C’est bien connu, dans le temps de Noël, Hollywood sort ses gros canons oscarisables pour le bien de l’humanité et pour que les âmes ésseulés puissent trouver du réconfort dans une salle de cinéma lorsqu’ils sont seul pour le réveillon.
Une chose est sûre, c’est que l’on est pas seul dans une salle de cinéma le 24 ou le 25 décembre, ce qui est un énorme soulagement. Par contre on se retrouve souvent avec des filles qui amènent leur vieux papa voir un film que Maxime Demers à qualifié de "fantastique" en copiant/collant un extrait du dossier de presse ou des gens bizarre comme le type qui a voulu me prendre en photo avec l’affiche annonçant que les biscuit coutait 3,99$ la livre. « C’est une très bonne aubaine » me dit-il, « Je dois la prendre en photo. » Cet événement est arrivé tout de suite après qu’il m’ait dit que si ce n’était pas Noël, il aurait « casser la gueule » au préposé car celui-ci prenait un peu trop de temps à son goût pour faire cuire mon pretzel. Vive Noël!
BABINE
Film de Luc Picard où celui-ci s’est donné le rôle principal, par chance il joue bien, adaptée d’un roman ou une nouvelle ou un conte de Fred Pellerin. N’ayant jamais vu, bu, entendu ou sentie Pellerin de ma vie, je ne peux malheureusement pas comparer son œuvre à celle que Picard à créé pour le 7e Art. Par contre, je peux dire qu’un élément manque dans sa transposition à l’écran. Comme si la magie ou le côté plus « conteur » était absent ce qui donne pour résultat que le film est inégal dans son jeu, dans son ton et dans son rythme. Arrivé à la fin où Picard nous explique le bien de se raconter des histoire en amenant les acteurs hors de leur contexte filmique reste un énigme quant à ses intentions : prétentieux? trop explicatif? hommage? Difficile à saisir. Il n’en demeure pas moins que grâce aux interprétations de Picard lui-même Marie Gignac (peut-elle jouer faux?) et René-Richard Cyr, on y croit un peu à cette histoire, on y trouve un certain plaisir et on peut sentir le plaisir qu’ils ont eus à faire le film. Pas un grand film mais ça nous change de…
LE GRAND DÉPART
Autre film québécois sortie en fin d’année pour plaire au grand public. Tout comme le film de Picard, on se fit à l’amour du public pour Pellerin et Picard pour Babine alors qu’ici on se fit à l’amour du public pour Marc Messier (toujours aussi mauvais) et Claude Meunier pour trouver un public. Meunier qui semble vouloir se sortir de La Petite vie, se fait de plus en plus rare. Gêne? Peur? Avec l’acceuil de Détective Inc, défunte série télé qui fut foudroyer à mort après 5 minutes d’antenne, Meunier, j’imagine, choisi de se faire plus discret ayant peur de perdre son status d’homme drôle ou de scénariste comique. Il préfère ne pas surfer sur la vague de La Petite vie et nous donne quelque chose de plus réaliste où le public vendu d’avance, rie de bon cœur à la moindre blague, à la moindre réplique même si Le Grand départ est de loin le truc le moins drôle depuis…Détective Inc. Ce n’est pas que Meunier soit mauvais derrière la caméra, c’est que son humour est devenu désuet. Même si son sujet est actuel, on ne comprend jamais le partie pris de Meunier sauf à la toute fin, et même là, le personnage joué par Messier ne m’a pas sembler emballé de poursuivre sa vie avec une femme plus jeune qu’il aime et de qui il a eu des enfant qu’ils tient dans ses bras avec un peu de dégoût. Hélène Bourgeois-Leclerc brille dans son rôle de jeune artiste s’amourachant d’un homme marié de 25 son ainé mais tout les autres personnages sont tellement antipathique que l’on se fout royalement d’eux, de leur sort, de leur choix, de leur dillème moral. Toute les situations sont clichés et traité avec le plus d’humour douteux possible. On ne sait trop où Meunier veut en venir, est-ce drôle?, est-ce dramatique? Est-ce drômatique? Certaines scènes sont embarassantes tellement elles sont passés, désuètes, temporellement insultantes. Comme par exemple la scène où Messier explique à son collègue Rémy Girard(acteur connu, vous connaissez?) qu’il quitte sa femme et où Girard se fâche quant à la lâcheté de son ami, voisin et collègue. S’en suit des quiproquos, la scène à lieu dans un restaurant, où les clients assis aux tables autours croient être témoin d’une rupture entre un couple homosexuel. La scène est tellement embarassante, elle est bien écrite certe, mais elle aurait été actuelle en 1995. Tout du film est dépassé, comme si Meunier vivait dans une autre époque, l’époque où il faisait encore rire la masse.
YES MAN
Un autre qui fut drôle mais qui maintenant s’embarasse chaque fois qu’il s’essaye à la comédie, Jim Carrey. Yes man est de loin le truc le moins drôle partant d’une prémise qui laissait présager tout le contraire. Un peu comme Liar, Liar, cette fois Carrey joue un homme pessimiste et intransigeant, n’aimant rien et se cherchant toujours des défaites pour ne pas assister aux beuveries de ses amis ou autres évènements amusant qui ferait de sa vie quelque chose de moins monotone. Jusqu’au jour où il décide de dire "oui" à tout. Tout cela semble bien amusant mais écrit par trois scénaristes qui n’ont visiblement rien en commun et qui ont dû prendre le ralais l’un de l’autre sans nécéssairement lire ce que le scénariste avant lui avait écrit, le film enchaine humour extrêmement douteux, même pour un film de Jim Carrey, une histoire d’amour vraiment difficile à croire et des quiproquos qui aurait pu être drôle mais qui sortent de nulle part puisque mélangé aux codes de la comédie romantique, que le film n’est pas, et ne mettant jamais l’emphase sur les actions de Jim Carrey, tombent finalement à plat. Le film hésite et se cherche entre la comédie romantique assez banale, l’humour puéril qui découle de situation de façon inoriginale et le film plus sérieux où la morale l’emporterais sur la comédie. Heureusement la morale est sauve et on y retire un certain soulagement et une remise en question quant au côté monotone de notre existence et je crois que si le film avait gardé cette tangente tout en la saupoudrant d’humour inventif tout ça aurait pu être touchant et drôle, alors qu’ici le mélange est un énorme foutoir qui ne fait pas rire.
On ne croit jamais à l’amitié qui uni Carrey et ses deux compatriotes ni à l’histoire d’amour entre un Carrey de 45 ans qui semble jouer un personnage de 35 ans si on se fie à l’âge de ses amis, et Zoey Deschanel qui doit avoir 28 ans.
Deschanel est le rayon de lumière dans ce film. Elle est, comme toujours, d’une très grande beauté avec ses ÉNÔÔÔÔRMES yeux bleus et ses vêtements tout droit sortie d’un bazar des années 1960. Zoey Deschanel est la seule femme que je voudrais épouser, à part bien sûr Mélina Schoenborn. Lorsque qu’elle rencontre Jim Carrey dans le film, elle l’aide à se rendre à sa voiture et l’embrasse sur la bouche avant de quitter, elle le revoie plus tard et comme elle ne connait pas son nom, en le voyant elle s’exclame : Oh! Out-of-gas-make-up-guy! Comment résister à autant de charme!
THE WRESTLER
Darren Aronofsky nous avait habitué à plus stylé, plus complexe, à plus intense que ce Wrestler, film intimiste portant sur les derniers jours d’un lutteur professionnel sur le déclin mais qui garde néanmoins l’amour de son boulôt et de ses fans. On a beaucoup parlé du retour de Robert Downey Jr cette année comme quoi il est un grand acteur qu’on avait oublié. Ses rôles dans Iron Man et Tropic Thunder l’ont rendu sympathique aux yeux du public et ont fait oublier ses déboires passés. Downey Jr. à toujours été un grand acteur talentueux et son retour il l’a fait avec Ally McBeal il y a quelques années. Le vrai retour de 2008 est bien celui de Mickey Rourke. Après avoir été la belle gueule des années 1980, un bad boy qui frayait la manchete pour sa relation destructrice avec Carré Otis et un acteur talentueux, il quitta le cinéma pour une carrière de pugiliste qui le laissa défigurer. Il revint au cinéma au milieu des années 1990 avec des rôles de voyous et gangsters dans des productions de serie B et ses soirées arrosées avec Jean-Claude Van Damme et Dennis Rodman faisaient plus parler de lui que ses films. Tony Scott, Ridley Scott et Robert Rodriguez ont cru en lui, et il obtint plusieurs rôles dans leur film. Jusqu’à ce que Aronofsky lui donne le role de sa vie avec ce Wrestler. On parle ici d’un énorme retour. C’est qu’on avait oublier jusqu’à quel point Rourke pouvait jouer et être charismatique. On parle ici d’un vrai retour dans un film où il est difficile de ne pas faire de parallèles entre son personnage et sa vie d’acteur déchu. Ce qui rend sa performance encore plus touchante. L’homme à l’amour du cinéma et jamais il nous l’a autant fait sentir que dans ce film. Bien sûr il n’y a rien de nouveau dans cette histoire de rédemption qui a comme trâme de fond les dessous du monde de la lutte professionnel. Mais ce qui rend le film si incroyable c’est justement la justesse de ton, la mise en scène minimaliste et délicate, cette caméra qui suit Rourke sans arrêt qui lui colle au cul nous le rendant vulnérable mais ô combien sympathique. Rourke mérite un oscar pour sa performance. Marisa Tomei joue de façon réaliste, sans jamais tomber dans le cliché facile son rôle de danseuse nue au cœur d’or. Aronofsky nous surprend encore et son The Wrestler demeure le film le plus intéressant du temps des fêtes.
SEVEN POUNDS
Qui dit temps des fêtes, dit film avec Will Smith. Ou plutôt drame avec Will Smith. L’acteur retourne derrière la caméra de Gabriele Muccino pour la deuxième fois mais cette fois pour un film bien meilleur que leur précédente collaboration. Il y a un énorme mystère autour de ce film car on ne veut révéler la fin. Le problème c’est que même si le film est bien écrit, la première scène du film nous dévoile en entrée de jeu, la direction que prendra le film laissant le mystère derrière lui avant même le générique d’ouverture. C’est du côté du montage que le film est maladroit car cette scène d’ouverture, bien qu’elle donne le ton en plus de nous rendre encore plus confus les actes du personnage joué par Smith, n’est pas nécéssaire au départ d’autant plus qu’on la revoit par la suite. Si on veut préserver un mystère autour d’un film il faut que la narration ainsi que son montage soit d’une justesse incroyable sinon on télégraphie ce qu’on ne veut surtout pas et le spectateur arrête de se poser des questions en plein milieu du film. Heureusement ici il n’y a pas la prétention d’un M. Night Shyamalan, le film aurait très bien plus se jouer autrement, sans ce sens du punch, et le drame aurait été aussi intéressant sans être aussi prenant. En rendant le tout de façon mystérieuse, le film prend un côté dramatique beaucoup plus intense. Il n’y a que la scène d’ouverture, maladresse de la part de Muccino et la scène du flashback explicative et quelque peu inutile qui donne au film ses faiblesses. J’imagine qu’Hollywood et ses producteurs véreux sont venu y mettre de leur sien car tout le reste du film respire une sensibilité européene que l’on n’a pas vu dans un drame hollywoodien depuis fort longtemps. Peut-être que Muccino, le roi du drame italien, finira par nous donner quelque chose de très bon la prochaine fois. Pour son deuxième film américain, il s’en sort plutôt bien.
THE CURIOUS CASE OF BENJAMIN BUTTON
David Fincher est devenu avec quelques films, un des meilleurs cinéastes américains de sa génération. Ayant plutôt tâté le terrain de la science-fiction (Alien3), du tueur en série (Seven, Zodiac), du thriller hi-tech(The Game, Panic Room) et du film coup de poing-anarchiste (Fight Club), il est plutôt surprenant de la voir derrière la caméra de ce drame épique, cette histoire d’amour à travers le 20e siècle où un Brad Pitt vieilli à l’envers. Un peu comme le Titanic de James Cameron où, le sens technique et le spectaculaire côtoyaient une histoire d’amour assez fade et clichée. C’est un peu le même sentiment qui resort de ce Benjamin Button, mis à part la reconstitution historique, certaines scènes visuellement incroyables et des acteurs qui jouent bien, rien dans le film n’est bien prenant. Le petit côté naif est extrêmement agaçant mais il permet de donner une dose d’humour qui n’a souvent pas ça place sauf celle de passer le temps et de rendre les 167 minutes que dure le film moins longue mais surtout moins prétentieuse. Le film est bourré de petits « proverbes » ou « pensées » sur la vie ditent de façon moralisatrice rose-bonbon à la Forrest Gump et la réflexion que le film pose sur la mort et le temps qu’il reste se trouve, finalement, greffé au récit de manière artificielle. Le spectateur ne s’ennuie pas mais il n’y croit pas non plus. L’histoire d’amour n’est jamais prenante, juste remplie de petits obstacles typiques qui finissent par lasser au point où on en rit. À la toute fin lorsque Brad Pitt rajeunie rapidement on évite toute logique et on se marre devant le maquillage ridicule de Cate Blanchett. On tourne les coins ronds et Fincher oublie les raisons pour lesquelles il voulait son film touchant et il en oublie même de créer un certain rapport sur la fraglité de la vie et l’éphémérité du temps. On finit avec cette morale un peu niais du genre : Il faut profiter de la vie au maximum!. Alors on fera comme Benjamin Button et on abandonnera notre famille et on ira aux putes.
SLUMDOG MILLIONAIRE
Danny Boyle nous amène toujours là où on l’attend le moins mais le plus extraordinaire c’est qu’il nous livre des films jamais parfaits mais toujours incroyablements bien maîtrisés. Depuis qu’il s’est fait chier à hollywood après les insuccès de A Life Less Ordinary et The Beach et qu’il a découvert les joies de filmer en numérique, Boyle ne cesse de nous impressioner. Slumdog Millionaire est son meilleur film à ce jour en plus d’être l’un des meilleur de l’année. On y suit le parcours de Jamal qui est sur la voie de devenir le champion à l’émission Who wants To Be a Millionaire à Dubai. A-t-il triché ou est-il simplement un petit génie? Le film raconte donc en flashback le cheminement de vie de Jamal et son frère Salim dans les rues de Dubai, du meurtre de sa mère à sa confrontation avec des voleurs d’enfants, son amitié avec l’amour de sa vie Latika et sa séparation douloureuse avec son frère devenue petit truand pour la pègre. Toutes les réponses aux question de l’émission se trouve quelque part dans sa vie passé. Raconté de façon assez dure, assez brutale, n’épargnant jamais de détails sordides de la vie, le film n’en demeure pas moins un véritable récit optimiste sur la rédemption, la loyauté, l’amour et le destin. Joué de façon magistral par Dev Patel dans le role de Jamal où jamais on ne le voit baisser les bras et abandonner son idée première de revoir l’amour de sa vie. On remercie Boyle de nous offrir ce film qui a probablement eu 1/8 du budget de Benjamin Button et de nous l’offrir sans nous faire la morale sur la dureté de la vie et surtout sans la naiveté du film de Fincher ou d’un autre Forrest Gump irritant.
On peut donc dire que la sélection 2008 du temps des fêtes est plutôt sous la moyenne. On devra attendre la sortie nationale de Gran Torino et Revolutionary Road pour s’en faire une meilleure idée. On peut aussi attendre la sortie de My Bloody Valentine 3-D.
Monday, January 5, 2009
Freaks and Geeks

Judd Appatow a le vent dans les voiles depuis quelques années. Les gens ignorent la plupart de ses projets pré-Anchorman et c’est dommage. Freaks and Geeks fait partie du lot (en plus du défunt Ben Stiller Show). Avec ma curiosité légendaire j’ai voulu voir Freaks and Geeks n’ayant aucune idée de quoi il s’agissait. Mon Dieu!! Quelle incroyable surprise!!
Jamais série télé traitant de la vie de quelques ados n’aura été aussi merveilleuse, drôle, touchante, admirablement joué par des acteurs qui étaient pour la plupart d’illustres inconnus et qui maintenant sont bien établie. Jamais des personnages auront semblé si vivant, jamais une série télé ne m’a semblé si original malgré une idée de départ archi-connue. Au revoir Watatatow, exit Zap et autre Ramdam au ton moralisateur, à la pédagogie insultante, aux thèmes clichés traités de façon artificiels. Freaks and Geeks m’a redonné foi au série pour ados et Appatow à pu démontrer qu’avec des personnages bien joué et bien écrit, une série qui l’est tout autant, on pouvait créer de la bonne télé. Évidemment, il y a eu d’autres séries télé depuis mais comme celle-ci date tout de même de 1999…
Linda Cardellini est tout simplement adorable dans le rôle de Lindsay, et John Francis Daley dans le rôle de son frère joue avec une incroyable justesse. James Franco en rebelle est étonnant, Jason Segel aussi. Seul Seth Rogen nous démontre que même aujourd’hui il est l’homme d’un seul rôle. On a même droit à Tom Wilson, Biff Tannen lui-même dans le rôle du professeur de gym.
Bien que la série fut annuler à sa première saison, il n’en demeure pas moins qu’elle est devenu un véritable phénomène culte lors da sa sortie en DVD. Pour une fois, le hype est justifié. J’ai apprécié toute les facettes de la série et toutes ses sous-intrigues.
Comme le disait Jon Favreau, il s’agit probablement de la seule série télé qui n’a pas péréclinée au long de sa saison et qui n’a pas eu recours à des clichés ou des stupidités lors de moment moins prenant ou moins intéressant car la série n’a jamais perdu de son momentum, elle est intéressante du premier épisode au 18e épisode final.
Je me demande ce que le Québec attend pour nous donner de la télé pour ados de cette qualité plutôt que de la pédagogie à cinq franc.
Saturday, January 3, 2009

Il n’y aura pas de top 5 CD cette année, il n’y a vraiment rien qui m’ai accroché en 2008, sauf mes attentes ultra élevées sur les nouveaux albums de Thalia Zedek, The New Year et Supergrass, je n’ai d’ailleurs vu que peu de concerts cette année dont ceux de Stephen Malkmus, événement que je ne pouvais rater et de The New Year, mémorable surtout Chinese Handcuffs qui m’a donné des frissons dans le dos. Tout le reste m’a laissé un peu indifférent. Alors je me suis acharné sur mes vieux CD et vinyles à la maison, puisque de toute façon je me suis fait voler mon IPOD, je dois tout remettre ma musicographie sur mon ordine afin de tout remettre sur le nouveau IPOD, IPOD # 3. Et C’est en fouillant dans ma vaste collection de trucs bons et moins bons que je suis tombé sur mes CD de Victory at Sea, groupe que j’adore et que j’avais quelque peu délaissé ces derniers temps au profit d’une exploration musicale plus cool et très mile-end/plateau Mont-royal-esque du genre Cœur de Pirate, Fleet Foxes et autre TV on the Radio dont je trouve l’écoute intolérable mais dont tous les critiques un tant soi peu connaisseur apprécient au plus haut point sans jamais être capable de donner ne serait-ce qu’un argument favorable décent.
2008 a été l’année qui a vu Victory at Sea faire ses adieux et quitter le monde de la musique. J’ai versé une larme. Je dois être le seul. Mona Elliott est partie chanter ailleurs et Mel Lederman est devenu le pianiste atitré de Thalia Zedek. Victory at Sea aura bercé mes jours de peines, mes jours pluvieux, les jours où j’avais les idées un peu noires. Chaque album était meilleur que le précédent ce qui devenait pour moi un incroyable compte à rebours jusqu’à la sortie du prochain album. Chaque album était plus intense que le précédent ce qui fait de All Your Things Are Gone, leur dernier, un ultime chef-d’œuvre. Les chansons sont d’une tristesse incroyablement intense, traitant, de regrets, de mort, de relations amoureuses, de jeunesse perdue dans un bled pourrie.
La chanson No Such Thing As Hearts, la dernière de l’album, donc la dernière de leur carrière est la meilleure chanson jamais écrite sur le deuil, un sommet d’intensité quand à la toute fin Mona Elliott crie « I don’t want you gone » a plein poumons. C’est une chanson que je pourrais chanter à Mélina Schoenborn si je savais jouer de la guitare ou du piano, alors c’est pourquoi j’ai emprunté la guitare à Medz…
S’il vous fallait un album cette année, All Your Things Are Gone de Victory at Sea sortie en 2005 est celui qui vous manque et que vous avez oublié d’écouter et qui aurait du figurer sur le top 10 depuis 3 ans.
No Such Things As Hearts :
Instead of putting clothes on
You left the way you came
I gather all your trinkets
I head into the rain
All your things were scattered
All across the lawn
Someday i’ll come stay with you
Until then you’re just gone
All your things are gone
All your things are gone
I don’t want you gone
I don’t want you gone
Instead of putting lights on
I wander throught the dark
It’s there i try to fool myself
There’s no such thing as hearts
There’s no such thing as hearts
There’s no such thing as hearts
There’s no such thing as hearts
All your things are gone
All your things are gone
I don’t want you gone
I don’t want you gone
I don’t want you gone
Bon Iver

For Emma, Forever Ago fait partie des meilleurs albums de l’année selon presque tout critique qui se respecte, étant de nature curieux mais n’essayant jamais d’être plus cool qu’un croniqueur du voir ou du Night life, j’ai pris du temps avant de tendre l’oreille sur ce petit chef-d’œuvre intimiste car qui dit meilleur album de l’année pour Pitchfork, dit je-n’ai-pas-d’opinion-mais-Pitchfork-dit-que-c’est-bon.
Je crois que le timing était parfait pour moi pour apprécié l’écoute de cet album triste, intense et touchant. Étant en plein milieu d’une peine d’amour dévastatrice et déstabilisante, je me reconnaissait dans les mots et les chansons de Justin Vernon. Les journées à écouter For Emma et Flume sur loop se transformèrent en semaines. Et les larmes qui coulaient sur mes joues à chaque écoute m’ont rapproché de la tristesse de l’album, m’ont fait sentir le trémolo dans la voix et m’ont garder au chaud les soirs de froids. Je sais que Robert Smith a chanté Boys don’t cry mais nous ne sommes plus en 1978, en 2008 les hommes pleurent.
Sunday, November 9, 2008

Guy Ritchie a, pour une raison que j’ignore, une horde de fans qui sont prêt à attendre la sortie d’un de ses films. Dumoins c’est ce qu’on essaie de nous faire croire depuis Lock, Stock and Two Smoking Barrels, film sortie de nul part qui est devenu depuis un film culte. Tom Cruise en a meme acheter les droits pour un eventual remake. Snatch, son film suivant, fut un plus grand succès , puis, plus rien. Ritchie est resté culte pour les 23 personnes qui ont aimé ses 2 premiers opus mais son remake de Swept away de Lina Westmuller fut un échec total et Revolver n’est jamais sortie sur les écrans nord-américains.
Le voilà de retour en forme, selon les critiques, avec RocknRolla, film de gangsters et de fraudeurs peuplé de personnages Ritchie-esque et de situations dont lui seul croit excitantes.
Ce qui est fascinant avec Ritchie c’est que plusieurs acteurs sont prêt à jouer dans ses films pour une fraction de leur salaire juste pour le plaisir de jouer sous sa direction. C’est pour cela que Thandie Newton, Jeremy Piven, Tom Wilkinson et Ludacris jouent dans RocknRolla, comme si Ritchie était le Tarantino des temps modernes.
On peut dire que RocknRolla est le meilleur des films de Ritchie et ce même si il n’y a aucun suspense et que le revirement final est scotché au récit comme s’il était important. Les personnages sont bien développé et l’humour noir fonctionne justement à cause des personnages et des acteurs qui les campent.
Le gros problème du film et il est énorme c’est qu’une voix off raconte tout le film dans les 5 premières minutes. Tout est expliqué et les 110 minutes suivantes ne servent à rien puisque le suspense est inexistant. C’est ce qui donne l’illusion que le punch final ne sert à rien puisque la découverte du « méchant » n’a jamais été le but du film. Le film n’est qu’un prétexte à suivre une multitude de personnages qui essaient de doubler les autres et comme rien n’arrive, tout ça se termine un peu en queue de poisson.
On aurait aimé peut-être plus d’action, peut-être de plus grands enjeux pour créer un semblant de suspense mais non. RocknRolla est le film le moins prétentieux de Ritchie, dommage que ce soit le seul compliment que l’on peut ui donner.
Zack and Miri Make a Porno

Avec Clerks 2, Kevin Smith avait prouvé qu’il pouvait utilisé le langage cinématographique (un peu) et dirigé des acteurs pour donné une comédie trash mais touchante. Il avait réussit à rendre touchant et presque épique son histoire de deux commis dans un restaurant de fast food.
On pouvait donc s’attendre à une comédie sale et vulgaire mais réussi avec Zack and Miri Make a Porno. Et bien non. Le film ne fait jamais rire et les situations qu’il engendre sont anecdotiques et trop caricaturales pour créer un climat de sympathie pour les deux protagonistes qui n’ont de toute façon pratiquement aucune chimie. Elisabeth Banks est jolie et très drôle mais Seth Rogen joue encore le personnage balour et irritant, sans charisme auquel il nous a habitué une douzaine de fois depuis trois ans.
Smith nous avait donné la comédie romantique ou plutôt le drame romantique réussie Chasing Amy et on se disait qu’il connaît un truc ou deux aux rom-com ce n’est malheureusement pas le cas. Tout ici est générique et cliché et surtout très peu inspiré.
C’est rare que l’on peut prétendre attendre des clichés, en fait on en demande vu la situation initiale du film et jamais ils n’arrivent, jamais le film porno que Zack et Miri tournent n’est une source de comédie et jamais on ne peut différencer entre la réalisation bancale et molassone du film de Smith et du porno que ses protagnistes tournent tellement tout est filmé de façon plate et statique. Le tournage d’un porno parodique est une source de situations cocasses. Pas ici, c’est comme si Smith avait cru bon parodier quelque chose qu’il n’a même pas le talent de pouvoir faire, comme si c’était son film qui était une parodie d’une parodie. On ne croit jamais à l’histoire d’amour entre Banks et Rogen, raison d’être du film, peut-être à cause du caractère détaché de Rogen, tout ce qui sort de sa bouche n’est que platitudes ou insultes aux dépents des autres. Personnage égoîste et sexiste, il ne trouve jamais notre sympathie. Smith à réaliser avec Zack and Miri make a Porno son pire film, même si l’idée de départ laissait place à quelque chose de plus hilarant.
Tuesday, September 30, 2008
Eagle Eye

D.J. Caruso ou Daniel John pour ceux qui aime le détester, est un réalisateur qui a le vent dans les voiles depuis le succès surprise Disturbia. Il est réuni encore une avec la vedette de son film précédent, le jeune et talentueux Shia Labeouf puisque le seul talent de Caruso c'est d'avoir Labeouf comme acteur. Caruso n'a ni l'imaginaire pour créer un monde étrange (The Salton Sea), ni le savoir-faire pour créer un suspense (Taking Lives, Disturbia). Il se contente de lire un scénario aussi minable soit-il, et de le porter à l'écran avec un maximum d'effet pyrotechnique et un minimum de logique et de cohérence. Ok, Disturbia était sympathique pour un thriller adolescent, mais il n'y avait aucun suspense, aucun rythme, de l'humour douteux et surtout aucun build up, aucun mystère quant à l'identité d'un voisin tueur pyschopathe.
Cette fois, Caruso, a entre les mains un scénario beaucoup plus achevé et moins idiot que Two for the Money ou Taking Lives. Un scénario beaucoup plus étoffé, ce qui l' empêche de faire des faux pas ou tout simplement n'importe quoi (comme de faire passer la ville de Québec pour Montréal (oui, le Chateau Frontenac) dans Taking Lives avec des acteurs français (Olivier Martinez, Jean-Hugues Anglade) pour jouer des policier québécois qui parlent en anglais). Avec un scénario aussi étoffé, Caruso n'a qu'a faire ce qu'il fait le mieux, filmer sans trop se poser de question sur la pertinence ou la cohérence de ce qu'il met en scène. Et comme tout bon réalisateur sans talent, il na qu'à copier d'autre metteur à scène (allo Fincher et la scène des pylones électriques, bonjour Spielberg et la scène de Aria, comment ça va Fincher, encore, pour un semblant de rythme à la The Game) pour donner un semblant style bien à lui.
Le film commence plutôt bien et nous tient en haleine jusqu'à la fin, mais c'est le genre de film où tout arrive très vite et où tout est très haletant pour que le spectateur n'ai pas le temps de respirer, pour qu'il se sente absorbé dans un univers ultra compliqué alors que tout la vélocité de la mise en scène et du montage ne sert qu'a caché tout ce qui cloche avec le scénario pas aussi béton qu'il croit être. Bien sûr les questions qui restent en suspens après le film ne nous empêche pas d'être divertit mais il nous permet de voir à quel point les 4, oui, oui QUATRE scénaristes ainsi que le réalisateur n'ont jamais pensé plus loin que leur scénario, n'ont jamais pensé que leur infrastructure s'étendait à quelque chose de beaucoup plus grand au niveau de la conspiration autant qu'au niveau géographique que la partie qui est montré dans le film. La différence avec The Game par exemple c'est que le film de Fincher nous faisait douter tout au long du film qui ou quoi faisait partie de la conspiration et heureusment pour les scénaristes ils n'avaient pas impliqué beaucoup de personnages ce qui rend toute l'opération crédible. Alors qu'ici au fur et à mesure que l'intrigue devient évidente, que le suspense se ramolie, que les invraissemblances se multiplient, le film nous laisse avec un tas de questions à propos des gens impliqué dans l'histoire à savoir s'ils sont utilent ou non. À la toute fin, ce qui a commencer comme un thriller paranoiaque aux allure d'un Parallax View, se transforme en grosse conspiration nationale où les dommages collatéraux sont beaucoup plus intense et élevés que ne le laisse croire le scénario. On finit par douter énormément des gens impliqués malgré eux dans l'affaire, et on finit par croire que tous les détour pris par nos amis scénaristes en rapport à l'intélligence de l'ordinateur n'est qu'après tout aux services de l'action puisqu'en conclusion, le dit ordinateur n'a pas l'intélligence ou les moyens de venir à bout de son plan alors que tout le début du film nous laisse croire le contraire.
En conclusion, Eagle Eye demeure divertissant même si on aurait pu se passer de la fameuse scène d'amour entre les deux protagoniste qui ont facilement 14 ans de différence entre eux. Le film ne laisse aucun temps mort même s'il s'éssouffle assez rapidement après un premier 30 minutes intense. On finit par ne plus trop y croire tellement les scénaristes ont essayer aussi fort qu'ils le pouvaient d'écrire quelque chose de tight, alors que les trous dans le scénario se multiplient comme des morpions dans les petites culottes de Paris Hilton. Grâce entre autre à un montage très serré et un rythme rapide, le film fini par tout de même à nous garder en haleine même s'il se dégonfle très rapidement en cours de route.
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