarres semblent être plus important que ce qu’ils représentent. On ne peut se plaindre que la fille dans un dinner montréalais ne veut nous servir un café quand on prend son établissement pratiquement en hotage en lui faisant peur à 3 heure du matin. On a droit au témoignage de Manon, une punk québécoise qui nous explique sa façon de penser de façon extrêmement maladroite dans un anglais complètement francisé d’un accent malaisant. Mais ce n’est rien devant le témoignage de Marcel qui nous explique je ne sais trop puisqu’il sort d’un hopital puisqu’on lui à casser la gueule à cause de sont style vestimentaire. Marcel peut à peine être audible lorsqu’il parle mais avec toute sa fierté punk, il nous invite à venir se suicider avec lui(WTF?). Montréal Punk City? On a droit à un Mike Ness pré-tattoo qui m’a tout l’air d’un idiot qui peut à peine s’exprimer et à un Ian McKaye au sommet de sa coolité (chose qu’il n’a jamais perdu depuis 1978). Another State Of Mind frise le ridicule à chaque fois qu’il essaie d’entrer en profondeur dans son sujet. Comme par exemple quand quelqu’un nous explique les différents pas de danse dans un mosh pit. Le film a extrémement mal vieillie, il peut paraître ridicule pour les non initiés mais peut être un véritable chef-d’œuvre pour les punks. Toujours est-il que d’un point de vue documentaire, le film est raté puisqu’il ne parle de rien, d’un point de vue anthropologique, il est hyper intéressant et d’un point de vue musical, il offre de bonnes performances lives de Youth Brigade et Social Distortion.

Small Time Gay Bar : Même si ce documentaire est produit par Kevin Smith, ça ne veut pas dire qu’on se moque des homosexuels avec un humour pipi-caca-poil. Au contraire, Small Time Gay Bar est presque triste. Le débat est long et compliqué à savoir si les homosexuels sont malades ou s’ils viennent d’une autre planète et s’ils devraient vivre dans la même société que nous, les gens normaux. Si vous êtes comme moi et ne croyez pas en une maladie mentale et que pour vous, l’homosexualité des uns est l’hétérosexualité des autres, et bien Small Time Gay Bar vous fera découvrir que votre orientation sexuelle est beaucoup plus importante que vous ne le croyiez. Parce qu’au Québec on est super-fucking-cool même s’il y a encore du chemin à faire, on a fait avancer la cause des homosexuels avec la légalisation des marriages gais par exemple. Mais à Buttfuck (sans jeu de mot), Alabama, c’est une autre histoire. Votre orientation sexuelle est importante. Un bon alabamien est un alabamien qui ne met pas de pénis dans sa bouche. Sinon, c’est une pick-up remplie de rednecks qui vient brûler ta maison. Parce qu’on sait tous que des rednecks qui se frottent dans la valise d’un Dodge RAM en s’autoexcitant qu’on « s’en va faire du grabuge » n’a rien d’homoérotique. Le documentaire nous montre le propriétaire du seul bar gai de la région. Certains clients roule pas moins de 200 km en voiture pour aller prendre une bière dans « ce garage » et ainsi être entouré de gens comme eux, des gens qui doivent se cacher pour ne pas subir la colère des habitants, pour ne pas subir les attaques violentes de gens igorants qui croit l'homosexualité, contagieuse. On ne nait pas haineux, la haine nous est transmis de père en fils. Pourquoi hair une orientation sexuelle? Parce que c’est contre la volonté de Dieu? Parce que la bible nous dit que c’est mal? À ce que je sache, l’histoire de Jésus est celle de 12 barbus qui suivait et buvaient les paroles d'un homme en toge. C'est pas un peu l’ancêtre de la « ride » de Dodge RAM? Imaginez-vous que le propriétaire du bar en à marre puisqu’il s’est fait brûler son bar alors il décide de le vendre à un couple de lesbiennes pleine de bonnes intentions. Si ce n’est pas un exemple de persévérance, je ne sais pas ce que c’est.

Kurt & Courtney : Documentaire de la BBC sur Kurt Cobain après son suicide et par défaut sur Courtney Love puisqu’elle contrôle tout ce qui est Cobain-esque. Ayant un partie pris pour la théorie du meurtre, le documentariste se met beaucoup trop en scène et en devient presque le protagoniste principal. Au fur et à mesure que le film avance, il se met en scène, pose des questions sans jamais écouter les réponses de ses interlocuteurs et les coupe à tout bout de champs pour reformuler ses questions ou réfuter les paroles d’un expert quelconque. Il en devient fatigant et du coup on perd intérêt. Au point où l’on ne croit jamais vraiment les intervenants puisqu’ils ont pour la plupart l’air de junkies qui veulent profiter de la mort de Cobain pour nous dire qu’ils ont déjà été dans un band avec lui en maternelle et qu’ils ont des enregistrement de chansons inédites etc… Pour les fans de Cobain, Kurt & Courtney ne peut que les faire chier, pour les fans de documentaire Kurt & Courtney ne peut que les faire chier et pour les fans de mauvais documentaires comme Inside Lara Roxx, par exemple Kurt & Courtney va changer leur vie à jamais.

Sword Of Vengeance : Premier film dans la série de Baby Cart & Cub, Sword of Vengeance est une version gore et moins amusante de Zatoichi. Avec un peu plus de poitrines dénudées. La scène de sexe est assez malaisante par sa surutilisation de fondus enchaînés où l’on y voit des orteils crispés en gros plans, des bras qui bougent, un visage rempli de plaisir introvertie qui va de gauche à droite et… un filament blanc qui ressemble à des cheveux ou une toile d’araignée. Ma théorie c’est qu’il s’agit de spermes filamenteux mais comme je suis quelqu’un qui voit des filaments partout… Les scènes de combats sont filmé de trop près et avant l’invention du steady cam, ce qui a pour effet de sentir le caméraman marcher et sautiller pour obtenir un meilleur angle, pendant que les acteurs attendent. Le film est rempli de mauvais effet spéciaux de fronts qui fendent sous un coup d’épée ou de geysers de sang qui sortent de l’épaule alors que l’épéé est visiblement entré dans le cou.

Factory Girl : Factory Girl est un pseudo bio de Edie Segdwick. Mais ce que le film fait sans s’en rendre compte et c’est tout à son avantage, c’est de nous montrer la relation amour-haine entre elle et Andy Warhol. Guy Pierce en Warhol est tout simplement incroyable et Sienna Miller en Sedgwick est belle à croquer. Le réalisateur se concentre sur la vie de Sedgwick alors que c’est Warhol que l’on veut voir. Alors chaque fois que le film nous montre Sedgwick, on s’ennuie. Avec l’arrivée de Hayden « un acteur, moi? » Christensen en Bob Dylan de pacotille, le film s’écroule. Pour les fans de Dylan et je crois qu’il y en a beaucoup plus que pour Christensen, le film est une insulte et une terrible claque au visage. On veut visiblement nous montrer symboliquement ce qu’à représenter Dylan dans cette relation. Il est donc un archétype machiavélique qui remet en question la vie de Sedgwick et l’art de Warhol mais il apparaît comme un être incroyablement prétentieux, minable et détestable. Il est dépeint sans nuance et d’une arogance chiante. Comme si le réalisateur avait une haine et une rancune envers lui. La haine à son égard est palpable à l’écran. Il faut dire que le jeu d’acteur de Christensen n’aide en rien. Jamais un acteur n’aura été aussi peu capable de jouer dans un film sans avoir l’air d’un idiot. Même lorsqu’il croit qu’il imite Dylan il ne pourrait être plus faux ou caricatural, en fait il est tellement caricatural qu’il en devient anti-caricatural et crée ainsi une nouvel méthode d’acteur. Shattered Glass qui est un film intéressant que j'aime beaucoup est gâché par la prestation de Christensen. Le gars n’est pas un acteur. Il est parfait si on veut le faire parader en jeans, torse nu pour une pub de Guess ou de Abercrombie mais dès qu’il ouvre la bouche il réinvente le manque de talent.

Mystery Team : Comédie pas drôle qui puise son humour dans le fait que les 3 personnages principaux, sorte de détectives pour enfants d'environ 18 ans ayant le QI d'ados attardés, agissent comme des gamins alors que les enfants de 8 ans disent des trucs du genre : Holy Fuck! ou « motherfucker ». Enquêtant sur la mort suspecte d’une femme du voisinage, eux qui sont habitué à des trucs plus simple comme trouver qui à mangé la tarte aux pommes de madame une-telle, nos 3 tourtereaux sont donc dépassés par les événements. C’est un peu comme une version trash d’un émission quelconque de Vrak.tv. Trash dans le sens de langage vulgaire, sans plus.

Life Is Hot In Cracktown : Détesté par la plupart des amis des Internet, Life Is Hot In Cracktown est la plus grande réussite cinématographique de Buddy Giovinazzo. Avec un budget dérisoire il adapte son propre roman de façon majestueuse. Comme son titre l’indique le film n’est pas une partie de plaisir mais une suite de scènes où divers personnages se font chier dans l’enfer de la drogue et du ghetto. Un film dur et sans réel rédemption qui nous fait comprendre que Hochelaga c’est pas si pire que ça. La plus grande réussite de Giovinazzo est de ne jamais mépriser ses personnages ou de les juger. Il dirige certains acteurs qui n’ont jamais été aussi bon que dans ce film. Brandon Routh, Shannyn Sosssamon (nue), Desmond Harrington, Lara Flynn Boyle, Vondie Curtis Hall, même les enfants sont d’un réalisme incroyable.

The Specials : Un autre film culte dans la filmographie de James Gunn, The Specials est selon moi le film le moins intéressant de tout ce qui a été hypé dans les 15 dernières années. Film de faux super héros avant sont temps, fausse télé-réalité en plein boom télévisuel du genre, et faux documentaire pas super éfficace, The Specials n’a de spécial que son casting étrange : Rob Lowe, Thomas Haden Church, Jamie Kennedy, etc. On est loin de Mystery Men mais on est très près de son ratage. Mystery Men est supérieur à tout les point de vue. Visuellement James Gunn était encore influencé par Troma à l’époque. Scénaristiquement, Gunn à fait beaucoup de progrès. Il n’y rien dans The Specials qui laisse présager son Super 10 années plus tard. The Specials est grandement apprécié par les amis des Internets mais il est de loin le film le plus inutile que j’ai vu depuis fort longtemps.

Rubin & Ed : Pour les fans de Crispin Glover et il doit y en avoir, je suis sûr, Rubin & Ed est un film à l’éffigie de Georges McFly : étrange et malaisant. Glover à mis environ 5 ans à terminer le scénario du film. Rubin & Ed est un genre de road movie où Glover joue un être asociable et taciturne qui lie un amitié avec un agent immobilier pendant un voyage dans le desert du Nevada. Avec le budget de trois livres de prunes et un visuel pseudo-cool-psychédélique qui à fait la renommé de MTV durant la période 1989-1991, Rubin & Ed n’est pas aussi lynchéen ou farfelue qu’il croit être. Peut-être parce que le film est ancré dans son époque (pas si lointaine). Toujours est-il que la première partie du film renferme plusieurs malaises amusant tandis que la 2e partie est beaucoup plus contemplative et lente. Un petit film culte qui a mal vieillie mais qui n’est pas désagréable.